Un oeuf par jour donne-t-il diabète et maladies cardiovasculaires ?

Manger un oeuf par jour apparaît sans danger chez les personnes en bonne santé. En revanche, les diabétiques doivent faire attention. On manque d’étude randomisée sur ce sujet pour répondre avec certitude.

L’article est un peu long, voilà le sommaire pour retrouver facilement les passages qui vous intéressent :

L’oeuf, la star ovale

On ne lui trouve que des qualités. L’oeuf est probablement la plus grande star de tous les aliments à notre disposition sur Terre.

Il est accessible partout. On le retrouve en quantité. On peut le stocker facilement et surtout le cuisiner à toutes les sauces. J’écrivais il y a plus de 6 ans les 12 raisons inédites pour manger un oeuf par jour tellement j’étais convaincu qu’il n’avait que des qualités.

Même l’Organisation Mondiale de la Santé en fait sa référence nutritionnelle pour les enfants avec son équilibre parfait en acides aminés. Difficile dans ce contexte de lui trouver un défaut, et pourtant.

Au-delà des risques sanitaires infectieux si vous mangez vos oeufs crus ou s’il y a eu une contamination, les oeufs apportent des protéines et du gras. Beaucoup de gras, et du cholestérol en plus.

Sauf que le cholestérol n’a pas bonne presse pour une bonne partie de la population et des professionnels de santé (même si cette image change progressivement…). Le cholestérol de l’oeuf et ses matières grasses sont accusés de boucher les artères, et notamment celles qui irriguent le coeur, provoquant maladies cardiovasculaires, attaques ou insuffisances cardiaques.

Pire encore, mais consommer des oeufs pourraient même nous rendre diabétique !

Oui, vous m’avez bien lu. Même si les mécanismes biologiques ne sont pas bien connus, tout ce cholestérol et ce gras nous plongeraient dans une sorte d’inflammation chronique, entraînant un épuisement de notre fabrication d’insuline, une perte de sensibilité pour cette même hormone… et le diabète.

J’ai notamment pu voir et entendre comme de nombreux internautes les vidéos du célèbre médecin américain, Michael Greger, au commande du site Nutrition Facts, qui démolit l’image sacrée des oeufs.

Selon lui, les études indépendantes non financées par l’industrie de l’oeuf trouvent systématiquement que consommer un oeuf par jour est dangereux pour la santé. Maladies cardiovasculaires et diabète à la clé !

Qu’en est-il vraiment ? Une seule étude peut-elle vraiment répondre à cette question ? Sûrement pas. J’aimerais m’arrêter là et sortir l’argument de « l’homme des cavernes » ! Vous savez celui qui dit :

« Les oeufs, on n’en mange depuis la nuit des temps. C’est naturel, alors il n’y a aucune raison qu’ils soient dangereux pour nous. Et puis moi je les mange mollés ».

On va quand même aller plus loin en regardant toutes les preuves scientifiques sur ce sujet. Gardez bien mémoire qu’on va comparer une consommation inexistante ou faible (un oeuf par semaine) avec une consommation moyenne à élevée (entre 4 et 12 oeufs par semaine).

Pas sérieux s’abstenir de lire !

Manger un oeuf par jour favorise-t-il les maladies cardiovasculaires ?

Comme je le disais, le principal reproche fait aux oeufs concerne les quantités énormes de cholestérol et de graisses qui obstrueraient les artères. Qui dit artères bouchées, dit maladies cardiovasculaires, infarctus et mortalité plus élevés.

Sauf que cette théorie a un peu du plomb dans l’aile. On sait aujourd’hui que ce n’est pas aussi simple que ça. On sait que le cholestérol serait un pauvre innocent noyé au milieu d’une multitude de facteurs de risques bien plus importants (activité physique, tabagisme, fruit, légume, soleil, aliment à IG élevé, etc.)

Mais alors que disent les études ? J’ai cherché toutes les études de cohortes, les essais cliniques randomisés (RCT), les revues systématiques (RS) et les méta-analyses (MA) qui ont été publiés sur ce sujet depuis 2013.

