1 an minimum pour changer de régime, sinon l’échec est garanti

(Hmmm, c’est bon!!)

Changer du jour au lendemain

La nouvelle année arrive à grand pas, et avec elle, les nouvelles (bonnes) résolutions qui ne perdureront pas plus d’un mois ou deux :

J’arrête la cigarette !

ou encore…

Je me mets au sport !

et encore…

J’arrête la mal bouffe !

Les résolutions qui arrivent toujours en tête de classement concernent le poids (la surcharge pondérale), les activités physiques et sportives ainsi que le tabagisme.

En matière d’alimentation, les régimes sont en tête de gondole pour changer de silhouettes.

Je me suis déjà largement épanché sur l’inutilité relative des régimes (plus ou moins restrictifs) et pour cause…

En moyenne, après deux ans, tous les kilos perdus seront récupérés avec un léger surplus (dans plus de 80 % des cas).

Autrement dit, le bilan est plus que négatif :

  • La balance vous fait honte, vous êtes plus gros
  • Votre moral en prend un coup
  • Votre volonté s’effondre, petit à petit

Par contre, les kilos s’installent avec tout les ennuis de santé qui vont avec (diabètes, accidents cardiovasculaires, allergies, sinusites, etc.)

Pourquoi tous les régimes échouent ?

Les changements brusques dans nos habitudes alimentaires créent beaucoup de frustration.

Les régimes « coup de tête » ne vous apportent aucune base solide afin de conserver et d’améliorer vos habitudes.

Toutes la frustration accumulée, avec le manque de conviction et de connaissance précèdent l’abandon purement et simplement.

En général, une phase d’explosion alimentaire arrive rapidement pour de nouveau « se faire plaisir ».

Et le régime paléolithique alors ?

Malheureusement, il n’échappe pas à la règle.

Malgré qu’il soit idéalement adapté aux hommes, qu’il confère une santé exceptionnelle et qu’il apporte la quasi-totalité des besoins en nutriments, il apporte beaucoup de frustration…si il est appliqué de but en blanc.

Pour qu’un régime, quel qu’il soit, puisse devenir un nouveau mode de vie qui n’apporte que du plaisir, de l’énergie et de la force, il vous faudra 1 an minimum, 2 ans probablement.

C’est du délire !

Pas si sûr.

Pour illustrer ce paragraphe, voici le récit de mon expérience personnelle sur l’évolution de mon régime alimentaire.

Tenez-vous bien, cette histoire remonte à plus de 3 ans et dure maintenant depuis 2 ans.

Il m’a fallu 2 années entières pour :

  • Concevoir
  • Rechercher
  • Tester
  • Apprécier
  • Stabiliser…

Mon régime alimentaire.

Aujourd’hui, je ne mange ou ne bois plus :

Par contre, aujourd’hui, mon assiette est principalement composé de :

  • Fruits de mer
  • De poisson
  • De légumes crus et cuit
  • De fruits
  • D’œufs
  • De graines, d’amandes et de noix
  • Et bien d’autres.

Comment j’en suis arrivé là ?

2 ans pour changer de régime, mes erreurs et mes réussites

Vous allez voir dans cette courte biographie « alimentaire » que l’évolution d’un régime passe essentiellement par des rencontres qui nous ouvrent les yeux, par des livres qui nous poussent à agir et par le désir d’améliorer son état de santé.

Eté 2009, Nouvelle-Calédonie

Je suis sur le point de partir en métropole pour démarrer mes études universitaires supérieures (Master 1 à l’université d’Angers).

Jusque là, c’est plutôt normal pour un licencié.

Sauf qu’avant de partir, j’ai l’occasion de bouquiner un livre au titre très révélateur :

« L’alimentation, ou la troisième médecine« 

De Jean Seignalet (aujourd’hui décédé).

Ce livre, c’est un pavé.

Un dictionnaire de nutrition et de biologie. Certains chapitres en biologie moléculaire sont du chinois pour les néophytes, heureusement pour moi, j’avais le bagage nécessaire pour les comprendre.

De mémoire ce livre fait dans les 400 pages (voire plus), mais je l’ai dévoré.

La lecture n’était pas passionnante. Elle n’était pas non plus facile, il y avait beaucoup de termes médicaux, statistiques, ou diététiques.

La lecture était tout simplement accablante.

En 3 jours, j’ai découvert l’origine de quasiment tous mes problèmes de santé:

  • Mon alimentation

Et surtout comment l’améliorer:

  • Changer mon alimentation

Mes sinusites chroniques, mes rhino-pharyngites mensuelles et ma capacité respiratoire de seulement 1 % (sans plaisanter) avaient tous une origine commune :

Les aliments que je mettais dans mon assiette.

