Vaccins: 1 expert sur 3 du Haut Conseil de la Santé Publique est indépendant

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La vaccination, ça ne se discute pas !

En France, parler des vaccins est tabou. Un véritable enjeu de santé publique que la ministre de la Santé en personne ne souhaite pas mettre sur la table, car selon elle, « la vaccination, ça ne se discute pas« .

Toujours en France, trois vaccins demeurent encore obligatoires, avec le fameux DTP, pour diphtérie, tétanos et poliomyélite, avec malheureusement des artifices commerciaux qui en rendent finalement deux autres obligatoires (l’hépatite B et la coqueluche). C’est d’ailleurs l’objet d’une polémique qui enfle, avec radiation, pétition et des signatures en pagaille…

Très récemment, une proposition de rendre de nouveau tous les vaccins obligatoires vient d’être mise sur le tapis. Nos autorités se demandent bien comment redonner confiance aux Français… Et mises à part les contraindre, les idées intéressantes ne fusent pas… On y reviendra.

En Nouvelle-Calédonie, pratiquement tous les vaccins sont obligatoires, à la grande surprise des nouveaux arrivants qui doivent se conformer aux conditions extrêmes, sans réelles justifications de la part de nos autorités sanitaires.

Pourtant, dans nos sociétés, il est important de se questionner sur nos stratégies de santé publique. Il est important de justifier des actes médicaux, surtout invasifs, qui doivent être minutieusement étudiés, afin de peser avec justesse la balance bénéfice/risque que l’on fait subir à la population.

C’est dans cette logique d’amélioration de la qualité des soins qu’il est indispensable de DISCUTER de la vaccination, n’en déplaise à la ministre, car nous sommes bien dans une société démocratique où les pratiques médicales doivent s’adapter aux polémiques, aux nouvelles preuves scientifiques, aux scandales et aux révélations de cadres de la santé publique ou de laboratoires pharmaceutiques.

Les vaccins, parfois sûrs, parfois inutiles et parfois dangereux !

Dans l’histoire de la vaccination, il y a des succès bien sûr, mais également des mensonges, des échecs et des drames. La création d’un vaccin et sa mise en vente à la suite d’une autorisation de mise sur le marché sont des étapes délicates, parfois longues, parfois bien menées et parfois moins bien menées.

Il en résulte malheureusement de nombreux scandales qui vont alimenter la défiance croissante des Français par rapport à la vaccination. Il existe de nombreux exemples qui démontrent qu’une autorisation de mise sur le marché, soumise à des règles pourtant strictes, n’est pas garante d’un produit efficace et inoffensif (ou bien d’une balance bénéfice/risque favorable…)

Par exemple, le Rotashield censé lutter contre les infections à Rotavirus a été retiré du marché seulement un an après sa mise sur le marché, à la suite de nombreux cas d’invaginations intestinales.

On pourrait dire que la pharmacovigilance fait bien son travail. C’est clair. Mais comment se fait-il que ce vaccin ait pu terminer sa course dans les étals de nos pharmacies ?

Même question, et même constat pour le Synflorix censé lutter contre le pneumocoque qui a pourtant entraîné un taux alarmant d’effets secondaires graves chez les enfants vaccinés, de l’ordre de 107 à 135 cas pour 100.000 enfants vaccinés.

Le fameux Hexavac a également été retiré du marché 5 ans après avoir obtenu officiellement son autorisation à la suite de doute sur l’efficacité d’une valence et sur un possible lien avec des cas de morts subites de nourrissons.

Le pandermix est un énième exemple d’un vaccin disponible, ayant franchi l’ensemble des barrières médicales et administratives, alors que celui-ci a été accusé d’être responsable de cas de narcolepsie chez les moins de 20 ans (5 fois plus de risque à la suite du vaccin).

Des experts indépendants pour nous conseiller ?

