Les caries, c’est pas automatique !

On peut donner n’importe quel goût au dentifrice (myrtilles, thé vert…). Tant qu’il y a une petite fraîcheur piquante, les gens ont l’impression d’avoir la bouche propre. Ce n’est pas ça qui rend le produit plus efficace. Ça convainc juste les gens que le dentifrice fait son boulot.
Charles Duhigg (1).

Mea culpa

J’ai écrit il y a 1 mois mon premier article sur les dangers d’un excès de fluor dans notre organisme.

L’article avait été envoyé à tous les nutrinautes mais n’a pas été publié directement sur le blog.

Pourquoi ne l’ai-je pas publié ?

Franchement, l’article n’était pas de bonne qualité, ou plutôt, il n’atteignait pas les standards de qualité que j’ai l’habitude de vous présenter.

Cet article que j’avais écrit assez rapidement était ma foi simple, et une courte recherche bibliographique m’avais permit d’établir les principales lignes directrices.

Au final, et je vous rassure, l’article n’était pas faux mais très approximé et peu recherché.

C’est pourquoi je vous présente de nouveau mon mea culpa, et pour me faire pardonner voici un nouvel article qui traite de la problématique de la santé dentaire sous l’angle « Dur à Avaler » !

Bonne lecture à tous.


En guise d’introduction, quelques fondamentaux.

Comment se développent les caries ?

Les caries, ces fameuses petites taches noires qui font le bonheur des dentistes (ou pas), peuplent nos emails (surtout les molaires et prémolaires). Elles sont le résultat d’une attaque acide.

Notre bouche est peuplé de centaine de microorganismes différents, dont certains qui dérangent plus que d’autres.

Des bactéries bien spécifiques apprécient beaucoup les glucides, elles se développent énormément quand les apports en glucides sont fréquents et importants.

Le résultat de l’activité de ces bactéries est un rejet acide qui va diminuer le pH salivaire.

Ce pH plus acide déclenche une phase de déminéralisation de l’email et donc une dégradation du tissu dentaire, c’est la naissance d’une carie.

Les caries sont donc des conséquences naturelles de l’ingestion (peut-être excessive) de glucides.

En somme, toute cette histoire n’est pas si spectaculaire que ça :

On remarque bien que le sucre est le grand coupable dans la formation des caries.

Une solution évidente apparait donc… limiter les apports sucrés pour couper les lignes de ravitaillement aux bactéries carieuses.

Etrangement, les autorités compétentes n’ont pas bien intégrées cette évidence, et ils préfèrent une solution dite « hygiéniste » à base de dentifrice, de fluor, d’agent anti-bactérien, de décapant, et d’une brosse à dent.

La solution hygiéniste (ou les dentifrices fluorés)

Nous connaissons tous cette solution car nous l’utilisons au quotidien sans nous poser la moindre question.

Depuis tout petit, notre brosse à dent rigolote avec le dentifrice coloré, parfumé est systématiquement présente dans la salle de bain, prêt à être utilisé.

On doit se brosser les dents 3 fois par jour pendant 3 minutes avec un dentifrice adapté (selon l’âge) tous les jours de notre vie.

Cette habitude, très ancrée dans les sociétés occidentales, apparait plutôt contraignante. D’ailleurs, il est difficile de respecter les « 3 brossages par jour » dans une vie « normale » avec les heures au travail, les soirées arrosées et les imprévus.

Ces brossages manquants sont souvent culpabilisants, et synonyme d’une mauvaise hygiène dentaire qui pourrait malheureusement se solder par des caries, et des visites chez votre dentiste préféré.

Les dentifrices au fluor

Comme je l’ai dit plus haut, un brossage en bonne et du forme dure 3 minutes, s’effectue avec les bons mouvements et nécessite une pâte bourrée de produits hygiéniques.

