Gourous Paléo: une bande d’idiots obèses mangeurs de viande (grasse)

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 « Le régime Paléo fait des ravages en France »

Imaginez une personne lambda qui regarde une émission de télévision, ou pire le journal télévisé, dans laquelle on parle de l’alimentation paléolithique. La description de ce régime sera bien entendue plus ou moins fausse, compte tenu le sérieux et l’habileté que l’on connait des journalistes.

Cette même personne ira peut-être faire une recherche sur Google pour vérifier ce qu’il a entendu (de négatif, on présume) et pourra taper par exemple :

« Le régime paléo est-il dangereux ? »

Malheureusement, avec une telle recherche, notre bonhomme avide d’informations de qualité trouvera un article étonnant au titre provocateur, comme je les aime.

« Pourquoi le régime Paléo est-il une idiotie ? » De Crudivégan, une blogueuse de la sphère crudivore. Loin de moi l’idée d’attaquer cette alimentation particulière, aux allures intéressantes dont il faudrait que je m’épanche d’un article, mais on va plutôt discuter des arguments de Crudivégan sur l’idiotie du régime paléo.

Les arguments de Crudivegan

Donc, Après lecture et relecture de l’article en question, j’ai bien envie de discuter autour de 5 arguments contre l’alimentation paléolithique. Je n’ai pas pris en compte les attaques de l’auteure contre les « promoteurs du régime Paléo » qui seraient tous « gros » (vidéos satiriques à l’appui) comparés à ceux des régimes végétariens et végétaliens, qui sont tous fins et sveltes.

On va tenter d’élever le niveau.

Voici les 5 arguments :

  1. L’Homme partage 99% de son patrimoine génétique avec celui des grands singes, or, ces grands singes sont frugivores (la conclusion étant que l’Homme doit être frugivore).
  2. L’Homme n’a mangé de la viande qu’avec la création des premiers outils
  3. Une alimentation riche en sucre est la meilleure pour le corps humain
  4. Une alimentation riche en matière grasse a été démontré scientifiquement comme dangereuse pour la santé
  5. Une alimentation riche en viande est responsable de nombreuses maladies et cancers

Des arguments discutables…

Dans l’ordre ou dans le désordre, essayons d’y voir plus clair !

1. L’étrange relation alimentaire Homme-Grands singes

Selon l’article, il est sous-entendu que du fait de notre proximité génétique avec les grands singes, nous devrions manger comme eux, c’est-à-dire un régime à base de végétaux et de fruits, sans viande ni poisson.

Malheureusement, cette infime différence génétique entraîne des différences physiologiques, comportementales et anatomiques majeures entre le genre humain et celui de nos cousins les singes.

Les singes, contrairement à nous, disposent d’un arsenal physiologique idéalement adapté à la consommation massive de feuilles et de fruits. Les intestins y sont bien développés afin de tirer toute l’énergie de la digestion de ses végétaux.

De notre côté, nous ne pouvons pas véritablement dire que nous sommes fait du même bois. L’Homme apparait plutôt disposé à manger de tout, principalement des végétaux sous forme de légumes, de racines, de tubercules, de légumineuses avec une part (à modérer) sous forme de protéines animales (telles que du poisson, de la viande rouge, noire, des fruits de mer, des œufs, des insectes, etc.)

Et cela contrairement aux arguments d’anatomie comparée pro-végé que le blog rejette en grande partie.

Argumenter en faveur d’un régime unique de fruits et de légumes uniquement sur la base d’une proximité génétique avec les grands singes est au mieux amusant, au pire une idiotie. Coïncidence ? Je ne pense pas.

2. Des outils indispensables pour chasser ?

Pour ce 2ème argument, les Hommes d’antan auraient seulement commencé à chasser avec l’apparition (ou plutôt la création) des premiers outils, comme des lances, des arcs, etc.

Cet argument est largement répandu dans la sphère végétarienne ou végétalienne afin de prouver le caractère tardif d’une consommation active (par la chasse) de viande par les Hommes préhistoriques.

Sauf qu’historiquement, l’invention des outils n’a pas été une condition sine qua none pour commencer activement à traquer le gibier.

Bien avant les premiers outils, les Hommes étaient capables de traquer des bêtes sauvages en tendant des pièges, et en abattant leur proie avec des jets de pierres et des pieux affûtés. Or ces outils de bois ou appartenant à l’environnement sans modifications particulières ne font pas partie des « outils » au sens strict du terme.

Depuis 2 à 4 millions d’années, l’Homme chassait donc des bêtes sauvages avec des « outils » rudimentaires.

Se nourrir de la chasse est une pratique historique très ancienne, qui selon moi, a toujours fait partie de notre Histoire (mais dépend bien évidemment du lieu de vie, des périodes et des pratiques culturelles, on est d’accord.)

3. Alimentation riche en sucre : La meilleure ?

L’alimentation crudivore, avec beaucoup de fruits et de légumes, implique l’absorption d’une quantité élevée en faveur des glucides, et en défaveur des protéines et des lipides. Parfois, de temps en temps ou régulièrement, ces alimentations impliquent également d’absorber des jus de fruits et de légumes, avec là aussi son lot de glucides à gogo.

Du coup, on comprend bien pourquoi un régime riche en sucre est défini comme étant le meilleur sur ce blog, car c’est bien cela que l’on retrouve en majorité. Pas de problème de cohérence. Et pourtant.

J’oppose à ce 3ème argument un premier constat physiologique qui démontre selon moi combien notre organisme est fait pour vivre dans un environnement plutôt pauvre en glucides.

Nous n’avons qu’une seule arme physiologique pour dégrader les glucides exogènes qui viennent de notre alimentation. Le pancréas est le seul organe en charge de cette tâche, avec les relargages permanent d’insuline et de glucagon pour équilibrer notre glycémie, au quotidien. La présence d’amylase dans la salive participe à cette dégradation métabolique.

En revanche, le corps humain possède 4 voies métaboliques différentes pour créer du sucre à partir d’autre chose que du sucre.

C’est sous le terme barbare de néoglucogenèse que nous devinons aisément que nous sommes plus ou moins faits pour gérer des situations où l’environnement est pauvre en glucides.

Justement, la base du raisonnement paléolithique est que ce mode d’alimentation serait le plus adapté à notre physiologie, à notre génétique, car nous l’avons suivi pendant des millions d’années.

Cependant, je ne me risquerais pas à qualifier comme dangereuse une alimentation riche en glucides qui proviennent principalement d’aliments frais et bons pour la santé, à savoir les fruits (et les légumes à moindre mesure).

Pour continuer cette discussion, je dirais que nos amis les Inuits vivent très bien, du moins ceux qui ont conservé un mode de vie traditionnel, avec des bilans lipidiques qui feraient rêver certains américains alors qu’ils n’ingèrent aucun fruit ni légume. D’autres, dans des plaines d’Afrique ou des montagnes Suisses, s’épanouissent pleinement avec une alimentation de type chasseur-cueilleur, riche en matières grasses, en végétaux à index glycémique bas et avec son lot de produits animaux.

Alors que dire ? Il est probable, et c’est une litote, qu’une alimentation riche en sucre ne soit pas excellente pour la santé, avec les produits raffinés mis à notre disposition aujourd’hui. Il est également plus que probable, une autre litote, qu’une alimentation paléolithique pauvre en sucre (low carb) et riche en gras (high fat) soit bonne pour la santé [1-6].

Quoi qu’il en soit, l’argumentaire utilisé dans l’article de Crudivégan, justifiant un régime riche en sucre sur la base que nous avons « [d]es milliards de cellules qui fonctionnent au glucose » n’est pas recevable. Car trop, c’est trop.

