Polémique sur le Cholestérol : Je devrais tenir ma langue, moi, pauvre ignorant.

 

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Résumé de l’article

Vous allez découvrir dans cet article les critiques qui m’ont été adressées par un scientifique avec 20 ans d’expérience dans le milieu médical proche de la polémique du cholestérol, selon lui.

D’après ce chercheur, je n’ai ni les compétences, ni les connaissances pour traiter un sujet aussi complexe que l’utilisation des statines, des médicaments hypocholestérolémiants ultra-répandus, dans le traitement des maladies cardio-vasculaires. Et de présenter des recommandations en matière de santé publique.

Cet article confronte donc deux milieux bien spécifiques, et bien connus du blog :

  1. Celui des diplômés, qui auraient de facto toutes les connaissances et les compétences en la matière, et seraient les plus a même de conseiller patients, institutions et confrères.
  2. Avec celui des non diplômés, qui n’auraient de facto ni les connaissances, ni les compétences pour comprendre des notions complexes en biomédicale, en statistiques, en publication scientifique, et ne pourraient ni conseiller, ni critiquer les précédents, les diplômés.

Je me bat bien sûr sur ce blog contre cette dichotomie malsaine qui nous fait croire faussement qu’un diplôme serait synonyme de compétence, d’honnêteté scientifique et d’esprit critique.

Cet article remet donc les points sur les i.

Il vous montrera à travers mon expérience personnelle, et mon analyse critique de la littérature scientifique, que des non diplômés, non expert et non médecin peuvent critiquer, et dénoncer des zones de non droit dans le milieu médical.

Voici les 3 premiers points abordés :

1ère point : De quel droit puis-je parler cholestérol, statines et conflits d’intérêts sans la moindre compétence en la matière ?
2ème point : L’industrie pharmaceutique contrôlerait des milliers de chercheurs à travers le monde ?
3ème point : La recherche scientifique est indépendante, et le scientifique objectif à 100%

D’avance bonne lecture.

Un scientifique tamponne Dur à Avaler !

Fait assez rarissime sur le blog, j’ai décidé de rédiger un article afin de réagir au commentaire d’un internaute, et pas n’importe lequel, à propos de mon 1er article sur la polémique du cholestérol.

Je dévoile dans cet article une vérité qui dérange, surtout pour l’industrie pharmaceutique et les médecins allègrement payés par elle, à propos du rôle fondamental du cholestérol et de sa diabolisation extrême afin de vendre des produits, avec des effets secondaires graves.

J’ai donc reçu récemment un très long commentaire, digne d’un article du web (plus de 1000 mots), sous forme d’une critique en 10 points, de la part de M. « Grossbouff ». Probablement un pseudonyme (mais j’ai de gros doutes !)

Après avoir lu ce commentaire, j’ai d’abord voulu y répondre, mais l’ensemble des points soulevés par M. Grossbouff me donnait l’unique opportunité d’argumenter sérieusement et de remettre sur le tapis un sujet qui me tient à cœur :

Le cholestérol, les statines et les conflits d’intérêts

Alors voilà. M. Grossbouff se définit comme un chercheur, ou un scientifique, avec plus de 20 ans d’expérience dans le domaine du cholestérol et des maladies cardiovasculaires, je présume.

Vous allez découvrir les 3 premiers points de M. Grossbouff, pour lesquels j’ai rajouté un titre afin que vous sachiez immédiatement de quoi on parle.

Conflits d’intérêts, compétences médicales, opinions personnelles, sécurité sociale, etc.

L’échange risque d’être passionnant et intéressant pour tous les curieux et les concernés par cette lourde et grave polémique autour du cholestérol et des maladies cardiovasculaires.

M. Grossbouff, c’est parti !

Question / Réponses : M. Grossbouff contre Dur à Avaler !

Voici tout d’abord la présentation de M. Grossbouff, vous n’apprendrez rien de nouveau :

« Bonjour!

Je me présente, je fais partie des méchants: je suis chercheur depuis 20 ans au moins, pas seulement mais aussi dans ce domaine. J’aimerais émettre plusieurs critiques, si vous le permettez: »

1ère point : De quel droit puis-je parler cholestérol, statines et conflits d’intérêts sans la moindre compétence en la matière ?

M. Grossbouff :

La critique est quelque chose de sain, la critique à tout va ne l’est pas. Quand mon ordi ne fonctionne pas je ne demande pas au boucher de le réparer, je fais appel à un professionnel. Je trouve osé, allez disons-le culotté de critiquer les résultats d’une communauté internationale entière, une communauté composée de dizaines de milliers de personnes, toutes avec un bagage scientifique hors-pair. Et vous, vous arrivez avec vos gros sabots et vous jetez l’opprobre sur leur travail ? A quel titre svp ? A l’heure de l’internet tout le monde peut devenir spécialiste, il suffit de savoir lire. Le problème c’est qu’on trouve n’importe quoi sur le web et le tri, on doit pouvoir le faire en connaissance de cause. Vous avez dit connaissance ?

La réponse de Dur à Avaler :

On est d’accord, la critique est quelque chose de sain, et d’essentiel pour faire avancer les choses, combattre les idées reçues et lutter contre la désinformation.

Malheureusement, à travers ce premier point, vous êtes dans l’erreur à maints égards. Tout d’abord, je ne critique absolument pas « les résultats d’une communauté internationale entière ».

Non, c’est bien sûr totalement faux.

Moi, je critique et dénonce des publications scientifiques bien précises, erronées ou biaisées, écrites par des scientifiques plus ou moins honnêtes, qui ne participent pas à améliorer l’état des connaissances scientifiques ou médicales (mais plutôt le compte en banque de Big Pharma).

