La Pilule Contraceptive serait Bonne pour la Santé, Finalement

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Tout est dans le titre, la pilule serait donc bonne pour la santé. A mon grand regret, mon 1er article sur la pilule et ses dangers pour les femmes (et pour l’environnement) s’effondre comme un château de cartes. Le monde de la science ne pardonne pas, je le sais bien.

Mais au lieu de me laisser abattre, pourquoi ne pas pousser la chansonnette sur le sujet de la pilule.

Pourquoi cet article ?

Pourquoi est-ce que j’écris cet article ? J’ai découvert il y a peu, plusieurs sites (e-santéet ce site là par exemple) qui placardent de telles phrases:

« La pilule contraceptive, des bénéfices pour la santé étonnants ! »

ou

 » La pilule contraceptive est excellente pour la santé ! « 

Sous le choc, j’ai lu les articles en long, en large et en travers. Vous pouvez visiter les sites en question, et lire vous-même ces articles pour vous faire votre propre opinion. Cependant, je vous propose un résumé du message des articles:

L’utilisation de la pilule contraceptive serait bonne pour la santé. Pour preuve, une étude britannique réalisée sur plus de 46.000 femmes qui prenaient ou non la pilule contraceptive. C’est l’étude épidémiologique qui possède le plus grand échantillon au monde (nombre de participantes) sur les associations possibles entre la pilule et la santé des femmes.

L’élément clé de l’article, le voici : les femmes qui prennent régulièrement la pilule, comparées aux femmes qui ne la prennent pas, ont 12 % de chances en moins de mourir d’un cancer, d’un problème de l’appareil circulatoire, d’un problème digestif et même de suicide.

Je trouve cela énorme. 12 % ? Si c’est vrai, je me suis totalement trompé sur la pilule, et en plus, l’ensemble de mes références scientifiques sur le sujet seraient bonne à jeter.

Voici la citation provenant d’un l’article :

« Les femmes sous pilule avaient moins de douleurs de règles et moins de syndromes prémenstruels. On a également constaté une baisse de 12% de la mortalité toutes causes confondues. »

La suite de l’article ? Du violon, qui vante les mérite de la pilule, et détaille quelles sont les types de maladies pour lesquelles la pilule diminue les risques.

La conclusion de l’article ?

« Aujourd’hui on peut affirmer que cette méthode contraceptive est avantageuse pour la sexualité et pour l’aspect gynécologique (douleurs de règles, syndrome prémenstruel), mais aussi pour sa santé. »

Rien de nouveau, si ce n’est que ce tableau me parait un peu trop beau, un peu trop rose, un peu trop à la « bisounours ».

Bref, j’ai un peu creusé cette histoire d’étude prospective avec plus de 46.000 femmes. Et heureusement pour moi, le site en question indique la source de l’étude.

Source:

L’étude scientifique

Cet article a été publié en 2010 dans le très sérieux British Medical Journal (BMJ). BMJ possède un très bon facteur d’impact (13.4), ce qui veut dire que le journal possède une excellente renommé, même s’il n’atteint pas The Lancet (38.3), par exemple.

J’ai parcouru l’article, il est dense, mais voici son analyse.

Les sources de financement

Franchement, la vue d’ensemble ne veut strictement rien dire, surtout pour le lecteur lambda.

Avant toute chose, avant de regarder en détail les résultats de l’étude, ou avant de chercher la petite coquille dans l’étude. Je regarde qui paye les chercheurs, sont-ils indépendants dans cette affaire ?

Voici les financeurs de l’étude :

  • Royal College of General Practitioners,
  • Medical Research Council,
  • Imperial Cancer Research Fund,
  • British Heart Foundation,
  • Cruden Foundation,
  • Schering AG,
  • Schering Health Care,
  • Wyeth Ayerst International,
  • Ortho Cilag,
  • Searle.

