Infirmiers, se vacciner contre la grippe pour protéger vos patients est infondé

Vers l’obligation du vaccin antigrippe pour les professionnels de santé

L’Ordre national des infirmiers (ONI) vient de lancer une grande campagne de vaccination antigrippale à destination des infirmiers, mais aussi des personnes sous leurs soins. L’ONI affirme dans une campagne-choc que « l’hiver dernier, la grippe a tué plus de 20 300 personnes en France ».

Avec le slogan, « je vous vaccine, je me vaccine », l’ONI souhaite que les infirmiers montrent l’exemple, et invite la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn de proposer l’obligation vaccinale pour les professionnels de santé. Les récentes déclarations de la ministre laissent à penser qu’elle y est favorable.

Dans un entretien télévisé accordé au magazine de santé Allô Docteurs, le président de l’ONI, Didier Borniche, vient rappeler que l’Ordre est favorable à l’obligation, car elle est dans le respect du code de déontologie : « protéger les patients dans le cadre de notre exercice », avance-t-il.

Au même moment, le président de l’Ordre des médecins, le Dr Patrick Bouet, déclarait dans une interview accordée au quotidien médicale Le Généraliste qu’il faut donner « un caractère obligatoire à la vaccination antigrippale chez tous les personnels de santé. » Le président de l’Ordre rajoute que « les professions de santé doivent être exemplaires » en se vaccinant, afin de « montrer que l’on est convaincu du bien-fondé de l’action que l’on mène ». Le président de l’Ordre des médecins est du même que le président de l’Ordre des infirmiers puisqu’il estime que « la vaccination antigrippale nous apparaît être une exigence déontologique. »

Pourquoi faut-il vacciner les professionnels de santé ?

Selon le code déontologique des infirmiers, il est bien précisé dans l’article R.4312632 que l’infirmier « ne doit pas exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre […] la sécurité des personnes prises en charge. »

Dans l’idée, un infirmier ou un professionnel de santé en charge d’une personne vulnérable, comme un senior de plus de 65 ans dans un centre de soin de longue durée (EHPAD), devrait se faire vacciner contre la grippe pour éviter de contaminer son patient, et lui éviter ainsi des complications graves (infections des voies respiratoires notamment) et éventuellement d’en mourir.

La responsabilité des infirmiers est donc importante et déontologique. Au-delà des mesures barrières efficaces comme le port du masque, des gants, d’éviter les contacts directs et d’avoir une excellente hygiène des mains avant et après les soins, la vaccination apparaît selon nos deux présidents comme nécessaire, et justifiant son obligation.

Une obligation, car les professionnels de santé, qu’ils soient médecins ou dans le paramédical, n’adhèrent que très peu à cette vaccination. Seulement 25 % et 10 % des médecins et des paramédicaux seraient vaccinés tous les ans.

Mais pourquoi si peu d’infirmiers se vaccinent-ils contre ce risque, semble-t-il, majeur ?

Quelle est l’efficacité de la vaccination des professionnels de santé ?

Pour établir une recommandation de pratique clinique, en accord avec le code de déontologie des professions médicales, ces pratiques cliniques doivent démontrer leur efficacité lors d’essai clinique randomisé (ECR ou RCT en anglais). Plus importants, ces essais cliniques doivent apporter la preuve que les bénéfices de la pratique dépassent les risques encourus par les patients. Ces preuves doivent être idéalement claires, sérieuses et transparentes afin que l’adhésion à la pratique clinique ne puisse qu’être facilitée.

Pour cette pratique, celle de vacciner les professionnels de santé dans les EHPAD pour limiter la mortalité des personnes âgées à cause de la grippe, nous disposons de plusieurs preuves scientifiques, de plusieurs ECR.

Entre 1997 et aujourd’hui, quatre essais cliniques randomisés ont voulu savoir l’efficacité de cette mesure sur l’incidence des cas de grippe confirmés en laboratoire, des infections des voies respiratoires, des admissions à l’hôpital pour une maladie des voies respiratoires, et des morts à cause des ces mêmes maladies touchant les voies respiratoires chez les personnes vivant en EHPAD 1 2 3 4.

Tous ces essais cliniques ont été analysés de manière globale (méta-analyse), avec une lecture minutieuse des méthodes mises en place, des objectifs des études, et en écartant éventuellement les essais les moins robustes, qui ne passent pas les standards méthodologiques internationaux.

Cet exercice permet de dégager le plus haut niveau de preuve en science, celui qui devrait être à la base de toute recommandation de pratique clinique.