Je dénonce bien entendu les scientifiques et les médecins  financées par l’industrie pharmaceutique.

Je développerais cette partie dans le second point qui touche spécifiquement les conflits d’intérêts et les financements dans la recherche.

Donc, revenons à nos moutons. N’étant pas chercheur en exercice dans le domaine de la cardiologique, je n’aurais pas le droit de m’exprimer et de critiquer la sphère scientifique et médicale ?

C’est une attaque absolument classique que je reçois régulièrement de la part des professionnels froissés et blessés par mes articles. Notamment les diététiciens-nutritionnistes, les vétérinaires

Mais c’est une attaque totalement non-avenue, qui vous dessert à 110%, car orienté sur ma personne et non sur le fruit de mes recherches, de mes réflexions et de tout ce que je peux écrire.

Malheureusement pour vous, les visiteurs réguliers de mon blog ont l’habitude de voir ce genre de comportement qui vous permet d’éviter d’argumenter, et de m’affronter scientifiquement.

Moi j’apporte des références scientifiques, des articles documentés, des enquêtes fines et minutieuses sur les plus éminents scientifiques en cardiologie… Et vous vous me dîtes que je n’ai pas de diplôme, sans un seul petit argument ?

Alors oui, je suis d’accord avec vous M. Grossbouff, le net regorge de bêtises et d’âneries, mais au risque de vous surprendre, la science également, et ça peu de gens le savent.

Alors oui, je n’ai pas de diplôme en cardiologie, je n’ai pas de diplôme en médecine générale, mais je vous assure que mes études doctorales me permettent de lire une étude scientifique, d’y trouver les biais méthodologiques et les sponsors, parfois suspects !

Ok, point suivant.

2ème point : L’industrie pharmaceutique contrôlerait des milliers de chercheurs à travers le monde ?

M. Grossbouff :

Pouvez-vous imaginer que Big pharma puisse contrôler des milliers de chercheurs à travers le monde ? Cette idée est tellement ridicule que je n’ai même pas le cœur à rire. En tant que chercheur vous n’avez pas idée à quel point je me fous de Pfizer, Roche et consoeurs, qu’est-ce que j’en tire comme avantage ? Les chercheurs ne sont pas payés par les firmes pharmaceutiques, ils sont payés avec des crédits publics !! Vous croyez que je touche de l’argent de big pharma pour chaque article que je publie ? Avant de dire des âneries pareilles, prenez la peine de faire les études nécessaires et de faire de la recherche, vous pourrez ensuite parler en connaissance de cause. Ce que vous dites est blessant pour moi et mes collègues.

La réponse de Dur à Avaler :

Je vais comme d’habitude commencer par réfuter les propos que vous me faites tenir, car ils sont bien évidemment faux.

Je n’ai jamais dit que l’industrie pharmaceutique contrôlait « des milliers de chercheurs à travers le monde ».

Big Pharma influence, manipule, paye, flatte ou engage des centaines et des centaines de chercheurs afin de pondre des résultats scientifiques qui iront dans son sens, c’est-à-dire vers une efficacité magique du futur produit commercialisé, et une réduction des risques potentiels.

Nul besoin de contrôler des milliers de chercheurs pour cela ! L’avidité de certains scientifiques, le manque de rigueur scientifique et d’éthique suffisent à créer de véritable dogme en la matière.

Vous en voulez la preuve ? Justement, c’est ma partie préférée, mais surement pas pour ces chercheurs que je cite régulièrement.

Citons pour commencer la très imposante Société Française de Cardiologie (SFC), sans nul doute la plus importante en France.

Hé bien j’ai épinglé cette association l’an passé d’entretenir d’odieux conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique, et notamment avec les plus grandes sociétés qui commercialisent des statines.

A l’époque, sur les 9 membres du bureau de direction, 7, dont le président, la présidente sortante, le vice-président, le secrétaire général et le secrétaire scientifique adjoint entretenaient des liens d’intérêts avec les plus grands laboratoires pharmaceutiques.

Un scandale vous avez dit ? Vous, surement pas. Cela doit être normal.

Dans cet article, je dénonce le triste et honteux record de conflits d’intérêt de la plus grande association médicale de cardiologie en France, avec 27 membres sur 43 du conseil d’administration en situation de conflits d’intérêts. Chapeau bas messieurs.

Mais dans le domaine aussi sérieux que la recherche ? Là aussi, nos sérieux scientifiques ne montrent pas tous l’exemple.

Dans cette actualité justement, je dénonçais il y a peu la médiatisation systématique des avis de cardiologues et scientifiques en faveur des statines, qui attaquent bien volontiers et facilement les anti-statines.

Ces médecins j’espère que tout le monde les connait dorénavant. Je parle de MM. Danchin, Ferrières, Puymirat, Bruckert ou Steg, tous, et je dis bien tous, accumulent des conflits d’intérêts avec les plus grands laboratoires pharmaceutiques de la planète.

Et ce sont bien ces médecins-là et ces scientifiques-là qui occupent les populaires tribunes du Monde, et propagent la parole de Big Pharma.

Quand bien même certains tentent de se disculper de tout conflit d’intérêt, comme MM. Grimaldi et Ducimetière, et tentent d’attaquer « honnêtement » les anti-statines, je trouve systématiquement des conflits d’intérêts avec Big Pharma.

M. Ducimetière avait donc occulté lors de son passage télévisé au Magazine de la Santé, probablement un trou de mémoire, de mentionner ces nombreux liens avec Big Pharma. Malheureusement pour lui, j’ai rétabli le tir.