10 financeurs sont listés. Les 4 premiers apparaissent comme des institutions publiques, et quelques visites sur leur site officiel ne semblent pas cacher un business ou des conflits d’intérêts. Cruden Foundation est issu de l’hôpital sacré cœur, on peut donc légitimement le considérer comme bienveillant.

Par contre, les 5 derniers mérites plus d’attention. Schering AG, Schering Health Care, Wyeth Ayerst International, et Ortho Cilag sont tous des organismes privés de l’industrie pharmaceutique. Wyeth Ayerst International n’est rien d’autre que la très (triste) célèbre société Pfizer. La plus grosse société pharmaceutique au monde.

Ces 4 sociétés ont toutes des intérêts financiers et marketing majeurs dans les résultats d’une étude de ce type, sur un produit aussi vendu que la pilule contraceptive.

Je n’ai pas réussi à avoir des informations sur la dernière société.

On se rend dores et déjà compte que l’étude doit être prise avec des pincettes, et même plus.

L’article énonce également les conflits d’intérêts possibles des auteurs de l’étude. Je vous rappelle que la loi (et les rédacteurs des journaux) obligent les auteurs à déclarer tous leurs conflits d’intérêts s’ils en ont.

On constate que le champ « conflit d’intérêt » n’est pas vide, et pour cause. Le centre académique des premiers soins a reçu de l’argent de la part des sociétés Schering Plough et Wyeth Pharmaceutical (ou Pfizer) pour des cours magistraux et des conseils donnés par Philip C Hannaford, le 1er auteur de l’étude.

Philip C Hannaford, en tant que premier auteur, est le responsable scientifique de l’étude, il est également garant de la qualité et de l’objectivité des résultats de l’étude. Cet homme a été payé par deux sociétés pharmaceutiques, dont l’une des plus puissantes de la planète.

Où est l’objectivité ? Mais passons.

Les résultats de l’étude

Maintenant que nous savons qu’il y a anguille sous roche, qu’en est-il des résultats de l’étude ? Mais surtout d’où vient ce fameux 12 % de mortalité, toute cause confondue, en moins pour les femmes qui prennent la pilule ?

Après plusieurs lectures, et recherches dans les tableaux de donnés, j’ai retrouvé ces fameux 12 % de mortalité en moins. Ils sont bien réel, mais vous allez le voir, sont totalement sortie du contexte (volontairement ou pas ?)

Tout d’abord, 12 %, ça veut dire quoi ?

L’étude le dit elle-même, cela veut dire que 50 femmes sont mortes en plus dans le groupe « sans pilule » comparé au groupe « avec pilule ». Pour être plus clair, l’étude parle de 46.000 femmes, mais c’est plus d’un millions de femmes qui ont été utilisées pour obtenir de tels chiffres. Si je devais vous résumer l’étude de manière claire et complète, voilà ce qu’il en serait :

Sur 100.000 femmes qui ne prennent pas la pilule, 100 mourraient d’une des maladies pris en compte dans l’étude (tous les cancers, les problèmes de l’appareil respiratoire, les problèmes digestifs, le suicide, etc.) et seulement 50 mourraient, si ces 100.000 femmes prennent la pilule quotidiennement. Voilà d’où viennent ces fameux 12 %.

Plus précisément, l’étude a trouvé que chez plus de 800.000 femmes qui prennent la pilule, environs 350 d’entre elles sont mortes. Alors que chez plus de 370.000 femmes qui ne prennent pas la pilule, environ 400 sont mortes. Faites le calcul, on retombe sur 12 %.

Si on replace ce chiffre dans les probabilités réelles de mourir d’une des causes que les auteurs de l’étude prennent en compte, on tombe sur ces chiffres :

  • Prendre la pilule : 0.05 % de chance de mourir
  • Ne pas prendre la pilule : 0.11 % de chance de mourir.

Autrement dit, la pilule diminuerait de 0.07 % vos chances de mourir ! D’un point de vue financier, si j’ose faire le macabre calcul de « combien coûte une vie sauvé par la pilule ? »:

j’obtiens 14 millions d’€ par tête ! Sur la base des calculs de mon 1er article sur la pilule, il faut dépenser 70 millions d’€ pour éviter la tragique perte de 50 femmes.

