Lait Maternisé: l’histoire d’une Escroquerie

Le lait maternel améliorera le système immunitaire de vos enfants contrairement au lait maternisé qui est impliqué dans des cas de maladies auto-immunes (diabète de type 1). Au risque de vous surprendre, l’allaitement ne ruinera pas votre poitrine et en plus cela vous permettra de faire des économies. Que demander de plus ?

Introduction

Qui d’entre-vous n’a jamais machouillé sa tétine préférée pour obtenir le saint graal des boissons… le biberon de lait ?

Ne mentez pas ! Tout le monde a connu les biberons au lait (de vache) de la naissance jusqu’aux alentours de 3 – 4 ans.

Par contre, vous faites peut-être partie des chanceux qui ont tété le sein de leurs mères au moins dans les premières semaines de leur vie, ou pendant un mois pour certains.

Quoi qu’il en soit, l’allaitement n’a pas vraiment la cote chez les jeunes mamans et pour cause… A la sortie de l’hôpital, plus de la moitié des mamans allaitent leurs enfants (66 %), ce qui n’est pas trop mal. Cependant, quand la routine s’installe et que la vie reprend son cours, ce sont seulement 15 % des nourrissons qui sont allaités jusqu’à 4 mois.

On remarque une étrange contradiction avec certains sondages, qui stipulent que la majorité des femmes souhaitent pourtant allaiter leurs enfants. Or, nous constatons l’inverse.

La faute à qui ? A quoi ?

  • Les jeunes mères n’ont-elles pas suffisamment de temps libre pour allaiter ?
  • Les douleurs occasionnées par le bébé sur les seins sont-elles insupportables ?
  • Est-ce que la pression sociale rend l’allaitement impossible ?
  • Mais surtout, est-ce que mon enfant payera un jour le prix de mon refus de l’allaiter ?

Beaucoup de questions, mais surtout beaucoup de réponses dans cet article !

Mais avant de commencer, faisons le point sur deux définitions importantes

Qu’est-ce que le lait maternisé et le lait maternel ?

  • Lait maternisé: une préparation artificielle préparée spécialement pour les besoins des nourrissons à base de lait de vache, principalement.
  • Lait maternel: une préparation naturelle excrétée par le sein de la mère pour l’allaitement du nouveau-né.

Quand l’OMS remet les « points » sur les « i »

« Allaiter, c’est bon pour la santé de son enfant. »

« Le lait maternel est idéal pour les nourrissons ! »

Oui, oui, ça tout le monde le sait et on l’entend partout.

  • Mais qu’en dit l’Organisation Mondiale de la Santé ?

Elle ne peut pas être plus claire, et je cite :

L’allaitement est le moyen idéal d’apporter aux nourrissons tous les nutriments dont ils ont besoin pour grandir et se développer en bonne santé. Pratiquement toutes les mères peuvent allaiter, si elles ont des informations précises et le soutien de leur famille comme du système de soins.  

Le colostrum, sécrétion lactée jaunâtre et épaisse produite à la fin de la grossesse, constitue, ainsi que le préconise l’OMS, l’aliment parfait pour le nouveau-né qui doit commencer à s’alimenter dès la première heure qui suit la naissance. L’allaitement exclusif au sein est recommandé jusqu’à l’âge de six mois. De six mois à deux ans, voire plus, l’allaitement doit être complété par une autre alimentation.

L’OMS recommande d’allaiter pendant 6 mois, au minimum, votre enfant exclusivement avec votre propre lait. (1)

Egalement annoncé par l’OMS, l’utilisation des biberons et des tétines doit être limitée au maximum, pourquoi ? (2)

Pourquoi les biberons, les tétines, et mêmes les préparations de lait maternisé (au lait de vache) ne sont pas des solutions saines pour votre enfant ?

Les dangers du lait maternisé, des tétines et des biberons

Si vous choisissez la voie « classique » pour nourrir votre enfant, vous allez devoir vous armer de tétines, de biberons et d’une bonne quantité de lait maternisé.

