Avant d’être Végétarien, Arrêtez de Gaspiller

 gaspillage-alimentaire-vegetarien-environnement-elevage

Sauvons la planète avec l’alimentation végétarienne !

Il est coutume sur ce blog de parler uniquement de l’aspect nutrition-santé de l’alimentation végétarienne, et pour cause, c’est l’un des sujets les plus explosifs du blog. Les débats autour de cette question (l’impact de notre alimentation sur notre santé) ont été ouverts à de nombreuses reprises. Le premier ici, un autre là. Faites-vous plaisir.

Pour les autres, si les questions d’alimentation et d’impact environnemental vous intéressent, alors vous êtes en train de lire le bon article.

Le végétarisme base sa promotion sur 3 axes :

  • Une alimentation qui apporte la santé est le premier point
  • Le souci du bien-être animal également (bien que les végétaliens soient un cran au-dessus)
  • Et le respect de l’environnement.

Et oui, comme le dit un article de « Mangez végétarien » sur la toile :

« Il existe pourtant une solution simple et viable pour préserver notre environnement : devenir végétarien. »

Déforestation, gaspillage et pollution de l’eau, changements climatiques, les exploitations animales (aquatiques et terrestres) n’en finissent pas de cumuler les inconvénients et de détériorer notre environnement.

Selon l’article de « Végébon » sur ce sujet, les raisons pour devenir végétarien sont indénombrables tellement les exploitations animales ruinent notre environnement. Les élevages utilisent énormément de ressources en eau ; de surfaces d’exploitations (= déforestation) ; ils polluent les sols et les sous-sols (ammoniacs, nitrates ou phospates). Bref, l’élevage c’est la merde pour la planète.

Mais si avant de repenser votre régime alimentaire, et de devenir végétarien pour ne plus soutenir ce désastre écologique, vous vous posiez la simple question :

Et si j’arrêtais (ou  diminuais fortement) de gaspiller ma nourriture ?

Attends, on parle de quoi là maintenant ? On parle des consommateurs, de vous, de ceux qui gaspillent, et pas seulement 3 haricots par semaine !

Le gaspillage alimentaire : le vrai fléau ?

Parlons d’une chose qui fâche. Le gaspillage. Dans cette article, je n’ai pas envie d’aborder le sujet comme tout le monde, et constater –assez logiquement, que nos élevages démolissent nos belles forêts et polluent nos joyeuses nappes phréatiques.

Non, on va plutôt parler de nos comportements et de ceux de nos producteurs/revendeurs/distributeurs.

gaspillages-alimentaires-fruits-legumes-consommateurs

Sur la figure 1 vous pouvez voir les pourcentages plutôt sérieux de la FAO sur le gaspillage alimentaire dans deux régions de la planète, l’Europe et les USA (grosso modo), en fonction des grandes catégories d’aliments.

En rouge, et cela ne doit pas vous échapper, c’est la part de responsabilité de vous, de moi, des consommateurs. C’est notre part de gaspillage.

Si je prends en compte les catégories végétariennes, on voit très clairement que plus d’un tubercules et racines sur deux, avec les fruits et les légumes, ne sont pas consommés mais bien jetés. Dans ces deux catégories, la part des consommateurs n’est pas la plus importante. Mais tout de même.

30% du gaspillage des fruits et des légumes dans nos pays occidentaux est de notre faute !

Pour les céréales et les produits laitiers, on va dire que le gaspillage total est modéré (avec tout de même 1/3 de pertes pour les céréales) mais la responsabilité des consommateurs est catastrophique.

gaspi_consommateur_pourcentage reliatif

Entre 55% (pour les produits laitiers en Europe, voir figure 2.) et plus de 70% de gaspillage par nous les consommateurs.

1/5ème de notre production de viandes est gaspillée, et nous sommes responsables de pratiquement la moitié de ce terrorisme alimentaire. Pour les ressources halieutiques (le poisson ouais je fais le malin), le constat est pire avec près de 40% de gaspillage (Europe et USA) et une grosse responsabilité de notre part : 1/3 nous est attribué.

On comprend bien que les oléagineux fassent partie des moins gaspillés par les consommateurs à la lumière de leur qualité de conservation.

Quoi qu’il en soit, la figure n°2 nous montre notre part de responsabilité dans ce gaspillage alimentaire. On se rend bien compte que nous avons encore d’énormes progrès à faire pour limiter ce gaspillage, avec un effort tout particulier pour les céréales, les produits laitiers, les viandes et poissons et les fruits et légumes.

Le régime végétarien pour sauver la planète : Pas l’idée du siècle ?