M. Grimaldi nous produit la même performance en signant un article dans une tribune du Monde, afin de redorer le blason des statines. Sauf que M. Grimaldi a omit de signaler ces quelques liens avec la grande Big Pharma.

Ainsi, nous aurions aimé savoir que le service médical du professeur a été entièrement informatisé par Sanofi-Aventis, un revendeur de statines.

Vous avez dit oups ?

Les déclarations publiques d’intérêts de M. Grimaldi lors de son passage dans la Haute autorité de Santé attestent également de liens d’intérêts avec de grands labos pharmaceutiques. Re oups.

Il y a de quoi relativiser sur l’indépendance de nos médecins et scientifiques qui publient des papiers en étant payés par l’industrie d’une manière ou d’une autre (avantages en nature, billets d’avion, congrès, conférences, consultants, etc.)

D’ailleurs, des MM. Danchin ou Steg, je pourrais en trouver des dizaines et des dizaines d’autres en France. Des centaines aux Etats-Unis, et tellement d’autres ailleurs !

Alors peut-être que vous, vous ne touchez pas de l’argent de Big Pharma, ce qui est excellent, et je vous invite à poursuivre dans cette voie, mais tous vos collègues ne sont pas dans la même odeur de sainteté !

On peut passer au point suivant, fichtrement intéressant !

3ème point : La recherche scientifique est indépendante, et le scientifique objectif à 100%

M. Grossbouff :

Les études cliniques sont payées par des crédits publics, pas par big pharma. Comme nous vivons dans un monde libre, big pharma a aussi le droit de publier des articles scientifiques, mais le financement est clairement indiqué ainsi que l’affiliation des auteurs. Croyez-moi si vous le voulez, mais quand je lis un papier écrit par big pharma je m’en rends compte et j’en tiens compte pour l’analyser.

La réponse de Dur à Avaler :

La première phrase de cette critique m’interpelle. Les études cliniques seraient toutes financées par des crédits publics ? Jamais par les laboratoires pharmaceutiques ?

Rien n’est moins sûr. Et si vous aviez pris la peine de faire votre travail de chercheur, avec de belles années d’expériences, vous auriez pu le lire de vous-même. Mais soit, je vais en parler.

Voici un premier exemple avec cette méta-analyse publié en 2005 dans le prestigieux journal médical The Lancet, dans lequel 14 essais cliniques randomisés (incluant plus de 90.000 patients) sont analysés.

La conclusion des chercheurs est extrêmement positive à l’égard des traitements par médicaments hypocholestérolémiants, oui par les statines !

Sauf que si je devais vous croire sur parole, je ne devrais avoir aucun doute sur le bien fondé de cette étude, des conclusions tirées, et sur l’honnêteté scientifique des chercheurs-médecins.

Mais comme je ne crois pas grand monde sur parole, je fouine dans l’article et je trouve facilement la partie « Conflits d’intérêts ».

Dans cette partie nous apprenons que la « plupart des essais cliniques de cette études ont été financés par des bourses de recherches de l’industrie pharmaceutique ».

Autrement dit, Big Pharma est bien derrière des dizaines et des dizaines de programmes de recherche en biomédicale. Et c’est bien normal.

Je vous épargne le fait que 5 membres du comité d’écriture du manuscrit sont en situation flagrante de conflits d’intérêts avec des sociétés pharmaceutiques qui vendent des statines [1].

Mais je ne risque pas de m’arrêter en si bon chemin. La même équipe réalise la même performance, et publie en 2008 toujours dans le Lancet, une méta-analyse regroupant 14 essais cliniques sur l’effet des statines.

Bien sûr, les conclusions sont positives pour les statines, et les auteurs admettent encore une fois que la majorité des essais cliniques choisis ont été financés par des laboratoires pharmaceutiques [2].

Financement public vous avez dit ?

Un autre exemple (et j’en ai pléthore) ? Prenons cette étude publiée en 2006 dans le célèbre JAMA (pour Journal of the American Medical Association) afin de tester l’efficacité de la rosuvastatine commercialisé par AstraZeneca.

Cet essai clinique réalisé sur plus de 500 patients conclue sur l’efficacité du médicament, avec une baisse du LDL-cholestérol et une augmentation de son pendant, le HDL-cholestérol.

Mais alors, cette étude a-t-elle été financée par des crédits publics, comme vous vous acharnez à nous le faire croire ?

Absolument pas. Dans la partie « Financement/Soutien » de l’article, le couperet s’abat enfin et tout devient plus clair.

L’essai clinique a été entièrement financé par AstraZeneca, le labo commercialisant le médicament testé.

Pour couronner le tout, mais ça c’est la cerise sur le gâteau, 5 auteurs (dont le premier, le plus important) ont des liens d’intérêts avec 23 sociétés pharmaceutiques, en tant que consultants, lors d’autres programmes de recherche, etc [3].

Franchement, la liste est encore longue, on pourrait y passer la nuit, et justement, j’y passe mes nuits ! Je vais donc terminer avec un dernier article, histoire qu’on soit clair vous et moi.

En 2001 paraissait dans le JAMA un essai clinique randomisé vantant les mérites d’une statine, la pravastatine sur des inflammations et sur les lipides circulants.

Je vous le donne en mille, cette étude, comme toutes les autres avant elle, a été entièrement financée par la société pharmaceutique Bristol-Myers Squibb.

C’est écrit noir sur blanc dans l’article, avec notamment la déclaration que l’un des auteurs est en train de déposer un brevet sur l’utilisation de biomarqueur de l’inflammation dans les maladies cardio-vasculaires [4].

Je vais maintenant rebondir sur la deuxième partie de votre commentaire, à savoir que vous savez repérer les articles liés de près ou de loin à l’industrie pharmaceutique, et que vous en prenez compte pour vos analyses.

