Conseils en Nutrition: le Pire vient-il des Professionnels ?

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 (Ne m’en veut pas House, je t’aime quand même !)

J’ai l’habitude d’écrire régulièrement les critiques des articles en nutrition et en santé humaine quand je maîtrise le sujet, et quand les erreurs sont innommables [1, 2 et 3].

Tout récemment, j’ai publié une critique sur les bienfaits supposés d’un bon petit déjeuner avec du lait et des céréales. Ma critique s’adressait principalement à l’auteur du papier, Emma, une diététicienne professionnelle.

Heureusement pour moi, et malheureusement pour les diététiciens, mon article intitulé « les 9 bêtises d’une diététicienne sur le petit déjeuner » a très bien fonctionné. Tellement même, qu’il a remué une petite sphère française de diététicien.

Comment ai-je découvert ce groupe ? J’ai noté dans mes visites un flux nouveau de visiteurs venant d’un lien, le fameux forum de diététiciens.

Le forum en question est composé (selon leur règle) de diététiciens diplômés, et c’est avant tout par curiosité que je me suis inscrit pour découvrir de quoi il en retournait (même si honnêtement, je savais que la critique serait rude.)

J’ai donc découvert dans la catégorie « Actualités et culture en diététique » un post intitulé « encore un gourou de la nutrition ».

Les réactions déjà émises par les diététiciens et diététiciennes n’étaient pas méchantes, peut-être un peu taquines mais soit, on est bien dans un forum de diététiciens après tout ?

J’ai hésité un temps à laisser couler ce post et attendre sagement que les visiteurs (tous des diététiciens forcément) viennent réagir sur mon blog. Mais finalement, j’ai décidé de réagir pour créer un débat et qui sait, augmenter d’autant plus le trafic !

Je vous passe les détails de cette échange avec les membres du forum qui m’a valu la suppression de mon compte seulement 12h après sa création !

J’ai malgré tout appris beaucoup de chose sur le métier de diététicien, je me suis également renseigné et c’est pour cela que je vous propose un article qui définit clairement ce métier (et celui de nutritionniste), et j’énonce également les principales reproches des diététiciens faites aux non professionnels comme moi.

Les reproches faites aux gourous de la nutrition

De tous les arguments émis lors de mon échange sur le forum de diététicien il y en a un qui sort du lot : le contact avec les patients, inexistant chez nous.

Les gourous de la nutrition n’affrontent pas des patients

Force est de constater que c’est terriblement vrai. J’ai appris que les diététiciens affrontent au quotidien des jeunes ou des seniors, des handicapés, des diabétiques, des vieux têtus ou encore des jeunes insouciants.

Ajoutez à cela les différentes personnalités des patients, les conditions difficiles d’une consultation à l’hôpital, et l’état fragilisé d’une personne malade (obésité, diabète, problèmes cardiovasculaires) pour obtenir une recette explosive !

Le défi est donc de taille, et ce commentaire d’une diététicienne illustre la difficulté du travail :

« Savoir expliquer? Oui, sauf que les patients en face n’en ont rien à faire de nos explications scientifiques. Eux, ils veulent manger comme avant et son diabète, il n’en veut pas. Et il ne veut pas nous voir non plus. De l’autre le côté l’équipe soignante nous demande des résultats. Alors, on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a. »

Et moi, j’affronte qui ? Des patients ? Des internautes ? Des commentaires, des pixels ? Il est clair que la diffusion de l’information sur le web n’engage aucun affrontement humain réel, et aucun contact direct.

Mais est-ce pour autant plus facile et plus simple, pour nous les non professionnels ?

Pas si sûr. Si le message que l’on souhaite faire passer n’est pas clair, précis, ou correct alors aucun internaute ne lira notre article, et il sera oublié dans les méandres sans fin de la toile (et dieu sait qu’il y en a).

Pire encore, n’importe quel internaute peut à tout moment faire une recherche en parallèle afin de vérifier ce qu’il est en train de lire sur mon blog (ou un autre). Peut-on en faire autant chez le médecin, ou chez le diététicien qui émet un conseil en nutrition ? Je ne pense pas.

Personnellement, même si je ne suis pas diététicien, je suis quotidiennement en confrontation avec des « patients », mes amis, à propos de la nutrition et de la santé. La seule différence entre un professionnel et moi ? Je n’ai pas de salaire (bon d’accord, il y en a d’autres !).

Finalement, je dirais que le diététicien au contact des patients peut se faire attaquer sur des points aussi éloignés de la nutrition que l’apparence (noir ou blanc), les croyances (musulman, catholique, etc.), la gestion du stress (énervement, agacement), le timbre de la voix ou encore le sexe.

Si on pousse la réflexion, un diététicien peut mettre un échec une consultation par la mauvaise utilisation (inconsciente) de la communication non verbale de son corps.

Sur le net, l’information peut être totalement anonyme, et n’engage que les propos de l’auteur.

Dans cette situation, le lecteur est libre de lire l’information, de la vérifier, de l’accepter et au final, de l’appliquer. Attention, je ne dis pas que les diététiciens devraient tous commencer un blog pour améliorer les relations avec leurs patients, mais il y a des avantages comme des inconvénients.

Le deuxième reproche qui nous est adressé concerne le partage de l’information en nutrition, qui est une pratique complexe et délicate (en théorie)

Les gourous de la nutrition partagent une information incompréhensible

La nutrition c’est compliqué, c’est un fait. Pourtant rien n’est plus simple à faire que de manger ! C’est pour cette raison que le corps médical est pourvu de diététiciens afin de nous aider à mieux choisir nos aliments, satisfaire nos besoins en minéraux, en vitamines et au final, a aller mieux.

Etant donné que les blogueurs ne sont pas directement confrontés aux individus, la qualité de l’information peut être négligée, bâclée, ou alors trop poussée (voir le point précédent).

Il est vrai qu’il nous est techniquement impossible de savoir si nos visiteurs comprennent nos articles, et surtout si l’information les intéresses.

C’est pour cela que les commentaires, les partages sur les réseaux sociaux, la valorisation des articles par Google sont autant de preuves qui indiquent un article clair, agréable, et que l’information passe… mais sert-elle à quelque chose ?

Encore une fois, à travers les retours des internautes, et mes constatations personnelles dans mon entourage, je peux confirmer que certains articles informent parfaitement bien les internautes et participent à leur épanouissement personnel.

Aux yeux des diététiciens, l’information correcte peut être modifiée ou ignorée pour s’adapter à l’interlocuteur, au risque de transmettre une information erronée et potentiellement dangereuse.

Pour illustrer ces propos, nous allons débattre sur la notion d’index glycémique versus sucre lent et sucre rapide.

Sucre simple = sucre rapide ?

Ce débat illustre parfaitement la notion d’information complexe (l’index glycémique) mais correcte, avec une information plus simple (les sucres lents et rapides) mais incorrecte.

L’essence du débat est là : les sucre complexes peuvent être à tord classer comme sucre lent car l’organisme prend du temps pour les dégrader et les assimiler. A l’inverse, les sucres rapides sont immédiatement assimilés par l’organisme, et ils peuvent entraîner une forte élévation de la glycémie (ce qui est dangereux pour les diabétiques).

La notion d’index glycémique (IG) s’éloigne de la dichotomie « sucre rapide et lent » mais utilise la mesure réel de la glycémie après avoir ingéré les sucres. Avec cette notion, on se rend compte que certains produits, comme le pain blanc, bourré de sucre complexe donc lents, possède pourtant un IG très élevé d’environ 80 (sur 100). Ce qui est dangereux quotidiennement pour un diabétique.

Sur le forum, on peut retrouver des commentaires en faveur d’une information plus simple et compréhensible, même si elle n’est pas forcément correcte :

« Elle [la notion de sucre rapide et lent] permet cependant de mieux faire comprendre le devenir des glucides et leur impact sur la glycémie dans l’organisme à des personnes néophytes car notre profession nous amène à informer toutes les populations du très jeune enfant aux personnes âgées ou lors de stages de formation continue comme entre autre, des aides à domicile. »

Plus sérieux encore, car dans le milieu diabétique pour qui le contrôle de la glycémie est vital :

« Personnellement, j’ai été bénévole pour l’association des diabétiques, et la notion d’IG était difficile pour certaines personnes »

Rendez-vous bien compte de la délicatesse du discours. Même si la notion d’IG est plus complexe à comprendre et plus difficile à transmettre, oseriez-vous, en tant que non professionnel, induire en erreur des diabétiques à propos de cette notion qui est pourtant à l’origine même de leur maladie ?

Franchement, tout le monde à déjà du redoubler d’effort pour comprendre une notion inconnu et complexe, comme les fonctions affines, les intégrales, ou encore les cycles biogéochimique terrestres, et cela n’engageait pas notre santé.

Mais lorsqu’il s’agit de personne malade, des diabétiques en l’occurrence, ne faut-il pas redoubler d’effort pour faire comprendre cette notion d’IG, qui est ma foi, pas si complexe que ça ?

 Je vais donc vous poser le dilemme suivant :

Vous avez sous votre responsabilité un diabétique, un senior qui plus est. Durant toute son enfance, il a été nourris avec sa baguette de pain et il ne pourrait jamais s’en passer, crise de nerf oblige.

Pourtant, notre patient virtuel est bien diabétique (diabète sucré, de type 2) et en suivant la règle, simple, des sucres complexes = sucres lents = bon pour lui, il ne comprendra pas pourquoi le pain blanc pourtant composé à plus de 96% de sucres complexes lui sera interdit.

Malgré le fait que le pain blanc soit composé presque exclusivement de glucides complexes, l’IG de celui-ci est énorme (80 en moyenne pour rappel) et peu dangereusement augmenter sa glycémie.

Quelle notion lui expliqueriez-vous ?

Voilà pourquoi je ne suis pas d’accord avec ce type d’affirmation, extraite de ma discussion sur le forum des diététiciens :

« […] l’exercice d’information en masse n’est pas facile. Comme tous messages destinés au grand public, il doit être court et percutant. Et pour le coup paraître contradictoire, voire obsolète au vue des données scientifiques. »

« Nous, diet, nous les connaissons ces données scientifiques mais notre devoir n’est pas de faire de nos patients des nutritionnistes d’où les discours simplistes. C’est la 1er règle de la communication: s’adapter à notre interlocuteur même si ça demande quleques sacrfices comme laisser de côté les données scientifiques. »

« […] je travaille avec des patients pour qui la notion d’index glycémique est d’un niveau intellectuel bien trop élaboré pour eux. Alors, je reprends aussi cette obsolète classification des sucres en précisant les modifications apportées par la cuisson et l’accompagnement. […] »

Faut-il pour autant enseigner l’IG aux enfants ?

Non, pas obligatoirement. J’imagine que pour les enfants, il suffit simplement de leur présenter les aliments « bons » et « moins bon » pour la santé, et de corriger les éventuels dérives (bonbons, sucreries, excès de pain).

Par contre, des jeunes enfants peuvent montrer des signes précoces d’obésités et de problème de santé. Dans cette situation là, pourquoi ne pas tenter de parler de l’IG.

Pour être complet et alourdir encore plus ce billet, je me dois de parler d’un dernier reproche fait aux non professionnels (comme moi) par les diététiciens. C’est à propos de la compétence, de la formation et des diplômes.


Note: je détaille absolument toute cette histoire d’index glycémique, de sucre lent et de sucre rapide dans mon guide gratuit en téléchargement libre après inscription (gratuite évidemment).

Les gourous de la nutrition n’ont aucun diplôme

Oui, au risque d’en surprendre beaucoup, je n’ai personnellement aucun diplôme en diététique, en nutrition, en biologie de la digestion, en biologie vitaminique et maladie humaine. Rien.

Pourtant, je tiens un blog de santé où je parle beaucoup de nutrition et où je remets beaucoup de notions en question.

Je fonde ma connaissance sur la lecture de nombreux ouvrages papiers, des articles scientifiques, des articles sur les blogs, des conseils de médecins et tellement d’autres.

Toute cette connaissance n’est bien sûr pas officielle, n’ayant aucun diplôme en la matière.

Et voici, par exemple, la remarque d’un membre du forum à propos de mon background scolaire:

 » Non, apparemment Jérémy est doctorant en écologie. Et il se permet de parler de ce dont il ne connait pas « 

D’accord, mais les diététiciens, c’est quoi leur niveau de formation au juste ?

Tout un chacun peut devenir diététicien après obtention de son baccalauréat, moyennant 2 années d’études voire une 3ème dans certains cas.

Il existe donc en France des BTS spécialisés qui forme les futurs diététiciens. A priori, il est également possible de devenir diététicien grâce à un diplôme universitaire en génie biologique avec l’option diététique.

Un post-lycéen fraîchement diplômé, et d’à peine 17 ans peut donc en 2 ans devenir diététicien avant l’âge de 20 ans et rééquilibrer les régimes alimentaires des patients en mauvaise situation.

Notre tout jeune diététicien pourra donc travailler pour lui en libéral, où plutôt dans les collectivités comme les hôpitaux, les cantines scolaires, les dispensaires ou autres s’il le désire.

Si je vous raconte tout ça, c’est avant tout pour désacraliser le vieux diététicien qui possède une expérience unique en nutrition et qui promulgue les conseils les plus avisés, mais qui ne représente pas la totalité de ce corps médical (paramédicale ?), avec des plus jeunes, sans expérience, moins matures, et avec probablement moins d’assurance.

Malheureusement, je ne sais pas réellement de quoi est faite la formation en BTS diététicien, même si j’imagine que toute les notions de base (et c’est important) en nutrition doivent être enseignées. Je pense à la glycémie, l’interaction des aliments, la digestion, les intolérances, les glucides, les lipides, les apports caloriques, les besoins en minéraux et vitamines, que sais-je encore.

Le terme « nutritionniste » à travers les âges

On trouve bien souvent sur internet le terme « diététicien », ou « nutritionniste », ou « diététicien nutritionniste » et même « médecin nutritionniste ».

Mais ça veut dire quoi ? Qui fait quoi dans cette histoire ?

D’après l’article wikipédia sur les diététiciens, qui m’a été soufflé dans un commentaire, le terme de nutritionniste n’est pas contrôlé légalement. N’importe qui peut s’attribuer le titre de nutritionniste.

Autrement dit, un nutritionniste peut n’avoir aucun diplôme en nutrition, diététique ou alimentation. Vous apprendrez toutes les subtilités de ce terme sur l’article de wikipédia, mais pour l’heure, un médecin nutritionniste aurait suivi une formation supplémentaire en alimentation, alors qu’un diététicien nutritionniste utilise simplement ce terme pour… l’utiliser.

(PS: ce paragraphe a été modifié le 31/01/13)

La recherche scientifique chez les diététiciens

Un diététicien m’a dit ceci sur le forum spécialisé en diététique :

« Jeremy n’a qu’à bien se tenir car la nutrition et sa pratique sont bien plus compliqués que la lecture de quelques articles scientifiques épars… »

Ou encore cela :

« […] Il ne suffit pas seulement d’un bagage scientifique pour aborder la nutrition […] »

Je suis parfaitement d’accord avec ces propos, lire des articles scientifiques seuls ne sert techniquement à rien et n’apporte rien, sauf si cela sert un but plus élevé afin de délivrer l’information la plus juste possible.

Je prendrais l’exemple d’Emma, la diététicienne qui fustige quiconque de sauter le petit déjeuner au risque de tomber dans les pommes dans la matinée, de dévorer les pires snacks sucrés, de devenir obèse et au final de mourir d’un arrêt cardiaque (j’exagère à peine).

Comment peut-elle en être aussi sûre ? Facile ! Elle l’a lu dans un article scientifique où les chercheurs se sont rendu compte que les personnes qui ne prenaient pas de petit déjeuner étaient plus gros, avaient les pires comportements alimentaires et avaient plus de risques de faire un accident cardiovasculaire.

Est-ce qu’Emma s’est posé la question de la pertinence de ses conclusions ? Est-ce qu’Emma s’est posé la question de l’influence des sponsors dans ces études ?

Oui ou non, peu importe. La recherche scientifique est un outil majeur et fondamentale pour faire accepter une vérité ou un médicament, il est donc essentiel de savoir décrypter une étude, la critiquer et en trouver d’autres afin de se forger une nouvelle opinion, la bonne cette fois-ci.

Je finirais sur une note positive, le « débat » que j’ai pu avoir sur le forum des diététiciens m’a tout de même apporté beaucoup. J’ai effectivement mieux compris la réalité du travail au quotidien des professionnels de la santé. Dans cet article, je ne cherche pas querelle, je parle comme toujours des sujets qui me tiennent à coeur, et j’expose des faits.

Si vous avez des questions ou des remarques, posez-les maintenant ou jamais.

Jérémy.


Notes.

[1] Un Médecin conseille de manger une Baguette de Pain par jour: du Bon sens ou du Suicide ?

[2] 9 Bêtises d’une Diététicienne sur le Petit-Déjeuner

[3] Un exemple de petit déjeuner tonique ou énergétique à éviter. Encore une fois Doctissimo se fait remarquer avec un très mauvais article sur le petit déjeuner. Il propose un petit déjeuner dit tonique mais qui vous clouera plutôt au lit. Vous y découvrirez les nombreux conflits d’intérêts également.

110 Commentaires

  1. Antoine

    Tu n’as pas fini d’entendre des attaques sur ton absence de diplôme dans la discipline et ta non amateurisme. C’est toujours plus facile de s’attaquer à l’auteur de critiques déplaisantes qu’au bien fondé de ce qu’il écrit, ou de répondre objectivement des manques propres à un corps de métier.

    Les arguments « il se per­met de par­ler de ce dont il ne con­nait pas ”, « la nutri­tion et sa pra­tique sont bien plus com­pliqués que la lec­ture de quelques arti­cles sci­en­tifiques épars…  » ont été très utilisés contre Denise Minger, cette jeune femme qui pendant des mois a pris en duel l’auteur du « Rapport Campbell » (« The China study »), professeur de bio-chimie parfaitement diplômé, lui, et qui a fini par abandonner le débat. Ils feraient peut-être mieux de répondre du bien fondé ou non de tes critiques, que de recourir au simple argument d’autorité (en l’occurence le statut professionnel) pour défendre une cause.

