L’ambrevade ou Pois d’Angole : Une Reine parmi les protéines végétales

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Ces fameuses protéines végétales

Dans le grand jeu de l’alimentation, de la nutrition et de la recherche d’une alimentation équilibrée, qui devrait limiter les carences au maximum, les protéines végétales font le contre-pied des protéines animales.

Sans rentrer dans le détail de ce très vieux débat qui oppose la qualité des protéines animales aux protéines végétales, ces dernières cumulent de nombreux avantages, principalement mis en avant dans les dernières études épidémiologiques.

Ces dernières études qui comparent d’importants échantillons de la population, végétariens vs omnivores, démontrent bien souvent une meilleure santé et espérance de vie chez les végétariens.

L’ensemble de ces résultats sont discutables, notamment les méthodes employées que j’ai l’habitude de dégommer, mais aussi la qualité de la viande choisie par les omnivores.

Eh oui, les résultats ne sont pas les mêmes si l’on mange principalement de la viande transformée (pâté, saucisson, jambon) à la place de viande non transformée.

Quoi qu’il en soit, il est clair que notre consommation de protéines animales, à travers les produits animaux, doit être fortement réduite (et je parle pour les gros mangeurs) au profit des protéines végétales.

Remettre en question notre consommation est aussi une question éthique, avec le bien être animal, qu’une question de santé publique, comment rester en bonne santé ?

C’est bien à ce titre que je souhaite vous parler dans cet article d’une plante particulière, une légumineuse plus précisément, qui produit des graines d’une qualité inédite mais pas uniquement.

L’ambrevade ou la « viande du pauvre »

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 illustration: jeune cosse d’ambrevade et sa fleur sur un pied âgé de 8 mois.

Les différentes pages Wikipédia en français et en anglais apportent de nombreuses informations sur cette fameuse ambrevade (ou pois d’angole en français ; ou pigeon pea en anglais), son histoire, sa culture et son utilisation.

Cette légumineuse est originaire de l’Asie du sud, il y a 3.500 ans. Elle est aujourd’hui répandue dans les climats tropicaux ou subtropicaux, notamment an Afrique, en Amérique Latine ou dans la région pacifique.

Le pois d’angole est très peu gourmand en eau, et il est à la base de nombreux plats traditionnel de part le monde. Je ne citerais pas les nombreux plats répertoriés sur le net, mais vous avez l’exemple de la République Dominicaine qui propose un plat traditionnel à base de pois d’angole et de riz, et qui s’appelle moro des guandules.

Mais qu’en est-il de la qualité nutritionnelle de cette légumineuse ?

Les apports nutritionnels de l’ambrevade

Je le disais au début de l’article, l’ambrevade est une légumineuse au même titre que les lentilles ou les pois cassés, et apporte donc des quantités importantes de protéines.

D’après l’énorme base de donnée du Département de l’Agriculture des Etats-Unis, les graines matures de pois d’angole contiendraient plus de 21 g de protéines pour 100 g, dont les 9 acides aminés essentiels !

Toujours selon cette même source, les graines matures contiendraient également des concentrations intéressantes en vitamine B9, B1, B5, B6, B3 et B2.

La légumineuse asiatique ne s’arrête pas là, puisqu’elle aurait des concentrations élevées en manganèse, en phosphore, potassium, fer ou magnésium.

Cependant, la graine mature contient principalement des hydrates de carbones, au moins 62%, dont 15% de fibres.

Pour terminer, 100 g d’ambrevade apportent 343 kcal pour des graines matures, mais seulement 121 kcal pour 100 g de graines bouilles à l’eau !

J’en viens à ces quelques questions:

  • A quoi ressemble cette plante ?
  • comment préparer les graines ?
  • Quel goût ont-elles ?

Mon expérience avec l’ambrevade

Nous avons planter nos premiers pieds d’ambrevade il y a quelques mois maintenant, et nous avons fait véritablement notre première récolte il y a quelques semaines, sur au moins 6 gros pieds.

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C’est avec joie que nous avons récolté un sac bien rempli des fameuses cosses de pois d’angole.