On se demande bien comment tous ces scandales peuvent arriver. Les causes sont nombreuses: sous-estimation des effets secondaires lors des essais cliniques, ou bien carrément avec la falsification des données… On peut également parler de la faiblesse méthodologique dans l’établissement de l’innocuité de certains médicaments (avec des faux placebos notamment); aussi les autorisations de mise sur le marché accélérées qui n’augurent rien de bon pour un vaccin…

On peut également citer les travaux d’expertise de nos autorités de santé, parfois largement critiquables. Au niveau de notre alimentation, on peut notamment citer les avis des groupes de travail de l’Agence sanitaire française (Anses) qui font preuves d’une certaine complaisance envers les produits laitiers, alors que la majorité des membres ont des liens d’intérêts avec les firmes concernées

Une autre institution existe aujourd’hui en France pour donner des avis, et notamment sur les vaccins, c’est le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Jamais, je n’avais publié mes résultats sur les liens d’intérêts complets de ces experts avec les laboratoires pharmaceutiques. Aujourd’hui, c’est maintenant fait.

Le HCSP n’est pas épargné de liens d’intérêts.

D’après une analyse rigoureuse de l’ensemble des liens d’intérêts des membres de l’ensemble des comités (le comité technique de vaccination et la commission des maladies transmissibles), sur les 48 experts siégeant dans ces comités ou participants au groupe de travail, seulement 13 sont indépendants tandis que 32 présentent des liens plus ou moins sérieux et durables avec l’industrie pharmaceutique.

Ils sont membres de conseils scientifiques des laboratoires pharmaceutiques, comme Sanofi Paster, GSK, Novartis ou Merck (MSD), ou bien sont payés en tant que consultants par ces mêmes sociétés. Parfois, ils réalisent des études scientifiques payées par les labos, ou bien présidents d’associations financées et fondées par les revendeurs de vaccins ou autres produits pharmaceutiques.

3 experts n’ont pas vraisemblablement joué le jeu de la transparence avec des déclarations d’intérêts absentes.

Ces faits sont-ils à eux seuls suffisants pour discréditer le travail de ces experts ? Non, bien sûr que non. Toutefois, l’indépendance des experts est une composante de la qualité de l’expertise scientifique. Nous avons aujourd’hui un recul suffisant pour savoir que les liens financiers ou moraux, même les plus insignifiants soient-ils, ont la capacité d’influencer les décisions, de biaiser les avis et d’induire en erreur toutes les personnes ou institutions concernées par leur avis.

Alors il est intéressant de constater que la plupart des experts en situation de conflit d’intérêts estiment être pleinement maîtres de leur libre arbitre. Arguant que de toute façon, les experts indépendants n’existent pas ou bien ne seraient pas compétents. Mais ça, on demande à le voir.

« T’es gavé de conflits d’intérêts » ou l’argument des bons à rien ?

Dans certains groupes citoyens, d’experts ou de professionnels de divers horizons, parler des conflits d’intérêts est un non-argument, une parade pour éviter de parler du fond du problème, une manière de discréditer la thèse de l’auteur sans même argumenter.

C’est vrai. Certains usent et abusent de cette stratégie. Il est rare où je ne dénonce pas un conflit d’intérêts sur mon blog, bien souvent appuyé par une lecture de la littérature scientifique et la mise en avant d’erreurs flagrantes, parfois grotesques.

Pourtant, il est fondamental de parler des conflits d’intérêts. Les ignorer revient à se mettre la tête dans le sable bien profond et se dire « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil« .

Mais est-ce la réalité ? Sûrement pas. Je me répète, sûrement pas !

Pour vous en convaincre, lisez les articles suivants:

Au-delà de mes propres enquêtes qui ne concernent pas forcément des vaccins, des révélations bien plus graves ont déjà été faites par les journalistes d’investigations de MédiaPart:

Ce qu’il faut retenir

La régulation des produits pharmaceutiques n’est pas une chose simple. Il faut des études cliniques de qualité, mais qui sont malheureusement financées par les fabricants espérant des résultats positifs, coûte que coûte… Il faut des autorités sanitaires ou des gendarmes du médicament irréprochables pour analyser sérieusement ces preuves. Il faut une transparence digne de ce nom, surtout si l’on souhaite instaurer la confiance de la population française envers la vaccination.