He bien je dois vous dire bravo alors !

Que vous soyez médecin-scientifique, simplement médecin ou simplement scientifique, il n’est pas aisé de se rendre compte des manipulations des sociétés commerciales, et encore moins d’en tenir compte lors de l’analyse d’article scientifique !

Mais pensez-vous que la plupart des professionnels de la santé sont capables d’une telle gymnastique cérébrale ?

Qu’ils ont le temps et les compétences nécessaires pour lire des articles en anglais, écrits avec un style très technique et franchement repoussant ?

Soyons honnête.

La majorité des professionnels de la santé ne lise pas les articles scientifiques, point barre.

Ces personnes-là s’informent auprès des journaux médicaux destinés aux professionnels, écrites dans leur langue maternel, avec déjà un filtre de lecture, un biais dans la transmission de l’information, et des financeurs parfois douteux.

Je pense bien entendu aux grandes associations médicales françaises, qui entretiennent pour la plupart des relations avec le milieu privé. Et je citerais avec plaisir le « Quotidien du Médecin » que je fustige régulièrement pour pondre des absurdités scientifiques et médicales, sous couvert de financement privée (Big Pharma es-tu là ? Que oui !)

L’autre catégorie de professionnels pourra lire les articles, mais uniquement les résumés ou abstract en anglais.

Ces résumés simplifient parfois à l’extrême les résultats des études, et dès lors que le sponsor de l’étude là finance pour son produit, les conclusions seront statistiquement plus favorables à ce même sponsor.

Donc là encore, le piège pour nos chers professionnels de se fier à des résultats, biaisés ou faussés, est grand. Le risque pour le patient est immédiat, car le prescripteur pourrait par inadvertance prescrire un médicament douteux, sous couvert d’étude scientifique fallacieuse.

Pour faire le pont avec les points précédents et vos propos.

Pensez-vous réellement que vos confrères, qui ont publié à plusieurs reprises des méta-analyses dans les plus grands journaux médicaux, n’auraient pas du prendre en compte une majorité d’essai clinique financé par l’industrie pharmaceutique ?

Si, comme vous, eux « savent » lire et faire la part des choses, ils devraient alors savoir que la majorité des essais cliniques dans ce domaine ne démontrent aucun effet positif des statines (14 sur 24), et que les 10 restants n’obtiennent pas de résultats cliniquement signifiant, c’est-à-dire, utilisable concrètement par les prescripteurs et l’assurance-maladie.

Alors oui, pour revenir à votre critique, l’industrie pharmaceutique a bien évidemment le droit de financer des essais cliniques (et elle ne s’en prive pas), toujours dans le but d’obtenir des résultats positifs, c’est un fait indiscutable.

Je terminerais ce troisième point en m’appuyant du commentaire du professeur Even qui démontre avec brio comment l’industrie pharmaceutique falsifie l’intégralité des essais cliniques qu’elle mène sur les statines et les maladies cardiovasculaires (à lire ici).

  • L’accès aux données brutes est impossible sous couvert de propriété intellectuelle et industrielle et de la protection de l’anonymat des patients, alors que de nombreux procès ont démontré des falsifications de données ;
  • Les données recueillies sur le terrain possèdent un fort biais de sélection par des médecins salariés des grandes firmes ;
  • Les résultats finaux, bien que n’apportant des bénéfices extrêmement faibles, sont rendu sexy par des manipulations mathématiques, et notamment les réductions relatives des risques ;
  • La très grande majorité des patients initialement recrutés sont exclus des essais cliniques dès lors qu’ils ne sont pas parfaits, et ne vont pas dans le sens désiré (effet positif de la molécule).

Et bien d’autres.

Ma conclusion sur ces premiers points

Il m’est impossible de répondre à tous les points dans un seul et même article, sinon j’accuserais une baisse de la fréquentation du blog d’au moins 1000%… Sans rire.

M. Grossbouff, revenons rapidement sur les points et les questions que vous avez soulevé à travers la lecture de mon article.

Mais petite parenthèse, l’avez-vous lu ? Avez-vous parcouru les références que j’ai cité ? Excusez-moi d’y douter fortement. Je ferme cette parenthèse.

1er point. La recherche scientifique est également financée par le privé

Premièrement, et je pense l’avoir clairement et simplement démontré ici: les essais cliniques peuvent parfaitement être financés par des firmes privées, avec des intérêts privés, en relation directe avec leur produit.

Le mythe du financement public systématique est donc bien ancré dans votre esprit, et même si de nombreuses études à travers le monde sont financées par ces fonds-là (issus du contribuable), il n’en reste pas moins qu’une partie non négligeable trouve de généreux sponsors parmi Big Pharma.

2ème point. Certaines disciplines médicales, avec leurs représentants, entretiennent des relations étroites avec les firmes industrielles

Deuxièmement, vous ne pouvez me faire accuser l’ensemble de la communauté scientifique comme corrompue et vendue à l’industrie pharmaceutique. Je n’ai jamais tenu ces propos qui sont faux et qui ne dénote en rien la réalité d’aujourd’hui.

La réalité d’aujourd’hui nous montre que les disciplines médicales avec les enjeux financiers les plus importants présentent le plus de risques en matière d’intégrité scientifique, d’indépendance des professionnels, et potentiellement pour la santé des futurs patients concernés.

Typiquement, les disciplines médicales en cardiologie, en diabétologie, en cancérologie (qui m’ont valu un pamphlet sur cette profession la plus corrompue) ou sur l’hypertension et sur l’ostéoporose bénéficient d’un marché extrêmement juteux pour les firmes pharmaceutiques.