Sans rentrer dans les détails, si vous choisissez l’option « biberon + lait maternisé » pour votre enfant, vous allez donc, de facto, lui faire ingurgiter du lait de vache.

J’ai déjà longuement traité les problématiques du lait de vache sur la santé humaine. Et les dangers de l’excès de lait de vache sont également valables pour votre enfant, même s’il ne peut pas encore parler.

Vous devez savoir que la consommation précoce de lait maternisé au lait de vache par votre enfant peut augmenter ses chances de déclencher un diabète de type 1. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui est le résultat de la destruction des cellules sécrétrices de l’insuline (3, 4).

  • A propos des biberons et des tétines, il y a des dangers de contaminations bactériennes si les ustensiles ne sont pas stérilisés correctement.

D’autre part, une récente étude de l’Institut Scientifique d’Hygiène Alimentaire (ISHA) montre qu’une tétine sur dix est contaminée par des nitrosamines, un produit cancérigène.

Les nitrosamines ont des propriétés mutagènes, elles peuvent donc altérer l’ADN et modifier le code génétique. A ce titre, des formations cancéreuses peuvent apparaître dans l’organisme. Les biberons sont l’objet de très fortes critiques à cause du bisphénol-A (BPA). Ce composé est présent de le plastique de certains biberons et se diffuse dans la préparation sous certaines conditions, pour être ensuite absorbé par l’enfant.

Le BPA agirait comme une hormone dans l’organisme, et pourrait entraîner des dérèglements comportementaux, des apparitions de cancers et même une baisse de la fertilité.

Très récemment, l’ingestion de BPA et les conséquences liées à cette prise ont été démontrées comme transgénérationnelles. Même après l’arrêt de la prise de BPA, les problèmes persistent dans les générations suivantes.

Vous l’aurez compris, faire boire du lait maternisé au lait de vache avec un biberon et une tétine augmente les risques pour la santé de votre enfant.

Mais comment inciter les jeunes mères à utiliser leur propre lait pour leur enfant ?

  • Le problème est que tout le monde sait que le lait maternel est bon, qu’il apporte des anticorps, bla bla bla. Je pense qu’il faut insister sur les propriétés fondamentales du lait maternel, son côté « miraculeux » et son incroyable compatibilité avec votre enfant.

Le lait maternel est un miracle de la nature

En voilà un titre évocateur !

Je fais partie de ces personnes qui savent que le lait maternel est bon, mais pas vraiment pourquoi ! Après quelques recherches très simples sur le net, j’ai trouvé pourquoi le lait est miraculeux et je vais vous dire pourquoi…

  • Le colostrum :

Là aussi, tout le monde en a entendu parler, mais qu’est-ce que c’est exactement ? C’est le premier lait de la mère. Ce lait contient grossièrement « le système immunitaire » de la mère, ou les anticorps, qui vont migrer chez son enfant pour lui transmettre toute l’immunité qu’elle a acquise.

D’autre part, le colostrum contient des oligosaccharides qui favorisent le développement de la « bonne » flore intestinale chez le nourrisson. Ces oligosaccharides sont appelés « prébiotiques ».

  • Le lait idéal en toute circonstance :

Le lait maternel est tellement compatible avec votre enfant, que sa composition change de mois en mois, de semaines en semaines, de jours en jours et même d’heures en heures !

Oui, la composition de votre lait change durant une seule et même tétée ! Fait plutôt exceptionnel, votre lait en début de tétée sera pauvre en lipides et riche en eau et en sels minéraux.

Par contre, en fin de tétée, le lait s’enrichit en lipides et apporte un sentiment de satiété au bébé, signal de la fin de la tétée. La composition du lait maternel varie également au cours de la journée.Le lait est plus concentré en lactose dans la matinée, alors qu’il est plus riche en oligosaccharides dans l’après-midi.

Le lait maternel est excellent pour la santé

De nombreuses études existent aujourd’hui sur les différences entre les enfants allaités et les autres (non allaités).