    1. Antoine

      « ton amateurisme »

    2. Virtus Post Nummos

      Ce n’est pas tant un argument d’autorité qu’une attaque ad hominem, simple technique permettant d’esquiver de répondre aux questions de fond en disqualifiant leur auteur.

    3. Jérémy (Auteur de l'article)

      Tout à fait d’accord avec toi, car ils peuvent certainement me corriger sur des points techniques que je ne connais pas. Mais non, je n’ai pas l’impression que ce soit le mode opératoire !

  2. Sylvain

    Ah ! Voilà que cet article me parle un peu aussi (je me suis fait rabrouer sur le forum eugenol à propos des caries)

    Personnellement, je préfère me voir comme un amateur éclairé qui s’intéresse et s’interroge, met en balance quelques sources contradictoires, pas comme un spécialiste qui sait tout : ça tombe bien, je sais que c’est faux (je connais mes lacunes, je ne suis pas un crack en biologie, par exemple, c’est certain)

    Pour autant, doit-on « museler » les gens qui se sont intéressés à la nutrition via d’autres moyens que des cours magistraux ou des travaux dirigés ?

    On sait que de nombreux spécialistes (Willett, Krauss, etc.) sont à l’affut et leur avis se nuance de jour en jour sur certains sujets, ils ne sont certainement pas figés ad vitam aeternam dans des diplômes.

    Et les gourous, c’est les gens qui passent à la télé, vendent des bouquins de régime, de développement personnel (tu as compris qui lol), pas des bloggueurs qui synthétise leur pensée à un instant t sur leur temps de loisir – feraient mieux d’aller pécho de la belette – , ils ont plutôt une démarche didactique, je dirais même jusqu’à dire un « parcours initiatique ».

    Il est indispensable, et plutôt sain de se constituer en grains de sel. Pour faire réfléchir les gens, au moins ça, plutôt que de gober la vérité officielle. Et diététiciens/nutritionnistes ont reçu la vérité officielle, comme en d’autres temps on recevait l’onction sacrée. Un peu d’histoire de la nutrition montre que les discours ont changé, et qu’un peu d’humilité ne ferait pas de mal.

    Cela étant ils font un boulot que je respecte, et qui ne doit pas être évident.

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Ahhh, je vois très bien de qui tu parles Sylvain !

  3. laila

    Juste un petit mot pour nos chers diététiciens ( et j’en ai consulté…): si la solution à l’obésité était un ou une diététicienne, le problème aurait été éradiquée depuis bien longtemps. Nos chers professionnels ont un taux d’échec proche du 95% sur le long terme ( 3 à 5 ans). Ils peuvent se targuer de ce qu’ils veulent. S’ils étaient aussi efficaces, la sécurité sociale les rembourserait depuis belle lurette. Ca lui coûterait moins cher que tous les frais engendrés par l’obésité. Mais il faut croire que même nos gouvernements successifs ne croient pas trop en leurs « agents de la nutrition »…

    A bon entendeur.

    Et merci à Jérémy d’aller chercher un peu plus loin que le bout de son nez ( veuillez comprendre le PNNS et autres conneries.. »

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Salut Laila, et bienvenue. Ils sont intéressant tes chiffres sur le taux d’échec, et ils me font penser à ceux des régimes également.
      Je vais fouiner un peu sur cette piste
      Bonne continuation à toi !

    2. Donno

      Laila, visiblement tu n’as aucune idée du défi que représente l’obésité et la perte de poids en général.
      Tu sais, biologiquement, il suffit d’arrêter de manger suffisamment longtemps pour perdre du poids, c’est inéluctable. Le problème n’est donc pas biologique, il est psychologique.
      Le diététicien est là pour proposer des RATIONS alimentaires qui répondent au mieux aux besoins de chacun. Si le patient n’est pas enclin à appliquer ses conseils et n’est pas sérieux, même les conseils les plus avisés ne seront d’aucune utilité.

      L’obésité est avant tout, dans la majorité des cas, un problème d’origine émotionnelle. La diététique ne peut QUE compléter une approche en premier lieu psychologique.

  4. Cécile

    Salut !
    Très bien ton article, continue à nous exposer tes recherches. Perso je ne te vois pas comme un « gourou » de la nutrition : sur chaque sujet tu exposes tes lectures et tes conclusions, et à part dire aux autres d’arrêter le pain blanc, j’ai pas l’impression d’être dans une secte…

    Il y a autre chose que j’ajouterais, et qui est une différence fondamentale entre toi et le diététicien : a priori, celui qui vient lire ton blog vient de sa propre volonté. Il est donc sans doute plus réceptif à un cours sur la glycémie que le patient qui est forcé d’aller voir un diététicien parce qu’on vient de lui diagnostiquer un diabète de type 2.

    Perso, je ne connaissais rien aux index glycémiques, à la réaction d’insuline, ni même au gluten avant de tomber « par hasard » sur des blogs paléos (le blog de Mark). Eh bien vu la différence entre avec gluten / sans gluten et IG haut / IG bas, je me dis qu’heureusement qu’il y a des « amateurs éclairés » pour nous faire partager leurs recherches et conclusions.
    Je n’ai pas le temps de lire tous ces papiers scientifiques en plus de ceux que je lis pour mon propre boulot, alors merci de le faire pour moi ;-)

    Keep it up !

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Merci Cécile ! J’aime beaucoup le terme « d’amateur éclairé » ! A bientôt !
      big up !

      1. Sylvain

        copyright svp je l’ai sorti avant ! :p

        1. Jérémy (Auteur de l'article)

          J’ai l’impression qu’on a trouvé la dénomination commune de notre « profession » :p

  5. Virtus Post Nummos

    Dans les relations de toutes sortes, la confiance est primordiale. Ni le patient, ni le client n’ont le temps, la volonté ou les moyens de devenir expert sur le sujet qui les préoccupe, d’où l’importance d’avoir un référent qui nous connaît, qui connait notre dossier et en qui on sait que l’on peut avoir confiance car on les connait, ses diplômes, sa réputation et lui. Cette partie de la relation informant / informé, pourtant essentielle, manque dans le rapport entre l’auteur d’un blog et ses lecteurs.

    De plus, d’un point de vue oratoire et puisque qualité et quantité varient en sens inverse, transmettre une information fiable pour l’ensemble de ses lecteurs demande des capacités rédactionnelles considérables : il faut ainsi assouplir son discours, le rendre lisible et compréhensible au plus grand nombre, rester clair et toujours partir du principe qu’on s’adresse à des profanes. Inversement donc et pour la même information, le professionnel qui a affaire à un client à la fois aura plus de facilités à la transmettre, d’autant plus s’ils n’en sont pas à leur premier rendez-vous. Il aura ainsi plus de garanties que son client aura intégré l’information, qu’il agira en conséquence et sera, au final, satisfait. Ils le seront tous les deux.

    Rien de plus énervant après tout qu’un patient qui rentre chez lui après consultation et refuse finalement de prendre le médicament prescrit, parce qu’il a lu quelque part que…

    Le professionnel se rémunère là-dessus. Sans contrepartie, quelle garantie avons-nous que l’information obtenue est fiable ? Après tout, le blogueur lambda ne nous doit rien, à nous, pauvres lecteurs. Dégagé de toute responsabilité, notamment professionnelle, sur laquelle le lecteur ne peut se reposer, il nous échappe complètement. Au contraire, un professionnel rémunéré (même avec du retard), est tenu de nous conseiller, de nous aider. Bref, on a une prise sur lui dès lors qu’il y a contrepartie. Je doute que l’art du blogging en arrive un jour à ce point.

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Dans certains cas le blogging arrive pas loin de cet état pour ceux qui propose des « programmes minceurs » ou du coaching sportif par exemple. Même si légalement, j’imagine que rien ne protège l’internaute contrairement aux diagnostics d’une consultation médicale.

      Après parfois c’est compliqué avec les médecins qui n’osent pas se remettre en question et qui te mitrailles des pires conneries de l’industrie pharmaceutique. Et si tu oses critiquer ou l’ouvrir, j’imagine qu’ils te fustigent de ta non connaissance médicale et de ton ignardise pour avaler les absurdités et les rumeurs du net ! Mais je sais pas j’avoue, j’ai pas vu de médecin depuis longtemps.

  6. Fit&Care

    Bonjour Jeremy!

    Tout d’abord je tiens à te féliciter pour ta prise de recul. Ce que ne font pas les diététiciens sur le forum apparemment dès qu’ils se retrouvent bousculés dans leur confortables certitudes. Certitudes installées et solidement ancrées depuis des années. Pour beaucoup ils n’ont jamais tentés de savoir si ce qu’ils avaient appris avait évolué et tous les milieux professionnels sont comme ça. En clair, dur de trouver un BON. Autre aberration, ils n’ont aucune idée des exercices physiques propices à la perte de poids! J’aimerais bien entendre leur discours: « Abaissez votre consommation de craisses et faites du sport » heu… Ok.

    Je suis Personal Trainer et j’ai le soucis sinon le devoir de donner les meilleurs conseils, c’est à dire non pas les plus récents (certains sont idiots) mais les plus efficaces que je m’empresse de tester sur moi pour comprendre la difficulté que cela peut représenter au quotidien. Je doute très fortement que tous les diététiciens aient testés des régimes sans lait/sans gluten/ sans viande rouge/ sans pâtes, pain, céréales… Etc. Ça devrait être une évidence de tester ce qui est faisable! En l’occurrence je conseille une réduction progressive des glucides (pain, pates etc…) et une augmentation pas à pas de l’intensité physique. Ça passe tout seul! J’ai un exemple concret: réussir à faire un entraînement de Crossfit (le Filthy Fifthy) qui est une véritable horreur tant au niveau cardio que musculaire sans JAMAIS manger de pain, pâtes, riz etc. C’est faisable sans qu’il n’y ait aucun problème d’hypoglycémie! Quand je conseille mes clients sur les « sucres lents » je sais donc exactement de quoi je parle. Ils n’auront pas de chute d’energie si ils suivent mes conseils à la lettre. Résultat: ils se sentent plein d’énergie plus en forme et perdent du poids!!

    J’ai déjà fait lire quelques un de tes articles à une amie généraliste qui a trouvé des choses à redire mais qui considère que c’est un excellent blog. Que je publie sur FB. Continues comme ça!

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Ton planning de restructuration alimentation + augmentation de l’intensité et/ou fréquence de l’activité physique me semble super pertinent !

      Si en plus tu tests tout sur toi (comme je le fais bien souvent également) c’est vraiment du bon boulot !

      Merci pour ton commentaire très positif et bonne continuation à toi !

    2. Donno

      Bonjour Fit&Care,

      Tu dis douter du fait que les diététiciens aient une quelconque idée pratique de ce que représentent « leurs régimes ». Détrompe-toi ; l’une des tâches essentielles du diététicien est justement d’élaborer les menus les plus attrayants possible avec des ingrédients limités et/ou exclus. Un vrai casse-tête certes, mais c’est à ça précisément que nous sert notre formation !
      Donc oui, on sait très bien quelles sont les contraintes, puisque c’est notre lot quotidien que d’avoir à servir quelque chose de mangeable en dépit des restrictions.

      Je pense que pour toi un diététicien est forcément quelqu’un qui travaille en libéral dans son cabinet, ce qui est loin de la vérité. Les diets travaillent aussi en hôpital où ils élaborent les menus de tous les patients qui en ont besoin, et ils travaillent dans les cantines scolaires et d’entreprises où idem ils doivent faire des menus en tenant compte de toutes sortes de contraintes.

      1. Dakota

        Salut Donno, est ce que tu lis les articles avant de les commenter ;) Ce serait sans doute plus constructif, En tout cas, si les parutions scientifiques et différentes études sont lu comme ça, il ne faut pas s’étonner que les diététicien soit aussi incompétents… Sérieux, à part suivre des recommandations nutritionnelles ministérielles vous faites quoi ?
        Ce qui est servit dans les cantines scolaire et es hôpitaux, en plus d’être dégeux ou est l’équilibre ? Et pourquoi quand on traverse la manche soudainement un régime végétalien est adapté à tout âge de la vie et pour les femmes enceintes ?
        Je suis scandalisé.

  7. Thomas

    Très intéressant et ça se rapproche beaucoup de mes convictions.

    J’ai toujours fait une grosse différence entre les « amateurs passionnés » et les « professionnels », les premiers étant plus actifs dans la recherche de l’information et leur capacité à se remettre en cause.

    Pour avoir lu (le téléchargement c’est mal :) ) les cours par correspondance du DUT diététicien, c’est une vraie blague ou hypothèse 2, je viens de pluton car mon organisme ne fonctionne pas selon les mêmes mécanismes décrit.

    Actif sur un forum de musculation et de sport, adepte de la protéine en poudre et des vitamines C (3g par jour), si j’écoute mes différents médecins (sportif et généraliste), je devrais être dialysé à la limite du coma…

  8. vincent G

    Bonjour,

    Je viens de découvrir votre site et ses positions. Je suis diététicien depuis plus de 20 ans et je partage beaucoup de vos analyses ou positions ou plus exactement vos interrogations.
    Car depuis 20 ans je dois composer avec des « vérités scientifiques » présentées comme telles qui se contredisent régulièrement (avec des études bien documentées à chaque fois).
    Mais il est absolument vrai que les diététiciens-nutritionnistes furent formés pas les universités et par les professionnels (exerçant auprès de l’éducation nationale et/ou de la faculté de médecine ou de sciences) et ont naturellement relayés les positions « officielles » de ces facultés.
    A ce titre, je vous trouve un peu injuste de les présenter comme les seuls (ou presque) responsables.
    Attention également à ne pas mettre tous les professionnels dans le même panier, vous n’êtes pas le seul à lire, vous former, vous informer, compléter vos analyses etc…par des approches complémentaires ou des pistes plus novatrices (et tout cela depuis très longtemps pour certains diététiciens, qui, il est vrai, se sentent parfois très seuls, tant la puissance des lobbys agroalimentaires et médicaux régissent les conseils alimentaires en tous genres).

    Il est important également de faire très attention, sous le noble prétexte de changer d’angle de vue, de ne pas relayer des dogmes qui parfois sont pires que les précédents qu’ils souhaitent combattre.

    La diététique est un vaste sujet qui intéresse tout le monde et chacun à un avis sur la question ; motivé qui par une expérience, une lecture, qui par un conseil ou une prescription plus ou moins pertinente. Ce qui est vrai pour madame X à un instant T dans un contexte C ne sera probablement pas valable pour Monsieur Y dans un autre contexte. C’est vrai que du coup, le conseil standardisé ou la vérité universelle seront plus difficiles à affirmer et à colporter.

    Les diététiciens-nutritionnistes (c’est le terme officiel depuis quelques années) sont effectivement formés par deux filières (une universitaire DUT et une autre par l’éducation nationale c’est le BTS) dans les deux cas les enseignements sont saucissonnés en 2,4 années avec souvent plus de 40 heures de cours par semaine et des stages en entreprises et en hôpital sur leurs périodes de vacances scolaires. Donc, oui, la formation semble « légère » mais si on la compare à une formation universitaire classique… elle parait très dense.
    Le terme nutritionniste (tout court) n’est pas spécifique à une formation et encore moins à un niveau de compétence, il ne correspond en fait à rien. vous êtes soit : diététicien-nutritionniste, soit médecin-nutritionniste.
    En ce qui concerne les médecins nutritionnistes, il faut savoir que jusqu’à il y a quelques années, il ne correspondait qu’à des médecins ayant subit une formation en nutrition (quelques heures à quelques semaines) ou ayant une spécialité en rapport avec la nutrition (endocrinologue, gastro entérologue….). En ce qui concerne les médecins généralistes leur formation était dramatiquement inexistante en nutrition.

    Il faut également savoir que la formation de diététicien et son activité sont contrôlés et sont donc soumises aux politiques de santé, d’éducation…et donc à leurs lourdeurs et leurs manques de remise en cause rapide.

    En ce qui concerne les patients et le rapport patients/diététiciens : la psychologie fait gravement défaut dans le cursus, ce qui a pour conséquence quasi-systématique, le mauvais accompagnement du patient. Mais là encore…peu ou pas de professionnels disposant des compétences nutritionnelles et du « bagage psychologique ».

    Enfin le contexte général :
    envie d’immédiateté du patient (je suis gros faite moi maigrir pour le mois prochain, si je ne maigri pas c’est que j’ai la mauvaise approche…)
    Puissance de l’agroalimentaire proposant de plus en plus de produits, avec parfois de plus en plus de composés…douteux surtout quand ils sont consommés en grandes quantités.
    Dogmes et croyances (sans cesse renforcés par les « gourous ») : manger des aliments gras fait grossir, manger 5 fruits et légumes va nous faire mieux nous porter….
    Modes en tous genres tirées de lectures partielles ou inventées : généralisation de l’intolérance aux protéines du lait de vache (alors qu’il s’agit souvent d’un problème de digestion du lactose) etc…
    A ce titre les régimes restrictifs et notions miracles véhiculés par les gourous (type DUK…) sont également sources de dramatiques comportements et croyances alimentaires.

    Et je passe sur les pressions médiatiques, les lobbies des laboratoires, d’une partie d’une corps médical …. et le peu d’esprit critique de beaucoup de professionnels (diététiciens compris).

    Oui à la dénonciation des dogmes et contre vérités mais attention à ne pas les remplacer par d’autres surtout quand ils sont encore moins utiles (utilisation générique des index glycémiques par exemple…).

    Merci pour votre blog et j’espère vous lire longtemps et découvrir le plus souvent possible les sources biblio de vos positions

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Salut Vincent,

      Ton commentaire est impeccable, et je trouve qu’il complète plus que bien mon article d’humeur, si j’ose dire. Je ne pouvais pas en écrire davantage mais il est clair que je ne mets pas personnellement tous les diététiciens dans le même paniers. D’ailleurs, tu sembles faire partie d’une classe qui se renseigne plus que la moyenne, et certainement d’autres doivent suivre tes pas.