4. Alimentation riche en gras (et pauvre en sucre) : La pire ?

C’est là que je réalise que deux mondes à l’exact opposé s’affrontent. L’article stipule, sous une forme interrogative, qu’une alimentation riche en gras et pauvre en sucre aurait déjà démontré sa nuisance sur la santé humaine.

Alors d’une part, les preuves scientifiques démontrent tout à fait l’inverse, avec les moult bienfaits d’une alimentation paléo sur la santé (= high fat & low carb). Et d’autre part, les épidémies d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, inflammatoires et compagnie se complaisent principalement sous une alimentation pauvre en graisse (bouh le gras, vive l’allégé !) et riche en sucre.

Mark Sisson s’épandait d’un article sur ce sujet il y a quelque temps, et nous apprenait que la source la plus riche en vitamine E était l’huile de palmier rouge ; le jaune d’œuf fait partie des meilleurs sources de choline, un micronutriment utilisé dans les fonctions hépatiques ; l’une des sources la plus riche en vitamine K2 est le beurre (de vache nourris à l’herbe) ; etc. ; etc.

Le célèbre blogueur paléo nous apprend également que deux méta-analyses publiées en 2010 et en 2011 innocentaient les graisses saturées dans le risque de maladie cardiovasculaire. La même étude que je citais dans mon article sur le beurre ghee d’ailleurs [7,8].

Je ne saurais citer cette méta-analyse de 2011 sur plus de 530.000 personnes qui a démontré le rôle très puissant et bénéfique d’un régime méditerranéen sur la santé. Certes cette alimentation n’est pas paléo, et autorise les produits laitiers et les céréales, mais fait la part belle aux végétaux, aux gras, aux produits animaux et aux oléagineux [9].

Pour conclure cette partie, on commence aujourd’hui à se rendre compte de la terrible erreur, du grossier procès qui a été fait aux matières grasses, simplement à cause de leur balance énergétique, 2 fois supérieure aux glucides et aux protéines. Aujourd’hui on paye le prix de cette fameuse « lipophobie ».

5. Alimentation riche en viandes = Cancers et maladies ?

Dernier point pour lequel j’ai un avis tranché, qui dépend de tellement de facteurs. Accuser la viande, d’une manière tranchée, sans prendre aucune précaution et sans tenir compte d’un maximum de biais… ce n’est pas très correct, on va dire.

Je suis d’accord sur le fait qu’une alimentation riche en produits carnées de mauvaises qualités (combinez l’élevage intensif, avec les antibiotiques, les pesticides et les viandes transformées) nuise à la santé humaine, par de multiples voies que je détaille régulièrement (ou là).

Ceci étant dit, le « paléovore » ultime recherche une viande de qualité. Une viande issue d’un élevage artisanal ou extensif, dans lequel la nourriture donnée sera principalement de l’herbe (et bio par-dessus tout). Ces viandes seront par conséquent riches en oméga-3, acides gras essentiel anti-inflammatoire, par exemple.

Ce même paléovore devrait également manger des abats, incroyablement riches en nutriments. Le foie de veau par exemple fera exploser vos apports en vitamine A, B2, B3, B5, B6, B12, en folate mais également en phosphore, en zinc ou en cuivre.

Les études citées plus haut sur le régime paléolithique prouvent quelque part qu’une alimentation carnée intelligente (high fat & low carb), avec des produits de qualité, et une part importante de végétaux à index glycémique bas (avec pleins d’autres trucs) permettent de maintenir un excellent état de santé.

Conclusion = Attention aux raccourcis…

Pour conclure parce qu’il faut conclure, attaquer le régime paléolithique avec si peu d’argumentaires solides n’apparaît pas très sérieux. Je ne suis pas un défenseur invétéré de l’alimentation paléolithique, qui participe d’une certaine manière au maintien d’élevages atroces pour des millions d’animaux, même si je pense et j’espère que la plupart des « paléovores » choisissent avec attention leur produit.

Mais je défends tout de même ce régime sur la base des preuves scientifiques actuelles.

Bien que le corps ait besoin de glucides pour survivre, et notamment notre gros cerveau gourmand, nous sommes capables de synthétiser jusqu’à 150 g de glucides par jour sans apport de glucides, tout en sachant que des apports moyens compris entre 100 et 150 g par jour sont corrects. On a vite fait le compte.

Il est indéniable que les fruits et les légumes doivent être présents, et en grande quantité, dans une alimentation saine. Ai-je besoin de le rappeler ? Ouais. Et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, j’ai fait une « juice party » il y a peu pour la première fois, et je dois dire que ça déchire pas mal. Alors pourquoi pas. Des articles suivront.


Notes et références

  1. Frassetto, L. A., M. Schloetter, M. Mietus-Synder, R. C. Morris, Jr., and A. Sebastian. 2009. Metabolic and physiologic improvements from consuming a paleolithic, hunter-gatherer type diet. Eur J Clin Nutr 63:947-955.
  2. Jönsson, T., B. Ahrén, G. Pacini, F. Sundler, N. Wierup, S. Steen, T. Sjöberg, M. Ugander, J. Frostegård, L. Göransson, and S. Lindeberg. 2006. A Paleolithic diet confers higher insulin sensitivity, lower C-reactive protein and lower blood pressure than a cereal-based diet in domestic pigs. Nutrition & Metabolism 3:39.
  3. Jönsson, T., Y. Granfeldt, B. Ahrén, U.-C. Branell, G. Pålsson, A. Hansson, M. Söderström, and S. Lindeberg. 2009. Beneficial effects of a Paleolithic diet on cardiovascular risk factors in type 2 diabetes: a randomized cross-over pilot study. Cardiovascular Diabetology 8:35.
  4. Jönsson, T., Y. Granfeldt, C. Erlanson-Albertsson, B. Ahrén, and S. Lindeberg. 2010. A paleolithic diet is more satiating per calorie than a mediterranean-like diet in individuals with ischemic heart disease. Nutrition & Metabolism 7:85.
  5. Kuipers, R. S., M. F. Luxwolda, D. A. Janneke Dijck-Brouwer, S. B. Eaton, M. A. Crawford, L. Cordain, and F. A. J. Muskiet. 2010. Estimated macronutrient and fatty acid intakes from an East African Paleolithic diet. British Journal of Nutrition 104:1666-1687.
  6. Lindeberg, S., T. Jönsson, Y. Granfeldt, E. Borgstrand, J. Soffman, K. Sjöström, and B. Ahrén. 2007. A Palaeolithic diet improves glucose tolerance more than a Mediterranean-like diet in individuals with ischaemic heart disease. Diabetologia 50:1795-1807.
  7. Siri-Tarino, P. W., Sun, Q., Hu, F. B., & Krauss, R. M. (2010). Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease. The American journal of clinical nutrition, 91(3), 535-546.
  8. Kuipers, R. S., de Graaf, D. J., Luxwolda, M. F., Muskiet, M. H., Dijck-Brouwer, D. A., & Muskiet, F. A. (2011). Saturated fat, carbohydrates and cardiovascular disease. The Netherlands journal of medicine, 69(9), 372-378.
  9. Kastorini, C. M., Milionis, H. J., Esposito, K., Giugliano, D., Goudevenos, J. A., & Panagiotakos, D. B. (2011). The effect of mediterranean diet on metabolic syndrome and its componentsa meta-analysis of 50 studies and 534,906 individuals. Journal of the American College of Cardiology, 57(11), 1299-1313.

