Du Poulet et du Fromage pour la COP21 : C’est l’Hôpital qui se fout de la charité ?

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source: rapport scientifique de l’AVF

Un menu ostentatoire ?

Pas moins de 40.000 personnes sont sur le point de se réunir à Paris pour la conférence internationale, la COP21, sur le climat selon le site officiel du gouvernement. L’objectif de cette manifestation est de trouver des accords, des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique et toutes les menaces qu’il porte sur nous, et la biodiversité mondiale.

Parmi toutes les causes humaines à l’origine de ce dramatique réchauffement climatique, l’élevage intensif d’animaux pour produire de la viande et des produits laitiers se place malheureusement en tête de liste.

Même si l’on s’éloigne de la problématique nutritionnelle de la consommation de produits animaux, l’impact d’une consommation riche en viandes (bovine, porcine, ovine ou de volaille) et en produits laitiers (lait, fromage…) sur le climat est incontestable et extrêmement préoccupant.

Les estimations les plus basses nous indiquent que toutes les sources d’émissions de gaz à effet de serres de l’élevage réunies dépassent celle des émissions de tous les transports de la planète.

Bio ou pas, le problème reste relativement le même avec toutefois une légère réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Alors voilà, pour lutter contre le réchauffement climatique, l’une des voies royales et évidentes reste la consommation exclusive de produits végétaux, des fruits, des légumes, des céréales, des légumineuses (lentilles par exemple) et bien d’autres.

Même sans devenir totalement végétarien ou végétalien, une consommation réduite de produits animaux ou laitiers est réellement un acte global d’action pour lutter contre le réchauffement climatique.

Ironie de l’histoire, selon Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères et président de cette 21ème conférence, les 150 chefs d’Etat invités bénéficieront d’un « suprême de volaille » et d’un « Reblochon biologique » de Savoie lors du premier déjeuner.

Toujours selon le ministre, ce déjeuner ferait « écho à l’excellence environnementale » mais sans « ostentation ».

En partant du principe qu’un morceau de suprême de volaille sera constitué de 200g de blanc de poulet, et qu’un poulet fait en moyenne 1.8 kg à l’abattage avec 240 g de blanc, il faudra abattre 125 poulets pour obtenir les quantités désirées.

Pour le fromage, avec une portion de Reblochon estimée à 60g cela nécessiterait 9 kg du fromage au lait de vache.

Est-ce que l’hôpital se fout de la charité ?

Au final, ce genre de repas, lors du sommet pour lutter contre le réchauffement climatique, et qui propose de la viande et des produits laitiers n’est-il pas un non-sens environnemental ? Au-delà de l’anecdote, ce genre de menu soulève quelques questions.

Et il y a fort à parier que cette nouvelle ne fera pas sourire les associations végétariennes et végétaliennes ainsi que la fameuse association L214 qui lutte contre la maltraitance animale dans les élevages français.

Le bon sens n’aurait-il pas voulu que les cinq chefs sélectionnés pour préparer ce repas usent de leur talent pour préparer un repas végétalien haut de gamme ?

Qui doit montrer l’exemple ? Les « grands » ? Les « petites gens » ?

Une autre question, que vont manger les 40.000 invités à cette conférence ? J’ai du mal à croire qu’ils se payent tous une assiette de pois chiche, de brocolis et de pain complet.

Bref, il y a matière à avoir des soucis quand on écoute le Président parler et déclarer être « « conscient que, aujourd’hui, ce sont les productions animales qu’il convient de favoriser par rapport aux productions végétales », car « il y a une vraie crise de l’élevage en Europe ».

Mais comme le réchauffement climatique, tout le monde s’en cogne, alors à quoi bon.

Pas vrai ?