      En tout cas, tu pointes du doigts quelque chose d’intéressant. Des personnes sont formés pour devenir des professionnels de la santé qui devront aider pas mal de personnes à sortir de mauvais pas. Or, ces personnes reçoivent un enseignement qui n’est pas forcément complet, et pas forcément correct avec les dernières actualités scientifiques. On peut donc se poser la question, combien de diététicien perdrait leur temps à la fin de leur cursus à chercher des sources annexes, des données complémentaires et pourquoi pas remettre en question des acquis ?

      C’est franchement délicat. Si je sors de 2 voire 3 années de formation de nutrition, j’aimerais croire que je suis au top de la connaissance et que je vais conseiller le plus justement possible mes futurs patients.

      sauf qu’il y a un écart abyssal (j’ai l’impression) entre la réalité scientifique, les articles des blogs anglo-saxons et la formation des diététiciens. D’ailleurs, c’est super intéressant ce que tu me dis à propos de la formation inexistante en psychologie, et donc le travail avec le patient. Les diététiciens du forum en question dans l’article me ressortaient souvent qu’il faut beaucoup de connaissance de l’humain, des contacts, etc, etc. Mais en fait, ils ne sont pas plus formés que nous dans cette affaire.

      Après personnellement, j’ai un master en comportement animal et humain mais ce n’est pas pour autant que je me sens « armé » pour détendre un patient, le rassurer, le conseiller, et veiller à ce qu’il suive mes conseils.

      Je suis d’accord avec toi au niveau des dogmes qui pourraient remplacer d’autres et être bien pire. Il faut faire attention à ce que l’on raconte et peser, quelque part, le pour et le contre de son discours et de l’impact qu’il pourrait avoir. Je rebondis sur l’index glycémique qui n’est pas l’arme absolue pour comprendre les mécanismes du glucose, de la glycémie et des actions hormonales, certes. Mais si on le compare aux sucres lents et rapides, l’IG devient largement plus efficace, sérieux et sécurisant.

      Après, je suis en train d’écrire un article dessus, mais l’IG a des limites et ne doit pas être la réponse à toutes les questions bien évidemment. Sachant que la charge glycémique peut changer du tout au tout selon les aliments et que le lait possède un index insulinémique très élevé alors que les deux autres (IG et CG) sont plutôt faibles !

      En tout cas merci de ton commentaire, tu défends une position des plus respectable dans cette profession. Mais peut-être que tout est lié, tu as un site d’offre de service en diététique, tu dois donc être plus ouvert, et plus enclin à critiquer positivement les autres idées, et même ta profession.

      Merci d’être passé te à bientôt je l’espère.

    2. sophie L

      Je tiens simplement à vous remercier VINCENT G vous avez parfaitement résumé ma pensé!
      Ne pas généraliser, ne pas faire de conclusions hâtives et savoir qu’il y a toujours des diététiciens et diététiciennes qui ne s’arrêtent pas à ce qu’ils ont étudiés en université, s’informent quotidiennement, s’intéressent, s’ouvrent aux nouvelles pratiques etc ….
      ( et même les inexpérimentés qui sortent à peu de leur diplôme)!
      Pour ma part, j’ai terminé mes études il y a 3 ans, et j’ai repris cette année, pour compléter mon savoir, pour sans cesse évoluer! car évoluer, c’est s’adapter aux changements constants de la société !

  9. Romain de paléo-fit

    Bonjour à tous,

    Encore une fois, je te rejoins Jérémy ! Mais il est également vrai que tous les diététiciens ne sont pas des meneurs de propagande, certains sont excellents (très peu). Le problème, comme le souligne Vincent, c’est encore et toujours la propagande et le conditionnement de l’esprit qui fait la différence.

    Je vis sa au quotidien, des personnes qui se plaignent de grossir même avec leur super régime minceur weight watcher 20000 x + patati patata. Et quand on leur parle de diététique « intelligente » , elles sont paumées…

    Pour moi, c’est une question d’éducation ! D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi on n’apprends pas à manger à l’école, qui est pourtant le lieu où l’on est censé apprendre la vie ? Il faut corriger les aberrations:)

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Je pense qu’à l’école on apprend surtout à mal manger. J’en discutais avec des amis hier, mais avoir une alimentaiton équilibrée dépend de tellement de facteur: la famille (ouverte ou pas aux alternatives), les cas d’intolérances, le niveau d’étude (malheureusement qui rentre de plus en plus en compte), la personnalité des individus, l’évolution des goûts, etc, etc.

      Je pense qu’une famille aux menus variés et équilibrés peut instaurer une logique de découverte chez les enfants mais pas forcément entraîner des bons comportements une fois adulte. Personnellement, c’était tout l’inverse pour moi. Il y a aussi les rencontres qui jouent beaucoup et tout ce qu’on peut lire ou entendre. Bref, c’est souvent ceux qui s’informent.

  10. Mel de www.caloriepholie.com

    salut.

    C’est tellement vrai… c’est ce que je dénonce aussi dans mon blog : grâce à notre belle dietetique classique, qui prône le concept de « calories  » (calories in, calories out), que je suis tombée dans le cercle vicieux des regimes hypocaloriques et dans l’anorexie pendant 10 ans.

    J’en suis sortie il y a 3 ans bientôt, grâce à qui? Grâce à ces chers pro américains, toujours méga en avance sur nous, grâce à Herman Taller (Calories don’t count), Barry groves, Peter Attia, Gary Taubes, Jack kruse, Julia Ross, Mark (‘s daily apple), qui m’ont fait comprendre que tout ce que j’avais appris en dietetique tradi n’etait qu’un tissu de mensonges…
    J’ai commencé par un regime high Fat low carb, aujourd’hui je suis en mode paléo depuis plus de 2 ans, je suis bien, je me sens bien, alors que je mange tout ce qu’on nous interdit ici : viande rouge, beurre, huile de coco… et 0 cereales!! Bouh, pas bien !!

    Ah oui, au fait, je fais aussi du jeun intermittent : je saute le petit dej tous les jours. Suis je morte??
    Non, mais avant, grâce à vos conseils dietetiques, j’aurais pu l’être!!!

    Mel
    http://www.caloriepholie.com

    PS : je ramasse tous les mois vos anciennes patientes, obèses, ano ou boulimiques, qui sont au bout du rouleau à cause de vous!!

  11. Thomas

    Il me faut une grille de lecture pour comprendre les propos de Mel. Il y a plusieurs interprétations et le début, le milieu et le fin ne vont pas ensemble.

    1. Mel de www.caloriepholie.com

      Salut Thomas

      mes propos sont peut être confus. je me suis laissée emportée par ma plume!

      Ce que je veux dire, c’est qu’en suivant les bons conseils diététiques classiques basés sur les calories, le sport pour éliminer ect, m’ont conduit à limiter de plus en plus ma consommation de calories, à tomber dans la psychose du comptage des calories et du sport à tout prix. Je fuyais les graisses, démonisées, idem pour la viande, trop calorique, les feculents etc…

      Après des années de ce cercle vicieux de regimes à repetition, je suis tombée dans l’anorexie. Je me suis déglinguée l’intestin, devenue intolérante à pas mal d’aliments par la suite. Et quand je suis allée voir des diets pour des conseils alimentaires pour m’en sortir, on me préconisait de manger des feculents, des cereales type gluten, mais pas trop de graisses, une cuill à café par repas maxi. ET pas de beurre, hein, de la bonne margarine…

      Aucun ne m’a aidé.
      Je me suis tournée vers d’autres médecines, au bord du gouffre. Grâce à leur pédagogie, ces « gourous » américains que j’ai cité ont reussi à me persuader que, contrairement aux dires de nos diets français, il faut manger du gras, mais du bon gras, c’est vital pour notre survie. Idem pour les viandes, alors que les cereales ne sont pas necessaires…
      Pour guérir mon intestin trop poreux, j’ai suivi le regime GAPS, et acides aminés pour sortir de mon addiction (l’ano est considérée comme telle là bas).
      Puis, pour remettre mon corps d’aplomb, j’ai suivi un regime alimentaire High Fat Low carb, pour retrouver l’energie necessaire.
      Je passe les details suivants, tout est sur mon blog..

      Aujourd’hui, en mode paléo, je me fais prendre la tête par certains medecins ou diets, qui trouvent que c’est une aberration nutritionnelle : beaucoup de bonnes graisses, de proteines, pas de cereales, peu de sucre….. Alors même que je n’ai jamais été en meilleure santé physique et moral.

      J’espère que ce sera plus claire!

      Mel

  12. Thomas

    Merci pour ces précisions :

    « Non, mais avant, grâce à vos con­seils diete­tiques, j’aurais pu l’être!!!
    PS : je ramasse tous les mois vos anci­ennes patientes, obèses, ano ou boulim­iques, qui sont au bout du rouleau à cause de vous!! »

    Je ne comprenais pas vers qui étaient tournés ces reproches. On sent une grosse souffrance sur ton blog, souffrance que j’ai du mal à comprendre, n’ayant jamais eu de troubles alimentaires. HS fini désolé jérémy, un système de forum serait intéressant :)

    1. Mel de www.caloriepholie.com

      Ouf :)

      oui, un long parcours.. comme je suis persuadée que dans la vie, rien n’arrive par hasard, que chaque évènement à une conséquence, je me dévoue pour les victimes de régimes comme moi :)

      Bien à vous

      Mel

  13. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Mel:

    Effectivement c’est beaucoup plus clair, et une bonne partie de mon lectorat sait bien de quoi tu parles: gluten, excès de sucres, de céréales, etc. Ce sont les recommandations officielles qui sont en échecs. Ces recommendations que les professionnels de la santé reprennent en coeur, mais je ne les blâmes pas, c’est ce qu’ils apprennent.

    Tout comme toi, j’apprend beaucoup des auteurs américains vraiment précurseurs dans le domaine (comme d’habitude en fait). En tout cas félicitation à toi d’avoir pu remonter la pente qui m’avait l’air bien délicate. J’ai l’impression que tu prodigues de bon conseil, donc c’est un plus pour tous les insatisfaits du régime « classique ».

    @ Thomas: un forum ? oula, je vais y penser mais j’y connais tellement rien et faut voir si il y a de la demande ! je garde l’idée dans un coin.

  14. Doug

    Hé bien pour te répondre en essayant de faire bref…
    Je suis diététicienne et donc diplômée de ce BTS de Diététique.
    Il faut savoir que ce BTS connait un taux de reussite de moins de 25% par an et qu’il reste l’un des BTS les plus compliqué.
    En comparaison avec les autres pays, la France est le seul pays ou le titre de Diététicien s’obtiens aprés 2 ans d’études.. Pour exemple, au Canada le niveau requis est de 4 ans.
    Cela laisse entendre toute la difficulté de la charge de travail pour former des diétéiciens en si peu de temps! C’est pourquoi une réforme de ce diplôme est en prévision…
    Diplomée de Biochimie et ayant été enseignante pour ce BTS, je peux t’affirmer que le niveau de physiologie-biochimie est bien complet est assez poussé.
    Ensuite chaque diététicien travaille avec sa méthode suivant ses compétences et son experience professionnelle. Au même titre que vous pouvez trouver des medecins plus compétents que d’autres, vous trouverez des diététiciens de compétences, de recul et de visions differentes. Aussi, bon nombre de diététiciens se spécialisent et poussent davantage leur savoir!
    Maintenant, je trouve vraiment regrettable de rédiger un article aussi généraliste sur la profession de dieteticien en se basant uniquement sur le reflet d’un echange aussi peu concret avec des diététiciens membres d’un forum. Ce forum forte heureusement n’abritte pas tous les diététiciens diplômés de France.

  15. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Doug:

    Est-ce que le taux d’échec élevé signifie que la formation est difficile donc cela est meilleur pour le patient ? Je pense plutôt que le système français sélectionne par l’échec et même dans une banale licence de SVT, les taux d’échec seront énorme.

    Et d’ailleurs, même s’il était compliqué et plus que les autres, qu’est-ce que ça veut dire ? Le taux d’échec ne serait-il pas lié au taux d’abandon aussi ? En tout cas la question est intéressante.

    Le fait qu’il soit sur 2 ans au lieu de 4 pourrait aussi vouloir dire qu’il est trop court et qu’il manque certaines approches, notamment la relation avec le patient et donc l’approche comportementale et sociologie humaine…

    Pour l’article en lui-même, il est probablement un peu généraliste et je dois bien avouer que je connais pas formation de diététicien. Pourtant, ce forum présentait plus de 500 diététiciens à priori ce qui est bon échantillon pour prendre la « température ».

  16. Coach Poids Sante

    Jérémy

    C’est avec beaucoup de plaisirs et d’attention que je parcours tes articles. La qualité, le soucis d’indépendance et de transparence se basant sur des études scientifiques méritent l’attention des professionnels. Il a toujours été plus facile de dénigrer que d’apporter les preuves de son discours et les réactions rencontrées sont malheureusement classiques.

    Il persiste par rapport au diabète des croyances « obsolètes » avec la place des pseudo féculents riches en gluten et indispensables à chaque repas. Permets moi de confirmer la justesse de tes remarques au sujet du pain blanc, du gluten, des pâtes et la nécessité de prendre en compte l’index glycémique dans les choix. En partant du principe que les gens sont trop « C.. » pour comprendre, la connaissance progresse pas ou peu !

    Les propos de Doug sont sages. La compétence comme la bêtise se retrouvent partout. Le respect et la curiosité sont encore les meilleurs atouts d’un esprit scientifique.

    A propos, mon article sur le petit déjeuner devrait te plaire.
    http://www.coach-poids-sante.com/blogs-forza-persona/blog-coaching/regime-ptitdej-proteine

    Au sujet de l’obésité, aggravée en effet par les régimes, je crois qu’il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’un problème nutritionnel mais d’une gestion des émotions par la nourriture dans un contexte aggravé de sédentarité pour la grande majorité des sujets. C’est pour cela que la prise en charge nutritionnelle exclusive est aujourd’hui en échec !

    Je prends contact par mail avec toi pour discuter d’une collaboration
    Bonne soirée à tous

    Jean Philippe
    http://www.coach-poids-sante.com

  17. Doug

    @ Jérémy

    Le contenu de la formation est davantage difficile que celle ci s’effectue en 2 ans au lieu de 4 pour d’autres pays. Cela ne signifie pas que la formation n’est pas compléte en France mais que le niveau est assez élevé…
    500 membres adhérent à ce forum n’est qu’un échantillon comparé au nombre de diététiciens de France dont le nombre s’approche des 3000 il me semble bien.
    A savoir également que ce forum reçoit beaucoup de jeunes diplômés et que bons nombre de diététiciens approfondissent leurs connaissance par des spécialisation et n’ont pas forcemment le temps de se rendre sur ce genre de forum pour partager leur savoir.
    En comparaison, un médécin jaune diplômé peut débuter sa carriére à l’age de 27-28 ans et ce n’est pas pour autant qu’il ne sera pas compétent et que vous ne lui confierai pas votre santé!
    Je trouve quand même regrettable et frustrant de voir le dénigrement de la profession de diététicien qui reste pourtant indispensable et vraiment importante compte tenu de tous les problémes liés à l’alimentation qui ne cessent de croîtrent! Il serait vraiment préférable d’encourager les gens à se prendre en charge par des diététiciens nutritionniste compétents, plutôt que de rabaisser cette profession…

  18. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Doug:

    Tu soulèves dans ton dernier paragraphe l’essence même du débat. A quoi serve réellement les diététiciens ? Sont-ils réellement utile ? Sont-ils toujours de bons conseils ?

    Il est clair, et je te rejoins la dessus, que la société est obésogène et diabétogène pour beaucoup de personnes, trop même. Dans une logique vicieuse, le gouvernement s’est dit:

    « Comme plus personnes ne sait manger, on va créer un corps médical pour leur apprendre à manger « comme il faut » ».

    Au lieu de lutter contre l’environnement lui-même (qui est obésogène et diabétogène), les autorités de santé préfèrent s’en accommoder et forcer les gens de réapprendre à manger par le biais de professionnel.

    Lorsque l’on sait que ces mêmes professionnel (et je parle des médecins comme des diététiciens) ne connaissent pas tout sur tout, sont des hommes comme les autres c’est à dire influençable et manipulable par les lobby, et qu’ils peuvent parfois manquer d’esprit critique… la situation devient délicate.

    Après, l’objectif de l’article n’est pas ici de tuer la profession bien au contraire. Certaines personnes ont probablement pu être sauvé par l’intervention d’un diététicien compétent, d’autres moins. Ici, l’objectif est de se rendre compte que les « professionnels » n’ont pas la science infuse et qu’il ne faut pas boire leur parole sous pretexte d’un diplôme ou d’un titre.

    Chaque personne peut s’éduquer personnellement, avec l’aide de son entourage mais maintenant qu’il existe des professionnels pour cela… Et encore, honnêtement je suis gentil car j’ai sous la main des dizaines d’autres articles écrits par des diététiciens sur la toile qui regorge de bêtise. En gros, j’ai pas fini de critiquer, mais ça c’est valable dans tous les domaines, pour toutes les personnes et à tous les niveaux.

    Au risque de me répéter, ici l’objectif n’est pas de décrédibiliser les diéts, mais plutôt de les descendre de leur pied d’estale (qui n’était pas bien haut déjà, j’ose le penser).

  19. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Jean Philippe:

    Effectivement, ton article est pas mal et je conseille ce type de petit déjeuner à des copains qui mangent trop sucré.

