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Manger comme les hommes des cavernes

L’alimentation paléolithique, ou « Paléo » pour les initiés, c’est tout simplement se nourrir COMME l’auraient fait nos ancêtres de la Préhistoire avant la ô combien vénérée et détestée apparition de agriculture et de l’élevage, il y a 10.000 ans.

Le principe de cette diète (qui est également un mode de vie) est extrêmement simple :

Tous les produits laitiers (fromage, yaourt ou lait), les légumineuses et céréales, ainsi que les produits industriels transformés et modernes (chips, gâteaux, bonbons, pizza, etc.) sont interdit.

Seuls les légumes, les fruits, les baies, les noix, les viandes (rouges, blanches, noires…), les produits de la mer (huitre, moules, poissons, etc.), les tubercules (patates douces, tarots, ignames, patates…) ou encore les huiles végétales sont autorisés.

Certains produits, évidemment non Paléo, sont tout de même tolérés avec une grosse limite de consommation. C’est le cas du chocolat noir, du vin rouge.

On peut décemment classer cette alimentation comme très restrictive dans notre style de vie moderne et occidental puisqu’elle interdit des catégories entières d’aliments que l’on consomme plus ou moins régulièrement (le petit verre de lait, le gros morceau de fromage, les chips de mais, etc., etc.).

Mais voilà, si sur le papier manger Paléo peut paraître compliqué, dans la réalité, c’est quand même différent. Des milliers d’adeptes témoignent des bienfaits de ce régime sur la vitalité, le poids, l’énergie, sur certaines affections, ou même sur des maladies métaboliques graves (diabète ou obésité par exemple). Et témoignent également d’une certaine facilité d’adhésion au régime.

Ce régime séduit donc de plus en plus, et forcément reçoit de plus en plus de critiques et attaques venant de tous bords. Certains crudivores/végétaliens/véganes fustigent ces principes mortifères, tandis que d’autres puristes de l’alimentation traditionnelle y voient une mode dommageable pour la santé, les traditions, le terroir et que sais-je encore.

Beaucoup de choses sont dites, pas toujours vrais ni toujours fausses sur le régime Paléo, alors dans cet article on va remettre quelques points au clair en définissant ce que l’alimentation Paléolithique n’est SURTOUT PAS.

Un article qu’il faut donc mettre entre toutes les mains de ces détracteurs.

Ce que l’alimentation paléo n’est ABSOLUMENT PAS

1. Une mode farfelue ou un pseudo-régime

Manger comme nos ancêtres, ou plutôt comme le feraient nos ancêtres aujourd’hui gagne en popularité et pourrait facilement passer pour un régime fantaisiste. Mais ce régime bénéficie d’une littérature scientifique et de pistes physiologiques ou génétiques intéressantes et cohérentes dans notre contexte actuel d’une santé déclinante, et d’une alimentation fortement dénaturée.

Alors des dizaines d’études scientifiques existent sur ce sujet, et tendent à démontrer l’impact négatif des produits industriels transformés riches en calories et pauvre en nutriments ou en vitamines sur notre santé [1] [2] [3].

Notre génome serait idéalement adapté pour suivre une alimentation paléolithique, naturelle, riche en végétaux et en produits animaux [4]. Ceci entraînerait des améliorations de notre état de santé aussi bien au niveau de la sensibilité à l’insuline, que de notre tour de taille ou de notre pression artérielle [5]

En bref le régime paléo, et bien qu’il puisse en faire rire certains, bénéficie d’une base scientifique sérieuse qui trouve des explications biologiques vraisemblables, et qui parfois se retrouve être plus efficace que le sacro-saint régime méditerranéen [6].

Alors pour le régime fantaisiste, c’est malheureux, mais il faudra repasser.

2. Une alimentation basée exclusivement sur la viande (de mammouth)

alimentation-paleo-pryamide-viande-oeufVoici l’une des erreurs les plus classiques et les plus préjudiciables pour le régime Paléo. Non, le régime paléo ne se base pas sur la consommation quasi-exclusive de produits animaux, et encore moins de viande.

Le régime paléo fait justement la part belle aux légumes. Ils doivent être abondants dans les menus du « paléovore », pour les nombreuses vitamines, antioxydants, fibres et macronutriments intéressants qu’ils possèdent.

