Cancer du col de l’utérus : Pour protéger votre fille, REFUSEZ LE VACCIN

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…Surtout si vous ne connaissez rien au cancer du col de l’utérus, ni à la vaccination recommandée avec le Gardasil, ni sur son efficacité, encore moins sur les risques et les conditions douteuses de sa mise sur le marché.

Si vous n’avez pas lu cet article, ni consciencieusement questionné votre médecin traitant AVEC votre fille, qui est la première concernée, afin d’obtenir, réellement, des informations « loyales, claires et appropriées » sur cet important acte médical [1], alors je vous recommande de NE PAS faire vacciner votre fille.

Toutes les raisons sont expliquées dans cet article. L’avis éclairé de votre médecin sera primordial pour cette question de vaccination de masse.

La campagne de vaccination…

Débutée en septembre de l’année dernière, vous avez très probablement vue passer la campagne de vaccination assurée par l’Agence sanitaire et sociale de Nouvelle-Calédonie (ASS-NC), destinée à obtenir votre accord pour réaliser la première vaccination à votre fille âgée de 12 ans (lire la brochure ICI).

Fait plutôt rare dans ce domaine, le directeur de l’agence en personne, le docteur Bernard Rouchon, signait le 7 septembre 2015 un courrier à l’attention des parents pour faire, disons-le clairement, la promotion active de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), avec le Gardasil commercialisé par le géant pharmaceutique Merck Sharp and Dohme (MSD) (lire la lettre ICI).

Très bientôt, les autorités sanitaires vont probablement revenir vers les parents pour soutenir la deuxième injection du vaccin. Il est donc important de lire ces informations pour prendre une décision éclairée.

Mais c’est pour quoi au juste cette histoire de vaccination ? Et le cancer du col ?

Le cancer du col de l’utérus, en version courte

Très simplement, le cancer du col peut survenir à la suite d’une infection persistante par un virus sexuellement transmissible, le fameux HPV ou papillomavirus humain, et qui pourra entraîner des altérations de l’épithélium du col de l’utérus. On parle alors de lésions précancéreuses qui peuvent évoluer vers un cancer, selon une échelle de temps relativement longue, entre 10 et 15 ans (l’âge moyen du diagnostic étant à 66 ans).

En Nouvelle-Calédonie, et selon les derniers chiffres officiels du registre des cancers, l’incidence du cancer du col était de 10.8 pour 100.000 femmes en 2012 [2]. On note des disparités marquées entre les trois provinces, avec une faible incidence en province sud (8.0), légèrement supérieure dans les îles (9.9) mais par contre une incidence très élevée en province nord (25.2 pour 100.000 femmes).

L’analyse approfondie des communautés touchées par ce cancer nous montre que les mélanésiennes sont les plus sévèrement exposées (81.3%), suivies en proportion égale par les polynésiennes, les européennes et les autres à 6.3%.

Selon ces chiffres, le cancer du col est le 8ème cancer « en termes de fréquence chez la calédonienne », à 4%, loin derrière le cancer du sein (35.6%), des bronches et des poumons (9.3%), du côlon-rectum (7.8%), du corps utérin (5.8%), de la thyroide (5.5%) et des lymphomes non hodgkinien (4.3%).

En métropole, l’incidence du cancer du col est légèrement plus faible avec 6.7 cas pour 100.000 femmes, soit 1,6 fois inférieure à la Nouvelle-Calédonie pour l’année 2012 [3].

Vous l’aurez donc compris, le cancer du col de l’utérus est loin d’être ce que l’on appelle une urgence de santé publique, surtout si l’on prend en compte l’évolution positive de l’incidence de cette maladie qui décroît d’année en année.

Ce point est impérativement à mettre en perspective avec l’évolution naturelle de la maladie, des lésions précancéreuses, et du rôle majeur des frottis cervico-vaginaux (FCV) dans le dépistage des lésions et des cancers.

Une infection ultra-fréquente, qui se résorbe principalement d’elle-même

Comme vous ne le savez pas, 96 HPV ont été identifiés, parmi lesquels 45 qui peuvent infecter la sphère ano-génitale dont seulement 12 qui possèdent un très fort potentiel cancérigène. Pour bien comprendre, les HPV 16 et 18 sont les deux compères visés par le vaccin Gardasil puisqu’ils sont les plus fréquemment retrouvés dans les cas de cancers du col de l’utérus (dans environ 70% des cas) **.

Toutefois, les infections aux HPV étant très fréquentes, vous devez savoir que dans 90% des cas, on observe une rémission complète à la suite de l’infection sans évolution vers les stades supérieurs, les lésions précancéreuses (CIN 1 à 3).

Pour les trois stades suivants, vous avez respectivement 57%, 43% et 32% de chance d’observer une clairance virale, autrement dit une rémission complète de l’infection. Malheureusement, et dans seulement 1.7% des cas, les stades précancéreux peuvent évoluer vers un cancer invasif.

En bref, et selon l’analyse précise du docteur Michal-Teitelbaum, « toutes les lésions qui précédent le cancer invasif sont curables dans près de 100% des cas » [4], en rajoutant « dans la mesure où elle sont dépistées à temps » [5].

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Comme je vous le disais, le dépistage des lésions se réalise par les fameux frottis, qui devraient être réalisées tous les 3 ans, de 20 à 65 ans, et qui représentent le principal outil dans la gestion du cancer du col de l’utérus.

Ce point est d’une extrême importance quand l’on sait que près d’une femme sur deux ayant développée un cancer invasif du col de l’utérus n’avait pas réalisée de frottis par le passé en Nouvelle-Calédonie.

Avec ces informations que vous venez de lire, vous êtes déjà largement mieux documentés (et d’une manière plus objective, disons-le clairement également) que vous auriez pu l’être par le biais de nos autorités sanitaires, l’ASS-NC, leurs brochures ou la lettre du directeur.

Mais alors, pourquoi devriez-vous refuser dans un premier temps ce programme de vaccination contre le cancer du col ?

Vous devriez refuser car vous manquez encore cruellement d’informations. Des informations que votre médecin, ou tout autre professionnel de la santé impliqué dans la vaccination (gynécologue, pédiatre, etc.) doit impérativement (et légalement) vous communiquer.