Pour extraire les graines, il n’ y pas vraiment de méthode miracle, et on cherche toujours l’alternative la plus efficace, la moins pénible et la plus rapide.

Vous avez donc le choix:

  1. Soit d’écosser une à une chaque cosse, et de séparer les graines du reste. Ce travail est long, parfois pénible, et se délègue très facilement aux enfants, cousins ou toute main d’oeuvre présentes sur les lieux au moment de la récolte.
  2. Soit de broyer grossièrement toutes les cosses dans un gros bacs et trier ensuite les graines des résidus des cosses. Vous pouvez les broyer avec des gants de jardinier ou bien avec des semelles de chaussures.

Dans ce cas là, l’étape de séparation des débris avec les graines est plutôt pénible, long, et fonctionne plutôt bien avec l’aide du vent qui sépare naturellement les débris les plus légers.

Une fois que les graines sont bien récupérées (nous avons fait plus de 600 g pour la première récolte témoin), je vous conseille de les conserver dans des bocaux en verre.

Pour manger les graines matures, je vous conseille de les faire tremper une nuit avant la cuisson. Le trempage apporte beaucoup aux légumineuses, en réduisant notamment le temps de cuisson et en améliorant légèrement la densité nutritionnelle de l’aliment.

Le goût est franchement unique, spécial qui diffère fortement de celui des lentilles ou des pois chiches.

Franchement, moi j’adore ces graines, qui passent très bien dans tout type de préparation, autant dans des menus végétariens qu’omnivores.

Pour être complet, les cosses peuvent être récoltées vertes et préparer exactement de la même manière en cuisine.

La séparation des graines est toutefois différentes, les cosses étant plus tendre, vous serez obligé de les ouvrir une à une pour récupérer les graines.

Les rôles de l’ambrevade en permaculture

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On pourrait se poser la question :

Mise à part produire à manger, à quoi ça peut bien servir ?

Eh bien à de nombreuses choses !

Tout d’abord le pois d’angole est une légumineuse, et pourra donc charger le sol en azote naturellement.

Les feuilles peuvent être utilisées pour nourrir le bétail, comme les moutons, les brebis ou bien les bœufs.

Cette plante devient un bel arbuste, pouvant vivre jusqu’à 5 ans, qui produira de l’ombre dans les parties les plus ensoleillées du potager ou du jardin.

Une fois l’arbuste en fin de vie (faible production de cosses) il pourra être coupé, mais non déraciné, et réutilisé broyé pour pailler des buttes en permaculture,  ou nourrir du bétails par exemple.

J’aime utiliser les jeunes arbustes d’ambrevades en tant que tuteurs pour faire démarrer mes haricots ou mes pois dans le potager.

Cette légumineuse produit également de très belles fleurs qui attirent les abeilles et participent aux nourrissages des colonies, et peuvent de ce fait bénéficier d’une pollinisation majeure assurée par les abeilles.

Pour la réalisation des semis, je conseille de les faire tremper longuement dans un verre d’eau et de replanter les graines qui ont gonflées. Par expérience, les graines d’ambrevades (au moins celle de la maison) gonflent toutes, avec plus ou moins de temps.

Une fois bien rondelettes, il suffit de soit les mettre en pleine terre soit dans des bacs à semis. Les deux méthodes fonctionnent très bien.

D’ailleurs, quand vous avez séparé les graines des cosses, utilisez les cosses broyées pour repailler des buttes, et vous observerez de nouveaux semis avec les quelques graines oubliées dans certaines cosses.

Eh hop, la prochaine génération d’ambrevade est assurée !

Bien entendu, vous pouvez récolter les graines d’ambrevades vertes. La composition nutritionnelle varie cependant dans le mauvais sens, sauf pour la vitamine C qui augmente !

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En conclusion : l’ambrevade est une alliée de choix !

Si vous avez la chance de vivre dans un climat où le pois d’angole pousse, alors vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas vous fournir en graines et planter vos premiers pieds !

En plus d’être une légumineuse pratiquement autonome (elle nécessite peu d’eau et d’entretien), la graine contient tous les acides aminés essentiels, et des quantités ma foi intéressantes en minéraux et vitamines.