Il n’y a pas de pyramide alimentaire officielle pour l’alimentation paléo, mais Mark Sisson propose une pyramide alimentaire mise à jour qui illustre la part importante des légumes (mais également des produits animaux). D’autres auteurs placent, comme l’ancienne pyramide de Sisson, les légumes en première position, mais cela ne change pas grand-chose à l’idée des proportions et aux rôles majeurs des végétaux (sauf légumineuses et céréales).

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui justifie que le régime Paléo suscite une excellente adhésion, c’est qu’il offre un large choix d’aliments, de recettes et de plats ce qui limite les risques d’arrêts prématurés.

3. Une alimentation dangereuse pour la santé

12552774_214921865515035_3532086044893798842_n (1)Certains l’affirment mais notre autorité sanitaire bien-aimée (Anses) ne s’est pas (encore) prononcée dessus. On peut en effet pointer du doigt la consommation de viande, récemment mise sur le banc des accusés avec le travail de l’OMS.

Pourtant, l’alimentation Paléo bénéficie depuis tout récemment d’une première méta-analyse qui pointe du doigt les multiples avantages de cette alimentation sur différentes composantes du syndrome métabolique comparé aux diètes officielles recommandées [7].

Cette méta-analyse confirme le rôle positif d’une telle alimentation sur le tour de taille, la pression artérielle ou encore les triglycérides circulants, et à moindre mesure sur la glycémie et le cholestérol [8] [9] [10] [11].

Plusieurs travaux indiquent les avantages d’une alimentation Paléo comparée à d’autres, notamment pour réduire les niveaux de graisses du foie [12] ou bien pour améliorer la sensation de satiété chez des diabétiques [13].

En bref, l’alimentation Paléo semble aujourd’hui être soutenue par des preuves scientifiques décentes, mais encore insuffisantes soyons clair, sur ses bienfaits sur notre santé.

4. Une apologie de l’holocauste des animaux d’élevage

J’imagine que certains d’entre vous ont bondis à la lecture de la pyramide alimentaire du régime Paléo. Toutes ces viandes, ces animaux élevés puis tués pour les adeptes de ce régime. Je suis bien conscient des conditions déplorables de la majorité des animaux d’élevage, et je ne partagerai pas ici les nombreuses vidéos (plus ou moins objectives) qui témoignent de l’atteinte au bien-être animal.

Pour défendre un tant soit peu la cause Paléolithique, et cela est d’ailleurs inscrit sur la pyramide que j’ai présenté plus haut, les produits animaux doivent être de qualité supérieur. Par qualité supérieur on entend des vaches nourris à l’herbe dans un pré, du gibier ou du poisson sauvage, ou bien choisir plutôt précieusement son éleveur parmi la masse.

L’idéologie Paléo en relation avec la viande et les produits animaux valorise plutôt les élevages responsables, où le bien-être animal est (plus ou moins) respecté, et où les animaux peuvent se nourrir et paître convenablement dans des conditions quasi-naturelles (ou peu stressante).

Bien sûr, ce genre d’éleveurs ou de producteurs ne représentent pas la majorité et doivent être délicat à trouver dans certaines régions ou parties du monde. Ce serait tout de même irréaliste que de penser que tous les « paléovores » s’orientent vers ce genre de produit de haute qualité, mais c’est tout de même l’un des moteurs principaux du concept.

5. LA solution miracle

Pour nuancer le tout et bien emballer notre affaire, je suis bien obligé de reconnaître que l’alimentation paléolithique n’est surtout pas LA SOLUTION MIRACLE à tous vos problèmes de santé, de poids, vos problèmes relationnels, d’acnés ou d’érection. Non.

L’alimentation paléolithique est une alternative encore jeune, qui se fraye un chemin dans les couloirs de la science et qui n’a probablement pas fini de nous surprendre, et de nous décevoir.

Cette diète semble donc apporter une réponse aujourd’hui à l’épidémie d’obésité et de diabète, ou encore de maladies cardiovasculaires. Une réponse que nombreux jugent pertinente et intéressante, à une époque où les traditions alimentaires se perdent, où la convivialité des repas est remplacée par les déjeuners sur le pouce, à une époque où l’on entend tout et son contraire.