A la lumière de ces informations, je veux faire passer un message différent des blogs ou auteurs « pro-végéta*iens » qui défendent l’idée d’un impact plus faible de ce régime sur notre planète.

Certes, le constat est indéniable : nos méthodes de production industrielle actuelles sont dégradantes aussi pour nos animaux et notre environnement.

Si une très grande partie de la population mondiale occidentalisée devenait végétarienne, cela impliquerait un gaspillage alimentaire sans précédent au niveau des céréales, des racines et tubercules et des fruits et légumes. La part des producteurs, des chaînes de distribution, et des consommateurs est différente pour chaque catégorie.

Par exemple, ce sont bien les consommateurs qui doivent être sensibilisés au niveau des céréales, tandis que ce sont les producteurs et autres qui doivent être sérieusement chapeautés pour les racines et tubercules, et à moindre mesure pour les fruits et les légumes.

L’objectif de cet article n’est bien évidemment pas de remettre en question l’impact probablement bénéfique de l’alimentation végétarienne sur notre environnement. Je pense que les chiffres existant aujourd’hui qui comparent l’impact de l’alimentation carnée versus végétarienne sont suffisamment éloquents.

L’objectif de cet article est plutôt de vous faire ouvrir les yeux sur une autre facette de notre monde, de nos comportements. Sans aller jusqu’à bouleverser (oh oui c’est bouleversant^^) vos comportements alimentaires et devenir végétarien, vous pouvez tous faire des efforts sur la manière dont vous gérez vos aliments.

C’est maintenant le sujet du dernier paragraphe. Comment faire pour moins gaspiller ? Il y a des trucs simples, des astuces évidentes qu’il faut rappeler à tous pour lutter contre ce gaspillage, qui est intolérable.

Des solutions au gaspillage

Pourquoi on gaspille ? Question simple, mais la réponse est complexe car personne n’a véritablement envie de gaspiller sa nourriture.

Personne ne commence un repas on se disant qu’il va en jeter la moitié (sauf si vraiment vous avez abusé). Personne n’achète des légumes ou des yaourts au supermarché en pensant à ce foutu gaspillage. Personne n’y pense et tout le monde se fait avoir (= une bonne majorité).

Pour éviter de gaspiller, tous les conseils sont bons à prendre ! Florian et Ambre de l’excellent blog « Changez votre futur » nous indiquent comment moins gaspiller.

Congelez, faites des courses, faites des gratins et des tartes avec le trop de légumes ou de fruits, achetez moins… Tous leurs conseils sont excellents et peuvent fortement limiter le gaspillage alimentaire chez vous.

Mais pensez avant toute chose à manger moins… et mieux. Manger moins c’est limiter les excès, et ce sont bien souvent les excès qui condamnent nos poubelles de déchets alimentaires.

Mangez mieux, c’est aussi une façon d’épargner des aliments. Il y a selon moi moins de risque de laisser pourrir des bananes à la vue de tous sur le plan de travail, qu’une vieille boîte de pâté de foie ouverte toute croûtée et avariée au fond du frigo.

Ensuite, si vous en avez la possibilité, ne jetez pas vos déchets alimentaires dans la poubelle, mais plutôt au compost (pour ceux qui ont la place) ou directement sous le paillage des buttes auto-fertiles (compostage en surface, super pratique)

C’est quoi une butte auto-fertile ? Apprenez le concept de permaculture à travers cet article.

Bref, vous l’avez compris, le gaspillage alimentaire est un problème qui nous concerne tous et dont notre part de responsabilité est énorme. Tout le monde doit faire des efforts, mais n’oubliez pas que ce n’est pas pour autant qu’il faut à tout prix finir son assiette ! ; )

32 Commentaires

  1. Le Chat

    Je trouve le titre de l’article un peu bizarre : être végétarien n’est pas incompatible avec le fait de ne pas gaspiller … En plus, lorsqu’on devient végétarien, on le fait aussi pour des raisons écologiques donc on essaye justement de moins gaspiller … Pour ma part, depuis que j’ai commencé à faire attention à ce que je mange, j’en ai profité pour tenter de gaspiller le moins possible (en plus je suis pauvre, ça aide) !

    Enfin bref, je ne vois pas vraiment pourquoi il devrait y avoir un lien entre végétarisme et gaspillage (à moins que j’ai mal compris ?).