Son rôle dans un système permaculturel est également à prendre en compte. L’arbuste pourra servir, et resservir, dans de nombreux domaines comme la pollinisation, l’élevage, la gestion de l’ensoleillement, l’enrichissement du sol, etc.

Voilà, vous n’avez maintenant plus aucune excuse pour ne pas manger vos propres « lentilles » qui peuvent parfaitement être mangé en houmous, testé la semaine dernière, un régal !

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 illustration: une jeune pousse d’ambrevade repiquée en plein terre il y a une semaine et bien paillée !

21 Commentaires

  1. Marie-Christine

    Merci pour cet article,
    en tant que nutritionniste, je vais regarder cela de plus près pour voir si on peut en trouver dans les magasins Bio et la faire découvrir à mes patients
    je voudrais apporter une précision, lorsque les légumineuses affichent un taux de protéines à 20% crues, il ne reste plus que 9 à 10% lorsqu’elles sont cuites à l’eau; cela est identique à toutes les protéines végétales cuites dans de l’eau!
    à bientôt
    Marie-Christine

  2. bio-logic

    mes parents mangeaient de l’ambrevade. Celle-ci poussait dans tous les jardins néo-calédoniens…usage qui s’est perdu,dommage .Merci Jérémy de lui redonner ses titres de noblesse.

    1. dutriaux

      Restant à tontouta et cultivant l’ambrevade sur mon terrain de 10 ares , je confirme les qualités de l’ambrevade sur le gastronomique ,nutritionnel , et pollinisation ; j’en parle modestement sur mon blog … beaurivagetontouta philippe

  3. Annaelle

    J’ai cherché un peu partout sur internet mais, si j’ai trouvé des graines, je n’ai aucune information sur les conditions de culture. En fait, j’aimerais savoir s’il est possible de cultiver l’ambrevade en France métropolitaine (sud de la France). Si vous avez des infos.. merci

    1. Gérard PERGET

      Bonjour.
      J’ai ramené de mon séjour en Nouvelle Calédonie des graines d’ambrevade. Je suis entrain d’en faire venir quelques unes dans mon jardin, à Toulouse. J’ai commencé à faire tremper dans un saladier quelques graines 48 heures. Ensuite, dans une bouteille plastique découpée presque entièrement sous le cône du goulot, j’ai mis de la terre, j’ai mis de grains bien trempé et gonflés, l’ai arrosé et refermé la bouteille. Quand ça commence à avoir grandi, j’ouvre le bouchon, puis, lorsque le feuilles viennent et veulent passer le nez dehors, j’ouvre la bouteille. Ne pas oublier de mettre un peu d’eau de temps en temps. Attention, tant que la tige ne s’est pas renforcée, tant que les feuilles ne sont pas formée, ça craint le vent, le froid, etc… J’en ai mis un pied en pleine terre, dehors, mais j’en ai en attente que je mettrai sous serre chez un de mes fils. J’espère que je vais réussir, car en Nouvelle Calédonie, à Koné, j’ai réussi en quatre mois à refaire quelques graines. Pour ce qui est de les cuisiner, ce sont des Amis kanaks qui m’ont fourni, et je me suis régalé et, et… j’ai fait régaler des métros comme moi qui vivent eux là-bas. J’espère pouvoir y retourner, et réussir mes cultures ici à Toulouse.

  4. clodie

    Toujours interessant tes articles, Jérémy.
    Tu aurais mis 2 ou 3 recettes du cuisine avec les pois d’angole, que ça aurait été mas que perfecto !

    1. Gérard PERGET

      Bonjour,
      Les recettes sont simples et multiples: Comme les petits pois fraiches, comme les pois chiches sèches. Attention faire tremper au moins 48heures. En purée, en légume, en salade une fois bien bouillies, aromatisées avec de l’oignon et tous les aromates qui existent, en bougnat, en ragoût avec de la viande blanche (poulet, poule, cochon, veau, etc.) Il n’y a pas de limite!
      Bises

  5. Stéphane

    Bonjour Jérémy et merci pour cet article très intéressant.