A partir de cette lecture, l’alimentation et la santé sont devenues mon cheval de bataille avec une première victime… le lait de vache !

Je l’ai immédiatement retiré de mon régime, rien d’autre !

A ce jour, (je touche du bois) je n’ai jamais fait une nouvelle rhino-pharyngite, angine ou même une banale sinusite.

La suite ? C’est 22.000 km plus loin.

Hiver – printemps 2010, Angers

A l’université, je mange souvent au restaurant universitaire.

Si vous êtes ou avez été étudiants, vous devez savoir de quoi je parle. Les menus ne sont pas les plus équilibrés qui soient. Surtout quand les files d’attentes sont moins longue pour les « steack-frites ».

Un fait notable durant cette période, je mange énormément d’une célèbre pâte à tartiner avec du pain… et j’ai même repris le lait au petit déjeuner.

  • Pourquoi le printemps 2010 à Angers m’aurait tant marqué que ça ?

Mon régime alimentaire régresse, mon état de santé ne s’améliore pas, j’ai le teint pâle (comme « un cul » disait mes amis).

C’est au cours d’une soirée chez un bon pote, lorsque j’ai ouvert son frigo, ses placards que j’ai découvert son régime alimentaire.

Stupeur.

Je vois un cageot rempli de fruits et de quelques légumes. Des œufs et du pain de campagne.

Au petit déjeuner, c’est un œuf au plat sur un bonne tranche de pain de campagne. En dessert, un kiwi, une orange.

Jamais de céréales et encore moins de produits laitiers.

C’est une révélation pour moi. Je découvre pour la première fois un frugivore qui ne mange pas « ce que tout le monde mange ».

Depuis cette rencontre, ma consommation de fruits à sensiblement augmentée.

Printemps – été 2010, Paris

En stage au Museum nationale d’histoire naturelle pendant 2 mois, je réside chez mon frère dans le 6ème arrondissement.

On mange toujours aussi mal.

Beaucoup de gâteaux, de pâte à tartiner et on se fait régulièrement cuire des pizzas achetées dans le commerce

Sauf qu’on commence à intégrer plus de légumes dans nos assiettes. Dorénavant, on mange des carottes râpées et des concombres à la crème presque tous les soirs.

Au niveau des fruits, les bananes occupent largement le devant de la scène.

Automne 2010, Paris

De nouveau sur Paris, mais cette fois hébergé gracieusement par un très bon pote juste le temps pour moi de trouver un logement.

Le lait est de nouveau banni de mon alimentation, ainsi que les céréales du petit déjeuner et tous les snacks de type kebab, sandwich américain, etc.

Dans l’appartement je ne suis pas seul. L’une des chambres est occupée par le frère de mon pote et sa copine.

Je connaissais le frangin mais pas sa petite amie. Au détour d’un petit déjeuner où je l’ai aperçue en train de noter ses rêves, la discussion à commencé.

J’ai découvert que Justine mangeait souvent bio, des légumes, des produits complets (riz, pâtes, etc.) et jamais de lait (de mémoire).

J’ai pu goûter le fameux et tant redouté brocolis avec elle, et à ma grande surprise j’ai adoré.

Depuis ce jour, il m’était impossible de manger sans mes brocolis, qu’ils soient braisés ou cuits à la vapeur.

J’ai découvert une foule d’autres aliments sains grâce à Jusitne. Mais le plus important, j’ai enfin eu la passion et l’envie de vouloir goûter tous les fruits, les légumes et autres produits que je ne connaissais pas.

L’année suivant n’a été que des expérimentations culinaires, des recherches permanentes de nouvelle saveurs et la construction d’un régime solide.

2011, Guyane et France

Au cours de cette année, je ne mange plus aucun produits laitiers à l’exception de bon fromages.

Le sucre blanc raffiné disparait, et avec lui le sucre roux tous les deux remplacée par du miel.

Le pain blanc n’est plus accepté dans ma cuisine, à l’époque je le remplaçais par des galettes de riz soufflée.

Par contre, mon assiette était quotidiennement remplie de carottes, de courgettes, de salades, d’oignons, de poireaux, de tomates et de brocolis.

En dessert, c’était une pomme, une poire, un kiwi, une banane, ou un mélange de flocon d’avoine cuit à l’eau.

Les pâtes deviennent de plus en plus rare, je n’ai jamais de reste et le riz est exclusivement complet ou semi complet.

Mise à part les quelques morceaux de viandes cuits à la poêle, tout mes aliments étaient cuits à la vapeur.

