L’espérance de Vie des Hommes du Paléolithique est estimée à 70 ans

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« Au Paléolithique, schématiquement, l’espérance de vie à la naissance oscille entre 25 ans et 35 ans, selon les endroits et les périodes. »

L’espérance de vie de nos ancêtres est un sujet de discussion passionnant qui prend une ampleur internationale avec le régime phénomène inspiré de nos ancêtres du paléolithique.

Si vous faites une simple recherche sur votre moteur de recherche préféré avec les mots clés :

« espérance de vie paléolithique »

Vous risquez de trouver en première proposition une interview d’un archéozoologue et directeur de recherches au CNRS, j’ai nommé Jean-denis Vigne.

Dans cet article vieux de presque 2 ans, le chercheur s’épanche sur les nouveaux mythes de la caverne, à savoir :

Mon article s’intéresse particulièrement à la question de l’espérance de vie de nos ancêtres, souvent utilisée par les opposants au régime paléolithique, mais également par une communauté de scientifique.

M. Vigne en fait partie.

Dans cette interview, il déclare que l’espérance de vie au paléolithique « oscille entre 25 ans et 35 ans, selon les endroits et les périodes. »

Lorsqu’il est questionné à propos de l’ostéoporose absente des ossements datant du paléolithique, M. Vigne argue qu’au cours de cette période « peu d’individus vivaient au-delà de 25 ans ».

C’est pour cette raison que l’on ne retrouve pas de cas d’ostéoporose, car les hommes de l’époque ne vivaient pas assez longtemps pour en être victime.

Peu importe, dans cette interview on remarque deux choses :

  1. L’espérance de vie des hommes du paléolithique atteint 35 ans, au maximum
  2. Peu d’individus dépassaient les 25 ans

Les conclusions du chercheur sont également soutenues par la majorité de la population lorsque l’on parle d’espérance de vie des hommes préhistoriques.

Les conditions de vie étaient difficiles, les taux de mortalité infantiles élevés, et les maladies infectieuses mortelles sont autant d’arguments qui plaident en faveur d’une faible espérance de vie.

Il y a cependant deux questions qui restent en suspend…

  1. Quelle serait l’espérance de vie de nos ancêtres s’ils vivaient à notre époque ?
  2. Est-ce qu’une faible espérance de vie signifie une médiocre qualité de vie ?

Dans bien des cas, les croyances populaires estiment que les hommes du paléolithique avaient une faible espérance de vie à cause d’une alimentation carencée, ou pas assez équilibrée comme nous pouvons en jouir aujourd’hui.

Sur ce point, les réponses existent déjà. Green-Escape vient de publier au début du mois un article où il compare les apports en nutriments essentiels de notre régime moderne avec le régime paléo.

Le résultat est sans appel, notre régime est carencé, comparé au régime paléo qui apporte la quasi-totalité des nutriments.

A propos de l’espérance de vie, les sites les plus optimistes annoncent 50 ans et les plus négatifs seulement 25 ans.

La science n’a-t-elle pas des réponses à nous donner ?

L’étude des ossements

Classiquement, l’âge des individus est estimé à partir des ossements que les archéologues et paléoanthropologues peuvent trouver dans le sous-sol.

A partir de là, les méthodes de calcul avec le carbone 14, la taille de certains os, et la présence de maladie osseuse (ostéoporose) apportent des indices, et permettent d’estimer l’espérance de vie des hommes de l’époque.

Ce modèle, aujourd’hui accepté par tous (ou presque), rend fou furieux Mark Sisson, un célèbre blogueur paléo anglophone, qui défend bec et ongle les bienfaits du régime paléolithique.

Moi-même, je m’insurgeais dans mon article sur le jeûne intermittent, quand un auteur dégommait d’une ligne les hommes du paléolithique et leur espérance de vie ridicule d’à peine 25 ans.

Sur son blog, Mark Sisson dénonce dans un article les limites de ces méthodes d’estimations d’âges à partir des ossements.