  2. France19

    J’ai une mère qui a toujours eu horreur du gaspillage (génération qui a connu les rationnements de la guerre). Mon frère Thierry avait un énorme appétit (beaucoup trop). Alors, il était toujours d’accord pour finir les plats, même s’il devait se forcer un peu. Ma mère trouvait cela très pratique : elle proposait toujours à Thierry de racler les casseroles. Ce qu’il acceptait toujours. Mais à partir de 30 ans, il a commencé à grossir, jusqu’à atteindre 100kg et à commencer un état pré-diabétique. Ma mère comptait toujours sur lui pour finir les restes. Il était devenu sa « poubelle de table ».
    La nourriture la plus gaspillée n’est pas celle qu’on jette à la poubelle, mais celle qu’on mange alors qu’on n’en a pas besoin. Celle qu’on jette à la poubelle nuit à notre environnement, mais celle qu’on mange uniquement pour finir les restes, nuit tout autant à l’environnement, mais aussi à notre santé, et occasionne d’importants frais pour la sécurité sociale.

  3. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

    @ Le chat:

    Mon article ne met pas en conflit la notion de végétarisme et de gaspillage dans le sens que l’un serait meilleur que l’autre. Je le vois plutôt d’un point de vue fonctionnel, dans lequel il serait peut-être plus simple de surveiller ses habitudes à la maison pour éviter de gaspiller plutôt que de tenter des changements trop complexes et trop délicats (pour certaines personnes le végétarisme en fait partie) dans son alimentation, comme devenir végétarien.

    Après il ne faut pas oublier que c’est toujours Jérémy qui rédige les articles, et que les titres provocateurs (mais pas toujours) sont une certaine marque de fabrique. Je ne pense pas devoir me justifier sur le fait que je défend d’une part le régime végétarien pour le côté « healthy » mais également pour le côté « environnement ». Sur ce dernier point, un peut discuter, et c’est le thème de cet article.

    @ France:

    Tu as tout à fait raison, et c’est ton long commentaire qui illustre à la perfection ma toute dernière phrase: il ne faut pas pousser l’anti-gaspillage à l’extrême et se forcer à manger plus qu’il n’en faut pour éviter de « gaspiller ». Au final, on gaspille forcément quelque chose. Du temps de digestion, aux toilettes, chez le médecins, sa santé… bref, tu as très résumé le principe !

  4. greg

    Bonjour,

    je voudrais être sûr de comprendre ton article.

    Est-ce que tu dis que parce que les végétariens mangent + de céréales que les omnivores, ce sont eux qui gaspillent ?
    Ne serait-ce pas le gavage des bovins aux céréales plutôt qu’à l’herbe qui ferait du gaspillage ?

    Pour ma part, et je ne dis pas représenter tous les végétariens, toutes les céréales, oléagineux, graines… qui sont chez moi, finissent dans mon transit ;)

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Greg, est-ce que j’ai écrit ça ? Au lieu d’écrire un commentaire de 130 lignes je t’invites fortement à relire mon article !

  5. franck

    Bonjour Jérémy,

    Article un peu provocateur mais qui fait réfléchir. Cela me rappelle une amie écolo qui travaillait à 40 km de chez elle. Parce qu’elle avait conscience de polluer (elle se déplaçait en voiture), elle n’a pas déménagé ou cherché un emploi plus près, ce qui aurait été difficile mais possible dans son cas, mais elle a acheté une voiture qui consommait moins…Et elle a continué à faire 80 km par jour aller retour. La bonne solution? ou bien aurait-elle du se rapprocher de son travail et faire le maximum de trajet en transports plus responsables?

    Concernant la partie éthique, là encore il y a un biais assez prononcé. L’ovo-lacto-végétarisme n’a rien à envier au régime carné. Au contraire, une personne qui mange occasionnellement de la viande d’élevage en plein air aura un impact beaucoup plus positif qu’un végétarien qui (et c’est fréquent) consomme des produits laitiers 1 à plusieurs fois par jour.

    Enfin, si tu me permets et pour rejoindre les autres commentaires, en tant que consommateur final, il est plus facile d’avoir une action immédiate sur ce que nous mettons dans notre assiette que sur le gaspillage sur toute la chaine logistique alimentaire.

  6. Mai

    Bonjour,
    je voulais simplement ajouter qu’il y a des autres solutions qui peuvent nous aider a moins gaspiller aussi, surtout practique pour des trucs comme « une vieille boîte de pâté de foie ouverte toute croûtée et avariée au fond du frigo », je parle des applications pour le portable qui nous alertent quand quelque chose va perimer, ou des recettes qu’on peut faire avec les ingredients qu’on a déjà au frigo. Il faut assez de travail pour ajouter tout les aliments mais ça vaut vraiment la peine (à mon avis). Celle que j’utilise par exemple est ‘Best Before’, mais il y en a plusierurs (ici vous pouvez en trouver 6, desolée que l’article soit en espagnol: http://www.consumer.es/web/es/tecnologia/software/2014/03/26/219609.php)

  7. Benoît

    Un autre pont important toujours oublier par les défenseurs de la thèse du végétarisme pour l’écologie: La nécessité des animaux de ferme dans les productions bio pour ne pas devoir utiliser de fertilisants chimiques… Tout système naturel repose sur l’interaction entre les animaux et les plantes (entre autre le cycle de l’azote). Donc un monde végétarien serait un rêve pour Monsanto et les fabricants d’engrais chimiques (l’une des plus grandes sourses de pollution)…

  8. Nathalie

    Bonjour Jérémy,

    Tout à fait d’accord avec toi sur toute la ligne.