2012, Nouvelle-Calédonie

Au cours de cette année, les bases de « mon régime » sont solidement établies dans mon esprit, dans mes habitudes et dans mes convictions.

J’élargie encore plus ma gamme de fruits et légumes avec le chou blanc, les poivrons, les haricots vert, les chouchouttes, les squashs, les citrouilles, les navets, les choux de chine, les kakis et bien d’autres.

Le poisson et les fruits de mer (crevettes, crabes, langoustes, etc.) prennent une place plus importante au détriment de la viande rouge et blanche.

Durant cette année, j’ai également essayé pendant 6 semaines le régime sans gluten synonyme d’un arrêt du pain, des céréales et d’une énorme gamme de produits.

Finalement, cette année est également marquée par mes débuts dans le jeûne intermittent. A ce jour, je jeûne 24h par semaine, tous les lundis.

Eté 2012, Nouvelle-Calédonie

A l’heure actuelle, mon régime alimentaire est toujours en train d’évoluer car les goûts changent, et les saisons également.

Plus récemment, nous avons commencé un potager ma compagne et moi pour ramasser quelques poivrons, tomates, salades, persils, menthes, aubergines et piments doux.

Conclusion

Changer de régime alimentaire n’est pas si simple. Surtout si l’on veut des modifications durables et bénéfiques.

Ce sont bien souvent les exemples qui nous donnent la force de changer.

J’espère qu’avec cet article vous aurez compris qu’on ne change pas de régime du jour au lendemain (sauf pour les cas grave) et que mon expérience personnelle de vie suscitera des passions un mode de vie plus sain.

Merci de votre lecture, de vos partages et de vos retours sur l’article.

– Jérémy Anso

27 Commentaires

  1. julien

    Bonjour Jérémy,

    Si tu le permets, je dirais que le temps nécessaire pour adopter un régime dépend :
    – des nouvelles connaissances que l’on acquiert (au hasard des recherches ou rencontres avec d’autres personnes)
    – et surtout de la prise de conscience de la nocivité des produits que l’on consomme.

    En ce qui concerne le régime paléolithique, les effets sur la forme et le bien être sont impressionnants, ainsi que la disparition d’inconvénients (digestifs en ce qui me concerne)
    Tout cela m’a permis de bien réaliser combien mon alimentation précédente ne me convenait pas, et de l’appliquer depuis plus de 6 mois (à hauteur de 90/95%, de temps en temps je m’accorde un plaisir sucré fait maison à partir de produits de bonne qualité)

    1. Jérémy Anso

      Julien,

      Tu as parfaitement raison. En fait l’équation pour changer son régime alimentaire et réussir est très complexe: il y a de nombreux facteurs prévisibles et non prévisibles.
      Je me reconnais parfaitement dans tes deux points, j’ai d’abord pris conscience de la nocivité de certains produits, puis j’ai fait des rencontres importantes dans ma vie.

      Par contre, ce n’est pas aussi simple que ça et aussi facile. Même si une personne s’est renseigné sur tous les bienfaits de tel ou tel régime, et même rel régime paléolithique, elle pourra abandonner pour X raisons que j’ai pour la plupart citées dans l’article.

      Je pense qu’il faut également, et cela dépend des personnes, du soutien peu importe d’où il vient. Le régime paléo est excellent, et je ne suis plus à convaincre pourtant, il m’est bien difficile de l’appliquer au quotidien (même si jai essayé d’autres choses) car très restrictifs. Finalement, le gros point positif dans le changement de régime alimentaire est l’observation personnelle d’amélioration de son état de santé, c’est sûr. Lorsque notre santé va mieux en retirant tel ou tel produit, on se crée un système de récompense favorable au nouveau régime et un conditionnement adapté.

  2. Zakari

    Salut Jéremy,

    De même, la première chose que j’ai supprimé de mon alimentation, c’est le lait de vache! Concernant le régime Seignalet, il y a de quoi se décourager car trop restrictif à mon gout.

    J’ai aussi remarqué que les fromages sont plus digeste. Notamment le fromage et le yaourt à base de lait brebis.

    Je pense qu’on doit simplement consommer une nourriture peu transformer.

    1. Jérémy Anso

      C’est le conseil ULTIME Zakari ; )

  3. James

    Salut,

    Pour moi c’était simple: d’abord virer tout ce qui créait des dépendances, manger très peu de choses glycémiques et favoriser les graisses naturelles (principalement saturées, mono-insaturées et les omégas-3). Depuis, impec, une forme comme j’en ai jamais connue avant. Et avec tout le background scientifique derrière, ma connaissance bcp plus large de tout ce qui touche à la nutrition, il est clair que revenir à l’ancien régime est HORS DE QUESTION.
    Maintenant, je mange quand j’ai faim, ce qui n’est pas très souvent, et je carbure au gras et cétones pour l’énergie tout en faisant attention d’ajouter les micro-nutriments, sels minéraux, vitamines, etc.