Les pressions à l’égard des médecins et des scientifiques est donc sans précédent : frais de colloques, honoraires, billet d’avion, chambre d’hôtel, avantages divers et variés, qui participent à créer une proximité malsaine, et à générer des liens d’intérêts, entre ces professionnels de la santé et des firmes aux intentions purement financières.

3ème point. Les conflits d’intérêts existent bel et bien, et doivent être pris en compte

Troisièmement, moi, j’accuse, je dénonce et je combats cette science-là. Cette science écrite par des personnes conscientes ou non des influences qu’elles subissent.

Je combats à mon échelle, avec mes connaissances et mes compétences, l’obscurantisme médical créé par les firmes pharmaceutiques à l’attention des médecins, des scientifiques, des organismes publics, et de la population.

Je suis ravie d’apprendre que vous sembliez être peu réceptif aux cadeaux et avantages de Big Pharma (et je vous en félicité), mais vous devez être conscient que l’objectivité d’un scientifique est fortement mise à mal, s’il entretient le moindre lien d’intérêt avec un organisme privé.

La nature de ce lien pourrait être simplement intellectuelle, ou bien financière que cela ne changerait rien au problème. Les hommes sont sensibles à différentes techniques de manipulation (arguments d’autorité, la réciprocité, le « mais vous êtes libre de », etc.) et changent volontiers la nature de certains résultats, la puissance de certaines analyses statistiques, ou la rigueur de l’interprétation clinique.

4ème point. Le diplôme, l’expérience et le CV ne sont pas des gages de qualité et de professionnalisme (oui j’ai rajouté un autre point!)

Finalement, et j’en terminerais là, je suis bien souvent amusé mais parfois exaspéré d’entendre les professionnels de la santé ou les scientifiques crier au scandale quand un inconnu (ou un amateur) analyse un sujet, en parle, et parfois montre qu’il a raison.

J’ose croire que je fais partie de ces gens, sans doctorat en médecine, sans diplôme de diététique, sans 35 années d’expérience dans la synthèse d’hormones thyroïdiennes, qui font bien leur travail.

Celui de journaliste scientifique d’investigation.

Mon travail de lanceur d’alerte, de vulgarisateur scientifique, de journaliste d’investigation a été fortement décrié et critiqué par nombre de disciplines professionnelles.

Les vétérinaires s’en sont pris à mes articles et mes ouvrages, les diététiciens-nutritionnistes également, certains médecins réagissent, des chercheurs également.

A ce jour, si je pense avoir le mérite d’être de plus en plus connu, et de n’avoir jamais été attaqué pour diffamation (je croise les doigts), c’est bien grâce (j’ose espérer) à la rigueur de mon analyse scientifique, l’honnêteté intellectuelle que je mets en œuvre au quotidien et mon profond respect pour les professionnels, quels qu’ils soient.

J’attends donc avec impatience vos commentaires à cet article M. Grossbouff, ainsi que de tous les lecteurs intéressés par ce sujet.

Mais sachez que les attaques ad hominen n’élèvent absolument pas le débat, et vous desservent en focalisant l’attention sur des caractères personnels au lieu de critiquer le fruit de ma pensée et de mes réflexions.

Prochainement, je publierais mes réponses à vos 7 autres points soulevés. Même si je pourrais déjà répondre au dernier… Votre commentaire ne m’a aucunement déplu, bien au contraire, et je publie toutes les remarques tant qu’elles restent un minimum courtoise et en relation bien entendu avec le sujet.

Pour les plus curieux, voici les différents liens illustrant les attaques des professionnels à mon encontre :


Notes et références

  1. Unit, E. S. (2005). Efficacy and safety of cholesterol-lowering treatment: prospective meta-analysis of data from 90 056 participants in 14 randomised trials of statins. Lancet366, 1267-78.
  2. Trialists, C. T. (2008). Efficacy of cholesterol-lowering therapy in 18 686 people with diabetes in 14 randomised trials of statins: a meta-analysis. The Lancet,371(9607), 117-125.
  3. Nissen, S. E., Nicholls, S. J., Sipahi, I., Libby, P., Raichlen, J. S., Ballantyne, C. M., … & ASTEROID Investigators. (2006). Effect of very high-intensity statin therapy on regression of coronary atherosclerosis: the ASTEROID trial. Jama,295(13), 1556-1565.
  4. Albert, M. A., Danielson, E., Rifai, N., Ridker, P. M., & Prince Investigators. (2001). Effect of statin therapy on C-reactive protein levels: the pravastatin inflammation/CRP evaluation (PRINCE): a randomized trial and cohort study.Jama286(1), 64-70.

140 Commentaires

  1. Robert

    En parlant de Stephnie Seneff,allez voir dans internet: »Howw statins really work explains why they don’t really work »

  2. jibel

    @Groosnull,
    Vous dites :
    « Si un gamin vous dit plein d’aplomb que 1+1 ne font pas deux, que pouvez-vous répondre? »
    Qu’il a raison, pour sur…. Mais cher Groosnull, permettez que je vous nomme ainsi ! c’est au delà de votre compréhension cartésienne .
    Vous dites :
     » je ne répondrai plus aux commentaires sur le fait que le cholestérol n’est pas un lipide »
    Qui a commencé a émettre des avis péremptoires a grand renfort d’études pêchées sur la toile et des commentaires aussi sot que grenus, hein ? Ça doit vous titiller le poix chiche qui vous sert de cerveau quand quelqu’un ou quelqu’une rentre dans votre jeu de ping-pong.

    « Je dis ça parce que je l’ai lu dans telle ou telle revue scientifique » Na! « c’est pas vrai, moi j’ai vu dans le site web de Scientrucmachincultur, que c’était le contraire » Na !

