Un verre de lait est aussi dangereux qu’une cigarette !

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Moins de lait, moins de cancer !

Vous avez été nombreux à partager les résultats d’une étude publiée cette année, qui démontrait que les intolérants au lactose – donc censés éviter les produits laitiers – étaient moins touchés par le cancer du sein, des ovaires (femmes uniquement…) et des poumons (hommes, femmes) [1].

Vous avez été nombreux à partager cette information sans lire l’étude citée, ce qui est normal, car l’on attend des articles de la toile de nous en faire un retour objectif, précis et honnête.

Tout le monde ne peut pas lire et comprendre ces études écrites en anglais, souvent imbuvables et informelles.

Autrement dit, on se repose un peu sur le dos et le travail des autres. Il faut donc faire confiance…. Mais à qui ?

Qui a véritablement lu cette étude ?

Moi, et je vais vous en parler maintenant.

Quand un verre de lait rime avec cancer

Donc, cette étude a été publiée dans un journal très bien classé dans le domaine de la cancérologie, le British Journal of Cancer (BJC), puisqu’il est à la 31ème place sur 194.

C’est pas mal du tout.

Vous devez également savoir que l’étude publiée dans le BJC n’est pas un article de recherche au sens strict du terme : c’est ce qu’on appelle une « courte communication » scientifique.

Les auteurs peuvent privilégier les communications courtes pour plusieurs raisons, et parfois, c’est bien à cause de la puissance limitée de la méthode et de l’étude qui poussent les auteurs à choisir cette voie de publication.

Bref.

Nos deux chercheurs suédois auraient démontré que les intolérants au lactose seraient moins susceptibles d’avoir les cancers suivants :

  • des ovaires (39% en moins)
  • du sein (21% en moins)
  • des poumons (45% en moins).

Afin d’obtenir ces résultats, nos scientifiques sont allé rechercher les intolérants au lactose dans des registres suédois, qui seraient de « hautes qualités » selon nos auteurs, afin de les confronter au registre suédois des cancers, et d’établir ainsi les risques détaillés plus haut.

Maintenant que vous savez à peu près tout – ou presque, sur cette étude, on va parler des choses qui fâches, des points qui manquent et qui malheureusement disqualifient cette étude, purement et simplement.

L’étude disqualifiée ? Vraiment ?

A ma connaissance aucun site, blog ou article n’ont parlé des sérieuses limitations qui viennent nous faire douter de l’exploitation et de la généralisation des résultats. On va les passer en revu, rapidement.

1. Aucun contrôle de la consommation de produits laitiers

Aussi étrange que cela puisse paraître, les auteurs n’ont même pas pris la peine de vérifier si les intolérants au lactose identifiés dans les registres nationaux consommaient moins de produits laitiers que les autres.

Les auteurs partent simplement du principe qu’ils devraient les éviter.

On est d’accord, cela semble logique, mais c’est un peu léger.

D’autant plus léger qu’il existe de nombreux produits laitiers différents, d’espèces différentes (vaches, brebis), avec des effets différents sur la santé.

Au final, on ignore la consommation des groupes que l’on compare. C’est un très gros point négatif.

2. Aucun contrôle des facteurs de confusions de base

C’est probablement le point le plus rédhibitoire pour cette étude.

Il est d’usage de contrôler un certain nombre de facteurs qui peuvent modifier les résultats et brouiller l’interprétation que l’on peut en faire.

Le tabagisme, la consommation d’alcool, l’alimentation, l’activité physique, le temps de sommeil ou bien le statut socio-économique sont des facteurs à prendre absolument en compte dans ce genre d’étude… mais cela n’a pas été fait.

Comprenez bien, les intolérants au lactose auraient moins de risques d’avoir un cancer des poumons alors que nous ignorons le principal facteur de risque : le tabagisme.

Les auteurs n’ont pas utilisé les fameux FFQ, pour Food Frequency Questionnaires, afin de connaître les habitudes alimentaires des participants.

3. Aucune explication de l’effet positif sur le cancer des poumons

Selon les auteurs suédois, les hommes et les femmes intolérants au lactose aurait 45% de risques en moins d’avoir un cancer des poumons.

Ces résultats ne bénéficient d’aucune explication de la part des scientifiques.