  • Les enfants allaités ont un meilleur système immunitaire :

Une étude réalisée sur plus de 900 mères et leurs enfants a permis de montrer que l’allaitement des enfants limitait les risques d’infection, mais également la gravité des épisodes infectieux (5).

  • L’allaitement protège contre les troubles du comportement :

C’est plus de 1000 mères et leurs enfants qui ont été suivis cette fois-ci pour détecter l’apparition des troubles du comportement chez des enfants allaités ou pas. Les résultats indiquent que 5 % des enfants allaités ont des comportements (conduite, émotion et hyperactivité) anormaux, contre 16 % pour des enfants non allaités (6).

  • L’allaitement protège contre l’asthme durant les 4 premières années de vie :

Selon les symptômes, les enfants qui n’ont jamais été allaités sont 25 à 57 % plus nombreux que les enfants allaités à montrer de l’asthme (7).

  • De meilleures capacités cognitives :

Une étude datant de 2011 vient de prouver que les enfants allaités affichent des capacités mentales supérieures que les enfants qui ont été peu ou pas allaités. Ces meilleures capacités seraient dues à la présence d’acides gras insaturés présents dans le lait premier âge, le colostrum (8).

  • Des bienfaits multiples :

Les enfants allaités pendant au moins 6 mois dès la naissance souffrent moins d’obésité, de diabète, d’allergies et de problèmes cardio-vasculaires que les enfants qui n’ont pas été allaités (9-11).

  • Il est gratuit :

En théorie, allaiter son enfant ne coûte absolument rien. Le lait est produit naturellement par votre corps, et les tétées alimentent la production naturelle de lait.

Comment allaiter pendant 6 mois ?

Ok, maintenant vous savez pourquoi il est important d’allaiter votre enfant pendant au moins 6 mois.

  • Mais comment le faire au quotidien ?

Vous avez un travail, un mari, des amis, un patron, le regard des autres, peu de temps.

Je vous donne ici, des astuces pour allaiter coûte que coûte votre enfant.

Achetez votre tire-lait :C’est quoi ce truc ? Ils peuvent être manuels (50 €) ou électriques (300 €), et permettent de récupérer votre lait sans forcément donner la tétée à votre enfant.

  • Pourquoi ?

Vous pouvez donc prévoir vos lendemains et surlendemains ! tirez du lait à l’avance et conservez-le au frais dans un récipient en verre pour le donner plus tard à votre enfant, sans pour autant montrer votre poitrine à tout le monde.

Préparer suffisamment de lait pour la crèche et la garderie: Grâce à l’utilisation du tire-lait, vous pouvez donner votre propre lait au responsables des crèches et garderies de votre enfant pour qu’il reçoive ce qu’il faut même en votre absence.

Soyez fière d’apporter le meilleur aliment à votre enfant :Vous devez être convaincue que l’allaitement est la solution n°1 pour nourrir votre enfant.

Le temps pour allaiter, vous pouvez l’avoir. Le regard des autres pendant que vous allaitez, vous pouvez l’affronter. Et les douleurs liées à l’allaitement, vous pouvez les dépasser.

Utilisez vos congés maternités et payés: il faut prendre en considération que les 6 premiers de vie de votre enfant sont important pour son développement, et notamment grâce à l’allaitement.

Dans la mesure du possible, essayez de combiner vos congés maternités et vos congés payés pour rallonger au maximum votre temps libre avec votre enfant.

Allaiter ? Non merci ! Je tiens à ma belle poitrine !

  • Mais est-ce vrai ?

Il y a une rumeur qui circule comme quoi allaiter ferait tomber les seins des mères.

A notre époque où l’apparence (et surtout la poitrine) est très importante, la question de l’allaitement et de son impact sur l’esthétique des femmes est d’actualité. Pourtant la science est claire là dessus.

  • Une étude de 2008 prouve que l’allaitement n’est pas responsable de la ptose mammaire (« les seins qui tombent ») (12).

