Top 10 des Arguments les plus Bidons utilisés par les Vétérinaires

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Mise à jour du 23/05/13: la première enquête publique de 120 pages signée « Ce Poison Nommé Croquette » est maintenant disponible. Toutes les écoles nationales vétérinaires françaises y passent, et toutes les croquettes !

L’actualité du blog n’aura échappée à personne : les vétos se déchaînent sur mes articles dédiés, à grand coup de commentaires longs comme un camion, d’insultes foireuses, de préjugés hilarants et d’idées reçues déroutantes.

Le dernier article « les vétérinaires français sont-ils pourris jusqu’à l’os » aura su faire réagir une partie du corps médical vétérinaire et des étudiants concernés. J’ai eu le privilège d’obtenir la réaction d’un directeur d’une école vétérinaire, et pour moi c’est du caviar autant se le dire.

Au cours des 2 dernière semaines, au fil de mes recherches, de mes publications et des commentaires, j’ai réussi à isoler les arguments constamment utilisés par les vétérinaires ou les étudiants vétérinaires qui sont malheureusement tous aussi bidons les uns que les autres.

Résolument provocateur, cet article vous propose le Top 10 des arguments les plus bidons utilisés par certains professionnels. Ces arguments sont autant des attaques personnelles, que des préjugés sur la nutrition ou encore des méconnaissances de la physiologie et de l’éthologie (l’étude du comportement) des animaux de compagnie (les chiens principalement).

Je pense que tous les vétérinaires ne se reconnaîtront pas dans ces arguments, mais soyez certains qu’ils ont été défendu à un moment ou à un autre, par un vétérinaire diplômé. C’est clair. C’est parti.

1. Il n’y a aucun problème avec les croquettes car elles suivent les recommandations nutritionnelles officielles

C’est vrai. Les croquettes suivent généralement les recommandations officielles en vigueur, et ceci en terme de vitamines, de nutriments, de minéraux ou de macronutriments (glucides, lipides et protéines) et en fonction de l’état physiologique de l’animal (en croissance, grossesse, maladie, etc.).

Je ne peux que constater que les sociétés qui vendent les croquettes s’efforcent de concevoir un produit qui respecte les recommandations émises par ces mêmes sociétés ! Oui, c’est exact vous m’avez bien lu. Les associations « officielles » qui éditent les recommandations nutritionnelles sont financées (j’ai dit dirigées ?) par les plus grandes sociétés pet food de la planète : Nestlé purina, Mars pet care, Colgate-palmolive, Royal Canin, Virbac, Hill’s pet, etc.

Ces associations, AAHA pour American Animal Hospital Association, AAFCO pour Association of American Feed Control Officials ou encore la WSAVA pour World Small Animal Veterinary Association (en France, ce sera l’AFVAC pour l’Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie) éditent des recommandations qui n’ont rien d’officielles mais que tout le monde pense être valables sur le plan légal.

Je vous conseille de jeter un œil sur la page des sponsors de chaque association, et ne soyez pas surpris de lire ceci sur la page des sponsors de l’AAHA :

« Nutritional Assessment Guidelines for Dogs. Sponsor = Hill’s Pet (= société pet food très puissaaaante) »

2. Vous mettez toutes les croquettes dans le même panier !

On me critique souvent la dessus. En gros, j’accuse les croquettes de créer tous les maux que connaissent nos animaux de compagnie (ce qui est tristement vrai au passage) mais j’oublie de dire qu’il y en a des moins bonnes (pas recommandables donc ?) et des meilleures (recommandables, donc).

Certes, les grandes marques s’amusent à créer des croquettes dites thérapeutiques ou diététiques qui visent à soigner un chien ou un chat qui développe une pathologie à cause des croquettes. Dans mon analyse (que j’ai supprimée) j’ai décortiqué ces fameuses croquettes « thérapeutiques » et j’ai découvert qu’elles n’étaient guère mieux que du 1er prix ou même du premium ! Des graines, des céréales, des sous-produits animaux, 60% de glucides pour des chiens diabétiques, de la graisse animale d’origine inconnue.

Alors oui, il existe quelques marques qui ne contiennent pas de céréales, qui choisissent réellement des morceaux de viandes nobles mais franchement, ces produits ne courent pas les rues. Les étals des supermarchés, des jardineries, des toiletteurs ou des vétérinaires sont remplis des plus grandes marques, celles qui s’occupent le moins de la qualité de la croquette mais qui bichonnent (le bon jeu de mot !) le marketing !

En conclusion : oui, je me peux me permettre de placer toutes les croquettes dans le même panier, étant donné que celui-ci inclut au moins 90% de l’offre actuelle. Point suivant.

3. Tu n’as aucun diplôme, aucune formation ! Pourquoi tu parles ?!

Cette attaque personnelle est ultra fréquente dans le milieu professionnel quand on commence sérieusement à titiller le bonhomme. Au final, on en revient toujours au CV, à celui qui a la plus grosse.

J’ai déjà discuté de ce point avec mes amis diététiciens qui dispensaient parfois des conseils plutôt surprenant voire carrément dangereux dans certaines situations. Bien que je respecte fortement leur profession, comme celles des vétérinaires, j’ai le droit en tant que citoyen de me poser des questions, de faire des recherches et d’être parfois mieux « calé » que certains « pros » comme on dit.