    Un conseil pour les produits laitiers, si tu aimais le beurre avant, et bien tu peux continuer en le clarifiant (ca s’appelle ghee en indien) en le chauffant doucement (ébullition douce) et récoltant le gras uniquement une fois les résidus solides du lait et l’eau séparés ou évaporée. C’est facile, vachement bon et légèrement alcalinisant. De plus son point de rancidité est très élevé, ce qui le rend très bon pour la cuisson à haute température. Et il se conserve pendant des mois sans perdre en qualité (dans un endroit sec et sombre).

    1. Jérémy Anso

      James,

      J’avais entendu parler de la clarification mais je ne m’étais jamais attardé dessus. Merci d’avoir développer cette méthode simple et efficace. Je test ça dans la semaine ! (même si honnêtement, je ne suis absolument pas fan du beurre!)

      A bientôt

      1. James

        Salut!

        Le ghee n’a pas vraiment goût de beurre mais il a une odeur qui invite à le manger (rappelle les croissants au beurre). C’est vraiment cool de cuisiner avec du ghee, ca ne brûle pas, ca ne saute pas tout partout et ca donne un goût sympa aux aliments (essaie une omelette, tu vas voir!).

        A+
        J.

        1. Michel

          Salut James,
          Je confirme pour le ghee. J’en fais et j’en utilise régulièrement. C’est délicieux (petit goût de noisette). Personnellement j’y ajoute un peu de curcuma en poudre comme antioxydant, et en plus, ça lui donne une jolie couleur dorée (recette d’une Indienne). On en trouve en boîte dans certains magasins asiatiques, mais rien ne vaut celui que l’on fait soi-même. Je le coupe souvent avec de l’huile de colza. Ca ne modifie pas le goût et ça lui ajoute de l’ALA (oméga-3).
          Michel

  4. Clément

    Pour respecter les contraintes d’un régime, je pense que c’est le mental qui fait presque tout. Personnellement, c’est ce blog qui m’a fait prendre conscience de certaines choses et qui m’a permis de modifier mes habitudes alimentaires : moins de lait de vache et moins de sucre (surtout les sucres simples). Cependant, dans notre société actuelle, il est bien difficile de résister à toutes les tentatives de dérives que l’on nous propose tous les jours. En effet, il y a la publicité, le fait que beaucoup de sujets concernant l’alimentation sont controversés ou modifiés volontairement par certains lobbys.

    Pour en revenir au mental, un petit exemple : vous mangez avec vos amis et vous êtes le seul à ne pas prendre un dessert (un produit sucré). Résisterez-vous à cette tentation en voyant vos amis en mangez ? Pas sûr… pas sûr du tout même. Et puis il faut aussi que les autres comprennent vos choix et ce n’est pas toujours le cas. Et je pense que cela peut vous faire flancher.

    Aussi, il n’est pas toujours facile de se composer tous les jours des repas équilibrés. En tant qu’étudiant, je confirme que ce n’est pas tous les jours faciles : prix, temps, horaires, etc.

    Je pense également que ça dépend des personnes : certaines prôneront le plaisir, vivre à fond, tandis que d’autres seront plus axés sur la santé, le bien-être, etc.

    Et puis bon, il faut faire quelques écarts de temps en temps. ;)

  5. Jérémy Anso

    @Clément:

    Ca faisait un moment que je ne t’avais pas vu sur le site !

    Ton commentaire est vraiment intéressant. Tu as raison, la société nous influence beaucoup et c’est d’ailleurs pour cette raison que notre régime alimentaire est devenu aussi mauvais.

    La masse ne se pose pas de question sur ce qu’on met dans les assiettes, et ce sont principalement des cas isolés qui modifient plus ou moins fortement leur régime alimentaire.

    Ton exemple de dessert sucré difficile à refuser est vraiment intéressant, car pour moi il révèle l’état d’évolution de la personne. En effet, ne plus prendre de dessert sucré (et ça dépend lequel) mais on va dire de pâtisserie industriel au sirop de glucose est une excellente démarche, difficile et bonne pour la santé. Cependant, l’influence sociale est encore forte sur cette personne et le système de récompense est toujours activé pour ces produits.