C’est plutôt la somme de comportements à risques qui peuvent provoquer une ptose mammaire. Ces comportements sont:

  1. le tabagisme,
  2. le vieillissement,
  3. un indice de masse corporelle élevé,
  4. beaucoup de grossesses,
  5. etc.

Notes et références

  1. http://www.who.int/topics/breastfeeding/fr/
  2. http://www.who.int/features/factfiles/breastfeeding/fr/index.html
  3. Vaarala O. et al. Removal of Bovine Insulin From Cow’s Milk Formula and Early Initiation of Beta-Cell Autoimmunity in the FINDIA Pilot Study. Arch Pediatr Adolesc Med. 2012 Mar 5.
  4. Finnish TRIGR Study Group. Dietary intervention in infancy and later signs of beta-cell autoimmunity. N Engl J Med. 2010 Nov 11;363(20):1900-8.
  5. Ladomenou F, Moschandreas J, Kafatos A, Tselentis Y, Galanakis E; Protective effect of exclusive breastfeeding against infections during infancy: a prospective study. Arch Dis Child. 2010 Dec;95(12):1004-8. Epub 2010 Sep 27.
  6. Katriina Heikkilä, Amanda Sacker, Yvonne Kelly, Mary J Renfrew, Maria A Quigley; Breast feeding and child behaviour in the Millennium Cohort Study. Arch Dis Child doi:10.1136/adc.2010.201970.
  7. A.M.M. Sonnenschein-van der Voort, V.V.W. Jaddoe, R.J.P. van der Valk, S.P. Willemsen, A. Hofman, H.A. Moll, J.C. de Jongste, L. Duijts ; Duration and exclusiveness of breastfeeding and childhood asthma-related symptoms Eur Respir J erj01781-2010; published ahead of print 2011, doi:10.1183/09031936.00178110
  8. Guxens M, Mendez MA, Moltó-Puigmartí C, Julvez J, García-Esteban R, Forns J, Ferrer M, Vrijheid M, López-Sabater MC, Sunyer J; Breastfeeding, Long-Chain Polyunsaturated Fatty Acids in Colostrum, and Infant Mental Development. Pediatrics. 2011 Sep 19. [Epub ahead of print].
  9. Oddy WH et al (2003). Breast feeding and respiratory morbidity in infancy: a birth cohort study. Archives of Disease in Childhood. 88:224-228
  10. Oddy WH et al (2002). Maternal asthma, infant feeding, and the risk of asthma in childhood. J Allergy Clin Immunol 110: 65-7
  11. Van Odijk J et al (2003). Breastfeeding and allergic disease: a multidisciplinary review of the literature (1966-2001) on the mode of early feeding in infancy and its impact on later atopic manifestations. Allergy 58: 833-43
  12.  Brian Rinker, Melissa Veneracion, and Catherine P. Walsh: The Effect of Breastfeeding on Breast Aesthetics Aesthetic Surgery Journal September 2008 , 28: 5: 534-537.

81 Comments

  1. Loli

    Un petit plus peut être pour en rajouter sur le commentaire précédent: allaiter, c’est , pour certaine, très dur. Surtout au début.
    Je voulais allaiter mon petit pépère dès sa naissance, mais il refusait de prendre le sein et j’ai ei une montee de lait tardive. Je tirais mon lait a la maternité pour lui donner au biberon, et il était complété avec du lait en poudre. Je me souviens que c’était une période tres stressante et angoissante. De retour à la maternité , ma sage femme m’a montré comment mettre mon bébé au sein, et il buvait bien mais avec une tétine en plastique posée sur ma poitrine. J’avais tellement usé du tire lait à la maternité que la montée de lait a été : wahoou ! Il y a avait du lait partout, ma poitrine débordait la nuit, la journée, mes draps étaient trempés . J’ai évité de justesse l’engorgement grâce à ma sage femme … Et puis il y a la poitrine douloureuse … Et en effet les commentaires de l’encourager à supporter (tu n’as pas assez de lait ! – la blague !) …
    Quand mon bébé a eu vers 4 mois, j’étais tellement fatiguée que j’ai voulu le sevrer. Impossible. C’est a ce moment qu’il a arraché la petite tétine en plastique mentionnée plus haut pour téter directement au sein et refusait tous les biberons de lait en poudre. Le message était clair ! Au final, il a 15 mois et j’allaite encore. C’est besucoup plus facile depuis qu’il a 6 mois et je ne regrette pas , sans être une ayatollah de l’allaitement.
    Mais je e comprends donc que beaucoup de mères arrêtent rapidement et je ne les juge pas. Certaine ont la chance que tout se passe bien, comme si allaiter était evident. Et pour d’autres , comme en témoignent les commentaires, c’est plus compliqué: il faut alors être tres bien conseillé, entouré et avoir une sacré volonté pour ne pas abandonner en cours de route.