Vous en pensez ce que vous voulez.

Un autre détail de l’étude qui a toute son importance, c’est l’échantillonnage et l’analyse des données. Grossièrement, il y a deux tableaux principaux, qui indiquent les risques de mourir pour toutes les maladies listées, selon la taille de l’échantillonnage. Nous avons deux échantillonnages différents et deux résultats différents.

Vous connaissez maintenant le premier tableau, c’est lui qui indique 12 % de risque de mortalité en moins pour les adeptes de la pilule. Par contre le second tableau, lui n’indique pas du tout la même chose. Ce tableau (table 4) indique qu’il y a 2 % de mortalité en plus chez les femmes qui ne prennent pas la pilule, au lieu de 12 %. La seule différence se joue au niveau de l’échantillonnage, les 2 % viennent de l’analyse des 46.000 femmes (au lieu du million).

Une différence de 2 % ? Autant vous dire que ce n’est absolument rien, et que cela ne veut rien dire.

Pour terminer, les auteurs de l’étude nous fournissent deux tableaux complémentaires qui traitent, encore une fois, de l’évolution des risques de mortalités des femmes qui prennent ou non la pilule en fonction du :

  • Nombre d’année de prise de la pilule
  • Nombre d’année après l’arrêt de la pilule

Pour comprendre ce tableau:
  • en vert = vous diminuez vos chances de X pour cent de mourir
  • en rouge = vous augmentez vos chances de X pour cent de mourir
  • en orange = Kif kif, c’est trop proche < à 5 %
  • sans couleur = identique
Ici, les chiffres sont adressées aux femmes qui prennent la pilule.

Autrement dit, une femme qui ne prend plus la pilule depuis 7 ans (2ème ligne, 2ème colonne) aura 76 % de « chances » de mourir en plus qu’une femme qui ne prend pas la pilule du tout.

A propos du 9% en vert, cela veut dire que les femmes qui prennent la pilule depuis 4 ans au maximum ont 9 % de « chances » de mourir en moins que les femmes qui ne prennent pas la pilule.

Pour faire plus simple:

  • en vert = la pilule, c’est cool ! Ca augmente les chances de survie !
  • en rouge = Bouh la pilule ! C’est dangereux ! Ca diminue les chances de survie !
  • en orange = Kif kif, c’est trop proche
  • sans couleur = identique

Les chiffres sont tellement proche les uns des autres, qu’il est presque impossible d’en tirer une conclusion. Le seul chiffre qui sort un peu du lot, c’est que les femmes qui ne prennent plus la pilule depuis 5 ans jusqu’à 9 ans maximum ont 76 % de chance en plus de mourir d’un cancer ou autre, que les femmes qui n’ont jamais prises la pilule depuis .

Conclusion

Nous avons ici une très jolie tentative des lobby industriels pour tenter d’accréditer le label « Bon pour la santé ! » sur la pilule contraceptive.

D’une part, cette étude qualifiée de « prospective » n’est rien d’autre qu’une étude épidémiologique. C’est-à-dire que cette étude ne peut faire que des associations entre tel ou tel facteur (ici mortalité et pilule). Le jeu des associations en épidémiologie est très hasardeux, malgré que les auteurs essaient de contrôler tous les biais possible. Ils ne pourront pas tirer de conclusion sur les bienfaits ou les méfaits de la pilule.

Les premiers résultats épidémiologiques montrent au mieux que la pilule prévient certaines maladies mais qu’elle en aggrave beaucoup d’autres ! Au pire, si les résultats ont été modifiés à cause des conflits d’intérêt, la pilule n’apporterait aucun bénéfice pour la santé.

Et c’est le dernier point, l’auteur principal de l’étude est impliqué financièrement par deux des plus grandes sociétés pharmaceutique au monde. Et l’étude a été financé par 4 sociétés pharmaceutiques différente, dont la plus puissante et la plus riche de la planète, Pfizer.

