© Seth Doyle | Unsplash

Les pays d’Afrique ont 10 fois moins de décès que leurs voisins européens ou américains. Mais pourquoi sont-ils miraculeusement épargnés par la Covid-19 ? L’âge ? Le mode de vie ? L’ivermectine ? Enquête sur le miracle africain.

Afrique : la Grande épargnée

Alors que la vaste majorité des pays du monde ont affronté, et continue d’affronter, des vagues épidémiques de SRAS-Cov2 avec différents variants responsables du Covid-19, l’Afrique semble miraculeusement épargnée.

Les chiffres sont limpides.

Sur les décès, l’Afrique en compte 143 par millions d’habitants, soit 10 fois moins que l’Europe (1570 par million), 11 fois moins que l’Amérique du Nord et 18 fois moins que l’Amérique du Sud (2.600 par million) !

L’incidence des cas suit la même tendance et met en évidence la très faible empreinte du Covid-19 sur le continent africain.

Pourquoi l’Afrique, dans sa globalité, est-elle épargnée par les vagues mortelles épidémiques qui touchent de nombreux pays dans le monde ?

Est-ce que nous avons des idées sur les paramètres qui expliquent cette situation, alors que l’on prévoyait une catastrophe sanitaire dans ces pays désemparés et sans soutien médical suffisant ?

Les pistes sont nombreuses et variées.

On parlera de :

  • la démographie des pays africains,
  • l’organisation de la vie de tous les jours,
  • d’une pointe de génétique,
  • de l’ivermectine, qui pourrait expliquer cette miraculeuse protection car de nombreux pays y ont recours.

Nous verrons aussi qu’il y a de fortes disparités entre les pays africains, avec un clivage fort entre les pays du centre et ceux du nord (Algérie, Tunisie, etc.) et du sud (Afrique du Sud…)

Vous allez être abreuvés de nombreuses informations, de beaucoup de cartes et de résultats de la science !

Bref, pour tout savoir sur la question africaine avec l’épidémie de Covid-19, c’est par ici !

Les pays d’Afrique ont 10 fois moins de décès que leurs voisins européens ou américains. Mais pourquoi sont-ils miraculeusement épargnés par la Covid-19 ? L’âge ? Le mode de vie ? L’ivermectine ? Enquête sur le miracle africain.

Afrique : la Grande épargnée
Alors que la vaste majorité des pays du monde ont affronté, et continue d’affronter, des vagues épidémiques de SRAS-Cov2 avec différents variants responsables du Covid-19, l’Afrique semble miraculeusement épargnée.

Les chiffres sont limpides.

Sur les décès, l’Afrique en compte 143 . . .

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16 commentaires
  1. Bonsoir Jeremy,
    Il est intéressant de constater également que ( source covid tracker) :

    1 – la Slovaquie et la Tchéquie, qui ont décidé de soigner précocement à l’ivermectine depuis Mars, contiennent depuis la pandémie et annonce moins de 70 cas par jours ( 35 pour Tchéquie et 68 pour Slovaquie) pour une population de 5 Million Hab. pour Tchéquie et 10 Hab pour Slovaquie

    2 – Israël qui vaccine massivement et vient d’entamer la troisième dose pour tout le monde annonce 890 cas par jours pour 10 Million Hab.

    Donc :
    – D’un côté de la balance de nombreuses études indépendantes pour l’ivermectine systématiquement démontées par des centaines de scientifiques avec & sans liens d’intérêts et une interdiction de soin de certain pays (Dont la France) suivant les recommandations de l’OMS et une constatation sur le terrain d’efficacité par exemple pour la Slovaquie et la Tchéquie.
    – De l’autre côté de la balance une obligation vaccinale pour un vaccin dont on ne connait pas la composition, dont les seules études sont issues de l’industriel qui les produisent, dont les média font la promotion de manière continue pour lesquels on constate sur le terrain un échec cuisant en Israël.

    Je penses que mon raisonnement est biaisé mais je ne parvient pas à trouver ou je me trompe dans l’analyse des chiffres ? Il s’agit sans doute d’une coïncidence qui se répète à grande échelle sur plusieurs pays :)

    Bonne Soirée

    1. Bonjour Sten,

      Merci de ce commentaire qui nourrit un débat nécessaire :)

      Je vais d’abord commencer par te répondre en reprenant ton exemple avec nos 3 pays.