    Le seul truc qui me chiffonne est le titre que tu as choisi. Il ne fait pas référence au gaspillage et laisse à penser que les végétariens se trompent de route sur autre chose. Sur quoi? Me suis-je demandé. Sur la qualité des protéines qu’ils ingèrent? (Une bêtise qu’on entend souvent). Sur la souffrance animale, parfaitement justifiable? (Là, j’aurais été étonnée!).
    Alors OK, la provoc, je comprends, mais je ne suis pas sûre que tu te fasses bien comprendre comme ça. :)

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Salut Nathalie,

      Mais je ne cherche pas à être compris simplement à lecture de mes titres, enfin pas toujours. Si tu ne le sais pas, j’ai déjà écrit un article « Mesdames devenir végétarienne ne sert à rien » alors que l’article en lui-même ne fait que critiquer une étude parmi des dizaines d’autres, et même qu’à la fin de cet article je parle des bienfaits du régime végétarien. Il n’empêche qu’il y a toujours des internautes pour ne lire que les titres, en diagonale et venir pester dans les commentaires. D’ailleurs, je le fais bien exprès quelque part et les réponses m’amusent et parfois m’énervent. On va dire que je ne vais pas plaindre, j’aime les titres provoc’ et je me refuse à ce que le blog soit pro-quelque chose de sain. Je suis toujours ouvert à critiquer quoi que ce soit, du régime paléo au fast food.

      Le message que je souhaite faire passer et qu’il est peut-être plus simple de faire des efforts sur le gaspillage alimentaire que de changer de régime alimentaire. Après, si les végétariens y voient une attaque, et bien qu’ils relisent l’article, et encore une fois aussi.

  9. France19

    L’argument massif des végétariens, c’est qu’il faut beaucoup plus de céréales pour se nourrir en mangeant de la viande qu’en mangeant directement nous-mêmes les céréales.

    Le hic, c’est que nous ne sommes très probablement pas fait pour manger une base de céréales, mais plutôt une base de fruits, légumes et oléagineux. (http://seignalet.fr/), avec probablement des compléments épisodiques en protéines animales, y compris des larves et insectes, comme nos cousins les chimpanzés qui se régalent des termites.

    En plus, nos céréales actuelles ont subi des millénaires de mutations-sélections qui les ont enrichies en protéines nouvelles, comme le gluten, aux quelles notre organisme n’est pas génétiquement complètement adapté, sans compter des dizaines d’années de mutations forcées chimiquement, et de sélections beaucoup plus intensives que par le passé, visant entre autres pour le blé, à augmenter le taux de gluten, et faisant dériver génétiquement toutes les céréales, même sans gluten, très loin des céréales d’origine.

    Pa

  10. Éric G. Delfosse

    Avant-hier, j’ai acheté huit cents grammes de choucroute, un emballage de 5 saucisses à cuire (désolé, y’avait pas plus petit) et un bloc de poitrine de trois cents grammes. Et ça fait trois repas que je me tape une choucroute garnie (avec 3-4 patates chaque fois) !
    Je sens que les +/-200g de choucroute, les 2 saucisses et les +/- 100g de poitrine qui me restent, … je ne vais pas les gaspiller, et je les mangerai ce soir !
    Mais demain, c’est végé toute la journée !

  11. noé

    Bonjour,

    J’avoue que je suis tentée de laisser un commentaire ce coup-ci.
    Oui je suis tout a fait d’accord avec l’article, ayant toujours detesté le gaspillage, je calcule toujours bien mes rations, je congèle le surplus, les légumes qui commence a flétrir également, les fruits deviennent des compotes, mais en général, on a pas le temps d’en arriver là.