Alors si le régime Paléolithique ou Ancestrale ou Préhistorique vous intéresse, et bien sachez que ce n’est pas une mode si débile que ça, et j’ai même écrit un article pour vous aider à devenir un vrai Paléo, étape par étape… ; )


Références

[1] Cordain, L., S. B. Eaton, A. Sebastian, N. Mann, S. Lindeberg, B. A. Watkins, J. H. O’Keefe, and J. Brand-Miller. 2005. Origins and evolution of the Western diet: health implications for the 21st century. American Society for Clinical Nutrition 81:341-354.
[2] Eaton, S. B. and S. B. Eaton Iii. 2000. Paleolithic vs. modern diets – slected pathophysiological implications. European Journal of Nutrition 39:67-70.
[3] Eaton, S. B., M. J. Konner, and L. Cordain. 2010. Diet-dependent acid load, Paleolithic nutrition, and evolutionary health promotion. The American Journal of Clinical Nutrition 91:295-297.
[4] Lindeberg, S. 2005. Palaeolithic diet (« stone age » diet).
[5] Jönsson, T., B. Ahrén, G. Pacini, F. Sundler, N. Wierup, S. Steen, T. Sjöberg, M. Ugander, J. Frostegård, L. Göransson, and S. Lindeberg. 2006. A Paleolithic diet confers higher insulin sensitivity, lower C-reactive protein and lower blood pressure than a cereal-based diet in domestic pigs. Nutrition & Metabolism 3:39.
[6] Jönsson, T., Y. Granfeldt, C. Erlanson-Albertsson, B. Ahrén, and S. Lindeberg. 2010. A paleolithic diet is more satiating per calorie than a mediterranean-like diet in individuals with ischemic heart disease. Nutrition & Metabolism 7:85.
[7] Manheimer, et al. “Paleolithic nutrition for metabolic syndrome: systematic review and meta-analysis.” American Journal of Clinical Nutrition (2015): Ahead of print.
[8] Boers, Inge, et al. “Favourable effects of consuming a Palaeolithic-type diet on characteristics of the metabolic syndrome: a randomized controlled pilot-study.” Lipids Health Dis 13.1 (2014): 160.
[9] Jönsson, Tommy, et al. “Beneficial effects of a Paleolithic diet on cardiovascular risk factors in type 2 diabetes: a randomized cross-over pilot study.” Cardiovasc Diabetol 8.35 (2009): 1-14..
[10] Lindeberg, Staffan, et al. “A Palaeolithic diet improves glucose tolerance more than a Mediterranean-like diet in individuals with ischaemic heart disease.” Diabetologia 50.9 (2007): 1795-1807
[11] Mellberg, Caroline, et al. “Long-term effects of a Palaeolithic-type diet in obese postmenopausal women: a 2-year randomized trial.” European journal of clinical nutrition 68.3 (2014): 350-357.
[12] Otten, J., Mellberg, C., Ryberg, M., Sandberg, S., Kullberg, J., Lindahl, B., … & Olsson, T. (2016). Strong and persistent effect on liver fat with a Paleolithic diet during a two-year intervention. International Journal of Obesity.
[13] Jönsson, T., Granfeldt, Y., Lindeberg, S., & Hallberg, A. C. (2013). Subjective satiety and other experiences of a Paleolithic diet compared to a diabetes diet in patients with type 2 diabetes. Nutrition journal, 12(1), 1.

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52 commentaires
  1. AAAAh ce n’est “que” ça ??!
    Merci je connais très bien ce qu’on a fait des céréales par cœur ^^ mais je m’attendais juste à des raisons autres que celles-ci !!!

    Si ce n’est qu’une question d’hybrides céréalières alors ça me conforte dans mon idée de départ pour mon changement alimentaire !!
    Merciii énomément de m’avoir répondu ça m’enlève une épine du pied et je sais exactement quoi faire maintenant !!

    Merci merci merci !!!! :D

  2. Alors premièrement j’ai demandé les raisons pour lesquelles il fallait arrêter les céréales fin le gluten afin de faire le meilleur choix dans mon mode alimentaire. Vous êtes contents d’affirmer que vous m’en avez donné qu’une…….. ?? Comment puis-je faire un choix avec une seule raison qui est qui plus est une histoire de variété des blés ?