    J’attend ton mail ! ; )

  20. Doug

    @ Jérémy

    Dans ce cas le monde n’a ni besoin de médécins, ni de psychologues, ni de coach sportifs, ni d’avocats… etc… puisqu’en se basant sur ton raisonnement tout le monde peut se cultiver par le biais de tels ou tels articles écrits par d’autres qui ne sont pas forcement qualifiés et compétents sur les dires qu’ils avanceront…et donc au final le monde n’a besoin de personne. Aussi, encore faut il que le monde souhaite se cultiver!…
    Tu n’es pas confronté au quotidien au metier de diététicien c’est pourquoi tu penses que cette profession est inutiule. Beaucoup de gens sont perdus face à toutes les informations débitées.
    La diététique est une science qui donc évolue au fil du temps et je suis d’accord sur le fait que personne, ni diététiciens, ni medecins, ni rédacteurs d’articles comme toi, ne peuvent savoir tout sur tout. Cependant, la recherche sur l’alimentation avance et il reste essentiel de se perfectionner. Bien heureusement nous sommes beaucoup de diét à suivrent des formations supplémentaires!
    Je suis egalement d’accord sur le fait qu’il existe de plus en plus de lobby et que le monde (et pas forcemment que les dieteticiens) se tournent par ce fait mais heureusement quelques uns d’entre nous ne suivent pas cette voie. (comme quoi il n’y a pas que des manipulés dans le monde des diets..)
    Je souligne également le fait qu’il est INDISPENSABLE de se renseigner sur le professionnel avant d’engager une eventuelle prise en charge et cela est valable pour n’importe quelle profession médicale ou paramédicale.
    Aussi, je ne pense pas que nous, diététiciens nous nous mettons sur un pieds d’estale mais juste forcés de se défendre et de se justifier constemment vis à vis d’articles tels que le tien.
    Je ne pense pas qu’ aucune autre profession paramédicale subisse constamment ce genre de remarque et pourtant bon nombre de profession (sans citer de noms) aurait matiére à se justifier davantage…

  21. Hélène

    Diététicienne nutritionniste aguerrie avec 34 ans d’expérience et mère d’un jeune diabétique, j’ai lu avec attention votre article et relève les erreurs suivantes (copié/collé) :

    – « sucre com­plexe donc lents, »
    – « un IG très élevé d’environ 80 (sur 100). Ce qui est dan­gereux quo­ti­di­en­nement pour un – diabétique ».
    – « cette notion qui est pour­tant à l’origine même de leur maladie »
    – « le nutri­tion­niste est un médecin »

    Vous avez encore du travail à faire….

  22. Doug

    Merci Hélène ;)

  23. cookye

    Jeremy,
    ton article reflète malheureusement le fait que tu n’a pas aucune idée de ce qu’est le métier de diététicien et c’est malheureux de donner un jugement sans connaitre de quoi on parle …
    Tous d’abord tu dis que tu ne sais pas ce que contient le programme du BTS diététique. Le référentiel de la formation est disponible en accès libre sur le net.
    D’autre part on ressent bien dans ton article que pour toi un(e) diététicien(ne) est une personne qui va se borner à chercher aveuglément à faire manger les personnes qu’il reçoit d’une certaine façon sans se pencher sur la personne en elle même ses habitudes alimentaire son ressenti … Et bien au contraire c’est la le centre de notre métier , de notre prise en charge l’adaptation au patient.
    Tu ne semble pas prendre conscience non plus de la largeur du champ d’action que nous puissions avoir . Nous ne sommes pas juste la pour « reequilibrer » l’alimentation de personnes bien portantes. La majorité de notre action se passe en etablissement de soins auprès de patients ayant des pathologies nécessitant une alimentation particulière et qui peut jouer sur leur pronostic vital.
    Donc non nous ne donnons pas des regimes sans gluten , sans sucre , sans sel à tout va mais la prescription de ceux ci sont vitaux dans la plupart des cas ( et sache qu’ils font en général partie d’une prescription médicale donc rédigée par un médecin spécialiste). Et de part ce fait nous sommes les 1ers interlocuteurs de ces patients qui voient malgré eux leur mode d’alimentation et par là souvent leur mode de vie changer. Nous sommes là pour les rassurer , les seconder afin qu’ils puissent prendre de nouveaux repères.
    Tu dis qu’on a surement pas du gouter à ce type de régime : et ba si justement cela fait partie notamment de notre formation .
    Enfin tu dis que tu n’a pas de diplome mais que tu lis les ouvrages les revues qui paraissent. Encore une fois nous ne sommes pas bornés à ce qu’on nous a appris durant notre formation. Nous somme conscient que la science de l’alimentation est en perpétuelle évolution et la formation continue en lisant les nouvelles études , en ce tenant au courant des nouvelles recherches font partie intégrantes de notre métier.
    Enfin bref comme le dit Hélène tu as encore du travail à faire et nous diététiciens nous avons encore malheureusement du travail a faire pour faire reconnaitre notre profession telle qu’elle est et des personnes comme toi ne nous aide vraiment pas.

  24. Sabine

    c’est juste parce que tu n es pas diététicien

    1. Sabine

      je reprends, si tu as été supprimé du forum de diet c’est juste parce que tu n es pas diététicien nutritionniste

  25. Floraline

    Allez j’y vais de mon petit com’.

    Je suis diet depuis 1986. J’ai exercé à l’hôpital et maintenant en libéral depuis 2006.

    Au fil de ces années j’ai vu notre profession malmenée, que ce soit en institution, en collectivité, en libéral et ça continue.

    J’ai aussi vu notre profession évoluer, heureusement car ma formation de base est complètement obsolète :)

    J’ai vu aussi des informations/désinformations en nutrition … tout va très vite et même les messages du Ministère de la santé sont parfois …… bref ….

    Personnellement, j’ai fait des formations complémentaires, DU en diététique supérieure, DU en troubles des conduites alimentaires et AEU en relaxation et sophrologie, formations avec un réseau addictions, ….. cette liste n’est pas un étalage de mes savoirs (avoir un diplôme ne veut d’ailleurs pas forcément dire que l’on est capable d’exercer et ce, quelle que soit la profession) mais simplement pour dire que nombreux diets se forment tout au long de leur carrière, se tiennent au courant des évolutions et complètent leur formation afin d’offrir une prise en charge globale à leurs patients.

    Le rôle d’un diet n’est pas de s’occuper uniquement de nutrition et de poids, mais aussi du moral, du sommeil, du bien-être de son patient, .. ce qui n’est pas vraiment enseigné dans les écoles.

    Donc ce qui est à revoir c’est la formation dispensée, la place que l’on donne au diet dans notre société, pour crédibiliser notre profession.
    Pour cela le Ministère de la Santé ferait mieux de faire « la chasse » aux vendeurs de rêves, qui eux font du tort aux diets. Reste certainement une histoire de gros sous avec les labos (pharmaceutiques et agro-alimentaires), les chaînes de régimes, les docteurs en tous genres. Et là, tu vois Jérémy les diets souffrent et ce n’est pas étonnant qu’ils montrent au créneau; OK ce n’est pas une excuse :)

    Mais si tu savais tout ce que l’on entend au quotidien que ce soit à l’hôpital, en libéral ! (mon médecin m’a dit, mon infirmière m’a dit, mon ostéo m’a dit, mon kiné m’a dit ……J’ai vu sur internet, j’ai lu dans tel magazine ….)

    Tiens par curiosité regarde dans les pages jaunes à la rubrique diététiciens : le titre est protégé et pourtant très souvent figurent dans cette rubrique des personnes non diplômées; si tu veux le savoir tu appelles la DASS du département concerné et tu demandes leur numéro ADELI, c’est un numéro d’enregistrement leur permettant d’exercer.
    Est ce qu’on voit ce genre de choses dans la rubrique « médecins », « kinés » ?? non.

    Et je ne pense pas que la sécu ne rembourse pas les consultations par faute de résultats, mais par faute de sous, et aussi par faute de « vision à long terme » : notre société veut tout tout de suite et quand on prend un patient en charge, la réussite ne se résume pas à un nombre de kilos perdus en quelques mois. La perte de poids, la nutrition c’est plus compliqué que ça.

    Bon allez je retourne à mes casseroles : ce soir c’est poulet rôti, gratin dauphinois à la crème hein sinon … beurk , fromages divers et variés et un petit verre de vin de bourgogne. Et si j’ai de la place je prendrai un dessert !

  26. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Hélène:

    -La notion de « sucre complexe = sucre lent » vient des diététiciens eux-mêmes, la preuve en est dans l’article.

    -A propos de l’index glycémique du pain blanc, il est évalué à 95 pour les diabétique selon des études indépendantes. Et à 78 par l’industrie du pain. La vérité est donc probablement entre les deux, ce qui nous rapproche malheureusement des 80.. Et encore je suis raisonnable^^.

    -Pour le reste, il est vrai que j’ai appris la dénomination exacte du métier qui est « diététicien nutritionniste ». Mais bon, on va dire que c’est pas la partie de la discussion la plus intéressante…

    @ Cookye:

    J’imagine bien que ce genre d’article ne vous aide vraiment pas ! Fort heureusement, et comme je l’imaginais, il existe des diététiciens très compétents et qui s’intéresse fortement à leur métier et à l’acquisition de nouvelles compétences via les formations.

    1. Hélène

      Effectivement, la notion complexe = lent a un peu plus de 100 ans, et elle est obsolète depuis plus de 20. La plupart des diététiciens, qui remettent à jour leurs connaissances chaque année, ne l’utilisent donc plus. Je ne l’ai jamais enseignée à mes étudiants, et je corrige à chaque fois qu’un patient l’évoque.
      Je ne conteste pas le chiffre donné pour l’IG du pain (il varie selon les sources mais c’est bien dans la fourchette, tout cela est donc parfaitement exact), seulement le fait que ce soit dangereux pour les diabétiques. Il faut simplement ne pas en manger n’importe quand, n’importe comment, et en n’importe quelle quantité. Cette adaptation fine est tout l’art du diététicien, en attendant que le diabétique lui-même ait suffisamment d’expérience pour adapter tout seul.
      Enfin bien entendu, cela n’a absolument rien à voir avec l’origine de la maladie

  27. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Hélène:

    Je te comprends bien. Le pain blanc n’est pas dangereux pour un diabétique s’il est raisonnable, n’en mange pas trop, accompagné de tel ou tel aliments… Mais ce raisonnement est valable pour n’importe quel aliment ?

    Après, le point extrême c’est d’interdire, et je suis plutôt d’avis de remplacer par quelque chose de moins à risque (comme du pain complet par exemple).

    Pour s’amuser un peu, si on extrapole sur un hypothétique patient qui a entendu que les sucres complexes étaient des sucres lents, donc pas mauvais pour lui. Il pourra peut être abuser des aliments à sucres lents, comme le riz, le pain, les pâtes ou les pommes de terre et peut être devenir diabétique.

    Certes, ce n’est pas la notion obsolète qui rend malade, mais elle peut être la cause en amont d’un comportement alimentaire dangereux qui pourrait le rendre diabétique.

    C’est un peu tiré par les cheveux, mais ce n’est pas impossible, loin de là.

    Pour englober Floraline dans la conversation, j’ai bien compris qu’il existait de nombreuses formations complémentaires pour être un peu plus au top de la nutrition et de la santé.. mais cela ne veut-il pas dire que la formation à la base est incomplète ? Trop courte ? Pourquoi ces formations complémentaires qui me paraissent si importante et judicieuse ne sont-elles pas enseigné directement avec les diététiciens ?

    1. Hélène

      Je pense que oui : je ne vois aucun aliment auquel ce ne serait pas extrapolable.
      La diététique ne connait pas les notions d’extrême, d’interdits… je n’arrive donc pas à te suivre.
      Ensuite le comportement alimentaire dangereux qui pourrait rendre diabétique ? Là aussi c’est bien « tiré par les cheveux ». Je ne vois pas comment un comportement alimentaire peut être à l’origine de ce type de maladie, et surtout s’il s’agit d’un choix d’aliments « inadéquat ». Rappelons que le diabète de type 1 n’a rien à voir avec les antécédents alimentaires. Pour le diabète de type 2, il y a un terrain (génétique), un déclencheur associé à un surpoids. Le contexte du surpoids est un apport alimentaire supérieur aux dépenses, avec probablement un dérèglement du pondérostat. On est bien loin d’un choix d’aliments mal conseillé….
      Pour la formation, comme tu le dis la formation « à la base est incomplète », car il s’agit d’une formation « de base ». Le jeune qui a réussi (très difficilement) à obtenir son diplôme de diététicien a juste été reconnu comme ayant des bases scientifiques suffisamment solides pour commencer à se former réellement dans les domaines où il souhaite être compétent. Pour l’instant ça ne va pas plus loin. Lorsque la réforme tant attendue aura enfin lieu, nous serons dans un cursus 3, 5, 7… et nous en reparlerons…

  28. Floraline

    Oui notre formation est incomplète et trop courte. Et effectivement une modification est envisagée mais je ne sais pas pour quand.

    Site de l’AFDN :
    http://www.afdn.org/formation-dietetique-france.html

    Et ce sont les diététiciens eux mêmes qui ont demandé ces changements.

    Il faudra des financements, du personnel, des heures de cours en plus, à l’heure où de leur côté les médecins essaient de « tirer la couverture » à eux : certains veulent faire de la nutrition en consultation généraliste, à l’heure où les pharmaciens organisent eux aussi des consults dans leurs officines…. Donc c’est un peu le flou, malheureusement, pour nous les diets et pour nos patients.

    Le souci c’est que tout le monde veut faire de la nutrition alors qu’on devrait se baser sur l’existant plutôt que de multiplier les interlocuteurs et simplement valoriser la profession avec une formation digne de ce nom.

  29. Plop

    Un nutritionniste n’est pas forcément médecin.
    Un médecin nutritionniste n’a pas forcément de formation liée à la nutrition.

    Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Di%C3%A9t%C3%A9ticien
    « Le terme de « Nutritionniste » est à l’origine d’une confusion pour l’ensemble de la population et même de la profession. Classiquement attribué aux médecins, ce terme n’est cependant pas protégé légalement et peut donc être utilisé par tout un chacun. »

    J’ai le plaisir de t’apprendre que tu es nutritionniste!
    Je pense qu’il serait bien de modifier cette partie de ton article pour ne pas participer à cette confusion.

  30. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Hélène:

    A propos des interdictions alimentaires ou des restrictions, j’ai une vision différente de la tienne. Je suis bien entendu d’accord que l’on peut manger à priori n’importe quel aliment si on respecte certaines limites. Mais dorénavant, le choix en supermarché est tellement énorme avec une telle dégradation de la qualité nutritionnelle qu’on rempli très vitre de « petite chose » qui n’apportent rien, si ce n’est des composés surdosés (je pense aux glucides) ou carrément toxique (l’aspartame entre autre.).

    A propos des diabètes, malheureusement la science a déjà prouvé que l’alimentation est un facteur aggravant même dans le cas du diabète de type 1. L’exemple du lait de vache est tout à fait révélateur.

    2 études ont prouvés que le risque de développer un diabète précoce de type 1 était fortement augmenter à cause de la whey protéine et de l’insuline bovine.

    (Vaarala O. et al. Removal of Bovine Insulin From Cow’s Milk Formula and Early Initiation of Beta-Cell Autoimmunity in the FINDIA Pilot Study. Arch Pediatr Adolesc Med. 2012 Mar 5.

    Finnish TRIGR Study Group. Dietary intervention in infancy and later signs of beta-cell autoimmunity. N Engl J Med. 2010 Nov 11;363(20):1900-8.)

    Pour ce qui est du diabète de type 2. Il est impossible de le limiter à la seule prédisposition génétique et aux surpoids. On peut parfaitement trouver des personnes non prédisposées et non obèses être diabétiques justement à cause de comportement alimentaire dangereux, très orientés sur les glucides avec une forte élévation de la glycémie. L’obésité peut-être une cause de surconsommation (excès de calories) mais heureusement pas uniquement (et c’est tout le malheur de l’hypothèse lipidique) mais bien aussi à cause d’une consommation trop forte de glucide (l’hypothèse glucidique).

    Après si je te suis bien, le jeune diplômé (qui apparemment en a chié à vous entendre) doit continuer de se former parce que sa formation est incomplète ? J’ai quand même l’impression qu’il y a un problème.

    @Plop:

    Oh merci pour cette info, effectivement je vais faire une update de l’article car c’est vraiment intéressant. Je me suis fait avoir par la dénomination (alors que je pensais avoir lu l’article de wiki). Bref, je suis nutritionniste merci !

    Je comprends mieux pourquoi les diététiciens ont effectivement repris ce terme, pour éviter de créer un clivage entre diététique et nutrition (qui reste fondamentalement la même chose).

    1. Hélène

      On rencontre aussi fort heureusement de grands consommateurs de sucreries qui ne deviendront jamais diabétiques. Des bébés (comme c’était le cas pour mon fils, DID comme son papy) deviennent diabétiques très tôt, voir à la naissance, sans jamais avoir consommé de lait de vache.
      Effectivement ta vision est différente de la mienne : tu as un discours de donneur de leçons et moralisateur qui n’est absolument pas le nôtre. Loin du « bien/pas bien », des gourous et ayatollahs médiatisés nous sommes à l’écoute, s’adaptant au mode de vie de chacun, sans interdits et sans jugement.
      La dieta, ancêtre de la diététique, dans la philosophie grecque ancienne, étudiait l’art de vivre, au sens large du terme. C’est beaucoup plus complet que la simple nutrition. Je te recommande les livres du professeur Trémolères, le grand papa de tous les diets.
      Oui il y a un problème concernant notre formation initiale. La réforme des études traîne parce que ça coûte cher. C’est pour ça que les jeunes en « chient » au long de deux années qui en valent 4, et qu’ensuite nous nous formons à nos frais tout au long de notre carrière. Bien sûr dans notre métier comme dans les autres il y a des mauvais. Moi qui approche de la fin de ma carrière j’ai rencontré principalement des collègues passionnés, à l’esprit de pionniers, qui font de grandes choses avec très peu de moyens, je m’en rends compte chaque année dans les congrès, et ça nous porte.

    2. Plop

      Je me permets poliment de te relancer.

      1. Jérémy (Auteur de l'article)

        Merci Plop. Je préfère poliment effectivement.

    3. Plop

      Au nom de la vérité merci!