Il pointe notamment du doigt les carences en vitamine D et en magnésium que nous connaissons actuellement, ainsi que notre résistance à l’effort physique moins importante que nos ancêtres.

C’est pour ces raisons que l’estimation de l’espérance de vie de nos ancêtres par l’étude des ossement n’est pas l’idéale, et présente des contraintes évidentes.

Une autre méthode existe pour tenter de répondre à cette question d’espérance de vie.

L’étude des populations indigènes contemporaine

L’autre voie royale pour estimer l’espérance de vie nos ancêtres est d’étudier les peuples et les tribus qui vivent toujours comme nos ancêtres, avec un mode de vie traditionnel très conservé.

Malgré l’impact de nos sociétés modernes sur l’ensemble de la planète, l’appauvrissement de la biodiversité et la raréfaction des ressources, il existe toujours des populations plus ou moins isolés de la planète qui vivent en complète autarcie, ou partiellement en contact avec nos sociétés modernes.

Ces tribus ont conservées une alimentation exempte d’agriculture quand d’autres l’ont partiellement intégrée, certaines ne bénéficient d’aucune médecine moderne alors que d’autres peuvent en jouir.

Deux chercheurs ont publié courant 2007 une étude unique qui compare la longévité de différentes tribus de chasseurs-cueilleurs.

Dans leur étude, les chercheurs ont établi 3 groupes :

1. Les vrais chasseurs-cueilleurs

Ils vivent de la chasse, de la pêche, et de la cueillette. Ils n’ont aucun contact significatif avec les cultures ou sociétés voisines.

Ils n’ont pas accès aux soins modernes, ne pratiquent pas d’agriculture et possèdent un mode de vie traditionnel bien conservé.

2. Les chasseurs-horticulteurs

Ces tribus vivent également de la pêche et de la chasse, mais ils pratiquent un peu d’agriculture.

Leur mode de vie est lui aussi traditionnel, sans aucun contact significatif avec d’autres cultures.

3. Les chasseurs-cueilleurs déculturés

Déculturés ? Les auteurs utilisent le terme « aculturated » dans l’étude pour définir les tribus qui vivent comme les vrais chasseurs-cueilleurs (alimentation et mode de vie) mais qui entretiennent des relations avec l’extérieur.

Par ailleurs, ces tribus ont un accès à la médecine moderne.

Taux de mortalité

Les résultats de l’étude montrent les taux de mortalité de 0 à 15 ans, de 15 à 45 ans et de 0 à 45 ans pour les 3 groupes.

Voici les résultats, par groupe et tranches d’âges :

Sans surprise, les vrais chasseurs-cueilleurs ont le taux de mortalité avant 15 ans le plus élevé.

43 % des enfants n’atteignent pas l’âge de 15 ans.

Les chasseurs-cueilleurs déculturés qui ont accès à aux soins modernes affichent, logiquement, la mortalité infantile la plus basse avec un score de 33 %.

A partir de 15 ans jusqu’à 45 ans, les chasseurs-cueilleurs déculturés ont un taux de mortalité de 33 %, le plus faible des 3 groupes, alors que les chasseurs-horticulteurs affichent le taux de mortalité le plus élevé, à 39 %.

Ce taux de mortalité est légèrement supérieur à celui des vrais chasseurs-cueilleurs qui est de 36 %.

Un résultat majeur émerge de ce tableau.

Les tribus qui vivent pratiquement à l’égal de nos ancêtres du paléolithique (du moins c’est bien eux qui s’en rapproche le plus) atteignent bien volontiers les 45 ans, pour 36 % d’entre eux.

Ce résultat confirme les hypothèses les plus optimistes, avec une cinquantaine d’années à vivre.

Mais si vous avez bien suivi, vous devriez vous demander :

Mais les 36 % restant de la tribu qui sont toujours en vie après 45 ans, combien de temps leur restent-ils à vivre ?