 

19 Commentaires

  1. Sophie

    C’est pas faux!!! mais je les vois mal manger du riz avec des lentilles!! ;-) (cela leur ferait pourtant pas de mal!! )

  2. Benoit

    La viande de poulet, c’est quand même moins pire, non ?
    http://www.magazine-avantages.fr/,le-plus-ecolo-boeuf-ou-poulet,2300134,8682.asp

  3. Pierre

    Encore un billet d’idéaliste insatisfait basé sur un bien pauvre article scientifique… Votre engagement pour l’environnement est indéniable, mais le discours terriblement appauvri par le manque de réalité, de connaissance et de maîtrise du sujet. Peut-être, parce qu’être expert en la matière ne s’improvise pas. Ceci étant dis… Parlons seulement du suprême de volaille, savez-vous quelle volaille fut utilisée? Une en Label rouge et sous protection géographique, soit avec un cahier des charges strictes mais surtout simples à vérifier au sujet de l’empreinte carbone. Ensuite concernant le roblochon, c’est l’un des meilleurs producteurs, entièrement engagé pour la planète qui en est à l’origine. Son job? Relancer les fromages au lait cru ( impact indéniable pour la santé humaine!!) mais aussi que les vaches puissent pâturer. L’intérêt de cela? L’entretient des zones de montagnes dans lesquelles elles sont, ainsi que le maintien d’une activité économique certaine dans des zones largements défavorisées. Alors monsieur, quand vous dites qu’il faut réduire la consommation de viande, bien-sûr!!! Mais êtes-vous capable de comprendre ne serait-ce que l’impact économique de cette réduction sur le paysage français? L’entretien de certaines aires, où seuls les animaux peuvent le faire? Le maintien d’un savoir faire historique acquit de longue date?

    Je ne rentre pas plus dans le detail… Car vous n’avez malheureusement pas les compétences pour. Etre engagé est tout à votre honneur… Mais finalement… Vous ne faites que radicaliser des personnes qui souvent… Par manque de connaissance, tranchent d’un mauvaise façon…

    La consommation végétalienne est une catastrophe économique!!! Je vous conseil fortement de vous favoriser avec la notion de développement durable, et ceux à l’échelle d’une filière entière. Pas seulement le consommateur. En effet, en vous intéressant à l’aspect social, sociétal et environnemental, votre analyse sera bien plus pertinente et enrichie!!

    Cordialement :)

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Cher Pierre,

      Voilà un commentaire bien intéressant. Vous réussissez à jauger mon engagement pour l’environnement sur la lecture de ce seul article ? Vous faites fort quand même, car il faudrait quand même en apprendre plus avant de pouvoir être si sûr de soi.

      Quoi qu’il en soit, et si je passe au-dessus de vos commentaires inopportuns sur moi, est-ce qu’une volaille « label rouge » serait un gage de qualité et de respect environnemental ?

      Surement pas. D’après la législation officielle du label rouge pour l’élevage de poulet de chair (que vous trouverez aisément sur le net), les éleveurs peuvent entasser jusqu’à 11 poulets par m², avec des effectifs maximums de 4.400 bêtes par « hangars ». Ils précisent même, que dans le cas particulier d’une surface de 150 m², les éleveurs sont autorisés de placer 20 poulets par m².

      Maintenant faites comme moi, levez-vous, regardez 1 m² au sol et mettez-y 20 poulets. C’est du grand « Label Rouge ».

      Je n’ose imaginer l’empreinte carbone d’un tel élevage. Après, me direz-vous, tous les éleveurs ne doivent pas atteindre ces densités. Mais on pourrait également dire que tous les éleveurs ne respectent probablement pas toutes les consignes du Lable Rouge, avec quel contrôle derrière ? Bref, c’est compliqué.

      Pour terminer sur cette histoire de suprême de volaille, je pense que les chefs auraient mentionnés le fait qu’ils utilisent des poulets « label rouge » dans les articles d’informations dédiés, vu la fierté que cela vous laisse ressentir. Or, nous n’en savons rien et personne ne le mentionne (surtout qu’il précise bien « biologique » pour le Reblochon, alors..)