Faites valoir votre droit à l’information

L’article 35 du code de la santé publique le dit très clairement :

« Le médecin doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu’il lui propose »

L’article L.111-2 du code de la santé publique rentre plus en détail et nous indique que « toute personne a le droit d’être informé sur son état de santé », et notamment sur les « traitements ou actions de préventions qui lui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leur conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu’ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles […] »

Si vous n’avez reçu que les informations provenant de la lettre du Dr Rouchon et de la brochure de l’ASS-NC, vous n’avez clairement pas bénéficié de votre droit à l’information.

Pire que ça, les informations contenues dans la lettre du directeur de l’ASS-NC, et la brochure, sont parfois fausses ou bien dramatiquement incomplètes pouvant largement induire en erreur les parents.

L’indécente lettre et brochure de l’ASS-NC

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Afin de rassurer tous les parents, le docteur Bernard Rouchon balaye d’un revers de la main l’ensemble des effets secondaires indésirables et parfois graves que l’on rencontre avec le Gardasil, utilisé en Nouvelle-Calédonie.

Ainsi, le directeur de l’Agence sanitaire calédonienne nous indique que « toutes les données disponibles à ce jour, à la fois dans les essais cliniques et dans l’utilisation pratique, indiquent que ce vaccin est sûr. »

La brochure d’information, quant à elle, n’est pas plus détaillée que cela. La partie « effets secondaires » est incroyablement vague, sans donner aucun détail.

  • Nous apprenons simplement que « la plupart des vaccins peuvent provoquer des réactions de courte durée qui sont sans gravité », comme des rougeurs, des douleurs ou des maux de tête. La brochure précisant que « dans de très rares cas, d’autres effets secondaires sont possibles, comme des malaises bénins transitoires et des réactions allergiques ». Mise à part la mention d’un possible choc anaphylactique, nous n’en apprendrons pas plus.
  • Nous n’apprendrons pas, selon les données officielles du système de pharmacovigilance aux Etats-Unis, qu’après plus de 23 millions de doses, plus de 12.400 effets indésirables ont été notifiés à la suite de la vaccination contre les HPV. Parmi ces effets indésirables, 772 étaient graves impliquant une hospitalisation, des risques de décès ou de séquelles, ainsi que 32 décès, avec une proportion « anormalement importante de phlébites et de syncopes », comme le souligne le Dr Michal-Teitelbaum.
  • Nous n’apprendrons pas de la part de l’ASS-NC non plus, les chiffres émis par l’ancienne agence de sécurité des produits de santé (Afssaps, l’Ansm dorénavant), indiquant plus de 1.600 cas d’effets indésirables, dont 352 graves depuis le 20 septembre 2011 en France. Les auteurs du rapport indiquent que « 128 cas de maladies possibles auto-immunes ont été notifiés ». Avec notamment des affections démyélinisantes centrales et périphériques, des dermatomyosite, des anémie hémolytique auto-immune, des polyarthrite rhumatoïde ou bien des lupus érythémateux systémique.

Le dernier rapport émis par l’Ansm à ce sujet, et qui est globalement rassurant, a été fortement chahuté par plusieurs spécialistes, mettant notamment en avant une méthodologie « à faire frémir un élève de CM1 », selon un médecin généraliste bloggeur ou bien jugée comme « simplement nulle » par le docteur Marc Girard. Ce dernier rajoutant que de rendre « publics les résultats d’un travail avant de l’avoir soumis à une revue de bonne qualité est une entorse flagrante tant à l’éthique scientifique internationale qu’aux Bonnes pratiques de pharmacovigilance élaborées depuis plus de dix ans par les autorités sanitaires françaises. »

Pour être totalement impartial, vous devez savoir que le « système de déclaration des effets secondaires est un système passif » en France comme aux Etat-Unis, nous rappelle très justement la spécialiste Michal-Teiltelbaum.

Autrement dit, ce système conduit inexorablement à une « sous notification chronique des effets secondaires ».

Maintenant, on peut réellement dire que vous avez été informés d’une manière loyale sur les conséquences et les risques, parfois graves, que l’on peut encourir avec le Gardasil, et cela en accord avec le code de déontologie médicale et de la santé publique.

Ces informations doivent être connues de vous, parents, mais surtout de votre fille qui recevra le vaccin, elle.

Mais que dire sur l’efficacité du vaccin pour lutter contre les cancers du col, sa principale cible ?

Une efficacité sur les cancers du col encore jamais démontrée

Si vous vous fiez uniquement aux informations fournies par nos autorités sanitaires, et notamment à travers la brochure vous invitant à vacciner votre fille, vous apprendrez que ce vaccin serait ultra efficace, « à près de 95% dans la prévention du cancer du col » selon l’ASS-NC, et même « à près de 100% dans les préventions des verrues génitales », mais ce dernier point ne nous intéresses pas.

Le docteur et directeur de l’ASS-NC prend plus de précaution. Il évite soigneusement de parler de l’efficacité du vaccin, qui vous le verrez est tout à fait discutable, avec une pirouette sémantique très maligne :

« Ce vaccin est homologué pour une utilisation dans plus de 100 pays. »

Voilà le seul argument à nous mettre sous la dent pour attester de l’efficacité du vaccin pour lutter contre le développement du cancer du col.

Cela reviendrait à dire que le vaccin doit être efficace et sûr puisqu’il y a au moins 100 pays qui l’ont adopté, sinon pourquoi l’auraient-ils fait ? C’est un peu léger, vraiment léger et vous allez rapidement vous en rendre compte.

Malheureusement pour les rédacteurs de la brochure à destination des parents, le vaccin Gardasil anti-HPV n’a jamais démontré son efficacité dans la prévention du cancer du col de l’utérus. Ce point doit être clair pour tout le monde, et à ce titre, rend mensongère l’information délivrée par l’ASS-NC.

Les vaccins anti-HPV ont uniquement démontré leur efficacité pour réduire l’apparition des infections HPV par les souches ciblées, durant une période très limitée (3 ans, avant l’autorisation de mise sur le marché, AMM). Nous n’avons aucune idée de l’efficacité de vaccin au-delà de 5 ans, alors qu’un cancer invasif met au moins une quinzaine d’années avant de se déclarer à la suite d’une infection, selon l’Agence internationale de recherche sur le cancer (IARC).

Les fabricants du Gardasil, et les autorités de santé, partent du principe (qui est compréhensible) que si le vaccin lutte efficacement contre les infections aux papillomavirus, il devrait également lutter efficacement contre le cancer du col de l’utérus induit par ces virus.