On peut d’emblée faire deux catégories sur l’impact des oeufs sur notre santé cardiovasculaire :

  • Chez des personnes saines
  • Chez des personnes diabétiques.

C’est important.

Chez les non-diabétiques

10 études nous apportent des réponses résumées dans le tableau suivant. En vert, et sans chiffre écrit, le risque est nul. En rouge, il y a un risque d’avoir une maladie cardiovasculaire.

AnnéeEtudeTypeNombre de participantsFavorise le risque CVDChez diabétique, favorise le risque CVDConflits d’intérêts
2013Li et al.MA320 000OUI (+19%)OUI (+83%)Aucun
2013Shin et al.MA90 000NONOUI (+69%) Aucun
2013Rong et al.MA425 000NONOUI (+54%) Aucun
2015Larsson, S. C., et al.P69 000NONNONAucun
30 % insuffisance cardiaque chez l’homme
2017Richard et al.RS768NONN/AAucun
2018Jang, J., et al.P9 000NONOUI (+181%) Aucun
2018Xu, L., et al.P28 000NONN/AAucun
2017Díez-Espino, J., et al. P7 000NONNONMineur
2015Fuller et al.RCT140N/ANONMajeur

MA = méta-analyse; P = étude de cohorte; RS = revue systématique

On remarque d’abord que chez les personnes saines (ou plutôt non diabétiques), la majorité des études ne trouvent aucun risque de consommer 4 à 12 oeufs par semaine.

En gros, un ou deux par jour.

Une seule étude trouve un risque augmenté de 19%, l’étude justement citée par notre médecin américain qui prône une alimentation strictement végétale.

La 4ème étude fait référence au risque d’insuffisance cardiaque qui serait augmenté de 30%, uniquement chez les hommes à partir de 7 oeufs par semaine. Juste un poil en dessous, avec 6 oeufs par semaine, le risque disparaît.

Globalement, toutes les méta-analyses et études de cohortes publiées après 2013, et indépendantes de l’industrie de l’oeuf, ne trouvent pas que consommer au moins un oeuf par jour soit dangereux pour la santé cardiovasculaire.

L’étude de Rong en 2013 trouve même un bénéfice de cette consommation journalière d’oeuf : -25% d’attaques cardiaques hémorragiques, qui méritent d’être mentionnés.

Voilà de quoi soulager les mangeurs réguliers d’oeufs. Et ça me rassure de n’avoir pas trop raconté n’importe quoi dans mon article de 2012.

Chez les diabétiques

La situation est autrement différente pour nos malheureux diabétiques.

4 études, dont 3 méta-analyses et une étude de cohorte rapportent un risque augmenté d’avoir une maladie cardiovasculaire si on est diabétiques. Le risque augmente entre 54 et 181% selon les études. C’est quand même sérieux.

3 études ne trouvent aucun risque chez les diabétiques, dont deux sont sujettes à caution à cause des conflits d’intérêts. L’étude de Fuller a été financée par l’industrie de l’oeuf australienne, avec un auteur faisant partie du conseil scientifique d’un industriel avicole et de Nestlé. L’autre est indépendante, mais certains auteurs sont liés à Danone et Nestlé. Nous voilà prévenus.

Clairement, consommer des oeufs en grande quantité n’apparaît pas comme étant une bonne idée chez des diabétiques qui se trouvent dans un état métabolique délicat, pour ne pas dire dangereux.

Ces résultats invitent donc à la prudence si on cumule des facteurs de risques, de l’obésité et un diabète.

Malheureusement nous n’avons pas d’information sur la mortalité cardiovasculaire associée. Est-ce que ces évènements dramatiques augmentent la mortalité ? Peut-être, peut-être pas, dommage en tout cas de ne pas avoir cette donnée.

Manger trop d’oeufs, c’est mortel ?

Qu’en est-il du risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire et de n’importe quelle autre cause avec une consommation régulière d’oeuf (un par jour) ?