Donc cet argument n’en est pas un au final, et cherche uniquement à décrédibiliser les propos de l’attaquant. C’est une esquive pour éviter de se confronter aux idées, celles qui font mal, celles qui dont dures à accepter. Ok, point suivant.

4. On cherche pas le fric nous ! On gagne rien, pas plus que les infirmières !

Cet argument revient assez régulièrement pour tenter de justifier l’activité commerciale des vétérinaires, la vente des croquettes sponsorisées, qui ne leur rapporte de toute façon rien et ils n’ont de toute façon pas d’argent, oui ils sont pauvres.

Franchement, j’en vois pas souvent des vétérinaires sous les ponts de Paris ou de Toulouse, et des infirmières aussi d’ailleurs. Après de-là à dire que ces hommes et ces femmes soient riches comme crésus, je ne franchirais pas ce pas.

En fait, cet argument ne justifie rien et ne prouve rien. Les vétérinaires sont des personnes comme les autres, ils ont besoin d’argent pour vivre, et l’argent des croquettes on ne va pas cracher dessus non plus !

5. On se forme en permanence pour être toujours au top en nutrition !

L’incarnation de la mauvaise foi. J’attaque souvent les vétérinaires qu’ils n’ont pas une formation initiale suffisante pour se permettre de donner des conseils sérieux en nutrition, et ils me répondent alors qu’ils sont également formés après, en formation dite continue.

L’un d’entre eux m’a dit qu’il assistait à de nombreux congrès et formations dans tous les domaines pour être à la pointe du savoir et dispenser les meilleurs conseils. Ok. C’est beau. Mais il y a un hic.

Qui réalise les congrès ? Qui dispense les formations ? Qui qui qui ? L’AFVAC en France est le principal organisateur des congrès et formations vétérinaires, avec environ 7 000 vétérinaires formés par an selon leurs chiffres officiels. Ah mais l’AFVAC est financée par qui déjà ? (Non je n’ai pas dit dirigée !) Par les sociétés pet food ! Les principales partenaires sont Royal Canin, Hill’s pet, Virbac et Mérial (un laboratoire pharmaceutique).

Les intervenants de ces associations, comme l’AFVAC, sont également copains-copines avec les vendeurs de croquettes, les CV de ces personnes en disent long mais alors très long sur les intentions masquées et inavouées. Mais vous ne me ferez pas dire ce que je n’ai pas dit ! Point suivant.

6. On n’est pas des robots crées par les sociétés pet food ! On a un libre arbitre !

Cet argument fait référence aux révélations sur les nombreux liens entre les institutions académiques qui forment des vétérinaires et les sociétés pet food. Les vétérinaires réagissent souvent en arguant qu’ils ne sont pas influençables, oui ce sont des surhommes, au-dessus des lois humaines de la psychologie.

Les soirées sponsorisées par Royal Canin, les pots, les buffets, les chambres d’hôtels, les cocktails et les contreparties financières n’influencent guère nos experts canins et félins. Nous devrions d’ailleurs les embaucher dans d’autres services où la corruption est de mise car j’ai l’impression qu’elle est inexistante si j’écoute les commentaires de certains vétérinaires !

Plus sérieusement, les vétérinaires sont des hommes et des femmes comme les autres, ils sont sensibles aux attentions, qu’elles soient directes ou indirectes, officielles ou non. Toutes ces petites attentions forgent au fil des mois et des années une proximité sympathique entre un professionnel de santé et une société commerciale à but lucratif, j’ai nommé les pet food ! C’était le dernier argument de type « bonne foi ». Point suivant.

7. Les propriétaires ne savent pas faire une gamelle adaptée pour leur animal !

Mes chers lecteurs, oui, vous êtes officiellement des benêts ! Incapables de nourrir correctement votre Médor ou votre gros minet, vous avez absolument besoin de l’avis d’un expert et d’un aliment « idéal », adapté et simple d’utilisation ! Pourquoi pas une croquette !

Non, la nutrition n’est pas quelque chose de compliquée. Elle est rendue complexe par une catégorie de personnes afin de nous obliger de passer par des intermédiaires pour nous aider à comprendre un charabia bien pensé. Mon chien mange-t-il assez de calcium ? Assez de protéines ? D’oméga-3 ? De taurine ?

Tous ces termes ne servent qu’à nous embrouiller et servir une cause plus grande : nous éloigner des principes de la Nature pour nous rapprocher de ceux de la modernité, c’est-à-dire consommer, consommer et encore consommer !

Est-ce que cela est vraiment compliqué de nourrir son chien naturellement ? Achetez lui un os avec de la viande crue, donnez-lui des abats de temps en temps, quelques légumes et fruits bien choisis, il sera alors le plus heureux des chiens de la planète.

En conclusion : n’importe qu’elle personne est capable de nourrir son chien ou son chat avec ses propres moyens et avec toutes les ressources disponibles sur le web et chez certains professionnels bien avertis.

