La Fédération Française des Diabétiques main dans la main avec Coca-Cola (et Sanofi)

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Le titre de cet article t’interpelles ? Tu viens à l’instant de scroller et de te décourager pour le lire ? Mais mon ami, ce lien et fait pour toi, il t’amèneras directement sur le “FIGHT” qui oppose la FFD à Dur à Avaler ! Clique et apprécie !

Je règle mes comptes, une bonne fois pour toute !

Souvenez-vous, je l’avais écrit noir sur blanc le 9 mars de cette année :

« Autant être direct, cette fédération me révulse, et j’aimerais lui adresser un article entier pour la démonter de A à Z. Mais cela viendra en temps et en heure. »

C’était à propos de la Fédération Française des Diabétiques (FFD) ou les nombreux synonymes, AFD, FID, etc.

Le temps est donc venu pour moi, et pour vous, de découvrir tous les dessous inavouables de la plus grande association médicale française sur la gestion du diabète (principalement le diabète de type 2).

Avant de commencer, vous devez savoir que je dénonçais au mois d’octobre 2013 dans un article coup de poing, les nombreux liens entre les plus grandes associations médicales et des partenaires privées tels que des laboratoires pharmaceutiques ou des grands groupes agroalimentaires.

Je parlais brièvement de la FFD dans cet article, mais là, on va rentrer dans le détail, et je peux vous garantir qu’à la fin de cet article la FFD n’aura plus aucune valeur pour vous.

Pourquoi croire la FFD serait une belle erreur

Il y a plusieurs pistes à explorer pour comprendre que cette association médicale n’est en réalité pas la meilleure structure pour combattre son diabète, bien au contraire. Quand je parle de diabète dans cet article, je parle du diabète de type 2, celui qui est développé sur du long terme et qui apparait généralement à l’âge adulte. On est d’accord.

Le diabète de type 2, simplement

Avant de commencer, et pour qu’on parte tous du même pied, une explication simple et brève sur le diabète s’impose. Toute une série de facteurs de risques (alimentation, obésité, activité physique, prédisposition génétique) peuvent perturber le métabolisme des glucides.

Lors de l’installation d’un diabète, le sang est caractérisé par une hyperglycémie (trop de sucres dans le sang) qui oblige le pancréas à sécréter beaucoup d’insulines, l’hormone en charge de faire baisser ce sucre sanguin par absorption cellulaire.

Le sang devient donc progressivement et régulièrement riche en insulines, on parle d’hyperinsulinémie, le pancréas se fatigue dans cette sécrétion exagérée (les cellules bêtas du pancréas s’épuisent et produisent de moins en moins d’insuline) et pour couronner le tout, les cellules deviennent de moins en moins sensibles à l’insuline et absorbent donc moins de sucres : c’est l’insulino-résistance [1].

C’est d’ailleurs pour cela que l’on parle de diabète « insulino-indépendant », et qui concerne 9 diabètes sur 10 (l’autre restant, c’est le type 1 et à moindre mesure le gestationnel) [2].

Voilà vous savez tout. Pour vaincre son diabète il faut donc rétablir une bonne activité de sécrétion hormonale d’insuline pancréatique, et rétablir une bonne sensibilité des cellules à cette insuline.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre brebis galeuse…

L’alimentation du diabétique selon Coca-Cola

Je vous présente un fait absolument normal et classique dans notre magnifique système de santé et de lobbying :

Le livret « Diabète et Alimentation : les bénéfices pour mon diabète » mis en téléchargement libre sur le site de la FFD a été réalisé « grâce au soutien de Coca-Cola ».

C’est écrit noir sur blanc, sur la dernière page du livret (p.13), et sur le site de la FFD qui aurait reçu pratiquement 1 millions $ de la part du géant de l’agroalimentaire [3].

J’ai l’impression que je dois vous rappeler que notre chère et tendre société Coca-Cola est loin de proposer des produits « healthy » ou bon pour la santé, et encore moins pour un diabétique. Les sodas sucrés en tout genre n’ont pas vraiment la côte pour les diabétiques.

On peut donc se poser la question :

Est-ce que le guide sur l’alimentation proposé par la FFD est objectif, impartial et sert réellement les intérêts des diabétiques et non de la fondation Coca-Cola (et des laboratoires pharmaceutiques, ils vont prendre des coups de triques aussi plus tard) ? (Oui c’est une longue question !)