      Je me permets de te donner un lien (en fait 2) qui pourrait t’intéresser et les gens du forum également (peut être le connais-tu déjà):
      – le site de l’Association de Diététique et Nutrition Critiques:
      http://www.adnc.asso.fr/
      – et son groupe facebook (tu pourras y trouver un petit commentaire sur ton article même si je dois dire qu’il n’est pas très intéressant):
      http://www.facebook.com/groups/250461285011204/

  31. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Hélène:

    Je me demandais si j’avais vraiment un discours « donneur de leçons » et « moralisateur ».. et en fait je pense que oui. Nous n’avons pas du tout les mêmes objectifs par rapport à nos « clients » comprendre lecteurs pour moi, et pas du tout les mêmes approches.

    il est vrai qu’une personne qui tombe sur mon blog s’est déjà posée des questions et attends des réponses. On est dans une démarche où ils ne sont pas forcés de venir me voir. Je peux donc me permettre de donner des leçons, peut-être sans réellement savoir, qui sait au final ?

    Même les dernières études scientifiques peuvent dire n’importe quoi, les gouvernement c’est pas mieux. Et les personnes réagissent bien mieux face aux ordres, aux restrictions.

    Est-ce que j’arriverais à faire passer un message si je disais: « mangez un peu de tout, dans les bonnes quantités, sans trop abuser ».

    Je pense que le résultat serait nul, zéro. Tout le monde le sait au final. Je pense qu’au-délà même d’informer les gens à travers mes articles, qui peuvent ne pas être 100% correct, j’espère donner l’envie d’en apprendre plus, de lire des livres de professionnels, d’expérimenter et de constater les améliorations.

    Je suis plutôt dans une situation de « déclencheur » ou de « prise de conscience » pour les internautes qui passe parfois par des articles critiques, peut-être agressif et encore, pour faire réagir et donner le déclic, pourquoi pas.

    @Plop:

    Merci pour ces infos complémentaires, toujours très intéressantes. A garder sous le coude.

    1. Hélène

      Là par contre, je suis 100 % OK avec toi :-)

  32. Schaeffer

    ce n’est pas le blog d’un gourou mais bien le blog d’un mégalo. Quel égo surdimensionné, quelle suffisance!

    Dernière une volonté d’objectivité scientifique et d’esprit critique ne se cache qu’un pseudo scientifique. J’ai un doctorat en nutrition et un doctorat en physiologie; ce que vous racontez manque de rigueur. Vous me faite penser à des gens comme Jean Seignalet…un discours très scientifique cachant un manque cruel de sérieux.

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Aïe !! Je me fais piquer par les diététiciens nutritionnistes, les professionnels de la santé et maintenant par la communauté scientifique en personne, représenté par un double docteur en nutrition et en physiologie !

      Zut ! Heureusement pour moi qui suit également une formation diplômante de doctorat, je sais rester humble et modeste quant au niveau de formation. Personnellement, être titulaire d’un doctorat n’implique absolument aucune connaissance PARFAITE, INDISPENSABLE, ou IDEALE, si ce n’est celle qui est utile pour rédiger une thèse et des articles scientfiques.

      Le terme « docteur en machin-bidule » ne berne que les néophyte, Schaeffer, malheureusement pour toi, je sais que cette « formation » ne t’apporte rien de plus, si ce n’est une capacité d’écrire des articles scientifiques.

      Par contre, Schaeffer, si tu as la moindre remarques sur mon manque de rigueur, j’attends avec impatience tes critiques sur les articles concernés, car je sais qu’en tant que chercheur tu as du faire une excellente bibliographie dessus et passer quelque nuit à chercher des articles ! (mais as-tu regardés les conflits d’intérêts ?!)

      D’ailleurs, je remercie ta tentative de ruiner mon image de « scientifique » que je ne cherche absolument pas à faire briller sur ce blog d’information. Mais est-ce parce que j’utilise des références scientifiques que je suis pour autant un scientifique ? Absolument pas ! Alors science ou pseudo-science ! Quand on voit ce que les chercheurs arrivent à publier et comment ils ont fait pour l’obtenir, je me dit qu’il n’y a pas vraiment de « science », de belle science.

      Car comme tu ne le sais pas, j’ai suivi beaucoup de chercheurs, j’ai vu des expériences, monté des protocoles, analysés des données et… publiés (ou bientôt!) et bien il n’y a rien d’exceptionnel, rien du tout, peau de balle et c’est parfois même d’une simplicité enfantine. Il faut juste du temps, et une certaine rigueur d’écriture (surtout de l’anglais).

      Finalement, merci d’avoir partagé avec nous ce commentaire très constructif, et sinon, tu fais quoi toi dans la vie pour améliorer les choses ? Tu publies ? (laisse moi rire…)

  33. Absolom

    Jeremy,
    Malheureusement vous manquez de manière flagrante de ce qu’on appelle l’experience. Effectivement dénigrer un(e) dieteticienne n’apporte a vos article qu’une sous valeure aspirant a masquer votre frustration quant à votre manque de culture … Et oui c’est comme la confiture … On appelle pas « clients » des personnes venant chercher conseils ou renseignement ou alors pensez vous nourrir vos lecteur avec des termes et conseils directifs indigestes ! Vous le dites tres bien vous même, vous ne connaissez rien du metier de diet , alors quand on ne sait pas on se tait au rosque de passer pour un… Je travaille avec des diets et peut-etre que si ils etaient remboursé comme vous dites plus de personnes pourraient savoir ce su’il se cache derriere ce metier qui est loin du fait de balancer des articles pompeux aux termes scientifiques qui ne servent qu’embelir votre manque insoutenable de culture ! Une personne auant besoin d’une dietetitien sera bien content qu’on lui parle comme si on etait fave a un professionel avisé et mieux q’un amateur avisé( qui teste un amateur) . Pour finir peut-etre pourriez vous aussi penser que le travail de soignant, oui une diet est un soignant , doit aussi se faire de maniere pluridisciplinaire alors pour exemple de l’obesité , le travail se fait en equipe ( medecin,psy,diet et j’en passe! Oh ! Tiens l’obesité n’est pas qu’un probleme alimentaire !!!!??? Sortez de chez vous et ouvrez les yeux comme vous ouvrez les yeux… Laissez rentrer un peu d’air ds ce cerveau manifestement en surchauffe a la recherche de phrase juste et bien ecrit… c’est bien d’avoir l’intelligence pour bien parler, encore faut-il en avoir assez pour savoir se taire

  34. Absolom

    et Puisque vous semblez etre aussi fort que vous le dites pourquoi n’en faites vous pas votre metier pour sauver ce monde, ou chirurgien pour mettre des anneaux gastriqe ou bypass pour au moins sauver tous les obeses…

  35. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Absolom :

    Ah… Normalement je ne devrais même pas répondre à des commentaires si négatifs et uniquement centrés sur ma personne et non sur les idées que j’ai développé. Je devrais laisser filer et rire des fautes de frappes, mais soit je vais tenter de te répondre avec le peu de culture que j’ai.

    Tiens, parlons-en de la Culture ! Mais de quelle culture parles-tu ? Celle avec un grand C ? Celle qui te sert à jouer à qui veut gagner des millions ? Celle qui te sert à marquer 58 points au scrabble ? Absolom, cette Culture là ne m’intéresse pas sur ce blog, elle n’a pas d’intérêt majeur. Ici, ce qui compte c’est de savoir les problématiques de nutrition, les allégations de santé, les mécanismes physiologiques mais également psychologiques.

    Mais revenons au débat, je ne sais pas à qui j’ai l’honneur de parler en terme professionnel mais j’ai comme l’impression que tu n’apprécies pas qu’on « attaque » le milieu professionnel médical, et que ce soit des diététiciens nutritionnistes, des médecins etc, etc. Heureusement que j’ai écrit cet article pour remettre, quelque part, les pendules à l’heure. Il est normal aujourd’hui de remettre tout en cause, et surtout le milieu professionnel tellement il est envahi d’absurdité, de conflits d’intérêts et parfois de bêtises.

    J’ai écrit effectivement une critique sur une diététicienne, mais aurais-je du me taire ? Aurais-je du laisser autant de bêtise proliférer sur le net sous la marque rassurante de « diététicienne professionnelle » ? Jamais de la vie. Heureusement pour le commun des mortels, la « culture » en nutrition est accessible à tous, et on peut facilement remettre en question les dires, et les allégations d’un professionnel.

    D’autant plus que je suis admirablement surpris de relire mon article et d’y voir que les diététiciens préfèrent parler d’une notion obsolète et dangereuse qui est les sucres lents et rapides au lieu de parler d’index, de charge glycémique ou d’index insulinémique pourquoi pas. Que faut-il choisir ? Des conseils directifs clairs, vérifiés et sûr pour la santé ou des avis simplistes, mais qui peuvent nuire à votre santé ?

    Chacun choisira et j’espère simplement que de plus en plus de personnes se poseront désormais la question: « est-il [le médecin ou le spécialiste en nutrition] de me dire des conneries ? » ou « Il est en train de dire des conneries » !

    Je pense que tu sera largement intéressé par les prochains articles, où ce sera le tour des médecin de prendre des coups de bâtons. Parce que oui, sur Dur à Avaler, on tape sur tout le monde et là où ça fait mal. Si la pilule ne passe pas, un doliprane et ça repart !

    Plus sérieusement, les anneaux gastriques…Comment n’y avais-je pas penser ! Et merci pour l’information, je dirais la prochaine fois au diététicien d’éviter d’écrire des articles pompeux, avec des termes scientifiques erronés et des conclusions ultra fausse !

  36. Prune

    site intéressant, mais dommage : bourré de fautes d’orthographe et de grammaire, c’est dur à lire…

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Prune,

      Merci pour ta remarque pour le blog, par contre, les fautes d’orthographes… Es-tu objectives ? Il se trouve que j’ai reçu des mails de félicitations pour les seules quelques petite fautes que je laisse passer. Ce n’est tout de même pas un blog où tu verra une erreur entre « et » et « est ». Il est bien plus facile de s’attaquer à mon orthographe ou grammaire qu’a mes idées. Alors je te prie, concentre toi sur les idées, les concepts et oublies innombrables fautes, selon toi.

      N’hésite pas à revenir ! A bientôt.

  37. Céline M.

    Jérémy ,
    je trouve votre blog remarquable , très fouillé et documenté pour un « vulgaire-non-professionnel » !!! Lol . Mais pour reprendre les super-critiques hyper-constructives, d’un probable excellent professionnel dans son domaine ( diététicien) d’ Absolom, ( le genre que j’ai malheureusement croisé sur ma route … ), quand on a eu à faire à des gens comme ça, on fini comme moi, à 160 Kg, et quoi qu’il en pense ou le dénigre, le by-pass a été mon seul recours pour redescendre à 70 Kg et avoir un bébé !

    Et je suis infirmière, donc j’en connais tout de même un rayon en matière de diététique et de nutrition, mais quand en consultation, j’y vais accompagnée par mon compagnon (certes pas mince non plus) mais c’est MOI, et SEULEMENT MOI qui consultais, et que la diet en face lui balance : « bon ben de toutes façons , vu votre poids, vous allez pouvoir faire le régime avec elle, ça va pas vous faire de mal » ! Je peux vous dire qu’il l’a pas bien pris du tout !

    Côté psychologie comme souligné un peu plus haut par quelqu’un d’autre, je suis d’accord = formation proche du degré zéro absolu : la preuve !!!

    Évidemment, elle ne nous a jamais revus . Et désolée pour Absolom mais le by-pass a été bien plus efficace que tous les régimes à la con des divers diététiciens consultés !!! Et commencez par arrêter de nous envoyer à la figure de façon systématique que c’est de notre faute « qu’on a qu’à arrêter de s’empiffrer » !!!

    Au niveau psychologique c’est une prise en charge minable , tant que vous aurez pas compris ça , vous resterez proches des 100% d’échec à 5 ans avec vos divers « régimes ». On est pas seulement « un corps à faire maigrir à tout prix », on a aussi un cœur, un cerveau, une histoire …

    Tant que vous ne prendrez pas tout ça en compte , vous resterez nuls !!! Et vos diplômes … Ont autant de valeur que ceux des psychologues ! 1 année en fac de psy et vous pouvez accrocher une plaque de psychologue !
    Mieux vaut le blog de Jérémy ! Merci à vous ! Au moins, pas de jugement, que des informations . :-)

    1. kaynane

      Critique facile… car combien vont voir un diététicien, un nutritionniste ou autre en espérant trouver La solution miracle, en cherchant à perdre le plus vite possible tous ces kilos qui le gêne…
      Un professionnel qui se respecte sait que les régimes ne fonctionnent pas, peu importe lequel d’ailleurs et que seule une alimentation équilibrée, qui s’adapatera à votre rythme de vie, à vos habitudes, à votre histoire vous conviendra, mais malheureusement, n’engendrera pas une perte de poids ultra rapide….
      Et que se passe t’il dans ces cas la?? On n’est pas content car ça ne va pas assez vite et on dit que la personne qu’on a vu n’est pas compétente…
      Il y a un point ou je suis d’accord avec vous, c’est que le programme de psychologie dans les études de diététique est cruellement manquant!!! J’espère que ça changera un jour…
      Quant au by-pass ou sleeve, je suis d’accord, c’est une super aide en cas d’échec à l’amaigrissement à condition qu’elle soit bien utilisée et que la personne soit bien suivie.

  38. stef

    Bonjour à toi,

    précision concernant le taux d’échec de la profession de diét/nutritionniste : 96%
    C’est le DR David O’HARE médecin nutritionniste lui même qui le dit…
    Un des rares qui à oser revoir sa copie et remettre en question ses acquis concernant la nutrition, et même si son approche est différente de la tienne elle tombe sous le sens d’un point de vue physiologique.
    Ce monsieur s’inspire des travaux de feu David SERVAN SHREIBER (encore un gourou ???) et plus précisément de l’intêret de « déclencher » le phénomène de la cohérence cardiaque pour amorçer une perte de poids…
    Bref ! un livre très intéressant que l’ouvrage de ce monsieur O’HARE…

    Bien à toi !

  39. marine

    Bonjour Jérémy!

    Tout d’abord, merci pour ton article. Je suis moi-même diététicienne-nutritionniste (issu du BTS diet puis licence ensuite), et tout comme toi, je suis moi même choquée par les comportements de certains de mes collègues diététiciens-nutritionnistes.
    Par contre, comme le souligne Vincent G, je te trouve un peu trop radical sur certains points… lol J’espère que tous les diététiciens ne sont pas comme tu en fais la description, car je me fais du souci… Sinon, les études de diététiciens ne sont pas si simples (il s’agit du 2ème BTS le plus dur en France) : nous avons des cours de physiopathologie, physiologie, cours techniques culinaires, nutrition, pathologie, régimes, biochimie structurale, biochimie métabolique, micriobiologie… bref, tout cela pour dire que les études se font en 2 ans et qu’au final le % de réussite au national est d’environ 50 à 60%. A savoir que nous passons les épreuves en septembre et non pas en juin comme tous les diplomes. Ensuite, pour le vivre au travers de forums sur lesquels je suis inscrite, beaucoup de diététiciens-nutritionnistes se sentent non écoutés, non reconnus… Et donc frustrés… Ce que je trouve vraiment dommage car cela peut nous décrédibiliser. Cependant, il faut les comprendre : beaucoup de messages sur la nutrition, fusent de toute part (médias, coach sportif, infirmières, médecins… Et accessoirement, tous ceux qui mangent… Donc tout le monde!!!!). Je pense que tu en conviendra toi même, que pour eux, il devient difficile de se faire entendre… (même si je ne les excuse pas pour autant!). Je pense connaître le forum dont tu nous parles et ce forum est un lieu d’échange entre professionnels… Mais pas un lieu de défouloir… Certes (certains s’en servent comme tel!). Pour ma part, je me rends compte de tout ce que tu évoques sur notre profession et de la perception que les gens ont du métier de diététicien nutritionniste. Pour l’instant, l’image que nous renvoyons (bah oui, je m’inclue dedans hein!!!) n’est pas la meilleure image, car beaucoup de diététiciens se perdent en cours de chemin… Et certains se réapproprient tout un discours… et véhiculent des contradictions. Je le vois dans mon travail au quotidien et essaye de me battre pour contre-carrer certaines images… J’ai d’ailleurs certains professionnels qui m’ont déjà demandé si je pouvais travailler avec eux… C’est tellement dommage d’en arriver là… Car nous avons tous le même but (et toi aussi je pense, tu as ce but): informer les consommateurs et les aider à faire un choix alimentaire en toute clairvoyance. En ce qui concerne les industries agro alim, attention également de ne pas toutes les mettre dans le même sac. Des efforts sont réalisés (au moins par certaines) pour justement améliorer la qualité nutritionnelle des produits. Il existe des chartres d’engagement de progrès nutritionnels, par exemple, mises en place par le Ministère de la Santé et qui repose sur le volontariat des industries agro alimentaires… il y a aussi une volonté d’informer les consomateurs. Mais gardons aussi en tête que l’industrie agro alimentaire ne fait que répondre aux besoins du consommateur… Aucun produit ne sort par hasard! ;-)
    Merci pour ta lecture!

  40. diet57

    Comme tu le dis si bien, n’importe qui peut être « conseiller en nutrition ».
    C’est déplorable mais c’est comme ça

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Dans ce « n’importe qui » je compte les gens comme moi, et les gens comme toi.