8. Les os sont dangereux à cause des obstructions, et la viande crue à cause des microbes !

C’est probablement l’argument le plus bidon que j’ai eu l’occasion de lire. Les os seraient dangereux pour les chiens à cause des obstructions et des perforations possibles dans l’organisme du toutou. Certes, les os cuits sont dangereux mais avez-vous déjà vu un chien sauvage ou un loup se faire un petit barbecue de gazelle grillée dans la Nature ? Bien que je regarde de temps en temps des reportages animalier, je n’ai jamais eu cette chance.

En conclusion : les os crus suffisamment gros (pour ne pas être ingérés en entiers) sont des aliments indispensables pour votre chien. Ils participent aux nettoyages des dents et apportent leur lot de macronutriments et de minéraux essentiels pour la santé de votre bête à poil.

Pour la viande crue, le mythe voudrait que nos chiens risquent de mourir d’infections bactériennes ou parasitaires s’ils mangent de la viande crue. De plus, on aurait nous aussi des risques de mourir d’infections à cause de nos propres chiens qui mangent ce type d’aliment.

Oui, c’est vrai, les chiens sont des vecteurs très dangereux de maladies parasitaires et bactériennes, c’est d’ailleurs pour cela qu’un foyer sur deux possède un chien ou un chat ! Ils cherchent la mort !

Vous vous en doutez, ces accusations sont totalement infondées et reposent sur des recommandations qui émanent directement de notre amie l’AAHA et l’AAFCO, financées (j’ai encore dit dirigées ?!) par les sociétés pet food.

Pour vous faire peur, à la manière des dents de la mers, jetez un coup d’œil sur ces statistique officielles qui je publie dans mon livre sur les croquettes. En France, vous avez 0,0011% de « chance » de mourir par homicide, alors que vous avez 0,00000033% de chance de mourir d’une infection aux salmonelles !

Finalement, pensez-vous sérieusement qu’il serait si dangereux de manger un aliment, de la viande crue, que nos ancêtres (humains et canins pour les toutous) ont mangé pendant des milliers, et des millions d’années ? Sachant que la cuisson dégrade fortement les qualités nutritionnelles et génèrent par-dessus tout des sous-produits cancérigènes ? Bref, des os et de la viande crue, on peut pas faire mieux (mais n’oublions pas les autres aliments).

9. On doit réparer tous les jours vos bêtises dans nos cliniques, avec tous ces animaux malades !

Cet argument bidon est génialissime. Les vétérinaires pensent sérieusement que mes articles qui éloignent les chiens des croquettes empoisonnées les rapprochent en même temps des cliniques, et expliquent tous les cas de pathologies qu’ils observent.

Pour illustrer cet argument, j’entends souvent des cas de malformation osseuse, d’intestin perforé, de propriétaires en pleurs et que ce n’est pas moi qui suit à la place du véto ! Oui, mesdames messieurs les vétérinaires, ce n’est pas moi détient une clinique vétérinaire, c’est votre travail !

Mais au niveau des pathologies, étaient-ce à cause d’os crus ou cuits ? Un manque de calcium ou un excès ? Vous avez des réponses ? Et c’est quoi qui explique les chiens diabétiques ? Les chiens obèses ? Les allergies alimentaires ? Les hypersensibilités intestinales ? Les diarrhées ? Les maladies articulaires, rénales, respiratoires, et dentaires ?

L’alimentation industrielle bien sûr. Dernier point.

10. Il n’y a pas de chiens euthanasiés dans les croquettes pour chiens ! Crétins !

Oui, cet argument est souvent suivi d’une insulte tellement cette affirmation serait une hérésie. J’y répondrai en deux points. Sachant que j’ai des preuves officielles, qui émanent de la Food and Drug Administration des USA, qui attestent que la molécule responsable de l’euthanasie est présente dans la pet food, et sachant que toutes les lois ne sont pas respectés. Dites-moi alors pourquoi les fabricants français et européens ne le feraient-ils pas également ?

Oui, chers lecteurs, les vétérinaires pensent que la loi c’est la loi et que personne ne la viole. Les sociétés pet food sont ultra soucieuses du bien-être des animaux, de celui de la planète, et des consommateurs bien entendu. Ils signent des chartes et obéissent à toutes les lois car ils ont peur que leur avocats, payés à grand coup de millions d’€, ne puissent pas les défendre devant un tribunal.

Chers lecteurs, en Europe nous pouvons être tranquilles ! Nos dirigeants et nos grands patrons des plus grandes sociétés respectent les lois, et nous n’observons absolument pas régulièrement des scandales alimentaires à cause de violation de lois. Non, jamais.

Conclusions générales

Pour le mot de la fin, j’ai déjà entendu des vétérinaires me dire que je leur en voulais parce que j’aurais raté le concours de vétérinaire ou qu’un véto aurait été méchant avec moi.

Non je vous rassure, rien de tout cela n’est vrai. C’est juste une extraordinaire rencontre entre un blogueur et un système académique et lucratif très particulier que je m’efforce de dénoncer. N’oubliez pas que mes articles ne sont pas des louanges saupoudrés de fleurs et pétales de roses. Non, mes articles sont DURS A AVALER.

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