On peut interpréter ce silence par leur incapacité évidente d’expliquer ces résultats en fonction de la consommation (qu’ils ignorent) des produits laitiers.

Plusieurs études ce sont penchées sur les liens entre alimentation et cancer des poumons, et plus particulièrement sur les produits laitiers.

Hé bien les résultats ne sont pas concluants et bien souvent contradictoires, soutenus par des liens d’associations et non de cause à effet [2] [3] [4] [5].

4. Aucun lien de cause à effet démontré

Il faut le rappeler, toujours. Ce genre d’étude, plutôt discutable vu les nombreux biais, n’offre que des associations, pas de lien de cause à effet.

Il est donc impossible de dire que c’est bien le fait d’être intolérant au lactose qui vous protégera des cancers du poumon, du sein ou des ovaires.

La réponse est probablement bien plus complexe que cela, d’autres études devraient être menées, avec un contrôle des facteurs de confusions et un suivi des habitudes alimentaires, au minimum.

Les réels effets sur votre santé, mesdames ?

Afin de relativiser un peu tout ça, on va reprendre les résultats des chercheurs suédois afin de les appliquer sur les taux de mortalité mondiaux, et observer ce que cela changerait vraiment.

Pour le cancer du sein :

Donc, selon nos chercheurs, le risque de cancer du sein serait diminué de 21%. Or, le taux de mortalité est actuellement de 6,8%. Si l’on applique 21% de risque en moins, on tombe à 5,4%. C’est peu, quand même ?

Pour le cancer des ovaires :

C’est la même chose pour le cancer des ovaires qui possède un taux de mortalité plutôt faible à 2,4%. Il serait réduit de 39% selon notre étude, ce qui nous amènerait à 1,5% au lieu de 2,4%.

La manière d’observer les résultats relativisent quelque peu les choses.

Conclusions

Comme toujours, il faut se méfier des études scientifiques dont les résultats pourraient à première vue paraître exceptionnels ou sensationnels.

Etablir des liens entre consommation alimentaire et prévalence des cancers est un domaine hasardeux, mais surtout compliqué.

La science doit multiplier les expériences, avec une rigueur quasi-militaire.

Au final, que nous apprends ou nous enseigne cette étude ?

Pas grand-chose. On ne peut pas tirer de conclusion quant à notre consommation de produits laitiers et leur impact sur notre santé.

On peut légitimement rester sur une position modérée : c’est-à-dire de continuer à consommer cette catégorie d’aliment, si vous la tolérée, dans des proportions mesurées (0 à 2 portions par jour).


Références

[1] Ji, J., Sundquist, J., & Sundquist, K. (2015). Lactose intolerance and risk of lung, breast and ovarian cancers: aetiological clues from a population-based study in Sweden. British journal of cancer112(1), 149-152.
[2] Mayne, S. T., Janerich, D. T., Greenwald, P., Chorost, S., Tucci, C., Zaman, M. B., … & McKneally, M. F. (1994). Dietary beta carotene and lung cancer risk in US nonsmokers. Journal of the National Cancer Institute86(1), 33-38.
[3] Hosseini, M., Naghan, P. A., Jafari, A. M., Yousefifard, M., Taslimi, S., Khodadad, K., … & Masjedi, M. R. (2014). Nutrition and lung cancer: a case control study in Iran. BMC cancer14(1), 860.
[4] Mayne, S. T., Janerich, D. T., Greenwald, P., Chorost, S., Tucci, C., Zaman, M. B., … & McKneally, M. F. (1994). Dietary beta carotene and lung cancer risk in US nonsmokers. Journal of the National Cancer Institute86(1), 33-38.
[5] Brennan, P., Fortes, C., Butler, J., Agudo, A., Benhamou, S., Darby, S., … & Boffetta, P. (2000). A multicenter case–control study of diet and lung cancer among non-smokers. Cancer Causes & Control11(1), 49-58.

33 Commentaires

  1. France19

    Ce n’est pas parce que l’étude est foireuse et ne démontre pas grand-chose que la conclusion est fausse : elle n’est juste pas démontrée par cette étude.

    Et ce n’est pas parce que cette étude est foireuse qu’on peut en conclure qu’on peut, impunément, consommer 1 ou 2 produits laitiers par jour. Les travaux du docteur Seignalet montrent le contraire.