    Personnellement, je connais des amis extrêmements hédoniques, donc orientés à fond dans les plaisirs de la vie, de la chair et de la bonne bouffe pourtant… leur régime alimentaire est très restrictif, et c’est avec fierté qu’ils refusent une portion de tel ou tel aliment.

    Mais cela prend du temps… et c’est encore moins facile qu’on est étudiant, jeune avec une pression sociale plus forte et un conformisme plus oppressant.

    Il est important dans cette problématique « d’aliment mauvais mais délicieux » de savoir les remplacer et apprécier 2 fois plus les nouveaux arrivants.

    J’ai personnellement expérimenter des dizaines de petit déjeuner différent pour réussir à retrouver le même bonheur d’un bol de lait avec des céréales industriels. Aujourd’hui, je suis toujours conscient du goût très attirant de ce petit déjeuner. Mais mes convictions et mes nouveaux petits déjeuners battent à plat de couture mes anciens dieux, si j’ose dire. Pour atteindre cet objectif, j’ai pris énormément de temps: j’ai essayé les flocons d’avoine mais sans lait, les galettes de riz soufflé (index glycémique très haut), les mueslis aux 5 fruits, les petits déjeuner british, pour aboutir sur un mélange entre jeûne et petit déjeuner très protéiques, sans lait, sans pain et sans céréales.

    Je valide les écarts de temps en temps. Ils permettent de lâcher une certaine pression mais ils ne doivent pas être les petite fissures qui viendront détruire tous vos efforts et vous faire arrêter votre nouveau régime.

    Personnellement, je suis fier de dire « non », un non catégorique à tous les aliments qui sortent vraiment de mes carcans santé.

    En tout cas, pour ce que je connais un peu de toi, tu as beaucoup de mérite et continue sur cette voie ! A bientôt de te lire.

  6. Julien de PaleoLifestyle

    Salut Jérémy,

    Merci pour ce témoignage, qui est une chose importante pour convaincre les gens de suivre une bonne approche. Bonne continuation à toi!
    Ton témoignage ainsi qu’un de tes articles a été sélectionné dans ma revue du net de cette semaine.
    http://regimepaleo.wordpress.com/2012/11/18/la-revue-du-net-paleo-18/

  7. Axelle

    Bel article :)

    Petit témoignage de notre 17m2 que nous partageons dans le 14ème arrondissement de Paris (tout ça pour dire que les courses ici, en particulier dans le bio… Pas donné donné)

    Je me souviens bien de l’an dernier, arrivée en France pour moi, contents de se retrouver, les études trépidantes, et blah blah blah, puis il y a eu l’hiver, la grisaille, le froid et avec ça l’arrêt de la vigilance sur notre alimentation… Depuis j’ai beaucoup lu, d’articles divers récoltés par la fac aux livre de David Servan-Schreiber, si tout n’était pas bon à prendre ça m’a quand même donné des pistes de réfléxion intéressantes sur la manière dont nous gérions notre pain quotidien.

    Depuis nous avons radicalement changé de rythme, à nous les céréales complète (riz, même pâtes…), sus aux marques labelisées « discount » et aux produits ultratransformés enrichis en huile de palme et en sirop de glucose… J’avoue que jusqu’ici on est mi Novembre, il fait froid et je me sens BIEN. Mais vraiment bien, si les écarts restent quand même occasionnels (difficile d’assumer toujours son régime quand il faut manger avec des amis pas prévenus et peu regardants sur leurs propre alimentation…) on garde le cap et ça fait du bien de sentir qu’on ne finira pas l’hiver gras et gris :)

    Autre chose rigolote, en soirée je suis arrivée plusieurs fois avec ma botte de carotte et mes concombres, au lieux d’apporter un paquet de chips, j’ai finalement appris à plusieurs amis comment choisir ces légumes là et les préparer ensemble a stimulé la discussion et les a motivé à recommencer :) (Grande victoire : une convive qui débarque avec 2kg de tomates cerises !!!!)

    Le chemin est long, on a pas encore atteint l’équilibre mais merci Djé de nous remettre dans le questionnement permanement avec tes articles :) Ca stimule pour continuer :)

  8. Axelle

    Oh et j’ai eu l’occasion dans mon stage de pneumo de suivre mon chef de service lors de sa visite, ces conseils en diététique à un de nos patients étaient tout à fait éclairés en ton sens, ça ne change pas ta vie, mais j’étais contente de constater que des médecins pourtant à fond dans leur discipline quotidienne prennent sur leur temps de se renseigner sur l’importance de la nutrition et des bonnes habitudes de vie :) Walaaa.