    Ce que je DETESTE dans cette société de consommation ce sont les fausses idées reçues, qu’une assiette bien remplies avec des tonnes de reste est signe de richesses, signe qu’on ne manquera de rien. J’ai déjà pu voir chez les autres pleins de fois alors quand j’explique que je calcule mes rations de céréales et je ne vide pas la boîte je passe tout de suite pour une personne au moyens limitées, étant obligé de « compter » ces repas. Alors que pas du tout sauf que tous mes restes sont utilisés, je vide mon frigo et mon congelateur avant de faire mes courses ce qui m’épargne des dépenses supplémentaires. Et je parle même pas des personnes qui déteste congeler parce qu’après ça n’a plus le même goût. Tout depend des plats c’est vrai mais pour la majorité des plats et des légumes, on ne voit pas la différence (et en plus ça dépanne quand on a pas le temps de cuisiner!)

    Voilà, j’espère avoir été clair, c’est pas toujours évident de trouver les bons mots.

    Et concernant le gaspillage, Jérémy n’a pas parlé des fameuses dates de péremptions, qui selon moi, sont exagérément basses alors que le produit est tout a fait consommable après cette date.

    C’est vrai que le gaspillage alimentaire est un vrai fléau, encore une fois dû à cette société de consommation et à la plupart des personnes qui ne s’amusent plus à cuisiner. (ce qui n’est pas le cas apparemment de la plupart des lecteurs du blog)

  12. ANSO MONIQUE DE PLUM

    Je crois que je vais être pire que mon fils Jérémy et assez provoc. puisque hormis qu’il ne faut rien jeter à part compost dans les buttes perma. il ne faut en aucun cas laisser trainer de la nourriture dans son frigo. et des restes sur le plan de travail car le bien être énergique (Feng shui) en est affecté; ceci mon fils va le découvrir car suite à tant de souffrances depuis 5 années un maitre Feng shui et d’ailleurs moi même essayons de réaménager la maison; à défaut de la raser nous allons la restructurer et mise à part qu’il faut tout changer refaire repeindre etc…. il faut que l’espace cuisine , qui est l’espace bien être en famille opulence et richesse car nourriture et plat abondant , soit toujours net sans superflu plaque et four très propre, frigo. encore plus et justement sans vieux restes, sans bocaux jamais finis etc…. en fait tout cela pour dire que l’idée de non gaspillage pour tous les styles d’alimentation devrait se référer à l’idée simple mais véritable du Feng shui allié de notre vie quotidienne et ainsi au lieu d’acheter 200 grs de viande hachée 100 grs suffirait en pensant énergie vitale pour notre santé au lieu d’acheter des légumes en trop grosse quantité aller plus souvent au primeur du coin je rassure néanmoins tout le monde je suis loin d’être parfaite et parfois quelque fin de plat oublié dans un « tupperwarre » et caché par un autre doit être jeté Mais végétarien ou non il faut bien entendu éviter le gaspi. et chaque acte de notre vie doit être bien ordonnée bien préparé et surtout l’acte des achats alimentaires; en Calédonie tout est tellement cher que on réfléchit à plusieurs fois avant de faire l’achat inutile de vous dire que les yaourts les céréales la viande le poisson et les fruits secs! sont ille fois trop chers et ce jour je voulais prendre la photo car vous n’allez pas me croire plusieurs légumes étaient à Frs cfp 2000 le kilo légumes courants mais import!!! donc gaspi. jamais car ça correspond à la sagesse du Feng shui De Calédonie la maman de Jérémy

  13. ivy

    Bonjour,
    Au risque de ne pas avoir bien pigé tout l’article, c’est quoi le rapport entre végétarisme et gaspillage? A mon sens, il n’y a aucun lien…
    Si c’est de la provoque, et bien je trouve ça vraiment trop « gratuit », ça fait perdre de la crédibilité à l’auteur.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Ce n’est pas de la provocation gratuite, c’est un constat aussi simple que le fait qu’il est plus simple d’éviter de gaspiller sa nourriture, en achetant moins par exemple et que sais-je, que de changer complètement son régime alimentaire pour la planète !

      Si tu as des doutes sur mon opinion à propos du régime végétarien je te conseille de faire quelques clics sur le blog pour te faire un meilleur avis !

  14. doudouille

    Je ne comprends pas pourquoi l’article est axé sur les végétariens.
    1) Tous les types de régime alimentaire sont susceptibles d’être associé au gaspillage. Le risque avec un tel article, c’est que des gens se disent « ah c’est bon, je suis pas végétarien donc je suis sur la bonne route, pas la peine que je lise ».
    2) L’argument, si j’ai bien compris, c’est de dire « l’impact positif du régime végétarien sur l’environnement est indéniable mais ce serait encore mieux si les végétariens ne faisaient pas de gaspillage, donc c’est qu’ils font fausse route ». Mais, dans ce cas-là, on peut utiliser le même raisonnement pour dire que ceux qui font attention à ne pas gaspiller font fausse route en privilégiant la voiture au vélo. Et que ceux qui privilégie la marche ou le vélo font fausse route parce qu’ils ne privilégient pas les produits locaux. Etc… Ça ressemble presque à du sophisme.