Malheureusement, dès la 2ème page du livret, ça commence mal. L’auteur nous indique très clairement qu’il n’existe pas de régime particulier pour les diabétiques.

Ils doivent simplement avoir une alimentation « variée et équilibrée » exactement comme « la population générale », et je cite.

Pourquoi cette recommandation, annoncée dès la deuxième page du livret, est dangereuse pour les diabétiques (et les autres également) ?

  • Dangereuse recommandation.

2 points à comprendre. La FFD conseille de suivre l’alimentation classique des personnes « normales ». Ils conseillent indirectement de suivre les recommandations officielles en matière de santé publique, et notamment celles du PNNS, la Plan National Nutrition Santé.

Selon le PNNS, un adulte français devrait prendre tous les jours 3 produits laitiers, 4 pour les séniors et c’est bien souvent le cas quand le diabète se déclare ; et manger des féculents à tous les repas ! [4, 5]

Ces deux sacro-saintes recommandations, véhiculées par de nombreux diététiciens-nutritionnistes et par la FFD, sont des bombes à retardement pour la santé des diabétiques (mais également des personnes « normales »).

Le lait par exemple. Il possède un index glycémique bas, et ne provoquerait donc pas d’élévation brutale de la glycémie. Malheureusement, les travaux d’une spécialiste australienne sur le sujet indiquent clairement que le lait est une bombe à insuline, car il possède un index insulinémique élevé, le must en matière d’indice sur l’impact des glucides

Quand bien même le lait ne contient pas énormément de glucides, avec seulement entre 10 et 12 g de glucides [6], multiplié par 4 (selon le PNNS), c’est 40 à 48 g de sucres (8 à 10 carrés de sucre) avec le même impact sur votre glycémie que du pain blanc ! Bref, une catastrophe pour le pancréas, le foie et bien d’autres.

Pire encore, Lanutrition.fr affirme que l’association de lait avec un autre aliment, comme le riz ou des cornflakes, peut multiplier par deux l’index insulinémique du plat [7]. Et Bam le pancréas !

Ce premier point démontre tristement comment les recommandations du PNNS, reprises en cœur par le FFD, va exactement dans le sens opposé d’une rémission d’un diabète par l’alimentation.

Et bien sûr, le second point est fait du même bois : méconnaissance biochimique, erreur nutritionnelle et au final c’est le malade qui trinque.

Dans la page 11 du livret, voici ce que la FFD conseille aux diabétiques lors de chaque repas :

  • un féculent (comme des pommes de terre) ;
  • un morceau de pain (type non précisé, et la majorité des français du pain blanc) pour « compléter le repas ».

Oui, chers diabétiques, vous devez maintenant savoir que la plus grande association médicale française sur le diabète assène encore des conseils archi-faux, vieux de dizaines d’années.

Ainsi, selon la FFD, féculents = glucides complexes = sucres lents = assimilés lentement = faible élévation de la glycémie = bon pour le diabète.

Je me bats au quotidien contre cette équation et cette notion dangereuse qui veut vous faire croire que la complexité de la molécule de sucre (comme l’amidon des pommes de terre et du pain blanc) entraîne une absorption plus lente, et donc intéressantes pour les diabétiques.

Cela est en grande partie TOTALEMENT FAUX.

Par exemple, les deux aliments conseillés quotidiennement par la FFD, le pain et les pommes de terre, ont des IG de 95 et 101 respectivement. Autrement dit, un pic de glycémie maximale, ultra contre indiqué pour les diabétiques [8, 9].

Je suis choqué, de ne PAS lire sur cette page 11 à propos de l’IG, que les diabétiques doivent consommer en priorité des aliments à IG bas. Ce n’est écrit nulle part.

Par contre, les auteurs trouvent peut-être amusant de rappeler aux diabétiques que « les carottes cuites font plus monter la glycémie que les carottes crues. »

Super ! Qu’est-ce que cela veut dire ? De ne jamais faire cuire ses carottes ? Bull… Shit !