C’est la collaboration Cochrane qui a réalisé ce travail en 2016 5. La mission de la collaboration Cochrane est claire, elle souhaite « favoriser la prise de décisions de santé éclairées par les données probantes, grâce à des revues systématiques pertinentes, accessibles et de bonnes qualités et à d’autres synthèses de données de recherche. »

Basé sur 10 grands principes méthodologiques rigoureux, le travail de la collaboration constitue « une référence internationale reconnue en matière de qualité des informations sur l’efficacité des soins de santé. » 6

Ainsi, une seule étude a été écartée de la méta-analyse à cause de données incomplètes et un fort risque de biais concernant les chiffres sur la mortalité.

  • Seulement trois études sont à disposition des professionnels de santé, des experts institutionnels et des observateurs indépendants pour mesurer pleinement l’efficacité de la mesure de prévention. À la suite de l’analyse de ces trois essais cliniques randomisés, les auteurs de cette méta-analyse indépendante ne trouvent pas de preuve claire du bénéfice sur les quatre variables liées à la grippe avec cette mesure.

Les auteurs estiment que tous les essais cliniques « ne sont pas assez puissants pour détecter une quelconque différence sur la mortalité liée à la grippe« .

Dans un paragraphe intitulé « les conséquences sur la pratique », les auteurs concluent que les résultats des essais cliniques sont à fort risque de biais et qu’ils n’ont pas « montré de preuve convaincante d’un bénéfice sur les critères d’intérêt, nommément les cas de grippe confirmés en laboratoire (faible niveau de preuve), les infections des voies respiratoires (niveau de preuve moyen), les admissions à l’hôpital (faible niveau de preuve), et les décès à cause des maladies des voies respiratoires ou toutes causes confondues (très faible niveau de preuve) ».

  • Les auteurs de cette méta-analyse complètent unanimement :

« Nous concluons qu’il n’y a pas de données probantes de haute qualité selon lesquelles la vaccination des professionnels de santé contre la grippe protège les personnes âgées de 60 ans ou plus sous leur responsabilité selon les critères spécifiques à la grippe. »

Au regard de l’obligation vaccinale souhaité par le président de l’Ordre des infirmiers et des médecins, il y aurait selon ces chercheurs peu de preuve scientifique pour justifier l’obligation dans les EHPAD pour les professionnels de santé.

  • À ce jour, la méta-analyse de la collaboration Cochrane est la plus récente, la plus complète et la plus sérieuse étude scientifique publiée dans un journal avec comité de lecture sur ce sujet. Aucun autre essai clinique randomisé n’a été publié depuis 2016, et qui pourrait nous inviter à revoir les conclusions des auteurs.

L’absence d’évidence scientifique concernant cette pratique est donc toujours valable aujourd’hui.

Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, la position de nos deux présidents, mais également de la ministre des Solidarités et de la Santé, est en contradiction avec le plus haut niveau de preuve scientifique.

Mais que dit le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) ?

Le HCSP nous éclaire sur les politiques de santé publique avec des avis scientifique et sourcé. Ainsi, l’institution a publié en 2016 un avis relatif aux obligations vaccinales des professionnels de santé (ici), et notamment pour le vaccin antigrippe. Le HCSP part du principe que « la vaccination des soignants est susceptible de réduire la mortalité et la morbidité des personnes âgées dans les services de long séjour, de diminuer le nombre d’infections grippales documentées, de syndromes grippaux.« 

Le HCSP considère cependant que cette pratique n’a pas démontré de bénéfice. Les experts de l’institution publique écrivent que « les méta-analyses réalisées n’ont pu démontrer clairement le bénéfice de cette pratique », citant l’étude de la collaboration Cochrane.

Pourtant, malgré un constat en accord avec la littérature scientifique la plus sérieuse, le HCSP recommande la pratique de vaccination des professionnels de santé comme étant « néanmoins le moyen le plus efficace de prévention de la grippe ». Les recommandations du HCSP sont en contradiction avec ses propres conclusions, et son analyse de la littérature scientifique.

Étonnant, le mot est faible. Mais que dire des infirmiers et des médecins qui refusent la vaccination antigrippe ?

Le refus du vaccin antigrippe est-il une entorse à la déontologie ?

À la lumière des seules évidences scientifiques à notre disposition, qui doivent primer dans l’élaboration des politiques de santé publique, l’obligation de se vacciner quand on est un professionnel de santé n’a pas montré de bénéfice clair pour le patient âgé à risque ou non.