  2. Sophie

    moi, je pense que les yaourts ou fromages peuvent être consommés avec modération car ce sont des produits transformés par l’homme mais le lait nous n’en avons pas besoin, nous ne sommes pas des veaux!! quant à l’étude, je ne sais pas trop qu’en penser!!?? peut-être en tout cas, si on a un cancer il vaut mieux éviter tous les produits inutiles à l’homme et se nourrir de produits simples, style légumes ,fruits, céréales…… mais c’est mon opinion. :-)

    1. GhostWolf

      Le lait est un produit facilement remplaçable dans le menu occidentale actuelle.
      Nous ne somme pas des veaux, c’est vrai, on à pas besoin de boire 5 litre de lait par jour

      100cl le matin de temps à autre suffise, un bon lait saint, c’est bon pour la santée :) un lait sortie d’un élevage local, pas pasteurisée (perte de beaucoup de vitamine) c’est riche en plein de bonne chose.

      apres pour le calcuim il est possible de manger certain légumes, il existe des altérnatives partout et pour tout , même pour la viande , mais apres ça demande une alimentation ric rac avec parfois des complements.

  3. Gaëtan

    J’ai la solution : ni cigarettes, ni produits laitiers :)

  4. Jackie

    Bonjour :-)

    Quand on voit quand même certaines personnes qui vont bien mieux on se rend compte que c’est efficace pour certaine choses, mais il a raison quand il dit qu’il faut déjà se contenter de trier ce qui est bon et ce qui est pas bon par exemple bannir les MacDo, les grand supermarchés, la malbouffe quoi et rester sur le locale et plus possible bio, si c’est pas bio bien laver fruits et légumes avec du bicarbonate et un goutte de vinaigre, boires des jus excellent pour la santé …. Manger raisonnablement de la viande même si aujourd’hui sa fait de plus en plus mal de voir ces élevages et maltraitance sur les animaux, je dirais 2 fois par semaine et pas trop de viande rouge … On va pas changer le monde d’un coup de baguette magique … C’est à nous de changer et de ne pas tout gober, un autre ex: Les vaccins sont fait pour sauver les enfant ?!?!?!

  5. Mary

    Lorsque j’étais enfant, j’adorais aller chez ma tante qui habitait un petit village.
    Le matin j’allais chez le fermier avec mon pot à lait comme tous les gens du village …On attendait dans l’étable et on nous versait la quantité de lait désiré. Les trayeuses électriques n’existaient encore pas.
    A la fin de la traite, les vaches partaient au champ et broutaient toute la journée !

    Je parle de cette époque avec beaucoup de nostalgie car lorsqu’on on voit comment sont traitées, nourries les vaches aujourd’hui, il ne faut pas s’étonner de voir les intolérances et les maladies se développer.

    Les vaches sont aujourd’hui nourries aux hormones, antibiotiques et j’en passe ! Pour beaucoup elles ne verront jamais un brin d’herbe de leur vie.

    Alors non ! Ne vous laissez pas influencer par les lobbies laitiers.

    Lisez les articles du professeur Joyeux, cancérologue et professeur de médecine à l’université de Montpellier sur le sujet. Il n’a pas peur des lobbies laitiers et pharmaceutiques. C’est un homme qu’on achète pas !

  6. Emy

    Bonjour
    juste un petit NB sur le taux de mortalité du cancer des ovaires qui est écrit comme étant un des plus faibles alors qu’il est en réalité un de ceux avec un taux de survie le plus bas ???

  7. jibel

    Ça y est whouaou c’est partis avec des produits qui ne devraient, en fait,non consommables pour l’homme, même si depuis un certains nombre de milliers d’années l’homme a généré de quoi pouvoir digérer les produits laitiers et autre yaourt, beurre et tout et tout Au grand bonheur des lobbys de la grande distribution laitière avec, en plus un produit qui est complètement dénaturé, homogénéisé, pasteurisé, etc, etc comme le dit si bien Mary, bien vue. M’dame ….
    En plus et pour finir, le lait dans sa forme actuel ne devrait même pas être consommé par l’homme….. Laissons le lait a qui il doit revenir, le veau, c’est pour lui pas pour nous ! 8-)
    Est-ce qu’on a vu une vache téter une autre vache pour se nourrir de ce lait la ? Je passe sous silence les « fumeuses  » intolérance au produit laitiers… A qui la faute? hein, sinon a l’homme qui produit pour produire ce qui amène au détournement d’un produit qu’on aime ou pas, qui lui dans l’état ou il est produit de nos jours, va immanquablement provoquer des intolérances et ce depuis des dizaines d’années….. Bon appétit M’sieur, dame 8-)

  8. luc dans

    désolée de ne pouvoir ignorer les fautes de français, de conjugaison et autres fautes de « frappe » qui rendent les articles imbuvables (comme le lait).
    merci de penser à relire avant d’appuyer sur « envoyer ».