    Ensuite, l’acide phytique présent dans les céréales est aussi présent dans les graines que vous vous autorisez à manger en paléo… donc ??
    Pour ce qui est de la raison de l’intestin qui n’aurait pas évolué… merci c’est bien d’affirmer des choses que vous avez surement lu ailleurs ce que j’apprécierais ce sont des démonstrations scientifiques de ce que vous avancez… Quand on voit que les pro végétariens affirment que l’intestin humain n’est pas fait pour manger de la viande, que les paléo disent que si mais en revanche pas pour les céréales… au bout d’un moment cette fameuse raison de la forme et de la composition de l’intestin pour tel ou tel nutriment commence à me gonfler surtout quand il est avancé sans preuve scientifique mais par simples croyances… Si vous avez des preuves je suis preneuse mais sinon, je n’ai pas envie de me contenter d’un “oui mais c’est un tel qui me l’a dit dans son commentaire donc c’est vrai”.

    Merci pour vos débuts de réponse mais y a-t-il quelqu’un qui puisse m’expliquer pourquoi les Hommes du néolithique se serait amusé à manger des céréales si cela n’était pas bon pour eux ? Je pense qu’à l’époque les histoires de rendements et de simplicité ne prévalait pas encore sur la toxicité probable d’un aliment, si ? A cette ère ils devaient continuer à se nourrir via leur odorat qui leur indiquait ce qui était bon ou non, s’ils avaient senti les céréales toxiques ils ne s’en seraient pas nourri si ?

    Merci.

  3. Concernant l’acide phytique présents dans les graines….pourquoi crois-tu qu’on doit tremper des gaines (je parle d’oléagineux) avant de les consommer ? pour en enlever la grande partie d’acide phytique.

    Ensuite, quand aux végétarien sils se trompent complètement : pour digérer la grande masse de cellulose que doit digérer un ruminant ou même, plus près de nous, un gorille, il faudrait avoir un thorax en forme de tonneau. Cette forme de thorax permet de contenir des kilos de bactéries, qui digèrent ces bactéries, lesquelles à leur tour, digèrent la cellulose des végétaux.

    Le humain n’a jamais eu ce genre de “dispositif” pendant les 3 millions d’années qu’il existe, il a toujours mangé de la viande quand il en avait. Il peut digérer des végétaux, s’il n’a pas de viande à sa disposition, mais alors il va aussi digérer les bactéries, car il lui faut des protéines autres que es végétaux.

    Il faut 40 000-50 000 ans pour que l’intestin s’adapte ; or l’agriculture n’existe que depuis 10 000 ans.

    Coline si la question t’intéresse et que tu souhaites l’approfondir, et si tu veux avoir des informations plus scientifiques je te donne ici un lien vers un site qui a été mis en place par des spécialistes, chercheurs au CNRS, paléontologues et/ou paléo-pathologistes :

    http://www.hominides.com/html/dossiers/alimentation-prehistoire-nutrition-prehistorique.php

    J’ajouterai que quand à “s’amuser” de manger quelque chose qui nous fait du mal, les hommes de néolithe ont commencé à consommer des céréales avec de l’agriculture et étaient contents d’avoir à manger. Personne n’imaginait que cela pourrait leur faire du mal. Effectivement ils ont rapetissé de 10 cm, et ont commencé à perdre leurs dents et à avoir des rhumatismes, etc.

    Mais comme ça a pris 10 000 années, ils n’ont pas pensé aux céréales et des produits laitiers (aussi).

    L’humanité n’a le retour, en quelque sorte, qu’actuellement car les malades sont bien plus nombreux et on peut faire le lien… A l’époque on mourrait en général avant d’avoir un cancer ou par exemple la maladie de Parkinson.

    Par ailleurs, comme tu le sais très bien, le humain a une propension à “s’amuser” à manger une pizza, des chips ou la junk-food tout en savant parfaitement que ça lui fait du mal. Ca ne l’arrête pas et il va parfois jusqu’au aller se faire mutiler pour faire enlever son estomac pour de plus pouvoir s’empiffrer ;-)

    De rien ;-)

  4. Je m’attendais au fameux : nous aussi on mange des choses qu’il ne faut ca nous empeche pas de le faire…
    Si j’ai posé cette question c’est dans ľidée qu’au néolithique, les hommes se basaient encore sur leur odorat pour détecter les bons aliments, chose que l’on ne fait plus nous maintenant. C’est dans cette idée que je ne comprends pas pourquoi ils ont perduré à manger quelque chose encore une fois : à cette ère !, si ce n’était pas bon.
    Bref c’est pas grave.

    Merci pour le lien.