Ce point précis théorique n’a bien entendu jamais été démontré scientifiquement puisqu’il aurait fallu que les essais cliniques se prolongent durant au moins 20 ans, or ce n’a jamais été le cas.

Quoi qu’il en soit, le vaccin démontre une très bonne efficacité pour lutter contre les souches cibles de HPV (le 16 et 18), toutefois, son efficacité en condition quasi-réelle sur les lésions précancéreuses est substantielle, pour ne pas dire faible.

Les essais cliniques réalisés par MSD pour obtenir son AMM ont montré, selon l’analyse du docteur Michal-Teitelbaum, une « diminution de l’ordre de 15 à 20% de l’ensemble des lésions précancéreuses (CIN 1 à 3) ». Des résultats mineurs pour l’ampleur du projet de vaccination.

Mais qu’en dises les autorités sanitaires françaises ?

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a réuni son comité technique des vaccinations en 2005 pour donner son avis sur le Gardasil et la vaccination contre les papillomavirus humain. Le rapport a été rendu en 2007, et indique, selon les auteurs, « que la priorité devrait être donnée à l’organisation du dépistage du cancer du col de l’utérus […] », autrement dit, par des frottis.

Selon un modèle statistique pour estimer l’intérêt de la vaccination et/ou du dépistage par frottis, les auteurs indiquent que la vaccination pourrait réduire la prévalence des cancers de l’ordre de 16%, au bout de 70 ans.

70 ans, le chiffre est tout simplement énorme. Le docteur Michal-Teitelbaum, médecin au service de protection maternelle et infantile (PMI), nous précise que cette baisse de 16% ne pourrait être obtenu qu’en réunissant trois conditions :

  1. Que l’efficacité du vaccin, estimée à 70%, demeure constante durant cette période ;
  2. Qu’au moins 80% des jeunes femmes soient vaccinées de manière infaillible durant cette période ;
  3. Que le vaccin ne nécessite aucun rappel.

Trois conditions qu’il semble bien délicat, pour ne pas dire impossible, à tenir sur une aussi longue période, et surtout compte tenu du nombre très important de paramètres inconnus.

Plus tard, en 2014, le HCSP émet un nouveau rapport et avis sur la vaccination contre les HPV, à l’aide de deux comités : le comité technique des vaccinations (CTV) et le comité spécialisé maladies transmissibles (CSMT).

Ce rapport recommande dans un premier « la généralisation rapide du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus », la seule méthode aujourd’hui éprouvée pour détecter et agir contre le cancer du col.

Puis, ils en viennent à recommander « la mise en place de modalités d’administration de la vaccination permettant d’atteindre un pourcentage élevé de jeunes filles ».

L’analyse détaillée de ce rapport nous indique pourtant que la vaccination contre les HPV avec le Gardasil ne repose que sur un faible niveau de preuve scientifique ou bien des présomptions scientifiques, jamais sur des preuve scientifique établies.

Je m’explique. Les auteurs classent les preuves scientifiques (la littérature donc) en trois niveaux :

  • Le Grade A, le plus élevé et qui représente une preuve scientifique établie ;
  • Le Grade B, qui ne représente que des présomptions scientifiques ;
  • Le Grade C, le plus faible et qui représente un faible niveau de preuve scientifique.

Ainsi, les auteurs du rapport définissent l’efficacité vaccinale du Gardasil sur l’incidence des condylomes et des lésions précancéreuses comme étant de grade B (des présomptions scientifiques donc).

Les preuves scientifiques pour l’immunité de groupe, souvent mise en avant dans l’utilisation des vaccins, ne sont que de grade B et C. L’innocuité du vaccin ne reposerait également que sur des présomptions scientifiques, de grade B donc.

Je vous épargne bien entendu mes nombreuses analyses des liens d’intérêts des membres de ces comités et de l’HCSP en général, mais vous n’êtes pas sans savoir que 26 membres sur 47 présentaient des liens financiers ou moraux avec les fabricants des vaccins HPV lors de la rédaction du rapport, et in fine, recommandant la vaccination.

L’effet pervers des souches ciblées

Il y a un point important que vous devez également connaître, et qui n’est ignoré d’aucun professionnel de la santé, c’est le phénomène de substitution ou déplacement écologique des souches des virus.

Le vaccin agit contre des souches précises (16 et 18 pour le Gardasil bivalent), laissant ainsi possiblement l’espace disponible pour d’autres souches, et notamment celles hautement cancérigènes, pour lesquelles le patient n’est pas protégé.

Cette perturbation dans la pression de sélection des virus, qui est largement connu dans la sphère d’infectiologie (et notamment avec le cas du Prevenar pour les pneumocoques), peut entraîner l’augmentation de lésions précancéreuses à cause d’autres souches non ciblées par les vaccins.

L’improbable procédure d’autorisation de mise sur le marché du Gardasil

Pour bien comprendre les enjeux de cette vaccination, mais surtout les limites et les doutes qui planent à l’encontre de ce vaccin, il est important que je vous parle, même brièvement, de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) accordée par la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis, pour le Gardasil.

La FDA est l’équivalent de l’Ansm en France, et c’est elle qui évalue les essais cliniques, l’efficacité, et les risques d’un futur produit de santé, donnant ultimement la fameuse AMM, avec les populations cibles.

Mais le Gardasil est passé outre les voies habituelles, et rigoureuses, de l’évaluation scientifique puisqu’il a bénéficié d’une étonnante procédure, fast-track, ou procédure accélérée d’évaluation en vue d’obtenir une AMM.

Cette procédure accélérée doit servir à mettre sur le marché des traitements qui (1) concernent des maladies graves qui mettent en jeu le pronostic vital des malades ou (2) qui représentent la seule alternative aux soins.

A l’époque de la prise de décision de la FDA, le cancer du col de l’utérus bénéficiait bien entendu d’une méthode performante, les frottis cervico-vaginaux, et le long développement du cancer permet d’agir à différents stades pour notamment traiter les lésions précancéreuses.

Autrement dit, le Gardasil n’avait vraisemblablement aucune raison de bénéficier de cette mesure exceptionnelle, lui permettant de mener ces essais cliniques un peu comme il le souhaite et même d’éluder les demandes de la FDA.

Ainsi, on apprend par les analyses du docteur Marc Girard, spécialiste de ce sujet, que le laboratoire « n’a même pas eu à cœur de fournir aux autorités les évaluations rétrospectives qui […] avaient conditionné la faveur d’une procédure accélérée. ». Le Dr Girard n’hésite pas à parler d’un « scandale » pour un « tel passe-droit ».