Si la régulation fait parfois défaut, et qu’elle présente de nombreuses faiblesses, notamment dans le système de pharmacovigilance qui sous-estime fortement les cas d’effets indésirables.

Il est donc important de conserver un esprit critique, même à l’encontre des expertises nationales ou des consensus, qui peuvent être désavoués ou fortement critiqué par des collectifs indépendants ou des lanceurs d’alertes, par exemple.

Je vous recommande de suivre les actualités de la revue médicale française indépendante Prescrire, qui donnent des avis très intéressant et pertinent sur les nombreux produits pharmaceutiques qui jalonnent nos armoires à pharmacie.

6 Commentaires

  1. Dumont-Jeannin

    Bonjour Jeremy,

    Je vous ai connu en faisant des recherches sur les croquettes, je vous retrouve ici avec les vaccins.
    Tout d’abord pour me présenter, je suis docteur en pharmacie et lectrice de l
    La Revue Prescrire. Excellente revue française et une des rare réellement indépendante de l’industrie pharmaceutique.
    Pour ce qui est des experts, il faut savoir qu’il est parfois impossible de trouver un expert ou plutôt des experts ‘, totalement et tous indépendant de toute institution ou laboratoire pharmaceutique, particulièrement quand le domaine de recherche est étroit, spécialisé, donc peu d’experts. Néanmoins, ce défaut, ou biais, peut-être compensé avec des déclarations d’intérêt claires et précises, ce qui permet au lecteur de comprendre et relativiser certains avis.
    En toute logique également, un expert parfaitement honnête devrait être capable de séparer ses activités, et de donner un avis même si il est contraire aux intérêts du laboratoire pour lequel il a travaillé ou travaille toujours.

    Pour en revenir aux vaccins, qui sont un peu oublies dans votre article très généraliste.
    Il est particulièrement dommageable pour la santé publique que certains petits scandales jettent le discrédit sur ce pan de la médecine indispensable pour protéger la vaccination contre des maladies mortelles ou très invalidantes.

    Dois je rappellerai que la vaccination à éliminé, et j’espère que c’est définitif, la VARIOLE.
    Qui tuait indifféremment pauvres ou riches, faibles ou puissants.
    Il n’y a qu’à voir la famille royale française, par exemple de Louis XIV ou Louis XV.
    Louis XVI se fit vacciner, pour l’exemple. Ce qui était courageux et responsable.
    La RAGE est également mortelle, de même que le TÉTANOS. A 100%.
    Que dire de la POLIOMYÉLITE ou de la TUBERCULOSE (même si là le BCG ne l’aas éradiqué).
    Restent aussi des vaccins utiles pour les professionnels, la RAGE éventuellement pour les personnes exposées, et la LEPTOSPIROSE pour les egoutiers ou garde-chasse.
    Bref, la population française actuelle à perdu la notion de danger, bien présente au 19 ème siècle ou début du 20 ème.
    Protégée, les dangers sont oubliés, perdus au fond de la mémoire collective.

    Il existe également une notion vague pour un particulier, c’est la protection de la population générale.Au détriment parfois des intérêts particuliers.
    Bref, l’individu se vaccine pour lui même, logique.
    Et tout aussi logiquement, le responsable de la santé publique voit le taux de vaccination de toute la population. Plus il est élevé, plus les individus sont protégés eux même. Et plus la chance d’éradiquer la maladie est forte !

