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« Apprendre à manger avec 18.000 francs (150 €) par mois [pour 3 personnes, ndlr] »

Tel est le titre du tout nouveau document chaud bouillant (voir le document) émit conjointement par la Direction du Logement (DL) et la Direction Provinciale de l’Action Sanitaire et Sociale (DPASS) de la Province Sud en Nouvelle-Calédonie.

Ce titre, qui surprend l’ensemble des consommateurs calédoniens, s’inscrit dans un contexte explosif de crise contre la vie chère, de protocole d’accord sur la baisse des prix, du gel des prix de denrées alimentaires et non alimentaires. Un climat tendu donc.

A priori, le livret part d’un bon sentiment, celui de diffuser « des informations utiles à l’équilibre alimentaire », mais surtout « pour tordre le cou à l’idée que bien manger coûte forcément cher ».

La DPASS n’est pas très bavarde à ce sujet, nous n’avons aucune précision sur les personnes consultées et leurs compétences pour rédiger ce livret.

  • La DPASS a-t-elle fait appel à des diététiciens nutritionnistes ?
  • Quels sont les besoins caloriques utilisés pour réaliser les calculs journaliers de nourriture ?
  • Quel est l’âge de l’enfant du livret ? Pour quel niveau d’activité physique ? Et les parents ?

Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponses, les services de la DPASS n’ont toujours pas répondu à mes demandes d’informations sur cette brochure, ô combien polémique.

Tellement polémique que le livret « Apprendre à manger avec 18.000 f par mois » fait déjà le tour du web et des réseaux sociaux satiriques. La très populaire page « Radio Cocotier » sur Facebook s’est emparée de l’affaire, et l’a mise en première ligne devant plus de 17.000 internautes.

Si Radio Cocotier en parle, ce n’est jamais très bon signe, pourquoi ?

Le livret de la Province Sud n’est-il qu’une vaste blague ?

Huit chapitres, 16 pages, des informations nutritionnelles, des idées repas, des courses et des menus à la semaine, avec des conseils généraux sur l’alimentation. Voici ce qui vous attend lors de la lecture de la brochure de la Province Sud.

Les 8 premières pages pourraient passer comme une lettre à la poste aux yeux du grand public, mais pas aux yeux d’un professionnel de la santé, tandis que les 8 dernières pages sèment le doute sur la pertinence et le sérieux du document.

Voici point par point, les aberrations du livret écrit par la DL et la DPASS, les erreurs nutritionnelles, les incohérences entre les chapitres, et la méconnaissance de la réalité économique et sociale des consommateurs moyens de la Nouvelle-Calédonie.

1. Des raccourcis improbables dans le 1er chapitre

Au sein de ce chapitre, les auteurs de la brochure ont voulu décrire les 4 familles principales d’aliments, avec:

  • Les fruits et légumes : les aliments « protecteurs » qui luttent contre les maladies
  • Les féculents, tubercules et légumineuses : les aliments « énergétiques » qui nous « maintiennent en vie ».
  • Les produits laitiers, les viandes, les poissons et les œufs : les aliments constructeurs et d’entretien.
  • Les aliments à limiter : les produits « très gras, très sucrés et très salés »

La séparation des groupes d’aliments correspond à la vision très simpliste du :

  • « Féculent = amidon= sucre lent = énergie »
  • « Poissons, viandes, œufs = protéines = construction »
  • « Fruits et légumes = vitamines, nutriments = bon contre les maladies »

Bien heureusement, les fruits et les légumes ne se résument pas aux seules mais pourtant précieuses vitamines et minéraux. Les fruits apportent également de l’énergie à travers les glucides, sous forme de glucose et de fructose.

D’autre part, les légumineuses (ou « légumes secs » dans le livret, p.3) sont injustement classées en tant qu’aliments énergétiques alors qu’elles contribuent activement à l’apport en protéines essentielles pour l’organisme.

Les végétariens jouissent bien souvent d’une meilleure santé que l’omnivore à tendance carnivore, bien qu’ils n’ingèrent aucune protéine de poisson ni de volaille ou autres, mais bien celles provenant des légumineuses.

Finalement, les rédacteurs de la Province Sud s’aventurent imprudemment sur le terrain des produits laitiers et de la santé osseuse. En effet, ils justifient la nécessité des produits laitiers pour « la construction et la solidification des os », probablement un rôle du calcium ?