      Pour la suite de votre commentaire, avec le Reblochon et l’intérêt économique… Oui, c’est plutôt facile de tenir ce genre de discours pour balayer absolument tout le reste. Faut-il maintenir des activités incriminées dans la crise de la biodiversité mondiale car celles-ci sont « économiquement rentable » ? Tout au prix de la croissance et du profit ? Vous dispensez le discours d’un éleveur ou d’un industriel du secteur, faisant valoir la notion de « savoir faire historique » au détriment de connaissance scientifiques modernes.

      Et pourtant, je ne suis pas végétalien, ni vegan ou végétarien 100% du temps. Et je suis au fait de l’intérêt des ruminants dans l’enrichissement du sols et dans le cycle des nutriments.

      Mais au fait, dites-moi, qu’est-ce « l’entretient d’une montagne » exactement ? Me direz-vous que l’élevage est un gage de protection des forêts ? Alors que c’est justement l’inverse que l’on observe avec la conversion des surfaces forestières en zone d’agriculture pour l’élevage ou pour de l’élevage directement ?

      Je suis bien d’accord que ce sujet soit délicat, mais l’occasion était unique pour parler ici de l’importance de l’alimentation dans la problématique du réchauffement climatique. Un point trop peu abordé sur le blog d’ailleurs.

      Mais au plaisir d’échanger mon cher Pierre ; )

  4. Jerome

    Pierre, plus que le menu et viande consommée ce jour par « nos élites », viande certainement selon vos dires, exemplaires au point de vue écologique , c’est l’exemplarité qui doit être retenu ….combien de français, et au delà, quel pourcentage de viande issue de ces élevages qualitatifs seront consommés par les français. Et qui pourra se payer cette qualité ??et c’est idem pour ce fromage bio. Au delà du cas précis de ce menu, je pense que l’auteur de l’article en appelle à nos élites, pour qu’elles montrent l’exemple. Sinon, cela sera compliqué de faire accepter les choses à la population en agissant de façon contraire au plus haut sommet ….à mon humble avis ….

    1. Pierre

      Jérôme, merci pour votre réponse!! En fait… D’un point écologique, aucune production n’est exemplaire… D’autres essayent de l’être plus que certaines…

      Il existe un réel problème entre l’offre et la demande… Car les producteurs ( engagés ) de ces produits la, n’arrivent pas à les écouler. ( probleme lié à la grande distribution ). Concernant le prix de vente, sur l’échelle de valeur, qui est-ce qui gagne le mieux ca vie? Pas le producteur!

      Deuxièmement… Cela fait plus d’un an qu’ils travaillent sur ce menu… Un nombre incalculable d’expert furent utilisés pour donner leurs avis! Croyez-vous que tous les décisionnaires de cet état sont stupides à ce point? La seul différence, entre leurs décisions et votre avis, c’est la maîtrise de l’ensemble des éléments!

      je vous assure qu’il faut trouver des pratiques culturales et de consommations durables! Et les soucis étant… Que le discours ici ne l’est pas… Et que mise à part toucher une niche de consommateurs engagés, comme nous le sommes, ce genre d’articles n’a aucune emprise sur la population…

  5. Marie-Christine

    bonjour,
    votre article est intéressant mais dans mes consultations je rencontre beaucoup de gens qui consomment peu de protéines animales !
    au regard des messages, ils consomment plus de la viande blanche, des oeufs ce qui favorise les élevages intensifs de volailles!!! Comment voulez-vous que les gens s’y retrouvent avec tous ces messages sur l’alimentation!!! ils ne savent plus qui croire
    L’alimentation végétalienne est à la mode en ce moment, mais cette alimentation est carencée sur le long terme et crée des désordres physiologiques importants!

    alors si nous devons faire attention à l’environnement il faut aussi arrêter de stigmatiser les gens avec leur façon de se nourrir! il faut plutôt les informer sur ce qu’est une assiette équilibrée car cela personne n’en parle
    à bientôt

    1. Pierre

      Marie-Christine, je vous félicite pour ce commentaire!! Je tiens à le citer en exemple par sa composition, constat, probleme, solution! Effectivement… C’est comme cela qu’un débat peut être enrichi et non pas simplement alarmiste… C’est comme en politique, c’est toujours plus confortable d’être dans l’opposition :)

      Vous êtes apriori spécialiste de la nutrition, avez-vous la possibilité de chiffrer d’un point de vue économique le coût de la « mal-bouffe »? J’entends pas la, l’ensemble des pratiques qui ne rentrent pas dans le PNNS. D’ailleurs selon vous, est-ce que le PNNS peut être utilisé comme référence? Est-il possible de calculer le coût d’un kg de gras? En terme d’impact carbone ou meme de coût consommateur?