    1. Anais

      Bonjour,

      Vous affirmez des choses sans savoir comme je l’ai fait avant de m’informer correctement.
      Vous récitez une leçon en pensant que cette leçon est LA vérité.
      La question des vaccins est complexe. Il faut comprendre qu’aujourd’hui, elle est 100% dogmatique et totalement dénuée de la moindre trace de réflexion scientifique. Hélas…
      Il ne s’agit pas d’être « pour » ou « contre » les vaccins (bien qu’en s’informant correctement, on vire forcément vers le contre!). Il faut arrêter de croire et rechercher la vérité scientifique si tant est qu’il y en ait une.

      Le bénéfice-risque des vaccins devrait être évalué à l’aide d’études de pharmaco-vigilance, du contexte épidémiologique, or, il n’en est rien.
      On répète tous comme des perroquets que les vaccins ont éradiqué de graves maladies, qu’ils sont sûrs, on brandit la notion d’immunité de groupe sans même comprendre réellement de quoi il s’agit…
      Je vous suggère fortement 3 références scientifiques:
      – le livre de Michel Georget « Vaccinations les vérités indésirables », travail de recherche colossal, tout y est. Il rétablit un semblant de vérité dans l’histoire de la vaccination car il a repris toutes les données disponibles (et vérifiables par tous); vous verrez que concernant la polio, la diphtérie et autres maladies, les instances sanitaires ont choisi des dates un peu fantaisistes qui vont dans le sens de ce qu’elles veulent vous faire croire en oubliant les recrues épidémiques notamment pdt la deuxième guerre mondiale et survenues pourtant après l’instauration de la vaccination de masse!
      – le site de Bernard Guennebaud qui a entre autre fait la démonstration mathématique que la variole n’a pas été éradiquée par la vaccination de masse (l’OMS l’a elle-même admis!)
      http://questionvaccins.canalblog.com/
      – le site de Marc Girard, expert en pharmaco-vigilence
      http://www.rolandsimion.org/

      Il semblerait que les maladies aient plutôt disparu grâce au progrès dans l’hygiène, l’alimentation, le traitement des eaux insalubres et non grâce aux vaccins.

      Je suis médecin, j’ai été aveuglément pour les vaccins jusqu’à ce que je me mette à douter et que je m’informe. Aujourd’hui, la vaccination de masse des enfants quasi dès la naissance me fait froid dans le dos. Les labos, eux, se frottent les mains et se félicitent de notre crédulité.
      Je ne suis pas contre LES vaccins, j’attends simplement qu’on me donne des preuves scientifiques de leur nécessité, efficacité, innocuité. Pour l’instant, il n’y en a pas.
      Ca n’est pas de la polio dont il faut avoir peur mais de la flambée de maladies auto-immunes, autisme et j’en passe.

      Tout ceci dit sans aucune animosité…

      NB: le tétanos n’est pas mortel à 100% mais plutôt à 30% grâce aux progrès de la réanimation. L’efficacité du vaccin est plus que sujette à caution, lisez vous verrez que ça n’est pas si simple!

  2. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

    @ Dumont-Jeannin:

    Merci pour votre commentaire ! Nous voilà donc dans le sujet des vaccins ! J’aimerais réagir sur quelques points…

    Je pense qu’il est possible de trouver des experts indépendants de l’industrie pharmaceutique. L’article ici même en est un exemple puisque qu’il montre une partie des experts indépendants. On pourrait donc faire l’effort de trouver les autres indépendants, pour compléter le panel.

    Je pense que les DPI ne sont pas des solutions viables. Les lecteurs ne prennent pas le temps de les lire, et encore quand celles-ci sont complètes et renseignées, car des fois, elles manquent à l’appel (encore la démonstration dans cet article).

    En revanche, je ne suis pas d’accord avec votre paragraphe:

    « En toute logique également, un expert parfaitement honnête devrait être capable de séparer ses activités, et de donner un avis même si il est contraire aux intérêts du laboratoire pour lequel il a travaillé ou travaille toujours. »

    Les nombreuses études qui portent sur les conflits d’intérêts, les manipulations, les cadeaux, les liens moraux mettent en avant que nous ne pouvons pas faire la part des choses à partir du moment où nous sommes dans une situation de conflit d’intérêts. Pire, ce sont en général les experts qui possèdent le plus de conflit d’intérêts qui estiment être les mieux capables de faire la part des choses, et de mettre les contrats financiers de côté.