En bref, cette étude ne vaut pas un clou. Si vous voyer les mots « Pilule, bonne pour la santé, et 12 % », vous saurez de quoi on parle.

Voici les résultats majeurs de l’étude:

les couleurs veulent dire la même chose.

Nota: vous pouvez voir les fameux 12 et 2% relayés par les blogs.

15 Commentaires

  1. amy

    Une raison qui me parait évidente à cette « sous-mortalité » des femmes sous pilule : prendre la pilule implique un suivi médical régulier qui permet sans doute une detection plus en amont de certaines maladies au long cours, non ?

    1. Jérémy

      @Amy: Ton commentaire est très intéressant. C’est vrai qu’on pourrait se dire que les femmes qui prennent la pilule devraient voir plus souvent un médecin. Mais est-ce que cela veut dire qu’il y a un diagnostic à chaque fois ? Est-ce que cela veut dire que le médecin pourra déceler en une banale séance un début de cancer ou autre ?

      Je pense que c’est plus complexe, d’une part car quand un cancer est détectable il est souvent trop tard car le nodule est suffisamment gros, il faut donc traiter par chimio, opération, la totale quoi.

      Ensuite, je sais que certaines femmes prennent des ordonnances à l’année chez leur gynéco, donc on peut se dire qu’elles n’iront pas voir leur médecin plus que les autres, qui elles ne prennent pas la pilule.

  2. Sha

    Ton article est extrêmement intéressant, et je ne regrette pas d’avoir pris le temps de le lire ce matin; très perspicace et concis…Je partage !
    Bye Djé ;)

    1. Jérémy

      Salut Sha(de?) : )

      Merci du partage ! A bientôt !

  3. Jade

    Faut que tu demandes à Isa de te parler de notre cours sur la pilule de cette après midi :)

  4. Helene

    Interessant.
    J’ai pris la pilule pendant 1 an, 1 an et demi environ, pour: 1) essayer de reduire mon acne, 2) avoir des regles moins abondantes et douloureuses, et surtout 3) avoir des regles plus regulieres. Ca marchait bien pour 3), je savais au jour meme quand elles allaient commencer. En revanche, ca ne marchait pas vraiment pour 1) et 2). En plus, j’avais des maux de tete, des chutes de tension avec vertige, et la tablette etait beaucoup trop onereuse pour moi: plus que mon budget alimentation mensuel!
    Pour l’acne, j’ai trouve le remede miracle: aller a la piscine tous les jours. La javel, c’est le top pour dessecher la peau. Ma dermato confirme: maintenant que j’ai vieilli, elle m’aide a trouver des ‘moisturisers’ pas trop chers et efficaces!
    Pour avoir des regles moins abondantes, il suffit de perdre du poids, et de donner du sang regulierement.
    Pour la douleur en revanche… La bouillote, il en faut une devant, une derriere, et quand j’etais jeune, il m’arrivait d’etre pliee en deux, comme avec des calculs renaux. Ma generaliste m’a explique que les muscles qui se contractent sont les memes que ceux qui se contractent lors de l’accouchement, et qu’il s’agit donc d’une ‘repetition generale’, voire d’un ‘exercice de musculation’. D’ou souvent Spasfon toutes les 2 heures (2 comprimes a la fois) 3-4 jours par mois, y compris la nuit. Le seul avantage des douleurs, c’est que les miennes commencaient 24 a 48 heures avant les regles, et m’avertissaient donc de leur arrivee (ce qui evite les fuites, notamment la nuit…).
    Depuis une dizaine d’annees, grace a mon ORL, j’ai decouvert un super remede: les supplements de Magnesium. Je commence a prendre 300mg par jour 7 a 10 jours avant le debut de mes regles, et continue pendant 1 semaine, jusqu’a la fin des regles. Non seulement j’ai moins mal, mais j’ai aussi moins de sautes d’humeur! Le seul inconvenient, c’est que ca endormit un peu, et surtout ca rend les selles molles, voire tres molles. Mais je prefere ca aux crampes!
    Jeremy, pour te donner une idee, les crampes dans le bas-ventre durant les regles, c’est comparable en intensite aux crampes que tu peux avoir au pied ou au mollet. C’est aussi completement incontrolable, comme les contactions lorsque tu as une gastroenterite ou un calcul renal.
    Le gros avantage de la pilule a mon avis, c’est que ca permet de savoir a l’avance quand vos regles auront lieu, et de pouvoir planifier en consequent. Par exemple, un croisiere d’une semaine sur un petit voilier sans douche: mieux vaut ne pas avoir ses regles cette semaine la! Quand je suis stressee, mes regles peuvent etre retardees: par exemple, j’ai demissionne de mon boulot il y a 10 jours. Ca ne s’est pas vraiment bien passe… et du coup mes regles ont plus d’1 semaine de retard. J’avais choisi la date pour commencer mon nouveau boulot de facon a ce qu’elle tombe juste apres la fin de mes regles le mois prochain… Manque de pot, vu le retard ce mois ci, je vais avoir mes regles pendant toute ma premiere semaine a mon nouveau boulot… Les 3 premiers jours, je dois changer tampons etc. minimum toutes les 4 heures, utiliser un deodorant… et une bouillotte (quand mes regles ont du retard, elles sont toujours plus douloureuses). Vivement la menopause!