      Je suis persuadé que l’éducation est la clé de tous les problèmes que nous rencontrons!

    2. Aylune

      Quelques précisions :

      « cette alimentation est carencée sur le long terme et crée des désordres physiologiques importants »

      Ce n’est pourtant pas la position de l’Association américaine de diététique (la plus grande association de nutritionnistes au monde) :

      It is the position of the American Dietetic Association and
      Dietitians of Canada that appropriately planned vegetarian
      diets are healthful, nutritionally adequate, and provide
      health benefits in the prevention and treatment of certain
      diseases. (…) Well-planned vegan and other types of vegetarian diets are
      appropriate for all stages of the life cycle, including during
      pregnancy, lactation, infancy, childhood, and adolescence.

      https://www.vrg.org/nutrition/2003_ADA_position_paper.pdf

      Et puis, en dehors de ce que disent les articles scientifiques, il y a suffisamment de véganes aujourd’hui en bonne santé de par le monde, souvent depuis des décennies, pour démonter un peu ce mythe de « l’alimentation carencée ».

      Quand au fait que l’alimentation végétaliennne soit à la mode en ce moment, il ne faut pas exagérer. Il y a 2% de végétariens en France il me semble (et les végétaliens sont sûrement encore moins nombreux), 6% au Royaume-Uni… alors bon, on en parle de plus en plus, oui, de là à ce que ce soit « à la mode », il y a de la marge quand même.

      Bonne journée !

    3. Berrick

      I milliard d’Indiens végétaliens. Carencés? Einstein, Léonard de Vinci, etc… Carencés? Que de bêtises en un commentaire. Végétariens de puis 4 générations la famille où je vis n’a jamais eu une seule carence de quoi que ce soit. Je n’ai jamais été malade, (même pas un rhume) depuis 15 ans,carencé? L’éléphant, le cheval, l’hippopotame etc. carencés?
      La consommation de viande est la pire des activités polluantes, ils auraient au moins pu montrer l’exemple. Et je ne parle pas des effets sur la santé, sur la souffrance animale etc..

      1. berrick

        Evidemment je n’en fait pas un dogme c’est juste une réflexion. Mais je pense sérieusement que l’humanité ne s’en sortira vraiment qu’en devenant végétarienne tendance végétalienne. C’est aussi ce que pensait Einstein, qui est quand même une légère référence. Cela ne peut pas se faire en un jour, c’est tout une économie et un ensemble de traditions qu’il faudra changer. Mais il faut doucement aller vers cela.

  6. Johan

    Vous avez parfaitement raison. L’être humain a besoin plus de végétal que d’animal…

  7. Nadia

    Beaucoup de bruit pour 125 poulets. Si on veut trouver des choses à redire sur quelque menu que ce soit, on en trouvera toujours. Les « solutions » extrêmes n’en sont pas, puisque pratiquement impossible à mettre en oeuvre à grande echelle et sur le long terme, et ne serviront qu’a éloigner ceux que l’on cherche à attirer. Je suis pour les « compromis ». Le menu choisi est simple; les produits sont labellisés. Voila deux bon exemples à suivre (et ce que je ne mange pratiquement ni viandes ni produits laitiers… mais le bon sens fait comprendre que ce qui s’applique a l’un/e ne doit pas forcément être generalisé).