    Si seulement c’était vrai, nous n’aurions pas eu autant de scandales liés à des conflits d’intérêts qui touchent des personnes importantes dans l’administration médicale.

    Pour ce qui est des vaccins, je rejoins le commentaire d’anaïs sur ce point. L’exemple de la variole est éloquent car il est vrai que la variole a été principalement éradiqué grâce à la méthode « Surveillance Endiguement », avec l’isolement des malades. J’ai l’ensemble des documents officiels de l’OMS où celle-ci reconnait l’inefficacité du vaccin face aux progrès de la gestion des malades, de l’hygiène, etc.

    Bref, la réponse n’est pas aussi simple surtout quand elle vient d’une autorité que l’on croit, un peu trop, aveuglément. Le scepticisme est de rigueur.

  3. Dumont-Jeannin

    Bonjour Jeremy, Bonjour Anais,

    Merci de vos commentaires et tout d’abord Bonne Année 2017.

    J’avais continué mon commentaire, mais j’ai eu un loupé, ça a sauté, pas grave…

    Jeremy, j’ai écrit devraient être capables de faire la part des choses.
    Malheureusement c’est plutôt rare. Si les experts les plus engagés avec l’industrie s’estiment les plus indépendant… C’est qu’ils sont dans le déni.
    D’ailleurs, à partir d’un certain engagement avec l’industrie ou des institutions ayant intérêt, l’expert devrait être exclu du processus.
    Un seul engagement pouvant être éliminatoire si il est très important, déterminant pour la carrière de l’expert ou financièrement trop important.
    Les experts indépendants sont difficiles à trouver dans certains cas ‘ très pointus.
    Pour d’autres cas, il ne devrait pas être si difficile de trouver des experts tous indépendants.
    A noter que certains experts ont pu avoir un conflit d’intérêt il y a longtemps, et s’en être dégagé. Ou avoir ouvert les yeux sur l’industrie pharmaceutique.

    Ce n’est pas parce-que je suis pharmacienne d’officine que je ne suis pas capable de faire la part des choses.

    La vaccination contre le cancer du col de l’utérus par exemple est un échec à mon sens.
    L’efficacité immunitaire est incomplète et surtout risque de donner un sentiment de sécurité trompeur.
    Pour l’usage du préservatif, qui est seul protecteur contre d’autres MST.
    Et de faire des frottis régulièrement, qui sont les seuls indicateurs fiables d’une contamination à Pamillomavirus. De son stade réel, de son évolution.

    Ensuite, ‘bien évidemment, les vaccins doivent faire l’objet d’une évaluation,, efficacité, toxicité, rapport bénéfice risque, bref pharmacovigilance.

    La vaccination des carnivores domestiques est presque un cas d’école, car en France, elle est très peu évaluée.
    Certains vaccins sont peu efficaces, le choix de vacciner ou non doit être pesé, selon le mode de vie de l’animal.
    Et surtout, pourquoi vacciner tous les ans ?Alors qu’une vaccination tous les trois ans peut suffire.

    Pour ce qui est de l’éradication de la VARIOLE, et la diminution du nombre de cas pour d’autres maladies, bien entendu que l’hygiène, l’usage d’eau non polluée, une meilleure alimentation, donc une meilleure immunité… Etc. Ont joué un rôle dans cette éradication, en synergie avec la vaccination. Et avec l’usage des antibiotiques.
    Les deux vont de pair.

    Dans l’évaluation du vaccin, c’est l’effet bénéfice risque qui compte.
    Le risque réel de la maladie, la possibilité de la soigner autrement, la dangerosité des effets secondaires, la possibilité de les soigner et leur fréquence.