On continue la descente aux enfers, avec probablement un exemple frappant de l’influence du sponsor Coca-Cola dans la rédaction de ce livret. Sur la page 9 du livret, un encart est destiné aux boissons avec un conseil plus que bienvenu :

« L’eau est la seule boisson indispensable à consommer régulièrement avant d’avoir soif. »

Juste en dessous, un avertissement :

« Attention aux boissons sucrées et alcoolisées qui sont caloriques… »

Remarquez attentivement la nuance. Les sodas, type Coca-Cola, ultra sucrés, dégueulasses, pauvres en tout : nutriments essentiels, vitamines, totalement inutiles pour notre santé à tous, sont juste flanqués d’un « attention »… ils sont « caloriques » !

Pourquoi les sodas, totalement inutiles sauf pour les actionnaires de Coca-Cola, ne sont-ils pas dans l’encart réservés aux « produits sucrés » dont la consommation doit être fortement limitée ?

Pourquoi n’est-il pas écrit noir sur blanc que les boissons ultra sucrés doivent être fortement limitées car n’apportant que des glucides simples, élevant dramatiquement la glycémie ?

La réponse à ces questions se trouve sur la dernière page du guide, en bas à droite, où l’on peut voir la place du sponsor… Coca-Cola ! Merci la FFD.

  • Pourquoi la FFD minimise l’index glycémique ?

Tout cette histoire d’IG, de sodas, de féculents et de pains pour les diabétiques et d’autant plus grave que la science a démontré depuis des années le bénéfice d’une alimentation à IG bas (donc pas de pain blanc et de pommes de terre !) pour la prévention du diabète.

Ainsi, en 2003, une équipe de l’université de Sydney démontrait les bénéfices d’une telle alimentation sur le diabète chez plus de 350 patients, répartis dans 14 études randomisées. Encore mieux, la même équipe démontre 5 ans plus tard chez plus de 40.000 patients, qu’une alimentation à IG bas réduit les risques de diabète de type 2 de 40% [10, 11].

Et si l’idée de maîtriser les IG vous intéresse, il faudra redoubler de patience pour trouver des informations dans ce guide, qui n’en parle que dans la page 11, dans un minuscule encart en bas à droite, rien de plus.

Egalement dans ce guide sur l’alimentation du diabétique (un cauchemar), la page 12 est un exemple flagrant de méconnaissance et de contradiction. Dans ce paragraphe, l’auteur nous indique que les diabétiques peuvent jouer sur les équivalences en glucides des aliments.

Vous ne serez donc pas étonné d’apprendre qu’un fruit peut être remplacé par un « laitage aux fruits sucrés » simplement sur la base de la quantité de glucides !

L’idée même de remplacer un fruit, aux nombreux nutriments et vitamines et à l’IG bas, par un laitage avec un index insulinémique élevé ne choque personne, pas même nos 5 relecteurs, tous des médecins et des diététiciens (à priori diplômés).

Finalement, dans la page 5, la FFD nous familiarise avec un concept intéressant, celui du « diabète équilibré ». Et oui, selon l’auteur du livret, certains mauvais comportements alimentaires ou par exemple la prise de poids sont des facteurs de risques qui peuvent « déséquilibrer » un diabète.

Laissez-moi clarifier les choses : le diabète n’est pas une situation métabolique normale, c’est un état qui traduit un DESEQUILIBRE. Alors que l’on ne me parle pas de diabète en équilibre. Il y a des situations plus ou moins graves selon les cas et les habitudes, mais c’est tout !

Le pire reste à venir, et on le trouve en accès immédiat sur le site de l’association.

Un diabète à vie, avec des médicaments

Sur le site de l’association, vous n’entendrez jamais parler d’une quelconque rémission du diabète. Il n’est jamais mentionné que celui-ci était incurable, mais tout porte à croire qu’une fois qu’on l’a, c’est pour la vie.

A partir du moment où le diabète de type 2 se diagnostique par une hyperglycémie à jeun, par une insulino-résistance des cellules ou par une insuffisance pancréatique dans la sécrétion d’insuline, il est donc tout à fait possible d’envisager une rémission si ces variables reviennent à la normale. Evident mon cher Watson.

Malheureusement, d’après la FFD, si vous avez un diabète il sera dans un premier temps traité par l’alimentation (et l’activité physique) mais pas uniquement.

Selon la FFD vous aurez « rapidement recours à des traitements antidiabétiques oraux ou injectables » sans aucune autre forme de procès, ni explications [12].