Ils oublient de faire la distinction entre un jeune enfant, en pleine croissance, qui nécessite des apports en calcium élevé, avec un adulte sevré qui peut fortement réduire sa consommation de produits laitiers avec une alimentation équilibrée, riche en calcium.

Ils oublient de mentionner le rôle majeur des légumes verts à feuilles (les crucifères) qui possèdent des taux d’assimilation du calcium deux fois supérieur à tous les produits laitiers réunis ! (voir ici les taux d’assimilation du calcium alimentaire).

Une alimentation riche en légumes verts variés, avec une eau calcique minérale, et une régulation de l’apport en protéines animales et en sel, comble les besoins en calcium pour maintenir une bonne structure osseuse. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le confirme elle-même, et officiellement, dans un rapport en 2005, intitulé le « paradoxe du calcium ».

2. L’incorrect équilibre alimentaire selon la Province Sud

Selon la DPASS et la DL, une assiette doit être composée de :

  • 1/3 de légumes et de fruits (et la part des légumes et des fruits alors ?)
  • 1/3 de féculents, légumineuses et tubercules
  • 1/3 de viandes, poissons, produits laitiers et œufs

Pour illustrer ce concept moyenâgeux, une assiette prise en photo est censée illustrer l’équilibre idéal d’une ration alimentaire.

Une assiette à peine visible où l’on devine un gros morceau de poisson doré (du Tazar ?), une demi motte de riz basmati, 1 feuille de salade, 3 tranches de tomate et ¼ de citron.

Peut-on réellement se baser sur cette description pour illustrer l’équilibre alimentaire ? Et l’huile dans cette assiette ? Les matières grasses ? La sauce ? Le beurre ?

L’approximation dans la description de l’équilibre alimentaire (1/3, 1/3, 1/3) et des illustrations d’une ration équilibrée traduit le manque de sérieux du travail en diététique de la Province Sud, et propage des vérités parfois fausses, voire dangereuses.

D’après les sites les plus sérieux et indépendants en matière de santé alimentaire, les fruits et les légumes doivent représenter le pilier, la base de toute alimentation équilibrée. Les fruits et les légumes ne bénéficient pour ainsi dire d’aucune restriction sur la consommation et doivent participer à hauteur de la moitié d’une assiette.

Les féculents (pains, patates, tubercules, etc.) peuvent remplir ¼ de cette assiette, le reste étant complété par une viande, un poisson ou des œufs.

3. Des menus immangeables et des calculs mensongers

Les pages 9 et 10 du livret sont probablement les pires, avec des exemples de repas pour toute une semaine pour une famille de 3 personnes (2 adultes et 1 enfant) sachant que le jeune enfant déjeune à la cantine 4 jours dans la semaine.

Remarque: tous les prix sont indiqués en francs pacifique, il suffit de diviser par 120 pour obtenir la valeur en euro !

Si l’on reprend les chiffres annoncés par les auteurs (p.10), nous avons les données suivantes :

  • VPO (viandes, poissons œufs) = 1.263 F
  • Produits laitiers = 415 F
  • Légumes et fruits = 1.225 F
  • Féculents et légumineuses = 1.266 F
  • Autres (sucre, huile, etc.) = 526 F

La première analyse de ces chiffres montre que les 50 g de fromage (75 F) ont été oubliés dans le calcul, mais pire encore, la somme de tout ces ingrédients pour une semaine fait en réalité 4770 F.

Sur 1 mois (28 jours), cela revient à 19.080 F (soit 19.000 F) et non 18.000 F comme le titre l’indique (1ère approximation).

Dans un 2ème temps, il convient de prendre en compte les frais de la cantine du jeune de la famille. D’après les chiffres officiels de la mairie du Mont-Dore pour l’année 2013, une famille non boursière débourse 8.900 F par mois pour les frais de cantine.

En réalité, si les calculs étaient corrects mais surtout honnêtes, le livret de la Province Sud devrait être nommé :

« Apprendre à manger avec 28.000 F par mois »

Et non 18.000 F. Sachant que j’arrondis de 27.980 à 28.000, soit 20 F de plus…

Des menus hilarants et révoltants

Si l’on se plonge dans la grille des menus (p.9), tout le monde pourra découvrir les petits déjeuners les plus monotones et les plus déséquilibrés qui existent.

Le petit déjeuner

7 jours sur 7, ce sera systématiquement 1 bol de café au lait pour les parents, un bol de lait chocolaté pour l’enfant, 1 baguette de pain et du beurre ou de la confiture (parfois accompagné d’un verre de jus de fruit).