Je passe le fait que les dentifrices peuvent être composés d’agents blanchissants, moussants, épaississants, et de principes actifs tels qu’un anti-tartre, anti-bactériens, ou autres.

Par contre, les dentifrices (homologués) doivent être composés de fluor selon des doses précises, selon si vous êtes un enfant ou un adulte.

Le fluor présent dans le dentifrice apparaît comme le principe actif fondamental dans la prévention des caries. Ce qui est fondamentalement vrai, mais il y a une subtilité…

Les croyances populaires places le fluor au rang « d’anti-carie ». Il lutte dans notre bouche contre les caries, mais on ne sait pas vraiment comment.

  • Est-ce qu’il tue les bactéries responsables des attaques acides ?
  • Est-ce qu’il protège l’email de nos dents pour les rendre plus résistances ?

Le fluor, mis en contact de nos dents à l’aide des dentifrices, permet la formation de cristaux de fluoroapatite, afin de remplacer les éventuels dissolution d’hydroxyapatite dont l’émail est fait (à la suite d’une attaque acide par exemple).

Par ailleurs, et nous remercions les interventions toujours mesurées de Xavier (notre dentiste attitré), même si des attaques acides ultérieures arrivent sur l’émail, le fluor contenu dans l’hydorxyapatite des dents sera libéré, et pourra agir en tant que bactéricide (contre le Streptococcus mutans par exemple).

La fluoration de l’eau, du sel et des laits pour enfants

Le fluor est donc l’élément majeur pour maintenir une bonne santé dentaire.

La manière la plus conventionnelle pour maintenir une dose suffisante de fluor dans la cavité buccale est le dentifrice au fluor. Classique.

Cependant, tout le monde n’a pas accès aux dentifrices fluorées et même si c’était le cas, tout le monde ne respecte pas les fameux 3 brossages par jour (qui constitue le minimum, selon les dentistes).

C’est pour ces raisons que la fluoration ou l’ajout de fluor dans un produit est devenue une méthode complémentaire dans certains pays pour apporter suffisamment de fluor, chez un maximum de personnes.

Dans les cas les plus courants, l’eau potable du robinet est légèrement enrichie en fluor. Dans d’autres cas, c’est le sel de table ou encore les laits maternisés vendus en commerce.

La fluorose

Le fluor n’est pas un élément anodin pour notre organisme. A faible dose, il est reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour lutter contre le développement des caries, en revanche, à des doses chroniques plus élevés, il est potentiellement dangereux pour la santé des dents, et des os.

Les sources de fluor potentiellement assimilable sont nombreuses : l’eau du robinet, le lait maternisé, parfois le sel, et bien sûr les dentifrices fluorés.

Alors bien sûr, toutes ces sources de fluor n’ont pas la même importance sur l’apport global de fluor chez une personne, et donc sur le potentiel empoisonnement au fluor. Les apports seront donc différents en fonction des différentes politiques des pays, en fonction du niveau de fluoration de l’eau, du sel, mais aussi des recommandations officielles en matière de brossage de dents avec des dentifrices fluorés.

Selon l’OMS, les premiers effets de la fluorose s’observe sur les dents, par des tâches et des trous pouvant endommager la totalité de l’émail ; puis sur le squelette. Il faut savoir que la fluorose dentaire ne pourra apparaître que chez les enfants de moins de 14 ans, pour lesquels les dents sont encore en formation. Pour les adolescents et les adultes, c’est bien le squelette qui pourra être directement impacté par cette consommation excessive de fluor.

Alors le fluor est-il un poison ? Oui et non, c’est un peu la dose qui fait le poison dans ce cas, et je dois dire que c’est une réponse habituelle.

Pourtant, la plupart des sites alternatifs accusent formellement le fluor du dentifrice, qui serait responsable d’une « diminution de la longévité », ou bien qu’il pourrait « provoquer des troubles mentaux variés ».