83 Commentaires

  1. Thomas

    Je peux lire de tres bons commentaires de toutes parts et chacun amene son idée sa vision son experience c’est tres plaisant. J’aimerais ajouter a tout cela un aspect qui n’a pas été évoqué (sauf erreur de ma part). Le crudivorisme et l’exces de végétaux n’est pas tres bon non plus a la santé. Certains ont fais de brefs rappels physiologique concernant la digestion dans l’intestin humain ou bovin par exemple. En effet l’homme n’a pas un tube digestif suffisament performant pour venir a bout de trop de fibres et d’anti-nutriments. Les végétaux en exces notament le cru favorise l’inflammation de la muqueuse intestinale a cause des facteurs anti-nutritionnels tel les lectines phytates ou encore inhibiteurs de trypsine et j’en passe. Si ce genre d’alimentation est maintenue trop longtemps on assiste alors comme l’a fais remarquer une blogueuse plus haut a des physiques de végétalien maigre faible carencés et fragiles. Un probleme de mal-absorbtion peu s’installer et engendrer des problemes de santés parfois assez lourds. Loin de moi l’idée de cracher sur ces styles de vie mais c’est vrai que ce sont des gens qui ont un besoin farouche de prouver la supériorité de leur mode d’alimentation. On entend aussi souvent « les betes ont une ame c’est trop cruel ». Mais les végétaux aussi ont une ame il n’y a qu’a observé un tournesol suivre le soleil tout au long de la journée. C’est bel et bien vivant.
    Etant étudiant je n’ai pas les moyens de manger de la viande tous les jours. Donc comme l’a écris Jérémy j’alterne jours végé et jours carnivore. Je me sens bien comme ca c’est un bon compromis je trouve. Je dis que si un mode d’alimentation nous convient nous rend heureux et nous permet de nous épanouir alors c’est parfait. Mais cela ne conviendra peut etre pas au voisin. Il faut savoir faire la part des choses et se remémorer qu’on n’a pas tous les memes métabolismes ni les memes caracteristiques physiologiques. Et gardons nous surtout de critiquer sans le moindre argument de valeur.
    Bonne soirée a tout le monde

  2. ANSO MONIQUE DE PLUM

    Pour la maman de Jérémy l’article est super bien car il me permets de réaliser qu’il est bien « en vie » -c’est pour rigoler- mais toutefois avec moins de verve que d’habitude
    l’article est gentillet -deviendrait on gentil à Paris àa m’étonnerait beaucoup!!-

    alors j’ai décidé une chose on est libre normalement donc on mange ce que l’on veut on suit son instinct par exemple : aujourd’ hui jeûne ainsi plus de soucis pour la journée demain par contre repas végétarien je reçois mon amie qui en autre est maitre Fen SHUi (nous en avons un réel besoin!) et je vais lui préparer de bons petits plats! après demain nous aurons surement n’importe quoi car avec les petits on mange de tout
    et néanmoins comme nous mangeons sainement cad gras lsucre mac do etc… on ne connait pas nous sommes loin d’être en surcharge d’ailleurs comme je vais encore me faire opérer ma chir. espérait un peu plus de graisse aie aie je vais avoir mal c’est la vie c’est ainsi

    quand à la Calédonie elle est morose depuis une semaine pluie vent pas de soleil temps frais
    combien nous sommes habitués à notre vie sereine chaude paléo et autre

    quand au tabac et je pense toujours à mon cher époux qui fume fume fume mon dernier cadeau la vaporette mais ce n’est pas la cigarette donc pour les vrais enragés des clops cad nos drogués! il va falloir inventer autre chose car ni la cigarette electronique et ni la fameuse vaporette ne peuvent rivaliser avec Winfield ou Malboro mon désespoir

    enfin bon repas à tout le monde avec un grand bonjour de Caledonie

    Monique de Plum

  3. Fabienblot@hotmail.com

    MarcD a mis l’accent sur un point extrêmement important: l’endurance de l’homme.

    Je me suis mis à la course à pied il y a un peu plus d’un an et je peux vous dire que courir de grandes distances est très faciles. Là où au départ je stressais à l’idée de faire 15km, je me lance maintenant dans un trail de montagne de 60km dans quelques jours.

    Ceci est dû à notre système de sudation. Nous pouvons courir de très longues distances sans nous arrêter comme les animaux le font pour haleter. Ainsi, il semblerait que la chasse préhistorique s’articulait autour de plusieurs chasseurs coursant un gibier sur de longues distances. Le reportage « Born to run » met d’ailleurs en scène l’un ou le dernier peuple au monde à pratiquer cette chasse. De mémoire, il s’agit d’une antilope. Elle est obligé de s’arrêter car son corps est trop chaud. Elle doit donc évacuer cette chaleur par la gueule. Les chasseurs n’ont ainsi plus qu’à la « cueillir ».

    Croire que l’homme est végétarien par nature semble minimaliste. Il a certainement du manger de petites quantités de viandes, ceci du à la rareté.

  4. barberon

    Pourquoi mais pourquoi tout le monde dit que le quinoa est une cereale , alors que c est une PLANTE??????!!!!!

  5. Renaud

    Bonjour, et merci pour tes articles fort intéressants.

    Je suis loin d’être d’accord sur tout, pour le blog dans son ensemble, mais j’apprécie toutefois la plupart de tes articles.

    Je dois dire que je ne suis pas foncièrement contre les recommandations « paléo » ni contre une alimentation modérée en glucides : j’ai pratiqué tout ça avec succès, et je demeure convaincu que le low carb est une bonne approche pour beaucoup de monde. Je vais laisser l’aspect paléo de côté pour le moment, car c’est un tout autre débat, mais permets moi de t’adresser quelques arguments critiques à propos des glucides. Le fait que le low carb marche ne prouve pas que les glucides sont mauvais dans l’absolu… ni même que de grosses quantités de sucres soient néfastes. Disons que dans le contexte occidental d’inactivité et de malbouffe la réduction des aliments riches en glucides est souvent salutaire, mais que ce n’est pas nécessairement parce qu’il y a réduction des glucides.

    Les gens qui passent au végétalisme constatent aussi souvent aussi d’énormes bénéfices, au moins pour un temps, mais c’est dû à tout sauf à la suppression systématique de tout aliment animal. Tout cela est dû au fait que modifier un paramètre (baisser les glucides, ou supprimer la viande) entraîne toute une cascade de modifications qui rend très délicate l’attribution de tout le mérite au « principe premier ».

    Au-delà de cette difficulté, il reste que même si la baisse des glucides peut en soi être bénéfique (ce dont je suis convaincu à bien des égards) cela n’entraîne pas que les sucres sont néfastes ni qu’une diète riche en sucre ne puisse aussi être parfaitement viable.

    Le postulat « diète riche en glucides » => mauvaise santé est manifestement erroné. D’un point de vue purement logique il suffit de trouver un seul contre-exemple pour prouver que cette implication est fausse… mais en fait il y en a plein ! On peut citer les légendaires Tarahumaras, avec leur diète à 75-80% de glucides, les fameux Kitavans qui flirtent avec les 70%, la quasi-totalité des populations des Blue Zones (connues pour leur extrème santé et longévité), et une palanquée de peuples d’Asie lorsqu’ils sont restés à leur diète traditionnelle. Donc clairement : NON, les glucides ne sont pas intrinsèquement néfastes. Cela étant posé, à l’inverse, il faut noter que ces faits ne montrent pas qu’une autre diète ne puisse pas être bonne.