    1. Benoît

      Justement non le régime végétarien n’est absolument pas bon pour l’écologie, car c’est l’alternance élevage, cultures qui permet de produire bio. Sans élevage pas de bio, cette idée de végétarien= solution pour l’écologie est archi fausse, car c’est juste la vue de l’élevage intensif qui est visé et qui doit bien sûre être proscrit , MAIS l’élevage bio est nécessaire…

      1. doudouille

        Benoît,

        En quoi « c’est l’alternance élevage, cultures qui permet de produire bio. Sans élevage pas de bio –  » ? Qu’entendez-vous par là ?
        L’agriculture bio existe, indépendamment des élevages.

        De plus, dans mon commentaire, je reprenais la vision de l’auteur de cet article, qui a bien écrit « L’objectif de cet article n’est bien évidemment pas de remettre en question l’impact probablement bénéfique de l’alimentation végétarienne sur notre environnement. Je pense que les chiffres existant aujourd’hui qui comparent l’impact de l’alimentation carnée versus végétarienne sont suffisamment éloquents. »
        Je ne comprends pas donc pas son point de vue.

        1. Benoît

          No, même dans l’agriculture bio il faut fertiliser le sol, et les règles en bio sont strictes les fertilisants (déjections animales dans ce cas) doivent être issus d’élevages bios. Pas toutes les productions bios ont élevage et cultures, même si c’est la meilleur solution, mais toutes utilisent des fertilisants animaux…
          Donc il y a une incompatibilité entre un monde strictement végétarien et un monde d’alimentation bio…

          Franc: visiblement vous n’avez aucune notion d’agriculture… Et vous ne savez pas lire: le cycle animale + culture utilisé dans l’agriculture en alternance et autres systèmes bio comme certaines perma culture et agriculture dynamique se basent justement sur les cycle naturels entre animaux et végétaux… La nature est basée la dessus. DONC on utilise justement le même système pour l’agriculture pour « coller » au mieux au fonctionnement naturel Et éviter les engrais chimiques…. Votre remarque sur l’eau est marrante car complètement fausse, l’eau n’est pas « gaspillée », car elle suis sont chemin dans le grand cycle de l’eau… C’est un exemple récurent de ceux appelant les non croyants viandars (pour donner un coté péjoratif) si c’était un gaspillage alors un fleuve est bien pire, imaginez toute cette eau allant dans la mer sans servir… Et si l’eau est vraiment gaspillée dans le steak alors il pèse au bas mot 1600Kg votre steak…

          1. doudouille

            Tu dis « les règles en bio sont strictes les fertilisants (déjections animales dans ce cas) doivent être issus d’élevages bios. » et  » toutes utilisent des fertilisants animaux… » Et c’est là que tu te trompes. Certes, quand un agriculteur est aussi éleveur, il utilise dans la grande majorité des cas, le fumier de ses animaux, puisque c’est sous la main et qu’il faut bien qu’il le mette quelque part ! Certains agriculteurs qui ne font pas d’élevage récupèrent le surplus des fermes du voisinage s’il y en a. Et les autres achètent des fertilisants.
            Parmi les fertilisants utilisés qui respectent le cahier des charges de l’agriculture biologique, il y en a énormément qui sont issus de l’exploitation animale. Mais il en existe aussi qui ne le sont pas, tels que :
            – le « Captial 5-3, 5-8 » à base de co-produits d’amidonnerie de maïs et de vinasse de betteraves
            – le « Fertil Bio Liquide » à base exclusivement de vinasse de betterave
            – le « Vinasse » à base de vinasse concentrée de mélasse
            – le « Terragral 3-6-9 » issu d’un compost 100% végétal
            – le « Captial Flo » à base d’extraits d’algues de tourteaux végétaux
            – le « Horti Neem » à base de résidus du pressage de la coque et du fruit du Neem
            – le « Fertil Bio Liquid » à base de vinasse de betteraves et d’algues marines
            – le « Isotonic Bio » à base de jus et crèmes d’algues, ainsi que de lithothamne des Glénans (qui est une algue)
            Ces informations se retrouvent dans les pages 11 à 15 de ce document : http://www.bas-rhin.chambagri.fr/fileadmin/documents/Environnement-Innovation/AB/Guide_des_fertilisants_azotes_bio_CA67.pdf

            Il y a aussi l’option d’utiliser des engrais verts : des plantes que l’on cultive non pas pour les récolter, mais pour enrichir le sol et apporter des éléments nutritifs à la culture qui va suivre. On les sème en général entre deux cultures principales, soit au début du printemps soit en fin d’été, et on les enfouit peu de temps avant d’implanter la culture suivante. Ils ont le grand avantage de ne rien coûter d’autre que le prix de la semence et de demander un minimum de travail. Les plus utilisés sont la moutarde et la phacélie pour les semis de printemps. Pour les semis de fin d’été on peut semer les mêmes ou des mélanges de céréales et de légumineuses, par exemple de seigle et de vesce ou de féverole. Leur autre avantage est d’éviter les mauvaises herbes, l’érosion et le lessivage des sols.