Dès lors, à la lecture du code de déontologie qui régit la pratique médicale des infirmiers (mais aussi des médecins), refuser la vaccination pour soi-même n’a pas démontré, d’une quelconque manière que ce soit, que l’on puisse compromettre la sécurité des personnes prises en charge.

Cette pratique n’a démontré ni bénéfice ni risque.

L’obligation vaccinale, si elle était votée aujourd’hui, sans nouvelle publication scientifique majeure et positive, serait contraire aux données scientifiques et médicales les plus actuelles et sérieuses à notre disposition.

Les faits non scientifiques sanctionnés par l’Ordre ?

On ne peut que s’étonner de cette volonté d’obligation vaccinale contre la grippe à la lumière des déclarations du président de l’Ordre des médecins. Dans la même interview citée en début d’article, le Dr Bouet estime qu’il « faut que les médecins sachent que s’ils n’adoptent pas une attitude conforme aux données de la science ou s’ils mettent en danger les patients, ils devront en assumer les responsabilités ».

Le Dr Bouet rajoute que l’Ordre aurait déjà porté plainte contre des praticiens pour tenir une opinion qui « ne reposait pas sur des faits scientifiques ».

  • Ainsi, selon les propos tenus par le Dr Bouet dans un quotidien médical français, l’Ordre des médecins pourrait en toute bonne foi porter plainte contre son propre président pour tenir un discours – très favorable à l’obligation antigrippe – alors qu’il ne repose sur aucun fondement scientifique sérieux.
  • Très récemment, un professeur en gériatrie, Joël Belmin, intervenait également dans le magazine de santé Allô Docteur pour parler des bénéfices de la vaccination antigrippe pour les professionnels de santé travaillant en EHPAD. Le professeur avance que des travaux prouvent une efficacité de cette mesure de prévention. Des travaux qui n’existent pas aujourd’hui.

L’Ordre des médecins pourrait se saisir de cette intervention télévisée, car il n’y a pas au moment des déclarations du professeur la moindre preuve scientifique des bénéfices annoncés, concernant la vaccination antigrippe des professionnels de santé. Manifestement, et selon les dires du président de l’Ordre, ce dernier pourrait porter plainte pour avoir défendu des faits non scientifiques à la télévision.

Et cela, sans mentionner les avantages et les rémunérations perçus par des sociétés pharmaceutiques qui commercialisent des vaccins antigrippe par le professeur, et qui n’ont pas été déclarées lors de l’interview, ce qui constitue une violation du code de la santé publique, dans son article L.4113-13.

  • L’Ordre des médecins devrait également s’intéresser au cas du Dr Goulenok, qui dans une tribune en date du 17 janvier 2017 dans le journal Le Monde, défendait la vaccination des soignants pour protéger les soignés. Au moment de cette déclaration, les propos du Dr Goulenok sont en parfaite contradiction scientifique avec les plus récentes publications internationales sur ce sujet.

Avec tout cela, il est impossible de ne pas revenir sur la campagne de communication de l’Ordre national des infirmiers (ONI), qui affirment sans l’ombre d’un doute que la grippe a tué 20 300 personnes durant l’hiver dernier. Mais la grippe en est-elle vraiment responsable ?

Combien de morts pour la grippe en France ?

Les chiffres avancés par l’ONI sont impressionnants, instaurent la peur et renforcent le principe de la vaccination antigrippe pour éviter d’en mourir.

Pourtant, il est impossible d’affirmer avec sérieux et honnêteté scientifique que la grippe a été responsable de 20 300 décès durant l’hiver 2016-2017. Et encore moins des 14 400 morts durant l’hiver de 2015-2016. Ces chiffres correspondent en réalité à une estimation réalisée par l’Institut de Veille sanitaire qui compare la surmortalité hivernale avec le reste de l’année.

Cette surmortalité est attribuée selon l’InVS « probablement » à la grippe, avec une méthode purement théorique et n’ayant pas bénéficié d’évaluation. C’est pour cette raison que l’épidémie de grippe est jugée catastrophique tous les ans, à cause de la surmortalité hivernale essentiellement attribuée à la grippe, d’une manière purement théorique.

Ainsi, de nombreux médecins 7 8 9 alertent régulièrement l’opinion publique sur le sujet de la mortalité due à la grippe. Nous avons en France deux sources concordantes et fiables sur la nature des décès enregistrés durant les épidémies de grippe. Ces deux sources sont l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), qui produit les taux de mortalité de la grippe, et le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc), qui produit l’ensemble des certificats de décès avec les causes.