Et c’est la pépite de l’article.

L’espérance de vie à la naissance

Les auteurs de l’étude ont donc calculé les années qui restent à vivre pour les hommes et les femmes qui atteignent les 45 ans.

Il reste en moyenne 25 à vivre pour les chasseurs-cueilleurs déculturés, 20 ans pour les chasseurs-horticulteurs et 21 ans pour les vrais chasseurs-cueilleurs.

Autrement dit, les chasseurs-cueilleurs « moderne » qui s’approchent au plus près des conditions de vie et d’alimentation de nos ancêtres du paléolithique, et qui ne bénéficient d’aucune médecine moderne jouissent d’une espérance de vie d’environ 66 ans.

Pour votre information, nous avons atteint 66 ans d’espérance de vie à partir de 1994.

Les tribus de chasseurs-cueilleurs déculturés, qui je vous le rappelle avaient les mêmes conditions de vie que les vrais chasseurs-cueilleurs, mais avec la médecine moderne en plus, jouissent de près de 70 ans d’espérance de vie (soit 4 ans de plus).

Finalement, nous sommes loin, et même très loin, des 25 ou 35 ans d’espérance de vie estimée par la communauté scientifique pour nos ancêtres de la Préhistoire.

Et vous n’êtes pas sans savoir que cette étude a été publiée dans le journal Population and Development Review, qui fait partie des 10 meilleurs journaux internationaux dans le domaine de la sociobiologie.


P.S. 

Je vous encourage à fortement partager cet article pour couper court à cette vilaine idée reçue à propos des hommes du paléolithique. Même si les ossements retrouvés tendent à montrer une espérance de vie très faible, ils étaient en parfaite santé, et pouvaient (à priori) vivre bien au-delà.

P.P.S.

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Notes et références

Gurven, Michael & Kaplan, Hillard (2007). Longevity Among Hunter- Gatherers: A Cross-Cultural Examination. Population and Development Review. 33; 321-365.

37 Commentaires

  1. Sylvain

    Très bien, un bon mythe démonté !
    Je me suis toujours demandé pourquoi certains chercheurs voulaient à tout prix démontrer la supériorité des civilisations de l’agriculture (pléonasme, je sais). Parce que si on démontre que l’espérance de vie et la santé de nos ancêtres étaient bien meilleure que la notre (et sans les maladies qui vont avec), y a une grande partie de l’édifice qui s’effondre.
    Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage dit-on…
    Après il y a a bien sûr d’autres types de mort plus fréquentes (blessures => infection ?), mais dans quelle mesure ?

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Ouais enfin ! Je supportais de moins en moins le faux argument de la faible espérance de vie des hommes du paléo.

      Pour les types de morts, les auteurs affirment que les plus présentent étaient les maladies respiratoires, ils parlent ensuite des maladies gastrointestinales avec les diarrhées par exemple.

  2. Antoine

    Oui, les chasseurs cueilleurs déculturés, compte tenu du contexte de vie moins hygiénique et moins confortable, ont probablement plus de risques de mourir d’infections, de blessures,… Et on peut aussi s’interroger sur le niveau de qualité des soins médicaux reçus dans ces régions moins développées.

  3. Romain de paléo-fit

    Ton étude est bien ficelée !
    Le problème c’est qu’il faut savoir quoi faire avec les statistiques et démêler le tout !
    Oui, ils avaient un taux de mortalité bien plus élevé que nous, mais que serait-il de nous si nous n’avions pas la médecine, la technologie, et des contrées sans bêtes sauvages ?
    Je pense que c’est ça, la vraie question !!
    Merci pour ton article !
    A bientôt

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      L’article répond en partie à ta question. Ces tribus de chasseurs-cueilleurs contemporaines sont justement les cas de vie primitive et traditionnel sans médecine, technologie et bête sauvage.

      Et la réponse est proche de 70 ans d’espérance de vie !