            Enfin, en fonction des besoins, on peut compléter par des apports minéraux naturels tels que les poudres de roche, la cendre de bois ou les amendements calcaires.

            Bref, il n’y a pas d’incompatibilité entre un monde strictement « vegan » (je me permets de corriger le terme que vous avez utilisé car dans un monde végétarien, il pourrait toujours y avoir des animaux élevés, bien que ce ne soit pas pour la nourriture, et leur fumier pourrait être utilisé) et un monde d’alimentation bio.

            Et pour en revenir au sujet lui-même. Quand bien même on aurait encore besoin du fumier pour faire pousser légumes et céréales, l’impact environnemental d’un végétarien serait quand même inférieur à celui d’un omnivore. L’auteur de l’article le sait puisqu’il a écrit « L’objectif de cet article n’est bien évidemment pas de remettre en question l’impact probablement bénéfique de l’alimentation végétarienne sur notre environnement. Je pense que les chiffres existant aujourd’hui qui comparent l’impact de l’alimentation carnée versus végétarienne sont suffisamment éloquents. » Car, dois-je le rappeler, pour faire de la viande, il faut engraisser des animaux, donc leur faire pousser des céréales et légumes avec des fertilisants. Du coup, actuellement, 70% de toutes les terres agricoles sont utilisées pour nourrir le bétail (http://www.alimentation-responsable.com/impact-des-modes-alimentaires-sur-lenvironnement-et-la-disponibilit%C3%A9-alimentaire-mondiale). Donc, finalement, c’est majoritairement pour manger de la viande que sont utilisés ces fertilisants.

            1. Benoît

              Vous confondez théorie et pratique, tous les exemples que vous avez donné sans animaux sont presque purement anecdotiques et très peux viables… Pourquoi croyez vus que l’écrasante majorité des personnes produisant bio dans le monde font justement appel à des engrais animaux voir font de l’alternance Comme André Pochon en Bretagne?? Car non dans les élevages bios on ne donne pas à manger tous les compléments de farines donnant des bêtes grasses mais malades ayant besoins d’antibiotiques, vous confondez tout. Les exemple que vous donnes son uniquement de la rhétorique pour faire croire « oui on peux sans animaux ». Mais la réalité concrète est: non, c’est très peux productif et dangereux… Combien de personne produisant bio sans animaux connaissez vous et quels sont leurs chiffres??? Personnellement je connais pas mal de producteurs et de personnes vivant en fermes auto suffisantes sans engrais et toutes on des animaux…
              Peux être est il temps de sortir des info sites utopiques et se renseigner vraiment avec des producteurs…

  15. franck

    Que de raccourcis dans les commentaires.

    @Benoît: c’est incompréhensible: Mais comment se porterait notre planète sans nous????que d’anthropocentrisme!!!

    Un personne qui ne consomme que des produits d’origine végétale et peu ou pas transformés utilise environ 5 à 12 fois moins de surface cultivable qu’une personne qui suit un régime « normal » avec viande, produits laitiers, produits industriels…(source FAO).

    Donc, imaginons que moins, végétalien, je mobilise 10 ares de terrains (chiffre au hasard pour le calcul). que je gaspille 50 %, ça donne 15 ares.

    Un viandard, va nécessiter 50 à 120 ares…sans compter ni le gaspillage ni l’eau nécessaire.

    Merci de retourner à vos calculette. Et dommage de lire un article juste pour essayer de faire du bruit (c’est réussi, je l’admets) sur des notions que manifestement l’auteur ne maitrise pas.

    1. Oliver Ramirez

      Vous mobilisez 10 ares de terrain et vous en gaspillez 50%, vous avez utilisé les ressources de 5 ares et gaspillé les ressources de 5 ares mais vous n’avez rien mobilisé de plus que vos 10 ares, merci de retourner à l’école.

  16. Raf

    J’adore ce blog depuis son début, les articles sont généralement des pépites…. :( mais la je reste perplexe !

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Une raison de plus d’adorer le blog ! Plus sérieusement, c’est quoi qui dérange ?