    J’ai une autre question pour les paleos confirmés : comment fait-on pour avoir ľénergie pour tenir la journée sans céréales ? Autant apparemment certains ont peur d’arreter les céreales pour les vitamines etc… moi c’est plus dans ľidée de ne pas avoir assez de sucres lents pour être en forme la journée. Evidemment que les légumes et fruits sont source ďénergie mais ce qui me tracasse, c’est qu’ayant déjà tenté de ne faire des repas qu’avec ca et du poisson, je n’avais pas ľimpression ďêtre en forme. Alors ma question est : est-ce une question de quantité (je n’ai pas assez mangé) ou est-ce qu’il est préconisé de manger plus de fois dans la journée des petites portions et non pas 4 repas à heures fixes et assez éloignés ?

    Si je dois arrêter les céréales, chose qui prend la place n°1 dans mes délices sucrés favoris et dans les féculents que j’ingère… je veux être sûre de pas être fatiguée 3h après le repas… et ne trouver source de sucres lents que dans les patates ou le riz me déprime un peu…

    En soit ce serait peut-être plus simple : c’est quoi une journée typique ďun paléo en terme de repas et fréquence des repas ? Est-ce cela a été difficile de dire adieu aux patisseries, viennoiseries, crêpe etc… ?

    Aussi, vu que les produits laitiers sont interdits car n’étant pas fait pour nous, et que Jeremy a réintroduit du lait cru dans son alimentation en se basant sur le fait que c’était surtout les transformations industrielles qui conféraient au lait sa toxicité, ne peut-on pas juste en penser de même avec les céréales ? En soit si on se nourissait des anciennes céréales qui n’ont pas subit ľère industrielle comme le petit épautre ou le kamut, serait-ce quand même une érésie pour ľHomme ou non ?

    Merci.

    1. Je suis une paléo confirmée – 16 ans de ce régime – et je suis une sportive (musculation course à pied, natation etc). Et en plus je me nourris “low carb” soit avec les glucides très bas (entre 50-100 g par jour).

      Je n’ai jamais couru après les pâtisseries, donc non ça n’a pas été difficile, au mins je ne suis plus obligée d’en acheter.

      Le truc est que tant que l’insuline circulera dans ton sang t’auras envie du sucré et donc de pâtisserie…

      La notion de sucres lents/sucres rapides est obsolète. L’homme paléolithique n’a jamais consomme des glucides dits lents, alors qu’il était un sportif. En effet, hormis la viande et de poisson, il n’a consommé que des légumes et des fruits, ainsi que quelques oléagineux. Il était low carb et en cétose sans cesse. Avec ça il courrait, il chassait, il pêchait…

      Quand l’on se nourrit low carb le corps fabrique des sucres à partir de graisses stockés : c’est la néoglucogenèse. On n’a plus faim et on a suffisamment d’énergie pour vivre bien.

      Quand au lait je ne vais pas encore refaire tut le discours. Juste une question :

      – as-tu déjà vu dans la nature un mammifère qui aurait bu du lait destiné à un autre mammifère ? Non, hein ?

      Euh, patates ne sont pas paléo et le riz non plus donc tu n’y trouveras pas de source d’énergie, si tu deviens paléo ;-)

      Pour ne pas avoir faim, pour ne pas manquer d’énergie, tout est dans la quantité, oui.

      Et enfin non, il n’y a pas que la notion d’ère industrielle, comme je l’ai déjà expliqué. Donc pas de kamut, pas d’épeautre… Mais après tu fais comme tu veux ;-)

      J’avoue avoir du mal à comprendre qu’on vient sur un site parlant de paléo et qu’on essaye de “négocier”. On n’est pas des syndicalistes ;-)

    2. Bonjour Coline,

      Je ne sais pas si tu seras encore sur le forum pour lire mon post.

      Tout dépend de la raison pour laquelle tu veux te mettre au paléo. Si tu as une maladie auto-immune ou autre, il peut être intéressant de le faire à 100% et d’observer les effets.
      Si tu n’as pas de pbs de santé particuliers, rien ne t’oblige à manger paléo 100%.
      Chaque personne est différente et je trouve que les réponses amenées sont souvent trop rigides. La nutrition est loin d’être une science exacte… J’ai été un peu radicale quand j’ai découvert le paléo et petit à petit je reviens à un discours plus modéré!