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci Luc pour ce commentaire extrêmement constructif sur l’article qui parle de la consommation de lait et produits laitiers et leur impact sur notre santé. Mon orthographe et ma grammaire vous remercie, ainsi que mes articles imbuvables ! A+

      1. jibel

        J’l’avais pas vu celui la….. un futur Grossbouff en puissance, faut pas le lacher Jeremy , il va servir 8-)

  9. Jackie

    Désolée avec un D majuscule

    Avant de critiquer ……… ;-)

  10. saulia

    Bözu ! Je trouve tes articles vraiment bien ! Ce que je trouve désolant c’est que nous mangeons inconsciemment ce que les industriels veulent que l’on mange. Et ils arrivent à nous faire croire que c’est bon et qu’il faut que l’on reproduise cela à nos enfants. J’ai dit que cela suffisait car trop de gens au pays souffrent ou meurent d’un cancer, d’un diabète, de maladies cardio-vasculaire… Tu vas pas croire la dernière mais ici sur Lifou on « éduque » les enfants à prendre un bon petit déjeuner et devinez qui est le noble partenaire : Nestlé. Je suis outrée que ça ne choque personne. Quoiqu’il en soit, j’essaye de retourner à une alimentation plus saine ou du moins j’essaye, en grande partie grâce à tes nombreux article.

    Oleti !

    PS : désolée jte tutois mais voilà koi ;)

    1. Mary

      Les moyens le plus efficaces pour changer les habitudes alimentaires sont à la fois de ne plus mettre les pieds dans les grandes surfaces, ne plus regarder les publicités qui sont faites pour polluer notre subconscient, et toujours se rappeler que les aliments ne se trouvent que dans les arbres ou dans la terre et la mer.

      Au début c’est un peu compliqué, mais une fois que l’organisation est en place on se sent libre, en forme, avec en plus, un porte monnaie bien plus fourni…

    2. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Hey Saulia ! Je suis bien content que mes articles te plaisent, et aucun problème pour le tutoiement ! Je trouve ça aussi choquant pour le partenariat avec Nestlé connaissant très les intérêts économiques de la société derrière les conseils en alimentation qu’elle pourrait donner.

      J’espère qu’à Lifou il y a moyen de faire son potager, sans pesticide, et d’ailleurs j’avais rencontré le gardien de la grotte du diable (si je me souviens bien) et on avait vu son petit potager sans produit, sans eau, avec les salades, les choux de chine et les ambrevades… J’essaie de faire pareil à la maison !

      Bon courage en tout cas dans ta lutte au quotidien !

      Et oléti pour ton commentaire ! ; )

  11. crysa

    Une remarque à propos du cancer des ovaires. Ce n’est pas une agression ou quoi que ce soit, j’ai besoin de comprendre. Le taux de décès annoncé est ridiculement bas. J’en sais quelque chose j’ai perdu ma mère il y a 5 ans de ce cancer…. C’est pas non plus si vieux que ça. A 50ans la maladie l’a ravagé en 2 ans malgré tous les traitements. De ce qu’on nous a dit : c un cancer assez rare et donc mal connu et mal étudié. Il serait en partie génétique mais on ne sait pas quels gènes hormis celui qui est le même que le cancer du sein. Et surtout : il est mortel à 40% !!
    C’est également un cancer très dur à guérir car même quand on cure et enlève tout le système pour enfanter, il reste les parois que l’on ne peut pas enlever et qui sont en contact.
    Bref, de ce que tous les spécialistes consultés nous ont dit, ce cancer est une grosse merde et les taux de récidive sur les 60% de survivants sont délirants (me souviens pas, c pas le genre de choses que j’ai voulu graver dans ma mémoire…)
    Donc je veux bien qu’on m’explique les 2.4% car soit ma mère a vraiment pas eu de bol et on a rencontré de sacrés charlatans soit …bah je sais pas ! …. Et pour info : ce cancer est tellement sérieux que je suis suivie ainsi que toutes les femmes de ma famille par un onco généticien ! Ca me semble des mesures bien radicales pour un cancer aussi grave qu’un grain de beeauté qu’on enlève parce qu’on a un doute.