  8. J-B Voinet

    S’ils ont remplacé le boeuf par le poulet et le fromage industriel par le fromage bio, alors ils ont progressé et c’est cela qui compte. C’est délicat de demander aux gens d’être là où on est, sans savoir d’où ils partent.

  9. monique de Plum

    Et bien je vais être pire que mon fils
    la COP 21 c’est peut être bien au moins ils partagent leurs idées et pourront peut être les exploiter
    mais à l’occasion d’une telle réunion mondiale sur un tel sujet il aurait fallu aller beaucoup plus loin et vraiment donner l’exemple sur un seul jour ça ne les aurait pas chagrinés

    il fallait proposer des menus crudivores l’extrême afin de prouver que chacun sil le désire peut le faire cela aurait été un début une stimulation niveau repas

    de grands chefs en cuisine peuvent tout faire et un repas crudivore est excellent si bien fait
    (il n’y a que regarder le site de Crudivegan et encore il est sommaire car un tel site demande énormément de travail)

    côté repas je vous aie expliqué mon idée

    côté nécessité absolue de l’être humain je ne sais pas ce qu’il y a sur le site de la COP mais j’aurais installés des………. toilettes sèches….. car c’est génial
    j’en parle en connaissance bien entendu (je ne connaissais pas tout cela en Calédonie quand j’ai fait ma maison mais avec mon fils Jérémy nous comptons en avoir prochainement) par contre ma fille qui vien tde faire elle même sa maison a choisi les toilettes sèches énormément chère ici tenez vous bine 7 000 euros!!! mais c’est hyper bien

    je vais vous raconter notre histoire nous avons eu connaissance de Elad par un Docteur en biologie avec une maison sublime qu’il a faite avec des toilettes sèches vue sur un paysage féérique toilette à l’intérieur pour ma fille elles sont à l’extérieur malgré ses 2 fils!
    donc nous sommes allées chez Eylad et après discussion il a ouvert la trappe par laquelle nous ramasson le compost et il nous l’a mis dans nos mains sans problème bien entendu aucune odeur enfin tout parfait
    nous avons été largement convaincu d’autant plus qu’il a tout fait de façon luxe dessus WC en kohu et de plus il a fait l’assainissement de la cuisine et de la salles de bains
    auncun rejet au réseau tout va aux bananiers aux plantes à la pelous qui en a besoin vue la chaleur
    donc toilettes sèches pour tous les grands de ce monde et leurs collaborateurs après elles auraient largement resservies c’est à vie de la sciure c’est tout

    et bien entendu tous les locaux auraient été comptables avec l’environnement etc etc……………
    voilà j’ai dit mon opinion un grand salut de Calédonie Monique ANSO

  10. BOUCHET

    « L’exemple n’est pas le meilleur moyen pour convaincre, c’est le seul » … »Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde » deux citations de Gandhi… »L’exemplarité n’est pas une façon d’influencer, c’est la seule. « . Albert Schweitzer
    Bien évidemment pour un tel rassemblement un repas davantage en lien une consommation de produits en harmonie avec les enjeux écologiques de la planète s’imposait et ne nécessitait pas selon moi une réflexion d’une année comme cela est évoquée dans un commentaire précédent…une demi-journée aurait largement suffit !!!
    L’exemple de ce repas est à la hauteur des réalités éco-responsables de notre monde politique….beaucoup d’ambition, beaucoup de gesticulation, beaucoup de médiatisation mais en définitive les promesses et les engagements lorsqu’ils sont tenus (!) sont en total décalage avec les enjeux et les urgences de notre planète. Certes les lobbies surtout lorsqu’ils sont déguisés en vert pèsent de tous leurs poids dans ces débats … l’économie capitaliste essaie de s’accommoder avec l’écologie mais on est loin d’une vraie rupture et d’une véritable réaction.
    Nos responsables politiques actuels n’ont pas cette capacité à faire ce grand pas. Le préventif est largement relégué au second plan derrière le curatif…sans doute faudra t-il des évènements majeurs pour parvenir à inverser cela…
    Au passage j’ai apprécié la réponse apaisée et très bien argumentée de Jérémy suite au commentaire certes intéressant même quelque peu présomptueux et agressif de Pierre « Rien n’est plus dangereux que la certitude d’avoir raison » François Jacob. Il est évident que si la nécessité de sauver notre planète l’impose, le sort de certaines corporations et de certaines industries sera scellé … mais il faut avoir le courage, l’objectivité, la neutralité et l’honnêteté de poser les bonnes questions et de rechercher les bonnes réponses en ayant comme seul fil conducteur la sauvegarde de notre planète et l’avenir de nos générations futures…