    Bon, j’en viens à ce qui m’a fait réagir dans ton article, au point de me pousser à écrire cette réponse. Tu dis : « Nous n’avons qu’une seule arme physiologique pour dégrader les glucides exogènes qui viennent de notre alimentation. Le pancréas est le seul organe en charge de cette tâche, avec les relargages permanents d’insuline et de glucagon pour équilibrer notre glycémie, au quotidien. La présence d’amylase dans la salive participe à cette dégradation métabolique. En revanche, le corps humain possède 4 voies métaboliques différentes pour créer du sucre à partir d’autre chose que du sucre. C’est sous le terme barbare de néoglucogenèse que nous devinons aisément que nous sommes plus ou moins faits pour gérer des situations où l’environnement est pauvre en glucides. »

    C’est inexacte, mais aussi susceptible’autres interprétations.

    Lorsque tu parles de dégrader les glucides, je pense que tu veux parler d’en éliminer l’excès dans le sang. Tout d’abord, le pancréas n’est pas l’arme qui élimine les glucides (choix de terme intéressant dans ses sous-entendus). Le pancréas sécrète juste une hormone (l’insuline, comme tu l’indiques) qui va moduler un ensemble de mécanismes de l’organisme, au sein de chaque cellule/organe, et ce sont toutes ces cellules qui vont « éliminer » le sucre amené par le sang de tout un tas de manières : en le brûlant directement, en le consommant à des fins métaboliques non énergétiques, en le stockant sous forme de glycogène ou de lipides, ou en l’excrétant… ça fait pas mal de moyens de contrôler le flux de glucose. Surtout si on ajoute le fait que l’insuline impose aussi au foie de cesser de produire et de libérer du glucose (ce qu’il fait en quasi permanence).

    L’amylase pour sa part est l’opposé d’une arme contre le glucose, puisque son propos est justement de casser les molécules d’amidon… pour en rendre le glucose absorbable ! L’organisme se donne vachement de mal pour se procurer un supposé poison ;-)

    Reste le point d’interprétation. Le fait que l’organisme possède de multiples moyens de fabriquer du glucose montre à quel point ce sucre est essentiel à son bon fonctionnement (ce qui ne prouve pas pour autant qu’il en faille beaucoup ni nécessairement sous forme alimentaire). L’organisme a donc mis en place tous les mécanismes possibles pour s’assurer de ne jamais en manquer… et donc pas nécessairement parce qu’il s’est développé dans un milieu qui en était peu pourvu.
    On peut aussi dire que si l’organisme stocke relativement peu de glucose (juste de quoi tenir 24h environ, alors que les stocks de gras peuvent tenir des semaines) c’est « certainement » parce qu’il a évolué dans un milieu très riche en sucres. C’est une interprétation qui vaut autant que la tienne, c’est à dire pas grand-chose, car purement spéculative. Mais c’est très représentatif de cette tendance tout humaine à vouloir donner du sens aux choses, puis à confondre le sens donné avec la raison d’être intrinsèque.

    1. MarcD

      @Renaud: N’oublie pas que ici on parle de fruits qui sont surtout constitués de fructose, ils sont métabolisés en grande partie par le foie et pas par le pancréas. C’est le fructose artificiel et les divers sucres industriels qui épuisent le pancréas. D’ailleurs on ne constate pas de pic de glycémie dangereux avec les fruits (une connaissance infirmier a d’ailleurs analysé sa glycémie, il a bu 1,5L de jus de pamplemousse pressé, en 2H – 20 minutes après il était à 1,35g/L ce qui est une moyenne haute mais correcte, 1h après il était à 0,81g/l ). Le fruit tel quel aurait encore réduit le pic par ses fibres.

  6. Valentin

    Hello, je n’ai rien à apporter, juste à dire que je suis impressionné de la qualité de l’ensemble – article et commentaires. Perso je ne connais rien aux processus physique en question. Par contre je pense que ce qui a plus de valeur c’est l’observation directe des effets sur soi. Cela est plus juste, crée moins de confusion… Ça reste mon avis perso du moment.

    J’écris quelques articles sur mon blog sur la question paleo. Sinon mes impressions rapides : parfois trop de protéines c’est vraiment néfastes (ressenti au niveau du cerveau et des reins). Le gras ne posé aucun souci si on sait alterner les sources et natures (poisson, noix, viande, abats). Ça a une tendance à nous faire maigrir même sauf quand trop de glucides à côté mal réparties dans la journée et sans activité physique. Le régime paleo gagne vraiment à intégrer des glucides pour réguler quantité de processus internes, mais perso le fructose ne me réussi pas, surtout à haute dose, privilégier les patate douce, ou carotte, tous ces tubercules intéressantes et pas trop riches en glucides. Du moins la nature de leur glucide me semble largement mieux assimilée. Par contre si on mange principalement gras il faut nécessairement adapter sa consommation d’eau, de liquide. Pas forcément beaucoup d’eau. Mais bien sur si l’alimentation est très proteinée là j’adapte et bois plus d’eau. Bref je n’apporte peut être rien sur les grands principes si ce n’est une auto-analyse ou auto-observation. Et il y a tellement d’autres facteurs et de choses à dire et à nuancer que ce commentaire pourrait ne jamais finir.
    En espérant n’indigner personne par ma contribution de néophyte.

    Bonne journée!
    Du coup je pense lire plus souvent ton blog à l’avenir.
    Merci d’écrire et de réfléchir sur ces sujets qui me passionnent.

    http://cuisiner-en-toute-conscience.weebly.com/post/paleo-observations

  7. Renaud

    En fait le fructose en lui-même ne change rien à la glycémie (puisque c’est une mesure du glucose sanguin). Par contre, il peut la changer indirectement. D’autre part, l’association de glucose et de fructose, comme dans les fruits, a des effets favorables sur la recharge du glycogène, par exemple. Ce n’est pas noir ou blanc.

    D’une manière générale, le fructose à dose modérée ne pose pas de problème. C’est à dire à dose qu’on peut atteindre en mangeant des fruits dans leur état naturel. Si l’on commence à passer au jus, au sucre (saccharose = 50% glucose, 50% fructose), ou au sirop de glucose fructose il est facile de surconsommer.

    C’est là qu’est le problème. Pas dans le fructose chimique vs fructose naturel : une molécule de fructose reste une molécule de fructose… mais l’effet est radicalement différent quand ce fructose est accompagné de vitamines, de minéraux, et de fibres. Il y a déjà cette différence entre un Coke et un jus d’orange, mais elle devient abyssale si on la compare à l’orange : en fructose une canette de coca est équivalente à 6 ou 7 oranges !

    Le problème avec les aliments raffinés, c’est la facilité avec laquelle il nous permette de surconsommer des calories (densité calorique élevée, pouvoir rassasiant nul voir négatif) tout en n’apportant aucune nutrition. C’est une épée à double tranchant en somme.

    Sinon un truc dans ta réponse me tracasse : peux-tu me préciser par quel mécanisme le fructose épuiserait le pancréas ?

    1. MarcD

      « Sinon un truc dans ta réponse me tracasse : peux-tu me préciser par quel mécanisme le fructose épuiserait le pancréas ? » Le soucis du fructose chimique c’est qu’il n’a justement pas l’environnement adéquat pour sa bonne métabolisation (au sein du fruit ce qui représente un idéal, un peu moins dans un jus nous sommes d’accord).