D’autres sites vont encore plus loin, et font carrément le lien entre le fluor, les nazis de l’époque d’Hitler, et le contrôle des populations par « le contrôle des cerveaux ».

Bref, pour tenter d’y voir plus clair, l’OMS nous indique très clairement que les personnes atteintes de fluorose sont « souvent exposées à de multiples sources de fluor ». L’OMS ajoute que 4 facteurs principaux doivent être pris en compte dans cette exposition, comme l’alimentation, l’eau, l’air ou encore une « consommation excessive de pâte dentaire ».

Beaucoup d’autres facteurs sont à prendre en compte bien sûr, et l’OMS précise bien que l’eau est « généralement la source la plus importante » de fluor.

Plusieurs questions émergent à la suite de ces constats :

  1. Est-ce que la prévalence des fluoroses est importante en France ?
  2. Est-ce que les dentifrices sont une source importante de fluor chez l’homme ?

Il est plutôt difficile de répondre à la première question, et même l’OMS reconnait à demi-mot qu’elle n’en sait pas grand-chose. Ainsi, l’OMS nous indique « qu’on ne cerne pas tout à fait la prévalence de la fluorose dentaire et osseuse ».

Toujours selon l’OMS, « des millions de personnes en seraient atteintes » dans le monde, des formes « bénignes » ou « sans caractère alarmant » seraient les plus fréquentes.

Nous n’avons aucun chiffre pour la situation en France… ou presque.

Selon une très vieille étude de l’Union Française de la Santé Bucco-dentaire (UFSBD) réalisée en 1998, 2,75% des enfants auraient une fluorose au stade 2 et 3, tandis que 8,78% seraient en stade 1, qualifié de « douteux ».

Ces chiffres nous amènent tout de même à plus de 10% des enfants qui auraient une fluorose entre les stades 1 et 3.

Toujours selon cette étude, et pour cette époque, c’est durant la période de 1 à 6 ans que la consommation de fluor dépasse le plus souvent les niveaux souhaités. Ainsi, selon cette enquête, les enfants entre 1 et 3 ans dépasse de 10,3% les recommandations, à cause de la « combinaison comprimés+dentifrice ». Chez les 3 à 6 ans, les seuils seraient dépassés de 5%.

Après recherche sur la prévalence de la fluorose en France, il ne semble pas qu’il y est d’étude plus approfondie sur le sujet. En 2008, l’AFSSAPS utilisait toujours les chiffres de l’étude de l’UFSBD réalisée en 1998, c’est pour dire.

On comprend bien que la fluorose n’est pas non plus une urgence en termes de santé publique, comme peuvent le dire les différentes institutions publiques.

Cependant, l’ingestion de fluor à travers les dentifrices ne doit pas non plus être sous-estimée à l’extrême. L’OMS le reconnait elle-même, mais également une étude réalisée en 2001 aux Etats-Unis, où la quantité de fluor ingérée a été estimée chez des enfants de 3 à 36 mois (1).

Cette étude a été reprise dans un document officiel du Journal de l’Association dentaire canadienne où un tableau nous indique clairement les absorptions de fluorure (en mg) selon la source et l’âge.

Ainsi, nous apprenons, qu’en moyenne, un enfant entre 24 et 36 mois pourra absorber 0,28 mg de fluorure par le biais des dentifrices, et 0,32 mg par l’eau.

Ces données nous indique d’une certaine manière que le dentifrice n’est pas négligeable dans ces apports en fluor, qui plus est chez les enfants qui sont à risques et qui ont tendance à avaler le dentifrice, jusqu’à 90% de la quantité totale.

Pour conclure, il est intéressant de contrôler un tant soit peu les sources de fluor pour éviter une intoxication, qui pourrait être grave, surtout chez les jeunes enfants sensibles lors du développement des dents.

C’est l’objet de la suite de cet article.

Les caries n’existaient pas avant

Quoi ? Comment ça ?