Il n’y a aucun fruit frais proposé au petit-déjeuner, aucun petit déjeuner à l’anglaise avec des œufs, de la salade ou des tomates, rien.

Ce petit déjeuner explose les recommandations en sucres, et risque probablement d’indisposer toute la famille, de créer une décharge d’insuline avec une crise de faim (une hypoglycémie réactionnelle) vers 10 heures, et de fortement perturber l’équilibre de la journée, de la semaine et du mois.

Au niveau des déjeuners

Quand les rations ne sont pas misérables au niveau de l’apport calorique pour 2 adultes (dont on ignore à peu près tout), on retrouve 3 jours sur 7 un repas basé sur un sandwich, le modèle de l’équilibre alimentaire.

7 repas sont carrément incohérents et irréalisables avec l’exemple de courses à la semaine et avec le budget utilisé. On notera notamment la présence :

  • d’un steak de cerf (d’où vient-il et combien a-t-il coûté ?) ;
  • d’un gratin de chouchoutes (d’où viennent les chouchoutes et combien ont-elles coûté ?) ;
  • d’un Poé à base de farine et de bananes poingo non incluses dans les courses ;
  • d’un poisson papillote inexistant dans le panier d’achat ;
  • d’un flan impossible à réaliser sans farine ;

3 autres repas sont simplement choquants de simplicité et de déséquilibre alimentaire.

Les auteurs du livret ont jugé équilibré un repas fait uniquement :

  • D’une boîte de raviolis (pour 3 personnes)
  • D’une soupe chinoise par personne (avec un superbe, mais ô combien dégoutant, verre de lait dans la soupe de junior)
  • D’un peu de riz blanc assaisonné de sauce Maggi (à limiter selon eux) et de sardines en boîte
  • Même le poulet carry qui parait être appétissant n’est accompagné ni de légumes ni de fruits.

Au niveau des prix des produits, on frise le ridicule avec des divisions improbables et des prix au kilogramme complètement incorrects.

Les tarifs exceptionnels de la Province Sud

Les employés de la Province Sud bénéficient peut-être de prix plus avantageux dans les commerces que les autres salariés, mais le mystère plane sur les prix au kilogramme relevé pour certains produits.

  • Ainsi, nous apprenons que la baguette de pain blanc ne coûterait que 66 F (pour un total de 660 F pour 10 baguettes) au lieu des 120 F habituels, et donc de 1200 F pour 10 baguettes (soit le double prévu).
  • Nous apprenons également que le riz ne coûte que 93 F/kg, encore moins cher que le moins cher existant sur le territoire.
  • Nous apprenons aussi que les soupes chinoises sélectionnées ne coûtent que 50 F à l’unité. Autrement dit, nous avons affaire au pire de la gamme « instantanée », avec des ingrédients déshydratés, remplis de conservateurs et d’exhausteurs de goût.
  • Nous apprenons, de manière surprenante, qu’un poulet entier à la Province Sud ne coûte que 320 F pour 900 g soit 360 F/kg. A quel poulet avons-nous affaire ? Mystère et poules d’hormones
  • Finalement, nous apprenons que les carottes ne coûtent que 120 F au kg en Calédonie. La Province Sud peut-elle nous fournir les adresses des revendeurs ?

Mais la suite est toute aussi intéressante, notamment les rubriques “conseils”

Des petites perles dans le chapitre « petites économies alimentaires »

La Province Sud conseille judicieusement de faire pousser ses légumes pour faire des économies. Je n’oserais demander l’avis d’un ingénieur agronome et d’un économiste sur l’efficacité d’un potager mal préparé sur le budget d’un ménage.

J’imagine que les auteurs du livret n’ont que faire du prix des pots, des plants, des graines, de l’eau pour l’arrosage, du compost, de l’engrais éventuel et… du temps pour obtenir des légumes dans un appartement à la Vallée des Colons !

Rajoutons à cela l’impact des nuisibles sur la production, et les pertes si le potager est abandonné faute de temps pour préparer son plat au cerf invisible…

  • Etrangement, le livret ne conseille pas d’éviter les boîtes de sardines, de maquereaux, de pâté et de thon qui sont extrêmement chères au kg. Non, c’est même tout le contraire, ils conseillent de s’en fournir toutes les semaines.
  • Etrangement, le livret ne conseille pas de faire ses courses au marché pour y acheter des crevettes du Pays à 1.200 F le kg, qui se marient très bien avec d’autres ingrédients et cumulent les avantages pour la santé.
  • Etrangement, le livret ne conseille pas de réduire sa consommation de pain blanc, potentiellement dangereuse pour la santé, au profit de pain complet ou aux céréales.

