Comment faire son Potager…n’importe où ?

Pourquoi commencer un potager ?

Le coût de la vie, les pesticides utilisés dans presque toutes les cultures (même biologiques), l’expérience « nature », l’autosuffisance, la religion…

Peu importe les raisons, tout le monde devrait avoir un potager de fruits, de légumes, d’aromates ou d’épices.

Il existe une centaine de raisons rationnelles pour commencer son potager, et autant de raisons irrationnelles (la réincarnation ?)

Le problème est qu’aujourd’hui, tout le monde dépend de tout le monde pour manger et donc pour survivre. Une simple pénurie de votre marchand de « bouffe », une mauvaise récolte (j’exagère un peu), ou une catastrophe écologique (invasion biologique ou séisme, etc.) peut vous empêcher de manger (au moins ce que vous aviez l’habitude de manger).

Réaliser un potager chez soi, de tout et n’importe quoi, c’est une des attitudes les plus responsables, les plus admirables, courageuses et mine de rien, difficile que je connaisse (faire la guerre l’est aussi, mais je m’égard).

Par où commencer ?

Vous avez la motivation. Vous avez le temps. Vous avez l’argent (il en faut un peu, tout de même). Vous avez un peu de place. Très bien, par où on commence, késkonfé ? Si je puis dire.

De la même manière que l’article sur le régime paléolithique, je vais vous présenter toutes les possibilités pour commencer votre potager n’importe où, n’importe quand et pour n’importe quel budget.

Comment faire son potager n’importe où ?

Vous avez un appartement, avec ou sans balcon, une maison sans jardin, un petit rez-de-jardin dans un immeuble, ou un grand terrain rempli d’arbre ? Il y a une solution pour toutes les situations.

A votre disposition :

une maison, un grand terrain, des tuyaux d’arrosages.

 

C’est la situation idéale, la plus simple, celle qui vous permettra d’avoir (potentiellement) les plus grands potagers avec les meilleurs résultats.

Dans cette situation, repérer un carré de jardin (même deux, trois ou quatre !) sans couverture végétale pour un bon ensoleillement, labourez-le et plantez vos graines ou vos pieds déjà prêts. Oui, c’est aussi simple que ça. Il vous faudra bien entendu quelques outils pour vous faciliter la vie.

Les pièges classiques :

Ne faites pas votre potager trop loin de la maison, au risque qu’il soit oublié pour toujours ou que vous ayez « la flemme » de faire 50m (aller et retour) tous les jours pour vous en occuper.

Vous devrez être particulièrement vigilant aux différentes attaques des insectes sur vos plantes. Les escargots, chenilles, grillons, cigales, sauterelles, limaces et même les fourmis seront les ennemis jurés de votre potager.

Si vous ne voulez pas utiliser de pesticides, c’est plutôt le but, il existe des moyens de lutte biologique détaillé dans la suite de l’article, valable pour toutes les « situations ».

A votre disposition :

un carré de jardin dans un immeuble

 

C’est une situation plutôt commune, et répandue. Si vous êtes dans cette situation, vous pouvez préparer, comme précédemment, un bout de terre (peut-être plus petit) pour accueillir vos plantes.

Vous devrez faire attention au voisinage qui pourrait tenter de voler vos récoltes. N’affichez donc pas super ouvertement le début de votre potager et méfiez-vous lorsque les semaines de récoltes arrivent. Il n’est pas question d’être parano, mais bien vigilant.

Dernière remarque, méfiez-vous des voisins des étages qui peuvent jeter des mégots, des bouteilles ou même uriner dans votre jardin (c’est franchement possible). Dans ce cas-là, il faut agir en conséquence (non, rangez le calibre 12 !)

Vous aurez normalement moins affaire aux nuisibles, mais vous ne serez probablement pas épargnés par les classiques : escargots, sauterelles ou chenilles.

Dans la mesure où vos plantes seront plus proche de chez vous, vous devriez les voir souvent et surveillez très facilement leur état de santé.

A votre disposition :

un appartement avec ou sans balcon

 

Si vous êtes locataire (ou pas) d’un appartement, il est toujours possible d’avoir un petit potager à la hauteur du logis. Si vous disposez d’un balcon, c’est l’idéal pour entreposer quelques pots (poivrons, tomates, concombres, etc.), mais également pour installer des jardinières.

Dans cette situation, vous pouvez réellement faire un « balcon vert », un véritable potager miniature dans les limites de la surface disponible.

Si vous êtes dans le triste cas « sans balcon », vous pouvez tout de même installer des jardinières (si possible) au bord des fenêtres pour y installer vos plants favoris.

Même sans balcon, vous pouvez disposer vos pots dans la maison, au bord de la fenêtre pour recevoir les quelques heures d’ensoleillement.

Par contre, dans le cas extrême où votre appartement serait mal orienté et ne bénéficie d’aucun éclairage naturel vous pouvez utiliser des méthodes alternatives.

A votre disposition :

un appartement, sans balcon, sans soleil (et / ou sans fenêtre)

 

Sérieux ? Qu’est-ce que vous faites encore dedans ?!

Trêve de plaisanterie.