  2. fatima

    Merci pour ces effort de vouloir convaincre les dubitatives. Il y a encore beaucoup d’autres raisons telles que :
    -La perte de poids naturelle et sans effort en continuant l’allaitement,
    – l’utérus qui reprend sa forme normal des les premiers tétées
    – les risques de complications post accouchement moindre
    – et la relation mère enfant plus naturelle et harmonieuse
    – les bienfaits de la tetee par le mamelon chez l’enfant
    – le cout en temps, se lever, préparer les biberons, stériliser, acheter
    – la rareté des laits maternisé de qualité ( présence d’aluminum dans un grand nombre de lait infantile de marque )
    – et encore beaucoup de raison de se convaincre du miracle de l’allaitement mais qui n’ont pas encore fait l’objet d’étude malheureusement.

  3. caroline

    Bonjour,
    Merci pour votre article,
    Loin de moi l’idée de critiquer les mères qui donnent le biberon. J’ai choisi l’allaitement pour mes 3 enfants car c’est naturellement adapté au bébé.
    Seulement voilà. Bb3 est âgé de 4 mois. Poids de naissance 3,360 kgs. Poids actuel 4,150 kgs. Trop bas selon les médecins. Il faut compléter… Et là moi pas comprendre… Bébé va bien, il est éveillé, attrape les jouets, communique à sa manière, réagit aux bruits, sourit etc… Il a une bonne santé. C’est juste cette courbe de poids qui stagne. Les médecins sont perdus et la seule chose qu’ils préconisent c’est »donnez lui un biberon en complément ». Si bien que j’en viens à me demander si ce n’est pas fait exprès de dire aux mamans que le bébé est hors courbe, insinuant une mauvaise qualité du lait, pour faire passer les bébés au biberon et créer de futurs diabétiques!
    Qu’en pensez-vous?
    Dois-je compléter si mon instinct maternel me dit qu’il y a danger ?

    1. Charlotte

      Bonjour Caroline,
      Tout d’abord, felicitations pour votre superbe bebe en bonne sante et qui a l’air tout a fait eveille.
      Le « probleme » de poids est souvent recurrent, d’abord chez tout enfant ensuite chez les enfants allaites.
      2 choses: 1/ n’utilisez pas les courbes de carnets de sante francais car je ne suis pas sure qu’elles ont ete mises a jour pour les bb allaites. Mais utilisez plutot celles de l’OMS. 2/ une moyenne est faite de + et de -. Par exemple, d’apres l’OMS un bb garçon a 4 mois fait 4,350kg. Donc rien d’affolant. L’important c’est que bb prend regulierement de poids (chaque bb a son propre rythme), sans cassure dans la courbe et surtout qu’il est en bonne sante et eveille.
      Pour l’anecdote, ma niece a ete classee « attention petit poids, faut completer » les 1ers mois puis a grandi comme une flèche par la suite (les medecins ont meme du faire des tests afin de deceler toute anomalie). Tout ca sans que ma belle ait eu besoin de la gaver.
      Mon garçon avait aussi stagne vers ses 4 mois puis il a repris du poids. Peut etre est ce parce j’avais repris le boulot.
      Ecoutez votre instinct.
      Bon courage.