    Ça va durer encore longtemps, votre plaisanterie? Est-ce qu’a seul moment vous vous apercevez que vous êtes un fâcheux? J’ai des doutes….Parce que, le sieur Grossnull, se prends pour une sommité intellectuelle ! Il y a des jours ou je me pose la question : comment en est-il arrivé la ce garçon….. Déception sentimentale, frustration de ne pas être reconnu a sa juste valeur? Ça n’est pas sur le blog de J.Anso que vous aurez une reconnaissance internationale…. Je vous conseillerais d’aller faire votre boulot de chercheur, puisqu’il en est ainsi de votre activité professionnelle….Si vous arrivez un jour a trouver QQchose, parce que si ça devait être le cas, vous pourrez alors affirmer que ce que vous dites est vrai, ça sera votre expérience….Pas de la branlette intellectuelle……Vous ne serez plus affligé du complexe du perroquet……..Dernier point et non des moindres, j’invite les intervenants a ne plus répondre a ce sinistre personnage…SVP M’sieur, dame….. Moi je continu ma nuit 8-)

  3. Grossbouff

    Cher Robert,

    Stephanie Seneff, oui c’est un cas spécial. Cette dame qui n’a jamais fait que des études rétrospectives (=de moindre qualité) a recu une publicité imposante via le web. La plupart par des gens qui cherchent des arguments tout frais pondus pour étayer leurs thèses sans prendre la peine de les analyser.
    Par contre, de la part de la communauté scientifique (qui sont tous des pourris, donc, car uniquement motivés par l’argent, contrairement à toutes les autres classes dela population), des voix se sont élevées pour critiquer la dame. Son jagon est impressionnant mais quand on prend la peine d’analyser en détails ce qu’elle dit, cela repose sur du vent.

    En voici un exemple, je vous laisse trouver les autres, pour peu que vous soyez intéressé par des contre-arguments:
    http://www.huffingtonpost.com/tamar-haspel/condemning-monsanto-with-_b_3162694.html

    Sur internet on trouve tout et son contraire, le pire et le meilleur (et le meilleur du pire).
    Heureusement, la communauté scientifique ne défend pas ses arguments à coups de pages internet, qui n’ont aucune valeur scientifique.

  4. Robert

    A Grossbouf
    Vous écrivez: »L.étude Allhat montre que le médicament qui marche le mieux et aussi le moins cher(contre l’hypertension).
    Si vous ne prouvez pas votre affirmation avec des chiffres ,je peux dire que c’est une affirmation gratuite..Mais voyons les chiffres:
    ==All cause of death Statine 12.2% usual care 12.4%
    Différence 0.2% et cela en 4.8 ans soit 0.04%/an
    ce qui prouve que si on donne ce médicament à 100 personnes pendant un an,il sera
    utile pour 0.04 d’entre elles et inutiles pour 99.96
    Si c’est cela le médicament qui marche le mieux,c’est à désespérer de la médecine.

    Je ne vous ai jamais dit que le cholestérol était un lipide ou un alcool.Je ne connais presque rien en chimie et je ne m’aventurerai jamais sur ce chemin.

    Je ne vous ai jamais dit que les scientifiques »étaient tous des pourris lorsqu’ils travaillent sur les médicaments.J’ai déjà pris des médicaments et ils m’ont guéri.Si ma femme est vivante,c’est grâce à la stréptomicine.

    Mais…je suis capable de PROUVER MATHÉMATIQUEMENT en utilisant les résultats des études faites par les pharmaceutiques que les statines sont INUTILES pour plus de 99% de ceux qui les prennent

    J’ai remarqué que dans les romans que vous écrivez,n’apparait aucun chiffre.Étonnant pour un scientifique
    Moi.. je vous demande quatre lignes(4).Le nom d’une étude qui prouve que les statines sont utiles,la durée de l’étude et les résultats(statine vs placébo) en valeurs absolues.

    Seulement 4 lignes Grosbouf,4 lignes,pas une de plus.Je me charge ensuite de faire les calculs

  5. Inoxydable

    @ Robert et Jibel. Je crois qu’il est vain de dire à Grossbouff que les Statines ne servent à rien dans la maladie cardiaque sinon à empoisonner les patients par les terribles effets secondaires. Oui, elles font baisser le Cholestérol mais ça ne sert à rien et c’est dangereux et inutile, je ne me fatiguerai pas à démontrer les études qui le prouvent mais une chose est certaine, les fabriquant de Statines ont tellement peur du retour de bâton qu’ils leur inventent d’autres effets merveilleux hautement fantaisistes, car elles seront détronées rapidement par les inhibiteur de la PCSK9 -et autres anticorps monoclonaux ( plusieurs industriels sont sur le coup…) qui auront le même effet délétère sur la santé cardiaque avec d’autres effets secondaires.
    Cela se passera, je n’en doute pas, comme avec le Médiator : des décennies avant que Big Pharma et les « autorités » médicales ne décident de stopper tout ça sous la pression de procès!!!
    Bien sûr, je ne nie pas qu’il faille des médicaments comme le Clopidogrel pour ceux qui sont gravement atteints de maladies cardiaques du jour au lendemain, mais bon sang, pourquoi affaiblir encore d’avantage un cœur malade ou fatigué alors que d’autres façons de soigner ou d’améliorer la maladie cardiaque existent! Lesquels ? Une alimentation adéquate, une mode de vie protecteur, l’exercice physique etc…Ça ne guérit pas tout mais ça améliore alors que les statines non! Qu’est ce que j’en sais ? La seule chose intelligente que m’ait fait faire mon Cardiologue lors de mon épisode coronarien en 2003, fut de me prescrire des séances de rééducation cardiaque dans un centre Kiné appropriéet de surveiller mon alimentation (???) pour les reste, il m’a bel et bien empoisonné avec ses médocs et j’ai mis un peu plus de neuf ans pour m’en rendre compte; Actuellement : Diète méditerranéenne, exercice physique ( et croyez moi personne n’est capable de me suivre dans une salle de musculation malgré mon âge…) plus de médoc, quelques compléments alimentaires comme la coQ10, et le resveratrol et JE PETE LE FEU, même les F.A induites par neuf ans de Statines ont disparues….
    Alors, lorsque M. Grossbouff veut nous persuader que Big Pharma ne nous veut que du bien et que j’entends dire dans les média à propos de tel ou tel médicament dangereux et qui aurait dû être retiré du marché que « la balance bénéfice – effets secondaires délétères  » est en faveur du médicament, je ne peut que bondir et hurler ; je suis, j’ai été et je ne suis pas le seul, du mauvais côté de la balance. Alors, il faut arrêter de nous bassiner avec la bienveillance de Big Pharma, ces industriels ne sont pas de philanthrope mais des requins sans scrupule!!!!