Quelles sont les conclusions à tirer de cette brochure ?

Si l’on prend les données strictes du livret, une famille de 3 personnes avec un enfant (inscrit à la cantine) mangera sur 1 mois :

  • 4 carottes
  • 8 tomates
  • 12 concombres
  • 4 oignons
  • 8 pommes
  • 2.8 kg de chou vert
  • 16 pommes lianes

Mais surtout…

  • 15 litres de lait
  • 3.2 kg de raviolis
  • 40 baguettes de pain soit 10 kg
  • 1.2 kg de pommes de terre
  • 1.8 kg de riz blanc

Vous avez compris le but de la manœuvre, ce livret est une erreur nutritionnelle et ne doit en aucun cas être suivi, surtout la grille de menus pour une semaine.

D’une part, le budget alimentaire est sous-évalué d’au moins 40% (comptez 7.600 F de plus pour avoir un minimum de nourriture dans votre assiette, mais d’autre part, les prix choisis ne reflètent absolument pas la réalité calédonienne avec des prix très élevés (rajoutez au moins 20% sur le total))

Comptez au moins 42.000 F pour cette famille de 3 personnes, cantines comprises (soit 24.000 F de plus)

Le pire, c’est que le livret vous incite à rester chez vous, enfermés. Les dépenses dans les restaurants (pouvant monter jusqu’à 3.500 F par tête) ne sont pas prises en compte, ni même l’alcool.

Sachez que selon la Province Sud, le vin rouge aux multiples bienfaits sur la santé cardiovasculaire n’est tout simplement pas compté, oublié, inutile ?

Et qu’en est-il des desserts sucrés ? Des yaourts ? Des glaces qui peuvent s’inscrire dans un menu parfaitement équilibré et agréable pour l’enfant ? Rien, nada. Les auteurs de ce livret conseillent plutôt (p.8) d’offrir un ballon gonflable, un stylo ou un cahier à dessin.

N’est-ce pas là un comble ?

Ce livret, qui je le rappelle a été émit très officiellement par la DPASS et la Direction du Logement, est une insulte aux valeurs culinaires calédoniennes, et orientent dangereusement les calédoniens vers des habitudes alimentaires probablement néfastes sur la santé à court, moyen et long terme.

Si la brochure émise par les services de la Province Sud vous révolte, tout comme elle m’a révolté, alors partagez cet article !


PS : découvrez trois exemples de recettes savoureuses qui peuvent allier judicieusement l’équilibre alimentaire avec la gestion d’un budget équilibré

2PS : voici la fameuse brochure inculpée, je vous conseille d’y jeter un œil par vous-même

3PS : voici les contacts de la Direction du Logement et de la DPASS si vous souhaitez manifester votre étonnement, mécontentement ou votre honte :[email protected] (DL) [email protected] (DPASS)

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49 commentaires
  1. Bonjour,
    merci pour cet article. Pour rebondir sur le dernier post, je rajoute qu’il y a des choix à faire: on fait des économies sur la bouffe, mais il faut absolument avoir un mobilis avec des options chères, une grosse voiture, un forfait internet, des cigarettes, il faut pouvoir se démonter la tête tous les week end au gros rouge. Si quelqu’un ose dire que c’est ça la culture kanake, c’est nauséabond. Mais les petits salaires veulent l’illusion de bien vivre, de faire comme les autres.
    Après, ce sont des questions de priorité: l’être (en bonne santé) ou le paraître!
    Téléphoner ou manger, il faut choisir.
    Certains n’ont pas assez pour acheter un téléphone, et là on parle de grande détresse. Dans ce cas là, la diététique nepeut rien, c’est d’abord la solidarité qui doit parler. La diététique, comme l’écologie, est une préoccupation de gens aisés, ce qui ne les empêche pas de conseiller les autres.
    Après tout, un obèse, un diabétique,… qui le sont devenus par choix ou manque de volonté (c’est choquant, je sais) sont des bombes à retardement, que nous tous contribuables payons pour le désamorçage. Ils bouffent mal, nous payons..
    Mais je m’éloigne du sujet principal.
    Alain