  9. Jérémy Anso

    @ Julien:

    Salut à toi et merci pour cette sélection. J’ai attentivement remarqué que tu me citais souvent dans tes revues du Web. Cela me fait très plaisir, j’apprécie énormément ! Merci à toi et à l’occaz d’un nouvel article entre nos deux blogs hein!? : )

    @ Axelle:

    Ben ça faisait longtemps que je t’avais pas vu toi !

    Ton témoignage est extra ! Tu te pointes avec une botte de carottes et des concombres ? Génial. C’est bien ce genre de comportement que j’aimerais voir au quotidien et plus souvent ! Franchement, tu m’épates, j’espère que tu vas continuer avec sandy sur ce chemin.

    Parcequ’en plus tu le sais, ce sont des exemples comme toi qui motives des personnes à franchir le pas et améliorer leurs habitudes.

    Franchement excellent! Keep in touch hein ! ; )

  10. Cuisinevgr

    J’aime beaucoup cet article, je m’y retrouve ! :)
    Pendant mes études j’ai travaillé au célebre M. => Malbouffe tous les week-end pour 2 à 4 repas par week-end.
    Puis une année à l’étranger : alcool et malbouffe à gogo … Et puis je me suis reprise en mains. Pas vraiment de maladies (en fait des soucis de digestion, je m’en suis rendue compte après), mais surtout presuqe 10kgs en 1 an et demi (à 21 ans … aie !).
    J’ai suivis un peu le même parcous : j’ai doucement changé, j’ai lus, je me suis renseignée.
    J’ai commencé par dimuné la nourriture grasse à l’extérieur : pas plus de 3 Kebabs ou M. dans la semaine. Ajouter des légumes, tous les soirs (heureusement chez moi on a toujours mangé équilibré, cette phase a donc été assez simple).
    Puis, je ne sais plus dans quel ordre, j’ai dimuné/arrêté : le sucre blanc, le fromage, le lait, la viande, le poisson, les fruits de mer.
    J’ai augmenté/ajouté : les céréales complètes, les aliments bio, les fruits, les légumes, les laits végétaux …
    Je continue de modifier mon alimentation et cela fait maintenant 2 ans et demi ! Je n’ai aucune frustration, je sais que je ne reviendrais jamais au régime qui m’aura fait prendre du poids. J’apprécie la cuisine, je mange de mieux.
    Mes objectifs sont encore : être totalement végétarienne, surtout chez des amis et famille; être végétalienne un jour; pratiquer le jeûne intermitten; me passer d’huile de palme; eradiquer le sucre, même complet (d’ailleurs en passant, le sucre roux est du sucre raffiné :( …); produire une partie de mon alimentation (potager); m’intéresser à la diététique chinoise; etc. etc.

    1. Jérémy Anso

      Salut Cuisinevgr ; )

      Belle évolution de ton régime alimentaire !

      Tu souhaites devenir végétalienne, pour quelle raisons précisément ?

      Par conviction ? Tu as des soucis de santé avec les viandes et tous les autres produits qui te seront interdit ?

      comptes-tu prendre des compléments pour éviter les carences ?

  11. Froz

    Intéressant. On voit bien tes strates de mutation, c’est très instructif, pédagogique même!
    Toutefois, juste un petit truc… »Mal­gré qu’il soit idéale­ment adapté aux hommes etc. » Si tu parles du genre humain (bien que ce terme soit de moins utilisé) mets une majuscule! Sinon, ben sinon rien, ça veut dire que tu parles des mecs en fait… ;)

  12. Pingback: En quoi la nutrition intervient-elle dans votre developpement personnel ? « Wikoaching

  13. Laurence

    Bonjour Jérémy,

    Je tente et j’espère être l’exception qui confirme la règle :) En effet, j’ai commencé Fast-5 il y a un peu plus de 2 semaines maintenant et j’ai arrêté la clope il y a quelques jours ! Tout cela sans grandes difficultés et suite à 2 burn out en l’espace de 10 mois !
    Se donner 1 an pour changer de régime alimentaire ? Peut-être, mais tant qu’à faire et vu déjà les bénéfices que je ressens, j’en fait dès à présent mon mode de vie !
    Je n’hésiterai pas, par soucis d’honnêteté à laisser de mes nouvelles si j’échoue ! Quand bien même ce serai le cas, cela ne sera que provisoire et je retenterai l’expérience autant de fois que nécessaire et jusqu’à réussite totale !

    Bonne continuation à toi, cdlt !

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Je salue ta motivation pour Laurence pour à la fois tenter le Jeûne Intermittent de type Fast-5, et arrêter la cigarette. Je pense que tu es en train de vivre une étape fondamentale et très importante pour ta vie future: tu risques d’avoir de forte difficultés personnelles, et professionnelles mais les bienfaits et le bonheur seront, forcément, à la hauteur de ta discipline et ton excellence dans la démarche.