Est-ce que cette politique de traitement du diabète est impartiale, honnête et objective ?

La mise à l’écart un peu trop hâtive d’un traitement par l’alimentation (voué à l’échec à cause des conseils inexacts) et la mise en avant quasi obligatoire d’un traitement médicamenteux n’est-il pas le fruit d’une trop forte promiscuité avec l’industrie pharmaceutique ?

¼ du budget de la FFD par Big Pharma

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D’après le rapport officiel et disponible en téléchargement libre sur le site de la FFD, en 2012, 23% des recettes de l’association provenaient d’entreprises prisées, à but lucratifs (sans déconner).

Le chiffre n’apparait pas sur le rapport, mais en 2012, quelques 857.000 € ont été gracieusement donnés par les laboratoires pharmaceutiques pour certains fonctionnements de la FFD [13].

Ainsi, Boehringer Ingelheim investissait 28.750 € en 2012 pour soutenir la campagne nationale de prévention « Entreprendre contre le Diabète ». Egalement dans la ligne de mire du laboratoire, des actions ont été menée en 2013 dans la « Diffusion des dépliants et d’affiches auprès des médecins généralistes et spécialistes ».

Ce laboratoire n’est pas le seul. Bristol-Myers Squibb fournissait 3.000 € en 2010, 10.000 € en 2011, 10.500 € en 2012 et 8.000 € en 2013 à la FFD pour soutenir comme son concurrent une campagne nationale de prévention.

Le laboratoire Lilly agit exactement de la même manière, mais en plus réalise des « insertions publicitaires » au sein de la FFD, dans son magazine « Equilibre ».

Pour ce faire, Lilly met le paquet et attention aux yeux. 35.000 € en 2010, 114.000 € en 2011, 61.000 € en 2012 et plus de 43.000 € en 2013. Des sommes pharamineuses [14].

La filiale française de Merck, MSD, investit également dans la publicité de la FFD mais aussi dans une formation « vivre avec le diabète ». Bien que les sommes soient moins impressionnantes que le laboratoire Lilly, MSD a investi 18.000 € en 2010, 15.000 € en 2011, 10.200 € en 2012 et plus de 12.000 € en 2013 [15].

Je termine avec 3 laboratoires (mais il y en a bien d’autres), parmi les leaders dans le marché des antidiabétiques oraux, Novo Nordisk, Sanofi et Roche, qui ont à eux 3 investit plus de 174.000 €, 226.000 €, et 231.000 € en 2011, 2012 et 2013, respectivement.

Sanofi se démarque de ces concurrents par des participations en 2013 à des conseils d’experts (les fameux « advisory board »), avec une participation à la formation « vivre avec le diabète », des insertions publicitaires et du recrutement de patients pour « un focus-group » [16].

Dur à Avaler VS La Fédération Françaises des Diabétiques

Comment terminer un tel article ? J’ai à la fois envie d’apporter les meilleures solutions aux personnes malades, et à celles qui souhaitent se maintenir en bonne santé, mais également dénoncer les limites, les erreurs et les manipulations de cette association.

Alors on va faire un concours d’arguments. Moi contre la FFD. Et je laisse le soin aux lecteurs de faire leur choix !

1er point : recette et alimentation.

Ce que dit la FFD :

La FFD ne conseille aucun régime particulier pour les diabétiques. La FFD conseille de suivre l’alimentation générale de la population française, avec notamment 3 à 4 produits laitiers par jour et des féculents à tous les repas. L’association propose uniquement des recettes, comme des galettes jambon fromage, des galettes des rois (8 carrés de sucres) ou encore du riz au lait à l’orange, le pire du pire en matière de pic insulinémique (allez voir je déconne pas !)

Ce que dit Dur à Avaler :

Dur à Avaler conseille aux diabétiques, mais également aux personnes en bonne santé, d’adopter rapidement une alimentation de type méditerranéenne, ou la plus proche possible. Cette alimentation, composée principalement de végétaux, d’huile d’olive, de poisson, d’un peu de viande, de produits laitiers crus (type lait et fromage de chèvres), d’oléagineux, etc., participe à maintenir une bonne santé métabolique, et notamment pour les diabétiques.

En 2011, une méta-analyse, qui a l’habitude d’être citée ici, sur plus de 530.000 individus a montré le rôle protecteur de l’alimentation méditerranéenne sur de nombreux facteurs de risques du diabète, comme le tour de taille, l’hypertension artérielle et sur le diabète lui-même [17].