  4. Hanivi

    Bonsoir, je n’ai pas l’habitude de poster des commentaires mais ce sujet me touche. Je comprends que l’auteur n’a fait qu’enoncer des faits et n’a en aucune façon voulu juger les mamans non allaitantes.

    Je suis maman d’une petite fille de 5 mois, et pendant toute ma grossesse j’ai considéré l’allaitement comme une évidence.
    Lorsqu’elle est née j’étais tellement heureuse de lui donner le sein,et ça me semblait tellement normal… mais des la 2 ème tétée les difficultés ont commencé.
    C’est étrange ce que j’ai ressenti les 1ers jours de la vie de ma fille. Je savais que le debut allait etre difficile, je m’étais renseigné pendant ma grossesse, alors j’ai persévéré, avec l’aide du personnel de la maternité (plutôt pro allaitement), et j’ai lutté contre mes doutes et mes angoisses pendant quelques jours… mon baby blues, la fatigue, le stress, l’angoisse et les difficultés à faire teter mon bébé ont eu raison de mes efforts et de ma volonté… Je n’arrivais pas à la positionner comme il fallait, elle ne tetait pas assez longtemps et moi je pleurais tout le temps. Je la mettais toujours loin de moi et je redoutais le moment où elle allait se réveiller car il faudrait alors recommencer, et plus les jours passaient et moins je me sentais forte.
    Le 3eme jour, après avoir pleure toute la nuit je me suis confiée à la sage femme, presque honteuse d’abandonner. Elle a été très compréhensive, je n’étais pas seule dans ce cas. Son 1er bib à été un supplice pour moi. Mais bizarrement je me suis enfin occupée d’elle, je la voulais a cote de moi tout le temps et je me suis sentie sereine… et rassurée de pouvoir voir les quantités qu’elle mangeait.

    Mais quelle déception pour moi…. je vous crois lorsque vous dites ne pas vouloir faire culpabiliser les mères qui n’allaitent pas, pourtant ça m’a blessée.

    Je veux tellement tout faire bien pour ma fille! Et je sais bien que le lait en poudre n’est pas l’idéal mais en lisant l’article et surtout les commentaires, j’ai eu l’impression d’empoisonner ma fille et d’être une mauvaise mère, égoïste et paresseuse, complètement inconsciente et indifférente au bien être de mon bebe. S’il vous plaît soyez un peu indulgents face aux mères qui font le choix du lait en poudre.
    Ceci dit elle est en pleine forme, n’est pas malade et est hyper souriante et éveillée. Je lui donnerais le mieux que je pourrais toute ma vie et je ne veux pas garder cette culpabilité en moi.
    Si nous avons la chance d’avoir un 2eme enfant, je retenterai l’allaitement bien sûr, en espérant que je réussirai, mais si il faut je lui donnerai le biberon.
    Merci d’avoir lu mon com

  5. Claire

    Bonjour,
    Je pense que le principal enjeux qui se joue dans ce débat c’est évidemment et comme toujours l’argent…
    La première fois que j’ai accouché, c’était dans une maternité label ami des bébés (trop rares) où on m’a donné tous les bons conseils pour réussir mon allaitement. J’étais déjà rodée à mon troisième enfant quand j’ai accouché dans une maternité normale et là… j’ai pu constater l’art et la manière de saboter l’allaitement des jeunes mères. Déjà, il y avait beaucoup (trop) de césariennes et épisiotomie dans cette maternité, donc mamans très fatiguées… ensuite on n’aidait pas du tout à la mise au sein, et on ne dispensait que des conseils qui torpillent l’allaitement « séparez vous de l’enfant les 3 premières nuits pour vous reposer, donnez la tétine, donnez de l’eau, vous n’avez pas assez de lait on va donner des compléments »… et j’en passe! Les bébés hurlaient tout le temps, les mères avaient toutes les baby blues, bref une catastrophe. En parallèle, les infirmières distribuaient gentiment des « valises- cadeaux » bourrées de publicités et « d’informations » subventionnées par les marques de lait maternisé… En gros, on n’a pas le droit de dire que l’allaitement maternelle n’est pas le meilleur pour l’enfant, mais on peut pernicieusement tout mettre en place pour casser dés les premiers jours, dés les premières heures toute intention d’allaiter son enfant… Le lait maternel est gratuit, c’est dangereux pour la société de consommation.