      On peut aussi émettre l’idée, certes un peu exotique, du potentiel « vivant » (vibratoire) des aliments, le glucose de maïs (après tout un aliment assez peu apprécié des chercheurs hygiénistes) et le glucose « vivant » au sein du fruit. Plusieurs chercheurs impliquent d’ailleurs, à tort ou à raison, le fructose artificiel à diverses formes de cancers (dont celui du pancréas). Ref: http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=cancer-du-pancreas-fructose-alimenterait-les-cellules-cancereuses_20100817

      http://www.cancercenter.com/discussions/blog/understanding-the-link-between-fructose-and-pancreatic-cancer/

      (mais l’étude est bien entendu critiquée aussi par d’autres -comme toujours- http://boingboing.net/2010/08/08/nope-high-fructose-c.html )

      D’un autre côté, si en effet l’homme est bien armé pour métaboliser les sucres, il ne connait leur abondance (voire surabondance) que depuis seulement une 60e d’années (les années 50/60 marquent l’explosion des supermarchés, de la grande distribution et donc des fruits à volonté pendant et hors saison, l’exotisme des produits -l’arrivée des agrumes, des bananes, etc., mais aussi la junk food qui se propage), un changement si soudain met à rude épreuve notre adaptabilité et n’est pas sans conséquences.

      1. Renaud

        Le problème est typique avec le choix « orienté » d’études scientifiques prises hors contexte et sans considérer les études contradictoires. Une étude montre une certaine relation entre A et B dans un contexte hyper précis… l’université publie un communiqué de presse qui dit « on a trouvé un lien entre A et B »… la presse relaie l’info sous la forme « Attention, A cause B ! »… et ensuite sur un blog donné ou vous relaie bien cette info en oubliant tout ce qui pourrait modérer la conclusion, car ça va dans le sens du poil paléo, végan ou autre du blogueur.

        Test deux premiers liens ont été écrits par des gens qui ont lu le même communiqué de presse. Le premier n’a même pas compris que quoi il était question, ne s’est pas relu et ne fait preuve d’aucun sens critique, relayant que « la consommation de fructose chez les humains a été multipliée par 1 000 entre 1970 et 1990″… poubelle !

        Le second article semble avoir été écrit par quelqu’un qui semble avoir compris ce qu’il lisait, et qui a même probablement poussé le vice jusqu’à aller lire l’étude. Lui cite correctement l’estimation de hausse qui est en fait de 1000 % (ce qui n’est qu’un moyen de forcer le trait terrificatoire d’une augmentation d’un « simple » facteur 10).

        Manger 10 fois plus de fructose qu’en 1970 n’est certainement pas anodin, je te le concède, mais tu vois certainement où je veux en venir pour ma part : attention à « ce qu’on dit » ! Surout si c’est la presse qui le dit, ou un blogueur ;-)

        L’article poursuit toutefois sur une pente glissante, tentant de comprendre le rôle néfaste du « fructose artificiel » par contraste au rôle positif du « fructose naturel ». Encore une fois, une molécule de fructose est une molécule de fructose, point. La différence ne vient pas de ce qu’un fructose serait différent de l’autre… elle vient de ce que dans un cas il est accompagné par d’autres toxiques, alors que dans l’autre il est accompagné de vitamines, de minéraux, d’antioxydants, de fibres…

        On lit aussi une tendance à incriminer le sirop de glucose-fructose, mais là encore c’est une boucémissérisation fallacieuse. Entendons-nous bien : je ne fais aucunement l’apologie de ce truc, mais se focaliser là dessus nous divertit du vrai problème. Le sirop en question est constitué de 55% de fructose et 45% de glucose (en réalité, il existe toute une gamme avec des ratios différents)… à comparer au 50/50% de notre bon vieux sucre de table : ce n’est pas si différent !

        Simplement, les HFCS (comme le sucre de table) ont envahi nos aliments, et le noeud du problème est là. Pas parce que le glucose, le fructose, ou leur combinaison est toxique. Non. Juste parce que ce sont des calories vides de nutrition, et des calories surajoutées, et des calories qui déplacent la consommation d’aliments nutritifs, et des calories utilisées pour accroître le désir d’un aliment. Au final on mange plus, plus de calories, mais moins de nutrition.

        Tu vois que finalement je te rejoins : c’est l’envahissement et l’excès récent de ces sucres (mais aussi des graisses, et de tous les produits raffinés) qui est bien problématique. Simplement, j’aime être précis et juste. Le fructose n’est pas un mal en soi. Le mal, c’est une alimentation industrielle peu nutritive conçue pour plaire et inciter à consommer plus. Il ne s’agit pas de consommer moins de fructose, il s’agit de consommer plus de vrais aliments, moins frankenbouffe…

        C’est sur ce message-là que je veux appuyer. Parce que sinon quand on aura une acceptation populaire assez large que le fructose est « poison », les industriels vont nous sortir un substitut qui sera présenté comme miraculeux, mais ne sera guère mieux. Tourne ton regard du côté de la saga des édulcorants accouchant du petit dernier « stévia », par exemple.

        Je termine par une illustration « de l’autre côté du spectre diététique » du genre de manipulation que j’ai un peu décortiqué ici : manger UN OEUF PAR SEMAINE AUGMENTE LE RISQUE DE DIABÈTE DE 76% ! Mais oui mon bon monsieur ! La preuve avec vidéo et tout et tout : http://www.care2.com/greenliving/avoid-eggs-to-help-avoid-diabetes.html
        C’est en anglais, mais si tu ne peux pas le lire rassure-toi : tu ne perds rien ! C’est juste aussi crédible que la diabolisation du fructose.

      2. Alain

        « l’idée, certes un peu exotique, du potentiel « vivant » (vibratoire) des aliments, »

        Le potentiel « vivant » des aliments n’est pas une idée exotique. On peut appeler cela la valeur nutritionnelle des aliments.
        Les graines que l’on consomme sont vivantes puisqu’il suffit de les arroser pour qu’elles germent. Les graines germées sont des aliments de haute valeur nutritive. elles contiennent tous les métabolites indispensables au bon fonctionnement de l’organisme humain.

        L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé (WHO) ont publié le 23 avril 2003 un rapport d’experts indépendants sur l’alimentation qui devrait servir de base pour élaborer une stratégie mondiale de lutte contre la charge croissante des maladies chroniques http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2003/pr32/fr/
        « Comme le rappelle le Dr Brundtland : “Nous savons depuis longtemps qu’une alimentation riche en graisses saturées, en sucre et en sel est mauvaise pour la santé. Or, dans le monde entier, nous consommons de plus en plus d’aliments riches en calories mais d’une FAIBLE VALEUR NUTRITIONNELLE, tout en devenant de plus en plus sédentaires. Tous ces facteurs, sans oublier le tabagisme, sont les principaux responsables de l’énorme recrudescence des maladies chroniques que nous constatons. »
        (Les experts indépendants de l’agriculture (FAO) ont traduit cela par manger 5 fruits et légumes par jour sans préciser que seuls les fruits et légumes de haute valeur nutritionnelle sont indispensables).

        Le métabolisme est l’ensemble des transformations moléculaires et énergétiques qui se déroulent de manière ininterrompue qui permettent le maintient et l’évolution d’un organisme vivant (cellule, organe, organisme, nous).
        http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tabolisme
        Les métabolites (les ingrédients) qui permettent ces transformations sont des composés organiques intermédiaires ou issu du métabolisme, appelés aussi substances vitalisantes ou micro nutriments ou nutriments indispensables à l’organisme, c’est à dire tout ce qui est utile pour notre organisme dans ce qu’on mange et qui nous permet de rester VIVANT.
        Qu’on le veuille ou non, nous faisons partie d’une chaîne alimentaire dans un écosystème et au final nous serviront à l’alimentation des vers et autres microorganismes.
        On est ce qu’on mange. You are what you eat.

        Les métabolites ou substances indispensables pour l’organisme ne sont présentes que dans les aliments non dénaturés (les aliments « vivants »).
        Les aliments non dénaturés ne peuvent être que des aliments crus, frais ou séchés à basse température 45°C maximum (au soleil), récoltés ou cueillis à maturité, de variétés naturelles, non dégénérées, non clonées ou modifiées génétiquement et poussant ou cultivés dans un environnement naturel, sain et non pollué.