    Anais, ce n’est pas parce-que mon avis n’est pas le votre que je suis incapable de réfléchir par moi même ‘y compris sur la vaccination.

    Ce n’est pas parce-que je suis favorable, en général, à la vaccination, que je suis un suppôt de Big Pharma!
    L’industrie chimique, pharmaceutique sont la pour faire de l’argent.
    C’est aux pouvoirs publics de les contrôler, de faire la part des choses.
    D’interdire, etc…

    Et la, il y a effectivement défaillance.

  4. Bernard Guennebaud

    Puisque vous parlez de l’éradication de la variole, que j’ai été cité avec mon blog et que j’ai passé de très nombreuses heures sur les centaines et centaines de pages consultables sur ou à partir du site de l’OMS et consacrées à cette réussite, je vais en dire quelques mots ici.

    Au final de ces recherches laborieuses je conclurai sans ambiguïté que dans les régions et les conditions les plus difficiles la variole a été vaincue en interrompant la transmission par la recherche active des malades (campagnes d’affichage) et de leurs contacts et par leur isolement rigoureux.
    Les expérimentations sur des singes conduites seulement après l’an 2000 ont montré que la vaccination avait une bonne efficacité quand l’épreuve test avait lieu après qu’un délai suffisant se soit écoulé depuis la vaccination (délai variable selon l’importance de la dose épreuve).

    Par contre, si le délai est trop court (par exemple vaccination 4 jours avant une dose épreuve modérée), les témoins non vaccinés supportent mieux l’épreuve que les vaccinés. Autrement dit la vaccination pratiquée sur les contacts ou futurs contacts était aggravante et non pas protectrice comme cela avait été soutenu pendant toute la campagne d’éradication et pour élaborer notre plan variole 2006. On le sait aujourd’hui et cela m’a été confirmé oralement il y a quelques années par un membre important du CTV alors que je discutais de cette question avec lui devant le poster sur le sujet et que je présentais dans un congrès [1].

    Quand la décision fut prise de vacciner très systématiquement tous les contacts les épidémies de variole ont flambé dans des proportions considérables, provoquant des épidémies qualifiées à l’époque  »d’explosives » et  »d’inattendues ».

    En raison de cette propriété liée sans doute au fait que le virus vaccinal est non seulement vivant mais avait conservé la capacité de se répliquer, la vaccination des contacts fut catastrophique, amplifiant les épidémies et aggravant la maladie (mortalité plus élevée). Pourtant ce phénomène avait été pointé dès 1870 comme le démontrent les documents de l’époque. Il fut balayé d’un revers de main par les experts de l’époque, puis par la suite. Il faudra attendre au moins 2005 pour que la prise de conscience commence à se faire parmi les experts.

    Les populations ont payé plus que le prix fort pour ce refus de reconnaître l’évidence avec un vaccin dont les effets secondaires étaient effroyables et nombreux. Il est vraiment extrêmement malheureux qu’on ait pu ainsi générer de telles souffrances inutiles en usant d’un vaccin pourtant doté d’une efficacité potentielle réelle mais qui fut anéantie sur le terrain par le mésusage forcené de ce vaccin.

    [1] Le poster associé que j’ai présenté au congrès Sfsp-Adelf des 17-19 octobre 2013 et qui résume l’affaire:
    http://p0.storage.canalblog.com/02/21/310209/90757466.pdf

    Mon article récapitulatif sur la variole et associé à ce poster
    http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2013/10/16/28149160.html

    Variole explosive en Inde :
    http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2012/02/03/23430717.html

    La variole au 19ième siècle en France, compilation par moi-même :
    http://p5.storage.canalblog.com/56/75/310209/68965169.pdf

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci beaucoup pour cette mise au point, qui plaira, j’en suis sûr, au plus fervent défenseur de la vaccination à travers cet exemple bien précis qui est sorti bien trop souvent de fois d’un chapeau pour justifier l’ensemble des vaccins !

      Et merci pour les nombreux liens !

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