      Si je regarde la mortalité cumulée par habitant de ces 3 pays, je trouve les chiffres suivants :

      Tchéquie : 2.800
      Slovaquie : 2.300
      Israel : 830

      La mortalité est donc en moyenne 3 fois moins élevée en Israel que dans ces pays-là, qui auraient massivement utilisé l’ivermectine. Ce premier point semble nous montrer que l’ivermectine n’est pas si efficace que cela.

      Qu’en penses-tu ?

      Si on élargit à d’autres pays et qu’on regarde aussi le taux de vaccination complet par habitants, on remarque que la Slovakie est à 40% de sa population complètement vaccinée, contre 55% pour la Tchéquie et seulement 64% pour Israel.

      Les Emirat Arabes Unis affichent quant à eux l’un des taux de vaccination les plus important au monde avec 79% de la population suivi par le Danemark avec 74% et le Portugal qui les dépasse avec 81% de sa population entièrement vacciné.

      Or, ces pays montrent une mortalité beaucoup plus faible que les deux pays que tu as choisi (450 pour le Danemark et seulement 200 pour les Emirat Arabes Unis, soit plus de 10 fois moins et manifestement sans ivermectine).

      Comment peut-on expliquer ces observations d’après toi ? Est-ce que selon toi nous sommes en train d’observer un “échec cuisant” de la vaccination avec ces taux de mortalité constatés ?

      A te lire,

  2. Bonjour Jérémy,
    Quelles sont les conséquences de l’onchocercose dans les pays qui ne traitent pas les malades? Y a-t-il plus de cécités que chez ceux qui traitent?

  3. Si on tire des leçons de l’Inde, ou on a fait des études sur l’effet de l’Ivermectine sur la base de courbes de dèces qui sont extremement sous estimé, facteur 10 en moyenne sur le pays et certainement au dela de ce facteur dans des états comme l’Uttar Pradesh. Quelle fiabilité peut on accorder aux chiffres officiels? si j’en crois l’IHM elle semble très faible, la surmortalité donne des chiffres supérieures d’un facteur 40 pour le Tchad, 40 pour la Centre afrique, facteur 10 pour le congo, facteur 30 pour la republique populaire du congo, facteur 12 pour l’ethiopie, etc. J’ai calucler ces facteurs de tête et a la louche mais c’est sufisament parlant je pense et je crois que l’IHM s’appuie sur des études de surmortalité, qui s’appuient elle meme sur les déclarations des décès à l’état civil qui doivent etre elles meme peu fiables, comme en Inde. Bref je crois qu’on travaille sur du sable, et essayer d’y voir l’éventuel effet de l’Ivermectine est vain. Ce qui serait intéressant c’est de confirmer qu’il y a réellemen une très faible mortalité covid en afrique equatoriale, ainsi que mesurer la réalité de l’épidémie, le nombre de cas. ce n’est pas la meme conclusion si en fait c’est les infections qui ne se propagent pas, ou si elle est très présente mais que la mortalité est plus faible. Bien sur il faut appliquer le correctif de l’age, mais l’inde montre que malgré la jeunesse de sa population, l’epidémie a été très mortelle. Dommage que cela n’a pas l’air d’interesser WHO. Une etude de seroprevalence pourrait mesurer la réalité de l’épidémie par sondage de la population pour pallier à l’absence de statistique fiable du nombre de cas.

  4. Bonsoir Jéremy,
    Je porte à votre connaissance ce BEH de l’OMS (lien https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/349209/WER9646-eng-fre.pdf?sequence=1&isAllowed=y) qui contredit un certain nombre de vos affirmations. Vos écrits entre « guillemets ».
    « Ces pays n’avaient donc plus de prophylaxie préventive à base d’ivermectine depuis 2018. Ils sont pourtant comptés dans l’analyse comme appartenant, à tort, à cette catégorie. » en parlant du Soudan et l’Ouganda. Ce serait faux, l’Ouganda a traité 85% de sa population en 2020, pour le Soudan pas de donnée.
    « Le Tchad est également un pays qui dérange. Il est touché par l’onchocercose, mais ne pratique aucune mesure prophylactique. Il possède pourtant une mortalité cumulée par habitant extrêmement faible (de seulement 10 décès par million d’habitants) ». Ce serait encore faux, il a traité 65% de sa population en 2020.
    « C’est autant que la République Démocratique du Congo soumise à une intense campagne de prophylaxie contre l’onchocercose ». C’est faux, l’OMS dit qu’il n’y a pas eu de prophylaxie.
    « Le Niger possède l’une des mortalités les plus faibles d’Afrique (seulement 8 décès par million) sans mettre en place de campagne de prophylaxie, malgré l’endémisme de l’onchocercose ». L’OMS ne communique aucune donnée sur le Niger.
    « C’est identique pour la République centrale d’Afrique, le Mozambique, la Guinée équatoriale ou le Gabon ». Aucune donnée pour le Mozambique.
    « D’ailleurs, l’OMS nous rappelle qu’un autre pays du monde utilise énormément de traitement prophylactique contre l’onchocercose. Un pays connu pour les prises de position contestables de son président et un catastrophique bilan de l’épidémie de Covid-19. C’est le Brésil ». Or l’OMS écrit que seulement 11592 personnes ont été traitées à l’ivermectine. Une épine dans votre argumentaire anti ivermectine. Pour le Venezuela même constat chiffres OMS inexploitables.
    « On pourrait le faire, et s’intéresser à la situation du Mali, qui a une couverture de 100 % avec l’ivermectine selon l’OMS (à la date de 2017), et le Niger où l’onchocercose est présente sans mesure mise en place ». L’OMS ne communique aucune donnée sur le Niger.
    Votre démonstration prend un coup dans l’aile. Merci pour votre réponse.