    1. Emilie

      Ce sont des suédois qui ont fait l' »étude », ils ont pris les chiffres de leur pays ;) Il doivent être moins touchés par ce cancer qu’en France alors..

    2. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      @ Crysa:

      Ce sont les taux de mortalité globale pour toute la population et par rapport à tous les autres types de cancers. C’est pour cela que le taux est bas, ce qui est normal. Il n’empêche pas que si vous avez ce cancer, la mortalité y est élevée.

  12. crysa

    Je ne veux pas dire de bêtise mais je crois m’être trompée et avoierversé les chiffres. Je crois que la mortalité du cancer des ovaires est de 60% et le taux de survie les 5 premières années de 40%. Ensuite, c’est juste l’hécatombe..

  13. jibel

    Bonsoir a tous,
    Mon commentaire, qui n’est pas nécessairement, en phase avec le sujet, mais quand même…..
    Savoir si on peut utilise ou pas des produits animaux et leurs sous produits lait , beurre, œufs ou pas ? Dans certaine obédience, paleo pour ne pas la nommée , on « recommande » de ne pas manger de céréales; il est vrai que des céréales combinées avec de la viande n’est pas du meilleur effet. Je mange , perso des céréales depuis + de 40 ans( et de temps en temps des produits animaux) par contre quand je me nourri de céréales, la , je mange la vie pas la mort.
    Si je vais( pour étayer mon propos) dans un champs avec 50g de céréale et 50g de viande que je jette ces 50 g de céréale et de viande…. Que va-t-il se passer ? Je doute qu’une vache va pousser sur cette terre, a contrario, il est fort possible que quelques céréales vont y pousser sur cette même terre…Bon d’accord , c’est pousser le raisonnement très loin, mais c’est pourtant la vérité 8-) 8-) Ça m’a amusé d’avancer ce propos, tellement vrai 8-)

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Jibel, sérieusement, ce n’est pas un argument recevable d’une quelconque manière. Ca me rappelle l’exemple de la pomme et du lapin avec l’enfant. Est-ce que l’enfant va manger le lapin ou la pomme ? Est-ce qu’on attiré par les animaux, pour leur viande ?

      Bref. La vie ou la mort touche aussi les morceaux de viande et les végétaux. Les arbres, les plantes, les légumineuses sont des êtres vivants.

      Je ne pense pas que ce blog soit le plus adéquat pour parler de la nature philosophique de la nature. Au-delà de ça, on préférera se poser des questions d’ordre nutritionnelles, scientifiques, mais ça vous le savez bien.

      1. jibel

        @ Jeremy,
        Sans vouloir , nécessairement entrer en contradiction avec ton blog avec lequel je suis en parfait accord et ce que tu y pose comme sujet de réflexion. Je me permets de rappeler que dans quelques pays du moyen orient et ailleurs, on a retrouvé dans les fouilles des jarres datant de +/-3000 avec des céréales encore consommables….En serait-il pareil avec de la viande séchées ou mises en saumure comme a cette époque? je n’en suis pas sur…..pour ce qui est de la nature « philosophique » de la nourriture ça n’est pas anodin.
        La plupart des gens ont une approche « mécanique » de la nourriture et sentimentale sans se poser la moindre question sur le sujet a l’exception de quelques uns qui se les posent les bonnes questions. Loin de moi la pensé qu’il faut a chaque fois quand on se nourri de regarder ce qu’on va manger en se demandant si c’est bon ou pas…… pour sa santé 8-)
        A partir de ce moment il n’y a plus moyen d’avoir une réflexion correcte sur le sujet de savoir oui ou non la consommation de lait et autres yaourts issus de l’agro alimentaire….On nous a rebattu les oreilles dans les années 50 pour la conso des produits laitiers…on voit ou ça nous a mené de nos jours….Surproductions, destructions des stocks, la paysannerie en faillite etc, etc J’en passe et des meilleures…… 8-)

  14. crysa

    Merci de ta précision Jérémy, Je comprends mieux le taux ridiculement bas par rapport au taux de mortalité extrêmement élevé de ce cancer. En effet vu qu’il est rare, englobé dans les autres cancers, on a un chiffre ne reflétant pas la réalité.