Encore mieux. Une recherche sur la plateforme médicale PubMed m’a permis de trouvé 4 récentes études publiées cette année, et qui attestent toutes du rôle protecteur de l’alimentation méditerranéenne contre le diabète de type 2 [18-21].

Pour plaire à tout le monde, je conseille bien entendu le régime végétarien pour mieux appréhender son diabète. Les études sur ce sujets tendent à prouver le caractère bénéfique et protecteur d’une alimentation végétarienne sur les risques de diabète de type 2 [22-24]. Si en plus, vous pouvez allier santé, écologie et bien-être animal… Que demander de plus ?

2 point: Jeûne et restriction calorique

Ce que dit la FFD :

La FFD ne donne absolument aucune indication sur ces points précis. Nous savons simplement qu’elle déconseille de sauter des repas, et qu’elle conseille de contrôler ces apports en calories. Voilà tout.

Ce que dit Dur à Avaler :

Dur à Avaler va plus loin dans l’analyse et dans les recommandations. Le jeûne, et particulièrement le jeûne intermittent, accumule de plus en plus de preuves positives pour maintenir un bon état de santé. Déjà en 2007, Varady et ses collaborateurs de l’Université de Californie, pointaient du doigt les bénéfices supposés d’un jeûne alterné chez l’Homme sur la sensibilité à l’insuline [25].

Mais en 2013, une équipe de l’unité de cardiologie et de médecine interdisciplinaire de Sao Paulo, indiquait le rôle extrêmement positif d’un jeûne intermittent sur le métabolisme des hommes, et notamment pour le cas du diabète de type 2 [26].

Finalement, Dur à Avaler se positionne favorablement pour l’utilisation d’une restriction calorique maitrisée et sans dénutrition, afin de lutter et de se prémunir contre le diabète. C’est notamment ce que tend à prouver une étude parue en 2011, avec un rétablissement des fonctions endocrines des cellules bêtas du pancréas (la sécrétion d’insuline) lors d’une restriction calorique [27].

Une nouvelle étude publiée en 2013 démontre également le rôle bénéfique de la restriction calorique dans la gestion du diabète de type 2. Plus récemment encore, et dans une dimension qui englobe le problème du diabète, une étude parue dans la revue Nature en 2014 sur des singes rhésus, nous indique le rôle bénéfique de la restriction calorique, et notamment sur le stress oxydatif [28,29].

3ème point : Index glycémique et quantité de sucre

Ce que dit la FFD :

La FFD conseille de suivre les recommandations gouvernementales en termes de quantité de sucres, avec 50 à 55% des apports, et ne conseille pas directement de suivre un régime à IG bas.

Ce que dit Dur à Avaler :

Dur à Avaler conseille, à la lumière des études scientifiques sur ce sujet, de suivre une alimentation à IG bas, bénéfique dans le contrôle et la gestion d’un diabète de type 2 ; mais également de réduire ses apports en sucres. Alors que la FFD ne déconseille pas le pain blanc et les produits laitiers, Dur à Avaler les déconseille sur la base des index insulinémiques dramatiquement élevés pour la santé métabolique des personnes diabétiques [11, 12, 30].

Alors vous avez fait votre choix ? Pour terminer sachez que cette association est financée à plus de 50% par des particuliers. Un comble.