      Les échecs ne doivent en aucun te freiner, et te serviront pour revoir ta stratégie et adapter des points sensibles pour continuer tes efforts sur la durée. Merci de ton témoignage, je te souhaite bon courage et je dis à bientôt alors ; )

  14. Emilie

    Bonjour.

    Je confirme ! C’est difficile de changer de régime alimentaire.

    Depuis presque 1 ans, j’ai arrêté le nutella. Ca me manque un peu d’ailleurs.
    Depuis 3 mois environ, j’ai arrêté d’acheter de la viande rouge (mais je ne refuse pas quand on me l’impose dans la famille). Au début, c’était assez dur (j’étais tentée en passant devant au magasin) mais maintenant, je n’en ai plus du tout envie, et ces viandes me donnent mal au ventre (ca fermente pas mal).
    Depuis 1 mois environ, j’ai passé la vitesse supérieure : j’ai fortement diminué ma consommation générale de viande et ma consommation d’huile de palme. Je n’en achète plus (mais pareil, quand on me propose, je ne refuse pas, surtout quand il n’y a rien d’autre à manger le matin).

    En fait, depuis que j’ai pris ces décisions, j’ai découvert pas mal de nouvelles recettes (oui, quand vous prenez les fonds de placard et que vous cuisinez le tout ensemble) et je mange beaucoup beaucoup plus de légumes chez moi (quand on enlève la viande de l’assiette, il reste peu de choses).

    Par contre, arrêter les produits laitiers me semble absolument impossible (j’ai un peu réduit ma consommation, mais j’aime vraiment le lait, même si en boire me donne mal au ventre). Que mettre dans le thé ? adieu les chocolats chauds ? les crêpes ? tout un tas de pâtisseries (artisanales) ? pas possible pour moi (pour l’instant).

    Sinon j’ai une petite remarque pour le « manger paléo » : ça part d’une bonne idée, mais ce n’est pas le régime de nos ancêtres : les chasseurs-cueilleurs n’avaient pas accès à l’agriculture, or fruits et légumes sont obtenus de cette manière (on plante bien des graines pour qu’ils poussent), et les animaux qui constituent le plat de viande sont très souvent nourris aux céréales (donc pas de manière paléo). En fait, il faudrait se promener dans la foret, chasser et ramasser des baies.

    Sur ces mots, bonne continuation.

    Emilie

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Félicitation Emilie pour l’amélioration de ton alimentation et l’éviction progressive des produits peu reluisant autant sur le plan de la santé que sur le plan écologique.

      Ton attrait pour le lait se tarira je pense avec le temps et avec la découverte de nouvelles saveurs surtout lors du petit déjeuner. J’étais comme toi, un afficionados du bol de lait et des céréales et pourtant j’ai pu m’en détacher, avec le temps.

      Pour le régime paléo, l’idée n’est pas de manger exactement ce que mangeaient nos ancêtres car c’est impossible mais bien de manger des produits plus naturels sans pour autant reprendre arc et lance afin de chasser du gibier dans les bois !

      Amicalement et bonne continuation ! JA.

    2. Alain

      @Emilie

      « Par contre, arrêter les produits laitiers me semble absolument impossible (j’ai un peu réduit ma consommation, mais j’aime vraiment le lait, même si en boire me donne mal au ventre). Que mettre dans le thé ? adieu les chocolats chauds ?… »

      Impossible ? : je ne consomme plus que des boissons végétales : boissons au riz complet est celle que je préfère et qui a le meilleur goût, mais il en existe d’autres : riz calcium, riz amande, riz sarrasin, riz châtaigne avoine, soja, …

      Comme Jérémy (sauf que j’ai presque le double de son âge) j’ai modifié progressivement mon régime alimentaire pendant environ 3 ans et j’ai obtenu les résultats que je voulais : je serre ma ceinture de deux crans pour ne pas perdre mon pantalon et j’ai un bilan sanguin parfaitement normal :

      LDL <=1,6g
      Les LDL (lipoprotéines de basse densité) sont les microglobules de graisse qui sont dans le sang pour alimenter les cellules, exactement comme la graisse (la crème !) qui est dans le lait. Il en faut mais pas trop. Les cellules n'absorbent que la graisse (les lipides) dont elles ont besoin et le surplus reste dans le sang. Le foie élimine ce surplus tant qu'on ne continu pas à le suralimenter.
      Ces microglobules de graisse contiennent également des vitamines, des protéines et du cholestérol indispensables pour les métabolismes des cellules et des organes.