Même son de cloche du côté du docteur Michal-Teitelbaum, qui nous parle du « pêché originel du Gardasil » à propos de la procédure accélérée de mise sur le marché, et nous précisant « qu’exposer à très grande échelle des individus à un vaccin ou médicament n’ayant pas démontré des bénéfices sur des critères pertinents va à l’encontre de tous les principes éthiques ».

Selon l’analyse pointilleuse du docteur, les experts de la FDA proposait que le laboratoire réalise le suivi après l’AMM de toutes les jeunes filles vaccinées et non vaccinées, afin de comparer l’incidence sur du long terme des cancers du col de l’utérus.

Autrement dit, la FDA demande au fabricant du Gardasil de vérifier sur les populations vaccinées si l’efficacité est bien au rendez-vous. Malheureusement, et comme nous le précise le docteur Michal-Teiteilbaum, « une fois l’autorisation de commercialiser en poche, le laboratoire Merck s’est empressé de vacciner toutes les jeunes filles du groupe contrôle de l’essai clinique (groupe non vacciné) rendant ainsi impossible une telle étude. »

Pour rappel, une telle procédure avait également été accordé aux vaccins anti-H1N1, avec toute l’efficacité que l’on connait *ironie*.

Faut-il alors faire vacciner votre fille avec le Gardasil ?

La réponse à cette question n’est pas tranchée, et nécessite des questionnements légitimes. Avant de faire vacciner votre fille, ou de refuser catégoriquement la vaccination sans information complémentaire, vous devez questionner votre médecin traitant sur ce sujet.

  • Votre fille est à risque ?
  • Est-elle sensibilisée aux infections aux papillomavirus humain ?
  • Sait-elle, et vous également, que la très grande majorité des infections sont asymptomatiques et se résorbent naturellement ?
  • Est-elle sensibilisée aux frottis cervico-vaginaux, et à l’importance de les réaliser régulièrement tous les 3 ans à partir de 20 ans (la méthode aujourd’hui la plus efficace dans la prévention du cancer du col).
  • Est-elle bien consciente des risques, par rapport aux bénéfices encore non démontrés, et aux conditions d’autorisations de mise sur le marché moralement et scientifiquement douteuses ?

Clairement la situation néo-calédonienne est particulière. Parmi les principales victimes du cancer du col nous retrouvons les mélanésiennes qui doivent le moins adhérer à la politique de dépistage du cancer du col par frottis. Les chiffres sont pourtant clairs : un cancer sur deux n’a jamais fait l’objet d’un dépistage par frottis.

Les européennes et les polynésiennes, et plus généralement toutes les femmes résidant dans la province sud et dans les îles ne devraient pas être sujettes à la vaccination systématique contre les HPV.

La politique de santé publique des autorités sanitaires calédoniennes devraient ainsi se concentrer sur cette population à risque, les mélanésiennes de la province nord, qui, à priori, réalisent le moins de frottis. Les autorités sanitaires devraient donc inciter la réalisation rigoureuse des frottis, et notamment tous 3 ans, par le biais d’affichages, campagnes de sensibilisations, de courrier, d’émissions radiophoniques ou par le biais de publicités ciblées par exemple.

Dans le cas des familles qui seraient dans l’impossibilité de réaliser ce suivi médical important, la vaccination pourrait être une alternative. Rappelez-vous que malgré la réalisation de ce vaccin, et même pour les populations qui présentent un faible risque (i.e. européenne en province sud), les frottis doivent tout de même être impérativement réalisés selon le même schéma temporel.

Finalement, j’invite fortement les autorités sanitaires à communiquer de manière plus neutre et objective sur la délicate question de la vaccination contre le cancer du col. Il n’est pas raisonnable, selon moi, de bombarder les citoyens d’informations tendancieuses en se protégeant derrière le célèbre … « pour plus d’information, demandez conseil à votre médecin ».

De nombreux médecins, et professionnels de la santé, réputés indépendants et mesurés dans leurs propos, notamment sur les bénéfices et les risques de la vaccination, ne recommandent pas cette vaccination contre les HPV. Trop d’incertitude demeure, trop de négligences de la part des fabricants et des autorités sanitaires, pour un vaccin hors de prix et entièrement pris en charge par la lourdement déficitaire, et endettée, assurance maladie.


Note et références

** Le vaccin Gardasil contient également deux autres souches (6 et 11) qui entraînent des verrues génitales et des condylomes.
[1] selon l’article 35 du Code de déontologie médicale – Information du patient – https://www.conseil-national.medecin.fr/article/article-35-information-du-malade-259
[2] ASS-NC rapport d’activité 2014
[3] Epidémiologie nationale du cancer du col de l’utérus – Données essentielles – http://lesdonnees.e-cancer.fr/les-fiches-de-synthese/1-types-cancer/13-cancer-col-uterus/12-epidemiologie-nationale-cancer-col-uterus-essentiel.html
[4] McCredie, M. R., Sharples, K. J., Paul, C., Baranyai, J., Medley, G., Jones, R. W., & Skegg, D. C. (2008). Natural history of cervical neoplasia and risk of invasive cancer in women with cervical intraepithelial neoplasia 3: a retrospective cohort study. The lancet oncology, 9(5), 425-434.
[5] Östör, A. G. (1993). Natural history of cervical intraepithelial neoplasia: a critical review. International Journal of Gynecological Pathology, 12(2), 186.

25 Commentaires

  1. Anais

    Tout est dit.
    Merci Jérémy Anso.
    Le problème est que beaucoup de gens pensent que vaccination = protection et ne voient pas plus loin. Malheureusement…

  2. JBV

    Merci pour cet article très précis.

    Je pense que la meilleure méthode pour prévenir efficacement le cancer du col de l’utérus est la même que pour les autres cancers : une vie et une alimentation saine, bien avant les frottis.

    Dans ton graphique de 2014, tu pars de 10 000 femmes pour ensuite parler de pourcentage. Pourquoi alors introduire un nombre fixe de 10 000 ?