        Les métabolites ou substances vitalisantes sont les acides gras polyinsaturés, les vitamines, les enzymes, les oligoéléments… Toutes ces substances sont détruites par la chaleur dès 45°C (60°C pour certaines vitamines) et réagissent instantanément avec l’eau et l’air.

        Ces métabolites ou substances vitalisantes sont indispensables au métabolisme, à l’alimentation humaine et sont totalement absents de l’alimentation industrielle.

        Il est indispensable de manger des aliments crus non dénaturés à chaque repas, mais il n’est pas nécessaire d’être crudivore pour autant. On mange ce qui nous convient. Dans notre pays à notre époque on a la possibilité de choisir son alimentation.

  8. mag

    un petit détail sur les molécules : elles existent TOUTES sous 2 versions, D ou L (l’une est la symétrique de l’autre, comme le reflet dans le miroir), ce sont des énantiomères.
    Et donc la forme D ou L peuvent avoir soit des effets physiologiques différents (exemple avec la phénylalanine ) soit, une seule forme est active l’autre non (exemple la vitamine C), soit l’une a un effet positif l’autre un effet délétère (exemple la L-dopa est un traitement contre parkinson alors que la D-dopa est toxique)
    Dans la nature, il n’y a qu’une seule version présente, alors qu’en labo, on obtient toujours un mélange racémique (moitié moitié), on comprend alors l’impact qui peut être très grave. Aujourd’hui, des scientifiques (prix de Nobel de chimie en 2001) ont réglé ce problème en réalisant des synthèses asymétriques (pour n’obtenir qu’une seule forme) mais on se doute que des labos, peu scrupuleux préfèrent faire des économies et continuer à vendre des produits au mieux sans effet au pire avec les effets inverses.
    Ca donne alors des effets secondaires gravissimes (exemple du médiator).
    Donc non, une molécule de fructose n’est pas toujours une molécule de fructose. Dans la nature, c’est le D-fructose qui est synthétisé. Quels sont alors les effets du L-fructose sur l’organisme ?

    Je rejoins ce qui a été dit plus haut. Les concentrations en sucre n’ont jamais été aussi élevées et les transformations (produits de synthèse, raffinage) produisent des molécules que le corps ne reconnait pas et ne sait pas forcément métaboliser.

    Le fait que nous puissions métaboliser rapidement le sucre ne signifie pas que nous avons toujours baigné dedans ! Nous descendons d’une lignée de frugivores (étude des dents) mais qui remonte à plusieurs millions d’années, époque à laquelle le sucre était très faiblement concentré dans les fruits sauvages. Une branche d’omnivores s’est détachée (chimpanzés et nous-mêmes) depuis, grâce à certaines innovations (protéases permettant de digérer la viande et perte de la capacité à synthétiser la B12, la viande possédant toutes les vitamines, sauf la C). Il est logique de penser que notre environnement a toujours apporté ces 2 vitamines à l’année, peut-être en fractionné selon les saisons.

    Il n’existe AUCUN animal capable de métaboliser autant de sucre concentré. L’insuline est une alarme pour protéger l’organisme (vaisseaux sanguins, neurones, l’Alzheimer est appelé diabète de type 3 ) des dommages du sucre : la glycémie est un paramètre sous haute sécurité et notre gardien, le pancréas finit par rendre l’âme un jour, complètement dépassé.

    1. Renaud

      Tu as parfaitement raison Mag, mais je ne suis pas sur que la distinction soit vraiment pertinente ici. Dans le cas de molécules complexes on constate effectivement souvent des « capacités fonctionnelles » différentes, mais je n’ai pas connaissance d’études montrant réellement un effet métabolique différent des énantiomères pour les monosaccharides (autre qu’éventuellement une incapacité à métaboliser rendant le sucre tout simplement inutilisable). Cela dit, mes cours de biochimie remontent à pas mal d’années.

      Je n’ai pas non plus d’infos concrètes sur la proportion d’isomères L et D dans le HFCS.

      Je suis TRÈS preneur si tu as des éléments sérieux (textes de référence en biochimie, ou étude fiable) étayant la toxicité du l-fructose, ou documentant la proportion de cet isomère dans le HFCS. Pour le coup, ça me donnerait un bon argument pour rejeter le fructose « synthétique »… et je suis preneur !

      Mais pour le moment je reste sur ma position, pas très éloignée de la tienne, qui est qu’on n’a pas besoin d’invoquer une hypothétique (à mon sens, avec les éléments dont je dispose pour le moment) toxicité intrinsèque : de toute manière en consomme trop, du fait de l’ajout des formes raffinées, et qu’il vaudrait mieux manger de vrais aliments.

      1. mag

        je n’ai pas encore trouvé d’infos sur les polysaccharides énantiomères, c’est juste une piste. D’ailleurs c’est une découverte assez récente de s effets différentiels des énantiomères, donc on trouve plutot des sources sur les acides aminés. Pour le reste, faudra patienter…

        J’applique le principe de précaution : je rejette toute nourriture ou matière 1ère transformée de façon industrielle (filtration, raffinage, purification, synthèse, hydrogénation, pasteurisation…la liste est longue, micro-ondes, glycation etc…) tout simplement parce que nos enzymes ne connaissent pas certaines formes obtenues par ces procédés. Les maladies auto-immunes en sont un exemple, on connait quelques coupables comme le gluten et la caséine, on peut extrapoler en pensant qu’il y aura ce genre de rejet avec un tas d’autres transformations.

        Tout comme de nombreux produits synthétiques, BPA, pesticides et tous ceux non détectés qui agissent encore dans l’ombre, sont des oestrogènes-like (perturbateurs endocriniens qui miment certaines actions de nos hormones, la pilule contraceptive, encore un terrible exemple d’une molécule synthétique aux propriétés différentes de son modèle naturel, cancérigène avéré), avec pour conséquence des maux féminins aggravés, une féminisation des hommes, de certaines espèces dans la nature contaminée par nos eaux d’égouts, les cancers hormonaux dépendants (prostate, sein, utérus) en augmentation exponentielle. Ces hormones agissent à de nombreux niveaux de notre métabolisme.

        Je m’écarte du sucre, mais pas tant que ça car l’industrie agro utilise tout un arsenal chimique de conservateurs, acidifiants, stabilisants etc…donc avant de pouvoir isoler les coupables, mieux vaut rester loin de cette merde.
        Ce qui rejoint ce que j’explique un peu plus haut sur l’épigénétique, certains de ces facteurs environnementaux peuvent même interagir avec notre ADN et modifier l’expression de certains gènes, l’Homme apprenti-sorcier court à sa perte.

        Donc je partage ta conclusion : règle n°1 = pas de produits modifiés !

        et je rajoute ma règle n°2 = éviter ou ne pas abuser des produits naturels qu’on ne trouvait pas avant l’intervention de l’homme (lait, céréales riches en gluten, noix en trop grande quantité, fruits trop sucrés, viande d’animaux nourris aux céréales…)

  9. Oliver Ramirez

    Tu n’es pas la première personne à présenter cet argument mais je suis sceptique, j’ai des études paléo-anthropologiques sur les carcasses retrouvées avec des lances plantées, sur l’extinction de la mégafaune australienne par la chasse (cette mégafaune qui n’avait rien à voir avec nos animaux miniatures). Et tout montre que l’homme est un excellent chasseur et prédateur et n’a pas besoin d’être un charognard, même si il fait ça très bien aussi, ça me rappelle une vidéo de trois africains volant le butin de 2 lions en les faisant fuir (je n’exclus pas que ça puisse être un autre félin).