      Tout le monde n’est pas fait pour manger lowcarb même si notre organisme sait utiliser les corps cétoniques comme carburant et il n’y a pas UN mode alimentaire pour tout le monde. C’est à chacun de tester et d’observer.
      Le métabolisme humain est d’une complexité incroyable et surtout il est capable d’adaptation.
      Quand on regarde le régime alimentaire dans les blues zones (variable d’une zone à l’autre) où les gens vivent très vieux en bonne santé, on se rend compte qu’ils consomment des produits laitiers (plutôt brebis et chèvre), des légumineuses et des céréales mais ça n’est jamais la base de leur alimentation.
      Le point commun de tous ces régimes, c’est l’absence de produits transformés, raffinés et sucrés, la qualité des produits consommés (viande nourrie à l’herbe, produits frais et de saison…)
      Certaines tribus d’Afrique ont un régime riche en glucides (patates douces) et vivent très bien.
      Il ne faut pas oublier que la santé est un tout; l’activité physique, le sommeil, le lien social… sont primordiaux.
      Le paléo n’est pas une religion et il n’y a pas UNE alimentation paléo.
      Perso, je mange paléo depuis un an (je mangeais des platrées de pates tous les jours, j’ai arrêté du jour au lendemain et je vais très bien!) mais je mange du riz régulièrement, des pommes de terre de temps en temps, des produits laitiers occasionnellement car je les tolère bien.
      Je fonctionne mieux avec des glucides que sans mais je ne mange pas d’aliments à IG élevé sauf exception.
      Tu peux trouver des glucides amidonnés dans les patates douces, cucurbitacés, betterave, carottes…
      Je pense que les céréales ne sont pas optimales pour la santé mais certaines personnes les tolèrent bien et peuvent en consommer sans forcément mettre leur santé en périle.

      C’est ma vision des choses. Il faut savoir ce qui te motive à changer d’alimentation, se nourir ne doit pas devenir une torture mais il est clair que l’alimentation moderne est nocive…

      1. Bonjour Anais =)
        Merci pour ton commentaire, ça fait toujours plaisir d’avoir des témoignages de gens modérés et tolérants.
        Je suis complètement d’accord avec toi sur tout. Effectivement il n’y a pas un mode alimentaire pour tous, chacun étant différent. J’essaye de trouver celui qui me correspond le plus. J’ai commencé le paléo en essayant d’être la plus rigoureuse possible et pour l’instant ça me va plutot bien, d’ailleurs dès que je fais un léger écart, je le sens. Je vais continuer afin d’observer tous les effets bénéfiques et ensuite, selon comment j’évoluerai je réintroduirai peut-être des aliments interdits en paléo pour voir comment je les supporte.
        Je n’ai pas envie d’être 100% quelque chose (je n’aime pas les extrêmes), je veux juste être ce qu’il faut pour mon bien-être donc j’apprendrai à jauger au fur et à mesure je suppose.

        Merci encore pour ton point de vue =)

    3. Les hommes ont une quantité beaucoup plus importantes de copies de gènes codant pour l’amylase que ses proches parents (chimpanzés et compagnie). ça va de 50 copies pour les Européens à 15 copies pour les Iakoutes (un peuple chasseur-cueilleur) versus deux copies pour le chimpanzé.
      Nous sommes fait pour manger de l’amidon ; c’est un peu pour ça qu’on adore les frites et le gratin dauphinois mais je te conseille de manger plutôt des patates douces, des songes, de l’igname, des bananes vertes, etc. et bien sûr tout cela cuit, c’est bien plus digeste :P
      Pour info, Usain Bolt comme beaucoup de ses compatriotes jamaïcains se nourrissent de ça et tu peux voir le résultat au J.O. ;)

      1. Concernt Usain Bolt, sans vouloir le calomnier, il est tout aussi dopé comme les autres sportifs…

        Il dit être “végétarien” mais il oublie un peu des protéines en poudre qui n’existent même pas à l’état naturel et qu’il s’enfile tous les soirs…

        Sans cela il n’aurait tout simplement pas des muscles pour faire du sport. Ce n’est pas le soja qui lui permettrait en avoir, c’est même tout le contraire, le soja est féminisant car plein de phytoœstrogènes et peut même provoquer une puberté précoce… Enfin bon c’est HS ;-)