  6. Marie

    Bonjour,

    Je ne réponds et post jamais de commentaires sur le sujet de l’allaitement, mais voila ce matin, enceinte de 4 mois de bébé 2 , j’en ai ma claque ! alors je « rentres » dans le débat de manière à vouloir en sortir une bonne foi pour toute! ( même si cela est trés contradictoire)

    Oui l’allaitement maternel reste quand c’est possible et supportable le meilleur moyen de nourrir son bébé, le plus pratique au niveau du temps, de l’hygiéne etc .
    Oui les laits maternisés peuvent contenir de l’aluminium de la taurine, et surtout contiennent du lait de vache normalement reservé aux petits veaux.

    Ce sont des faits, à mon sens pas la peine d’en faire une guérilla ! toute maman informée et bien informée, doit pouvoir faire son choix sans être culpabilisée ( ce que fait malgré tout votre article). Et par la je veux dire ni culpabilisée de ne pas allaiter ni culpabilisée d’allaiter ! car oui cela va dans les deux sens a l’heure actuelle.
    Mais au final qui cela regarde t’il ?
    La mére et son enfant ! a eux de trouver ce qui leur convient pour que la connexion et la reconnaissance se face aux mieux.

    BOn passons par la phase semble t’il obligatoire de ce type de débat: parler de soi comme si on était la norme !
    J’ai allaitée bébé 1 jusqu’à 5 mois, de manière totalement exclusive.
    J’ai eu les seins complètement déformés par la grossesse puis l’allaitement, prise de deux tailles, vergetures, seins qui tombent. Et non je ne suis pas en sur poids et ne présente aucuns des facteurs a risques. Je fait 50 kilos pour 1m55, et je n’ai pris que 8 kilos durant ma grossesse.
    Je n’ai pas perdu plus de poids que ca, et n’avais pas spécialement faim.
    J’ai du arreter car j’ai frolée l’hospitalisation en psy suite à une ENORME dépression du post partum m’ayant presque poussée au suicide.

    OUi l’allaitement n’évite pas la dépression ( les psys disent que ca touche autant les femmes allaitantes que les autres).

    Pourquoi j’ai arrêtée ?
    Tout simplement d’épuisement, a savoir aprés si la dépression a entrainée ca, ou si l’allaitement et son épuisement mon plongés dans la dépression??
    grande question
    Je penses que n’étant pas issue d’une famille allaitante, je me suis dit qu’allaiter était le mieux pour mon bébé, je m’y suis donc plongée avec courage et volontée, poussée aussi par la pression actuelle au-quelle je n’ai pu échapper, pas envie d’être une « mauvaise  » mère.

    J’ai eu des crevasses pendant 2 mois , des montées de lait douloureuses, j’ai donnée le sein toutes les 2h pendant 5 mois ( nuit et jour) et je ne regrette pas. Mais je n’y ai pris aucuns plaisirs, et au contraire cela a finit par me plonger encore plus dans la dépression.
    Impression d’etre devenue un objet, haine de mon corps et de ma poitrine. Impossibilité de me connecter a mon enfant, et oui malgré l’allaitement que j’ai continue encore car les psys m’ont dit que cela permettait de garder du lien.
    Et puis un jour craquage absolue, volontée d’en finir venue de nulle part, cloitrée dans un lit pendant des jours…. on a voulue me séparer de mon enfant et j’ai dit non! et j’ai réalisée que je pouvais dire non , que je n’avais a écouter personne, ni les pour, ni les contres, cela ne regardait que moi et mon enfant. J’ai sevré mon fils en douceur, j’ai donné le 1er bib qu’il a pris s’en rechigner, et j’ai soufflée, peu a peu j’ai retrouvée du plaisir a m’en occuper et j’ai finalement arrêtée d’allaiter.
    Ce qui était le mieux aux yeux de la société ou d’une grande partie, ne l’était pas pour nous, mon fils a retrouvé une mere heureuse de s’en occuper. N’est ce pas ce qui importe au final ?
    peut importe comment on les nourris, l’essentiel est de pouvoir les aimer.