Notes et références

  1. www.inserm.fr/thematiques/circulation-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/diabete-de-type-2-dnid
  2. www.who.int/mediacentre/factsheets/fs312/fr/
  3. www.afd.asso.fr/partenaire/fondation-coca-cola
  4. www.mangerbouger.fr/bien-manger/que-veut-dire-bien-manger-127/les-9-reperes/les-produits-laitiers-3-par-jour.html
  5. www.mangerbouger.fr/bien-manger/que-veut-dire-bien-manger-127/les-9-reperes/les-feculents-a-chaque-repas-et-selon-l-appetit.html
  6. pro.anses.fr/TableCIQUAL/index.htm
  7. www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-maladies/le-diabete/l-index-insulinemique.html
  8. www.lanutrition.fr/fraliment/fraliment/5592-pain-baguette.html
  9. www.lanutrition.fr/fraliment/fraliment/5595-pomme-de-terre-bouillie-sans-la-peau.html
  10. Brand-Miller, J., Hayne, S., Petocz, P., & Colagiuri, S. (2003). Low–Glycemic Index Diets in the Management of Diabetes A meta-analysis of randomized controlled trials. Diabetes care, 26(8), 2261-2267.
  11. Barclay, A. W., Petocz, P., McMillan-Price, J., Flood, V. M., Prvan, T., Mitchell, P., & Brand-Miller, J. C. (2008). Glycemic index, glycemic load, and chronic disease risk—a meta-analysis of observational studies. The American Journal of Clinical Nutrition, 87(3), 627-637.
  12. www.afd.asso.fr/diabete
  13. http://www.afd.asso.fr/association/federation/financements
  14. www.afd.asso.fr/partenaire/lilly-institut
  15. www.afd.asso.fr/partenaire/msd
  16. www.afd.asso.fr/partenaire/sanofi
  17. Kastorini, C. M., Milionis, H. J., Esposito, K., Giugliano, D., Goudevenos, J. A., & Panagiotakos, D. B. (2011). The effect of mediterranean diet on metabolic syndrome and its components: a meta-analysis of 50 studies and 534,906 individuals. Journal of the American College of Cardiology, 57(11), 1299-1313.
  18. Gotsis, E., Anagnostis, P., Mariolis, A., Vlachou, A., Katsiki, N., & Karagiannis, A. (2014). Health Benefits of the Mediterranean Diet An Update of Research Over the Last 5 Years. Angiology
  19. Georgoulis, M., Kontogianni, M. D., & Yiannakouris, N. (2014). Mediterranean Diet and Diabetes: Prevention and Treatment. Nutrients, 6(4), 1406-1423.
  20. Efi Koloveroua, Katherine Espositob, Dario Giuglianob, Demosthenes Panagiotakos. (2014). The effect of Mediterranean diet on the development of type 2 diabetes mellitus: A meta-analysis of 10 prospective studies and 136 846 participants. Metabolism (sous presse).
  21. Salas-Salvadó J, Bulló M, Estruch R, Ros E, Covas MI, et al. (2014). Prevention of diabetes with Mediterranean diets: a subgroup analysis of a randomized trial. Ann Intern Med. Jan 7;160(1):1-10. doi: 10.7326/M13-1725.
  22. Orlich Mj, S.P.S.J. and et al., Vegetarian dietary patterns and mortality in adventist health Study 2. JAMA Internal Medicine, 2013: p. 1-8
  23. Kahleova, H., Matoulek, M., Bratova, M., Malinska, H., Kazdova, L., Hill, M., & Pelikanova, T. (2013). Vegetarian diet-induced increase in linoleic acid in serum phospholipids is associated with improved insulin sensitivity in subjects with type 2 diabetes. Nutrition & diabetes, 3(6), e75.
  24. Kahleova, H., Matoulek, M., Malinska, H., Oliyarnik, O., Kazdova, L., Neskudla, T., … & Pelikanova, T. (2011). Vegetarian diet improves insulin resistance and oxidative stress markers more than conventional diet in subjects with Type 2 diabetes. Diabetic Medicine, 28(5), 549-559.
  25. Fernanda Reis de Azevedo, Dimas Ikeoka, Bruno Caramelli, Effects of intermittent fasting on metabolism in men, Revista da Associação Médica Brasileira, Volume 59, Issue 2, March–April 2013, Pages 167-173, ISSN 0104-4230, http://dx.doi.org/10.1016/j.ramb.2012.09.003.
  26. Varady, K. A. and M. K. Hellerstein (2007). “Alternate-day fasting and chronic disease prevention: a review of human and animal trials.” The American Journal of Clinical Nutrition 86(1): 7-13.
  27. Lim, E. L., Hollingsworth, K. G., Aribisala, B. S., Chen, M. J., Mathers, J. C., & Taylor, R. (2011). Reversal of type 2 diabetes: normalisation of beta cell function in association with decreased pancreas and liver triacylglycerol. Diabetologia, 54(10), 2506-2514.
  28. Soare, A., Weiss, E. P., & Pozzilli, P. (2013). Benefits of caloric restriction for cardiometabolic health, including type 2 diabetes mellitus risk.Diabetes/Metabolism Research and Reviews.
  29. Colman, R. J. et al. Caloric restriction reduces age-related and all-cause mortality in rhesus monkeys. Nat. Commun. 5:3557 doi: 10.1038/ncomms4557 (2014).
  30. Yamada, Y., Uchida, J., Izumi, H., Tsukamoto, Y., Inoue, G., Watanabe, Y., … & Yamada, S. (2013). A Non-calorie-restricted Low-carbohydrate Diet is Effective as an Alternative Therapy for Patients with Type 2 Diabetes. Internal medicine (Tokyo, Japan), 53(1), 13-19.