  5. Ba écoute peut-être que toi tu ne comprends pas qu’on veuille tenter de trouver des alternatives pour ne pas changer de manière radicale mais pour moi c’est important. Au regard de mon alimentation actuelle, cela me fait très peur de changer à ce point, c’est extrême et j’ai peur de ne pas tenir. Donc j’essaye de savoir s’il y a des possibilités ďalternatives pour ne pas tout enlever. Si tu n’es pas assez tolérante pour comprendre cela, je n’ai pas à m’en justifier. Je pose des questions pour être sûre de faire les bons choix, pas pour que l’on me prenne de haut. Je ne suis pas du genre à foncer tête baissée dans un changement de vie simplement parce que j’ai vu écrit quelque part que c’était bien. Je veux être sûre de faire les choses bien et je pense que c’est légitime donc je pose des questions qui te paraissent peut-être stupides mais qui me permettent moi de trier les infos discordantes qu’on me donne de tous les côtés afin de me faire mon propre avis. Là il me reste encore des points flous à éclaircir mais je vais aller chercher mes réponses ailleurs.

    Malgré ce sentiment de ne pas être comprise et jugée, merci de tes réponses. Je pense commencer ce nouveau mode de vie tout de même et voir si cela règle mes problèmes de santé.

    1. Alors là, je prends de mon temps pour te répondre et tu n’es pas contente ? Tu t’es relue, au moins ?
      J’ai trouve justement le ton que t’as employé un chouia “condescendant”….En plus j’ai mis partout des ;-) qu’est-ce qu’il te faut en plus ? Des courbettes ? A mon âge, je risquerais de me bloquer le dos ;-)

      Personne ne t’oblige de “détruire ta vie” ;-) pour faire autre chose : tu peux très bien faire un essai de 15 jours, 1 mois pour voir.

      Maintenant si t’as un problème de santé c’est aussi est mon cas et c’est pour cela que je fais paléo depuis aussi longtemps. Et je peux te dire que ça marche mieux que les médicaments.

  6. Coline : Magda et moi même avons répondu gentillement à tes questions, de façon succincte certes, mais on y a répondu. Je te rappel que nous sommes dans les commentaires d’un article, nous ne sommes pas là pour faire un cour magistral sur le Paléo (le sujet est tellement – trop – large….) et encore moins pour te faire un coaching privé pour ton cas personnel.
    Pour les sources scientifiques sur les céréales, on va pas les mettre ici, ce n’est pas l’endroit… Par contre tu en trouvera à la fin du livre ” Gluten, comment le blé moderne nous intoxique ” de Julien Venesson. Son autre livre ” Paléo Nutrition ” comporte de très nombreuses références scientifiques à la fin. A toi de toutes les lire (comme tu semble le souhaiter) et te faire ta propre opinion ensuite.

    Tu pourra trouver plein d’autres livres intéressant sur le sujet ici http://www.bmoove.com/livres-paleo/ et pour débuter avec les bonnes bases c’est par là http://www.bmoove.com/regime-paleo/

    En général la connaissance commence par la lecture de quelques livres de références… les commentaires des articles ne sont là que pour susciter l’intérêt ;-)

  7. Je lis de temps en temps les publications, histoire de m’informer des nouvelles modes, des nouvelles tendances !Et histoire de voir si la crédulité demeure stable ou augmente!! Voilà que cette fois on en est à la négation de l’évolution! il y a vraiment des gens qui ont besoin de gourous, qui leur propose n’importe quoi, et ils sont contents, ils adhèrent!! On avait les croquettes pour chiens mauvaises, sauf les marques recommandées par l’auteur, rémunéré sans aucun doute par lesdites marques, ce coup ci il fait l’apologie d’une nourriture pour évadés d’asile psychatrique, ça ne s’arrange pas!!!

    1. Nouvelles modes, nouvelles tendances ? Mais qu’est-ce qu’il ne faut pas lire. Des propos aussi stupides, que ça fait de la peine à lire.

      Continuez donc manger ce qu’on vous fourgue dans les supermarchés et de la malbouffe, soyez donc malades pendant que nous on vivra en bonne santé, tout simplement. Et pas besoin d’un gourou pour bien manger.

  8. Pour les sceptiques mais qui ont envie d’en savoir plus, un ouvrage très bien écrit, facile à lire et à comprendre et étayé par une flopée d’études scientifiques : “Gluten, comment le blé moderne nous intoxique” de Julien Venesson.
    Pour ceux qui souhaiteraient aller un peu plus loin dans la compréhension de “comment nous en sommes arrivés là” : “Toxic” de William Reymond.
    C’est ce dernier qui a provoqué le “déclic” chez moi…

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