    1. helene

      La facon dont Jeremy presente les chiffres prete un peu a confusion. En revanche, c’est tres utile de montrer que pour un cancer dt meurt 2.4% de la population, une reduction du taux de mortalite de 39% ne nous fait jamais descendre que jusqu’a 1.5%.
      Il y a une faute d’orthographe dans le dernier paragraphe!
      Sur le sujet stats et cancers, il y a un tres bon essai de Stephen Jay Gould: la mediane n’est pas le message http://people.umass.edu/biep540w/pdf/Stephen%20Jay%20Gould.pdf. Son exemple du revenu ‘moyen’ est aussi tres bien choisi: il y a une dizaine d’annees, mon employeur de l’epoque avait decide de publier une ‘gazette’ mensuelle sur la boite, avec chiffres de ventes, interviews d’employes (le genre leche-cul ou fifille du banquier des patrons de la boite…) etc. Dans le deuxieme ou troisieme numero, ils nous avaient sorti un article sur comment ils appreciaient les employes (50% d’interimaires, CDD et contrats de qualifications a x% du SMIC) en citant un chiffre extremement eleve pour le salaire ‘moyen’. Tout le monde avait commence a se regarder avec mefiance: ‘combien ils gagnent eux? puisque mon salaire est si inferieur au salaire moyen, c’est que les autres doivent gagner plus que moi.’ J’avais entrepris de faire un sondage, en demandant aux uns et aux autres dans quelle tranche de salaire ils se situaient: par des fuites, je savais a peu pres combien se payaient les patrons. Resultat, une courbe de distribution avec une longue ‘queue’ vers la droite, avec environ 90% des employes masses sur la gauche, gagnant moins que le salaire ‘moyen’, et un salaire median inferieur de moitie a ce meme salaire ‘moyen’. Les salaires les plus eleves etaient au moins 10 fois superieurs aux salaires les plus bas. Ca a ete le dernier numero de la gazette!

  15. Nicolas

    J’ai hâte de lire votre disqualification de l’étude des autrichiens qui prétendaient que les végétariens étaient en moins bonne santé que les autres, car il y a les mêmes biais que ce que vous dénoncez :).

  16. Romain

    Bonjour, je viens de découvrir ce site, et a la lecture de deux articles, quelques détails m’interpellent.

    Tout d’abord, un erreur de calcul mathématique.

    Je cite : « Nos deux chercheurs suédois auraient démontré que les intolérants au lactose seraient moins susceptibles d’avoir les cancers suivants : des ovaires (39% en moins) du sein (21% en moins) des poumons (45% en moins). »

    Il s’agit bien de donnée concernant la possibilité d’avoir un cancer, et non pas la probabilité de mourir de ce type de cancer. Pourtant vous retranchez la probabilité de mourir d’un certain type de cancer à la probabilité de le contracter. Ce qui n’est pas du tout pareil.

    Précedement, je venais de lire l’article sur l’homéopathie, ou vous écrivez :

    « Cette médecine alternative et complémentaire repose sur l’utilisation de doses infimes de substances pathogènes ».

    Je crois que vous confondez homéophatie et vaccins. un élément pathogène (et non pas une substance), peut être une bactérie, un virus, un germe, qui peut entrainer une maladie. En homéophatie sont parfois utilisés des substances toxiques (arsenic par exemple), et de plus ce n’est en aucun cas une généralité. Beaucoup de plantes utilisées en homéopathie ne sont pas toxique et encore moins pathogène ….

    Une plus grande rigueur dans vos articles éviteraient des amalgames et de la désinformation.

    Cordialement.