    1. loz

      lol, en espérant que votre fille de 16 ans fasse un choix de ‘vie saine’ ;)

      1. JBV

        Pas seulement à 16 ans, justement…

  3. nathalie lepori

    Bonjour, je suis peut être un hors sujet, dans ce cas, ignorez mon commentaire. Je ne sais plus quoi penser, j’ai un bébé de 13 mois, et les médecins me mettent la pression pour le vaccin ROR, qui n’est pas obligatoire. Je suis tiraillée, j’ai les avis de pros et d’antis…, je n’arrive pas à trancher. J’ai l’impression que les preuves concernant les dangers des vaccins sont introuvables, et que les sites qui les décrient sont peu fiables.Je suis vos recherches et vos publications et sais qu’ici il n’y a pas de place pour le folklore, alors peut être aurais je un avis.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Bonjour Nathalie,

      Effectivement votre commentaire est hors sujet, mais soulève bien la problématique vaccinale: le manque d’information et le désarroi des parents pour prendre des choix et notamment pour les vaccins non obligatoires ou recommandés. Au lieu de chercher ci et là sur le net, je vous recommande chaudement de vous trouver des ouvrages pour vous faire votre propre avis. Je ne me risquerais pas à vous donner des conseils pour éviter tel ou tel vaccin.

      Je vous conseille les ouvrages suivant: « Qui aime bien, vaccine peu » ou bien « Faut-il faire vacciner son enfant » de Virginie Belle et Michal-Teitelbaum. Vous aurez absolument toutes les informations dans ces ouvrages pour prendre une décision éclairée, et vous verrais par vous-même que le ROR ne se justifie pas, sauf peut-être la rubéole si votre enfant est une fille, et cela uniquement à l’âge de la puberté. Au plaisir

    2. Anais

      Bonsoir Nathalie,
      Je suis médecin et jeune maman.
      Je me suis bcp documentée pendant ma grossesse sur les vaccins. J’étais « pour » les vaccins en général avant. Maintenant, je suis plutôt contre dans l’état actuel de l’épidémiologie locale et des vaccins disponibles sur le marché. Mon enfant n’est pas vacciné et je serais bien plus inquiète s’il l’était!
      C’est avant tout une conception de la santé. Il faut optimiser le terrain pour que l’enfant ait une immunité forte et ça n’est pas les vaccins qui vont faire ce travail (c’est même plutôt l’inverse je pense). Il faut aussi arrêter d’avoir peur de toutes les maladies, surtout quand il s’agit de maladies bénignes de la petite enfance qu’on veut nous faire passer pour graves…
      Si je devais vous conseiller, je vous dirais de ne pas faire vacciner votre enfant.
      Mais effectivement, la seule façon de se faire une idée c’est de s’informer, de réfléchir.
      Françoise Berthoud et Michel Georget sont à mon sens des valeurs sûres. Il y a aussi Bernard Guennebaud qui tient un site très intéressant. Je ne sais pas s’il donne des conseils mais c’est quelqu’un de très accessible et d’honnête.
      Bon courage, je compatis, c’est très dur de faire ce type de choix quand on est dans l’incertitude.

  4. loz

    Je ne comprends vraiment pas votre point de vue. Que vous expliquiez dans un autre article votre préférence pour l’allaitement, en dépit d’un ton ultra culpabilisant pour les mères qui font un autre choix, pourquoi pas. Mais le cancer du col de l’utérus tue. Si le vaccin, même imparfait, peut sauver la vie de serait-ce que de quelques personnes, pourquoi appeler à le boycotter ? Les risques ou effets secondaires existent pour tout traitement, mais ils me semble que face au fait de sauver des vie, mettre en avant ces hypothèses n’a aucun sens, enfin si, un sens criminel…

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Salut Loz,

      Merci pour ce commentaire :)

      Je vais répondre à tes deux points soulevés:

      1) l’allaitement maternel: malheureusement, c’est un mensonge éhonté que de dire que j’utilise un ton ultra culpabilisant. C’est même tout le contraire. Je prend soin dans mes articles qui traitent d’allaitement maternel de ne pas léser les mères qui ne peuvent pas allaiter ou qui ne le souhaitent pas. Je précise toujours dans ces articles là que je respecte les choix de n’importe qui en la matière, et qu’il vaut mieux donner un biberon avec du lait maternisé mais en être fier et heureuse, que de pester et de déprimer à vouloir donner le sein. C’est réellement mal me connaître Loz, ce n’est pas lire correctement mes articles, et plus grave, c’est me faire dire des choses que je ne dis pas. Lisez donc les commentaires des mamans par la suite, même celles qui n’allaitent pas, elles saluent la mesure dans mes propos et les « gants » que je prends pour éviter justement de faire culpabiliser les mamans, qui ne devraient pas l’être.

      2) la vaccination et c’est bien le sujet qui nous intéresse ici: Je comprend bien votre remarque et je l’accepte. En l’état, nous n’avons strictement aucune idée si le vaccin va effectivement sauver des vies. Il est également tout à fait probable que le vaccin cause des cancers supplémentaires par le jeu des niches vacantes en augmentant la prévalence cancéreuse d’autres souches HPV. C’est un fait majeur à prendre en compte. D’autre part, je suis bien conscient que le cancer du col, et les cancers d’une manière générale, est une épreuve difficile, qui peut conduire au drame ultime: la mort d’une personne et le deuil d’une famille. C’est dramatique. Toutefois, il faut raisonner à l’échelle de la population vaccinée: est-il raisonnable de faire courir un risque important, avec une efficacité non démontrée, à toutes les jeunes filles de développer des maladies auto-immunes, ou d’autres problèmes majeurs, pour sauver « quelques personnes ». Des personnes qui pourraient être sauvées par un dépistage (non invasif et qui n’implique pas la population entière sujette au vaccin).

      Au nom du principe de précaution, au nom de la déontologie médicale et scientifique, on ne peut pas réaliser des essais à l’échelle de la population pour vérifier si un vaccin, hypothétiquement efficace, réduit réellement l’apparition des cancers. Si les fabricants avaient réalisés une étude sur 20 ans, en démontrant clairement la diminution des cancers du col chez les filles vaccinées, alors mes conclusions seraient bien différentes, à n’en point douter. J’essaie d’émettre un avis le plus objectif possible en tenant compte des données disponibles. Ce n’est malheureusement pas de ma faut si ces vaccins sont émaillés de vices de procédures, de conflits d’intérêts et bénéficient d’une aura bénite par les professionnels de la santé, manifestement à tord.

      Je vous le demande, quand nous aurons dans 20 ans un possible scandale sur l’histoire des « vaccins HPV », qui seront les criminels ?