  11. Philippe

    Bonjour à tous,

    J´ai vu récemment sur netflix un excellent documentaire « Cowspiracy » sur l´élevage intensif et ses répercussions sur la planète. http://www.cowspiracy.com. Je vous le recommande.

  12. liloo

    Pierre Rahbi qui traitent les consommateurs de pousseurs de caddies (il n’a pas tord) qui attendent tout de la Cop 21 sans se remettre en question!

    Quand vous regardez les émissions culinaires à la tv pas une seule ne propose un menu végétarien. Tout est à base de: boeuf, porc, agneau, veau, canard, etc..jusqu’à écoeurement!

    Question économique snif les gens pleurent mais ne peuvent s’empêcher d’acheter de la viande de piètre qualité et de préférence tous les jours, bah oui que voulez-vous difficile de se passer du morceau de saucisson ou du bacon au petit déjeuner…

    Les vegans sont parfois virulents c’est vrai mais quand on voit qu’en face on s’adresse à un mur, il vaut mieux vivre sa vie et n’attendre aucun changement des autres!

    Moi j’ai changé du jour au lendemain et ma vision du caddie n’es plus le même depuis que j’ai appris à lire les étiquettes! Merci pour votre article, j’espère que les gens ouvriront les yeux…
    Sinon il y a « Earthlings/Terriens » sur youtube pour ceux qui ne connaissent pas encore.

  13. Yop Solo

    Cher Jeremy,

    Vous concluez en disant :

    « Mais comme le réchauffement climatique, tout le monde s’en cogne, alors à quoi bon. »

    Il est évident que la plupart des organisateurs et des invités à la COP21 se tamponnent largement des notions d’écologie. Vous le voyez dans le menu, mais en réalité cela va bien au delà.

    Vous qui aimez, bien à raison, les faits, et qui ne vous laissez pas berner par la première propagande venue, je vous invite à vous pencher sur le cas du « réchauffement » climatique d’origine anthropique, un cas d’école de lobbying et de sélection biaisée de data (« cherry picking ») . Mon commentaire pourra apparaître comme une digression, mais songez que tout est lié, et que les problèmes et les choix liés à l’agriculture et à l’élevage sont systématiquement à mettre en rapport avec les notions d’écologie et la nutrition.

    Très simplement, la notion même de « réchauffement » d »origine anthropique n’a aucun fondement scientifique. J’entends d’ici les cris d’effrois des lecteurs bien pensants. Un mensonge sans cesse martelé n’en devient pas vrai pour autant. Notez d’ailleurs que l’on parle désormais de « changement » climatique, un glissement sémantique absolument pas anodin, le réchauffement étant une notion épuisée, quasi indéfendable, et ils le savent. L’intelligentsia et la machine médiatique aux ordres font leur travail de propagande habituel, et l’idéologie du changement climatique ne souffre plus aucune contradiction dans les émissions mainstream, malgré les nombreux avis divergents dans la communauté scientifique (persécutés et ostracisés), qui devrait au moins donner lieu à des débats contradictoires sérieux et nuancés. Or, rien que la messe habituelle.

    Et je dis cela alors que je suis sensible à l’équilibre avec la nature, critique de l’arnaque des économies de « croissance », des impostures de développement soi-disant durable qui ne sont qu’une récupération par le système de concepts originellement subversifs. Quand bien même le discrédit du changement climatique arrangerait certaines industries et groupes peu sympathiques, cela est un autre débat.

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