Là aussi, nous avons 5 études qui nous apportent des réponses, dont 1 méta-analyse, 3 études prospectives et une revue systématique.

AnnéeEtudeTypeNombre de participantsFavorise la mortalité CVDFavorise la mortalité*Conflits d’intérêts
2013Shin et al.MA90 000NONNONAucun
2017Richard et al.RS768NONNONAucun
2017Farvid, M. S., et al.P42 000N/ANON (-12%)Aucun
2018Xu, L., et al.P28 000NONNONAucun
2018Zamora-Ros, R., et al.P40 000NONNONAucun

Toutes ces études rapportent une absence de surmortalité avec un tel régime. L’étude de Farvid qui a porté sur 42 000 personnes fait même état d’un risque de mortalité plus faible, de l’ordre de 12 % pour les plus gros mangeurs d’oeufs.

Toutes ces études sont indépendantes et ne concernent pas les diabétiques. Elles corroborent pas mal la majorité des résultats précédents qui ne montraient pas d’augmentation du risque CVD (hors mortalité).

C’est donc rassurant, mais encore une fois, pour les personnes en bonne santé.

Manger un oeuf par jour rend-il diabétique ?

Grande question. Et la lecture des études publiées sur ce sujet n’aide pas forcément. Nous en avons 13, en tout cas j’en ai trouvé 13, et globalement, les résultats sont contradictoires et rassurants.

Deux méta-analyses publiées en 2013 par Li et Shin indiquent bien que le risque de devenir diabétique est augmenté de 68 et 42%, chez des personnes saines en mangeant au moins un oeuf par jour.

AnnéeEtudeTypeNombre de participantsFavorise le diabèteConflits d’intérêts
2016Tamez et al.MA251 000ALL (+13%)Aucun
USA (+47%)
AUTRES (NON)
BEST (NON)
2016Djoussé, L., et al.MA220 000USA (+39%)Aucun
AUTRES (NON)
2016Wallin et al.MA39 600NONAucun
2013Li et al.MA320 000OUI (+68%)Aucun
2013Shin et al.MA90 000OUI (+42%)Aucun
2014Kurotani et al.P36 000NON Aucun
2015Virtanen, J. K., et al.P2 300NON (-38%)Aucun
2016Djoussé, L., et al.P4 568NONAucun
2017Richard et al.RS768NONAucun

USA = effet uniquement vu chez les américains; BEST = meilleures études; AUTRES = toutes les autres régions hors USA; ALL = toutes les régions du monde (ou presque)

Une autre méta-analyse plus récente publiée en 2016 trouve elle aussi un risque augmenté de 13%. Mais si on regarde d’un peu plus près les données, le risque serait en réalité de 47% pour les Américains, il disparaît pour toutes les autres régions du globe.

Plus intéressant encore, si on se borne aux meilleures études (« BEST » dans mon tableau), manger un oeuf par jour ne rendrait pas diabétique.

Justement, une autre méta-analyse publiée la même année par Djoussé trouve des résultats similaires. Les Américains ont 39% de risque en plus de devenir diabétiques alors que les autres non. Troublant non ? D’ailleurs les auteurs se demandent comment c’est possible.

Globalement, j’ai du mal à me positionner. Si on se réfère aux études hors USA, il semblerait que le risque de devenir diabétique disparaît. Mais il reste quand même deux méta-analyses qui remontent à 2013 qui avancent le contraire.

À noter que l’étude prospective de Kurotani au Japon trouve un effet protecteur de la consommation élevée d’oeuf contre le diabète uniquement chez la femme. Chez l’homme, l’oeuf n’aurait aucun effet.

On se rend compte qu’il n’existe pas une seule étude sur ce sujet, mais bien des dizaines et que dans le cas du diabète chez des personnes saines, les données sont contradictoires. Difficile de conclure si ce n’est d’inviter à la prudence.