95 Commentaires

  1. Frédéric

    Je comprends mieux pourquoi à l’hôpital (diabétologie, St Germain en Laye) ils conseillaient en cas d’hypoglycémie un jus d’orange ou “une canette de Coca-cola de 15cl”

    1. Alain

      L’hypoglycémie réactionnelle (*):

      L’organisme doit maintenir la concentration de glucose sanguin (la glycémie) à un taux de 0,8 à 1,2 g/l qui correspond à la glycémie normale.

      Pour maintenir une concentration stable de glucose dans le sang, l’organisme stocke du glucose principalement dans le foie et les muscles sous forme de glycogène (un polymère du glucose) et de graisse (triglycérides) dans le tissus adipeux.

      La régulation de la glycémie met en œuvre des hormones (insuline, glucagon) ainsi que divers organes (pancréas, foie, rein).

      Lors d’une augmentation trop importante de la glycémie après un repas, principalement à cause d’aliments avec un index glycémique élevé, la diminution de la glycémie entraînée par l’insuline est trop importante (inférieur à la valeur normale).
      L’organisme n’est jamais à l’équilibre. Ceci s’explique par le temps de latence entre la détection de la variation de la glycémie et les sécrétions hormonales responsables de la stabilisation de la glycémie.
      La sécrétion de glucagon arrive avec un temps de latence après la détection de la diminution de la glycémie, l’insuline continuant son action hypoglycémiante, ce qui génère une crise de faim, en envie pressante d’aliments sucrés. C’est l’hypoglycémie réactionnelle.

      Cette hypoglycémie réactionnelle se produit environ 3 à 4 heures après le repas, c’est à dire au moment de la prise du repas suivant et conduit ainsi à une suralimentation en aliments au goût sucré qui ne contiennent pas de fibres.

      Non seulement les aliments les plus consommés dans le monde ne contiennent pas de fibres fermentescibles, mais tous ces aliments sans fibres ne sont constitués presque que de sucre (ou d’amidon qui n’est que du glucose pur) ou contiennent du sucre ajouté en grande quantité sous la forme de sucre inverti (sirop de glucose-fructose) et provoquent une hypoglycémie réactionnelle.

      Les aliments sucrés et sans fibres ne diminuent pas la sensation de faim à distance des repas et la nuit, mais augmentent la sensation de faim 3 à 4 heures après les repas et conduisent à se suralimenter.

      (*) Les cas pathologiques d’hypoglycémie correspondent à un dérèglement hormonal.

  2. Grossbouff

    Cher Jérémy,

    confondre jeûne et restriction calorique, c’est pas bien. Ce sont 2 choses différentes.
    On peut manger 5x par jour en limitant l’apport calorique, non?

    Et ensuite mélanger prévention et gestion d’une maladie, c’est presqu’impardonnable.

    Chers amis diabétiques, n’hésitez pas à jeûner et si vous tombez dans les pommes, je vous invite à envoyer un message à Jérémy pour le remercier de ses bons conseils.

    Jérémy, je ne doute pas de vos bonne intentions mais vous tirez des conclusions générales de vos expériences personnelles et ca ce n’est pas très sage.

    Je viens de télécharger le guide “diabète et alimentation” de la FDD et franchement je ne vois rien de loufoque:
    Comme premiers conseils on lit qu’il ne faut pas sauter de repas, qu’il faut limiter sa consommation de graisses et de sucres et qu’il faut bouger son popotin.
    Je vois mal ce qu’il y a à critiquer là-dedans. D’ailleurs ils n’oublient de parler de graisses, ce que vous avez complètement oblitéré: les graisses saturées sont également associées au DT2!
    Quand je lis leurs recommandations, je trouve qu’elles ressemblent quand même vachement au… REGIME MEDITERANNEEN!
    Ils préconisent de manger des céréales ou du pain complets, de boire de l’eau et de manger des fruits et des légumes.
    Je n’ai pas trouvé la recette du riz au lait à l’orange. Dommage, ca doit pas être mauvais!