  10. Romain de PaléoFit

    Je ne comprends pas qu’encore aujourd’hui, on diabolise les graisses au profit de toujours plus de glucides INUTILES à 99% des gens !
    Sans rire, évidement, les graisses issues d’animaux élevés en batterie ont un profil peu intéressant voir même destructeur, mais les fondements du paléo se basent sur des viandes labélisées voir bio/élevées en nature, rien à voir avec le purin du rayon boucherie !
    Autre chose, une alimentation paléo n’est pas figée dans le marbre, on peut totalement avoir un apport en lipides et protéines élevé sans se gaver de viande rouge.
    Merci Jérémy pour cette plaidoirie paléo :)
    Romain

  11. Lady M

    Bonjour,

    Merci pour cet article intéressant, comme toujours sur ce blog !
    Finalement, j’ai l’impression que depuis que nous vivons dans une société d’abondance alimentaire, avec les nombreux problèmes que cela pose (industrialisation), nous ne savons plus quoi manger et nous finissons par tomber dans les extrêmes : paélo, crudivorisme-frugivorisme, végétalisme… J’ai été moi-même végétarienne, puis végétalienne, puis frugivore… Aujourd’hui je pense (mais ce n’est là que mon humble opinion) que la voie « juste » est peut-être celle du juste milieu, comme souvent, ce que je commence à appliquer grâce à la médecine traditionnelle chinoise et à l’ayurvéda, qui permettent aussi de sortir d’une vision purement chimique de l’alimentation au profit d’une vision plus globale de l’être humain et de son environnement.

  12. Gaëtan

    J’ai lu aussi cet article et il m’a aussi surpris, notamment à propos du gras et du sucre. Comme on le sait, le sucre constitue une menace directe pour le corps quand il dépasse un certain taux dans le sang. Le pancréas est là d’ailleurs pour y veiller.
    Gaëtan

  13. gribouille

    Article super intéressant, comme d’habitude Jérémy (j’adooore ta façon d’écrire avec ce côté décalé, mêlant vérités et humour).
    Merci à toi.
    Je viens de terminer la lecture des commentaires, passionnés, passionnants !
    Mais bon … là … je me fais toute petite parce que pas scientifique pour 2 sous, ni même 1 …
    je sais pertinemment que je ne tiendrai(s) pas « la route » ^^
    mais envie d’intervenir quand même sur plusieurs points :
    – quelqu’un a parlé du tofu …
    que je sache le tofu est fabriqué à partir de soja, non ? rhoooo
    y aurait pas comme un petit problème là ?
    si je commets une erreur, merci à celui ou celle qui m’expliquera, voudra bien me répondre …
    – ensuite, si je ne suis pas « adepte » de tel ou tel « régime », je me rends compte que, au final, et sans en être forcément consciente, j’ai un peu tout testé !
    n’est-ce pas ce qu’on appelle l’instinctothérapie ?
    je mange ce qui m’attire parce que (je suppose) mon corps en a besoin ?
    j’abrège … j’attends aussi vos réactions …
    – et la viande ?
    je l’ai supprimée d’office pour moi et toute ma famille pendant des années puisque céréales + légumineuses = protéines, point barre, pas besoin de manger de viande !
    hors de question de manger des cadavres !!!! beurk et … pauvres bêtes !!!
    ça a râlé dans la maison et, avec le recul, je comprends …
    je ne pense pas être idiote :
    je lis ++, me renseigne, essaie de faire la part des choses etc …
    mais, cavalière que je suis, je sais que les races de chevaux dits « lourds », utiles aux travaux de la ferme à une époque pas si lointaine, n’existeraient plus maintenant s’il n’y avait pas eu de mangeurs de viande !
    (au choix ? tout mais pas « ça » par pitié !!!)
    eh oui, peu (trop peu) de personnes en parlent mais c’est aussi une vérité !
    vous m’estimerez peut-être hors sujet (excusez-m’en si vous le pensez)
    j’exprime ce que j’ai sur le cœur après avoir lu ce post et vos réactions à tous.
    @ plus

    1. Olivier Ramirez

      Votre raisonnement et votre comportement par rapport à votre famille est complètement inconscient, si l’apport en viande n’était qu’un apport en protéines, la nutrition serait un jeu d’enfant.

      Vous prétendez ne pas tenir la route et c’est bien pire que ça, vous faites un raccourci à 2 francs comme si c’était une vérité avec votre « point barre ».

      La viande est un ensemble de molécules, de nutriments essentiels et autres. Vitamines, oligo-éléments, minéraux, macronutriments (dont les protéines). Avec pour certains types de nutriments une impossibilité de substitution par vos céréales et vos légumineuses.

      1. gribouille

        je pensais, peut-être naïvement ?, que chacun pouvait exprimer ici son opinion, son expérience sans recevoir en retour les foudres de certains lecteurs …
        c’est loin d’être le cas avec vous Olivier Ramirez !
        Vous me jugez inconsciente ?
        Et pourquoi pas Mère indigne tant que vous y êtes ?
        Quand j’écris : « je ne tiens pas la route », il s’agit de mes oublis de références à l’époque où j’adhérais à fond au régime végétarien.
        Je ne vais et ne veux pas vous raconter ma vie de femme et Mère dont vous n’aurez que faire je suppose …
        pourtant, il me fut difficile de gérer des menus pour un homme (mon ex-mari) qui ne voulait pratiquement manger que de la viande ! (eh oui !!!) et proposer à nos enfants autre chose que le steak-frites dont ils raffolaient forcément !
        Ils préféraient même la purée mous..ne à la mienne, des patates sorties juste du potager et du lait frais du matin …
        Si j’ai « privé » ma famille de viande pendant un temps, PERSONNE n’en a été malade !!
        Le potager nous fournissait à gogo (je n’ai jamais vu des courgettes aussi grosses que je coupais en 2 et, avec un peu de beurre de la ferme bio à côté, on se régalait !)
        Chacun de mes fils gérait son lopin de terre et c’était à qui récolterait la plus belle tomate ou autre …

        1. Olivier Ramirez

          Désolé si ma réponse ne vous semble pas très courtoise mais je ne fais que répondre à votre demande :

          « si je commets une erreur, merci à celui ou celle qui m’expliquera, voudra bien me répondre… »

          Je trouve ma réponse est proportionnelle à vos propos. Supprimer la viande à toute sa famille « pendant des années » sous prétexte que les céréales et les légumineuses sont un apport en protéines, je me répète mais c’est de l’inconscience.

          Et peu importe que ça soit dur à avaler.

          Excusez moi alors de vous lire lorsque vous écrivez ceci :

          « Mais bon … là … je me fais toute petite parce que pas scientifique pour 2 sous, ni même 1 … je sais pertinemment que je ne tiendrai(s) pas « la route » ^^ mais envie d’intervenir quand même sur plusieurs points :  »

          Autre oubli de ma part lorsque vous parlez d’instinctothérapie c’est un concept qui n’est pas valable, les nombreuses carences alimentaires dont nous sommes capables de souffrir nous le montre, hormis la faim et la soif, on a envie de manger, du foie, des lentilles, de la laitue, des épinards ou des brocolis par exemple parce qu’on manque de vitamine B9.

          Sinon mon corps et celui de beaucoup de gens aurait besoin de pâtisseries, de pizzas, hamburgers et autres saloperies.