    1. Bonjour Roger,

      C’est la raison pour laquelle cet espace de commentaire est important et ô combien nécessaire : pour ces débats qui font émerger des documents très importants et viennent nuancer et tempérer les affirmations.

      C’est comme cela qu’on se rapproche le plus possible d’une forme de vérité.

      Donc merci du commentaire et des éléments mis à la disposition de tous.

      Il y a matière à discuter, car j’ignorais au moment de la rédaction de mon article ce document plus récent, et qui contredit certaines affirmations de l’OMS faites en 2017/2018.

      C’est intéressant de voir que la situation n’est pas si claire ni tranchée que ça en Afrique.

      Il y a dans un premier temps une mauvaise interprétation des chiffres de l’OMS dans le tableau soumis.

      Malheureusement, vous confondez population cible qui devrait être traité pour la cécité des rivières avec la population totale du pays.

      Je vais prendre l’exemple de l’Ouganda. Sur la base d’un rapport de l’OMS, j’écrivais que l’Ouganda n’avait plus de programme de prophylaxie massive avec l’ivermectine.

      Or, on se rend compte avec votre document qu’il y a bien eu un programme en 2020. 1,3 millions de personnes ont été traité… sur 47,8 millions de personnes. Ce qui signifie que l’Ouganda a traité 2,7 % de sa population avec l’ivermectine au cours de l’année 2020. Je pense que nous serons d’accord tous les deux pour dire que c’est négligeable. Du moins très peu en regard d’un possible effet massif sur des millions de personnes.

      Pour le Soudan, il n’y a aucune donnée car il n’y a pas ou quasiment pas de programme de prophylaxie, étant quasi intégralement éliminé du pays. Il y a d’après le document que vous avez fourni plus de 160.000 personnes au Soudan qui nécessite un traitement en prophylaxie avec l’ivermectine… sur plus de 45,3 millions de personnes. Cela fait 0,4% de la population.

      J’imagine que là aussi, nous serons d’accord pour dire que c’est négligeable et que le pays ne compte plus vraiment beaucoup de cas d’oncocerchose ?

      Pour le Tchad, je reconnais bien volontiers que le document de l’OMS plus récent (novembre 2021) que je n’avais pas à ma disposition à ce moment-là (je vais donc faire les mises à jour nécessaire) nous rappelle que ce dernier à bien traité sa population. Il a traité 65% de la population ciblé par la maladie. Ce n’est pas la population totale du Tchad qui compte plus de 17 millions d’habitants. Autrement dit, près de 24% ont reçu de l’ivermectine au cours de l’année 2020. C’est intéressant, relativement faible ceci dit, mais suffit à écarter ce pays des pays qui dérange. Encore qu’on pourrait en débattre.

      Concernant le Niger, je ne vois pas trop ce qu’il y aurait à dire. Le pays n’a pas besoin de mettre en place de campagne de prophylaxie. Donc l’OMS n’a aucune dessus puisqu’il n’y a pas de programme. D’après l’OMS elle-même le Niger n’en avait pas besoin en 2017. Manifestement, c’est toujours le cas pour l’année 2020.

      Pour la RDC, c’est extrêmement intéressant. Car je découvre avec ce document qu’entre 2017, où un programme national touchant 100% des cas a été mis en place, il n’y a plus eu de traitement en 2020. Cela montre donc que malgré l’absence de traitement prophylactique en RDC durant l’année 2020, il y a eu l’un des taux de mortalité du au Covid-19 les plus faible d’Afrique. Cela va donc dans le sens général de cet article sur l’absence d’effet de l’ivermectine. Ou du moins l’absence de lien apparant et flagrant.