    2. JBV

      Je ne partage pas l’avis de loz mais lui balancer un « mensonge éhonté » EST culpabilisant pour le coup. C’est son ressenti, qui lui vient de sa propre histoire. Premièrement : « Mensonge éhonté » est un jugement qui peut, à nouveau, être mal vécu par la personne. Deuxièmement, s’il y avait effectivement une part de culpabilisation dans ton article, ne serais-tu pas le dernier à en avoir conscience ?

      1. Anais

        Ce site n’a pas pour vocation de faire de la psychologie il me semble?! Jérémy n’est pas là pour gérer les problèmes métaphysiques non assumés des gens. Il mène des investigations et nous en fait part et c’est tout à son honneur car il y a un énorme boulot derrière et beaucoup d’intelligence! Et en plus, c’est écrit sur un ton franchement sympathique.
        Si les gens culpabilisent pour un oui ou pour un non, c’est leur problème.
        L’allaitement maternel est la meilleure façon de nourrir un bébé, c’est une réalité biologique. Si certaines personnes ne peuvent pas l’entendre car elles culpabilisent, ça n’est pas du ressort de Jérémy (qui s’est déjà justifié je ne sais combien de fois en plus…).
        Chacun doit faire son chemin à son rythme, les dogmes ont la vie dure et toutes ces réactions sont très humaines mais stop avec cette histoire de discours culpabilisant dès qu’une idée qui dérange est énoncée…
        Tout ceci dit avec aucune animosité mais juste un peu de raz le bol!

        1. JBV

          Comprenez-moi bien Anaïs. Je trouve que Jérémy fait du très bon travail, nous offre des articles très poussés et passionnants ; j’ai eu plusieurs fois l’occasion de lui dire.

          Mais « pas de psychologie », c’est quelque chose que j’ai beaucoup entendu dans le milieu enseignant. « Je ne suis pas là pour faire de la psychologie », lorsqu’un professeur entendait parler des difficultés sociales, familiales ou cognitives d’un élève. Peut-être qu’un professeur ou un blogueur ne sont pas DES psychologues mais ignorer qu’ils ont dans leur public des êtres doués de psychologie, c’est prendre le risque de les blesser.

          Le sujet n’est pas facile et il est très facile de se tromper et encore plus d’en avoir « raz le bol », je suis d’accord. Dans le cas de loz, une approche frontale n’était certainement pas adaptée. La plus grosse erreur ayant pour conséquence d’accentuer les émotions de la personne concernée.

          1. Anais

            Nous sommes d’accord et j’admets que la dimension psychologique est importante quand on discute de sujets sensibles.
            Mais point trop n’en faut. Jérémy emploi déjà bcp de pincettes je trouve et prend le temps de répondre à chaque personne qui se sent offusquée.
            Il ne va pas se justifier à chaque fois qu’une personne interprète mal ou ne comprend tout simplement pas ses messages sur l’allaitement ou autres d’ailleurs.
            Les gens doivent aussi se débrouiller par moment. C’était tout ce que je voulais dire!

            1. JBV

              Bien. Dans tous les cas, nous sommes d’accord sur l’essentiel.

        2. Djouair

          Anais,

          Complètement d ‘accord avec vous et j ‘irais même plus loin car pour moi non seulement le lait maternel est le seul aliment qui soit adapté au nourisson mais je pense également que le fait d’utiliser des médicaments dans le but de faire tarir la lactation est contre nature donc pas sans conséquences pour la maman bien qu ‘a ma connaissance aucune recherche n ‘ai été faite dans ce sens…
          Bien sûr il en est tout autrement pour celles qui ne peuvent vraiment pas allaiter pour des raisons de santé.

  5. Thomas

    Je bouillonne…

    La psychologie, c’est clairement pour décrire la logique de l’esprit -souvent ses aspects non rationnels- *quand* il y a des problèmes.
    La psychologie est un *outil* utilisé pour apporter éclairages et des débuts de solutions à des gens en souffrance dans leur tête.

    @JBV
    Personne n’est « doué de psychologie ».
    La psychologie est un outil et non un état ou une caractéristique humaine ou un potentiel.

    À la lecture de vos commentaires, je suis sûr que le sens littéral de cette phrase n’est pas celui que vous souhaitiez véhiculer. Mais cette tournure de phrase est révélatrice. Votre exemple du prof plus encore.

    Personne n’a à tenir compte de la psychologie particulière de ses interlocuteurs.
    Et tout le monde a à respecter ses interlocuteurs comme des personnes pensantes, impliquées autant intellectuellement qu’émotionnellement, et aspirant à une moralité éclairée et digne.

    Et si une personne suit cette ligne directrice et qu’un de ses interlocuteurs lui reproche malgré tout de ne pas prendre en compte sa psychologie particulière, alors cet interlocuteur indique une préférence du personnel sur l’important.

    Et ça c’est très grave. Car cela signifie que l’interlocuteur estime qu’être respecté comme un être pensant et moral, doué d’un intellect et d’émotions (et ça tout être humain en dispose au contraire de la « psychologie »), tout ce respect donc est estimé… à n’être pas suffisant!

    Ceci est inacceptable.

    Jérémy a clairement suivi cette ligne directrice dans son article (et dans son site en entier).
    Quand Loz lui adresse le reproche d’un « ton ultra (!) culpabilisant », il/elle semble appeler à ce que Jérémy tienne compte des femmes qui n’allaitent pas. Mais en tenir compte comment? Mystère.

    L’expression « mensonge éhonté » est forte. Et probablement blessante. Le problème est qu’elle blesse avec efficacité car elle est détaillée et justifiée par la suite.

    JBV, c’est bien vu de montrer que cette expression « risque de blesser ». Mais je vous interpelle ici sur votre parti pris de facto (intentionnel ou non).

    Vous avez relevé l’expression « mensonge éhonté » de Jérémy mais pas celle de « ultra culpabilisant » de loz. Vous posez ensuite une question en mode… psychologie je dois dire à… Jérémy et non à loz! Il serait le dernier à avoir conscience d’être culpabilisant?

    Bon sang! Voilà donc pourquoi vous n’avez pas relevé que Jérémy a *déjà* répondu à ça: nombreuses sont les mères n’allaitant pas qui ont salué la qualité de son article à s’attacher aux idées et aux informations plutôt qu’à culpabiliser les gens.