      LDL (ou LDL-cholestérol) plus grand que 1,6g = TROP DE GRAISSE dans le sang (et aussi trop de cholestérol, mais il n'y est pour rien)

      Cholestérol total < 2,5g il en faut absolument, mais pas trop. C'est une valeur indicative.

      Le lait est un aliment naturellement riche en graisses (acides gras 45gr/litre), sucré (50gr/litre), salé (9gr/litre) et contient du cholestérol (150mg/litre).
      La moitié des graisses du lait sont des graisses saturées (comme l'huile de palme et les huiles hydrogénées).
      Le lait contient des protéines et du sucre allergéniques, du sang, du pus, des bactéries, des virus, des hormones de croissance, des antibiotiques, des pesticides, de la dioxine, des métaux lourds, …

      Glycémie = 1g/l
      La glycémie est la quantité de glucose (de sucre) qui est dans le sang. (soit 6g de glucose si on a 6 litres de sang dans le corps). Les neurones et les globules rouges sont des cellules glucodépendantes. Elles ne fonctionnent que si elles sont alimentées par le foie 24 heures sur 24 avec du glucose à la bonne concentration dans le sang.
      Le foie (et les muscles) stocke du glucose (sous forme de glycogène) et possède ainsi une réserve de glucose pour environ 3 jours.
      Comme l'organisme ne sait absolument pas quels seront les nutriments que l'on mangera les jours suivants, il fait des provisions. Il stocke des réserves du glucose pour plusieurs semaines (et plus) sous la forme de graisse (des triglycérides) et vous savez très bien où il stocke cette graisse quand vous vous regardez dans une glace.

      L'organisme stocke du glucose (du sucre) auquel il ajoute des acides gras pour constituer une réserve d'énergie, de calories.
      C'EST LE SUCRE QUI FAIT GROSSIR.

      «… les crêpes ? tout un tas de pâtisseries (artisanales) ? pas possible pour moi (pour l’instant). »

      Les crêpes, c'est de la farine blanche et du sucre. La farine blanche est composée d'amidon (env . 70%) et de gluten.
      – L'amidon est un polymère de glucose (du glucose pur en poudre), c'est du SUCRE.
      – Le gluten est les protéines de la farine. Gluten = glu ou colle. « La colle blanche en petits pots qui était répandue dans les années 1970 était une colle parfaitement comestible, composée de farine et d'huile d'amande amère, ce qui lui donnait un goût dont de nombreux enfants raffolaient. »

      et aussi :
      250g de farine = 900kcal
      2 cuillères à soupe de sucre = 30g = 120kcal

      une table des calories :
      http://www.nutri-site.com/dossier-dietetique-minceur–table-calories-aliments-f–4–60.html

      L'organisme a besoin d'un apport d'environ 2000kcal par jour (24 heures). Tout ce qui est en plus est stocké.

      J'ai d'abord supprimé progressivement mais radicalement le pain que l'on consomme matin midi et soir et le fromage quotidien, puis tous les aliments avec du sucre AJOUTE et les produits laitiers. J'aimais beaucoup tout ce qui était sucré. Seulement plus en mange, plus on a envie d'en manger.
      Maintenant que je n'en mange plus, je n'ai plus cette envie de gâteaux secs, chocolat et autres.
      Mais je consomme sans modération des fruits secs (sans sucre ajouté) comme les raisins secs (biologiques si possible), des dattes et aussi des fruits frais, bananes, …
      Ils contiennent la quantité de sucre nécessaire à l'organisme sans excès et comme ils contiennent les nutriments indispensables, dès qu'on en a mangé un peu, on n'a plus faim. Ils ne « coupent » pas la faim. Ils rassasient car ils contiennent les nutriments dont l'organisme à besoin.

      Les aliments manufacturés qui se trouvent par centaines dans les rayons des supermarchés ne sont pas indispensable à l'organisme.
      Ils sont INUTILES et donc toujours en excès. Et en plus il plombe le budget alimentation.

      « En fait, il faudrait se promener dans la foret, chasser et ramasser des baies. »

      Il faut effectivement avoir une activité physique indispensable pour le maintient en état de marche de l'organisme. On peut se promener, marcher jusqu'au magasin d'alimentation bio où on trouve des baie de goji, des airelles (cramberries), des mûres, des physalis (baies des incas)…

      La chasse n'est pas indispensable.

      Beaucoup de personnes mangent pour le plaisir, pour éprouver du plaisir.
      On trouve le plaisir où on peu.
      En vivant d'amour et d'eau fraîche, on est sûr de garder la ligne.

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