  6. Robert

    A Grosbouf
    Je demande 4 lignes qui prouvent que les statines diminuent les crises cardiaques et tu n’es pas capable de les fournir .
    4 lignes,seulement 4 lignes ,pas un roman fleuve
    Le nom de l’étude,sa durée,les résultats (statine vs placébo ) en valeur absolue

    1. jibel

      @ Robert et inoxydable,
      Je ne comprends pas pourquoi vous vous évertués a répondre a se spécialiste es-troll qui n’attends qu’une réponse pour en rajouter une couche a ses délires…Faut plus lui répondre les gars, boycottons ce facheux…Je me dema

  7. Robert

    Tu as été capable d’analyser en détail Stephanie Seneff et tu n’es pas capable de me fournir quatre(4) lignes qui prouvent que les statines sont utiles! !
    Je veux le nom de l’étude,sa durée et les résultats(statine vs placébo)en valeur absolue.

  8. jibel

    nande ( mes doigts ont ripés) je reprends…je me demande pourquoi J.Anso continu a ce que cet individu puisse encore pouvoir s’exprimer dans ce blog. Je veux bien qu’on soit en démocratie qu’on ne peut ou ne veut interdire toute forme de pensée , mais il y a des limites quand même…..
    Ce gars se nourrit , ça doit l’exciter 8-) d’assoir ses maigres connaissances récoltées sur la toile, heureusement qu’elle est la celle la, sinon……..20 ans d’expériences dit-il ! pour en arriver la…. ferais mieux de se recycler le gars 8-)
    Mais a -t-il eu dans sa vie une expérience comme celle de inoxydable? comme la mienne? comme pas mal d’intervenants sur ce blog? certainement non…
    Ce gars ne sait pas de quoi il parle point barre… Je l’ai renommé Groosnull ça lui va beaucoup mieux 8-) bonne fêtes de fin d’année les gars 8-)

  9. Robert

    Cela fait 4 ans que je « m’accroche » avec des statinophiles.Toujours la même demande et jamais de réponse,ce que je sais à l’avance car je suis assez bon en math pour démolir n’importe quelle étude à partir des résultats fournis par les compagnies.
    D’habitude les statinophiles disparaissent quand je fais ma demande(donnez moi une étude qui prouve que les statines sont utiles.Je veux le nom ,la durée et les résultats en valeurs absolues)
    Mais Malbouf s’accroche même s’il ne m’a jamais donné de réponse.C’est pour cela qu’il m’intéresse.

    Pour mémoire,les etudes Woscops,Jupiter,Grease,Afcaps,Corona,Météor, Gissi,et il y en a beaucoup d’autres prouvent que par année les statines sont inutiles à plus de 99%.J’ai la documentation pour 81 études et les résultats sont toujours les mêmes:les statines sont inutiles à plus de 99% par année

  10. Inoxydable

    @Robert et Jibel :Nous sommes 3 à ferrailler avec Grossbouff. Je ne veux pas manquer de charité surtout en ces fêtes de Noël mais malgré tout, pour la nouvelle année, je lui souhaites juste une petite alerte cardiaque, de celles qui ne sont pas graves et qui peuvent être évitée en changeant son « mode de vie » mais pour lesquelles, le médecin lui prescrira un « wagon » de Statines et autres médocs supposés le soigner…Alors là, dans quelques années, il commencera à se poser les bonnes questions, mais il sera peut-être trop tard et il repensera avec contrition à nos échanges…
    Je sais, ce que je dis n’est pas vraiment souhaitable et tant pis pour lui s’il reste dans son indécrottable hypocrisie, et je dis bien hypocrisie car je suis sûr qu’au fond de lui il sait que c’est nous qui sommes dans la vérité. Bon Noël à tous.

    1. Éric G. Delfosse

      Vous êtes trois … peut-être parce que les autres sont convaincus que la discussion à l’infini ne servira à rien.
      En tout cas, personnellement, j’avoue que, tout en suivant vos échanges d’un œil amusé, je me suis dit depuis un bon moment que je n’avais pas de temps à perdre à chercher les références « pro » et « anti », mon opinion étant faite depuis un bon moment déjà…

      Bonnes fêtes de fin d’année, messieurs (et mesdames), que vous soyez pour ou contre les statines, pour ou contre les labos et les industries pharmaceutiques, pour ou contre le monopole de la médecine conventionnelle…
      Je vous souhaite, un chouïa à l’avance, une bonne année 2015, et … une bonne santé !