Si vous êtes dans cette situation, vous pouvez faire pousser vos plantes dans la maison avec des lumières artificielles (comme le ferait un cultivateur de cannabis, par exemple). Cette méthode nécessite un investissement et pourrais ne pas vous plaire.

Dans une moindre mesure, pourquoi ne pas faire « ami-ami » avec vos voisins qui, eux, possèdent un balcon et un jardin inexploité pour démarrer un potager ?

C’est ce qu’on pourrait appeler des jardins mutualisés et ce n’est pas plus mal. 4 personnes (2 couples, nous dirons) pour s’occuper d’un potager, c’est possiblement moins de perte, un meilleur entretien et plus de plants !

Comment traiter ou « soigner » votre potager ?

Cette liste n’est pas exhaustive, car je ne connais pas toutes les subtilités naturelles pour lutter contre les nuisibles.

Vous pouvez utiliser :

  • De la cendre : quand elle est sèche, elle empêche les limaces et les escargots de passer
  • De la bière : disposé dans une coupelle au milieu de votre potager, la bière attirera les limaces des environs et les noieras
  • De l’alcool : contre les pucerons ! Vous pouvez en avoir, pour cela il suffit de mettre quelques gouttes d’alcools sur les pucerons à l’aide d’un coton tige. Idéal pour les petites invasions.

11 Comments

  1. Maureen

    Ahahah! t’as oublié un facteur très très très important pour faire pousser dans un appartement sans balcon et sans lumière (mon cas): ne pas avoir de chat! sous peine de retrouver toutes les jeunes pousses dans sa gueule et toute la terre éparpillée sur le sol parce qu’il aura joué avec! :p

    1. Jérémy Anso

      Effectivement, les chats doivent être dressés au préalable ! ; )

  2. Cécile

    Très sympa cet article ! J’ai le mien depuis un peu plus de deux ans, il y a des trucs qui marchent mieux que d’autres (ça dépend du climat…).
    Dans les traitements naturels, il y a aussi le purin d’orties et sinon un autre conseil : respecter les indications sur les paquets de graines. Quand le paquet dit de laisser 1m pour les plants de courgette, il y a une raison…

  3. Ralph

    Chez moi je fais pousser en pots les plantes aromatiques et salades disposés sur une grande palette de bois surélevée. Les légumes (tomates, haricots) qui poussent à la verticale assez haut sont en terre. Mon chien Rocky lève la patte sur tous les contenants du jardin, LOL. Son profil ici http://www.dakinestaffords.com/home/index.php?option=com_content&view=article&id=16&Itemid=6&lang=fr

    Belle journée à tous

  4. Cuisinevgr

    xD Je suis dans le dernier cas : appartement, pas de balcon, rebords de fenêtre pas accessibles et peu lumineux.
    (Pourquoi j’y suis encore ? – Il est parfaitement situé pour le centre ville, notre travail et … nous n’avons pas de voisin :D).

    Donc en attendant j’ai quelques plantes aromatiques et de la salade près de la seule fenêtre disponible. Le manque de lumière n’est pas trop un soucis, si ce n’est que les plantes ne se développent pas droite, mais en direction de la fenêtre ;)

    1. Jérémy Anso

      haha ! Bon ben si t’es dans la dernière situation et que tu arrives tout de même à te débrouiller (salades et compangies) c’est excellent !
      Si en plus l’appart est bien situé, aucun problème ! On verra plus tard pour le carré de jardin ! ;)
      au plaisir.

  5. Laure

    Bonjour,
    Je voudrais cultiver quelques légumes (courgette, concombre, tomate cerise, pomme de terre si possible…) et je suis dans la situation appartement sans balcon avec un ensoleillement normal pour une ville au nord de Paris.

    Je voulais savoir si j’étais obligée de suivre le calendrier indiqué pour chaque légume, ou si je pouvais planter toute l’année ?

    Merci pour votre réponse

  6. elo elo

    super ! merci pour l’article, j’étais entrain de chercher comment faire un potager en appartement et je tombe sur le blog dur à avaler que je lis régulièrement ! Bien journée de repos, il pleut, je file pour commencer mon potager en appartement ^^ !
    ps : j’ai assisté au débat du film Les moissons du futur et Marie monique Robin nous a donné un conseil important : « faites des potagers, lancez-vous, relancez la terre sans pesticides ! »

  7. Moroka

    Bonjour,

    Je suis a appartement, j ai un grand balcon. J aimerais commencé un petit potager, j ai déjà de tomate. Est ce que je peux planter, poivrons, salades, fraises, bien que soyons deja au mois d’aout, ou c est trop tard??? Merci d avance

  8. Cote Cloture

    Super tous ces petits conseils ! Très intéressant votre article pour savoir faire son potager

  9. Esther

    Plein de bons conseils ! Pour ma mpart, j’ai testé cet été un mini potager bio en appartement, sur ma fenêtre à Paris, et ça marche ! J’ai écrit un article sur le site du Cri du zèbre, qui détaille la méthode et l’évolution du potager en photos sur 3 mois ! Et maintenant, je vais tester un potager d’hiver en appartement, avec culture de mâche et de champignons de Paris. Pour plus d’info, allez sur le Cri du Zèbre : http://www.lecriduzebre.org/

    A bientot !

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