    Il semble donc bien que la culpabilité ne soit pas du fait du discours de Jérémy sur les femmes n’allaitant pas et qu’elle relève plutôt de la situation particulière de *certaines* mères n’allaitant pas.

    Avez-vous relevé, au moins pour vous-même, que Loz ne se justifie pas dans son emploi d’une expression forte « risquant de blesser » avec son « ultra culpabilisant »? Par ailleurs, Jérémy emploie une expression forte *en réponse*; il n’a pas vraiment ouvert le bal. Ou bien si? Avec cet article sur le vaccin Gardasil peut-être?

    Je m’épanche beaucoup ici mais je suis très loin de faire un hors-sujet et je tiens à dire que Nathalie Lepori dans les commentaires plus haut a fait tout comme moi un hors-sujet spécifique mais un « plein-sujet » fondamental, comme le relève Jérémy lorsqu’il lui répond.

    Comme le fait remarquer Anaïs, si on délègue le boulot de l’immunité aux vaccins, les gens ne développeront probablement pas d’eux-mêmes une immunité forte. Après, toujours d’Anaïs, pour se faire une idée: réfléchir et s’informer. Car peut-être qu’un vaccin comblera une lacune dans nos immunités qu’on ne peut pas combler de nous-mêmes. Et en fonction de la maladie, de sa gravité et de la facilité de la contracter, peut-être qu’on peut bien accepter de subir les effets secondaires.

    Ici c’est pareil. « Plein-sujet » fondamental. Si on délègue le boulot à Jérémy de tenir compte d’un (probablement) petit nombre de personnes pour « correctement » enrober son discours et le présenter avec un luxe de précautions pour sans cesse rappeler qu’il ne cherche pas à offenser qui que ce soit ET alors qu’il traite les gens avec respect (intellectuel, émotionnel et moral), nous ne développerons pas de nous-mêmes la capacité à repousser la confusion entre le personnel et l’important, confusion qui se répand dans tellement de domaines de nos jours.

    Le personnel.
    Et l’important.

    C’est tout le fond de cet article sur le Gardasil où, pour une poignée de gens, on se lance dans une véritable croisade dont les conséquences positives et désirées ne sont que des « présomptions » et dont de nombreuses conséquences négatives et terriblement impactantes sont bien plus avérées. Une croisade car on demande à tout le monde de se lever et de guerroyer.

    Et c’est là aussi tout le fond de la culpabilité relevée par loz. Qui a bien vu dans son commentaire que loz parle de *toutes* les femmes qui n’allaitent pas? Alors qu’il y a des femmes dans ce cas qui ont été soulagées de ne pas se voir culpabilisées! La culpabilité relevé par loz, je pense que c’est celle des femmes qui n’allaitent pas et qui ont simplement regardé d’un côté leurs seins (option A) et le lait maternisé (option B) et ont ainsi fait leur choix tandis que Jérémy dit que derrière les seins, il y a les mères et il y a toujours eu les mères et c’est très adapté et blabla et que derrière le lait maternisé il y a ceci cela et blabla.

    D’où la culpabilité d’avoir fait un choix entre des options plutôt que d’avoir fait un choix pour des raisons.

    Il y a eu ainsi un mensonge éhonté de ma part plus haut. Je sais bien comment loz veut que Jérémy tienne compte des femmes qui n’allaitent pas (sous-entendu « et qui ont choisi entre des options »): qu’il se taise et ne montre pas qu’on puisse choisir pour des raisons. Comme ça on a la conscience tranquille pour choisir entre des options.

    J’exagère?

    @JVB
    Avez-vous seulement relevé la phrase suivante: « Si le vaccin, même imparfait, peut sauver la vie de serait-ce que de quelques personnes, pourquoi appeler à le boycotter ? »

    Parce que c’est moral de « sauver quelques personnes » (enfin, de *peut-être* les sauver) en sachant qu’il est fortement probable que beaucoup d’autres risquent de développer des problèmes alors que ces femmes n’en auraient jamais eu, ni ces effets secondaires, ni le cancer du col de l’utérus lui-même?

    Mais surtout, de toutes les expressions les plus fortes utilisées dans cette page web, avez-vous relevé la seule, l’unique, l’extrême et de très loin!

    => « un sens criminel… »

    JVB, j’en appelle à votre manifeste appréciation de la psychologie.
    Qui cherche à culpabiliser ici?

    Le comportement de loz est indécent et la perspective mise en avant immorale au final. Je sais à quoi m’en tenir et je crois que mon commentaire prouve bien que je suis en mesure d’y faire face.

    Le comportement de loz est un problème mais j’ai la solution.

    Votre comportement, JVB, est un vrai problème, bien ancré dans la confusion du personnel et de l’important, qui fait ainsi fi des bien plus nombreuses expressions culpabilisantes (et en outre insultantes) de loz jusqu’à ignorer l’accusation finale (un discours au sens criminel, pas moins!).

    Au final votre comportement semble légitimer au moins en partie le comportement de loz. Alors que le discours de loz est culpabilisant, insultant et gravement accusateur sans compter qu’il n’a aucun détail et aucune justification. Tout le contraire des -des!- discours de Jérémy.

    Je ne suis pas bien sûr que vous soyez d’accord avec Anaïs sur « l’essentiel » et j’en reviens ultimement à l’exemple de prof. J’ai été prof et je considère que ma mission en ce cas est de développer l’autonomie des élèves et même de faire en sorte qu’ils puissent eux-mêmes développer leur autonomie.

    Il me semble qu’à longueur d’article Jérémy s’inscrit parfaitement dans cette démarche et il me semble bien que pour loz, rapport au Gardasil, il n’y a même pas de choix (donc encore moins d’autonomie) car les alternatives flirtent avec le criminel.

    Or, rappelez-vous bien de la délégation, de notre immunité aux vaccins plutôt qu’à nos corps, ou ici de correctifs de discours (soi-disant) offensants que Jérémy devraient effectuer plutôt qu’un maintien intellectuel et moral digne de ce nom par ses lecteurs face à des comportements comme celui de loz.

    Lorsque vous avez choisi de questionner Jérémy plutôt que loz (et oui, il y avait un choix qui plus est un choix pour des raisons et non entre des options -mais je crois que l’option « loz » ne vous est de toute façon pas venue à l’esprit), je crois savoir où vous situez, pour le moment, dans cette délégation. Et de fait, cela a pour conséquence, même sans s’en rendre compte, de légitimer des comportements inadmissibles.