  4. Geoffrey du Blog pour Perdre du ventre

    Salut Jérémy,

    tes idées et les études sur lesquelles tu t’appuies sont très intéressantes et font avancer le débat.

    Je pense qu’il y a beaucoup d’autres facteurs à prendre en compte auxquels nous ne pensons pas forcément. Par exemple la pollution qu’elle soit chimique ou par les ondes. Mais aussi et surtout la qualité de la nourriture que nous mangeons.

    Il y a tellement de choses différentes à prendre en considération que ce débat ne se terminera certainement jamais.

    Geoffrey

  5. Joel

    Bonjour,

    J’ai envie de croire au paléo. Donc je cherche à me renseigner. Et je tombe sur votre blog. Votre fort n’a pas l’air d’etre les maths. En particulier d’apres les données que vous donnez il faut noter que :
    les chasseurs-cueilleurs « moderne » qui s’approchent au plus près des conditions de vie et d’alimentation de nos ancêtres du paléolithique, et qui ne bénéficient d’aucune médecine moderne jouissent d’une espérance de vie d’environ 17 ans.
    Et non 66 comme vous avez l’air de le croire. Les nombres il ne faut pas que les additioner :)

    Je vous mets en lien une image de l’explication des calculs. Et je tiens l’excel et des explications plus approfondies à votre disposition si vous en avez besoin.

    Merci pour le blog.

    Joel

    1. pierrepons

      Serait-il possible de supprimer totalement le post de Joel, complètement délirant, arrogant, et faisant perdre du temps au lecteur, alors qu’il ne mérite pas 5s de notre temps ? Ce serait aimable.

  6. Joel
    1. Alain

      Il y a un gros souci dans vos calculs: vous avez considéré que les 36,48% qui dépassaient les 45 ans mourraient en fait à 21 ans !

    2. Alain

      Si on reprend votre hypothèse « optimiste », ça nous donne une espérance de vie de presque 40 ans.

  7. aurelie

    Bonjour,
    je fais des études en naturopathie où la nutrition a une place importante, mais je me méfie des idées reçues et des dogmes propres à chaque école, alors, j’essaie de faire ma propre synthèse, et je souhaite à ce titre te remercier de publier autant de choses fouillées, complètes et pimentées comme une cerise sur le gâteau ! ;-)
    Ma remarque : tu critiques le manque d’impartialité pour les « associations officielles » et recommandations « officielles » de toutes sortes (lait, pet food…), mais l’étude de Green Scape liée n’est-elle pas du même ordre ??
    Je sais que la difficulté de toute étude réside dans le financement, l’origine, et le moyen de diffusion… Alors pourquoi en croire l’une plus que l’autre ?(même si là pour le coup, je fais appel à mon intuition et mon bon sens …)
    J’ai lu Souccar et je sais que tout réside dans l’origine des chiffres auxquels on peut tout faire dire…et c’est tres dur d’aller chercher et vérifier toutes les sources, même si ça vaut le coup….
    Merci encore.

    1. aurelie

      toujours pas de réponse deux ans et demi plus tard :-)

      1. Z

        Sur internet le temps n’existe plus ^^ A l’année prochaine

  8. Klement

    Les calculs sur l’espérence de vie sont mathématiquement faux, c’est la longévité qui est de l’ordre de 50-60 ans à l’époque paléolithique.

    longévité = age de décès « par vieillesse »
    espérence de vie = age à laquelle la moitié des gens sont mort (dont mort violente, maladie …)

    Paléolithique: espérence de vie 25-30 ans, longévité 50-60 ans (chasseur-cueilleurs)
    Néolithique: espérence de vie 20-25 ans, longévité 60-80 ans (1er agriculteurs)
    Antiquité, Moyen-age: espérence de vie 30 ans, longévité 60-80 ans (société agricole)
    1800-1900: espérence de vie 45 ans, longévité 70-90 ans (révolution industrielle)
    1950: espérence de vie 65 ans, longévité 90 ans (révolution médicale)
    aujourd’hui: espérence de vie 80 ans, longévité 90-100 ans

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Voici Klément une définition de l’espérance de vie plutôt officielle:

      « L’espérance de vie à la naissance (ou à l’âge 0) représente la durée de vie moyenne – autrement dit l’âge moyen au décès – d’une génération fictive soumise aux conditions de mortalité de l’année. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la structure par âge. »

      Elle ne correspond pas tout à fait à ce que tu nous dis !