  11. Patrick Dumont

    la statinophilie est devenue une religion s’appuyant sur deux dogmes
    – la responsabilité du cholestérol dans la genèse des accidents cardiovasculaires : remettez-là en cause et on vous dira « l’étude framingham l’a prouvé » , et pourtant cette étude ne montrait qu’un coefficient de corrélation de 0.38 ce qui est une corrélation très faible
    – l’effet miraculeux des statines sur la mortalité cardio-vasculaire « prouvé » par l’étude 4S. seulement ces résultats miraculeux (-40% de mortalité cardiovasculaire, -30% de mortalité globale) ne seront JAMAIS retrouvés dans les études ultérieures, ce qui la rend suspecte d’être fortement biaisée (et peut-être plus que biaisée si on considère que le labo qui a sponsorisé cette étude a été convaincu de falsification de données dans les études de toxicité du VIOXX)

  12. Robert

    L’effet miraculeux des statines prouvé par l’étude 4S n’est miraculeux que si on utilise les résultats relatifs….mais si on utilise les résultats absolus,on obtient;
    all cause of death statines 8.2% placébo 11.5%
    différence 3.3% et ce,pour une durée de 5.4 ans
    soit 0.6%/année
    ce qui montre que si on donne des statines à 100 personnes pendant 1 an elles seront
    inutiles pour 99.4 d’entre elles.
    L’étude 4S ne montre rien de plus que les autres études.Les statines sont inutiles.

    Pour cardiovascular death,on trouve une inutilité de 99.41%

  13. J-B

    Au niveau des diplômes, on pourrait comparer ton travail à celui d’un musicien de jazz qui n’est pas passé par le conservatoire. Il a travaillé seul son instrument, s’est forgé une expérience avec d’autres musiciens, a beaucoup écouté aussi et c’est son travail qui lui a permis de progresser. Alors non, il ne rentrera pas dans un orchestre classique, mais qui ira lui dire qu’il ne peut pas se permettre de faire de la musique ?

  14. Michele Goderich

    Very informative blog. I especially enjoy content that has to do with beauty and fitness, so it refreshing to me to see what you have here. Keep it up! facial exercises

  15. DOUCINET Yves

    Lors d’une première lecture, vous indiquiez en fin d’article plusieurs publications à lire pour s’informer sur les satines. Serait-il possible d’en recevoir la liste ?
    Merci d’avance. YD

  16. GERARD

    Mr. dELfOsSe, je suis retraité de Hoechst Marion Roussel ( Sanofi )
    Il est contre tout , absolument tout ,
    son blog s’appelle «  » » santé à la lune «  » » ,
    c’est bourré de danger ( voir sa rubrique confidentialité ),

    sa rubrique confidentialité , je l’ai transmise au
    Conseil National de l’Ordre des Médecins Français
    qui l’a transmis au Conseil National de l’Ordre des Médecins belges ,
    donc DANGER POUR la santé :

    Objet : Dérives dans le domaine de la santé

    Monsieur,

    Nous avons pris connaissance de votre email

    en date du 30 mai nous informant du contenu du site internet

    « santé à la lune » sur lequel M. Delfosse tient un blog.

    Nous avons transmis votre documentation au Conseil national

    de l’Ordre des médecins de Belgique pour le tenir informé

    des risques pour la santé des individus que présente ce site.

    Je vous prie de croire,

    Monsieur, à l’assurance de mes salutations les meilleures. –

  17. bruno

    BRAVO et MERCI pour ce fascinant blog !

  18. Nicolas

    argumentum ad verecundiam, argumentum ad hominem, un soupçon de mépris… Pas de doute ce monsieur a fait des études. Continuez votre travail Jérémy et merci ;)

  19. Djouair

    Un bon vieux médecin de campagne a la retraite m ‘a dit au sujet des médicaments allopathiques que non seulement ils ne guérissent personne mais qu en plus ils déclenchent d ‘autres pathologies souvent pire encore que le mal lui même….
    Quand je regarde dans mon modeste entourage l ‘état de santé des personnes tombées dans les griffes de Big Pharma, ses paroles prennent tout leurs sens!

  20. renée

    j’ai 75 ans, j’avais un cholestérol total de 2,45 g mon médecin traitant de l’époque, m’a un peu forcée en me faisant peur, « vous risquez de finir votre vie en fauteuil roulant », alors je ne voyais pas d’alternative. J’ai donc pris des statines pendant environ trois ans. Petit à petit je me sentais fatiguée lors de mes marches, je luttais j’avais une barre, moi qui étais très volontaire, marche, jardinage, peinture je laissais tout tomber, je prenais un bouquin je déprimais voilà! et en plus je développe un lichen plan. Je lis un article sur un journal concernant les statines et là je fais tout de suite le rapprochement prise de statine et lichen plan. Je retourne voir mon médecin sur conseil de la dermato. J’avais arrêté mon traitement depuis 6 mois, et là mon médecin me dit « comment vous ne prenez plus votre traitement ! dans ce cas je ne vous fais plus de contrôle de cholestérol, parce que j’ai des contrôles ! et vos problèmes, et le lichen plan, tout cela est dans votre tête ! retournez donc voire votre dermatologue.
    Inutile de vous dire que j’ai changé de médecin, entre temps je suis allée consulté un homéopathe, qui m’a tout de suite dit que mon foie n’en pouvait plus, que j’avais bien fait d’arrêter les statines, sinon c’était une hépatite médicamenteuse qui m’attendait ou plus grave un cancer. Il m’a soigné le foie avec un mélange de plantes, depuis je me porte très bien mon lichen plan a disparu. Cela fais 6 ans que j’ai arrêté les statines, je ne fais plus d’analyse. J’ai un régime crétois depuis longtemps.

Les commentaires sont fermes.