Ces deux sources donnent une estimation plus réaliste que l’estimation théorique de l’InVS, et annoncent pour la période 2000-2007, une moyenne de 521 et 528 décès à cause de la grippe tous les ans, selon les taux de mortalité de l’INED et des certificats de décès du CépiDc.

Pour résumer

  1. L’obligation vaccinale antigrippe pour les professionnels de santé ne repose aujourd’hui sur aucun fondement scientifique, comme le confirme le Haut Conseil de la Santé Publique.
  2. Les professionnels de santé qui militent pour l’obligation vaccinale antigrippale ne tiennent manifestement pas un discours scientifique, qui pourrait être sanctionné par l’Ordre des médecins.
  3. La campagne de communication de l’Ordre national des infirmiers utilise un argumentaire dramatisant sur le nombre de morts dû à la grippe, des chiffres gonflés par des estimations théoriques sans base solide.
  4. Les infirmiers qui refusent aujourd’hui la vaccination antigrippe respectent bien le code de déontologie, puisqu’aucun risque n’a été scientifiquement mis en évidence avec ce refus.
  5. L’Ordre national des médecins et des infirmiers devrait d’urgence revoir les bases de l’analyse de la littérature scientifique.
  6. Aucune nouvelle étude scientifique n’a été publiée depuis 2016 en faveur d’une vaccination des professionnels de santé en EHPAD.
  7. Finalement, plusieurs médecins généralistes 10 11 (dont le docteur et chercheur au CNRS, Michel de Lorgeril) s’inquiètent des propos du président de l’Ordre des médecins, qui souhaite à demi-mot lancer une chasse aux sorcières sur la base de propos non scientifique. Le président de l’Ordre devrait surveiller ses propres propos, et de montrer l’exemplarité médicale et scientifique, avant de s’en prendre aux praticiens.

Références

1. Carman WF, Elder AG, Wallace LA, McAulay K, Walker A, Murray GD, et al. Effects of influenza vaccination of health-care workers on mortality of elderly people in longterm care: a randomised controlled trial. Lancet 2000;355 (9198):93–7

2. Hayward AC, Harling R, Wetten S, Johnson AM, Munro S, Smedley J, et al. Effectiveness of an influenza vaccine programme for care home staff to prevent death, morbidity, and health service use among residents: cluster randomised controlled trial. BMJ 2006;333(7581):1241.

3. Lemaitre M, Meret T, Rothan-Tondeur M, Belmin J,Lejonc JL, Luquel L, et al. Effect of influenza vaccination of nursing home staff on mortality of residents: a cluster randomized trial. Journal of the American Geriatrics Society 2009;57(9):1580–6

4. Potter J, Stott DJ, Roberts MA, Elder AG, O’Donnell B, Knight PV, et al. Influenza vaccination of health care workers in long-term-care hospitals reduces the mortality of elderly patients. Journal of Infectious Diseases 1997;175(1): 1–6.

5. Thomas, R. E., Jefferson, T., & Lasserson, T. J. (2016). Influenza vaccination for healthcare workers who care for people aged 60 or older living in long‐term care institutions. The Cochrane Library.

6. Voir le site : http://www.cochrane.org/fr/about-us/our-vision-mission-and-principles

7. le Dr Dominique Dupagne : http://www.atoute.org/n/article163.html

8. le Dr Jean-Baptiste Blanc : https://30ansplustard.wordpress.com/2017/01/16/pourquoi-les-chiffres-de-mortalite-grippale-sont-incomprehensibles/

9. le Dr Jean-Claude Grange : http://docteurdu16.blogspot.fr/2011/10/la-mortalite-151-deces-pour-2010-2011.html

10. Ici un médecin généraliste dénonce : http://hippocrate-et-pindare.fr/2017/11/13/et-maintenant-la-menace-vis-a-vis-des-medecins/

11. Un autre médecin ici : https://30ansplustard.wordpress.com/2017/11/12/lettre-ouverte-au-dr-bouet-president-du-cnom/

6 Commentaires

  1. Emilio

    Chez Cymès, quand on demande à Buzyn si elle va rendre obligatoire le vaccin grippe pour les soignants, elle réponds « non … enfin pas tout de suite ».

    La vaccination antigrippale deviendra-t-elle obligatoire pour toutes personnes vivant en collectivité (entreprises, école, université, administration etc…) avec le PLFSS 2019 ou 2020 ?