          1. Olivier Ramirez

            *on a pas envie…

          2. gribouille

            j’en finirai avec cette précision : si j’ai supprimé un temps la viande de nos assiettes les œufs de la ferme bio à côté de chez nous et les poissons tout frais pêchés en mer par nos soins (nous prenions le bateau et lancions nos lignes) agrémentaient les menus (maquereaux par exemple). Quand la mer était basse, nous ramassions des coquillages, parfois même des homards ! des coquilles st jacques etc …
            Quelque chose à « redire », à critiquer Olivier ?
            Il me semble que se nourrir exclusivement de végétaux serait beaucoup plus néfaste à la santé non ?

            1. Olivier Ramirez

              Certes, c’est une précision non négligeable.

  14. Steph

    Bonsoir,

    Alors si je peux me permettre, je t’invite vivement à lire le livre « l’enquête campbell » de T. Colin Campbell, qui est très intéressant et qui parle justement du lien bien réel qui existe entre maladies et protéines animales (de bonnes qualités ou non!). Ce Mr est biochimiste et professeur au département de biochimie nutritionnelle de l’université de Cornell aux Etats-Unis. Il a grandi dans une ferme où son père élevait des vaches (et d’autre animaux je crois). Il était sûr que la viande de qualité était parfaitement bonne pour nous, c’était quelque chose d’ancré en lui. Il a donc commencer à faire des recherche dans le but de prouver et de démontrer que la viande de qualité était bonne pr la santé de l’homme.Il a finalement découvert tout l’inverse. Puis une étude indienne a confirmé ces mêmes résultats qu’il a souhaité approfondir (avec ses élèves et d’autres personnes très sérieuses et compétentes dont je ne citerais pas les noms car la tout de suite j’ai pas fait de liste tu t’en doute mais évidemment tu trouveras toutes ces infos dans le livre).

    Bref je ne vais pas rentrer dans tous les détails du livre ça serait trop long évidemment mais voilà toi qui est avide d’informations sur le rapport entre l’alimentation et la santé ça devrait grandement t’intéresser et faire tomber pas mal d’idées reçues à propos des protéines animales.

    Je trouve dommage de faire de tels articles alors qu’au final tu n’as pas toutes les connaissances nécessaires pour pourvoir contredire de tels choses. Ne voit aucune agression dans mes propos c’est juste que ça te décrédibilise, même si je pense que tu fais ce blog avec beaucoup de convictions et d’envie d’ouvrir les yeux sur ce qui est bon ou pas pr l’homme et sa santé.

    Ah oui, dernière chose, peut être que tu ne connais pas également Corinne Gouget, une française qui dénonce l’industrie agro-alimentaire et ses poisons (bon la je ne t’apprends rien du tout hein), elle parle également de la viande, elle a pleins de vidéos sur youtube.

    1. mag

      lol, je pense qu’on connait tous ici le rapport Campbell, c’est un grand classique…

      Mais si tu veux aiguiser ton esprit critique, voici du grain à moudre concernant ce rapport, tu risques d’être déçu…

      http://clairetlipide.wordpress.com/traductions/critique-du-rapport-campbell-par-denise-minger/

      http://forums.futura-sciences.com/traitement-origine-cancer/466274-rapport-campbell-decouverte-majeure-manipulation-de-donnees-scientifiques.html

      Je te rassure, je mange paléo mais je respecte les animaux, je suis complètement anti production industrielle, je ne fais vivre que des élevages bio de plein air. J’aimerais pouvoir m’en passer mais mon corps a parlé après des années de végé…
      Un paléo n’est pas un viandard, mon régime est 60% de végétaux, 15% d’animaux (plus d’oeufs que de viande) et 25% de gras minimum.
      En pratiquant le jeune intermittent, je réduis aussi ma consommation totale.
      Je considère que mon impact sur l’environnement (et les animaux sauvages du coup) est bien MOINS important que celui d’un végé qui consomme du soja et des céréales issus de l’agriculture intensive produite à l’étranger (et oui, derrière le végé, il y a tout un lobby en train de se créer qui surfe sur la tendance et qui a vite capté le filon).

  15. Alain

    @France19

    «l’animal doit avoir été nourri cru et avoir eu accès à des aliments non-transformés»

    C’est exactement de cette manière que l’homme primitif se nourrissait et que l’homme (et la femme) actuel devrait encore se nourrir.

    Or l’industrie agroalimentaire ne produit plus que des aliments cuits, transformés, totalement inertes qui se conservent presque indéfiniment et entièrement dépourvu des métabolites ou micronutriments indispensables aux organismes vivants tels que les cellules de notre corps.

    Par exemple dans un grain de blé, il y a un minuscule germe qui contient tous les vitamines, enzymes, oligoéléments, acides gras polyinsaturés,… qui permettent de transformer le glucose stocké sous forme d’amidon dans l’amande farineuse du grain de blé, en une jeune pousse de blé.
    Les cellules du corps humain ont besoin de ces mêmes micronutriments ou métabolites pour effectuer toutes les transformations qui leurs permettent de rester vivantes.

    Les « céréales » actuelles ne contiennent aucun de ces métabolites qui ne se conservent pas et sont détruits par la cuisson.

    Les esquimaux et les marins consommaient de la viande et du poisson séchés à température ambiante. Le séchage des aliments à basse température conserve toutes les qualités nutritionnelles des aliments.

    La cuisson et la transformation de la viande détruit tous les métabolites, toutes les qualités nutritionnelles de la viande. La viande que nous consommons est un aliment de faible valeur nutritionnelle sans aucun rapport avec la viande que mangeait les esquimaux ou la viande que pouvaient manger les hommes primitifs.

    Les aliments cuits, transformés, extraits, dénaturés ne sont destinés qu’à améliorer la santé financière de ceux qui les produisent et sont inutiles à l’alimentation humaine et consommés en excès, à grand renfort de publicité et de publications fallacieuses sous une couverture scientifique (publiées par des scientifiques et experts parfaitement crédibles).

  16. GhostWolf

    J’adore le ‘ » »L’Homme partage 99% de son patrimoine génétique avec celui des grands singes, or, ces grands singes sont frugivores » »

    L’homme partage 1/4 de son ADN avec le mais, pour autant il n’est pas conseillier de ce plantée les pieds dans le sol à attendre la pluie.

    Il existe une espèce de vers plats qui à 2% ADN qui diffère du n’autre, pour autant je me vois me remuer sur un cadavre et me régalée de caca.

  17. Fanfan

    Haha, tout à fait d’accord @GhostWolf. D’autant plus que l’homme partage quelques 95% de ses gènes avec le cochon, alors quel mode d’alimentation préconiser dans ce cas…?

    Trêve de plaisanteries. Je n’ai pas de partie pris car mon régime alimentaire repose sur les recommandations de Seignalet – j’ai une maladie autoimmune – donc très proche du Paléo, et plutôt Low carb High fat « végétale ». Car je déteste la viande, par dégoût, et de ce fait, je me sens aussi proche des végétariens même si je mange des fruits de mer souvent et du poisson aussi.

    Mais faire l’apolnogie d’une alimentation la plus riche en glucide possible, sans faire la part entre glucides simples et complexes, sans parler d’IG et insuline, c’est tout simplement criminel car le sucre nourrit le cancer, le sucre est pro-inflammatoire, le sucre rend gros. Perso, je connais peu de végé, mais l’une des plus engagées est aussi très grosse : oui car manger des céréales, souvent raffinées, à longueur de journée, mais aussi faire une orgie de fruits tous les jours, ça rend gros = diabète, obésité etc.

    Bref : mangez d’abord des légumes (des vrais hein, pas des patates!).
    Pour le reste, la seule et véritable clé reste la modération en tout.

  18. Fanfan

    La modération ET la diversité ;)

  19. Jean

    Le rapport Campbell du département de biochimie nutritionnelle à l’Université Cornell, connaissez-vous ?!

Les commentaires sont fermes.