Faut-il manger de la viande ? Le débat du haut de la Tour Eiffel qui vole bien bas

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Un débat sur la consommation de viande a été organisé par France 2 dans l’émission Un soir à la tour Eiffel, le 25 février 2015.

Pour discuter de ce sujet très sérieux et qui déchaîne les passions, une invité de marque, Mme Marina Carrère D’encausse, qui présente notamment le magazine de la santé au côté de Michel Cymes.

Egalement sur le plateau, M. Erwann Menthéour, un sportif de haut niveau qui défend le végétarisme (il serait végétarien 3 semaines par mois), Aymeric Caron, végétarien depuis des dizaines d’années et Christian Constant, un chef.

Cette émission aura été l’occasion d’entendre tout et n’importe quoi sur l’alimentation humaine et de l’impact de celle-ci sur notre santé.

Il y a eu du très bon, de bons arguments, mais également du très mauvais et de l’approximatif, avec des reportages qui frisaient le ridicules quand ils n’étaient pas grotesques.

Le vrai du faux dans tout ce qui a été dit !

Pour commencer, on va reprendre les principaux arguments énoncés par nos invités et on va les confronter à la réalité. Attention, surprise.

1. Les études scientifiques qui prouvent l’intérêt de supprimer un aliment son rarissime

C’est faux.

On se demande bien ce qu’entend M. Rodet, médecin urgentiste apparemment spécialisé dans la gestion du stress plutôt que dans l’alimentation, par le mot rarissime.

On se le demande, car rien qu’au niveau de l’alimentation paléolithique, qui propose de supprimer de nombreuses catégories d’aliments (produits laitiers, céréales, légumineuses), les preuves scientifiques qui démontrent des bienfaits pour la santé abondent.

Si l’on rajoute toutes les études qui démontrent l’avantage d’une diète végétarienne ou végétalienne, et bien la quantité de preuve commence à grimper, et le « rarissime » devient quelque peu inapproprié [1].

Je ne parlerais pas du régime sans gluten, qui représente une sérieuse éviction dans le régime alimentaire, et qui est largement soutenu par des références scientifiques surtout pour les intolérants.

2. Aux Etats-Unis, le végétarisme et le végétalisme ne pose aucun problème pour l’association des diététiciens américains

C’est vrai.

Cette phrase a été dite par M. Caron, végétarien depuis plus de 20 ans, et ressort régulièrement sur les sites pro-végé.

Alors oui, en 2009, une étude publiée par cette association statuait favorablement sur les régimes végétariens et végétaliens, convenablement réalisés, et pour tous les stades de la vie : enfance, grossesse, adolescence et même pour les athlètes [2].

Petite parenthèse sur Marina, mais elle nous dit justement en fin d’émission que le végétalisme ne serait pas conseillé pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. Alors qui à raison ? Marina ou l’association américaine ? A vous de juger.

3. On n’a jamais vécu aussi longtemps aujourd’hui en grande partie grâce à notre alimentation

C’est faux.

Marina nous dit cette phrase quand elle débat avec Erwann sur l’impact de l’alimentation industrielle sur notre santé.

Malheureusement pour Marina, l’augmentation majeure de notre espérance de vie est principalement due aux progrès de la médecine, avec notamment le développement des vaccins, des antibiotiques, des interventions chirurgicales, des contrôles des épidémies mortelles, et de la baisse de la mortalité infantile [3] [4].

L’alimentation a bien sûr un rôle dans cette espérance de vie qui augmente, mais au-delà de la qualité intrinsèque de celle-ci, ce serait surtout son accès massif et donc la baisse des famines, qui en serait la cause.

4. L’alimentation bio n’est pas meilleure pour la santé, aucune étude ne le prouve !

C’est compliqué.

C’est toujours Marina qui est à la manœuvre pour cette phrase qui ne fait nullement plaisir à M. Menthéour, et probablement non plus à tous les producteurs bio ou consommateurs soucieux de leur santé.

C’est compliqué car le débat est violent sur ce sujet. Globalement, les produits bio contiennent moins de pesticides (quand même), moins de cadmium (un métal toxique) et plus d’antioxydants [5].

N’oublions pas que les pesticides dans notre alimentation représentent des facteurs de risque important sur notre santé, ce n’est pas à prendre à la légère [6].

Malheureusement, tous ces avantages « sur le papier », comme on pourrait le dire, ne permettent pas de trancher catégoriquement quant aux aspects bénéfiques pour la santé humaine.

Les études actuelles ne permettent malheureusement pas de trancher clairement en faveur ou en défaveur du bio, même si sur le principe, ça ne peut qu’être mieux qu’une alimentation conventionnelle [7].

5. On est conçu pour avoir dans notre bol alimentaire une part de protéines animales de 10 à 15%, comme notre ancêtre préhistorique

C’est faux.

Erwann Menthéour nous sort la carte de « l’homme préhistorique » sur ce coup là, mais avec une assurance un peu exagérée pour ce sujet ô  combien délicat.

J’ai traité de cette question dans un récent article sur le régime paléolithique, celui de nos ancêtres, et je dois dire qu’il est bien délicat d’estimer avec autant de précision la part des protéines animales de notre régime alimentaire.

Une chose est sûre : nos ancêtres ont toujours mangé des produits animaux (ici pour vous en convaincre), que ce soit de la viande rouge, des produits de la mer, des œufs, des insectes, ou autres.

Maintenant, là où le débat fait rage, c’est bien sur les quantités. La consommation de protéines animales étaient fortement dépendantes des saisons, du climat, de l’abondance des ressources, des habitudes culinaires, des rites… bref tellement de variables qu’il est bien difficile de s’exprimer catégoriquement sur ce sujet.

Selon le site officiel Hominidés, durant le paléolithique moyen et supérieur, les produits carnés auraient composés entre 50 et 80% du régime alimentaire en fonction du climat.

Alors maintenant, probablement que durant certaines périodes de leur vie, la part des protéines animales ne devaient pas excéder les 10, 15 ou 20%, mais cela devait être transitoire.

6. Nous sommes des omnivores avec des intestins d’herbivores

C’est faux.

Cette phrase lancée par M. Menthéour fait écho aux arguments classiques, et discutables, sur l’anatomie comparée des grands régimes alimentaires (herbivores, omnivores et carnivores).

L’idée selon laquelle notre anatomie interne et notre morphologie externe ressemble plus à celle des herbivores, des vaches ou des moutons, plutôt qu’à celle des carnivores (félins, prédateurs) ou des omnivores est difficilement interprétable et généralisable.

Les arguments d’anatomie comparée sont bien souvent assortis de citations émises par de grands naturalistes ou scientifiques de l’époque, tentant d’apporter un crédit ou une autorité indiscutable sur l’éviction logique des produits animaux.

Malheureusement, l’Homme montre au niveau génétique et biochimique des adaptations évidentes à la consommation de produits animaux. C’est par exemple ce que montrent nos besoins en acides gras oméga-3 à chaînes longues (EPA et DHA) que l’on retrouve dans les produits animaux. C’est également le cas de la vitamine B12, qui doit être prises en supplément par les végéta*iens, alors que les herbivores peuvent la synthétiser. On pourrait en dire la même chose pour nos besoins en taurine, ou en créatine, qui montre indéniablement une « omnivorie » de l’Homme.

Derniers points et conclusion

J’aimerais réagir tout simplement sur le reportage en mode « blague » réalisé par l’équipe de France 2 à l’attention de M. Caron, végétarien depuis plus de 20 ans, dans une boucherie. Je trouve personnellement ce reportage choquant, presque honteux, dans lequel le journaliste et le boucher s’amuse et rigole en regardant des carcasses de bœufs.

On atteint le summum du ridicule quand ils parlent des petits de « Marguerite », la vache en morceaux présentée à l’écran, avec la présentation des petits veaux pendus dans une chambre froide. Un reportage absolument pas drôle du tout. Mais ce n’est que mon avis perso.

Finalement, Marina conclu ce débat sur la consommation de viande plutôt correctement, en ajoutant que « manger de la viande tous les jours c’est mauvais pour la santé », et surenchérissant « qu’il ne faut pas en manger trop, il vaut mieux peu mais de bonne qualité ».

Je ne peux qu’aller dans le sens de Marina, et c’est bien ce que je préconise depuis des années sur le blog, à travers mes articles dédiés.

Vous avez vu cette émission ? Vous avez une réflexion a partager ?


Références

[1] Fraser, Gary; Katuli, Sozina; Anousheh, Ramtin; et al. PUBLIC HEALTH NUTRITION  Volume: 18   Issue: 3   Pages: 537-545 Vegetarian diets and cardiovascular risk factors in black members of the Adventist Health Study-2
[2] Craig, W. J., & Mangels, A. R. (2009). Position of the American Dietetic Association: vegetarian diets. Journal of the American Dietetic Association,109(7), 1266-1282.
[3] Blagosklonny, M. V. (2010). Why human lifespan is rapidly increasing: solving » longevity riddle » with » revealed-slow-aging » hypothesis. Aging (Albany NY),2(4), 177.
[4] http://www.atlantico.fr/decryptage/30-ans-esperance-vie-supplementaires-en-siecle-merci-qui-gilles-pison-943551.html
[5] Marcin Baran´ski, et al. Higher antioxidant and lower cadmium concentrations and lower incidence of pesticide residues in organically grown crops: a systematic literature review and meta-analyses. British Journal of Nutrition, page 1 of 18 
[6] Health risk for children and adults consuming apples with pesticide residue Lozowicka, Bozena SCIENCE OF THE TOTAL ENVIRONMENT  Volume: 502   Pages: 184-198
[7] Forman, J., Silverstein, J., Bhatia, J. J., Abrams, S. A., Corkins, M. R., de Ferranti, S. D., … & Wright, R. O. (2012). Organic foods: health and environmental advantages and disadvantages. Pediatrics130(5), e1406-e1415.

61 Commentaires

  1. Julia

    Bonjour, et merci pour cet article. Je n’ai pas vu l’émission mais je me permets de répondre à un point de votre article, qui faisait apparemment partie des débats. La question de « l’homme est-il fait pour manger des animaux ? » est à mon sens aussi vaine qu’inutile. Il me semble que la question n’est pas de savoir si nous sommes « faits pour » cela ou pas (je pense en tojt cas que nous sommes « faits pour » autre chose que l’exploitation systématique et industrielle d’êtres vivants). A partir du moment où l’on sait, car des millions de gens à travers le monde peuvent le prouver, que l’on peut s’alimenter sans exploiter les animaux, y compris avec des apports complémentaires en B12, alors pourquoi perpétuer la souffrance organisée de milliards d’animaux, de l’instant de leur naissance à l’instant de leur mort ? (Pour en pus se nourrir d’une chair qui n’aura vécu que dans la peur et la douleur tout le temps de sa courte vie, n’y a-t-il pas mieux pour notre santé ?!)
    Pour moi le débat doit s’arrêter là. Si nous pouvons nous nourrir (et nous vêtir !) autrement, sans souffrance et sans violence, alors pourquoi excuser, au nom de « la nature qui est faite comme ca » (il faudra qu’on m’explique en quoi les élevages industriels sont « naturels ») le massacre de ces milliards d’innocents ?

    1. Benoit

      Car vous avez une vision mono-thématique de la chose c’est que toute la viande est d’office industrielle, ce qui n’est pas vraiment le choix, En Europe on a le choix des sources et si on regarde à l’échelle mondiale le ratio industriel/naturel en pâturage descend dramatiquement… De plus une agriculture écologique (souvent appelé agroécologie) est forcément un mélange d’élevage sur herbe, plantes et arbres (agro sylvo pastorale). Un dernier point: nous vêtir? La laine est remplacé par le coton qui est une catastrophe écologique ou les plastiques de recyclage (une autre très mauvaise idée car ils infeste les eaux de microparticules). le cuir qui peux être tanné naturellement est bien plus résistant à la longue que tout produit de remplacement plastique ou pseudo végétale (les liants étant plastiques). Il faut revenir à un équilibre plus sain et des fermes plus petites mais l’idée de sauver le monde avec le végétalisme est utopique et aussi dangereux que l’agroalimentaire industriel…

      1. Julia

        Ah oui, car votre viande à vous, vous l’achetez à un petit fermier local ? Comme 98% des gens à qui je parle depuis douze ans que je ne mange plus de viande, et qui me disent la même chose ? C’est incroyable que les supermarchés soient autant remplis de rayon de viande, je n’ai jamais croisé personne qui en achetait !
        En théorie, oui, on a le choix; en pratique, trop peu de personnes s’en servent, de ce choix. La preuve en est que les gens achètent quasiment leur viande dans les supermarchés. Et quid des restaurants et autres fast food, gros clients de l’élevage industriel ? Savez-vous combien de milliards d’animaux sont tués chaque année ? Il s’agit de plusieurs centaines de milliards ! Et vous me parlez d’un ratio d’élevage industriel en baisse à l’échelle mondiale ? Allons allons, un peu de sérieux ! Et même les fermes « bio » ou je ne sais comment vous les appelez, ne sont pas si respectueuses des animaux que cela. Exemple avec les oeufs de poules « élevées en plein air », en fait de plein air, les pauvres bêtes sont simplement mises sur une plateforme pivotante une vingtaine de minutes par jour. Il n’y a là aucune liberté de mouvement pour elles. Il faut arrêter de croire ce qui nous rassure, parce que cela nous rassure.
        Quant aux vêtements, il existe de plus en plus de marques qui vendent du coton BIO, et de plus en plus de matières apparaissent désormais, qui ne font appel ni aux animaux ni à la pollution: le lyocel, le tencel, le bambou, pour n’en citer que quelques uns. Et ceux-là peuvent se cultiver en bio (j’en donne pour preuve l’existence d’Ekyog une marque de mode écologique, équitable et durable dont toutes les matières sont bio. Je vous invite à visiter leur site, ne serait-ce que pour découvrir les matières incroyables qu’ils proposent (en plus de la laine et du cuir, car ils ne sont pas engagés pour la cause animale malheureusement)).

        1. Benoit

          C’est marrant car tout votre discoure est un copier collé e la propagande végane, et vous vous connaissez le pourcentage en agroécologie et associés dans le monde? De plus non votre vision des fermes ne correspond pas à la réalité en générale MAIS aux idées reçus véhiculés une fois de plus par les mêmes sites… Au sujet de la mort des animaux: croyez vous que dans la nature se soit plus propre et leur vie plus longue en générale? ce qui est important c’est comment ils vivent dans les fermes, le reste est fioriture. Dernier point intéressant toute la partie production alimentaire vous échappes car pour une production écologique pour tous, sas animaux c’est virtuellement impossible…

          1. Julia

            Vos propos prouvent surtout que vous n’avez pas lu entièrement mon propos, ou pas fait l’effort de le comprendre entièrement. L’argument du « les animaux font pareil dans la nature » n’est rien d’autre que de la mauvaise foi ! Quand vous trouverez des animaux qui en ELEVENT d’autres, par milliards, pour en jeter la moitié dans les poubelles (on pourrait aussi parler du gaspillage ! Les animaux tuent et mangent quand ils ont faim, l’homme est le seul à tuer même lorsqu’il n’a pas faim, meme lorsqu’il n’a pas besoin de tuer, mais ça ça ne choque personne !), quand vous trouverez des animaux qui en élèvent d’autres pour se nourrir, appelez-moi.
            Enfin, vous dites que l’important c’est la façon dont les animaux vivent dans les fermes. Je dis oui, et là-dessus nous sommes d’accord. C’est précisément parce que c’est cela qui compte que je refuse de cautionner cette torture organisée à échelle industrielle.

            1. BENOIT

              De Nouveau vous répondez par des généralités: non l’humain n’est pas l’unique animale qui tue par plaisir… et a nouveaux pour produire bio et non polluant pour tous les produits animaux et l’interaction entre animaux et cultures est primordiale: Dans un pâturage les biotopes sont bien plus riches que dans les cultures et de plus les animaux les fertilisent. M^me si ça ne vous plaie pas la laine de mouton est bien plus intéressante que le bambou: produit locale dérivé du lait et le la viande de mouton et en plus produit à 100 avec de l’herbe! De plus les moutons entretiennent les sols. Je croie juste que vous n’avez pas assez discuté des vraies problèmes de production agricole avec des personnes travaillant vraiment la terre… Je ne vous blâme pas l’internet est plein de fausses idées reçus véhiculées pour des raisons presque religieuses ou plein d’éléments clefs sont occultés et des chiffres exagérés a centuple…

        2. Éric G. Delfosse

          Tiens ? Une statisticienne ?
          Sans rire ?
          Parmi les gens que vous connaissez et qui savent que vous êtes végé, 98% achètent leur viande à la ferme du coin ?
          Allons, Madame Julia, recalculez un peu le nombre de vos connaissances au courant de votre végétalisme (dont un certain pourcentage est probablement végé comme vous), et avouez que vous avez une très légère tendance à l’exagération…

          Sinon, à part en ce qui concerne votre … comment dirais-je … votre « extrémisme » (pardonnez-moi si vous trouvez le terme un peu trop fort, je n’en avais pas d’autre sous la main), je suis assez d’accord avec vous.
          Oui, on mange des animaux (qui, soit dit en passant, se mangent également entre eux, du moins pour certains, mais là n’est pas la question).
          Oui, les poules « de plein air » doivent se contenter d’un courant d’air et ne se promènent pas nécessairement sur une belle pelouse comme dans les publicités.
          Bien sûr que les animaux sont maltraités. Du moins une grande partie d’entre eux (parce que, oui, des gens qui se fournissent dans une petite ferme respectueuse des animaux, ça existe : j’en connais).

          Mais de grâce, cessez d’essayer de convaincre qui que ce soit avec vos sermons.
          Croyez-vous sincèrement que c’est en rabâchant toujours la même chose sur les pauvres ‘tits z’animos martyrisés (et blablabla) que vous allez convaincre les 97% (chiffres de 2012 : il semblerait qu’environ 3% de la population française soit végé, alors qu’il n’y en avait que 2% en 2007)…
          … que vous allez convaincre, disais-je, 97% de « non-végé » de jeter leur steak haché et leur sandwich jambon beurre à la poubelle du jour au lendemain, et de passer au végétarisme, ou, pire, au végétalisme ?
          Croyez-vous que c’est en culpabilisant les gens (en leur disant qu’ils sont méchants avec les animaux) que vous les convaincrez ?
          C’est oublier un peu facilement que l’être humain en général (et le Français en particulier) est un peu « caractériel » sur les bords, et qu’au plus vous lui direz qu’il est méchant parce qu’il mange un steak haché ou une cuillère à soupe de miel, ou parce qu’il enfile un pull en laine, au plus il va « se braquer » (comme on dit chez nous : non, je ne suis pas Français), et au plus il aura envie de vous envoyer à la m… et de se resservir une tranche de jambon épaisse comme ça !

          N’oubliez pas que ça fait des années que le Français (et les habitants des pays qu’on dit « développés ») mangent de la viande.
          Que ça fait des années que leur médecin leur dit de manger un bon steak de cheval ou une bonne entrecôte bien saignante pour reprendre des forces après – voire pendant – une maladie.
          ET vous voudriez convaincre tous ces gens en un claquement de doigts de laisser tomber cette culture pour arriver à un végétalisme pur et dur ?
          Bon courage…
          Personnellement, quand un de mes clients « carnivore » (deux, voire trois repas avec produits animaux par jour) me dit que, suite à mes conseils, il est arrivé à rester UN jour, chaque semaine, sans viande (par exemple les lundis sans viande, ou les jeudis sans viande dans le nord de ma Belgique), je suis déjà content. Je ne passe pas une heure à lui faire la morale sur les pauvres animaux ceci cela… Je le félicite, et quelques semaines plus tard, à l’occasion d’un autre rendez-vous pour faire le point sur son régime et/ou sur sa santé, je lui propose de passer à deux jours par semaine… Et ainsi de suite. Et si ça prend deux ans avant qu’il n’arrive à ne plus manger que trois repas « carnivores » par semaine, hé bien, ça prend deux ans, et je serai content. Bien plus content que si, du jour au lendemain, je lui dit de devenir végétalien, ce qu’il ne fera de toute façon pas…
          Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, dit-on… Si tous les « carnivores » devenaient déjà ne serait-ce que flexitariens, ne serait-ce déjà pas mieux ?

          Bonne soirée, bon appétit !

          1. Julia

            Alors, cher Éric, vous n’avez rien compris à mon propos donc je vous invite à le relire et me permets de préciser qu’il contenait une dimension qui semble vous avoir échappé, à savoir l’ironie.
            Je disais donc que depuis que je suis végé, et que j’ai ce genre de discussion, 98% des gens me répondent « qu’ils ne mangent presque pas de viande » et « qu’on peut aussi acheter de la viande à la ferme ». Sauf que dans les faits, peu, très peu, tres tres peu de personnes le font RÉELLEMENT.
            Voilà, ensuite, j’ai changé de régime parce que j’ai culpabilisé. Culpabiliser, ce n’est pas agréable, mais c’est le premier pas vers la responsabilisation. Car nous sommes tous, individuellement et collectivement, responsables de ces morts. Nous ne sommes pas « méchants » avec les animaux, nous sommes abominables car nous les traitons comme des marchandises alors que ce sont des êtres sensibles. Donc oui c’est désagréable de culpabiliser, je n’adore pas cela, mais cela peut faire changer les choses. J’ajoute que comme vous, j’encourage et je félicite les gens qui font des pas vers une alimentation moins carnée car il n’est pas dans ma philosophie de fonctionner par la menace et la négativité. Et enfin, JE ne cherche pas à faire culpabiliser, cela c’est une réaction qui appartient à chacun. Je dis des choses, des choses pénibles, qui nous dérangent, et qu’on aimerait ignorer. C’est à chacun, en lisant ces choses, de décider s’il veut continuer de cautionner tout cela.
            J’ajouterai pour terminer, car je n’ai pas envie d’épiloguer et nous savons très bien que nous ne nous convaincrons pas, que le régime végéta*ien est savoureux, riche, goûtu, coloré, varié, et qu’il vaut mille fois que l’on s’y intéresse.

            1. Francois

              Bonjour Julia, vos commentaires sont intéressants, mais comme de nombreux arguments végé vegans, vous êtes tellement mauvaise niveau forme que vous perdez toute force de persuasion, alors que le fond est plutôt bon. Le fait que vous soyez culpabilisé vous rend culpabilisante, et le public à tendance à fuir la culpabilité. De plus, il est tellement facile de vous taxer d’extrémisme, que ça devient un jeu d’enfant de vous contrer. Je suis moi-même végétarien depuis plus de deux ans et je suis sidéré de voir l’absence de tact et d’efficacité de trop nombreux végés végan. Pourquoi ne pas proner un programme simple de remplacement progressif des produits carnés par des produits végétaux ? En mettant en avant la santé des gens, l’environnement et le bien être animal. Sans insulter les gens ni leur dire qu’ils sont des terroristes écologiques (ce qui n’est pas totalement faux, mais ils mangent ce qu’on leur a mis dans leur assiette). A bientôt

          2. Francois

            Bon commentaire et bons arguments, après il faut informer les gens, même s’ils ont une connaissance globale du sujet, peu de gens connaissent vraiment les nuisances, la mauvaise qualité et le niveau d’industrialisation et des projets (ferme des 1000 vaches…). Pour la conversion petit à petit des gens, je suis assez d’accord meme si des gens deviennent réellement vegan très rapidement. Vous conseillez aux gens de remplacer la viande par quoi ? (simple curiosité). Il y a tellement de produits de substitutions à la viande qu’une réduction même importante des produits carnés est vraiment facile.
            Je suis d’accord que beaucoup de médecins conseillent trop de protéines animales, il va falloir du temps avant de faire bouger le mammouth médical

    2. danielle dubus

      merci Julia pour votre commentaire qui est des plus sensé ! oui, vous avez raison, prétexter l’alimentation carnée des hommes d’il y a plusieurs millions d’années pour savoir si nous sommes ou pas faits pour cette consommation, est un faux prétexte qui permet aux pro et anti, d’asseoir leurs théories. Merci pour votre mesure.
      cordialement
      Danielle

  2. sylvie

    je suis végétarienne depuis 2 ans , j’ai 56 ans , et je regrette de ne pas avoir ouvert les yeux plus tôt sur toute cette souffrance, cette exploitation , du début à la fin de leur courte vie ,c’ est inacceptable , intolérable .La plupart des personnes sont dans le déni , la tête dans le sable , ne veulent surtout rien savoir , ne se posent pas de questions .
    Mon entourage me dit « tu as changé  » je répond « j’ai évolué et j’en suis fière …

  3. Nico

    Bonjour,
    J’ai une question.
    Quand je lis les débats entre omnivore, végétariens et vegan (et tout autre régime alimentaire).
    Quand je lis ceux-ci, jamais, jamais, je n’entend parler de la partie goût et plaisir que l’on peut prendre en mangeant un repas à base de viande.
    Attention me faites pas dire ce que je n’ai pas dis.
    Je prend du plaisir à manger de la viande. Et cela ne veut pas dire que je prend du plaisir à tuer un animal ou que je refuse de voir la réalité de l’élevage et l’abattage industriel.
    Je suis omnivore, je suis conscient du problème de la souffrance animal et pourtant j’en mange.
    Donc s’il vous plait les personnes qui ont « soit disant » ouvert les yeux vis à vis de la viande et qui n’en mangent plus : respecter le choix des mangeurs de viande conscient du problème mais qui aiment savourer un bon plat à base de viande.

    Et perso je ne suis pas sur qu’il y ait un régime plus « clean » qu’un autre sur terre. Tant que c’est pas industriel et de masse, je pense que le régime de chacun doit être respecté.

    1. danielle dubus

      bonjour Nico,
      je suis d’accord avec votre remarque. Je tends de plus en plus à ne plus manger de viande car cela me dégoûte mais je ne développerai pas ici les pourquoi de ce dégoût. Par contre, et ceci n’engage que moi, je privilégie avant tout, dans le fait de m’alimenter, le côté « s’alimenter pour l’organisme afin qu’il demeure en bonne santé ». Bien entendu, je ne suis pas du tout contre l’associer au « plaisir » de manger. Ce que je regrette aujourd’hui c’est que je n’entend que des « c’est bon », « ça a bon goût ». Très rarement est mis en avant la qualité nutritive des aliments qui sont proposés. Nous avons perdu, à cause de cette recherche à tout prix du « bon » gustatif, de cette course au « tout bon », l’essence même de ce qu’est s’alimenter.
      cordialement
      Danielle

    2. Sam

      Ces « réflexions » visent à réduire la disproportion entre l’intérêt des animaux à vivre et
      l’intérêt des humains à manger leurs chairs. Si manger de la viande est un plaisir exceptionnel,
      il devient moins condamnable de tuer des animaux pour satisfaire ce plaisir. L’intérêt de ce
      genre de remarques est qu’elles sous-entendent que les personnes sont conscientes de cette
      disproportion entre le plaisir relatif et éphémère à manger de la viande et l’importance pour
      l’animal de disposer de sa vie. En contre-point, elles réaffirment le droit le plus absolu à tuer
      ou faire tuer un non-humain pour ce qui n’est finalement qu’un caprice de notre part !

    3. Francois

      Je pense que tu prends le problème à l’envers. Tes gouts changent et évoluent, en changeant tu apprends à aimer ce qu’avant tu ne voyais comme un accompagnement. Quand j’étais ado je bouffais que de la junkfood, maintenant je préfère de loin les gouts des fruits et légumes beaucoup plus subtils et fins.
      Ensuite je ne comprends pas ton poste : tu dis : vous ne prenez pas en compte le gout de la viande (en sous-entendant que la viande est meilleure, ce qui dépend des gens). Ensuite tu dis : il faut respecter le régime de tout le monde. Tout à fait, dans l’absolu,tu mange de la viande si tu veux, par contre si manger de la viande implique déforestation, surpolution, surcouts énormes pour la sécu, je pense qu’il faut aussi etre responsable et ne pas compromettre le futur pour un plaisir culiaire. Du cout tu peux manger moins de viande mais de meilleure qualité (bon pour ta santé en plus).
      Je fais un parallèle : j’aime la bière, je sais que c’est industriel et tout mais j’adore ça. Ok c’est un choix, mais si j’empêche les gens de bouffer pour produire ma bière, ça contraint les autres (notamment plus pauvre) qui n’ont plus le choix, donc c’est un acte contraignant.
      Puis tu dis : perso : je pense qu’il n’y a pas de régime plus clean que d’autres, entre l’omnivore moyen et le végé ou végan moyen, il y a une grosse marge. Exemple : la Chine s’est mise massivement à la viande il y a 10-15 ans, depuis ils sont passés d’exportateurs de nourriture à importateur, et ça a donné l’explosion des cours du riz et des céréales d’il y a quelques années. On vit dans un monde connecté…

  4. sylvie

    quand je mangeais de la viande , il y a des tas de plats que j’adorais , mais depuis que je n’en mange plus , l’odeur de cette viande m’est insupportable , pour moi , maintenant , elle pue .
    et moi je prends du plaisir à ne plus en manger , je me nourris sans souffrance animale
    je suis en paix avec ma conscience

  5. Nico

    Ca c’est vraiment personnel. J’ai des périodes sans viande. Et ça revient toujours car j’aime ça. A petite dose.
    Je suis vraiment omnivore. Après tout dépend du ratio. Mais s’il faut commencer à faire des math pour son alimentation c’est que ça devient n’importe quoi. En gros je mange ce que je veux et surtout ce qui est disponible selon la saison et mon lieu de vie. Supermarché, je n’y vais plus. A partir de là, ma conscience est en paix.

    Mais quand je vois toutes ces modes alimentaires qui fleurissent sur le net ça me fait doucement rire. Entre les fanatiques de jus de fruits/légumes, les vegans intransigeants, les fan de fastfood et ceux qui bouffent que des bananes lol. Un sketch.

    1. kolibry

      Un sketch ? Je croyais qu’on devait respecter les modes alimentaires des autres ?

  6. Mel

    EPA DHA sont synthetisés dans le corps – moins bien chez les personne âgées. B12, aucun besoin de suppléments si on mange des produits non « stériles », c’est à dire des légumes ou fruits du jardin, sur lesquels il y a encore un peu de bactéries. Donc pour ce qui est de l’anatomie comparée…

    1. Francois

      Tout à fait l’article est un peu léger sur pas mal de point. Aux USA, il y a de fortes carrences chez les mangeurs de viande en B12.

    2. François L

      Bonjour. Je suis également végétalien mais je milite très fort pour que les végé soient objectifs et scientifique dans leur approche, si on veut être prit au sérieux.
      La science est clairement de notre côté mais il faut faire attention à ce qu’on dit. Je vous recommande fortement de prendre un complément de vitamine B12. Toutes les organisations sérieuses vegan le recommandent. Vous fiez au bactéries dans la terre, c’est jouer avec votre santé.
      Aussi, la DHA n’est pas très bien synthétisé. Elle demande de forte dose d’ALA qui peuvent entraîner, jusqu’à preuve du contraitre, des troubles maculaires.
      Mieux vaut prendre un complément de DHA à base d’algue.

      Pour plus d’information, je vous invite à lire ce site qui est généralement très objectif et basé sur de bonnes évidences scientifiques.

      veganhealth.org

      Cordialement.

  7. Marianne

    Bonjour à tous,
    Moi je suis végétarienne depuis l’âge de 3 ans, parce que j’ai vu comment mon père a tué un lapin. J’ai fait de la compétition sportive de l’âge de 6 ans jusqu’à l’âge de 18 ans ; puis j’ai toujours eu une pratique sportive régulière, sans que mon végétarisme pose problème.
    Aujourd’hui j’ai 62 ans ; je suis en bonne forme physique et mentale. Et je connais beaucoup de personnes aussi en forme que moi bien que non végétariens.
    J’ai été éduqué à ce régime hebdomadaire : 2 jours de viande (que je ne mangeais pas) 2 jours de poisson (que je mangeais) 2 jours d’oeufs ;1 jour végétal.
    Voilà c’est ce que j’appelle de la consommation raisonnée. Le problème me semble t’il, n’est pas tant de savoir s’il faut être carnivore ou pas ; en effet nous sommes omnivores comme les porcs , les chiens … et bien d’autres espèces mammifères comme nous ; mais de consommer modérément. C’est parce que nous avons cru à la publicité qui ventait les mérites de l’hyper-consommation que nous avons perdu cela de vue que nous avons permis aux industriels de s’installer en lieu et place.
    Rappelez vous cette question du chinois dans le Lotus bleu (Tintin – Hergé) : Es-tu sur la voie du milieu ? C’est cela qui fait garder raison en cela comme en toute chose. Le pouvoir c’est nous qui l’avons après tout.
    La voie du milieu !! tout est dit.

    1. danielle dubus

      bravo Marianne pour ces remarques ! on ne peut ajouter de commentaire tant c’est bien vu !
      cordialement

  8. Lise

    Merci pour cet article intéressant et ô combien équilibré.

    La viande est un sujet houleux voire passionné autant chez les végétariens et vegan que chez les omnivores. Chacun défend, passez moi l’expression, son bout de gras. L’éveil des consciences et de notre façon de consommer est fondamental, nous détruisons notre fabuleuse planète et nous faisons souffrir les animaux pour remplir nos panses. En clair, l’humain « bouffe ».

    L’humain? Non, une partie de l’humanité seulement, pendant qu’une autre crève la dalle sur laquelle elle dort fantasmant terriblement sur ce que mange la partie privilégiée de la planète.
    Cela fait belle lurette que je me suis posé toutes ces questions propres aux végétariens…et je suis en grande partie d’accord avec les arguments des activistes bien que leur façon d’agir les decridibilise parfois. Choquer oui….très bien. Mais c’est rarement constructif. J’ai vu, lu, regardé des tas et des tas de documentaires sur l’alimentation, en passant par les modes de vie variés et j’en suis arrivée à la conclusion de la nécessité de trouver un équilibre dans ce qu’il m’était possible dans mon statut d’occidentale privilégiée.

    Je voudrais alors aborder plusieurs points, certains ont été traités par Julia, Benoit et Eric

    – d’une part manger de la viande de bonne qualité issue de ferme locale et respectueuse de l’animal c’est très cher. Dans mon supermarché bio local c’est 6euros les 200 grammes de poulet. Rien que cela, ça refroidit. Idem pour les fruits et légumes biologiques. Ce mode de vie reste très onéreux et tout le monde ne peut pas se payer des aliments de bonne qualité tout le temps. J’essaie de faire les marchés, d’aller à l’amap, la ruche qui dit oui, mais le budget reste élevé. 20euros le kilo d’amandes!!! 2,90 euros le kilo de pommes! Ce n’est pas normal!
    J’ajoute que la vie et la mort font partie de la Loi qui gouverne l’Univers. Des animaux en mangent d’autres… Quand j’étais petite j’aimais et détestais les chats parce qu’ils tuent des oiseaux ou des mulots. Aujourd’hui je comprends que c’est son instinct…
    Difficile à l’homme de se dire où est son instinct. Nous avons tout perdu à ce sujet…tout, parce que tout est intellectualisé, tout est scientifique, avec des chiffres, des preuves…

    -d’autre part les questions sont elles bien posées? Rares sont les gens qui pensent au fait que leurs cosmétiques ont été fabriqués au prix de vies animales. Entre se mettre un rouge à levres et manger je crois qu’en terme de besoin le choix est vite fait. Je ne crois pas qu’il faille interdire les cosmetiques, masculins ou feminins, mais plutot de faire éveiller les consciences à ce sujet. Quand on voit le nombre incalculable de filles qui ont leur chaine maquillage sur le web et qui, pour certaines, gagnent leur vie grâce à ça, cela me choque vraiment car pour le coup on peut vraiment faire autrement et cela à pas cher.

    -pour conclure, Vivre bio et vegetarien et en bonne santé c’est un truc qui reste compliqué à mettre en place si on est seul. Dans notre monde de communication outrancière combien de personnes mangent seules? Ou noient leur malheur dans la malbouffe? Le probleme est là, il n’est pas dans la viande en tant que telle. L’homme est omnivore mais s’il peut faire autrement pourquoi pas. Etre flexitarien et conscient me semble un bon equilibre.

    on pourrait parler de la répartition des besoins, de l’humilité face à nos désirs, mais combien d’entre nous sont prêts à ne plus faire la fête, à ne plus dégueuler leurs conneries sur les réseaux sociaux. Les gens bouffent sans avoir conscience de ce qu’ils ingèrent, une vie animale est précieuse et on devrait l’honorer quand une partie de l’animal nous nourrit, comme on devrair honorer les végétaux qui nous nourrissent. Nous sommes des consommateurs morfales de tout ce qui nous entoure. Tout trépasse sur notre passage.

    Quand je parle de cette vision des choses autour de moi on me regarde avec de grands yeux…et pourtant je crois que c’est tellement important de savoir d’où viennent les choses, d’en avoir conscience…parce que
    – aujourd’hui on tire l’eau en occident du robinet, mais cela ne durera peut-être pas
    -aujourd’hui on vend des chips au gout chamallow mais est ce utile? Ça se vend parce que les gens achètent….
    -etc…
    Si nous mangions en conscience nous mangerions certainement moins et serions plus proches de notre humanité, nous serions plus ethique, et probablement que la faim dans le monde ne serait plus un problème car nous avons les ressources pour nourrir tout le monde…mais certains veulent une part plus grosse du gâteau.

    Voilà c’était très long et confus…et je me suis un peu éloignée du sujet initial, mais je crois que manger de la viande ou non fait partie d’un problème bien plus global…
    Belle journée à tous et merci Jérémy
    Lise

    1. danielle dubus

      bonjour Lise,
      Non Lise, vous ne vous êtes pas éloignée du sujet, vous évoquez l’essence même de ce qu’est se nourrir. Lorsque je vois des documentaires sur Arte ou La 7 sur des peuplades dites « primitives » qui chassent ou élèves des animaux pour leur consommation, cela me réconcilierait presque avec ce genre de consommation. Avez-vous vu comme ils respectent l’animal avant de le tuer, comme ils le remercient des bienfaits qu’il va leur apporter ? tout un rituel destiné à honorer cette victime indispensable à leur vie… Que c’est beau et que nous sommes loin de cela !!! Merci pour votre superbe article chère Lise
      Danielle

      1. Benoit

        Ce genre d’équilibre est retrouvable assez facilement dans notre société avec les petits producteurs locaux, j’en connais pas mal qui on cette vision du respect des animaux.

      2. Lise

        Merci à vous, surtout, de l’avoir lu et reçu.

  9. Flo

    Bonjour. sans vouloir polémiquer et argumenter 107 ans je conseillerai simplement à chacun de lire le livre : “faut il manger les animaux” de Jonathan Safran Foer.
    Non ce n est pas forcement un ouvrage qui prône les bienfaits du vegetalisme ou végétarisme.
    mais ca va bien calmer vos envies de protéines animales et sans efforts! parce qu on vit actuellement dans un système de taré!!!
    bonne lecture!! :-D

    1. Sylvain

      Ou alors lire George Monbiot qui a lu Simon Fairlie et a changé d’avis : http://www.theguardian.com/commentisfree/2010/sep/06/meat-production-veganism-deforestation

    2. Francois

      Bon argument, je vais essayer de jeter un oeil au bouquin ;-)

  10. charli

    Bon sang mais mangez principalement de la viande bio(santé) d’élevage non industriel(éthique) a minima.
    Perso j’aurai préféré me passer de viande animale mais au final (suis sportif) cela ne m’a apporté que des emmerdes.
    Ne pas oublier : en nutrition il y a quelques règles et généralités mais chacun est différents…Et pour Lise qui parle des cosmétiques : perso mon savon/shampoing/dentifrice = bicarbonate de soude!!!

    1. Lise

      Oui, voilà, ce genre d’alternative est respectueuse de la Nature.

      Il existe plein de plantes qui peuvent servir de cosmétiques et qui ne polluent pas…
      à favoriser…
      mais cela ne fera jamais couler les grands groupes industriels pour lesquels le profit est indispensable.

  11. Alain

    Un point qui est peu abordé est que la nourriture naturelle est composée de cellules entières et vivantes qui contiennent tous les nutriments, macro-nutriments et micro-nutriments indispensables aux métabolismes des cellules (vivantes).

    La viande crue contient tous les macronutriments et micronutriments indispensables aux métabolismes des cellules vivantes des carnivores.
    Séchée pendant plusieurs mois à basse température, le poisson cru (morue, haddock,..), la viande crue de bœuf (viande des grisons) et le jambon cru faisaient encore partie de l’alimentation traditionnelle il y a une cinquantaine d’année.
    La viande cuite, grillée ou transformée a une valeur nutritive très faible, aucun micro-nutriment, vitamines, enzymes ni acides gras polyinsaturés indispensables.

    Les esquimaux se nourrissaient de poisson et de viande de phoque crus, séchés pendant plusieurs mois à basse température et mais également de baies sauvages qui poussaient en été. Ils n’utilisaient pas de barbecue.

    Les humains ne sont pas carnivores. L’alimentation humaine nécessite des micronutriments qui ne sont synthétisés que par les végétaux.

    Seuls les aliments composés de cellules vivantes contiennent tous les nutriments indispensables aux métabolismes des cellules vivantes.
    Les aliments composés d’extraits de cellules (farines de céréales, sucre, ..) ou composés de cellules mortes, cuites, stérilisés à très haute température 140-150°C, transformées, … ont une valeur nutritive faible ou nulle. Ils ne contiennent que de macro-nutriments et aucun micro-nutriment (vitamines, enzymes,..) ni acides gras polyinsaturés indispensables aux métabolisme des cellules.

    Les conséquences d’une alimentation non naturelle composée de substances inertes extraites de cellules végétales ou animales ou obtenue par synthèse chimique sont les mêmes pour les animaux et les humains.

    Dans les zoo il est interdit de nourrir les animaux car les singes sont friands de sucreries, barre chocolatée, chips, barre coupe-faim, biscuits apéritifs… tout comme les enfants et ne se privent pas pour en manger.

    Les marmottes sauvages du parc de La Vanoise nourries par les randonneurs ont les mêmes problèmes de santé que les humains :
    « D’après une étude du CNRS, les marmottes des Hautes-alpes meurent du diabète !
    La cause ? Les nourrissages « artificiels » qui partent de bonnes intentions mais dont les conséquences peuvent être désastreuses.
    En effet, 67% de la mortalité chez la marmottes est due au tourisme dont 50% causé par le diabète.
    Déjà, le CNRS a remarqué que les femelles meurent 27 jours avant les mâles. »
    http://bouquetinalpes.forumactif.com/t274-du-diabete-chez-les-marmottes
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/2013/07/24/les-marmottes-risquent-de-devenir-obeses-292691.html

    Il faut manger des aliments composés de cellules vivantes à chaque repas (des végétaux ou de la viande ou du poisson cru ou séché à basse température).
    Le meilleur complément alimentaire en micro-nutriments (à un prix dérisoire) est les graines germées qui ne sont composées que de cellules vivantes et qui contiennent tout ce qui donne la vitalité à la jeune pousse de plante, mais également à l’organisme humain qui utilise les mêmes micro-nutriments, mais pas de la même façon.
    http://www.avogel.fr/conseils/info_produits/info_bioSnacky.php
    http://www.terrevivante.org/85-faire-ses-graines-germees.htm

    1. Benoit

      C’est pas très scientifique votre exposé, justement les humains en cuisant les aliments ont pu digérer des aliments qu’ils ne pouvaient pas manger cru ou qui cru n’apportaient qu’une très faible part assimilables. Vous postez juste le béaba du crudivorisme sans plus… Par exemple les eskimos cuisent une grande partie de leurs aliments ,c’est justes pour conservé certains qu’ils les sèchent au soleil, d’ailleurs ce n’est pas meilleur pour la santé et dans certains cas leur donne le cancer du larhingopharynx…

  12. Nico

    C’est sur. Ce qui est emmerdant ds ce genre de débat c’est les donneurs de leçon en fait.
    C’est comme si je te disais sur Facebook depuis mon Smartphone : »Tu n’as pas honte de polluer avec ton 4X4 ? »

    1. Lise

      Des donneurs de leçons on en trouvera malheureusement toujours. Ceux qui débattent uniquement pour troller ou foutre la pagaille, il y en a pléthore sur le net. Facile derrière un écran. Quant avoir à la fois du nez et du cran c’est autre chose.

      La zizanie est vite arrivée.

      Dialoguer en bonne intelligence est difficile lorsque le sujet est aussi passionnel (et passionnant) car la viande fait entrer en jeu les émotions, l’empathie, la conscience humaine.

      Dès que l’émotion pure rentre en jeu, on peut être sûr et certain que le débat sera terriblement houleux.
      Chacun veut avoir raison alors qu’au fond, personne n’a LA vérité, chacun trouve l’équilibre qui lui semble le mieux adapté à LUI et à son environnement, mais cela reste un point de vue personnel à un instant particulier de sa vie.
      L’équilibre varie aussi selon les périodes de la vie. Nous sommes des êtres changeants, ne l’oublions pas.

      Si nous mettons un lion ou une baleine à côté d’un homme nous comprenons vite de quoi il retourne. Restons à notre place d’humains.

      Lise

    2. danielle dubus

      bonjour à tous,Nico, Lise, Alain, etc…
      pour ma part je ne vois pas de commentaire qui seraient susceptibles d’être des « donneurs de leçons. Ce sont des échanges de connaissances, de points de vue, des échanges contestés parfois, approuvés ou infirmés. Je les lis et je prends car tous ont en commun des vérités. L’apport d’Alain et de Benoît ne s’oppose pas mais se complète. Je note… je note… j’ajoute à mon dossier santé que j’alimente à mesure de mes découvertes. Dans tous les cas, il me semble tout de même comme évident, que la cuisson tue le vivant… donc je vais méditer sur ce sujet et l’approfondir…
      bonne journée et cordialement à vous
      danielle

  13. Pluche

    Coluche disait  » faudrait savoir si on veut protéger les lions ou les africains en Afrique ? »…

    Je crois qu’il est délicat de mélanger le passionnel et le médical.

    Je comprends que l’on soit outré de voir la souffrance animale, certes, mais on peut l’ être encore plus en voyant les guerres où des enfants sont défigurés par le napalm et le phosphore blanc …

    Je suis plus sensible à quelques idées majeures :

    * les habitudes alimentaires sont difficiles à changer donc les stratégies pour y parvenir sont encore à définir (même si des sites comme celui ci y participent de mieux en mieux)
    * les végétariens apparaissent encore aux yeux de la majorité comme au mieux des doux dingues et au pire de sacrés illuminés sectaires
    *manger « sain » devient une priorité (l’espérance de vie est en train de reculer dans les pays industriels)…

  14. Grossbouff

    Qui d’entre-vous sait que l’homme est un des rares animaux à ne pas pouvoir synthétiser la vitamine C? Vu que la plupart des singes peuvent, eux, le faire, c’est donc que l’homme a PERDU cette faculté pendant son évolution.
    En sachant cela, difficile d’affirmer qu’il est essentiellement carnivore à l’origine. Au contraire, sa vie dépend essentiellement de la consommation de fruits.

    Je ne suis pas végétarien/lien parque j’aime trop la viande, que je consommes avec modération. Mais je ne suis pas aveugle pour autant. Un argument de poids de leur coté: l’utilisation des ressources sur terre est bien plus rationnelle si on consomme des végétaux que des animaux!! Et vu que la terre commence à être sérieusement surpeuplée, c’est un facteur à ne pas négliger.

    Le bio serait plus sain? Rien de moins sûr, si les pesticides sont moins présents, les mycotoxines, elles sont beaucoup plus présentes!! Eh oui, il y avait quand même une raison à l’origine pour développer les pesticides!! Les produits bio sont contaminés par des petites bestioles invisibles et il faut parfois être acrobate pour arriver à les mettre sur le marché, parce que les taux de toxines sont trop élevés (je vous le donne en mille: on mélange les céréales bio avec des non-bio pour faire baisser le taux de toxines!!)

    Tiens tiens, le monde ne serait-il pas tout noir ou tout blanc?

  15. pierre

    Je vous conseille le site de la société vegane. Pas du tout dogmatique, mais pragmatique et avec une rigueur et honnête scientifique ; combat du mythe de la B12 dans la terre ou de son autoproduction intestinale , de l’anatomie comparée ou du rapport Campbell (condensé d’études faites sur des animaux, donc illégitimes pour un(e) vegane ).
    Les vrais arguments doivent être éthiques, voir écologiques. La santé ou la nature de l’homme sont bien trop compliquées pour être catégorique pro- vg.

    Bien à vous.

    1. Benoit

      C’est impossible a un site végan d’être honnête et scientifique, vu que tout leurs arguments DOIVENT aller dans le sens de leur crédo, d’ailleurs leur anatomie comparée est archi fausse:
      Un exemple, la taille de nos intestins:

      https://www.facebook.com/Naturacoach/photos/a.382105000717.167875.358563975717/10152634876405718/?type=1&theater

      Le rapport Campbell est une escroquerie complète et bien souvent démontré faux:

      http://www.sciencebasedmedicine.org/385/

      Car c’est comme les créationnistes voulant montrer que la terre a 8000 ans: On évite les détails qui vont à l’encontre de notre idée de base et on exagère ceux qui pourrais nous donner raison. Campbell a menti dans pas mal de choses car végan il voulait prouver qu’il avait raison de l’être (et non il a étudier des personnes pas des animaux)…

      1. Pierre

        Si c’est possible
        La societe vegane n’est pas un blog.
        Vous seriez étonné car les mythes que vous pointez su doigts elle le fait aussi.
        Merci pour les liens mais je sans que je suis omnivore.

        1. Sylvain

          Y a des gens qui ont fait le chemin omnivorisme basique -> véganisme -> omnivorisme éclairé et équilibré. (et se stabilisent à ce niveau :) )

          Voir Tovar Cerulli par exemple (avis intéressant sur l’éthique, voir aussi Nicollas https://madeinearth.wordpress.com/2010/10/13/pourquoi-je-suis-omnivore/ )
          Pour l’élevage, Simon Fairlie ( http://www.arpentnourricier.org/la-viande-une-extravagance-inoffensive/ ) de telle sorte que le fameux George Monbiot qui fit ses calculs savants a viré sa cutie.

      2. Pierre

        Maudit T9. :)

      3. François L

        Et j’imagine que le contraitre n’est pas vrai des paléos ;-) Les pro-paléo ne sont jamais biaisés eux et ne sont jamais coupable de mésinformations! Mark Sissons qui vend ses suppléments Primal est certainement toujours objectif.

        Si on applique votre logique, aucun site ne peut être prit au sérieux puisque prendre position, c’est être forcément biaisé. Pourtant, des positions peuvent se justifier de façon logique.

        La prise du position de Jérémy de ce site est parfaitement en lien avec la science actuelle. De la vinande rouge quelques fois par semaine top.

        Une alimentation végétale supplémentée est également en lien avec la science actuelle et peut permettre à certains individus de respecter des convictions morales, éthiques et environemmentales.

  16. Chloé

    Bonjour, mon premier commentaire sur votre blog :) Le point n°3….

    « L’augmentation majeure de notre espérance de vie est principalement due aux progrès de la médecine, avec notamment le développement des vaccins, des antibiotiques, des interventions chirurgicales, des contrôles des épidémies mortelles, et de la baisse de la mortalité infantile [3] [4].

    L’alimentation a bien sûr un rôle dans cette espérance de vie qui augmente, mais au-delà de la qualité intrinsèque de celle-ci, ce serait surtout son accès massif et donc la baisse des famines, qui en serait la cause. »

    …m’a tout de suite fait penser à ce lien :

    http://doctorskeptic.blogspot.fr/2013/10/book-review-role-of-medicine-dream.html

    Merci pour votre site !

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci pour ton lien Chloé ! C’est très intéressant, ça complète et tempère mon point n°3 en effet ! A bientôt.

  17. Dominique

    L’espérance de vie qui allonge concerne des gens qui sont âgés maintenant et qui ont été élevés au « bio » sans le savoir bien sûr puisqu’à l’époque de leur jeunesse et de leur vie adulte tout était bio, qui ont mangé peu de viande et beaucoup de légumes, principalement pour des raisons économiques. Alors ils vivent vieux maintenant, mais quid des gens qui sont jeunes maintenant et qui se nourrissent mal et nourrissent mal leurs enfants. Vivront-ils aussi vieux malgré les progrès de la médecine ? J’en doute.

  18. Éric G. Delfosse

    Certains disent que les enfants d’aujourd’hui font probablement partie de la première génération qui vivra moins vieux que la génération de leurs parents…

  19. Dominique

    Vous avez raison EGD. Non seulement ils vivront moins vieux mais, et c’est l’essentiel, leur espérance de vie EN BONNE SANTÉ sera aussi moins longue ! Car vivre vieux est intéressant à la condition que l’état dans lequel on est nous permette vraiment de vivre, c’est à dire pouvoir rire, communiquer, s’enthousiasmer, avoir des plaisirs, bouger, aimer, goûter la vie. Si on a le coeur qui flanche, les poumons mités, le foie qui n’en peut plus, les intestins qui demandent grâce et le cerveau qui fait pitié, à quoi bon être encore de ce monde ?

  20. Raphaël

    Je ne sais pas si il y aura une suite a mon commentaire mais devant ces arguments j’ai juste envie de dire que :

    -Il est a mes yeux complètement niais de se priver d’aliments sous prétexte de « soufrance animale  » ect les carnivores mangent de la viande parce que ça leur fait du bien , et moi si ça me fais du bien alors j’en mangerai .

    -j’ai l’impression ,et c’est triste , que vous , personnes faisant vraiment attention a votre alimentation n’êtes absolument pas sportifs , en lisant , surtout les végétariens , j’ai l’impression que vous imaginez que tout les hommes ont les mêmes besoins alimentaires . Le corps d’un sportif demande des apports importants en protéine , non seulement pour se muscler , mais tout simplement pour ne pas tomber en ruine , s’entraîner dur sans bien s’alimenter (avec beaucoup de protéines ) peut conduire a des blessures et des baisses de performance !

    Or les protéines végétales ne sont pas bien assimilées (et les végétaux,même les « protéinés » en contiennent si peu qu’il faudrait en manger énormément) , le lait étant mauvais pour les os (donc empêche de durer dans sa discipline ) il ne reste que les protéines d’origine animale.

    Pour toutes ses raisons quelqu’un qui veut pleinement profiter des aptitudes offertes par son corps est amené a consommer de la viande .(C’est bien beau de prendre soin de sa voiture ,mais si c’est pour la laisser au garage …)

    Pour continuer entendre que des végétariens consomment du lait est juste… absurde mais bon

    Et pour finir , je pense que ces végétariens qui se targuent de la qualité de leur alimentation devraient se poser des question sur la qualité de leur corps , pour moi quelqu’un qui n’a que faibles qualités physiques est tout sauf en bonne santé .

    1. Thomas

      Les carnivores, sont… carnivores. Ils sont physiologiquement conçus pour manger de la chair d’autres animaux.
      Comment en 2015 peut on encore se cacher derrière ce type de raisonnement?
      Vous aimez la viande, c’est un plaisir non vital.

      Pour le sport j’espère que vous plaisantez ?
      Faites donc un recherche Google avec certains mots clés comme sportifs végétariens, tout un tas de listes vous sera proposé. Encore mieux en anglais.
      Pour ma part je fais 10h de musculation par semaine et presque autant de vélo ( je ne consomme aucun produit animal).
      J’ai tellement croise de vegeta*iens sportifs sur les réseaux sociaux que j’en suis venu à créer un groupe FB dédié.
      Je suis le seul végé de ma famille et le seul à faire du sport .
      Quant aux protéines, si elles sont importantes notamment en sport de force (en endurance on peut fonctionner avec un apport très bas), elles le sont bien moins que les glucides.
      Les protéines végétales sont très bien assimilés, notamment celles des feuilles vertes.
      A 26 gr de protéines pour 100gr pour les lentilles nul besoin d’en manger « enormement » pour avoir sa ration, même pour un pratiquant d’intensif de musculation ( voir vegan bodybuilding & fitness ).

      Il y a beaucoup de mythes et peu de savoir dans votre discours.

  21. J-B

    Les statistiques concernant la consommation de viande de l’homme au paléolithique sont peut-être exactes, même si elles ne me semblent pas tenir compte des différences géographiques, des saisons et des périodes de disette, mais pourquoi s’arrêter au paléolithique ?

    Les intestins de l’homme de cette période ont-ils été génétiquement transformés en quelques siècles par rapport à ses ancêtres australopithèques ou même les grands singes qui avaient un apport de viande très réduit et qui étaient de piètres chasseurs ?

    1. Benoit

      Oui tout a fait: On a l’intestin grêle le plus long de tous et un très court gros intestin, car façonné pour les aliments cuits (ce qui a réduit énormément notre besoin alimentaire que ce soit en quantité ou en temps de digestion) voici un lien montrant les différences:
      https://www.facebook.com/Naturacoach/photos/pb.358563975717.-2207520000.1437225945./10152634876405718/?type=3&theater

      1. J-B

        Oui, ce graphique est intéressant. Mais attention ! Le pourcentage de la longueur de l’intestin par rapport au poids total n’est pas forcément le plus adapté. Il faudrait être sûr que cela corresponde à quelque chose car si (c’est une hypothèse) le grand singe nous ressemble mais avec une masse musculaire deux fois plus importante, sa masse corporelle sera plus élevées que la nôtre, mettons par rapport à la taille, et le pourcentage de la taille de ses intestins par rapport à sa masse sera plus bas mais cela ne nous renseignera pas beaucoup sur ses capacités digestives…

        Je me suis fait comprendre ?

      2. J-B

        Il est assez classique (hof, c’est humain…!) de ne prendre que les chiffres qui nous intéressent pour arriver à la conclusion que l’on a en tête avant de commencer l’étude.

        En l’occurrence, pourquoi prendre le volume total ? Les résultats seront sans doute très différents si l’on prenait la taille.

      3. J-B

        Peut-être, peut-être, je ne suis pas végan ni un gros mangeur de viande.

        Pourquoi la comparaison avec le volume total serait-elle plus opportune, sachant qu’au niveau musculaire, nous ne sommes pas du tout foutus comme les singes ?

        Comment est calculé le volume moyen des humains ? Avec les 30% d’obésité et de surpoids du monde occidental ? C’est à préciser, non ? Car ça peut bousculer brutalement les chiffres.

  22. Benoit

    C’est le cas de tout les sites végans ne donnant QUE la longueurs totale des intestins pour « prouver » que l’on est herbivores (ce qui est bien sure faux)

    1. Pierre

      Non pas tous, loin de là. ;)
      http://www.vivelab12.fr/

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