    A propos: on dit “indice insulinique”.

    1. Jérémy Anso (Post author)

      @ Grossbouff:

      “Je vois mal ce qu’il y a à critiquer là-dedans.” Amen !

      Apprenez à lire mes articles. Si vous n’êtes pas d’accord avec les idées développées sur le blog, vous savez où se trouve la porte !

    2. nornahi

      Je ne comprends pas que vous ayez écrit un texte aussi long pour dire si peu, et si flou. Jérémy relate dans son article des éléments très précis, selon une analyse manifestement pesée. C’est tout le contraire de votre critique où l’on apprend juste que vous avez lu le guide de la FFD et que vous n’y voyez rien à redire. Vraiment ? Et les points soulevés par Jérémy, ils ne vous intéressent pas ? En quoi vous semblent-ils inintéressants en ce cas ? Faites comme au bac, argumentez un minimum. Une discussion ne peut se contenter de la forme que vous donnez, ou bien c’est un propos de comptoir.
      Allez Léon, encore un p’tit rouge pour le monsieur qui a des avis sur tout, et surtout des avis.
      Santé !

  3. Christian

    En hypoglycémie, pruneaux et /ou abricots secs plus eau sont fabuleux. Pour le pain, choisissez ce que vous pensez bon, la “remise en niveaux” est urgente quand “l’hypoglycémie est là.
    APPEL À VIGILENCE : LES BISCOTTES, pour beaucoup, contiennent DE L’HUILE DE PALME, donc on ajoute vite le soucis DES GRAISSES donc du cholestérol qui est l’ennemi fourbe du diabètique.

  4. Lorene

    Je commence à lire l article et je vois des erreurs monstres ça ne donne pas envie de lire la suite dsl..
    Le diabète de type 2 est “non insulino dépendant”!!! Aussi appelé insulino requierant
    Le diabète de type 1 est insulino dépendant lui!!!
    Et le diabète gestationel c’est encore autre chose!!

  5. Grossbouff

    Chère Lorene, je lis bien “insulino-INdépendant” pour le diabète de type 2 dans l’article.
    Jeremy signale bien qu’il se concentre sur celui-là, où est le pròblème?

  6. pellette

    Et l’association JDRF aux USA ??? il y a peu j’ai vu qu’elle a signé un partenariat avec le labo Elli Lily ! HONTEUX !!!
    S’associer avec des chercheurs sans lien avec des labos OK mais avec des labos c’est honteux.
    Ca fait près de 15 ans que j’ai un oeil attentif sur l’activité de JDRF (suite au dt1 de ma fille) et le résultat de la recherche en ce qui concerne le diabète de type 1 est égal à Zéro et dans 15 ans il sera encore et toujours égal à Zéro !!!
    Ces organisations / fondations qui brassent beaucoup beaucoup d’argent nous roulent dans la farine, c’est tout un business.
    Quel progrès depuis la découverte de l’insuline en 1920 ? ZERO !!!
    J’ai enfin compris que les labos préféraient vendre du curatif (insuline et autres), plutôt que du préventif (vaccin) en terme de chiffre d’affaires c’est un rapport de 1 à 10 000 !
    Je pense que les labos achètent tout (chercheurs, journalistes, associations / fondations…) Pour certains Labos l’activité diabète c’est 20% de leur chiffre d’affaires ! vous croyez qu’ils vont vous sortir un vaccin et perdre du jour au lendemain cette mine d’or ?
    A nous de dénoncer ce qui pour moi est un scandale.

  7. BARRIERE GEORGES

    Que penser de l’étude scientifique américaine publiée dans le British Medical Journal Medicine qui affirme qu’une consommation importante de yaourts pourrait réduire le risque de diabète de type2
    « Un yaourt par jour éloigne le diabète de type 2. » Telle pourrait être la devise de la nouvelle étude scientifique américaine
    http://www.topsante.com/medecine/maladies-chroniques/diabete/prevenir/du-yaourt-contre-le-diabete-de-type-2-73785

Les commentaires sont fermes.