    Il y a un point que j’ai découvert en lisant le dernier livre de Julien Venesson (Paléo Nutrition), ce sont les « anti-nutriments ».
    Très présent dans les légumineuses comme les lentilles, ils modèrent grandement leur intérêt nutritifs.
    Est-ce que vous aurriez des informations sur les anti-nutriments contenu dans ces pois angole (lectines, acide phytique, etc…) ?

    Merci encore pour ce partage instructif.

    Stéphane

  6. nafiss!

    Le pois d’angole est un légume quasi emblématique aux antilles françaises !

  7. jibel

    Bonjour Jérémy,
    Comme toujours tes infos sont toujours intéressantes, a n’en pas douter…. J’ai, quand même, une restriction et pas des moindres, par rapport a ce légumineux. Ce produit est probablement très efficace…… Mais en Asie du sud et n’a rien a faire dans nos contrées, je parle de l’Europe, bien sur ! Je ne suis pas convaincu du tout par la culture de celle-ci chez nous, encore moins de son exploitation et commerce en provenance de son pays d’origine .
    Chaque pays est régis par ses propres cultures et habitudes. je l’ai déjà dis dans les commentaires que j’ai laissés, utilisons les produits de nos contrées, je suppose qu’encore mon discours fera quelques contradictions, c’est bien, je les attends, et je dirais le pourquoi du comment de mon affirmation, cordialement 8-)

  8. Claude

    Bonjour
    Chaque fois que nous voyageons dans les Antilles et aux Bahamas, en bateau, je ne manqué pas de m’approvisionner en pois d’angole qui entrent dans la plupart des repas, combines avec du riz, sur le plan local. Moi, je les fais facon petits pois avec lardons et oignons ,lorsque ils sont verts.
    Bon Appetit

  9. nafiss!

    Jibel on en trouve en France métropolitaine depuis de nombreuses années, ce légume est loin d’être une nouveauté !

  10. jibel

    @nafiss,
    Très bien, très bien que ce légume soit efficace a n’en pas douter….Mais dans les pays exotiques…Je n’en vois pas l’intérêt en Europe ! a ce titre j’envie jeremy de vivre la ou il est
    Nouméa, je crois , les fruits papaye, mangue, ananas, banane, les poissons tout frais péchés du matin, whaaoouu ! quel pied! Mais pour moi, je me contente de manger ce qu’il y a dans mes contrées les fruits et légumes de saisons, comme je suis plutôt végé les céréales de mes contrées etc, etc Le modernisme, veut que , maintenant les gens sont guidés par leurs envies plus que par la raison…Alors on bouffe n’importe quoi a n’importe quel moment sans tenir compte des saisons, des lois qui régissent notre univers, sans rien respecter de ces conditions sous prétexte d’avoir un congélateur et d’y entasser force produit qui satisfasse les envies du moment, c’est votre cerveau et votre estomac qui dirige votre façon de vous nourrir ! L’homme n’est dirigé que par ses sens, la bouffe, le sexe, les plaisirs……..n’importe quoi…Essayons, justement, comme le préconise Jeremy
    un petit jeûne de QQs jours pour se nettoyer, la on voit la différence …….
    Comment expliquer a un émigré venant , par exemple, d’Afrique ou d’ailleurs (sinon on va me traiter de racisme) , qui veut absolument manger les produits du pays d’où il vient au risque d’attraper la « rastinguette » justement a cause du changement de contrée et de latitude, de température de climat etc, c’est stupide plein de non sens ! C’est tout un chemin de réflexion
    sur ce qui est bon ou pas! Je vais aux Antilles, je me nourris avec les produits du cru, je ne demande pas au resto de me faire un steak pommes frites , ça serait idiot de ma part, pour les raisons que j’ai cités plus haut…. Pour faire comprendre ce genre de raisonnement des plus logiques? ça va prendre du temps, ça fait 40 ans que j’essaye de m’y atteler…..Et c’est pas gagné. C’est vrai que c’est plus facile d’aller « bouffer » des cochonneries chez Mc Do plutôt que ce mijoter un bon petit plat, hélas…… 8-) 8-)