  41. Amk

    Je suis tout à fait d’accord avec une grande majorité de tes articles, et je suis adepte du JI, est pourtant sur ces points là, je ne suis pas du tout d’accord. Parce que malgré toute la bonne volonté du monde, et une envie d’informer les gens et de leur expliquer, il n’en reste pas moins que que le terrain, en hôpital, face à un patient, c’est totalement différent, et il faut vite s’adapter …
    Les diététiciens ont bien un bac +2, ils peuvent néanmoins continuer leurs études et se spécialiser, approfondir leurs connaissances. Contre au titre de « nutritionniste », n’importe qui ne peut pas se l’attribuer, en effet seuls les médecins le peuvent (après je ne pense pas n’ont plus qu’ils aient une formation complémentaire …)
    Diététique ou pas, c’est comme partout … certains ont un esprit critique, d’autres non, certains chercheront à aller plus loin que ce qu’on leur a appris bêtement, d’autres non …
    Après quand tu dis que n’importe qui peut devenir diététicien, c’est un peu facile. N’importe qui peut devenir psy, n’importe qui peut devenir kiné, n’importe qui peut devenir prof … Il suffit de faire des études et de les réussir …

  42. CélineM

    Réussir ses études , quand on a quelques facilités d’apprentissage ou de mémorisation ça peut se faire , ça ne fait pas pour autant un  » bon professionnel  » quel que soit le domaine d’ailleurs … Diététicien , médecin , comme tout autre profession en contact avec du public mais surtout des patients . Car on peut tout savoir par cœur au niveau théorie mais être très nul au niveau communication et relationnel avec les patients . Et c’est en autre bien ça qui explique le taux d’échec des « régimes » des diététiciens et autres nutritionnistes , et le pourquoi tant se tournent vers la chirurgie ( comme moi après des années et des années de régimes et de yoyo et donc d’échec ) avec tellement de réussite !
    être capable d’apprendre par cœur , ne veut pas dire être capable de le restituer , avec humanité , tact et diplomatie . Le problème , c’est qu’en face , c’est des personnes qui ont toutes leurs fragilités et leurs souffrances de parcours …

    1. amk

      Je suis totalement d’accord, et c’est d’ailleurs de ça que je parle quand je dis que face au patient tout ce qu’on a appris ne suffit pas, en pratique la qualité du service est importante mais c’est surtout le relationnel qui compte. Mais mon commentaire répondait surtout à ce que Jeremy disait, à savoir que n’importe qui peut être diététicien ! Certes ! comme n’importe qui peut faire n’importe quelles études. Ma phrase est plutôt ironique ! Il y’a des médecins qui après 10 ans d’études, ne foutent rien et ne sont pas du tout compétents par exemple ! Il a l’air de critiquer le fait que les diététiciens n’aient que 2 ans de formation, et qu’un jeune de 20 ans puisse mettre en place des régimes … Je ne vois pas où est le souci, tant qu’il est compétent ! Il y a des incompétents dans tous les domaines, et ça malheureusement on y peut rien. Mais rien ne sert de généraliser, certains font très bien leur travail, et savent ce qu’ils font, et sont des professionnels. Après je comprends très bien ce que vous voulez dire. Pour illustrer ça je peux vous dire que j’ai moi même eu des problèmes de santé, et qu’aucun médecin n’a pu me renseigner ni m’aider … J’ai trainé ça pendant 6 mois et c’est par hasard que j’ai rencontré un médecin que je connaissais et qui a trouvé ce qui clochait …en 5 min (sans rire !)

  43. amk

    Et quant à la formation, il ne faut pas croire qu’on nous apprend qu’il faut manger trois fois par jour, et qu’il ne faut pas mélanger gras et sucré … Il y a des cours de maths, physique, chime, biologie, physiologie, microbiologie, immunologie, hématologie, pharmacologie, pathologies, thérapeutiques diététiques, législation, sciences de la nutrition etc.
    Il y a aussi des stages à valider sinon on obtient pas de diplôme … C’est une bonne formation, qui donne des bases, des méthodes d’analyses, après c’est à chacun de voir ce qu’il en fait, comme pour n’importe quel métier ! Certains seront là pour l’argent, d’autres parce qu’il aiment le métier et qu’il veulent aider …

  44. isabulle

    je ne suis ne nutritionniste ni diététicienne mais il me semble que le bons sens devrait primer sur le scientifique  » surtout que ça change tout le temps  » ,manger un peu de tout en quantités raisonnables, choisir des produits sains , de bonne qualité et ne pas oublier le plaisir gustatif !

  45. Alain

    Salut Jérémy,
    je ne suis bien sûr pas étonné que vous vous fassiez rentrer dedans ! Je trouve même cela très drôle, et je me demande si la raison en est un réel soucis de protection de la part des « spécialistes » de la nutrition vis à vis de vos lecteurs, ou plus simplement le fait de se rendre compte que même sans diplôme de nutritionniste ou diététicien, vous puissiez conseiller utilement, et peut-être même à bon escient quiconque cherche des explications.
    La question des sponsors n’est pas anodine, quand on sait les intérêts qui sont en jeu dans tous les domaines de la médecine à la diététique… Et vous qui osez faire la même chose gratuitement !
    Je pense que nous sommes nombreux à vous suivre, même si parfois, devant un cas précis et délicat, nous allons aussi voir ailleurs !
    Personnellement, je suis végétarien, et quasi végétalien depuis plus de trois ans, en suivant les conseils de blogueurs comme vous et d’autres… Pas de professionnel. Par aquis de conscience, j’ai demandé des analyses très récemment, pour savoir si j’avais quelque carence. Et à ma « petite » surprise, nada, tout est parfais, si ce n’est un petit excès de potassium, attribué à une conso de bananes exagérée.
    Je continuerai donc à vous suivre, vous et d’autres blogueurs, car le résultat est là, même si, et je touche du bois ( ! ), je n’ai pas de soucis de santé…
    Bonne continuation Jérémy !

  46. Laura de Je mange donc je maigris

    On en revient au fameux débat : « Vaut-il mieux informer la masse, quitte à simplifier (pour ne pas dire fausser) le discours, ou dire une vérité soi-disant complexe et donc élitiste ».

    On sait quel choix ont fait les principaux médias et les politiques de ce pays.
    Personnellement, je trouve qu’il vaut toujours mieux éduquer. La pédagogie, c’est long, c’est pas toujours facile mais au moins ça donne des gens capables de réfléchir par eux-mêmes et d’avoir un esprit critique.
    Mais bon, après ils se mettent à utiliser leur cerveau, à critiquer, à vouloir COMPRENDRE (!!)… Et comment qu’on fait à TF1 alors ?! ;)

  47. jamila

    Bonjour,

    Etant fraichement diplômé en diététique je partage certains de vos points de vue. En effet, il est malheureux qu en france la diététique soit envisagée via une seule ligne de conduite sans remise en question des pseudo vérités absolues qu on veut nous faire gober.
    Personnellement je pense qu il y a les diet qui prennent ce qu on leur dit et s en contentent, et il y a ceux qui prennent du recule et completent leurs connaissances, pouvant meme aller a lencontre de ce qui leur a ete demandé de recracher pour lexamen.

    Neanmoins, la ou je vous trouve un peu dur…cest au sujet de notre formation…certe ce nest que 2 annees detudes mais rare sont ceux qui l’obtiennent au bout de ceux 2 ans…pourquoi?…car la masse de connaissances a acquerir est tres importante pour ces 2 malheureuses années. Donc meme si je ne remet pas en cause vos competences, comparativement les diets en ont qu en meme « chié » excusez moi du terme, pour avoir leur diplome et avoir une légitimité. Car assurer des consultations veut dire tout avoir en tete, alors qu ecrit des articles via un blog est cest tres bien et important de le faire, permet de prendre le temps necessaire a la reflexion, au travail de recherche sans avoir quelqu’un devant soit qui attend une reponse dans la seconde.

    Je vous rejoins egalement sur le fait que le diet diplômé de 19 ans n est pas forcement a meme de se retrouver en liberal directement, mais je pense qu il en est le premier conscient et cest d’ailleurs pour ca que je ne pense pas quil soit frequent de trouver des diet en liberal de 19 ans. En effet, ils passent par l acquisition dexperiences au contacte de diet plus expérimenté et autres professionnels de santé.

    de plus il n’est pas rare, de trouver des jeunes diplômés qui completent leur cursus par des diplomes universitaires pour se specialiser en psycho, en nutrition sportive ou encore en education therapeutique, notament, pour justement palier au point que vous avez relevé avec la notion d index glycemique, en effet de plus en plus le corps medical essaie dintegrer la patient dans sa prise en charge afin qu il soit a meme de comprendre son traitement et etre ainsi plus autonome et en particulier pour les diabetique.

    Donc voila professionnels ou « gourou » l important est la remise en question et la formation continue car la nutrition est une science qui évolue.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Salut Jamilia, on est d’accord sur de nombreux points !

      Je suis d’accord avec toi sur le fait que tous les diététiciens ne sont pas identiques, que l’expérience joue énormément et que l’on retrouve évidemment tout cela sur internet avec d’autres blogueurs en nutrition qui peuvent dire des bêtises. Dans les deux camps, les limitations sont là et parfois nombreuses. Le problème selon vient du fait que justement, et comme tu le dis très bien, les diététiciens ont cette « légitimité » nationale et officielle décernée par l’état pour donner des conseils de nutrition. C’est là où le bât blesse, parfois, cette légitimité ne repose pas sur de la vrai science et sur les résultats des dernières études ou avancées scientifiques dans la nutrition et la santé.

      Pour tempérer mes propos, je suis tout à fait conscient que, professionnel ou pas, les passionnés de nutrition s’informent au mieux et réalisent même des formations complémentaires afin d’être au plus près de la réalité. Mais combien font-ils cela ?

      Ta remarque sur les consultations est intéressante. Certes, il est bien plus facile d’écrire un article depuis chez moi tranquillement sans affronter la personne en face, celle qui a des problèmes. Je l’ai dit dans mon article, je respecte le travail de professionnels qui doivent affronter et travailler avec des personnalités, et bien souvent des personnes dans une forte détresse alimentaire. Ceci étant dit, je fais des sortes de consultation assez régulièrement auprès de mon entourage dès que l’on me demande mon avis sur tel ou tel produit, sur la consommation de lentille, de riz ou de maïs. Je ne suis pas dans une relation de « patient-professionnel ». La situation est totalement différente je te l’accorde, même si je dois jongler adroitement entre libérer un message correct, un message utile sans passer pour un gourou de la nutrition.

      Peux-tu nous parler de ces réalités « qu’ils » veulent vous faire gober ? J’aimerais beaucoup avoir un retour sur ta formation et sur ce que tu en as pensé, avec quoi tu n’étais pas d’accord, la présence de l’agroalimentaire ou pas, etc.

      Merci de ton témoignage et à bientôt.

      Jérémy.

      1. amke

        (Je me permets de répondre meme si la question ne m’est pas adressée) En diét on est obligé de suivre toutes les recommandations de PNNS qu’on le veuille ou non. Si on ne le fait pas, on prend le risque de pouvoir etre poursuivi en justice. Donc déja, on est beaucoup plus limité dans ce qu’on à le droit de dire et de recommander … Je fais moi meme des études de diététique, le programme est extremement chargé, très intéressant, parfois on nous bourre le crane avec certaines choses, et vu l’age de la plupart des étudiants, je peux dire qu’ils n’ont pas forcément la maturité nécéssaire pour avoir un regard critique sur tout ce qu’on apprend. Et puis il ne faut pas se leurrer, la plupart des patients qu’on peut prendre en charge sont obèses ou en dénutrition … des personnes qui viennent de se découvrir des pathologies. Ils n’ont pas forcément envie de faire ce qu’on leur propose, ils n’ont pas forcément envie de changer de mode de vie. En parlant de leur nourriture on touche à leur intimité, et c’est beaucoup plus compliqué que de travailler avec des personnes qui sont là d’elles-meme, qui sont motivée, qui ont envie d’améliorer leur hygiène de vie … Non il faut, faire un max d’efforts pour atteindre l’objectif fixé, sans faire fuir la personne, sans juger son mode de vie, sans vouloir le changer de A à Z à tout prix. C’est beaucoup plus compliqué que la cousine de machin qui vient te voir parcequ’elle veut savoir s’il vaut mieux manger des lentilles ou de la viande rouge pour avoir du fer .. Cela nécessite des notions en psycho, qu’on a pas forcément pendant la formation, et beaucoup de diét suivent une licence de psycho après en parallèle, des notions de communication, etc.
        Et pour les consultations on ne peut pas les faire n’importe comment, on a des démarches à suivre, des enquetes alimentaires à réaliser, ça personne n’y pense …
        Et les gens préfèrent aller voir des médecins nutritionnistes qui vont leur vendre des régimes miracle et des pilules coupe faim qui vont leur bousiller les reins le foie et autre … Mais au moins c’est remboursé … x)

  48. jamila

    Et pour vous donner une idee precise de quoi est faite la formation des diets et de ce qui est attendu d eux a lexamen….tapez référentiel bts dietetique sur google vous aurez le detail le plus complet qu il soit. :-)

  49. Céline M

    Bonjour ,

    je rejoins tout à fait Alain dans son analyse , de toutes façons , si Jérémy dérange autant et qu’il y a tant de réponses aussi agressives de diététiciens ou pseudo-nutritionnistes , c’est bien que Jérémy empiète sur « leur » territoire , et comme l’a dit , Alain , en plus , GRATUITEMENT ! Mais quelle horreur !!!
    Petit rappel du message de Stef : les diététiciens c’est 96% d’échéc !!! Oui , le taux de réussite , c’est à 5 ans , pas juste la semaine ou le mois suivant !!!
    il y en a parmi vous ( AMK ) qui ont reconnu qu’il y en avait qui n’étaient là que pour l’argent , moi j’appelle ça des escrocs , et vu le taux d’échec …

    1. amke

      En général les diététiciens assurent un suivi sur le long terme (et ça fait partie de notre formation)… Après si le patient ne revient pas en consultation, on n’y peut rien, et si le diét essaye de changer les habitudes de son patients en 2 jours, et estime que le travail est fait, c’est que c’est un mauvais praticien, et c’est totalement contraire à ce qu’on nous apprend. On nous rabat tellement les oreilles avec ça, que c’est limite impossible de le prendre aussi peu au sérieux. La plupart des diét travaillent en milieu hospitalier ou en collectivité (dur de réussir a vivre avec du libéral) et là c’est vraiment très cadré. La diététique c’est un métier très jeune, et toutes les diét de france se connaissaient d’une manière ou d’une autre. Dès qu’un diét fait un mauvais pas, il se faire très mal voir, et ça fait le tour des praticiens … Ils sont très à cheval sur la qualité des prestations, et du suivi … Alors après pour retrouver du boulot et se faire connaitre on peut souhaiter bonne chance au diét qui a fait n’importe quoi. Je pense qu’il y a là une confusion avec les « nutritionnistes » qui eux sont plus du genre à faire ça … Et qui eux sont vraiment là pour l’argent. L’exemple le plus simple à utiliser : Dukan, qui utilise sont titre de médecin pour dire n’importe quoi … Les diét n’aiment pas etre associés à ce genre de pratiques. Et pour info le salaire en diét n’est vraiment pas enorme en public, et en libéral il ne faut pas compter là dessus pour subvenir à ses besoins, donc finalement quand je dis que certains sont là pour l’argent, c’est plus une généralité, parcequ’en diét c’est un peu dur ^^

  50. kane

    J’aime ton blog!

    Bien à toi

    Maëlle

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci à toi Maëlle ! :)

  51. kane

    J’aime ton blog!

  52. salom

    C’est très réducteur cette façon de généraliser un métier en se basant sur des commentaires piochés par-ci par-là… comme si nous étions réduits à ce que nous disons sur les forums, j’espère bien que non!!! On peut parler de psychologie…
    Ca me fait penser au racisme et autres formes d’intolérance, tous les préjugés… c’est facile!

  53. Willy MANGIN

    Je viens de lire votre article qui est assez agressif et méprisant.

    C’est assez drôle que vous vous cachiez derrière votre doctorat pour justifier votre suppose supériorité intellectuelle.

    Donc, si j’ai plus de diplômes que vous, je peux me permettre de vous rabaisser ?

    Ayant refusé de faire une thèse, j’ai quand même fait deux cursus BAC +5 dans deux domaines complétement différents (économie internationale et finance d’un coté, informatique de l’autre) donc je me suis plus qu’honorablement sorti avant de faire le BTS diététique (3ème domaine complétement différent). J’ai le droit de donner mon avis ? Ou alors, faut il que j’aille chercher quelqu’un avec un plus gros CV pour vous indiquer que cet argument est nul ?

    Puisque ce n’est qu’un BTS et que vous n’aurez donc aucun problème à obtenir le diplôme prenez donc (en gros) les 8 demi journées qui vous permettront de le passer en candidat libre.

    Pour ce qui est du non verbal c’est effectivement une composante importante d’une relation, tout comme la psychologie ou la sociologie. Certains ont un sens du contact inné, d’autres doivent le développer et d’autres n’y arriveront peut être jamais, mais dans ce cas il est possible d’être diététicien-ne sans travailler avec les patients (plans alimentaires en restauration collective, agro-alimentaire, etc.).

    Pour ce qui est de l’utilisation des nouvelles technologies, des réseaux (sociaux ou non) et de l’ouverture d’un blog. Dites vous deux choses : il faut avoir le temps et certain-es ne sont pas à l’aise avec l’outil informatique. Et même si un WordPress un peu adapté est simple à faire, ce n’est pas une préoccupation prioritaire et/ou cela semble plus compliqué que cela ne l’est vraiment.

    Pour ce qui est de l’argument de « mentir à ses patients », parce qu’en gros c’est cela que vous dites, c’est juste une beau nuage de fumée. Vulgariser c’est toujours mentir dans le sens où la simplification fait perdre une partie de l’information. Et c’est là que la difficulté se trouve. Et donc pour avoir mené des ateliers avec des diabétique, je peux vous assurer que la capacité de compréhension varie d’un individu à l’autre. Drastiquement. Et que pour certains il faut faire très très très simple au risque qu’ils ne retiennent rien du tout. Donc oui, il peut y avoir des raccourcis. Mais dès que le patient est capable de comprendre, je me faisait une joie de lui délivrer une information plus complète qui lui permettait de mieux comprendre sa maladie et donc de mieux pourvoir la gérer.

    Et l’argument c’est pour sa santé, il doit faire un effort même s’il est logique est malheureusement confronté à des réalités simples comme l’addiction (au sucre par exemple) ou le déni, à ce tarif les fumeurs devraient tous arrêter hors nous voyons bien que ce n’est pas le cas.

    Continuez donc à mépriser les gens, ils vous le rendront bien.

  54. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

    @ Willy Mangin:

    Mon article est agressif ? Oui je le reconnais. Il est avant-tout le résultat d’un coup de gueule et d’un long constat, qui m’a fait réagir en conséquence. Après, est-il méprisant ? Là, je ne suis pas vraiment d’accord. On peut en discuter.

    Le plus drôle, et dérangeant, dans ta réponse repose sur le fait que tu sois complètement passé à côté du message, et que tu n’as probablement pas bien lu mes paragraphes.