La prudence, c’est quoi ? Bien, c’est tout simplement s’assurer qu’on ne mange pas une omelette avec un kilo de fromages râpés, un soda et du pain blanc. Là, je vous garantis l’hécatombe. En revanche, une belle omelette avec des morceaux de légumes à la vapeur, du riz complet ou des patates douces… c’est différent, vous saisissez ?

J’invite aussi à la prudence en prenant connaissance des limites de ces études. Voici les principales.

Nos études sont loin d’être parfaites

Essayer d’associer la consommation d’un aliment avec le risque de tomber malade est un jeu risqué en science. Tout le monde essaye. Tout le monde en parle, pourtant, personne n’est vraiment sûr des résultats !

  • Ces études utilisent des questionnaires pour connaître vos habitudes alimentaires. Pour les remplir, vous devez vous rappeler de 6 mois à un an de repas ! On n’a pas trouvé mieux, mais l’idée c’est qu’on ne reflète pas forcément bien la réalité. L’humain a tendance à surreprésenter les aliments « sains » et faire le contraire avec les aliments « malsains ».
  • Ces études ne prouvent pas de lien de cause à effet, mais seulement une association. Est-ce que les oeufs rendent diabétiques ou bien les personnes diabétiques qui consomment d’un coup plus d’oeufs pour éviter les glucides ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, ces études révèlent des associations qui doivent être interprétées avec précaution et entraînées d’autres études plus poussées, comme des RCT par exemple.
  • Ces études ne prennent pas en compte tous les facteurs de confusions. La vie est compliquée. Certains fument et font du sport, d’autres font du sport, mais mangent beaucoup de glace. D’autres boivent beaucoup d’alcool, mais marche tous les jours. D’autres encore mangent des oeufs avec des brocolis. Comment tout savoir ? Bien on ne peut pas ! Alors on essaye de corriger, corriger et on corrige la correction avec des modèles. Mais au final, toutes les études le disent : on a peut-être raté quelque chose !
  • Les méta-analyses représentent le poids lourd en matière de preuves scientifiques… quand elles sont réalisées avec précaution, avec des études de qualité et si possible, en toute indépendance. Dans notre cas, la plupart des méta-analyses montrent une forte hétérogénéité (c’est le petit i²) qui indique beaucoup de différences dans le protocole des études, dans les populations étudiées, ce qui réduit d’autant la puissance d’interprétation des résultats. C’est à prendre en compte.
  • Malheureusement ces études ne permettent pas réellement de faire la différence entre un l’oeuf entre deux tranches de pain blanc industriel, une viande hachée affreuse et un coulis de sauce qui contient 23 ingrédients avec un oeuf cuit à la vapeur dans une assiette pleine de légumes et de riz complet.

On le zigouille ou pas ??

Les points à retenir

Je sais, il y a beaucoup d’information dans ce billet et elle n’est pas forcément très claire. Pourtant, on peut en tirer quelques leçons.

  1. Chez les personnes en bonne santé, qui font plutôt attention à pratiquer une activité sportive régulièrement et ne passent pas des heures devant la télé, manger un oeuf par jour n’augmentera pas votre risque d’avoir un évènement cardiovasculaire et d’en mourir.
  2. Pour ces mêmes personnes, il me semble que le risque de devenir diabétique est loin d’être clair, loin d’être fondé. Mais je rajouterais un petit avertissement : on ne se laisse pas trop aller, et on varie ses sources de plaisir !
  3. Pour les diabétiques, je rejoins l’avis de Michael Greger de Nutrition Facts, la majorité des études indépendantes suggèrent un effet délétère d’une consommation trop régulière d’oeuf. J’inviterais les diabétiques à faire attention de ce côté-là, et peut-être se limiter à 3 ou 4 oeufs par semaine.

Finalement, mon avis semble rejoindre celui de l’école de santé publique de Harvard concernant les oeufs. En bonne santé, un oeuf par jour est une bonne idée !