  11. monique anso de plum

    Qui aurait pu se douter que l’ambrevade ferait autant parler d’elle
    Jérémy et moi même d’ailleurs en avons planté partout dans le jardin autour de la maison, de plus elle se replante toute seule et elle pousse pousse pousse; à mon avis dans le midi que je connais bien puisque je suis née dans les Cévènnes que j’adore!!! elle doit très bien pousser; pour les cuisiner on fait ce qu’on veut une fois j’ai mélangé pois d’angole et chou « canaque » comme on dit ici avec huile d’olive car nous ne mettons dans nos plats que de l’huile d’olive bien entendu
    et pour vous mettre en appetit encore plus hier j’ai cuisiné du mahe mahe poisson très très bon
    avec ma fille nous rêvons d’ouvrir un style cuisine rapide Bio les frites seraient des frites faites avec des patates douces ah la patate douce quel régal les oeufs seraient du jour et si viande il y avait car nous ne mangeons pas de viande il y aurait seulement de la viande hâchée de cerf car ici ils pullulent et allez les chasser est un plaisir pour nos hommes!!!

    et pour vous mettre encore plus l’envie de vivre ici, attention ne venez pas par millions car on refuse, on est tellement bien entre nous 300000 environ c’est du rêve!!!!! le soleil d’été est revenu pour nous les « chochottes » qui craignons la baignade « fraiche » dès octobre on peut enfin mettre les pieds dans l’eau j’aime la chaleur elle arrive tant mieux
    je vous salue bien de Nouvelle Caledonie et grâce à mon dernier fils j’apprends encore plein de choses on en apprends tous les jours n’est ce pas c’est ce qui est interressant dans la vie

    un propos tout à fait différent le dernier livre d’Amélie Nothomb se lit d’un trait et quel français je l’adore vraiment quel sens des histoires ; ce sont de petits textes à avaler d’un seul coup c’est rire et fraicheur
    bien à vous tous
    Monique de Plum

  12. jibel

    Quelle chance, mais attention des patates douces en frites, je ne suis pas certain que ça se tienne aussi bien qu’avec la pomme de terre…….A la sortie c’est très sucré 8-) 8-) 8-)

  13. Florian KAPLAR

    A Stéphane, concernant les antinutriments. Vous n’avez aucune crainte à avoir à consommer des légumineuses (lentilles, soja, etc.), l’acide phytique ne représente aucun danger pour la santé humaine, au contraire, il contribue à protéger du cancer du côlon. Ceux qui veulent dézinguer les légumineuses avec l’acide phytique trouvent là un « coupable » bien innocent, qui est au contraire un bienfaiteur !

    « L’acide phytique a la capacité de se lier à certains minéraux (calcium, magnésium, fer, zinc) et, ainsi, d’en réduire l’absorption dans l’intestin. Toutefois, les chercheurs s’entendent pour dire que, dans un contexte nord-américain [et européen] où il y abondance et diversité alimentaire et où la déficience nutritionnelle est plutôt marginale, cet effet a peu d’impact sur la santé.

    La consommation d’acide phytique (ou phytate) serait même bénéfique puisqu’il agit comme antioxydant dans l’organisme. En effet, l’acide phytique et plus précisément ses dérivés pourraient contribuer à protéger contre le cancer du côlon et même contre les maladies cardiovasculaires. Ces effets, observés in vitro et chez l’animal, n’ont toutefois pas encore été validés chez l’humain. » (source : passeportsanté).

    J’ai également parlé de l’acide phytique dans cet article consacré au soja : http://naturo-passion.com/soja-verites-et-mensonges/ (allégation n°15).

  14. Linda

    Bonsoir,

    Le pois d’angole pousse en France métropolitaine ? A quelle saison le plantez vous ? Je la consomme uniquement sous sa forme congelée ou sèche.