    Je vie en egypte, avec une population, une famille, des amis, qui allaitent jusqu’a 2 ans car pas les moyens d’avoir du lait maternisé. Et je suis désolé de dire que cela a des effets catastrophiques sur la santé des mamans et des bébés, elles sont bourrées de carences, perdent leurs dents, leurs os se décalcifient, les bébés sont rachitiques, bourrés de carences aussi…les enfants n’ont jamais recus de lait maternisé et le lait de vache encore moins et pourtant la population a eu des plus aux taux mondiaux de diabéte de type 1.

    alors oui elles n’ont pas le choix, mais si elle l’avait ??? que feraient t’elles? je n’en sais rien.

    A mon sens, rien n’est définit absolument par les études que vous lisez ( trés spécifiques) qui ne prennent pas en compte les facteurs économiques, sociaux, familiaux, psychologiques mais aussi les habitudes alimentaires des populations dont vous parlez.

    OUi l’allaitement en pure théorie est la meilleure chose, mais cela ne doit enfermez personnne, comme la lobbing du lait de vache ne doit enfermez personne. S’il vous plait , restez ouvert, informée mais n’obligez pas les femmes et jeunes mères à se sentir coupable si elles ne font pas le choix que vous juger le mieux, meme si l’oms le dit. le simple fait que vous ayez besoin de publier un tel article en dis beaucoup je trouves, vous rassurez du bien fondée de votre choix ? ressentir de la reconnaissance? convaincre?
    c’est pareil pour moi qui vous répond ? me rassurer sur le bien fondé de mon choix? vous convaincre? me défendre?

    Sortons de ce cercle des lobbys du lait,et des lobby de l’allaitement !
    L’allaitement vous a été bénéfique à vous et votre enfant.
    L’allaitement ne l’a pas été pour moi.
    Laissons à toutes les autres la liberté de choisir a partir de leurs expériences , de leurs envies, peurs, désirs, possibilités, limites.

    Avec toute mon amitié

    1. Persil

      Merci pour votre témoignage Marie, il me rassure quant à mon propre vécu, même si je n’ai que frôlé ce que vous avez vécu.

  7. NANCY

    C’est bien de citer la bibliographie ; encore faudrait-il la lire. Il faudrait des articles fondés sur les faits.
    Il n’y a pas que des erreurs sur votre site mais de toute évidence, vous voulez vraiment influencer vos lecteurs au lieu de les éclairer
    Les recommandations OMS sont erronées.
    Je vous enjoins à aller sur le terrain partager la vie des odontologistes pédiatriques et vous serez moins enthousiastes.
    L’allaitement ad libitum provoque des caries. C’est dommage qu’une pratique extraordinaire puisse être malmenée par un mésusage un peu encouragé.

  8. To Cup

    « l’allaitement ne ruinera pas votre poitrine »
    Allez faire avaler ça à ma femme… À moins que 2 tailles de bonnet en moins et le syndrome des « gants de toilette » ne soient pas une nuisance.

    Pfff ne prenez pas votre exemple pour une vérité absolue, par pitié.
    C’est tellement simple quand ça roule de faire culpabiliser les autres.

  9. laura

    bonjour, ma meilleur amie ne souhaite pas donner le sein car elle fume ( et na pas arrêté pendant la grossesse ) pensez vous qu’elle peut donner le sein malgré ça ? merci

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