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  2. reliquet

    Excellent article Jérémy, comme d’habitude.

    Je te transmets notre travail de la semaine, naturellement si tu étais membre chez nous tu recevrais tous nos articles automatiquement sur ton ordinateur du bout du monde, tu devrais t’offrir ça pour Noël… On t’embrasse fort mais tu manques!

    https://aimsib.org/2017/11/13/pascal-raton-explique-vaccination-antigrippale/

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  3. marianne

    Moi, je dis OUI à l’ obligation vaccinale pour TOUS les membres du personnel des hôpitaux, maisons de retraite etc… et aussi pour le personnel en contact aux guichets administratifs !
    Il faut être logique : si le vaccin anti-grippal est efficace, alors il est indispensable que les soignants ne soient pas des transmetteurs .
    S’ il n’ est pas efficace, alors qu’ on cesse de nous bassiner avec ça !

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    1. Helene

      Pour un resident en maison de retraite, il peut etre preferable de mourir de la grippe. C’est une mort moins penible que d’autres. L’une de mes clientes, une octogenaire qui avait encore toute sa tete, mais etait de plus en plus frele, mais etait consciente qu’elle allait commencer a perdre l’usage de son cerveau (elle etait psychiatre et neurologue, donc les petits AVC, demences etc. elle connaissait) et avait de plus peur de faire chute et fracture et de se retrouver en maison de retraite, avec une qualite de vie tres reduite, a saute sur l’occasion de mourir chez elle, lors d’une petite maladie. Si elle etait allee a l’hopital, elle aurait probablement ete sauvee, mais aurait atterri en maison de retraite. Elle est restee chez elle, refusant tout autres soins que palliatifs, veillee par ses enfants (une difficulte supplementaire est que le mari de sa fille a ete mutee a l’autre bout de la planete, a partir de 2018, pour plusieurs annees) et est morte en une petite semaine. Seuls les deux derniers jours ont ete un peu penibles mais cela a quand meme ete une ‘bonne’ mort. Entre duree de vie et qualite de vie, elle a choisi qualite de vie.

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  4. JOSEPH

    La grippe est un business juteux pour les laboratoires et tout le monde sait qu’il est quasiment impossible de réaliser un vaccin efficace avec un virus qui mute aussi rapidement que celui de la grippe. Les vaccins sont les seuls « médicaments » qui sont dispensés d’un suivi pharmacocinétique. C’est une aberration. Il y a d’autres moyens très efficaces pour prévenir la grippe en dehors de la vaccination et sans effets secondaires potentiels
    Dr JO

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  5. Crystale

    Tout à fait d’accord avec JOSEPH. Inefficace et même dangereux (fatigue énormément). Par ailleurs il y a d’autres moyens de prévenir la grippe : homéopathie, huiles essentielles, oligo-éléments… Mais notre médecine n’étant axée que sur la chimie, elle délaisse les médecines naturelles parce qu’elles ne seraient pas efficaces. Je peux témoigner qu’elles le sont, puisque je les utilise depuis une quarantaine d’années avec succès. Encore faut-il connaître leur posologie et bien les choisir. Avec l’homéopathie, on fait de plus en plus n’importe quoi : le même traitement (Influenzinum) pour tout le monde… L’homéopathie – et c’est ce qui en rend compliqué l’usage – doit être individualisée. C’est plus facile avec les huiles essentielles. Un de mes cousins médecin phytothérapeute m’a indiqué ce traitement : quatre matins par semaine, trois grouttes de chaque :
    HE melaleuca alternifolia (tea-tree)
    HE melaleuca quinquenervia (niaoul)
    HE rosmarinus officinalis CT cineole (romarin à cinéole)
    Voilà. Vous pouvez tester. Par ailleurs, le Cuivre en oligo-éléments : une ampoule prise dès les premiers symptômes, en fait dès que quelqu’un dans votre entourage tousse et semble prêt à déclarer une angine ou une grippe, permet d’éviter que la maladie vous atteigne… Hélas on ne trouve plus le Cuivre en oligosols, il faut prendre des granions… En tout cas, je n’ai qu’un seul vaccin (antitétanique) et je m’en porte bien. Je n’ai pas eu de grippe depuis très longtemps! Il faudrait que ces médecines naturelles puissent enfin entrer à l’hôpital et dans les maisons de retraite – mais avec le Conseil de l’Ordre qui veille d’une façon draconienne, on en est loin! Bon hiver à tous et toutes!

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