      D’ailleurs, la longévité moyenne est égale à l’espérance de vie ! Toi, tu nous parles de longévité potentielle je pense.

      1. Sylvain

        La réflexion de Klement est tout à fait juste. Il me semble que cet article a été écrit par quelqu’un ne connaissant que très légèrement les termes employés et dont les notions de statistiques sont basses. Avant de faire un article avec un titre alléchant, il est essentiel de posséder les fondements de ce dont on veut parler.

        1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

          Quand bien même mes notions de statistiques sont basses, ou mes connaissances sur les termes employés également, l’objectif de l’article est de battre en brèche l’idée selon laquelle nos ancêtres étaient des personnes fragiles qui ne vivaient pas plus vieux que 25 ou 30 ans.

          L’idée principale de cet article est de montrer qu’au-delà d’une espérance de vie très faible, indiquant principalement un taux de mortalité infantile très élevé, les survivants pouvaient vraisemblablement atteindre des âges très avancés.

          Malgré tous les défauts de cet article, il est la le point CENTRAL de cet article.

          Après on peut débattre sur les termes, mais c’est secondaire.

      2. Tetradze

        J’ajouterai également que l’article fait une comparaison qui n’a pas de sens:
        Comparer l’esperance de vie à 45 ans du paleo (64 ans), avec des espérances de vie à la naissance pour l’époque moderne . Ca ne veut rien dire du tout cette comparaison ! Il faut comparer les esperances de vie à la naissance entre elles, les esperances de vie à 25ans entre elles et celles à 45 entre elles, sinon c’est grossièrement manipulateur.

  9. Samuel

    Bonjour,
    avant toute chose, je tiens à préciser que je ne défend pas notre manière de vivre actuel, et que je ne t’attaque pas personnellement, si mes mots le font, alors c’est que je me suis mal exprimé.
    j’ai lu les commentaires, et deux choses assez liée on déjà été relevée,cependant je n’ai pas vu de réponse de ta part sur ces sujets.

    habituellement tu décortiques de A à Z les études dont tu parles, et comme le disait aurélie pour celle-ci tu prend les résultats brut, sans nous parler de la manière dont ils ont été obtenu.
    ne penses-tu pas qu’il y a là une certaine partialité?

    deuxième point, que soulèvent joel et klement (bien que les calculs de joel ne prennent pas en compte les 36% de chasseurs-cueilleur vrai vivant plus de de 45ans) est une erreur de calcul de probabilités.
    en effet, dans le paragraphe intitulé « l’espérance de vie à la naissance » tu nous dis:

    « 21 ans pour les vrais chasseurs-cueilleurs.

    Autrement dit, les chasseurs-cueilleurs « moderne » qui s’approchent au plus près des conditions de vie et d’alimentation de nos ancêtres du paléolithique, et qui ne bénéficient d’aucune médecine moderne jouissent d’une espérance de vie d’environ 66 ans. »

    et c’est là que tu fais un raccourci,
    66ans n’est pas l’espérance de vie à la naissance,
    mais l’espérance de vie pour les +45ans
    et ça change tout
    car l’espérance de vie de la population totale est bien inférieur, puisque 64%de la dite population n’atteint pas les 45ans.
    tu es d’accords avec ces calculs?

    en espérant un réponse
    Sam

  10. Christine

    Bonjour,
    Merci pour vos articles intéressants.
    Cependant je rejoins certains ici : les calculs sont faux, ou en tout cas il y a une erreur quant à la définition des termes, une certaine confusion s’ensuit.
    L’espérance de vie est une moyenne, d’ailleurs discutable du fait qu’elle incorpore les décès en bas-âge.
    Les 66 ans dont vous parlez pour les chasseurs-cueilleurs, c’est un maximum, ce qui n’a rien à voir avec une moyenne d’âge pour les décès.
    Le fait est que tout le mond ne mourait pas super jeune au paléo, mais l’espérance de vie n’était pas non plus de 66 ans.