  15. Pingback: La différence? 0 souffrance! 🌺🌹 #47 | steviakmc

  16. Adèle

    J’ai des ambrevades depuis 20 ans. Je ne mets jamais un arbre en terre sans en planter un pied à 60 cm. Je taille l’ambrevade en saison fraîche pour pailler autour de l’arbre et ça repousse rapidement. Au bout de 3 ans son tronc devient marron ce qui signifie que la fin de vie est proche. Les poules s’en régalent.
    Pour écosser les gousses sèches on les mouille bien le soir. Le lendemain, de bonne heure ça va tout seul ! Pas besoin de préparer un gros plat, ça cale !
    En Nouvelle-Calédonie il y a 2 variétés : la naine et la géante. en réalité les arbustes ont la même hauteur. La différence est dans la grosseur des graines. La géante peut avoir des graines vertes ou rouges. Cette plante n’est pas exigeante et supporte assez bien de courtes sécheresses.

  17. Philippe

    Séchage: J’ai confectionné un châssis en bois dont le fond est une toile ombrière (environ 1m*0.80m). Le matin je récolte des gousses sèches puis les étale dans le châssis qui est posé sur des tréteaux et exposé en plein soleil. A midi, je prend les gousses à pleines main et les écrase, provoquant leur ouverture (beaucoup sont déjà ouvertes en deux sous l’effet du soleil). Je renouvelle l’opération une ou deux fois dans l’après midi en prenant soin de tout bien répartir ensuite dans le châssis. En fin d’après midi, 90% des gousses sont ouvertes en deux, les graines sont au fond sur la toile. Les gousses vides serviront de paillage. Les récalcitrantes attendrons la prochaine récolte.
    Graines: attention, les graines récoltées doivent être encore séchées quelques jours si vous voulez les conserver, car elles contiennent beaucoup d’humidité. Vous les verrez rétrécir et foncer. Pour les séparer des impuretés, le vent, la passoire, et le tri dans l’assiette comme pour les lentilles, avec un zeste de patience.
    Animaux: pour ma part, les volailles n’aiment pas trop, l’ Ambrevade est un des principaux aliment de mon élevage (biologique) de lapins. Les branches, les feuilles, les fleurs, les gousses vertes, tout est bon ! Évidement, pendant la récolte des gousses je donne autre chose aux lapins (Noix de coco, peaux et pulpes d’agrumes, papaye et diverses épluchures préparés au séchoir solaire) Les graines séchées trop petites et/ou abimées sont directement données aux cailles.
    Potager: Des Ambrevades bien réparties apportent certes de l’azote mais aussi de l’ombre et servent de support à certaines courges et autres grimpants.
    Plantation: au droit des plans, un semis naturel va permettre leur renouvellement naturel, juste repéré les pousse et protéger la mieux placée. Personnellement je ne garde pas les ambrevades plus de deux ans. Je fait aussi des semis (facile) pour avoir les planter en d’autres endroits.
    Voila quelques infos que je voulais partager ; merci beaucoup pour les votre.
    KONE Nouvelle Calédonie

  18. Florent Domergue

    une recette issue de la fiche CPS correspondante http://www.fao.org/wairdocs/X5425F/x5425f0g.htm

    Soupe aux pois cajans (dhal)

    Deux portions

    ½ tasse de pois cassés (pois cajans)
    2 cuillerées à soupe d’huile
    1 petit oignon
    1 gousse d’ail
    ½ cuillerée à café de safran
    2 tasses d’eau

    1. Faire tremper les pois pendant quelques heures ou toute la nuit, puis faire bouillir pour les attendrir.
    2. Chauffer l’huile dans une poêle y faire revenir l’ail et l’oignon.

    3. Ajouter les pois cuits et bien mélanger

    4. Incorporer l’eau et le safran et faire bouillir 10 à 15 minutes de plus.

    5. Servir chaud avec du riz ou des tubercules.

    N.B.: On pourra ajouter à l’ail et l’oignon des épices ou un peu de poudre de cari (1/4 de cuillerée à café) pour relever la saveur de ce plat.

    voir aussi ici p13 du bouquin de lORSTROM ex IRD pour les usages médicinaux : http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers11-11/01771.pdf

    Prési, faut qu’on fasse un bel article didactique pour notre asso Terre de Santé et ramener des graines à distribuer (j’ai perso des rouges géantes tigrées)

    Flo

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