    1. fuchey Katia

      Si la douleur est si importante.. demandez donc a votre gynéco de vous parler de l’endométriose ! Et remerciez votre pilule d’avoir sans doute permi a la maladie de rester génante, mais pas stérilisante ! :D

  5. Hélène

    Tellement bonne pour la santé la pilule que la pilule contraceptive pour homme n’est toujours pas démocratisée ;-)

  6. Stephan

    76% de risque supplémentaire de mourrir? Ça parait énorme. Mais je me pose une question. Y avait il des critères d’âge dans cette étude? Les femmes après la ménopause ne prennent plus la pilule et sont aussi logiquement plus âgées que celles l’utilisant, n’est il pas logique que les chiffres de mortalité jouent en leur défaveur de ce fait?

  7. loli

    Oh que non elle n’est pas du tout bonne pour la santé. Moi j’ai arrêté ça fait 1 bye. Elle a dégradé ma santé : maux de tête et du ventre surtout avec bcp de diarrhée. Ton premier article dit vrai. On a pas besoin de cette merde.

    1. fuchey Katia

      Est-ce que vous savez que la Suede a conduit une étude il y a quelques années sur les effets de la pilule.
      Ils ont pris des échantillons de femmes, en 4 groupes:
      groupe 1: elles prennent une pilule contraceptive (combinée 2eme génération), et on leur ldit
      groupe 2: elle prennent une pilule contraceptive (combinée 2eme génération), et on leur dit qu’elles prennent un placebo
      groupe 3: elles prennent un placebo et on leur dit qu’elles ont une pilule contraceptive
      groupe 4: elles ont un placebo et on leur dit qu’elles ont un placebo

      Et bien en terme de symptomes de genes accompagnés a la pilule ils étaient 35 % de fois plus importants chez les femmes des groupes 1 et 3. Et chez les femmes du groupe 2, seul 3% d’entres elles présentaent des symptomes liés a lier contraception. Conclusion: la plupart des symptomes liés a la pilule (vertiges, prise de poid, maux de tetes…) sont purement psychosomatiques. Alors ca veut dire quoi ? Que ben si vous pensez vous empoisonner il vaut meiux en effet changer de contraception, mais que finalement les symptomes liés a la prise de pilule contraceptive sont bien moindres que décrit e général par les femmes.