    1. Magda

      66 ans c’est un maximum ? Et comment alors expliquer que des ossements des hommes de +75 ans été retrouvés ???

  11. Alain

    Si on reprend votre hypothèse « optimiste », ça nous donne une espérance devie de presque 40 ans.

  12. Pingback: Mon chien est une poule, pas un loup : mythe ou réalité ? | Stealthily – Blog Canima

  13. Magda

    On a pourtant trouvé un peu partout dans la monde des squelettes d’hommes âgés de 70-75 ans, en parfaite santé et avec tous leurs dents. Il faudrait donc cesse de parler de ces 66 ans comme d’un maximum, mais d’une large probabilité, si l’on survivait à l’enfance.

    C’était un peu différent pour les femmes, la mortalité périnatale était terrible et souvent elles mourraient faute de nutriments, se privant pour nourrir leurs enfants.

    Mais cela était encore vrai à la fin du 19ème siècle où la moyenne d’âge était 30 ans pour une femme. Il n’était pas rare de voir un homme épouser successivement 4 femmes pour avoir un seul héritier mâle vivant.

    Rien que les reines de France, pourtant des nanties, mourraient avant leur 30ème année, en général en couches. (exemple : la Reine Claude à 29 ans après son 11ème accouchement).

    On n’a donc pas gagné grand chose, compte tenu des moyens médicaux et chirurgicaux employés depuis 120 ans, soit seulement 10-15 ans. Si tout le monde adoptait la nutrition paléo, on vivrait largement centenaires et sans médicaments.

    Il est donc inutile de parler statistiques, qui ne veulent rien dire du tout. Il suffit d’observer les squelettes, les restes fossilisés au lieu d’extrapoler.

    1. Truc

      Faudrait savoir, l’étude des ossements est idéale ou n’est pas idéale ?
      Parce que les ossements donnent des morts très rapides.

      Dans l’article :
      « C’est pour ces raisons que l’estimation de l’espérance de vie de nos ancêtres par l’étude des ossement n’est pas l’idéale, et présente des contraintes évidentes. »

  14. Daniel Lippert

    Au mieux vous êtes justement indigné du crime contre l’humanité que sont les impérialismes capitalistes (inhumanisme, fomentation de guerres fratricides, destruction irresponsable des ressources, exploitation et manipulation des peuples, pollution, malbouffe,…), mais au pire vous êtes payé pour désinformer, au profit d’un groupe commercial.

    La mortalité post-partem et avant 1 an étaient énormes. C’est cette donnée qui est déterminante (mortalité avant 1 an). La moyenne sur dix naissances:

    (0+0+1+10+15+20+25+40+55+65)/10=23,1 ans d’espérance moyenne de vie.

    La qualité de vie ne devait pas être mauvaise, et la vie valait bien plus que l’or. Pas comme aujourd’hui.

  15. Truc

    Bizarrement, le cannibalisme sur enfant pouvais expliquer cette légère mortalité infantile.