Il est maintenant de notoriété public que l’épidémie de caries est classée parmi les « maladies de civilisation ».

Les caries seraient apparues au cours du néolithique quand l’homme moderne devient agriculteur et éleveur avec des apports massifs en glucides complexes et simples.

Au néolithique, avant l’avènement de l’agriculture et de l’élevage, les caries n’existaient pas où alors étaient très rares (4)

Nous possédons tous une batterie de défense naturelle pour lutter contre l’acidification de notre bouche. Le pouvoir tampon de la salive, des enzymes bénéfiques présentent dans celle-ci et bien d’autres.

C’est bien cette ligne de défense qui a valu à nos ancêtres une santé buccale hors norme.

Pourtant, aujourd’hui, malgré que nous possédions exactement les mêmes lignes de défenses, quasiment toutes les personnes sur Terre (au moins dans les pays industrialisé) ont connu les caries (5).

Toutes les personnes sur Terre ? Pas vraiment.

La solution alimentaire

J’aborde maintenant le cœur du problème, et je vous introduis la méthode le meilleur ratio risques/bénéfices pour votre santé bucco-dentaire.

Dans un superbe exposé de Michel Pollan dans son livre « Nutrition, mensonge et propagande », l’auteur s’épanche sur le problème des caries aujourd’hui.

Pour prouver la culpabilité totale de notre alimentation dans l’épidémie de caries, M. Pollan nous relate des découvertes étonnantes faites sur des peuplades contemporaines mais qui possèdent toujours un régime alimentaire originel, à l’opposé du modèle occidental.

Les scientifiques ont donc voulu connaître l’état des dents pour ces personnes qui n’ont :

  • Aucun accès aux soins dentaires (dentistes, etc.)
  • Aucun produit hygiénique (dentrifrice au fluor, fil dentaire, etc.)
  • Aucune brosse à dent classique (celle que nous connaissons nous)
  • Une alimentation traditionnelle

Les résultats ?

Spectaculaires.

Aucune carie, des dents en parfaite santé. Un superbe exemple nous vient d’une tribu isolée vivant en Suisse.

Les chercheurs ont minutieusement observés la dentition de ces personnes, et n’ont rien trouvé si ce n’est une couche verdâtre de tartre et de mousse à la surface (6).

C’est donc prouvé, l’hygiène dentaire que nous connaissons actuellement n’est pas forcément la solution ultime pour connaître une bonne santé dentaire.

Comment appliquer cette solution aujourd’hui ?

Le problème est bien là.

Aujourd’hui, nous ne vivons plus dans des tribus isolées avec un régime alimentaire originel et bon pour nous.

Non.

La plupart des gens vivent dans un système occidentalisé, avec un régime moderne qui varie entre le fast-food, les snacking, les plats préparés, les grignotages sucrés et les desserts omniprésents.

Afin d’améliorer naturellement votre santé dentaire, vous devez contrôler vos apports sucrés.

Malheureusement, ils sont nombreux, affichés, cachés et parfois complètement ignorés.

Les produits cariogènes (= qui sont susceptible de vous provoquer des caries) affichés sont principalement les aliments transformés riches en sucres simples, et si possible collant aux dents (bonbons, confiseries, pâtisseries, etc).

Par exemple, le pain blanc, qui ne possède pas tous les avantages nutritionnels est également très cariogène. Le sucre raffiné bien entendu, mais également le miel.

Les biscuits apéritifs cuit à haute température, craquants et collants, font partie du pire de notre alimentation moderne pour notre santé bucco-dentaire. Bien sûr, les sodas ou boissons riches en glucides plongent votre bouche dans un environnement acide pendant une longue durée.

Pour améliorer cette santé dentaire, il faut donc améliorer son régime alimentaire, limiter au maximum les produits industriels transformés et se tourner progressivement vers un régime alimentaire paléolithique.

Attention, le brossage des dents ne doit pas pour autant être supprimé. Il peut être amélioré, et complémenté d’autres méthodes.