  2. Quelle polèmique absolument incroyable dans ma tête j’essaye de résumer tous les dires des personnes qui ont chacunes leurs idées précises qui essayeront de changer ou pas leur façon de vivre de manger bien ou mal
    pour moi et je suis extrêment feministe malgré les années qui passent c’est la “mama” qui au départ transmet l’impulsion d’un savoir à tous les niveaux
    pour mon cas et donc celui de mes enfants et petits enfants mes parents et surtout ma mère et ma grand mère mangeaient et vivaient exclusivement avec des produits naturels BIO comme on dit maintenant je ne vais pas vous raconter ma vie car il faudrait des tomes et des tomes donc après l’optimisme le pessimisme malgré vie saine sur tous les plans bon nombre de très grave maladie nous a atteint moralité refaire le monde va être très difficille à mon humble avis
    exemple mon père après une journée de travail (12 heures) il prenait une petite collation et puis partait à vélo avec ses outils de jardin son arrosoir etc et allait faire les potagers des autres en plus du sien un petit exemple par contre c’était je crois son sport!!!!!!!!!!! car après il revenait pour le diner et après dodo pour aller au travail dès 4 heure du mat.
    pour en finir avec cette histoire avec un peu de sou on peut bien manger par exemple hier avec donc mon fils Jérémy nous avons mangé un blanc de poulet que j’avais cuit sur un lit avec une moitié d’oignon l’autre moitié je la mange cru car j’adore tous les légumes crus et un filet d’huile d’olive associé à un gratin de citrouille car elles sont bon marché un peu de gruyère rapé je ferme bien l’emballage après et le quart de créme fraiche curcuma et canelle en poudre et le tour est joué un petit verre de vin rouge et nous avons à trois très bien mangé dessert pas nécessaire pain non plus etc pas de riz si ce n’est le complet que j’économise car cher!!!!!!!!!!!!!!!!
    je pense qu’il faut que l’on soit positif et que chacun amène son idée
    je n’admets pas les batailles malgré que je sois encore très baggareuse mais je sais par expérience que ça conduit nulle part, les réponses me font perdre le moral et croyez moi il faut que je le garde car face à la vie il faut rester debout …………..; en mageant peu mais bien !!!!!!!!!!!!!!

    1. Le budget ne serait pas du tout le même, c’est certain. Après faut voir, j’ai commencé à plancher sur une semaine type avec des recettes locales, des quantités suffisantes, et surtout les bons prix ! On verra bien.

  3. Jérémy, tu dis dans l’un des commentaires que tu es en train de récupérer les menus des cantines scolaires : je pense que c’est une très très bonne chose.
    Mais sais-tu que le goûter existe toujours dans les écoles (en brousse et à Nouméa), alors qu’il a été supprimé il y a plusieurs années déjà en métropole ? Si au moins ce goûter était équilibré. Mais pas du tout : un jour c’est pain pâté, un jour pain et chocolat, un jour pain confiture…
    La PS et la PN ont de gros efforts à faire en terme de santé publique. Et ça commence à l’école…
    Bravo pour tes articles. On ne peut jamais plaire à tout le monde et effectivement je pense comme Kaynane que la part du psycho affectif dans l’alimentation est très très importante… et que les réactions vont avec ;-)

  4. hello,
    Bravo jérémy pour tes articles, je ne suis pas tout le temps d’accord.
    j’ai passé qques années en calédonie(brousse et nouméa) ça était difficile de manger équilibré, varié à un prix raisonnable pour une famille.
    En brousse , les magasins sont vides pendant les vacances car les blancs becs partent en vacances. je n’ai donc jamais aussi mal manger vu la difficulté de trouver des choses simples (fruits, légumes,poissons).
    cette brochure est une aberration à tous les niveaux, c’est du foutage de gueule; les personnes qui l’ont pondu doivent certainement manger au resto tous les jours et ne regardent pas leurs dépenses dans les grandes surfaces. On se moque des personnes qui ont des petits revenus , en leur proposant de manger de la daube.

    Continue tes articles :-)
    A+
    jérôme

    1. Merci Jérôme !

      Effectivement, les gars de la Province Sud ont rapidement déchanté avec cette brochure, elle a fait plus de mal que de bien et démontre malheureusement l’écart de réalité entre ces personnes qui vivent aisément et ne regardent pas les prix avec la classe moyenne qui lutte au quotidien pour acheter la meilleure qualité au meilleur prix (faut faire pousser ces légumes !)

      A bientôt Jérôme et merci encore !

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