Références

  • Richard, C., C et al. (2017). Impact of egg consumption on cardiovascular risk factors in individuals with type 2 diabetes and at risk for developing diabetes: A systematic review of randomized nutritional intervention studies. Canadian journal of diabetes, 41(4), 453-463.
  • Rong, Y., et al. (2013). Egg consumption and risk of coronary heart disease and stroke: dose-response meta-analysis of prospective cohort studies. Bmj, 346, e8539.
  • Shin, J. Y., et al. (2013). Egg consumption in relation to risk of cardiovascular disease and diabetes: a systematic review and meta-analysis–. The American journal of clinical nutrition, 98(1), 146-159.
  • Fuller, N. R., et al. (2015). The effect of a high-egg diet on cardiovascular risk factors in people with type 2 diabetes: the Diabetes and Egg (DIABEGG) study—a 3-mo randomized controlled trial–. The American journal of clinical nutrition, 101(4), 705-713.
  • Li, Y., et al. (2013). Egg consumption and risk of cardiovascular diseases and diabetes: a meta-analysis. Atherosclerosis, 229(2), 524-530.
  • Djoussé, L., et al. (2016). Egg consumption and risk of type 2 diabetes: a meta-analysis of prospective studies. The American journal of clinical nutrition, 103(2), 474-480.
  • Larsson, S. C., et al. (2015). Egg consumption and risk of heart failure, myocardial infarction, and stroke: results from 2 prospective cohorts–3. The American journal of clinical nutrition, 102(5), 1007-1013.
  • Xu, L., et al. (2018). Egg consumption and the risk of cardiovascular disease and all-cause mortality: Guangzhou Biobank Cohort Study and meta-analyses. European journal of nutrition, 1-12.
  • Zamora-Ros, R., et al. (2018). Moderate egg consumption and all-cause and specific-cause mortality in the Spanish European Prospective into Cancer and Nutrition (EPIC-Spain) study. European journal of nutrition, 1-8.
  • Jang, J., et al. (2018). Longitudinal association between egg consumption and the risk of cardiovascular disease: interaction with type 2 diabetes mellitus. Nutrition & diabetes, 8.
  • Farvid, M. S., et al. (2017). Dietary protein sources and all-cause and cause-specific mortality: The golestan cohort study in Iran. American journal of preventive medicine, 52(2), 237-248.
  • Díez-Espino, J., et al. (2017). Egg consumption and cardiovascular disease according to diabetic status: The PREDIMED study. Clinical Nutrition, 36(4), 1015-1021.
  • Virtanen, J. K., et al. (2015). Egg consumption and risk of incident type 2 diabetes in men: the Kuopio Ischaemic Heart Disease Risk Factor Study–. The American journal of clinical nutrition, 101(5), 1088-1096.
  • Tamez, M., V et al. (2016). Egg consumption and risk of incident type 2 diabetes: a dose–response meta-analysis of prospective cohort studies. British Journal of Nutrition, 115(12), 2212-2218.
  • Djoussé, L., Petrone, A. B., Hickson, D. A., Talegawkar, S. A., Dubbert, P. M., Taylor, H., & Tucker, K. L. (2016). Egg consumption and risk of type 2 diabetes among African Americans: The Jackson Heart Study. Clinical nutrition, 35(3), 679-684.
  • Kurotani, K., Nanri, A., Goto, A., Mizoue, T., Noda, M., Oba, S., … & Japan Public Health Center-based Prospective Study Group. (2014). Cholesterol and egg intakes and the risk of type 2 diabetes: The Japan Public Health Center-based Prospective Study. British Journal of Nutrition, 112(10), 1636-1643.

6 Commentaires

  1. Terry

    Bonjour Jeremy,
    J’avais lu dans « Eat » que les œufs étaient beaucoup moins « nocifs » car contenaient moins de cholestérol, dans le cas où les poules se nourrissaient uniquement aux graines de lin par exemple. Est-ce qu’ils en parlent quelque part dans ces études ? Est-ce que l’alimentation des poules elles-mêmes est prise en compte ? Qu’en penses-tu ?