    Une lecture intéressante je pense (en anglais par contre): http://paulgraham.com/discover.html

    @Jérémy
    Deux mots: travail admirable.

    1. JBV

      Je vais être honnête ; je n’ai pas le courage de lire tout ça mais j’ai bien noté que vous bouillonniez.

      1. Thomas

        Euh… oui, c’est assez massif.

        Résumé:
        1. Personne n’a à prendre en compte la psychologie de ses interlocuteurs.
        2. Soit persuader, soit découvrir et comprendre.

        Jérémy écrit pour découvrir et comprendre.
        Il ne cherche pas à convaincre qui que ce soit.

        L’ASS-NC a écrit pour convaincre et ne cherche pas à informer qui que ce soit.

        Tout discours pour persuader cherche à plaire ou au moins à être consensuel.
        Mais il va donc alourdir et obscurcir la présentation des idées.

        Pire, si Jérémy retravaille ses articles ou ses réponses pour les rendre moins « blessants », cela signifie qu’il doit adopter des perspectives étrangères à son mode de fonctionnement, au sujet traité et au traitement excellent auquel nous sommes tous habitués sur Dur à avaler.

        Il va commencer à se mentir à lui-même.

        Tout cela pour éviter de heurter les conceptions erronées de certaines personnes. Ou « d’accentuer leurs émotions ».

        En tant que lecteur grand fan de Dur à avaler, « not on my watch ».

        Le comportement de Loz, il est facile d’y faire face tant son commentaire est extrême (le discours de l’article aurait un « sens criminel ») et sa position immorale (préférence du personnel sur l’important).

        En soi, pareil comportement couve en son sein sa propre perte.

        Le vôtre est moins évident à contrer dans la légitimité qu’il donne au comportement de Loz. Mais finalement je pense y être arriver sans écrire un pavé.

        1. JBV

          Bien. Comme nous ne risquons pas de tomber d’accord, j’en reste là pour ma part. :-)

          1. Thomas

            Merci de m’avoir lu! ^^

  6. Laurence

    Une nouvelle fois, je suis « ébahie » par le cynisme de Big Pharma…Alors que des forums de jeunes filles victimes du Gardasil fleurissent un peu partout dans le monde entier, alors que certains pays commencent à reculer et à ne plus le préconiser( le Japon entre autres). la majorité des médecins et les labos continuent à travailler main dans la main et à préconiser la vaccination! Ca me rend juste dingue, l’argument ressorti à chaque fois:  » non, non, on ne peut pas dire qu’il y a un lien de cause à effet entre le Gardasil et le fait que votre fille soit tombée soudainement malade » alors qu’elle était en pleine santé avant de se faire vacciner.
    C’est une bombe à retardement ce vaccin, peut-être le le prochain Mediator? mais quelles seront les conséquences pour les responsables quand le scandale sortira? Pas grand-chose ou si peu comparé à des milliers de vies brisées.J’ai envie de dire  » comme d’habitude ».

  7. Joe

    Bonjour,
    Je viens de voir cet article et je l’ai trouvé plutôt complet. Le seul bémol c’est que l’on devrait parler de facteur déclencheur par rapport au vaccin concernant les maladies déclarées après vaccination, je m’explique , ce ne sont pas les vaccins qui « donnent » ces maladies auto-immunes , mais ce sont les vaccins qui les déclenchent et que ça ne serait qu’un facteur supplémentaire ou le facteur de trop . Je suis victime des vaccinations de masses… Engerix… si cela vous parle. En 1996 , grosse campagne de vaccination chez les ados pour l’hépatite B . Et sclérose en plaques déclenchée dans les deux semaines qui on suivit… bref avant j’étais en très bonne santé… , je n’ai pas l’hépatite aujourd’hui c’est sûr mais peut on me jurer que c’est parce que j’ai été vaccinée???? … et en même temps il y avait quasi aucun risque que je l’a contracte…. je suis née dans les années 80 donc les années sida ou le préservatif était promu . Tout cela pour dire que oui ça à peut être protégés certaines populations à risque mais il n ‘y a aucun suivi et aucune étude des suites….bien que nous sommes aujourd’hui des milliers à avoir développés des pathologies à mon sens bien pire… handicap très lourd et qui ont aussi détruit des familles entière, bref je pense que chacun devrait plutôt voir la courses au profit les lobby pharmaceutiques. Bref après question psychologie ou pas et bien chacun à son libre arbitre et sa pleine conscience . Bonne continuation Jérémy et ça fait du bien de voir quelqu’un qui se penche sur ces questions , on se sent moins seul!!!

  8. canardtahiti

    j’ajoute que le gouvernement japonais a AUSSI supprimé le vaccin ROR depuis des années suite au millier de cas de bébé abimés pour la vie par ce vaccin.

    alors que le ROR est OBLIGATOIRE en NC! Les labos français sont en train de faire du dumping dans les térritoires outre-mer…car ils considèrent que les gens de Tahiti et de la NC sont « moins récalcitrants » que ceux de la métropole car très probablement moins bien informés!

    MERCI pour vos efforts ici! Merci de votre travail sérieux et bien-fondé !

  9. Sophia

    Bonjour,
    J’ai fait vacciner ma fille de 12 ans par Gardasil, il y a un mois. Il reste une injection à faire pour le rappel dans 5 mois. J’ai fait confiance à notre médecin de famille, sans avoir trop d’information sur le sujet à part la campagne favorable à la vaccination. Après avoir découvert toute la polémique (après coup), je pense que j’ai fait une erreur.

    Je pense maintenant que ma fille ne doit pas recevoir de rappel de ce vaccin car les effets secondaires (qui peuvent être résultat du cumul des substances si je comprends bien?) me font bien plus peur que les bienfaits éventuels du vaccin. Quelqu’un pourrait il me répondre, il y a t il maintenant un sens de ne pas faire le rappel ? Pourriez vous me donner votre avis s’il vous plait? Merci!

  10. canardtahiti

    vous ferez bien de ne pas continuer, il faut stopper…un bon homéopathe pourra vous aider à « drainer » son système du poison dans ce vaccin. Il faut garder la boite et même apporter la boite non-ouverte du vaccin non-servi. Car l’homéopathe PEUT en faire une dilution du vaccin afin de neutraliser le mal et drainer le poison qui est resté dans le foie et les reins de votre fille. bonne chance…

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