  8. Pingback: Le stérilet est de retour, pour enfanter un jour | La vie en (p)rose & chocolat

    1. fuchey Katia

      Considérant que jusque dans les années 70, les femmes avaient en moyenne plus de grossesses (et j’ai bien dit grossesse, pas enfants) avec des productions naturelles d’hormones plus importantes, et qu’elles faisaient aussi pipi et que les systeme de traitement des eaux étaient bien moins efficaces… Les poissons auraient du tous mutés depuis longtemps et nous aussi ! Sans contraception, les femmes étaient enceinte plus de la moitié de leur vie sexuelle active jusqu’a la ménopause. Quelles soient de synthese ou pas, les hormones ca reste des hormones et ces histoires de féminisation des especes aquatiques, a bien d’autres causes que les hormones de synthese !

  9. Utah

    Bjr à tous.
    Vous m’avez convaincu d’arrêter la pillule. J’en ai d’ailleurs envie depuis un certain temps. J’ai 37 ans et j’ai commencé quand j’avais environ 23 ans. Mais acné ont complètement disparu j’étais contente. Par contre j’ai pris du poids (malgré que j’ai mangé moins que avant), j’ai gagné la cellulite et min libido et à plat. J’ai peur surtout en arrêtant la pillule -les douleurs et acné. En plus je suis indépendant et je ne peux pas me permettre d’arrêter de travailler pendant mes règles. Si vous avez plus de conseil comment éviter les douleurs je suis prenante. Merci beaucoup et merci à Jérémy de nous ouvrir les yeux sur tant de sujets et la mode de vie saine. J’attends vos conseils. Merci

  10. fuchey Katia

    Bon alors je vais sans doute me faire insulter amis je me lance…
    Parler de la pilule sans jamais dissocier ne serait-ce que les pilules combinées et les dites microdosées c’est tout simplement de la malhonneteté intellectuelle.
    Ensuite parler des risques de la pilule, sans parler des risques liés aux grossesse c’est aussi de la malhonneteté intellectuelle.
    Et puis oublier qu’avec la pilule donc l’indice de pearl est de 97% (si je me souviens bien), ca veut dire 3% de chacne d’avoir une grossesse non désirée. Sans contraceptif, on a 83% de chance de faire face a une grossesse non désirée… Et les grossesses non désirées entrainent quoi ? a part les IVG bien sur (quand on est pas désinformées et hors délais sans solutions)… Ben on en parle pas ! On en fait d’études épidémiologiques et on oublie carréement que ca existe…
    Si on veut etre objectif, on parle des bénéfice sur les cancers des ovaires, et les cancers de l’uterus, en meme temps qu’on parle des risques sur le cancer du sein (si je me souviens bien, amis je peux rechercher les études faites au canada, et publiées par l’OMS, c’est 1,8% de risque de cancer du sein en plus contre 12% de bénéfice sur els cancers des ovaires, et 6 % sur les cancers de l’uterus).
    Cette étude ne vous convient sans doute pas, et vous remettez en cause les chiffres et son impartialité du fait des financeurs, mais pourtant elle n’en reste pas moins réelle…
    Ce que vous faites ce n’est pas informer a propos de la pilule et de sa réalité, ce que vous faites c’est désinformer sur la réalité en omettant passablement un tres grand nombre de données sur la contraception et les risques liés a la non contraception. Et ne venez ni me parler de billings, ni de Ogino ou des températures… parce que ces méthodes ne peuvent etre éfficaces que sous certains conditions et pour certaines personnes, il n’y a qu’a regarder les indices de pearl réels.
    Donc je pense que cette étude est certes a prendre avec des pincettes, mais pas autant que vous le dites, et certainement moins que TOUS vos articles sur le sujet ! Ils n’ont aucune objectivité, ni aucune utilité. Ils ne font que désinformer surtout les jeunes personnes qui pensent vouloir bien faire, et finalement se retrouvent dans des positions inextricables… mais vous, vous vous en fichez parce que vous n’allez pas les récupérer dans les centres de planifications completement affolées, paniquées, défaites, et pretes a tout y compris au pire parfois pour revenir en arriere.

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