  17. ANSO MONIQUE DE PLUM

    J’adore les commentaires sont extraordinairement variés et ça c’est bien

    concernant l’eau et bien gaspillage non elle retourne au cycle tout bêtement néanmoins
    pour la nouvelle maison de ma fille- maison Feng shui bien entendu- toilette sèche uniquement
    et dehors avec assainissement idem par recyclage donc maison écolo aussi et surtout nous avons commencé par faire le poulallier ainsi je pourrai manger les oeufs frais crus juste le blanc un tout petit peu saisi cad je le trempe dans l’eau bouillante et le retire aussitôt et là je me régale

    pour une fois j’ai quasi lu les messages au 3/4 sinon poiur faire vite je lis le début et la fin!!!!!!!!!!

  18. Nicolas

    On parle de gachis alimentaire sur les céréales et les fruits & légumes mais ce gachis n’est pas uniquement du aux végétariens car tout le monde mange des céréales & des légumes (c’est une réduction facile que de lier les végétaux uniquement consommé par les végétariens).

    Un étude qui aurait du sens serait de définit la part de gachis des végétariens & des non-végétarien.

  19. déçue

    Honnêtement, ton article me déçoit beaucoup. Gaspiller des aliments, oui on sait que c’est bien, mais je vois pas ce que le végétarisme a à voir là dedans. Et en plus, tu ne prends pas en compte le fait que les éleveurs gaspillent des céréales en engraissant leurs animaux.

    Et dans l’histoire, tu ne parles même pas des aliments jetés avant même d’être sur les étalages…

    Non je n’ai pas lu les autres commentaires.

    Bonne soirée.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Ce genre d’interprétation ne regarde que toi, comme tous les autres internautes qui pensent que je dénigres le régime végétarien. Tu ne vois pas ce que le végétarisme a à voir la dedans ? Et pourtant ! Je ne me suis tout de même pas enquiquiner à écrire une introduction pour rien ? si ? L’un des arguments du régime végétarien est l’impact positif sur l’environnement. Donc moi j’offre une alternative aux lecteurs et internautes intéressés par le gaspillage alimentaire mais qui ne souhaitent pas devenir végétarien ou je ne sais quoi.

      Après, chère déçue, si tu ne connais pas mon blog et bien c’est quelque part ma marque de fabrique. J’aime jouer sur la provocation et sur les etiquettes. Mais en même temps je ne vais pas me plaindre, si j’ai écrit cet article de cette manière, c’est bien pour créer ce genre de réaction ! Elle est donc grandement appréciée ! Au plaisir !

  20. Mona Oz

    Nous vivons dans une société de GASPILLAGE..;
    Le premier, scandaleux, consiste à produire des aliments DESTINES A LA POUBELLE, puisque JAMAIS personne dans nos pays industrialisés ne pourra manger ces QUANTITÉS INDUSTRIELLES…
    C’est DU FRIC qui est produit, en vérité… LE VÔTRE… ^^
    C’est programmé, monstrueusement, OUI…
    Il n’est que de voir les quantités PHARAONIQUES jetées javellisées par les grandes surfaces, qui ne peuvent donner, règlementation oblige, même aux organismes « charitables »…
    UN SCANDALE de notre « monde moderne »…
    On y sacrifie des millions d’animaux mais… pas seulement !
    On y ravage la terre, on l’empoisonne, pour vous donner une alimentation STERILE et sans aucun intérêt, ça fait la fortune des vendeurs de compléments alimentaires…
    Bien sûr, dans nos individualités, nous pouvons ne pas gaspiller, faire attention à notre consommation alimentaire et énergétique…
    Mon commentaire se veut déculpabilisant…
    Ca n’est pas « votre demande » qui provoque le gaspillage, c’est la fringale de pognon et de pouvoir de nos « dirigeants »…
    Une poignée de parasites sans honte, pour des milliards de culpabilisés chroniques…
    Quoi que vous soyez, végétarien ou mangeur de steak, vous ramerez, parce qu’ils ne nous destinent RIEN D’AUTRE pour la satisfaction de leur perversité… ^^
    Faites au mieux pour votre santé, mangez à votre faim, pas plus, traitez la Nature et les autres comme vous voudriez qu’ils vous traitent, et, si vous y arrivez à chaque instant, vous aurez contribué à moins d’inhumanité dans ce monde…
    A votre échelle…
    ;-)

  21. carol_03

    Juste partager la réaction que j’ai eu devant une de mes filles qui jetait de la nourriture:
    je lui ai demandé un billet de 10 euros et je l’ai jeté à la poubelle en lui disant que c’est exactement ce qu’elle venait de faire….
    D’après son regard, je crois qu’elle a compris le message.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *