Les Mangeurs de Viande sont-ils Condamnés aux Cancers ?

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Introduction

La consommation de viande est de plus en plus mise à mal par l’opinion publique, notamment à cause des méthodes de production industrielle qui dégradent la qualité même de la viande mais également le bien-être de ces animaux d’élevage.

D’un autre côté, la communauté scientifique publie régulièrement des études largement reprises par les journaux qui défrayent la chronique.

Trop de viande rouge nuit gravement à la santé

… Disait Ladepeche.fr en mars 2012.

Trop de viande rouge nuit à la santé

Pour Europe1.fr, également en mars 2012.

Ou encore L’express.fr qui publiait :

Trop de viande rouge est mauvais pour la santé

Du côté des anglo-saxons, même constat. Les journaux s’emparent des résultats des scientifiques et font des gros titres très révélateurs :

Red meat is blamed for one in 10 early deaths.

Scientists Warn ‘Red Meat Can Be Lethal’

Le doute est bien là. Consommer de la viande est-il dangereux pour notre santé ? La réciproque est valable également, ne plus consommer de viande est-il bon pour notre santé ?

La réponse n’est bien évidemment pas tranchée, il y a beaucoup de facteurs et de points qui rentrent en jeu, détaillés dans cet article.

Personnellement, j’ai moi-même été orienté vers une action nocive de la consommation de viande, raison pour laquelle j’ai publié un article afin d’inciter une baisse de notre consommation de viande (sans pour autant la réduire à néant).

A cause des publications scientifiques, des médias, et de certains sites de confiance qui classent le régime végétarien comme un « régime santé », j’ai écrit au moins à deux reprises que le régime végétarien était bon pour la santé :

Le régime végétarien au sens le plus large (ovo lacto) assure une meilleur espérance de vie, une meilleur santé, moins de risques cardiovasculaires, de maladies rhumatismales, d’allergies et bien d’autres.

Extrait de mon article sur le régime alimentaire idéal de l’Homme (avec un grand H).

Les végétariens (sans viandes, ni poissons) vivent en meilleurs santé que les omnivores classiques, et jouissent d’une espérance de vie plus longue.

Extrait de mon tout récent article sur la consommation de viande rouge.

J’ai écrit cela sans m’être véritablement posé la question :

Est-ce que, oui ou non, les végétariens sont-ils vraiment en meilleurs santé que nous, les omnivores ?

Les détails du billet

Je vais revenir dans cet article sur toutes les publications scientifiques (celles dont j’ai un accès libre) qui traitent de près ou de loin de l’effet d’une consommation de viande (tout type de viande) sur la santé.

Ces études dites d’épidémiologies se divisent en 3 catégories, et pour les réaliser les chercheurs utilisent des protocoles particuliers qui peuvent être critiqués. Ils suivent également une fraction d’individus issue d’une population particulière, dont le choix peut également être critiqué.

Ces études, du fait de leurs constructions méthodologiques et statistiques, peuvent générer des hypothèses, tirer des conclusions, et nous verrons que sur ce point certaines études peuvent aller trop loin.

Une attention particulière sera adressée aux chiffres annoncés par les scientifiques dans leur étude. Que signifie réellement 25 % de risques en moins d’avoir un cancer du côlon ou 1.5 fois plus de chance de développer un diabète, par exemple.

Les grandes études d’épidémiologies

Elles sont de 3 types :

Les études rétrospectives. Elles se proposent d’étudier les facteurs de risques d’un patient déjà diagnostiqué pour une maladie afin d’en déterminer la cause. Ce sont les moins fiables des 3, elles ne seront pas utilisées dans cette démonstration.

Les études prospectives. Dans ce cas, des milliers voire des centaines de milliers de personnes sont suivies pendant plusieurs années afin d’établir des associations entre le mode de vie ou l’alimentation (et bien d’autres) avec les risques de contracter une maladie. Autrement dit, ces études permettent de formuler uniquement des hypothèses, qui seront le point de départ des études cliniques, mais en aucun cas des liens de cause à effet. 2 célèbres campagnes font partie de cette catégorie, la Nurses’ Health Study (NHS) et la Health Professionnals’ Follow-up Study (HPFS). Ce sont plus de 120 000 femmes et hommes qui ont été suivis pendant plus de 20 ans (jusqu’à 28 ans pour la NHS).

Pour être complet, de nombreuses études épidémiologiques sont issues d’un large échantillon d’adventistes du 7ème jour, aux Etats-Unis. La première, appelée Adventist Health Study-1 (AHS-1), a été conduite de 1974 à 1988. La seconde (AHS-2) qui a débutée en 2002 est toujours en cours.

Les études cliniques. Les plus fiables des trois, car dans ces études on divise un très grand échantillon en deux groupes où le premier ne changera rien (ou essayera) alors que le deuxième modifiera une variable (apport calorique, consommation de gras, activité physique, etc.) choisie par les scientifiques. Ces études permettent d’attribuer une conséquence (par exemple le risque d’attaque cardiaque) avec une cause (par exemple, l’inactivité physique). La plus célèbre des études cliniques est la Women’s Health Study (WHS), avec plus de 40 000 femmes suivies pendant plus de dix ans.

La très grande majorité des études scientifiques, qui défraient la chronique via les médias, sont des études prospectives, et à moindre mesure des études cliniques.

Pour résumer, et pour être clair, voici les principales cohortes d’études (prospectives et cliniques) :

Etudes prospectives en detail

  • Nurses’ Health Study (la première, NHS)
  • Nurses’ Health Study II (NHS II)
  • Nurses’ Health Study III (NHS III)
  • Health Professionnals’ Follow-up Study (HPFS)
  • Adventist Health Study-1 (AHS-1)
  • Adventist Health Study-2 (AHS-2)

Ces deux grandes campagnes ont été realisées chez des adventistes du 7ème jour, dont le directeur est un dénommé Fraser G. Retenez bien ce nom, car il apparait très souvent au range des auteurs de publication pro-végétarienne (ce qui est très intéressant). D’autre part, cette population de religieux est connue pour être particulièrement en bonne santé, la plupart ne fument pas, ne boivent pas et pratiquent une activité physique régulièrement.

  • Health Food Shoppers Study (HFS)

11 000 végétariens britanniques sélectionnés dans les magasins d’alimentations spécialisées, à travers la société végétarienne du Royaume-Unis. Retenez bien deux autres noms, celui de Timothy Key & Paul Appleby, qui sont des membres de cette même société végétarienne et auteurs de nombreuses études, là encore, pro-végétariennes.

  • Oxford Vegetarian Study (OVS)

11 000 végétariens britanniques sélectionnés là encore parmi la société végétarienne, et les announces des medias.

European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition–Oxford (EPIC-Oxford, 56 000 personnes)

  • Heidelberg Study (HS)

Etudes cliniques

  • Women’s Health Study (WHS)

Quelles soient prospectives ou cliniques, ces grandes collectent les données sur le régime alimentaire, le tabagisme, ou l’activité physique grâce à des questionnaires, qui doivent être remplis régulièrement par les personnes concernées.

Ces questionnaires, appelés « Food frequency questionnaire » en anglais (FFQ), possèdent des contraintes énormes et engagent l’honnêteté des participants.

Les questionnaires sur les habitudes alimentaires

Durant ces grandes études d’épidémiologies, comme la Nurses’ Health Study, les personnes suivies doivent remplir un questionnaire sur toutes leurs prises alimentaires, leur activité physique, leur mode de vie, etc.

Les questionnaires varient selon les programmes, et selon les directions scientifiques de la recherche. La fréquence de restitution des questionnaires varient d’une étude à l’autre, pouvant aller d’une semaine jusqu’à quelques années.

Il nous vient immédiatement à l’esprit une limite majeure de ces questionnaires : le travail de mémoire, et de restitution correcte des denrées ingérées.

Comme le dit Denise Minger dans un article invité chez Mark Sisson :

Food Frequency Questionnaires: A Test of Superhuman Memory and Saint-like Honesty

Effectivement, ces questionnaires tablent sur une extraordinaire mémoire des participants et c’est typiquement le cas des milliers d’infirmières qui devaient remplir ce formulaire tous les 4 ans.

Formulaire : http://www.channing.harvard.edu/nhs/questionnaires/pdfs/NHSI/2002.PDF

Jetez un coup d’œil sur le formulaire (standard) en cliquant sur l’image, et faites-vous une idée du travail de mémoire, et à l’attention nécessaire afin d’être le plus rigoureux possible.

Pour la NHS, le formulaire devait être rempli tous les 4 ans. On peut donc imaginer que les participantes devaient s’appliquer pour le remplir, la somme de travail n’étant pas énorme (par contre le travail de mémoire…). Dans d’autres études, le formulaire peut être à remplir tous les 3 mois, et là, avec 4 formulaires par an et 40 en 10 ans, on peut être tenté de bâcler ce travail pesant.

Ces questionnaires sont d’autant moins fiables qu’une partie de notre alimentation nous échappe totalement. C’est par exemple le cas au restaurant où il sera bien délicat de connaître les ingrédients et les méthodes de préparation des plats. C’est autant de zones d’ombres qui se surajoutent et qui discréditent petit à petit ces questionnaires.

Le 2ème point qui n’améliore pas la qualité de ces questionnaires, c’est la véracité des données recueillies. Si je reprends encore une fois l’excellente phrase de Denise, les chercheurs misent sur l’honnêteté des participants lorsqu’ils remplissent les questionnaires.

Or, ce n’est pas tout à fait le cas. Cela est désormais de notoriété scientifique et publique, les aliments avec une bonne aura « santé » sont surestimés, alors que les aliments avec une aura « mauvaise » pour la santé sont sous-estimés.

Ce biais majeur est pris en compte dans les analyses, les données recueillis sont comparées avec des données obtenues durant des interrogatoires jugées plus fiables. On « corrige » donc les valeurs des questionnaires en fonction des surestimations et des sous-estimations courantes des aliments.

Pour illustrer la fiabilité relative de ces questionnaires, une récente étude intitulée « Red Meat Consumption and Mortality : Results From 2 Prospective Cohort Studies », publiée en mars 2012 affichait des apports caloriques moyens plutôt étrange.

En effet, les femmes ont déclaré un apport calorique moyen de 1600 kcal alors que les hommes seulement de 2000. Le site de mondiététcien.fr s’est amusé à comparer ces apports caloriques avec la réalité. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces apports caloriques correspondent à ceux d’une fille de 6 ans et d’un garçon de 8 ans (selon les ANC de la population française).

Ce que disent les études scientifiques

Je vais maintenant m’intéresser à toutes les études scientifiques qui ont étudié l’effet de la consommation de viande sur la santé. Toutes les études que je vais vous présenter seront assorties des mentions suivantes :

Accès : OUI = j’ai pu lire la publication en intégralité ; NON = j’ai seulement eu accès à l’abstract.

Toutefois, certaines rares études ne sont pas disponibles au grand public mais elles sont pourtant très bien critiquées sur le net. Je me référerais à ces critiques.

Echantillons : NHS, HPFS, AHS-1, OVS, etc. Toutes les études scientifiques se basent sur une grande campagne, tel que la Nurses’ Health Study, avec son lot de limites, de biais et d’avantages. Il est donc intéressant de le savoir pour relativiser la « force » d’une étude.

Conflits d’intérêts : si les auteurs ont des liens directs ou indirects avec une organisation végétarienne, des brevets, etc.

Risques relatifs pour la santé : les risques avancés par les chercheurs d’une consommation de viande sur notre santé. Par exemple, « 20 % de risques de mort par accident cardiovasculaire ».

1. Tantamango Bartley Y, Jaceldo Siegl K, Fan J, Fraser G. 2012. Vegetarian diets and the incidence of cancer in a low. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev.

  • Accès: NON
  • Echantillons: ASH (l’échantillon est une population de religieux, les adventistes du 7ème jour)
  • Conflits d’intérêts : Fraser (congrès sur le végétarisme) et directeur de l’ASH
  • Risques relatifs
  • Cancers : +16 %
  • Cancers gastro-intestinaux : + 25%

2. Gary E Fraser. 1999. Associations between diet and cancer, ischemic heart disease, and all-cause mortality in non-Hispanic white California Seventh-day Adventists. Am J Clin Nutr. 70: 3 532s-538s.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: ASH
  • Conflits d’intérêts : Fraser (congrès sur le végétarisme) et directeur de l’ASH
  • Risques relatifs
  • Cardiopathies ischémiques fatales : +54 %
  • Critiques: l’échantillon est une population de religieux, les adventistes du 7ème jour.

3. Huang T, Yang B, Zheng J, Li G, Wahlqvist ML, Li D. 2012. Cardiovascular Disease Mortality and Cancer Incidence in Vegetarians: A Meta Analysis and Systematic Review. Ann Nutr Metab. 60(4):233–240.

  • Accès: NON
  • Echantillons: EPIC, HFS & OVS
  • Risques relatifs
  • Mortalité toute causes : +9 %
  • Cancers : +18 % (végétariens)

4. An Pan; Qi Sun, Adam M. Bernstein; Matthias B. Schulze; JoAnn E. Manson; Meir J. Stampfer; Walter C. Willett; Frank B. Hu. 2012. Red Meat Consumption and Mortality: Results From 2 Prospective Cohort Studies. Arch Intern Med.;172(7):555 563.

  • Accès: NON
  • Echantillons: NHS & HPFS
  • Conflits d’intérêts : Frank Hu (congrès sur le végétarisme)
  • Risques relatifs
  • Mortalité toute causes : +12 % (végétariens)

Critiquée ici :

http://www.marksdailyapple.com/will eating red meat kill you/#axzz2BMwhNik2

http://www.zoeharcombe.com/2012/03/red meat mortality the usual bad science/#_ednref1

5. Timothy J Key, Paul N Appleby, Gwyneth K Davey, Naomi E Allen, Elizabeth A Spencer, and Ruth C Travis. Mortality in British vegetarians: review and preliminary results from EPIC-Oxford. Am J Clin Nutr 2003 78: 3 533S-538S

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: EPIC, HFS & OVS
  • Risques relatifs
  • Mortalité toute causes : -5 %
  • Tumeurs malignes : – 11 %
  • Accidents vasculaires cérébraux : -13 %
  • Maladies cardiaques ischémiques : +25 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy Key (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

6. Timothy J Key, Gary E Fraser, Margaret Thorogood, Paul N Appleby, Valerie Beral, Gillian Reeves, Michael L Burr, Jenny Chang-Claude, Rainer Frentzel-Beyme, Jan W Kuzma, Jim Mann, and Klim McPherson. Mortality in vegetarians and nonvegetarians: detailed findings from a collaborative analysis of 5 prospective studies. Am J Clin Nutr 1999 70: 3 516s-524s.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: ASH, HS, HFS & OVS
  • Risques relatifs
  • Maladies cardiaques ischémiques : +24 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy Key (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

7. Francesca L Crowe, Paul N Appleby, Ruth C Travis, and Timothy J Key. 2013. Risk of hospitalization or death from ischemic heart disease among British vegetarians and nonvegetarians: results from the EPIC-Oxford cohort study. Am J Clin Nutr

  • Accès: NON
  • Echantillons: EPIC
  • Risques relatifs
  • Maladies cardiaques ischémiques : +32 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy Key (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

8. Key TJ, Appleby PN, Rosell MS. 2006 .Health effects of vegetarian and vegan diets. Proc Nutr Soc. Feb;65(1):35–41.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: EPIC
  • Risques relatifs
  • Aucun.
  • Conflits d’intérêts : Timothy Key (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

9. Margaret Thorogood, Jim Mann, Paul Appleby, Klim McPherson.1994. Risk ofdeath from cancer and ischaemic heart disease in meat and non-meat eaters. BMJ.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: omnivores choisis par les végétariens
  • Risques relatifs
  • Maladies cardiaques ischémiques : +28 %
  • Conflits d’intérêts : Paul Appleby (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

10. MA Sanjoaquin, PN Appleby, M Thorogood, JI Mann and TJ Key. 2004 .Nutrition, lifestyle and colorectal cancer incidence : a prospective investigation of 10 998 vegetarians and non vegetarians in the United Kigdom  British Journal of Cancer.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: OVS
  • Risques relatifs
  • Cancers colorectaux : +15 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy J A Key & Paul N Appleby membres de la société végétarienne.

11. Willett, W C, M J Stampfer, G A Colditz, B A Rosner, et F E Speizer. 1990. Relation of meat, fat, and fiber intake to the risk of colon cancer in a prospective study among women . The New England Journal of Medicine  : 1664–1672.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: NHSI
  • Risques relatifs
  • Cancers colorectaux : +89 %

12. Cho E, Chen WY, Hunter DJ, et al. Red Meat Intake and Risk of Breast Cancer Among Premenopausal Women. Arch Intern Med. 2006;166(20):2253 2259. doi:10.1001/archinte.166.20.2253.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: NHSII
  • Risques relatifs
  • Cancer du sein: +89 %

13. Timothy J A Key, Margaret Thorogood, Paul N Appleby, Michael L Burr.1996 Dietary habits and mortality in 11 000 vegetarians and health conscious people: results of a 17 year follow up. British Medical Journal.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: Gros mélange
  • Risques relatifs
  • Mortalité toute causes : +21 %
  • Accidents vasculaires cérébraux : +32 %
  • Maladies cardiaques ischémiques : +24 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy J A Key & Paul N Appleby membres de la société végétarienne.

Voici le tableau récapitulatif de ces 13 études scientifiques.

vegetariens-cancers-mortalite-tumeurs-maladies

Comment le lire ?

La 1ère ligne indique les maladies pour lesquelles une association négative ou positive a été faite avec la consommation de viande.

La 2ème ligne, très importante, indique vos risques de base de mourir d’une maladie. Ces chiffres sont issus de statistique internationale.

Pour bien comprendre ces résultats, les chiffres entre parenthèse (50) indique le pourcentage de risques en plus que vous avez par rapport à un végétarien. Si je chiffre est négatif (-10), cela signifie que la consommation de viande a un effet protecteur.

Après le chiffre entre parenthèse, on retrouve vos risques réels de mourir de la maladie qui sont à comparer avec la 2ème ligne.

Voici la formule :

(Taux de mortalité réel*(1+(risques relatifs/100)) = Taux de mortalité modifié pour les non végétariens.

Je ne commenterais que 3 chiffres. L’étude n°13 est la plus pessimiste quant à nos risques de mortalité toutes causes confondu. Ils sont de +21 %, ce qui peut paraître énorme, mais ne passe en réalité que de 0,95 % à 1,15 %. L’étude n°12 statue que les non végétariennes ont 89 % de risques en plus d’avoir un cancer du sein. Classiquement, le risque réel passe de 0,8% à 1,51 %.

Par contre pour les ischémies cardiaques, l’étude n°2 nous annonce 54 % de risques en plus, ce qui augmente les risques des non végétariens de 7 points (de 13 à 20 %).

On notera également qu’une étude a trouvé des effets protecteurs de la consommation de viande, en particulier au niveau des tumeurs malignes, des accidents cérébraux vasculaires, et toutes causes confondues.

Quand l’empire (de la viande) contre-attaque

A titre purement anecdotique, il arrive que l’industrie de l’élevage et du bétail nous pondent un article (PDF) afin de rassurer les consommateurs de viande et de vanter les bienfaits d’une consommation raisonnable dans une alimentation équilibrée.

Sauf qu’il y a toujours anguille sous roche, et même si ces articles défendent la très séduisante théorie de l’alimentation paléolithique, les conflits d’intérêts sont toujours bien là.

Dans ce cas présent, nous retrouvons « AgriSearch and the Livestock and Meat Commission for Northern Ireland” du côté des financeurs. Sans commentaire.


Alison J. McAfee, Emeir M. McSorley, Geraldine J. Cuskelly, Bruce W. Moss, Julie M.W. Wallace, Maxine P. Bonham, Anna M. Fearon. 2012. Red meat consumption: An overview of the risks and benefits. Meat Science.

Conclusions générales

  1. Ces grandes études prospectives ne peuvent établir que des liens d’associations afin de générer des hypothèses de travail. Elles n’établissent en aucun cas de liens de cause à effet, en l’occurrence, un risque de mortalité plus élevé avec la consommation de viande.
  2. Les populations suivies sont parfois peu pertinentes, cela est notamment le cas des populations de religieux (les adventistes du 7ème jour) à faible risque. Certains recrutements de participants sont douteux, notamment les non végétariens choisis par les végétariens eux-mêmes (c’est bien souvent une critique que l’on a entendu sur la toile).
  3. Le suivi des participants se fait à travers des questionnaires difficiles à remplir, qui nécessitent une excellente mémoire des participants, une excellente connaissance de tous les menus (restaurants, fast-food, etc.) et une honnêteté largement remise en cause.
  4. Dans ce billet, 10 études scientifiques sur 13 sont potentiellement en situation de conflit d’intérêt. Les auteurs des études ont soit participés à des congrès sur le végétarisme, ou soit adhéré à des sociétés végétariennes.
  5. Les risques relatifs, bien qu’ils puissent être parfois élevés (89 %), n’augmentent que très légèrement les risques réels. Reprenez l’exemple avec le risque de cancer du sein.
  6. Je reste convaincu que le régime végétarien est un régime santé, car même si celui-ci tente de négativiser la consommation de viande, il devrait plutôt insister sur la consommation de légumes et de fruits, plus importante chez les végétariens.
  7. Le régime paléolithique est également un régime santé bien qu’il autorise de consommer de la viande.

Cet article ne contredit pas mon précédent billet sur la consommation de viande. Certes, il est préférable de diminuer un peu notre consommation de viande industrielle pour se rapprocher d’une viande plus naturel, du gibier ou autre. Nul besoin de devenir végétarien pour améliorer sa santé, même si cela reste un choix écologique et éthique.

Là où mon jugement évolue, c’est mon regard sur ce régime végétarien et cette énorme manipulation que l’on subit autour de la viande à cause des lobbies végétariens.

Vous êtes végétariens, vous en pensez quoi ?

55 Commentaires

  1. Romain de paléo-fit

    Salut Jérémy,

    La viande serait mauvaise pour la santé ? Que diable ! Bien au contraire, ce sont certainement les personnes qui n’en consomment pas qui s’exposent à plus de risque pour la santé. Je n’ai rien contre les végétariens et je respecte leur choix, mais dépenser des milliers d’euros pour faire des études à la noix, je trouve que certains n’ont rien d’autre à faire :)

    En tout cas je suis d’accord sur le fait que la consommation de viande rouge doit être maîtrisée, c’est certain !

    Romain

  2. Flora Sana

    Coucou, alors… Je voudrais commencer par préciser que je ne suis végétalienne que par choix politique (refuse le spécisme et l’exploitation animale) et non parce que ce serait plus sain.
    1. Tout à fait d’accord pour dire que ces études sont peu précises.
    2. Je ne suis pas sûre que faire partie d’une association végétarienne soit un conflit d’intérêt. On connait de ce fait l’opinion du chercheur mais ce n’est pas comme s’il avait un salaire fixe à l’association et qu’il se retrouverait au chômage si ses chiffres allaient à l’encontre des intérêts de l’association comme avec l’exemple de la « chercheuse » de Nestle Waters dont tu parles dans l’article sur l’eau.
    3. Si on prend les végétariens comme points de référence (consommateurs de lait de vaches et d’oeufs de poules élevées en batterie) il est peu probable qu’il y ait de grandes différences avec l’omnivore classique.
    Ce qui serait intéressant c’est de calculer les risques en fonction de la toxicité des aliments, des types d’aliments consommer (tomates bio du jardin ou sauce tomate en boite?) pour des gens vivants dans le même environnement (même eau consommée, taux de pollution, etc). Si l’on ne prend pas les mêmes variables c’est impossible de vraiment découvrir si celui qui mange de la viande a plus de risques ou non de développer des cancers.
    4. Je pense que c’est une question de bon sens. Manger du boeuf de kobé nourri à l’herbe et massé trois heures par jour (qui aurait en plus eu de belles histoires d’amour au lieu d’insémination artificielle et une jolie vue sur la mer) ne doit pas être mauvais pour la santé. En revanche les lasagnes Findus de boeuf qui sont en fait à base de viande de cheval illégale franco-roumano-croate.. je me poserais la question.

    1. Sylvain

      Je crois que le boeuf de Kobé est plutôt nourri à la bière qu’à l’herbe, et ce n’est pas un exemple de boeuf sain (trop d’omega6)

    2. GhostWolf

      Je suis daccord avec vous, daillieur à ce sujet je me permet de vous montrer cette étude :

      http://www.plosone.org/article/fetchObject.action?uri=info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0088278&representation=PDF

      Ici ont présente des groupes vivants dans des milieux similaire, avec une consommation alcool-cigarette normalement égale entre végé et omni.

      Et le moins qu’on puise dire c’est que les omni emporte haut la mains le titre de meilleur régime santé.
      D’autre étude du ministère de la santé montre que les végétariens sont plus souvent malade et consulte plus souvent.
      Autre chose importante, beaucoup de vegan pour leur apport en certaine vitamine consomme beaucoup d’huile de noix ce qui est extrêmement allergène, ainsi même si ont ne peut pas encore le conclure, les vegans s’expose à nettement plus de maladie auto immune.
      Par contre la réduction de cancer du colon, elle est asser certaine, manger de la viande, même saine et en petit quantité augmente les risques de cancer du colon, MAIS réduise ceux d’AVS, de carence , ect…
      Le végane ne fait que déplacée ces risques…

  3. phiga

    Pour faire court: Régime inuit ancestral: 100% carnivore, 0% cancer!

    1. COGEDIA

      Ils ne faisaient pas de cancer parce qu’ils n’avaient pas le temps d’en faire avec une espérance de vie de 25 ans. Aujourd’hui leur espérance de vie s’améliore grace aux échanges commerciaux qui leur permet désormais de manger aussi des fruits et légumes.
      Maintenant en ayant adopté le mode de vie des pays développés ils souffrent des mêmes maladies et ils vivent plus longtemps aussi.

  4. Jérémy (Auteur de l'article)

    Oui pour le régime 100% carnivore des inuits, mais attention, on pourrait croire avec ton commentaire que les inuits mangent que des protéines. Sauf qu’ils n’ingéraient que 15 à 20% de protéines animales, le reste étant fourni par le gras.

    Et pour enfoncer le clou, c’est vrai que les alimentations traditionnelles sont toujours excellentes pour la santé, et peu importe la diversité et les proportions des aliments.

    1. jules

      jeremy, comment dire j’ai decouvert ce blog il y a quelques heures a peine, avec un super article sur le paleo, et a force de lire je me dit que je suis avant tout intolerent au gluten, ca fait un an que je cherche un « regime » correct (on a des mots qui veulent dire ce qu’ils veulent dire en france n’ayons pas peur d’utiliser le mot regime) par ce qu’a force de trouver du sang dans mes selles je me pose des questions. par contre j’ai subit ce qu’on appel un assenceur emotionel en ce qui te concerne. on monte tres haut pour redescendre tres bas. j’etais etonne de ne pas voir de mise en garde sur la consommation de viande « en general » dans ton article alors je me suis taper les commentaire. et bingo un lecteur nous sort un exelent tableau de comparaison entre les carnivores les omnivores et les herbivores avec les humains a cote. ya pas de doute le tube digestif d’humains n’as rien a voir avec un carnivore ni meme avec un omnivores, mais par contre colle a casi tout les niveaux avec celui d’un herbivores. je te remet le lien ici: http://www.vegetarisme.fr/vegetarien.php?content=vegetarien_ficheanatomiecomparee ici tout est clair il n’y a meme plus a se poser de question l’homme ne peut manger de viande sans en prendre pour son grade.. a pour sure il peut le faire un moment.. la vache aussi.. ca donne la vache folle.. donc mon etonnement c de voir un mec comme toi qui a l’air sympas et qui veut eveiller les conscience pas capable de faire sa propre remise en cause, tu veut bouger les gens sur l’environnement, sur la malbouffe, c bien jeremy mais tu n’est pas capable de te remettre toi meme en question meme avec preuves a l’appuie comment veut tu etre credible.. tu dit plus haut que tu considere que l’homme a toujours manger de la viande, dabord tu n’as pas toujours etait la pour le voir, ensuite il y a toujours des millions de personnes sur terre qui ne peuvent pas manger de viande et qui n’y ont pas axces mais en plus meme pour nous occidentaux c tres nouveau puisque manger de la viande est un produit de luxe que nos grands parents ne pouvait pas se payait et ceux meme en etant en bonne situation economique. pour te donner une idee les maladie cardio vasculaire il y a 100 ans etaient reference comme « maladie des rois », pour la bonne raison que seul les rois mangaient de la viande. donc je te tend la main et te demande gentillement les raisons de ta mauvaise fois. tralala a raison sur bien des points et il a raison quand il dit que tu ne veut pas l’ecouter puisque meme avec des preuves anatomique tu ne veut rien savoir. et pourtant les preuves ne manque pas. la cause NUMBER ONE de mortalite dans le monde c’est l’obesite n1= cardiopatie ischemiques n2= AVC, tout ca du a la consomation de viande et de produits laitiers par ce que c la ou on trouve le gras, tu trouvera toujours des vegetariens en surpoids, je te met au defis de trouver un vegelien (pas de la derniere pluie) en surpoid ou avec des probleme de ce genre. non, pas a ce que je sache, pas de diabete, pas de cholesterole non plus chez les vegan, alors qui est en meilleurs sante. si ce qui tue le plus c le gras et que le gras c en majorite le lait et la viande il est peut etre temps de se remettre en question. autre exemple. il y a pas si longtemps les mexicains sont passer les personnes les plus obeses du monde devant les americains, tu sais pourquoi, par ce qu’ils mangent des oeufs un peut partout et surtout au ptit dej. voila un autre exemple de correlation entre une consomation de viande et une mauvaise sante. mais qu’importe puisqu’au final notre tube digestif par sa morfologie meme est un tube digestif d’herbivore on ne devrait meme plus se poser la question et tu devrai passer a un regime vegan rien que par soucis pour ta sante apres tout on se fait du soucis pour toi mon gars. tralala a raison de souligner qu’etre vegetarien un jour sur 2 c comme dire j’arrete de fumer un jour sur 2 tu n’as rien arreter du tout, juste mis un ecart un peut plus long entre tes deux cigarettes, un mec qui fume une clope toutes les heures arrete t-il de fumer pendant une heures????? (et la ne jouons pas sur les mots on est entre adultes et j’essaye de dire ce que j’ai a dire avec le plus de respect possible.) pour ce qui est de ton respect pour les animaux, tu te comprend peut etre mais je pense que beaucoup de vegan se disent que tu te fout de leurs gueulle quand tu parle de ligne de mire, de plus ton excuse sur la surpopulations des cerfs est bidon. on pourrait les reintroduire la ou il n’y en a pas assez par exemple. tu ne trouve pas ca plus en phase avec l’environnement, procure toi des flechettes tranquilisante, va donc nous ramener tous ces cerfs qui je suis sur sont trop peut nombreux en europe. (je te conseil la video you tube « how wolf change rivers » pour comprendre que rien que ce geste pourait sauver bien des especes en europe) n’ont il pas envie de vivre aussi ces animaux, et puis tu sais tuer un animal fait en sorte que tout de suite son organisme se bourre d’adrenaline et donc quand tu mange de la viande du mange de l’adrenaline, ce qui, on le sais rend l’humains violent, regarde autour de toi et dit moi que c pas vrai, regarde un vegan et dit moi si tu les trouve violent je te fait une mains tendu par ce que je sent que tu aime trop la viande pour axcepter pouvoir t’en passer un jour. on te rassure, nous les vegan qui sommes devenu vegan on a eu le meme mode de vie que toi, donc on te comprend on kiff le gout de la viande (meme si l’odeur de plus en plus me repugne, ca sent le cadavre ce truk en fait quand on a pas le nez hypnotiser par les produits chimique). oui on kiff aussi le lait pour nous en avoir fait boire a en vomir depuis tout petit et je te parle pas du fromage. mais bon quand on reflechie en adulte et qu’on sais que c mauvais pour la sante on arrete, un peut comme la clope. tien autre chose tu vera il y a une chose que j’ai decouvert en devenant vegan, de tout les vegan et vegetariens que j’ai rencontrer.. tous sans exeption j’exagere meme pas.. tous m’ont dit qu’arreter la viande n’as pas etait un probleme pour eux.. et a mon grand etonnement pas non plus pour moi qui pouvait manger un kilo de viande comme ca.. un kilo… et meme la viande cru ca m’a jamais fait peur… mais vue que le corp n’en a pas besoin il ne te le reclame pas donc c tres facil a arreter. par contre tout les carnivor te disent OUI MAIS MOI JE SUIS UNE EXCEPTION MON CORP EN A BESOIN… blablabla c tres facil de se mentir a soit meme et de s’avouer vaincu avant d’avoir commencer. tu vera mec c tres facil d’arreter la viande et tu va te sentir telement leger que tes potes les cerfs tu va meme pouvoir leurs courir apres et ce apres un repas bien charger (autre point positif de ne plus manger de viande, le fait de pouvoir etre actif meme apres un repas, tu crois pas que c un facteur clef dans l’evolution. regarde un carnivore, un chat un chien un tigre dort toute la journee pour digerer ce qu’il a manger.) bref jespere que tu comprendra ce que je veut dire ainsi que les autres lecteurs avant moi. ici il est question que tu te remette en question tout comme je suis content que tu puise en faire de meme avec moi sur le regime paleo. regarde bien le tableau que je t’ai donner et trouve moi une bonne raison de manger de la viande… et puis je te lance un defis entre amis. la prochaine fois que tu veut mager de la viande de facon naturel, fait le vraiment de facon naturel, chasse avec tes mains, tue avec tes dents, mange cru.. mais surtout mage tout, intestins, fourrues, anus, oeils etc et dit moi si tu ne tombe pas malade apres ca… sur ce merci quand meme pour ce blog qui parle je pense d’un des sujet les plus important du siecle vue que tout le monde creve la bouche ouverte a cause de la bouffe, trop ou pas assez

      1. Olivier Ramirez

        Je pense qu’il n’y a rien à rajouter…c’est de la pépite ce commentaire. J’en pleure encore de rire hahaha.

        1. jules

          c drole j’avais pas l’intention de faire rire mais c vrai qu’a le relire mon com on prete a sourire, merci du soutient (j’espere que ton com n’etait pas sarcastique sinon c moi qui passe pour un con la lol)

          1. Olivier Ramirez

            Désolé de te faire passer pour un con alors.^^

            1. jules

              oui encore faut il des arguments

            2. Olivier Ramirez

              J’ai pas envie de perdre mon temps à argumenter chacune des absurdités écrites parce que ça m’énerve, tu t’entendrais très bien avec superlightman qui a écrit des commentaires sur un autre article de Jérémy qui traitait du végétarisme.

      2. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

        Ouais… là, j’ai un peu la flemme de te répondre… Où sont les arguments ?!

        1. jules

          bon c bien ce que je pense… personnes n’a d’arguments solides, alors ca se debinne faute de preuves.. je comprend de mieux en mieux tralala… decidement ya rien de plus drole que quelqu’un qui veut ouvrir les esprit alors qu’il est lui meme ferme comme une porte de prison.. a oui j’avait oublier de dire… juste pour rire… LES LOBBY VEGETARIENS??? lol sans dec… argg s’il vous plait debarrasez nous de ses immondes creatures qui veulent faire bouffer des legumes a nos enfants.. lol en fait oui on se marre bien ici

          1. Olivier Ramirez

            Il en a juste marre des gens qui viennent déblatérer des inepties sans avoir apparemment aucunes connaissances, fait de lectures ou de recherches et qui prennent ces inepties pour des vérités et des arguments.

            Alors après, même contrer une connerie, ça peut demander des efforts semblables à ceux utilisés pour contre-argumenter quelque chose de plus intelligent. Mais franchement là vu le niveau de réflexion, on a la flemme parce qu’on perd clairement son temps.

  5. Jérémy (Auteur de l'article)

    @ Flora Sana:

    C’est vrai que dans l’article je ne dénonce que les conflits d’intérêts potentiels. Je ne sais pas si les chercheurs sont bien influencés ou pas dans leur activité. Quoi qu’il en soit, le fait de participer à un congrès est pour moi la preuve d’un conflit d’intérêt (même si les chercheurs les nient à tout les coups), car les billet sont généralement payés, les repas mais également les nuits à l’hôtel ou ailleurs.

    Je ne parle même pas du fait qu’ils peuvent recevoir de l’argent pour un discours, à ce moment là, les chercheurs prennent clairement partie.

    Le fait que certains des scientifiques soient adhérant aux sociétés végétariennes montrent qu’ils sont impliqués et qu’ils peuvent faire preuve d’un manque d’objectif. Ils peuvent également recevoir des compensations (je ne sias pas de quelles nature) pour cette adhésion. Mais ce sont des suppositions. En tout cas, je suis convaincu que pour se faire un jugement, il faut au moins être au courant de ces relations qui peuvent être bénigne dans certains cas, mais pas dans tous !

  6. boris

    Bonjour Jérémy,

    Bravo pour ton étude et surtout pour tes remises en question.

    Je trouve la cause des végétariens (-liens, vegans…) très belle et noble mais elle a à mon sens régie par des idées et des concepts (aussi louables soients-ils ?) ce qui les rends vulnérables. Je pense que la bonne santé des végétariens est dû entre autres à la qualité des produits qu’ils sonsomment (qui les dinstingue du reste de la société), au respect qu’ils ont des autres et au soin qu’ils ont d’entretenir leur lien social…

    Mais nous pouvons faire tout cela et manger un peu de produits animaux…

    _La Santé et l’Alimentation ne peux pas, à mon sens, se baser sur des concepts (croyances, religions…) mais devrait uniquement s’appuyer sur des FAITS vérifiables et de bons sens.

    Dans ce sens, le régime paléo est séduisant non pas par ses postures ou ses idées mais parce qu’il s’appuit sur plusieurs millions d’années d’évolution humaine où les hommes chassaient et manger de la viande et n’avaient alors pas d’idées pré-conçues sur le sujet, mais étaient guidés par leur instinct de survie (que nous avons presque totalement perdu aujourd’hui). Autrement dit c’est du bon sens, de l’observation de la nature telle qu’elle est et non telle qu’on l’aimerait ou qu’on la perçoit.

    Malheureusement les études publiées sur les méfaits de la viande ne tiennent que trop rarement compte de la QUALITE des viandes : locales, bio, élevées en plein air, nourries à l’herbe, non-stréessées et non médicamentées, respect de la période de reproduction… il y a fort à parier que cela changerait considérablement la donne !
    L’autre aspect, celui de l’acidification du corps est souvent oublié, car la population « Viandarde » traditionnelle (du moins en france), ne consomme en général pas assez de légumes pour équilibrer….
    Dernier point : Il est raremant tenu compte de la CUISSON (et de la matière grasse qui l’accompagne) ,cf : Dr Seignalet

    En résumé, mangeons de la viande (et des produits de la mer !) de qualité, locale, et en petite quantité celles qui provient des élevages trop polluants (boeuf….) qui sont souvent les viandes rouges.

    Boris
    PS : Jérémy, je trouve le titre de ton article très tranchés et pas complètement en rapport avec le sujet, un petit point d’interrogation aurait pu à mon goût faire l’affaire… nous sommes bien sûr dans le détail !!

  7. Jérémy (Auteur de l'article)

    @Boris:

    Tu soulèves des questions vachement (pour faire le jeu de mot) intéressante. Je suis également d’accord avec toi pour l’hygiène de vie globalement meilleur chez les végétariens. Malheureusement, ce genre d’études ont tellement de biais et font tellement d’approximation, que la vérité est tout autre.

    Il nous est impossible de faire des généralités, et on se rend même compte qu’elles peuvent être fausses (et même pour la cause végétarienne). L’acidification est point que je n’ai pas abordé et qui pourtant me parle beaucoup. C’est l’alimentation dans sa globalité qui acidifie l’organisme, et les protéines animales ne sont qu’une pierre à ce triste édifice.

    La cuisson est également très importante, et j’ai écrit quelques articles sur le sujet. Mais en tout cas, et je rejoins ta 1ère phrase, la cause végé* est utile quelque part aujourd’hui. Je me rends compte que nous sommes tellement perdu face aux dérives de l’agroalimentaire et de notre société, qu’on se demande s’il faut continuer à manger des animaux. L’un des principes mêmes de l’histoire de notre espèce.

    Le jour où nous verrons une étude d’intervention où le premier groupe ne change absolument rien et le 2ème troque son morceau de steack de boeuf contre du gibier élevé à l’herbe, là je pourrais croire aux conclusions des chercheurs. On attendant, on trouve de tout et son contraire sur le net, et ce sont les plus grands laboratoires de recherches qui récupèrent le plus d’écho de part les médias, ces mêmes médias qui relaient une information archi-simplifiée et même mensongères.

    Bref, merci pour ce détail qui n’est pas anodin car à l’origine l’article s’intitulait: « Les Mangeurs de Viande sont-ils Condamnés aux Cancers ? » mais au dernier moment j’ai supprimé l’interrogation… j’étais pas franchement convaincu, et tu’ mas convaincu de repasser en interrogatif ! Merci Boris !

  8. Julien de Vivre Paléo

    Je rejoins les commentaires de Boris et Sylvain.

    Les végétariens ont sans doute une attitude plus saine vis à vis de leur corps et doivent avoir une hygiène de vie en conséquence. Mais attention, beaucoup de végétariens mangent des produits à base de blé (complet ou non) ce qui pourra leur poser des problèmes à long terme.

    Plutôt que de les comparer à des occidentaux, comparons-les à des chasseurs cueilleurs, qui mangent de la viande d’animaux sauvages, avec un ratio oméga 3 / oméga 6 bien meilleurs que les bœufs nourris aux céréales.

    1. Sylvain

      Je ne sais pas, j’ai pas dit grand chose sur le sujet.

      1. Julien de Vivre Paléo

        C’est parce que c’est du condensé ;-)
        viande de boeuf + oméga 6

  9. Veggi Nours

    Salut,
    Dans votre article il manque quand même une référence de poids qui n’a aucun conflit d’intérêt…  » Le Rapport Campbell  » qui prône après étude le végétalisme ou à défaut préconise de consommer à hauteur de moins de 10% la ration alimentaire les protéines animales.

    D’autre part voici un lien vers un site où il est question de santé et végétarisme
    http://www.vegplanete.com/#11

    1. Olivier Ramirez

      Héhé c’est marrant je me suis pris la tête sur lanutrition.fr, pas plus tard qu’il y a une dizaine de jours avec une diététicienne qui me parlait de la plus grande étude jamais réalisée en me citant Campbell et je lui ai donné le même lien que toi.

      Il y a celui ci qui est très intéressant aussi où on apprend les dissidences dans l’équipe originelle de l’étude et ce que dit Campbell par rapport à sa propre étude quand on le questionne.

      « Do I think that the China Study findings constitute absolute scientific proof? Of course not. Does it provide enough information to inform some practical decision-making? [No.] Absolutely »

      On apprend aussi qu’il est végétalien de 15 ans avant son investigation…

      http://www.proteinpower.com/drmike/cancer/the-china-study-vs-the-china-study/

  10. Jérémy (Auteur de l'article)

    @Veggi Nours :

    Salut ! Je suis ravie que tu viennes visiter mon blog et commenter.

    Pour te répondre à propos du rapport Campbell avec la fameuse « China Study », tout cela à largement été critiqué, et malmené par une jeune et célèbre blogueuse américaince.

    Si le coeur t’en dit, tu peux lire ces nombreuses critiques impressionnante qui a même valu à M. Campbell en personne de prendre part au débat.

    http://rawfoodsos.com/2010/07/07/the-china-study-fact-or-fallac/
    http://rawfoodsos.com/2010/06/01/a-closer-look-at-the-china-study-meat-and-disease/

    Merci pour le lien, je vais voir ce qu’il en retourne sur ce site !
    A+

  11. Élisabeth

    Bonjour Jérémy,
    Ça fait maintenant 5 ans que je prends conscience de mon alimentation et que j’essaie plein de choses pour être vraiment en bonne santé. Je viens tout juste de découvrir « théoriquement » le mode de vie paléo, mais en fait, cela fait déjà plusieurs années que je l’applique sans en être consciente, après avoir éliminé de mon alimentation tous les produits céréaliers et le sucre. En ce qui concerne la viande, je me suis rendue compte que ce qui fonctionnait le mieux pour moi, c’est de manger beaucoup d’œufs (j’en suis friande!!!), du poisson et des fruits de mer. Je mange parfois des volailles, mais j’ai une nette préférence pour le tofu. Je ne mange pas de viande rouge ni de porc, simplement parce que je trouve cela difficile à digérer. Tout ça pour dire que c’est à force d’expérimentations, d’essais plus ou moins concluants qu’on apprend ce qui nous va. J’ai trouvé mon mode alimentaire idéal. Je pense que nous avons tous une individualité biochimique qui nous est propre et donc, que nous devons faire des essais sur ce qui nous convient ou non. Aux puristes, je dirai d’ouvrir davantage leur esprit et de tester. Alors la viande, est-elle bonne ou non pour la santé? Ça dépend :)

  12. Nicolaï Van Lennepkade

    « cette énorme manipulation que l’on subit autour de la viande à cause des lobbies végétariens. »
    lol

  13. Sel

    Le LOBBY végétarien ? Le conflit d’intérêt des chercheurs végés ???
    Quid du lobby de la viande et des produits laitiers ? Et pas de conflit d’intérêt pour les chercheurs qui mangent de la viande ??? Si tu veux trouver du conflit d’intérêt du côté des végés, il faut être honnête dans ta démarche et admettre qu’il y en a au moins autant du côté des omnis !
    Et puis, comme dit plus haut, les ovo-lacto-végétariens ont une alimentation beaucoup trop proche de celle des omnivores pour que quelque étude que ce soit soit vraiment concluante…
    Tandis qu’un végétalien ne mangera aucun sous-produit animal, et bannira donc de son alimentation la plupart des produits industriels (c’est fou le nombre de trucs qui contiennent des protéines de lait, du lactosérum, du babeurre…). Lui à mon avis est en bien meilleure santé, puisque son organisme ne doit pas dépenser son énergie à lutter pour digérer tant bien que mal un lait d’une autre espèce qui ne lui est absolument pas destiné…

    1. Sylvain

      « Le LOBBY végétarien ? Le conflit d’intérêt des chercheurs végés ???
      Quid du lobby de la viande et des produits laitiers ? Et pas de conflit d’intérêt pour les chercheurs qui mangent de la viande ??? Si tu veux trouver du conflit d’intérêt du côté des végés, il faut être honnête dans ta démarche et admettre qu’il y en a au moins autant du côté des omnis ! »

      En France pas de lobby végé en fait (par contre, dès que tu fais un article qui dit que « bah on peut manger un peu de viande », il y a toujours un végé qui la ramène éképadakord)
      Aux USA, par contre, y a le CSPI qui est pas très clair sur ses intentions, d’ailleurs à l’origine de pas mal de controverses là-bas. Voir le film FatHead de Tom Naughton qui explique bien ça.

  14. inve

     » énorme manipulation que l’on subit autour de la viande à cause des lobbies végétariens. »

    HAHAHAHA J’ai lu l’article en entier je croyais que c’était sérieux, mais cette phrase plombe la crédibilité de l’auteur.

    1. Jérémy (Auteur de l'article)

      Un vieil article, et je dois dire que je suis surpris moi même de cette dernière phrase. Quoiqu’il en soit, les données scientifiques restent toujours vrai. Après le blabla des rédacteurs… Ca n’intéresse que ceux qui n’ont pas d’arguments ! N’est-ce pas ? ; )

      1. France Mutation

        Le pauvre gars qui écrit cet article utilise 7 études … ? LOL … Qu’il aille en débattre avec le Pr. Jerome Bernard Pellet, Medecin, Nutritionniste, Maitrise en bio statistiques, qui lui par contre a étudié 1500 études sur le Végétarisme et le Veganisme … et … qui est devenu Vegan tellement l’évidence est immense ! …

  15. Olivier Ramirez

    Je pense qu’il ne faut pas être surpris de cette dernière phrase, plus que lobbies, je dirai groupes de végétariens et biais de confirmation.

    Et il y en a beaucoup aux Etats Unis, mais ce qui a fait le plus de tort à la viande et les produits animaux, c’est l’épidémiologie. Elle en fait du dégât, une vraie saloperie.

  16. Tralala

    Les lobbies végétariens??!! Triple LOL!!!
    Ah la la, ces méchants végétariens qui empêchent tout le monde de tourner en rond, merde alors!
    On peut plus bouffer du foie gras tranquille, sans qu’il y en ait un qui vienne la ramener avec ses histoires de torture, j’en passe et des meilleures! Y’a qu’à fermer les zoos et les cirques aussi tant qu’on y est? Et toutes ces belles traditions culinaires et autres, ils y pensent les végétariens, hein? Pff, tu parles, y’a pu d’respect ma pov’ Lucette….

    L’homme est omnivore, il peut donc manger ce qu’il veut, CHOISIR. C’est ce qui le différencie de la plupart des animaux. Pour le reste c’est pareil, même pire, mais là-dessus, il a un semblant de liberté.
    Toutes ces études sur le bien fondé ou pas du végétarisme ne prouvent qu’une seule chose: l’être humain a maintenant atteint le sommet de l’égoïsme et de l’insensibilité, il ne renoncera à exploiter ses frères les animaux, uniquement si il est prouvé scientifiquement (soi-disant) que c’est bon pour lui. Et encore…
    L’être humain a besoin de confirmation, il a du mal à penser par lui-même, à ressentir par lui-même aussi.
    On s’en fout si c’est bon pour la santé ou pas, on s’en contrefout. Quand on arrête de manger de la viande, c’est qu’on a ouvert les yeux, et c’est qu’on a vu dans ceux d’une vache la même chose que dans les siens: la vie, et toute vie a droit au respect.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Salut Tralala,

      Beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup de personnes raisonnent en terme de publications scientifiques afin de faire des choix alimentaires. Il y a du bon et du moins dans ce nouveau paradigme (pas si nouveau que ça) scientifique.

      Ceci dit, je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait qu’il faille s’écouter et suivre les réactions de son corps au-delà d’un morceau de papier.

      Finalement, je ne mettrai pas toutes les viandes dans le même plat. Je suis pour la consommation d’une viande naturelle, celle chassée de ses propres mains, dans des conditions respectables et … pour manger ! Toi, tu nous parles bien évidement de la grande majorité des exploitations intensives d’animaux d’élevages, et je suis d’accord avec toi, ces viandes là ne sont pas recommandables (pour toutes les raisons évoquées plus haut).

      Quoi qu’il en soit, le respect de la vie d’autrui (des gibiers par exemple) n’est pas incompatible avec le fait des les chasser et de les manger. On peut également parler des fermes extensives qui sont autrement plus respectables que d’autres étables intensives (sans parler des conditions d’élevages qui dépendent beaucoup de la nature humaine du site…)

  17. Tralala

    Il y a beaucoup de gens qui sont pour une viande « naturelle » comme tu dis, le problème c’est que personne n’est capable d’aller la chasser de ses propres mains, comme tu dis aussi.
    Si je parle de tout ça, c’est que je connais très bien ce milieu. J’ai grandi dans un bled paumé, entourée de chasseurs, pêcheurs et de fermiers. Je me rappelle encore de la vie de misère de tous ces lapins enfermés dans des clapiers qui n’en sortaient que pour recevoir un coup derrière la tête, de tous ces poulets égorgés dans l’arrière cuisine, qui se débattaient en criant, de toutes ces vaches, ces moutons qu’on enfermait un jour dans un camion, direction l’abattoir. J’en ai vu pendant toute mon enfance, mon adolescence, et franchement, ça avait beau se passer dans un cadre magnifique et naturel, dans des fermes extensives, ça n’avait rien de cool pour autant…
    Et ces faisans majestueux, si colorés, que mon père déposait morts sur la table de la cuisine… Un jour je lui ai demandé pourquoi il tuait des animaux si magnifiques, il m’a répondu que ce n’étaient pas des animaux, mais du gibier… Ce jour-là, j’ai vraiment commencé à me poser des questions, je ne comprenais pas cette logique.
    Le problème n’est pas l’extensif ou l’intensif, le problème c’est notre rapport aux animaux. Va-t-on un jour les considérer comme des êtres vivants, qui ont envie de vivre leur vie, tout comme nous, ou alors allons-nous continuer à les considérer comme de la viande sur patte uniquement? Tel est le problème. Allons-nous continuer à nous considérer au-dessus de toutes les autres formes de vie, pouvant en disposer à notre guise? Que les fermes soient extensives ou pas, c’est toujours de l’exploitation, et il n’y a pas de respect là-dedans. Même dans les fermes extensives on enlève les veaux à leur mère pour pouvoir leur prendre leur lait (eh oui pour ceux qui ne le savent toujours pas, les vaches ne donnent du lait que quand elles ont eu un veau).
    Quand on trouve normal d’exploiter les animaux, on trouve normal aussi finalement d’exploiter d’autres êtres humains, et tout ce qui peut rapporter de l’argent. Si on est vraiment honnête, si on regarde les choses vraiment en face, on voit que notre civilisation repose là-dessus, sur l’exploitation, et non sur la coopération.
    Devenir végétarien, c’est aussi penser à tout ça, pas qu’aux animaux… C’est une démarche qui s’inscrit dans une perspective beaucoup plus large…

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      @Tralala:

      Bon, il y a quand même une limite entre une exploitation « normale » des animaux, du gibier, à travers le chasse et l’alimentation. Tuer un animal, ce n’est jamais une chose agréable et je peux te garantir qu’il y a beaucoup de RESPECT dans cette acte d’ôter la vie d’un animal. Ce n’est pas tous les chasseurs qui le possède mais il convient de faire une différence entre une exploitation intensive maltraitante et un acte occasionnel sain, sans torture (ou si peu, mais encore faut-il le faire correctement) qui permet de se nourrir d’une manière traditionnelle.

      Je suis végétarien… Un jour sur deux. Je mange donc de la viande, de bonne qualité, et bien souvent celle qui provient de notre chasse ou de celle d’ami ou bien d’élevage extensif.

      Je veux bien militer contre certaines dérives mais attention de ne pas tout mélanger !

  18. Tralala

    Je suppose que c’est une plaisanterie quand tu dis que tu es végétarien un jour sur deux. Ou alors c’est de la provocation, je sais pas, mais c’est totalement idiot.

    Je connais très bien le milieu chasseur, pêcheur, fermier, très très bien, j’ai grandi là-dedans, et je peux te garantir qu’il n’y a pas de respect de l’animal chez eux. Pour eux c’est juste un truc qu’on peut bouffer ou exploiter. Je persiste et je signe.
    Respecter, c’est laisser l’autre, quel qu’il soit, être maître de sa vie, ce n’est pas décider à sa place comment il doit vivre, à quoi il doit servir et quand il doit mourir.

    Ce n’est pas pour autant que ce sont de mauvaises personnes, au fond. Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. Mon père est un mec formidable, il te donnerait sa dernière chemise si tu en avais besoin, mais il est totalement insensible à la souffrance animale.

    Bah je laisse tomber, je vois que c’est un dialogue de sourds.

    Et si… il faut tout mélanger, c’est justement de tout mettre dans des cases qui pose des problèmes.

    Allez, c’est pas grave, j’ai l’habitude de prêcher dans le désert, je n’ai pas envie de m’épuiser pour rien, je vois que tu ne comprends pas où je situe le débat, et toutes ses ramifications.

    Bonne continuation, peut-être qu’un jour tes yeux et ton coeur s’ouvriront!

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Effectivement, tu verrouilles magnifiquement bien le débat avec tes clichés, ton extrémisme et ta morale à deux francs six sous.

      Tu es dans la confrontation polaire, des extrêmes contre des autres, alors qu’il y a des centaines et des centaines d’alternatives vertueuses qui jouent sur plusieurs tableaux mais qui vont contre tes idées « de laisser l’autre vivre ». Rentrer dans le débat de la chasse n’est pas du tout productif, je n’ai nul envie de défendre des chasseurs qui se moquent bien de leur proie.

      Moi je mène un combat pour faire changer un maximum de personnes vers des comportements (alimentaires ou écologiques) plus respectueux de la planète, de la biodiversité, etc. Dans ce combat, la modération, l’équilibre et l’écoute sont des points tout à fait essentiels pour convaincre et faire germer une petite graine de changement. Tes commentaires ne servent qu’à créer selon moi un clivage « ce que tu fais est mal, ce que je fais est bien, point final ».

      Non. Je suis désolé, je trouves que ton combat est admirable mais qu’il ne génère pas autant d’impact qu’un discours plus modéré. Ceci étant dit, il en faut pour certaines choses…

      En tout cas, mon coeur et mes yeux sont grands ouverts, surtout avec un magnifique cerf dans ma ligne de mire, un coeur qui palpite et un respect profond pour cet acte naturel ; ) !

      T’aimes pas le concept d’être végétarien un jour sur deux ? Mince alors, tu n’aimeras le prochain article toi !

      1. Charlotte

        Bonjour Jeremy,

        Tout d’abord félicitations pour ton site et tes réflexions assez éclairantes.

        Pourrais-tu cependant préciser ta pensée ici, je te cite: « mon coeur et mes yeux sont grands ouverts, surtout avec un magnifique cerf dans ma ligne de mire, un coeur qui palpite et un respect profond pour cet acte naturel ; ) !  »

        L’acte de tuer est naturel selon toi?

        Tu as également posté sur ton site une photo de toi, un faon tué à la main, porté en trophée. Tué un animal qui n’a même pas atteint l’âge adulte, par quoi le justifies-tu? (à part le plaisir de tuer…?)

        1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

          Salut Charlotte !

          Bon, c’est pas très sympa de ta part de ressortir ce vieux commentaire qui s’inscrivait dans un débat avec un végan plutôt borné il me semble. Mais soit, j’assume tout à fait cet acte, et c’est bien pour cela que j’ai décidé de le montrer directement et avec une photo sur ma page de présentation.

          Donc oui, l’acte de tuer est tout à fait naturel selon moi. Quoi de plus naturel que la relation de « proie-prédateur » dans les grands écosystèmes ou les réseaux trophiques. L’Homme s’est hissé au sommet de la chaîne alimentaire, avec des actes de prédations. Pour moi, cela est normal. Après que tout le monde n’en soit pas capables, je peux tout à fait le comprendre et je le respecte bien entendu.

          Sur ma photo avec le faon, il n’ a bien entendu pas été tué à la main mais avec un fusil. J’ai choisi une photo sans présence de sang ou de plaie ouverte pour ne pas choquer outre mesure mais pour créer tout de même un effet. L’âge adulte ou pas n’a au final que peu d’importance dans l’acte de tuer. Là encore tout dépend de la sensibilité de chacun, certaines personnes ne tirent que les mâles adultes, d’autres que les femelles adultes, moi je n’ai pas de préférence. Si je ne dois avoir qu’une cible dans la journée, et que c’est un faon, et bien ce sera un faon et rien d’autre.

          Le plaisir de tuer dans cette histoire ? Question complexe, ce n’est jamais agréable de tuer un animal, c’est l’acte de chasse qui est quelque part agréable. Je vais me répéter, mais on ne va pas à la chasse pour, ultimement tuer une bête, on doit y passer c’est sûr, mais c’est avant tout pour récupérer de la viande pour se nourrir.

          Ensuite, et pour être complet, il faut savoir que j’ai une certaine sensibilité « écologiste » dans le sens scientifique du terme, du fait de mes études. Et en Calédonie, il faut être au courant que le cerf est une espèce introduite à caractère envahissant avec des effets ravageurs sur la flore néo-calédonienne. Les cerfs se multiplient énormément car ne possédant aucun prédateur naturel sur cette île, ils dégradent fortement les sous-bois forestiers et empêchent toutes reforestations naturelles. Dès lors que l’on doit faire des campagnes de revégétalisation, il faut penser aux grillages anti-cerfs pour éviter l’arrachage et le broutage intempestif. En plus d’être un acte traditionnel, nourricier, c’est quelque part un acte écologique dans l’idée d’une régulation des populations, de cette espèce envahissante.

          Comme je te le dis, la chasse en métropole ne bénéficie pas d’une bonne image de marque et je peux le comprendre. Quand je vois comment cela se passe, dans quelles conditions et la pression qui est mises sur les chasseurs, etc. Ce n’est pas agréable du tout !

          J’espère avoir répondu à tes interrogations, mais surtout avoir exprimé au mieux ma pensée. En gros, je ne suis pas un barbare sanguinaire qui chasse au couteau les jeunes faon tout droit sortis du ventre de leur mère… Non, on prend une journée pour la chasse, on rentre parfois bredouille, on a fait une belle ballade, parfois on tue (avec respect) et on partage la viande sans gaspillage (ou on évite au maximum).

      2. Charlotte

        Re bonjour Jérémy!

        Désolée je réponds à ton commentaire précédent car ta réponse, bizzarement, n’apparait pas sur la page (je n’ai que la copie reçue par mail).

        Il n’y a pas de mal à répondre à un vieux commentaire (pas tellement vieux d’ailleurs!). J’ai découvert ton site il y a seulement quelques semaines, donc je rattrape mon retard et lis à mon rythme ;-)

        Merci à toi en tout cas pour ta réponse que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt.

        Bon, que tu revendiques que l’acte de tuer est tout à fait naturel fait un peu peur. Je pense que les mots que tu as choisi ne sont peut être pas les bons. Cet acte répond-il à une envie? Un besoin? Une nécessité?

        Je comprends tes arguments. Dans la chaîne du respect des animaux, ceux qui les respectent le plus c’est quand même les végétaliens! Après comparé à un zoophage lambda, bien sur que tu as plus de respect pour l’animal en le tuant alors qu’il est dans son habitat naturel et qu’il a vécu sa vie d’animal (si encore tu lui laisses la chance d’atteindre l’Age Adulte! – on y revient). Contrairement aux milliards d’individus qui mangent de la viande en provenance d’élevages industriels, sans se soucier des conditions de vies de ces animaux exploités, traités comme des machines, de la naissance jusqu’à la mort, sans aucune compassion. Ces consommateurs, toujours plus nombreux, qui majoritairement ne veulent pas entendre parler de souffrance animale, ne veulent pas voir ce qui se passe dans nos élevages (80% intensifs), sauf éventuellement lorsqu’il est question de catastrophes sanitaires (vache volle, grippe aviaire, bactéries résistantes aux antibiotiques, etc) où là éventuellement ils s’inquiètent des possibles répercutions sur eux-mêmes.

        Bien sur Jérémy que toi tu te poses des questions et je te félicite pour tes démarches. Mais la façon dont tu vis ta vie – et la façon dont tu chasses – crois-tu que cela est appliquable au reste de la population? Dans les villes, comment les gens devraient consommer? Quel régime serait-il préférable de suivre?

        Merci encore à toi pour les interrogations que tu suscites. Toujours bon de remettre en question ses convictions ;-)

        Bone journée!

  19. Jac

    Bonjour, Il est vrai que ce débat est complexe. Je pense que le fait de manger de la chair animale n’est pas bien compris par tout le monde. Tu dis que tu es chasseur, il y a donc une cohérence d’une certaine manière dans ta démarche. Mais combien de mangeurs de viande sont capables de tuer l’animal qu’ils mangent? Et combien seraient capables de regarder jusqu’au bout les videos disponibles sur internet montrant les conditions dans lesquelles les animaux sont élevés, transportés et abattus? Trés peu. Il faut savoir que 80% de la viande disponible sur le marché provient d’animaux d’élevage en bâtiments fermés dont certains ne verront jamais la lumière du jour (sauf le jour de leur mort) et qui ne mangent que rarement leur nourriture naturelle, sans compter les hormones de croissance et autres antibiotiques dont ils sont gavés. Je suis d’accord avec Tralala. Arrêtons de considérer les animaux comme des sous-espèces justes bonnes à nous nourrir. A une certaine époque, il est possible que nos ancêtres n’avaient pas le choix pendant les longues périodes hivernales mais physiologiquement, l’homme n’est pas fait pour digérer la viande. Son appareil digestif est celui d’un frugivore pour plusieurs raisons comme tu le sais déjà: https://sites.google.com/site/libertero/l-humain-ce-sauvage/anatomie-comparee
    ce qui veut dire qu’il peut complétement se passer de viande et même de sous-produits animaux comme le lait indigeste pour l’homme, contrairement à ce que veulent nous faire croire les soi-disant nutritionnistes inféodés aux lobbies de l’élevage. D’autant plus que le régime végétarien coûte moins cher à la sécurité sociale. Alors pourquoi aller persécuter les animaux alors que contrairement à nos ancêtres, nous avons le choix de nos jours? Et si on doit parler des problèmes d’environnement, gaz à effet de serre, déforestation, pollution de l’eau, gaspillage de matières (15 kg de céréales pour un kg de boeuf)…il apparait que la production de viande est une catastrophe. 70% des surfaces agricoles sont utilisées pour l’élevage pendant que des millions de personnes souffrent de la faim. En résumé, je n’ai rien contre ceux qui mangent de la viande, je m’insurge contre la désinformation pour que ceux qui en mangent fassent ce choix en tout connaissance de cause et assument les conséquences de leur choix. Éduquons les enfants, laissons leur la liberté de choisir et que chacun réfléchisse en profondeur à son comportement. Il semble que ce soit ton cas mais combien de mangeurs de viande sont dans cette démarche?

  20. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

    @ Charlotte:

    Je suis de l’avis que l’Homme a toujours tué pour survivre. Que ce soit du gibier, des oiseaux, des oeufs, des reptiles, des poissons, nous n’avons jamais été des cueilleurs purs et durs sans acte de mise à mort.

    Aujourd’hui, ce besoin n’est plus une nécessité je te l’accorde et je ne l’ai jamais ressenti comme une envie non plus. Et bien évidemment, tout le monde ne pourrait survivre avec ce mode d’alimentation, car d’une part nous sommes trop nombreux et d’autre part nous consommons aussi trop de viande.

  21. Benoit

    Hello, très intéressant! Un seul point que je voudrait approfondir avec vous; Votre commentaire sur le régime végétarien étant plus écologique en vraie paradoxalement c’est faux, l’unique solution à un monde plein d’engrais chimiques et de viande aux hormones c’est une culture en alternance avec de l’élevage de bovidés, moutons ou cochons libres sur herbe ou trèfle et cultures. Ce que l’on appel de temps en temps perma culture ou agriculture dynamique. Donc en gros un monde végétarien serait du pain béni pour Monsanto… Voici quelque liens:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Pochon

    http://permacultureprinciples.com/

    http://www.permaculture.eu.org/blog/2012/07/la-place-des-animaux-dans-un-systeme-en-permaculture/

  22. David

    Jules es tu sportif? J ai essayé le végétalisme ma perte de puissance est significative… Niveau recup enchaîner 2 grosses séances la seconde est nul et sans intérêt le niveau de fatigue est élevé.. Niveau endurance a basse vitesse l oxydation est plus tardive tout en consommant de la protéine animal mais a faible dose. Le dynamisme d un Vegan au début est très elevé par detoxification organique mais après il reste limité il n’y a rien de Scientifique dans mes propos juste un simple constat de thérapeute et sportif. Triathlete sur toute distance du sprint a l ironman je ne suis pas pro mais mes résultat reste objectif.. Après tout est dans la mesure l alilentation est un art.. Il circul des triathletes Vegan longue distance j aimerai voir leurs temps…

  23. Wilfried

    Le problème n’est pas de manger de la viande ou pas… le problème c’est de manger de la BONNE viande (chose rare…). J’ai écris un article sur le sujet sur BMoove http://www.bmoove.com/regime-paleo-viande/

  24. sosodu45

    Je vous lis tous et c est affligeant…..
    moi je ne suis ni vegetarienne ni mangeuse de viande a fond.
    j essaie d etre equilibrée. Quoi que vous en disiez notre organisme n est pas celui d un carnivore nous le sommes devenu. Regardez notre machoire pour te reprendre Jeremy dans ton livre sur les croquettes que j attends toujours alors que j ai payé lol et bien nous autres humain avons plus la machoire d un herbivor que d un carnivore desolee.
    donc le mieux est certainement de manger plus de vegetaux que de viande. Le moins saignante possible et je vous invite a lire le livre du Cancerolgue henri joyeux.
    bonne journee

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Sophie,

      Ton livre a été envoyé immédiatement par mail lors de ton achat. L’ouvrage est numérique.

      Bien à toi.

      Jérémy

  25. Roger

    Bonjour,je suis un ancien militaire qui n’aura plus la chance d’allez combattre et je m’ennuie de l’adrenaline que cela me procurais . Mais j’ai la chance d’avoir lu cet article et d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui me comprend,la lois du plus fort c’est cool,l’adrenaline,le sentiment de pouvoir et de domination dans le respect total de la lois du plus fort.Je parle de ce grand homme Jeremy qui en respectant et approuvant cette loi magnifique devrait accepter de signer la décharge qui m’autoriserais a le chasser légalement car je suis certainement plus fort que lui et de loin supérieur au combat,au point ou il ne s’aurait meme pas se qui lui est arrivé,dans un respect total.Oublions ces lois créer par l’homme et suivont la lois de la nature…la lois du plus fort. J’attend ta réponse,respectueusement Roger. ps:J ‘espere que tu auras l’honneur d’honnorer ta philosophie !!!

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Roger, on va se la jouer à la Rambo dans la forêt c’est ça ? Chacun son fusil, ses munitions et ces pièges ? Ne soyez donc pas trop sûr de vous, j’ai vu plein de films de combat et de robocop et j’ai fait plein de parties de Paint Ball. Et j’ai des supers tee shirt militaires, et plutôt bon tireur ; )

  26. Roger

    N’ayez pas peur c’est du sarcasme,bien sure !!!

  27. TOURNISSOU

    bonsoir, ce que j’en dit c’est que quand je me promène dans un verger je meurs d’envie de cueillir un fruit et de le croquer à pleines dents!! Par contre si je me promène dans un pré et que je croise un veau, je le trouve mignon mais il ne me fait pas du tout saliver mais alors pas du tout !!!! J’en déduit qu’on ne « chasse » pas sa nature… Et pourtant je consomme de la viande… Mais c’est comme arrêter de fumer, seule la vraie conscience du mal que l’on fait et que l’on se fait nous ouvrira les yeux!!! J’ai mauvaise conscience; je culpabilise mais j’ai « peur » aussi d’arrêter les protéines animales car peur d’avoir des manques!! (ça me vient de bêtises qu’on m’a ressassées quand j’étais enfant et souvent à grand coup de baffes!! et les traumatismes ont souvent la dent dure). Bref, je suis consciente d’être ambiguë mais je suis sure de moi, si on s’est mis à manger de la viande il y a des millions d’années c’est pour se donner le + de chances possible de survie… le côté opportuniste… mais c’est pas parce qu’on peut être opportuniste de temps en temps par nécessité qu’on se doit d’en faire une tradition !!! Quand à la chasse ça ressemble à un rite un brin macho pour montrer sa force, sa puissance sur la vie de l’autre (avec une arme of course! parce que la puissance de l’homme à main nue je la cherche encore!!) voir son insensibilité virile !!! quand à notre cerveau qui prouverai qu’on n’a pas à nous comparaît à d’autres espèces c’est de la foutaise car nous ne sommes que des êtres vivants ne valant pas + que n’importe quelle autre espèce!!!! et notre cerveau pourrait nous permettre de faire mieux que de détruire: nos semblables ,les espèces les + faibles (on s’attaque pas aux prédateurs pour les manger… comme de par hasard) et même notre planète qui n’est pas (à priori) un être vivant (au terme où on l’entend!) on arrive à tout détruire sur notre passage!!!! super notre cerveau!! bénédiction ou malédiction??? bref je ne veux blesser personne c’est pas mon but mais on a le droit d’ être contradictoire mais le pire c’est de ne pas en avoir conscience!!! Il faut chercher à être meilleur!! voilà à quoi doit servir ce cerveau !!! Et pour moi les végétariens sont ceux qui respectent le mieux la vie ,la leur et celles des autres et je les admire beaucoup à défaut de faire partie de leur « groupe »…. mais ça viendra sans doute quand j’arriverai à me défaire de cette peur et des mythes familiaux!!!

  28. TOURNISSOU

    Ps: oups désolée pour les mégas fautes que j’ai fait!!! la fatigue sûrement! lol

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