    Reply
  2. BC

    @Terry : 1) si c’était la quantité de cholestérol qui rendait les oeufs nocifs, alors il y aurait un gradient de risque en fonction de la quantité d’oeuf consommé (2 fois plus d’oeufs = 2 fois plus de cholestérol), ce qui n’est pas retrouvé chez l’homme sain.
    2) une poule ne peut pas se nourrir uniquement de lin, même à moitié de lin… une poule peut tolérer jusqu’à 10% de lin, au delà apparaissent des soucis nutritionnels (ce n’est pas un aliment complet compatible à ses besoins, et il contient pas mal d’éléments anti nutritionnels problématiques). Les filières « lin » imposent environ 4-5% de lin. Mais c’est suffisant pour équilibrer les acides gras essentiels. Les oeufs de poule nourris au lin n’ont pas vraiment moins de cholestérol, mais un peu moins de saturé et surtout moins d’oméga 6 et plus d’oméga 3. Bien sûr il peut y avoir un impact sanitaire sur l’homme sur le long terme, en fonction du reste du régime.

    Bravo pour cet article Jérémy !

    Reply
  3. Lefort

    Bonjour
    Il me semble que dans l’article il n’est question que d’œufs cuits (peu importe la manière), mais pas d’œufs pris crus. Il faut savoir que tout aliment qui passe par la cuisson va perdre de ses éléments actifs importants et la « Vie » habitant cet élément ne se manifestera plus. Après cuisson mettons un œuf qui a été fécondé sous une poule et attendons qu’il éclore. Je pense qu’il faudra attendre trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps. L’élément vitale ne sera plus dans l’œuf, il aura été détruit par la cuisson. Élément qui manquera aux cellules de notre organisme, lorsqu’elle viendront prendre ce dont elles auront besoin dans leur milieu extra cellulaire. Dès que l’œuf est cuit l’étude est déjà faussée. En plus de voir avec qu’elle accompagnement il est associé, de la façon dont les poules ont été élevée (alimentation, stress…..). Il faut voir aussi que beaucoup d’études sont faites dans l’esprit que l’être humain est constituer pour manger de tout, sans tenir compte que nos organes digestifs ne sont pas constituer pour manger de tout et n’importe comment.

    Reply
  4. Jérémy Anso (Post author)

    @Terry : non, les études ne prennent pas véritablement ça en compte. Elles ne peuvent même pas savoir si les oeufs sont pris entier, seulement les blancs ou les jaunes, cuit, en omelette, etc. Ce qui rejoins le commentaire de Lefort.

    @Lefort : oui, je suis d’accord sur le fait que la cuisson dénature d’une certaine manière la qualité des produits mais ce serait trop simpliste de la réduire à ça. Elle rend des aliments digestes, et pour de nombreux autres elle rend des minéraux et autres nutriments mieux assimilables (comme la viande).

    Alors oui, la vie n’est plus dans l’oeuf, mais je suis pas vraiment partisan de cette théorie des aliments versus aliments morts surtout quand on parle d’oeuf. Pour moi, des aliments privés de « vie » seraient plutôt les ultra-transformé, déshydratés, précuits, qui doivent être réchauffé au four à micro onde.

    Mais je vous l’accorde, ces études sont loins d’apporter des réponses précises et exactes sur l’impact de notre alimentation. Mais ce sont les meilleurs témoins scientifiques pour débattre.

    Reply
  5. Julien

    Ah ben avec 3-4 œufs par jour je suis mal barré alors !

    Reply
    1. Jérémy Anso (Post author)

      Ben écoute, je dirais non. Ca dépend de ton activité physique, de l’équilibre général de ton alimentation mais aussi, ce qu’il faut prendre en compte avec ces études-là, c’est qu’elles sont limité et ne permettent pas forcément de bien retracer la réalité. Aucune idée de la qualité des oeufs et de la consommation réelle (ce sont des questionnaires de longue durée où il faut avoir une mémoire de super homme !)

      Soit donc rassuré, surtout si tu as des analyses correctes ! :)

      Reply

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