    A aucun moment je ne dis que c’est la longueur de ton CV, ou la taille et le prestige de ton diplôme qui attestera de tes réelles compétences. Alors Willy, avant tout chose, il ne faut surtout pas me faire dire ce que je n’ai effectivement pas dit.

    Et heureusement d’ailleurs ! Je connais de jeune étudiant sans BTS ni rien qui s’y connaisse mieux qu’un diététicien fraîchement diplômé ! Le diplôme ne fait pas tout et je ne mets absolument pas en avant ma thèse comme « diplôme légitime » pour parler et te dire à toi, et tes collègues, de la fermer. Comment oserais-je ?

    Moi je constate. Moi je constate des problèmes dans votre manière de fonctionner, mais je constate également que c’est un travail difficile et de tous les instants. Alors que tu es 1, 2 ou 5 masters en plus, cela ne veut pour moi, et pour les autres, strictement rien dire ! Tu pourrais avoir deux doctorats en chimie et en physiologie que tu ne serais pas à l’abri de dires des conneries ! Tout comme moi, et j’en ai dit ! Et j’en dirais encore !

    D’ailleurs ces réflexions sont intéressantes car je me souviens d’une altercation écrite avec un spécialiste de la nutrition. Qui est venu sur le blog, avec ces 2 masters en nutrition, des diplômes d’états. Tiens voilà un extrait de son commentaire:

    « Je suis diététicien de formation, avec 5 DU dans ce domaine, une licence de physiologie et double master en nutrition humaine et STAPS. »

    C’était censé m’impressionner ? En tout cas il a essayer de m’affronter sur le côté scientifique de l’alimentation, en me sortant 4 ou 5 publications qui allait, dans ce cas là, pour une consommation élevée de produits laitiers. Il n’avait en fait lu que les résumé (ou abstract) et l’analyse détaillée des méthodes d’échantillonnages, des résultats, et des conclusions des auteurs disaient simplement tout l’inverse. Alors comment l’expliquer ? Un diplôme ?

    Non c’est juste une logique différente. Moi je n’ai aucune barrière, je n’ai pas été dans un système de formation où l’on ma inculqué des idées, une façon de penser. J’ai eu la chance aussi d’avoir une culture scientifique avec la thèse qui me permet d’aller plus loin dans la lecture scientifique. Mais n’importe qui peut le faire !

    Quoi qu’il en soit on pourrait en débattre longtemps, mais je viens de visiter ton blog. Et je viens de tomber sur ton article sur le régime préhistorique. Comment dire… J’hésite à t’envoyer le premier commentaire pour ton article avec plus d’une dizaine de publications scientifiques qui ont montré de toute évidence le rôle extrêmement positif de celui-ci sur la perte de poids, le contrôle de la glycémie, l’amélioration du profil lipidique et tellement d’autres. Je ne parle même pas des études, parues dans les journaux les plus prestigieux en biomédicales, qui ont prouvé que ce régime type rétablissait un profil sain aux diabétiques. Oui, plus de diabète. Un monde s’écroule.

    PS: j’hésite pour le BTS diét. Si je le fais, ce serait pour de l’espionnage pur et dur. Pcq le diplôme en soi… ; )

  55. Willy MANGIN

    Les bénéfices du régime préhistorique sont ils plus important que ceux d’une alimentation saine ?

    Parce que les recommandations sont effectivement d’augmenter la part de légumes dans les rations des français parce qu’en « général » ils n’en consomment pas assez.

    Mais de là à aller faire un régime ne se basant que sur des croyances fausses…

  56. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

    @ Willy:

    En fait, soit tu fais semblant de ne pas reconnaître les preuves scientifiques sur ce sujet, soit tu ne les maîtrise tout simplement pas. Ce n’est pas un reproche, c’est un constat.

    Le régime paléolithique est justement une alimentation saine. Pas de produits transformés, pas de sucre raffiné (car le miel est bien évidemment autorisé), pas de céréales, pas de produits laitiers (dont plus de 70% de la population mondiale est déficiente en lactase)… On fait la part belle aux légumes, aux viandes qualités, aux oléagineux… Que dire de plus !

    En fait, dans ton article, tu bloques sur le terme préhistorique qui voudrait dire selon « manger exactement comme nos ancêtres ». Mais les adeptes du régime paléo ne sont pas dupes ! Nous savons très bien que c’est impossible !

    Il faut comprendre l’idée, le principe, l’essence de ce régime qui est de se tourner vers des aliments naturels, que nous avons consommé pendant des millions d’années. Or les céréales n’ont pas été consommé, couramment, pendant des millions d’années. Et ce n’est qu’à partir du néolithique que cette consommation est devenu courante en en plus forte proportion. Car il fallait le feu pour les céréales ne l’oublions pas.

    Donc ce régime paléo repose-t-il vraiment sur des croyances fausses ?

    Voici pour toi Willy de quoi affûter tes armes contre moi et de prouver à tous les lecteurs tes compétences de remises en question ou d’analyse de preuve scientifique.

    Les principales références:

    Cordain, L., S. B. Eaton, A. Sebastian, N. Mann, S. Lindeberg, B. A. Watkins, J. H. O’Keefe, and J. Brand-Miller. 2005. Origins and evolution of the Western diet: health implications for the 21st century. American Society for Clinical Nutrition 81:341-354.

    Cordain L. : « Plant-animal subsistence ratios and macronutrient energy estimations in worldwide hunter-gatherer diets. » Am J Clin Nutr. 2000 Mar ; 71(3) :682-92.

    Cordain L : « The paradoxical nature of hunter-gatherer diets: meat-based, yet non-atherogenic. » Eur J Clin Nutr. 2002 Mar;56 Suppl 1:S42-52.

    Mann NJ : « Paleolithic nutrition : what can we learn from the past ? » Asia Pac J Clin Nutr. 2004;13(Suppl):S17.

    Eaton, S. B. and S. B. Eaton Iii. 2000. Paleolithic vs. modern diets – slected pathophysiological implications. European Journal of Nutrition 39:67-70.

    Eaton, S. B., M. J. Konner, and L. Cordain. 2010. Diet-dependent acid load, Paleolithic nutrition, and evolutionary health promotion. The American Journal of Clinical Nutrition 91:295-297.
    Frassetto, L. A., M. Schloetter, M. Mietus-Synder, R. C. Morris, Jr., and A. Sebastian. 2009. Metabolic and physiologic improvements from consuming a paleolithic, hunter-gatherer type diet. Eur J Clin Nutr 63:947-955.

    Hockett, B. and J. Haws. 2003. Nutritional ecology and diachronic trends in Paleolithic diet and health. Evolutionary Anthropology: Issues, News, and Reviews 12:211-216.

    Jönsson, T., B. Ahrén, G. Pacini, F. Sundler, N. Wierup, S. Steen, T. Sjöberg, M. Ugander, J. Frostegård, L. Göransson, and S. Lindeberg. 2006. A Paleolithic diet confers higher insulin sensitivity, lower C-reactive protein and lower blood pressure than a cereal-based diet in domestic pigs. Nutrition & Metabolism 3:39.

    Jönsson, T., Y. Granfeldt, B. Ahrén, U.-C. Branell, G. Pålsson, A. Hansson, M. Söderström, and S. Lindeberg. 2009. Beneficial effects of a Paleolithic diet on cardiovascular risk factors in type 2 diabetes: a randomized cross-over pilot study. Cardiovascular Diabetology 8:35.

    Jönsson, T., Y. Granfeldt, C. Erlanson-Albertsson, B. Ahrén, and S. Lindeberg. 2010. A paleolithic diet is more satiating per calorie than a mediterranean-like diet in individuals with ischemic heart disease. Nutrition & Metabolism 7:85.

    Kuipers, R. S., M. F. Luxwolda, D. A. Janneke Dijck-Brouwer, S. B. Eaton, M. A. Crawford, L. Cordain, and F. A. J. Muskiet. 2010. Estimated macronutrient and fatty acid intakes from an East African Paleolithic diet. British Journal of Nutrition 104:1666-1687.

    Lindeberg, S. 2005. Palaeolithic diet (« stone age » diet).

    Lindeberg, S., T. Jönsson, Y. Granfeldt, E. Borgstrand, J. Soffman, K. Sjöström, and B. Ahrén. 2007. A Palaeolithic diet improves glucose tolerance more than a Mediterranean-like diet in individuals with ischaemic heart disease. Diabetologia 50:1795-1807.
    O’Keefe Jr, J. H. and L. Cordain. 2004. Cardiovascular Disease Resulting From a Diet and Lifestyle at Odds With Our Paleolithic Genome: How to Become a 21st-Century Hunter-Gatherer. Mayo Clinic Proceedings 79:101-108.

    Remer, T. and F. Manz. 2003. Paleolithic diet, sweet potato eaters, and potential renal acid load. The American Journal of Clinical Nutrition 78:802-803.

    Mellberg C, Sandberg S, Ryberg M, Eriksson M, Brage S, Larsson C, Olsson T, Lindahl B. Long-term effects of a Palaeolithic-type diet in obese postmenopausal women: a 2-year randomized trial. Eur J Clin Nutr. 2014 Jan 29

    Michael Smith, Eric Trexler, Allan Sommer, Brooke Starkoff, Steven Devor. Unrestricted Paleolithic Diet is Associated with Unfavorable Changes to Blood Lipids in Healthy Subjects. International Journal of Exercise Science. 2014. Vol 7 (2): 128-139.

    Avec ça déjà tu as du boulot, mais je comprendrais que la vérité soit un peu dur à avaler !

    A bientôt.

  57. Willy MANGIN

    Le premier biais de ton argumentation (puisqu’il semble que tu ne connaisses pas le vouvoiement) est déjà biaisé de plusieurs manière :

    1 – nous n’avons pas la même pression du milieu :
    * donc pas les mêmes niveaux de dépense énergétique (thermique ou en terme d’activité physique)
    * ni d’élimination des personnes les plus faibles, car heureusement nous avons évolué.

    Donc tirer des conclusions sur certaines maladies… comment dire… c’est un peu simpliste.

    2 – tu décris des maladies de civilisations (qui sont un réel problème) en les liants à notre alimentation. Peut-être, mais le soucis c’est que l’espérance de vie de nos ancêtres était de 40 ans. Donc savoir s’ils auraient développé ces maladies après est un peu de la supposition.

    3 – les recommandations en protéines, lipides, glucides actuelles, n’étant en général pas respectés par les personnes en surpoids (à la fois en quantité et en répartition), c’est un peu étrange comme raisonnement scientifique de comparer les bienfaits d’un régime avec l’alimentation d’une population qui ne suit pas les recommandations.

    D’où ma question : est-ce que le régime d’inspiration préhistorique produit de meilleurs résultats que de suivre les recommandations d’une alimentation recommandée par les diététiciens ?

    Et quand tu auras finis de prendre les gens de haut et d’essayer de les faire passer pour des incapables, tu auras peut être grandi un peu.

  58. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

    @ Willy:

    Pardonne donc ma manière, les vouvoiements me gonflent au possible. Je préfère le tutoiement qui met justement moins de distance et de prise de parole hautaine selon moi. Après je suis un petit impertinent aussi, mais ne sois pas choqué, je respecte tout le monde, même si on peut ne pas être d’accord.

    1er point: Effectivement nous n’avons plus les mêmes conditions de vie. Mais je ne comprends pas où tu veux en venir avec mes soit-disant conclusions sur les maladies ? Tu pourrais développer ? En fait je pense que tu développes cette idée dans ton second point. Donc… 2ème point…

    2ème point: Dans ce point tu sous-entends que peut-être certaines maladies sont beaucoup liées à l’âge et que du coup, comme nos ancêtres ne dépassaient pas les 40 ans, ils ne pouvaient en être atteint.

    Ce raisonnement est limitée. J’ai écrit un article spécialement sur ce sujet, et il se trouve que nos ancêtres avaient certes une espérance de vie faible, mais ils pouvaient vivre jusqu’à très tard, 70 ans. Ce sont des études scientifiques qui en font états, enfin une majeure. Donc, en gros, on aurait pu déjà faire état par l’étude archéologie d’une certaine dégradation de l’état de santé avec l’âge, mais étrangement ce n’est qu’à partir du néolithique, et l’agriculture et l’élevage, que l’on observe des explosions de caries, ostéoporoses, ostéomalacie, sous-nutrition, etc.

    Alors certes ce sont des suppositions, mais n’est-il pas normal de supposer que nos ancêtres, avec une alimentation naturelle idéal, n’avaient pas ou peu de maladie de civilisation ?
    J’ose te rappeler le principe de genèse d’un diabète de type 2, mais c’est bien le concours d’une alimentation riche en glucides transformés, un manque d’activité physique, sur du plus ou moins long terme qui entraîne ces perturbations métaboliques. Il ne me semble pas, et j’hypothétise, que le diabète était monnaie courante à l’époque.

    3ème point:

    Malheureusement, comment répondre ? D’abord, est-ce qu’en tant qu’alimentation recommandée par les diététiciens tu parles de celle qui est apprise lors de la formation, celle du gouvernement également ?

    Si tu parles bien de celle là, alors c’est un oui catégorique. Car l’alimentation recommandée par les diététiciens, de manière générale, est basée plus sur du lobbying que sur des preuves scientifiques indépendantes. C’est un fait maintenant avéré, et que je dénonce activement sur mon blog.

    « Manger 3 à 4 produits laitiers par jour » est un exemple de la méconnaissance et la manipulation des industries agroalimentaires de notre pays. Les féculents également, avec le pain, les pâtes et les patates qui doivent composé 1/3 de la ration, quand bien même ce sont des aliments avec des IG élevés (pas trop les pâtes certes) qui ne sont au final que des glucides.. (et ils sont très loin d’être « lents » comme on aime le dire souvent)

    Alors indéniablement, et c’est de toute manière les articles scientifiques je viens de te donner qui le prouve. Le régime préhistorique améliore considérablement l’état de santé. Pour te dire que ce régime est très bon, car il apporte parfois de meilleur résultat que le régime méditerranéen ! Après, je trouve ces deux régimes super, aucun problème !

    Et puis je veux dire, dans ton article sur le régime paléo, d’où tu sors que les carottes sont interdites ? Pcq trop riches en sucres ? Si c’est ça, c’est faux ! Tous les légumes sont autorisés, et pas uniquement la viande issue de la chasse ! Les adeptes du régime paléo chercher généralement de la viande de bonne qualité élevé en plein air, ou bien du gibier quand ils le peuvent.

  59. Willy MANGIN

    Mon point 1 et mon point 2 se rejoignent un peu, mais pas totalement.

    En effet l’activité régulière augmente l’efficacité de l’insuline. Et donc ce la me semble limite de comparer deux populations dont l’une passe son temps dans un environnement l’obligeant à l’activité physique et l’autre étant plutôt sédentaire.

    Dans mon point 2 je pensais aux maladies type Alzheimer ou certains cancers liés à l’âge. Forcement si tu ne dépasse pas l’âge auquel ils se déclenche, tu ne les développe pas.
    Ça me fait l’effet de Nadime Morano qui t’explique qu’avant l’arrivée du portable, il n’y avait pas de vol de portable.

    Ensuite ton exemple d’homme qui peuvent atteindre jusqu’à 70 ans, c’est bien mais ce n’est pas représentatif du tout… Un peu comme si nous tirions nos conclusions grâce à nos centenaires.

    Et pour ce qui est des informations gangrénées par les lobbys, ne penses tu pas qu’il y a un fort business de la part de toutes les pratiques qui se veulent alternatives et qui vendent des produits, des livres ou font des blogs d’info sur le sujet.

    Juste pour continuer. Tu fustiges les produits sucrés (ce que je comprends aisément) mais tu oublies que le soucis c’est aussi la quantité. L’utilisation de miel pose aussi des problèmes lorsqu’elle est trop important car le fructose n’est pas régulé par l’insuline et a donc tendance à se stocker sous forme de graisse en cas de surconsommation.

    Ensuite, la manque de consommation de glucides est compensée par une état de cétose qui n’est pas vraiment intéressant.

    N’oublie pas que les conseils que tu donnes ne sont pas forcément adaptés à des gens ayant une pathologie, donc que se passe t’il s’ils suivent tes « conseils » et que cela aggrave leur état ?

    La santé des gens n’est pas un sujet de plaisanterie et c’est pour cela qu’elle est confiée à des gens du milieu médical ou paramédical.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      @ Willy:

      Mes conseils ne seraient pas adaptés à des gens avec « une pathologie » ? Mais quelle pathologie, franchement, on ne peut pas faire plus vague et ce n’est pas un argument valable pour moi ni personne.

      Sais-tu quels sont mes conseils ?

      Moi je conseille de limiter tous les apports en produits animaux, de s’approvisionner en produits de qualité, du terroir, de consommer principalement des légumes et des fruits, de préférence biologique, de préferer des cuissons douce à la vapeur par exemple. Je conseille de se poser des questions sur sa consommation de lait de vache industriel, et de s’orienter pourquoi pas vers des laits végétaux. Je conseille de limiter les sodas, les jus de fruits ultra sucré, les bonbons, les repas horrible des fast-food.

      Franchement, comment peux-tu dire que ces conseils pourraient à quelqu’un ? Peu importe la pathologie, peu importe la personne, et même son âge, ce que je conseille ne peut que faire du bien et rien d’autres. Je conseille également de pratiquer le jeûne intermittent, qui est prouvé comme excellent pour la santé et prévenir de nombreuses maladies (tel que alzeihmer, les maladies dégénératives donc, les maladies métaboliques telles que le diabète, etc, etc.)

      Tu parles de cétoses. Mais sais-tu qu’il faut réellement ne plus avoir de source de glucides pour être en cétose ? Or, une consommation naturelle et équilibré en fruit, légume avec pourquoi pas un peu de miel, apporte tout ce qu’il faut en glucides. Pourquoi parler de cétose ? Quand bien même devrions-nous en parler, la cétose est une fonction métabolique normale en cas de rupture d’approvisionnement en glucides. Les corps cétoniques n’ont rien de dangereux, tant que ce stade n’est maintenu trop longtemps. Le corps humain possède 4 voies métaboliques différentes pour produire du glucose à partir d’autre chose, n’est-ce pas là un formidable exemple de notre aptitude à vivre dans un environnement plutôt pauvre en sucre ? Bien sûr que si, et de toute les façons nous observons aujourd’hui les ravages d’une alimentation riche en sucre.