  17. Simon

    Pour moi les laitages c’est fini… Hors dans mon entourage ça consomme encore des fromages des ferrero rocher et compagnie a cause de situation conflictuel cela profite aux vilains producteurs de lait… La famille est souvent imperméable aux bon sens surtout quand de mauvaises habitude sont implantés en profondeur… Le pourri attire le pourri alors que le propre a envie de rester propre… Bref, il faut parfois provoquer des clash familiaux de façon plus ou moins inconsciente pour que les choses bouge… Enfin, venant profité d’un certain climat familiale les fin de semaine dans un coin quelque peu pommé de l’Aveyron, je me demandais se que pourrais penser les commentaires de se site sur le fromage Société. Apparemment c’est du lait de brebis de Roquefort-sur-Soulzon; je suis désolé mais ça sens fort. OK de toute façon j’avais consommé avant du Camembert qui au final me la faisait fermé… :) Bref plus que pouette pouette camembert, pour moi c’est pourri et ça pue…

  18. Franju

    De toute façon, la guéguerre entre les lobbys et les « anti » n’est pas prés d’être terminée. Pourtant, des études épidémiologiques, il y en a…et des rapports, plein de littérature sur le sujet. Mais bon, toujours le même problème, question de fric. Le fait est de se dire qu’au delà de la tolérance ou non au lait (et produits dérivés), il faut se dire que dans nos sociétés occidentales modernes (et même en Asie), le lait n’est pas un besoin, pas une nécessité pour le développement de l’enfant et de l’adulte.

    Comme beaucoup de choses, il faut fouiller, lire et faire du croisement d’infos pour être dans une quasi certitude. Et encore, la science n’est pas toujours source de vérités ! Perso, un peut de fromage ; pas de lait depuis mes 2 ans (j’en ai 35), et mes analyses de sang sont parfaites ; pas de carences en calcium ni autre. Et pourtant, je suis né prématuré et j’ai eu de grave soucis de santé sur les 4 premières années de ma vie…comme quoi :)

    1. jibel

      Parfaitement en accord avec ce commentaire, je crois même qu’on ne consomme pratiquement pas de lait au Japon?? Alors la civilisation occidentale qu’on représente qui en est encore a devoir se nourrir avec le lait de nos chers bovidés…. Savons nous que dans une cuillères a café d’algue hiziki il y a, en teneur de calcium, plus que dans un verre de lait ou d’un quelconque morceau de fromage( a quantité égale, bien sur) 8-) 8-)

  19. Nana

    J’AI CESSÉ BOIRE DU LAIT ET QUELQUES MOIS APRES MON FIBROME AVAIT DISPARU !

    COINCIDENCE ???? NON CAR D’AUTRES SYMPTOMES ONT AUSSI DISPARUS !!!

    Depuis que je ne bois plus de lait je n’ai plus de douleurs articulaires ni de douleurs dorsales ! Ma santé est bien meilleure je ne ressens plus cette fatigue au réveil de surcroît ma peau est beaucoup plus belle je n’ai plus de boutons !!!!!!!!

    Je suis persuadée que le lait est nocif pour l’être humain et n’en n’achète plus du tout !

    1. GhostWolf

      Ton cas est différent, ont digère touts le lait de différente façon.
      Il est nocife pour toi, mais pour d’autre non.

      Et qu’elle lait? celui en brique tout plein d’hormone qui pue? un lait saint?et qu’elle quantiée? consommer sous qu’elle forme? fromage, yourt?

      J’ai toujours bue un petit bol de lait tout les matins de puis loonnngtemps, et je me porte parfaitement bien, j’ai fini ma croissance, si je ne bois plus de lait, je ne vois pas différence, je me porte toujours aussi bien(à cotes je mange beaucoup de légume variée riche en calcuim)

      ça dépent juste des gens, apres le lait, faut en boire un peu, sous différente forme, et trouver d’autre source de calcuim, et surtout le peu de lait qu’on boit, autant en boire du bon, vue qu’au finale il faut en consommer moins , autant ce permetre dans consommer du meillieur.

  20. Celine

    OK pour les méfaits du lait mais alors comment faire les desserts maison (flan, clafoutis, crème brûlée…) ?
    Une maman soucieuse et gourmande.

  21. David

    La réflexion sur le lait me paraît simple. Un jour je me suis demandé : « Quel animal boit du lait à l’âge adulte, et qui plus est du lait d’une autre espèce? ». La réponse, que je sache est aucun, du moins à l’état naturel.
    De plus, qui n’a pas eu l’estomac lourd après un chocolat chaud au lait, ou après un bol de lait au petit-déjeuner.
    Du coup, pour ma part, pas besoin d’études scientifiques, pour décider que je ne consomme pas de lait sous sa forme liquide (comme support en pâtisserie, pourquoi pas).

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