    Sociable comme pas deux le paléo.

    http://news.nationalgeographic.com/news/2010/08/100831-cannibalism-cannibal-cavemen-human-meat-science/

  16. fred

    Bon, ce que je retiens et savais intuitivement est que nos ancêtres avaient le même potentiel interieur et se nourrisaient mieux mais avaient plus d’occasion de mourrir pour d’autres causes externes …Pour nous meme potentiel interieur , moins d’occasions de mourrir par des causes exterieures sauf par la mauvaise nourriture qui nous affaiblit et la medecine qui en ne soignant que les symptomes , peut nuire…

  17. webvince

    Définition de l’espérance de vie suivant l’INSEE : « L’espérance de vie à la naissance (ou à l’âge 0) représente la durée de vie moyenne – autrement dit l’âge moyen au décès – d’une génération fictive soumise aux conditions de mortalité de l’année. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la structure par âge. »

    Les 70 ans évoqués dans cet article ne sont donc pas une espérance de vie !
    En appliquant cette logique défaillante, notre « espérance de vie » actuelle serait de plus de 100 ans !

  18. webvince

    En imaginant que les 64% morts dans la tranche 0-45 ans aient tous atteint l’âge de 45 ans et que les 36% restant aient tous vécu les 21 ans « d’espérance de vie en plus », soit 66 ans…
    L’espérance de vie moyenne de ces 100 individus serait de 52 ans 1/2… C’est mathématique !
    ((45*64)+(66*36))/100… On s’éloigne drôlement des 66 ans « d’espérance de vie »…

  19. webvince

    En faisant le même calcul en prenant en compte les morts de la tranche 0-15 (tous morts à 15 ans…), ça donne :
    ((15*43)+((64-43)*45)+(21*66))/100=39.66, à peine 40 ans, ça baisse… ;o)

    Bref, tous ces chiffres mal interprétés ne prouvent certainement pas que l’espérance de vie de nos ancêtres préhistoriques était meilleure ou équivalente à celle de nos grand-parents !!!

    1. Magda

      Et pourtant on a trouvé plus d’ossements d’hommes de 70 ans que ceux de 35 ans… On s’en fiche assez de « mathématiques », restons dans la réalité. La réalité était une forte mortalité à la naissance et avant l’âge de 3 ans. Après, c’est devenu une mortalité « normale » en gros meilleure qu’au 19ème siècle et ceci sans aucun médicament.

      1. webvince

        Et non, on s’en fiche pas ! Quand on veut être crédible et ne pas desservir la cause qu’on défend, on se doit d’être rigoureux ! Sinon on passe pour un rigolo et tous vos arguments, vrais ou faux, sont mis en doute !

        1. Magda

          Vous n’avez pas compris ma réponse ? Le humain n’est pas une entité mathématique et n’importe qui peut comprendre ça. Avec vos calculs, par contre on discréditerait n’importe qui….Les données devraient être corrigées sinon effectivement l’espérance de vie moyenne serait de 25 ans… Ce qui est complètement faux.

  20. webvince

    Ce sont vos calculs erronés et vos approximations qui discréditent complètement la cause que vous défendez !
    L’espérance de vie (« moyenne » comme vous dites) est une donnée objective aux règles de calcul immuables et non « corrigeable ».
    Je vous renvoie au site de l’INED où vous pourrez vous documenter sur la question…
    https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/graphiques-cartes/graphiques-interpretes/esperance-vie-france/

    Sur ce site vous découvrirez les définitions de nombreux indicateurs et les 70 ans que vous citez en titre de votre article (arrondi de 66 ans…) est bien la longévité maximale atteignable par les chasseurs-cueilleurs… Juste pour info elle est passée à 122 ans avec Jeanne Calmant, soit pratiquement le double ;o) Qu’on puisse tous espérer atteindre cet âge n’en fait pas pour autant notre « espérance de vie » ;o) C’est plutôt le record à battre…

  21. Magda

    Mais vous mélangez tout, c’est incroyable ! Qu’a à faire Jeanne Calmant dans l’affaire ? Elle qui vivait depuis 35 ans sur les médicaments et aurait été potentiellement morte à 62 ans ?

    Au 19ème siècle espérance de vie était plus basse qu’au paléolithique, figurez vous. Lisez donc le livre de Gilles Deluc et après, discutez….

    http://www.hominides.com/html/dossiers/dossiers.php

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