      Pour les lobbys sur les alimentation alternatives… Oui, on peut toujours rêver. Désolé de te l’apprendre mais ce n’est pas le lobbie de l’agriculture biologique qui est présent dans les formations des diététiciens, des médecins et dans les grandes institutions de santé publique. Désolé mais ce n’est pas le lobbie des fruits et des légumes qui manipulent les législateurs et qui permet par exemple à l’industrie du sucre de faire de la prévention alimentaire pour les enfants à l’école.

      Alors oui il y a des phénomènes de mode, le bio, le sans gluten, mais de toute façon c’est 10.000 fois mieux que nos lobby du lait, de la viande ou du sucre réuni ! Alors il faut faire la part des choses.

      Pour terminer sur le miel. Oui effectivement il contient du fructose, la moitié pour être précis, l’autre moitié étant du glucose. Ce n’est pas tant le miel qu’il faut blâmer, qui contient lui de nombreux phénols, des antioxydants et des minéraux essentiels, mais plutôt les sirops de maïs à haute teneur en fructose qui sont présent partout dans les produits industriels que nous adorons tous !

  60. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

    PS: Incroyable mais j’ai oublié de réagir sur ta dernière phrase de ton commentaire Willy.

    La santé des gens n’est pas une plaisanterie ?

    Serais-tu en train de dire que je plaisante avec mon blog sur la santé des gens ?

    Je ne vais pas trop me vexer, ou monter sur mes grands chevaux. Mais penses-tu que tout le travail que j’abats, et en tout indépendance, contrairement à de nombreux médecins et diététiciens, avec des lectures précises et complètes des articles scientifiques est une plaisanterie ?

    Sais-tu que je dénonce les nombreuses conneries, et le mot est faible, de nombreux médecins qui parle sur les ondes radios ou à la télé et qui sont payé par l’industrie agroalimentaire ? Je ne parle par de certains diéts qui n’ont absolument aucune remise en question de leur formation et qui penses tout savoir alors que ces personnes ne savent pas lire un article scientifique en anglais, ou bien seulement le résumé qui ne veut rien dire !

    Alors, la plaisanterie, franchement tu sais où elle est ? Elle est dans ce système médical bien pensant où l’on croit que ce sont les professionnels les plus a même de donner des conseils, alors que la plupart d’entres eux, mais pas tous heureusement, disent des conneries (et parfois en toute bonne foi, c’est le pire) à longueur de journée ?

    Je ne compte plus mes articles où j’épingle les institutions publiques de conflits d »intérêt avec l’industrie laitière par exemple, et dont se base les 3 à 4 produits laitiers par jour. Sais-tu tout cela ? Fais tu une remise en question de ton savoir ou bien appliques-tu bêtement ce que tu as appris en pensant que les « autres » (les non professionnels) ne sont que des gourous qui profanes la sainte parole nutritionnelle de l’industrie ?

    ce genre de commentaire me révulse au plus haut point et incarne tout mon combat: ce n’est pas ton diplôme qui donnera du crédit à tes propos. Preuve en est avec tes méconnaissances du régime paléolithique et des bienfaits qu’il apporte sur la santé métabolique, ou pondérale.

    Alors merde, à un moment il faudra bien arrêter de garder sa tête dans son trou de sable comme une autruche et lever la tête pour voir autour de soi, loin des tentacules de l’industrie. Alors je sais, remettre en question sa formation, son investissement personnel, ses connaissances, c’est dur et ça viendra avec le temps et la sagesse. T’as encore le temps.

    1. kaynane

      Bonjour,
      Je suis diététicienne et je n’ai aucun lien avec les industries agro-alimentaires ou pharmaceutiques!
      Ils n’ont pas trop d’intérêt avec nous puisque nous ne prescrivons pas et nous parlons en groupe d’aliments… Les marques peuvent être cité à titre d’exemple pour que le patient comprenne bien de quoi on parle!

  61. Coachnutrisport

    Tu fais du bon boulo et il faut continuer. Face à des arguments scientifiques récents, les professionnels de santé d’un autre temps deviennent de moins en moins crédible.

    Les gens commencent à rouvrir leurs yeux… à se documenter à tester de nouveaux mode de consommation et se sentent mieux en générale.

  62. Pingback: Jérémy Anso | Pearltrees

  63. Sébastien TONTO

    Bonjour,

    Très bon article culotté et justifié! Je ne peux que te suivre dans cette croisade. Je suis professionnel du sport (coach sportif) et il m’arrive de me confronter à beaucoup de personnes dans la sphère santé et bien être complètement perdus sur le terrain diététique.
    Il y a tout à faire en France, une véritable catastrophe. J’essaye d’apporter modestement ma petite pierre à l’édifice. Grâce au libre échange de l’informations, merci internet, j’ai l’impression que ces dernières années ça commence à bouger tout doucement! Une certaine prise de conscience est en marche.

    Bonne continuation à ton blog, je reviendrais m’abreuver de tes écrits.
    Sportivement,
    Sébastien.

  64. Supercooking

    Bonjour,
    Excellent site ! Les gens se reveillent de plus en plus, je le constate sur le net. Pourtant, dans mon entourage, ce n’est pas le cas; malgré que tous constate l’amélioration impressionnante de ma forme et de ma santé avec une alimentation contraire aux conseils nutritionnels officiels, je passe encore pour une urluberlue bouffeuse de salades et ramasseuse de mauvaises herbes…qui, horreur, donne les mêmes idées absurdes à ces enfants ! Donc, beaucoup de boulot encore en perspective, car je n’arrive pas à faire passer le message autour de moi, uniquement sur mon blog de cuisine « saine » et pas chère. Mais, bon, je ne suis qu’une mère de famille avec 1 an d’université en Anglais, donc pas prise au sérieux face à des membres de ma famille en filière scientifique…

  65. Magda

    Bonjour,

    Je ne suis pas diététicienne et pourtant je connais tous les termes abordés et à fond; je sais ce qu’est le Index glycémique, ce qu’es la charge glycémique, comment ça se calcule etc.

    Donc si moi, je puis m’y connaître assez, n’importe qui peut en faire autant….

    Sachant qu’un médecin nutritionniste n’a suivi que 20-25 heures de cours en nutrition, alors que moi, ça fait 15 ans que je m’y intéresse.

    Quand à l’espérance de vie de nos ancêtres,, elle était biaisée par l’énorme mortalité infantile, dans une fratrie de 10 enfants parfois seulement 1-2 ont survécu jusqu’à l’âge d’adulte. (ma GM et son petit frère, 2 d’une fratrie de 11 enfants au 19ème siècle).

    Les ossements des hommes préhistoriques de 75 et de 80 ans ont été trouvé….

    L’internet est – souvent – une source de désinformation. Les livres c’est beaucoup mieux, en fait.

  66. Thyimage

    Bonjour,
    Je ne pourrais pas tout commenter, car 1- je n’ai pas pu lire tous les commentaires et 2- je manque de temps ! ;-)
    Toutefois, je ne suis pas d’accord avec certains commentaires, comme suit : « peu de diététiciens sont efficaces, ils ne savent pas remettre en cause leurs connaissances selon les évolutions scientifiques… »
    C’est comme dans toute population, chez des diététiciens, il y a de tout ! Et chez les « amateurs éclairés » aussi. Donc presque autant d’avis que de personnes !!!
    Et, Jérémy, cela fait de nombreux mois que j’observe tes publications, pas toutes, mais en partie, car elles me concernant souvent, et je peux y voir, selon mes convictions personnelles et professionnelles, du 100% d’accord avec toi mais aussi parfois moins… Mais tu as le mérite d’essayer de creuser, fouiller, comparer…
    Comme tu peux t’en douter, je suis une professionnelle de l’alimentation et je voudrais te dire que je sais remettre en question les enseignements que j’ai reçus en fonction des découvertes et de l’actualité scientifique.
    Pour ce qui est de faire croire que la nutrition est trop compliquée à comprendre (selon certains et certaines, à voir sur les articles et commentaires), je dis oui et non : le diplôme et les enseignements pour devenir diététiciens sont plutôt complets et compliqués, mais cela n’empêche pas, face à un patient (ou client, selon les situations !!) de faire comprendre les notions sans les prendre pour des imbéciles, simplement en essayant au mieux de transmettre l’information mais surtout et aussi d’en recevoir un feed-back, c’est essentiel !
    Je trouve que beaucoup de commentaires sont un peu durs envers ma profession, mais je pense que c’est une profession tout de même efficace même si « non remboursée par la sécu » et que le problème de l’obésité doit être pris en charge non pas par un diététicien seul mais par une équipe pluridisciplinaire qui pourra soigner de concert le mal à la racine, avec un taux de récidive moindre.
    Mais cela dit, je ne me vexe pas pour autant de ces propos, je les pèse et les analyse : je m’en enrichis.
    Merci Jérémy pour ton travail qui a le mérite de soulever des problèmes mais si je ne suis pas toujours d’accord avec toi, je pense que tu seras d’accord avec ma conclusion : l’important pour un diététicien, c’est d’informer, de s’assurer de la compréhension de son message, mais aussi d’accompagner la personne et de conseiller d’autres professionnels (activité physique, psychologie, etc…) pour une réussite accrue… Et d’accord avec vous, ne pas rester dans son jargon et sa tour d’ivoire et ne pas prendre les patients pour des imbéciles. Alors promets moi d’être moins dur avec les diététiciens ! ;-)
    Et pour finir, je suis allergique… au mot « régime », bien trop galvaudé à mes yeux de nos jours !

    1. Thyimage

      Et j’oubliais : je suis tout à fait favorable à une éducation à l’alimentation auprès des enfants !! C’est d’ailleurs mon travail au quotidien : pas tous les jours facile, mais tellement enrichissant ! ;-)

  67. Magda

    I faudrait commencer par éduquer les mamans, en fait. A quoi ça sert d’éduquer des enfants si leur mère n’achète que de la malbouffe (et si, ça existe)

    1. Thyimage

      Je te rassure Magda, ma mission comprend également des interventions auprès des parents ! ;-) et je connais bien le terrain, il y a du boulot, je sais, je sais !!!

  68. NCamille

    En voulant faire des recherches pour mes cours, je suis tombée sur votre article. Je suis étudiante en diététique (2nd année) et j’ai fait une prépa spécialisé de 1an car j’avais arrêté les études pendant 2ans. Votre article m’a beaucoup plus, déjà car les commentaires des diététiciens sont exactement celui de mes anciens professeurs sur la difficulté à expliquer ainsi que la motivation du patient. Comme vous le disiez vous ne savez pas ce que l’on étudie. Eh bien nous avons deux ans pour apprendre le corps humain entier (système nerveux/endrocrinologie/circulation sanguine et système cardiovasculaire/le sang/la fécondation/l’ADN/les mutations…) ainsi que toutes les pathologies liées de près comme de loin à la nutrition. Nous avons de la biochimie pour nous permettre de savoir ce que chaque élément (macro/micro/oligo) devient au niveau de son catabolisme (dégradation) et son anabolisme (création). Nous avons de la technique culinaire, de l’éco gestion, du droit, les cours de régimes pour les différentes pathologie, les différentes populations et leurs besoins, ainsi que l’apprentissage de tous les nutriments/vit/minéraux des aliments (de manière générale). Rajoutons un peu de sociologie et beaucoup d’hygiène, 5 stages (2 en resto collective, 2 en hôpitaux et 1 au choix). Donc nous savons relativement ce que nous faisons. C’est pour cela qu’à l’égard d’un médecin nutritionniste nous avons le même savoir.
    Mais je suis tout de même d’accord avec votre article comme avec certains commentaires cités précédemment. Combatte l’obésité comme les maladies liés à la mauvaise alimentation est inutile si la psychologie ne fait pas une grosse partie de notre programme. Malheureusement 2ans ne suffisent pas, et beaucoup de diététiciens accèdes au diplôme par leurs connaissances (souvent du par coeur) mais seront mauvais pas leur manque de psychologie/empathie… De plus je ne pense pas qu’il soit difficile de faire comprendre la nutrition au gens. Quand j’en parle autour de moi j’emploie des images, des contextes simples. Je m’inspire du dessein animée « Il était une fois la vie », je joue, en fait pour moi c’est un womenshow pour faire comprendre l’intérêt. Pour moi si on comprends simplement les effets sur notre corps on est déjà plus conscient. Je finirais par dire que l’alimentation c’est comme pour la cigarette, c’est souvent une addiction, seule la motivation compte et le 1er rôle d’une diététicienne ne devrait pas être de calculer des rations, mais d’abord d’apprendre à connaître le patient pour savoir quel rapport il a avec la nourriture, et l’aider, l’aider à surmonter l’épreuve de faire face à notre société qui nous placarde de produits bourrées perturbateur métaboliques, « trop » gras, « trop » sucré et de l’autre qui nous demande d’être l’image d’un corps sain. La psychologie et l’humour (et les IG pas les glucides lents/simple) avant tout !

  69. Dmytro

    Jérémy tu m’as fait bcp rire avec l’index glycemique. Tu dis que le pain blanc est mauvais pour diabétique de type 2, mais tu oublies que l’index glycemique du repas est différent de celui d’un aliment isolé. En effet l’index glycemique d’un repas dépend des index glycemiques des différents aliments consommés tout en sachant que les fibres et les lipides augmentent le temps de vidange gastrique donc diminuent l IG.
    Donc je prend 300 d épinard cuits, 100 g de viande maigre quelconque, 100 g de pain blanc (je précise car oui IG du pain complet est plus bas), pour entrée 50g de salade verte + yaourt nature
    OSES ME DIRE QUE L IG DE CE REPAS VAUT 80 %
    car il doit être faible.
    Donc le pain blanc n’est pas mauvais pour le diabète de type 2.
    Ah oui même pour le ptit dej il y a en plus du pain blanc, la margarine, le fruit aqueux non sucré (banane et raisin exclus), lait écrémé ou yaourt nature. Pareil IG n’est pas de 80 %
    MDR équilibre alimentaire ce résume pas à un seul aliment.

  70. Dmytro

    Il serait plus correct de dire que le pain blanc pourrait perturber la glycémie tout comme le saccharose par des prises isolées.
    En plus le régime diabétique (type 2) est souvent contrôlé en énergie (quantité de féculents limitée) et en glucides simples (saccharose 0g/j remplacé par des édulcorants)
    Il est conseillé d’associer les legumes avec des féculents pour le régime diabétique afin de diminuer l IG du repas.
    Après tout ce que je viens de dire, je vois absolument pas comment le pain blanc pourrait nuire un diabétique de type 2 qui respecte son régime.

  71. Sarah

    Bonjour Jérémy,

    Je suis diététicienne. Fraîchement diplômée (2015). J’exerce au domicile de personnes tout en poursuivant mes études à l’université (licence en biologie cellulaire moléculaire et physiologie).

    J’ai lu ton article en essayant de ne pas avoir d’à priori. Je pense qu’il est tout aussi possible d’être amateur éclairé en nutrition qu’il l’est d’être amateur éclairé en médecine.

    Certaines de tes critiques sont fondées. En effet, certaines diététiciennes préfèrent simplifier quitte à dire des énormités scientifiques sous le prétexte que les patients ne sont pas aptes à comprendre. Beaucoup de médecins le font également. Je ne suis pas d’accord avec ça. C’est autant les patients qui n’arrivent pas à comprendre que les professionnels qui n’arrivent pas à expliquer.

    Le comportement alimentaire est avant tout neuro-psychologique comme le montre nombre de théories (glucostatique, lipostatique, hédoniste …). C’est là que le bas blesse dans le BTS : aucune formation en psychologie. Ce n’est pas faute de réclamer une modification du programme (qui est le même depuis 1989 …).

    Je trouve cependant dommage que tu mettes toutes les diététiciennes dans le même panier. La plupart aide beaucoup leur patient et moi même, mes patient me remercie, autant pour les conseils que je leur donne que pour l’écoute que je leur apporte. Certes, certaines sont restée très scolaire et ne jure que par la ration qu’elles ont établie, d’autres considèrent que ce qu’elles ont appris en BTS suffit et ne se renseigne pas sur les nouvelles découvertes et avancées scientifiques, certaines n’ont pas la passion nécessaire au métier et se contente de répéter des conseils appris par cœur. Mais la plupart sont passionnées, la plupart font passer le patient avant la ration, la plupart sont à l’écoute de leur patient et la plupart arrive à leur expliquer ce qu’ils doivent comprendre.

    Je suis pour les blogs, quels qu’ils soient. Le danger est de mal se faire comprendre des internautes et de ne pas le savoir. Les commentaires et forum sont très utiles pour ça. Mais ils ne remplaceront jamais une consultation avec un patient, en face à face : j’apprends plus de mes patients en les observant qu’en les écoutant. Un vrai professionnel de santé, quel qu’il soit, peut amener le patient à se confier sincèrement et ainsi, après plusieurs séances comprendre la globalité du problème. Ce qui n’est pas possible via le net car les patients modifient toujours un peu leur histoire, enjolivent, omettent (parfois volontairement) certains détails pourtant cruciaux dans l’établissement d’un diagnostic. Et il n’y a que en étant face à la personne que l’on peut se rendre compte de se genre de chose.
    De plus, la « nutrition sur blog » s’adresse à un très large public. Alors que les conseils nutritionnels doivent être adaptés à chacun. C’est comme si un médecin prescrivait le même médicament à tous le monde sous prétexte que ça fonctionne pour la majorité.

    Je trouve dommage de stigmatiser tout un corps de métier juste parce que certains sont mauvais. Et les plus médiatisés sont loin d’être les meilleurs. Rien ne t’empêche de donner des conseils nutritionnels. Mais pourquoi t’en prendre aussi violemment au métier de diététicien ? Si ce n’est pour faire le buzz ?

    Cordialement,

    Sarah

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