Optimiser vos produits d’hygiènes

1. Utilisez du fil dentaire

Pourquoi ?

Le brossage des dents ne permet pas physiquement de nettoyer toute la surface des dents (la surface inter-proximal entre les dents) , et d’autre part, le brossage en lui-même n’est jamais optimal et peut parfois même aggraver la situation.

Le fil dentaire est reconnu pour être un excellent complément au brossage de dent.

Relativement peu cher, et peu contraignant, il peut être utilisé au travail, en avion, en vacance, n’importe où et sans devoir se cacher pour s’en servir.

2. Améliorer votre brossage

Classiquement, on frotte d’un trait continu, « un peu partout », et une fois que ça a « duré assez longtemps » et que la bouche pique, le brossage est terminé et réussi.

Rien n’est plus faux.

Le brossage devrait se faire par des traits discontinus de la gencive vers le sommet des dents. Ce type de brossage est chiant, il faut se le dire, mais plus efficace.

Vous devez savoir que cette action mécanique permet d’enlever les bactéries responsables des rejets acides dans la bouche !

Autrement dit, un brossage correct même sans dentifrice permet d’enlever les bactéries à la base de la naissance des caries.

Si le coeur vous en dit, visitez le site de l’union des dentistes.

3. Les grignotages sucrés sont à proscrire

C’est l’évidence même, les snackings sucrés apportent le carburant aux bactéries pour acidifier la cavité buccale.

Il faut absolument les remplacer par des encas moins sucrés, et dans la mesure du possible, les concentrer durant les périodes de repas avant un brossage ou un soin des dents (fil dentaire par exemple).

4. Ajouter 1 fois par semaine du bicarbonate de soude sur votre dentifrice

Cet agent légèrement abrasif aurait des effets bénéfiques pour votre santé bucco-dentaire. Il peut éliminer une partie des bactéries responsables des attaques acides; il lutte également contre le tartre et le dépôt de plaque dentaire.

Il faut savoir que la très grande majorité des dentifrices sont plus abrasifs pour les dents que le bicarbonate de soude.

Le côté blanchissant est un plus.

Conseil santé

Par rapport à cet article, je vous conseille de vous renseigner sur l’état de fluoration de l’eau potable dans votre région (ou d’autres produits).

Si elle est élevée, vous pouvez opter pour un dentifrice sans fluor pour limiter vos risques d’intoxications.

Mis à jour le 8 février 2015, sur les effets du fluor, le pouvoir cariogénique des aliments, sur le bicarbonate de soude, le fil dentaire et la fluorose (prévalence, danger, sources dans notre environnement)


Notes

(1) Levy, S. M., Warren, J. J., Davis, C. S., Kirchner, H. L., Kanellis, M. J., & Wefel, J. S. (2001). Patterns of fluoride intake from birth to 36 months. Journal of public health dentistry, 61(2), 70-77.

http://www.slate.fr/story/51887/habitude-brosser-dents-dentifrice

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Fluor_et_sante_bucco-dentaire_situation_en_France.pdf

http://www.bernardmontain.net/?pg=2&cnt=16&l=fr

http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=2952

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs318/fr/index.html

Nutrition, mensonge et propagande [Broché] Michel Pollan

34 Commentaires

  1. Félix

    Hello je suis allé voir cette histoire de La tribu isolée de la Vallée du Lötschental.

    je vis en suisse et évidement je n’ai jamais entendu parler de ceci ni lu non plus par contre il a été tourné un film: « Humains » qui parle de ça… bref c’est du roman.

    Ce qui en revanche reste pour moi une confirmation:le sujet de votre article, j’avais lu mais je ne sais plus où et depuis longtemps que la grande cause de la carie, était la culture du blé donc sa consommation sous toutes ses formes , qui est une des plus grand pourvoyeur de glucides

Les commentaires sont fermes.