      Pour le Mozambique, l’OMS est en train d’évaluer la situation. Tout porte à croire que la maladie a été éliminée.

      Pour le Brésil et le Vénézuela, on parle de 17 000 personnes ciblées pour le traitement de la cécité des rivières, donc 34.000 personnes pour ces deux pays qui compte près de 244 millions de personnes, soit 0.01 % de la population. Ces pays ont donc manifestement quasiment pu éradiquer la maladie pendant cette période. Ce qui change les interprétations et ne permet pas d’avoir de firmes conclusions sur l’inefficacité de l’ivermectine en lien avec un programme inopérant durant la crise.

      Pour conclure, ce document est extrêmement intéressant et a été publié après mon article. J’ignorais donc ces chiffres qui ne sont pas du tout une épine dans mon argumentaire. Bien au contraire, les chiffres de l’OMS montre que certains pays avec des taux de mortalité extrêmement faible n’avaient en réalité pas du tout traité sa population (exemple avec la RDC) quand d’autres n’avait traité qu’une partie négligeable de leur population (Soudan, Ouganda…) Cela résulte principalement d’une petite erreur de lecture du document qui ne mentionne pas la population totale des pays cités. Le Tchad est le pays qui voit sa situation la plus changé par rapport aux autres, avec presque 1/4 de sa population sous ivermectine pendant l’année 2020. Mais ces chiffres sont parfaitement inexploitable.

      Pour rappel, le Tchad aurait donc traité 1/4 de sa population, contre zéro pour la RDC, avec des résultats en mortalité équivalent entre les deux pays…

      Qu’est-ce qu’on peut en conclure ? Pas grand chose.

      Ces observations internationales sont plutôt bien confirmées par les récentes et nombreuses rétractations d’articles scientifiques en faveur de l’ivermectine.

      N’oublions pas que ce document n’existait pas au moment de l’écriture et de la publication de mon article. Il est donc tout à fait normal que des données plus récentes confirment ou invalident des articles déjà publiée. C’est le principe de la science, qui évolue en permanence au grès des nouvelles publications !

      Dans l’attente de vous lire, merci pour ce document et ces échanges, extrêmement important ! Je ferais les mises à jour nécessaire !

  5. Bonjour Jérémy,
    Faire un article sur ce qui s’est passé en 2020 avec des données de 2017/2018 me paraît hasardeux.

    Pour les populations totales vous avez raison. Effectivement, j’ai pris la colonne « Population totale nécessitant une AMM en 2020 » pour la population totale du pays. Je ne savais pas que l’ivermectine se comportait comme un vaccin et qu’il suffisait d’avoir été traité une fois pour ne plus en avoir besoin.
    Vous avez ignoré ma question du 23 octobre « Quelles sont les conséquences de l’onchocercose dans les pays qui ne traitent pas les malades? Y a-t-il plus de cécités que chez ceux qui traitent? » qui était pourtant pertinente si l’ivermectine se comporte comme un vaccin.

    Ainsi, pour l’Ouganda et le Soudan votre information initiale reste valable.
    Pour le Mozambique et le Niger il n’y a aucune donnée donc on ne peut rien en conclure. Quand il n’y a pas eu de prophylaxie l’OMS indique « No MDA », ce qui n’est pas le cas de ces deux pays.
    Pour le Brésil votre commentaire était un peu fanfaron pour claironner que l’ivermectine ne fonctionne pas. C’est pour cela que j’ai repris votre formule d’ « épine ».

    Quand des données ne permettent pas de conclure c’est dans un sens comme dans l’autre.

    Vous faites état d’auteurs qui se rétractent d’études favorables à l’ivermectine, combien ont-ils payés pour cela ? Vous ne pouvez pas écarter cette hypothèse. Quand on a lu « Remèdes Mortels et Crimes Organisés » de Peter Gotzsche on sait que l’industrie pharmaceutique est prête à tout pour protéger ses profits.

    Merci pour la mise à jour à venir de votre article.

    1. Bonjour Roger,

      J’ai fait au mieux avec les données les plus récentes que nous avions à notre disposition.

      Pour rappel, je n’ai fait que réagir à des publications vantant l’intérêt de la prophylaxie, elle-même basée sur les données de l’OMS datant de 2017/2018.

      Pour votre question sur l’efficacité de l’ivermectine sur la cécité des rivières… Je ne saurais véritablement vous dire. Elle semble très efficace et les programmes de traitements semblent être dimensionné pour traiter longtemps les personnes soumises aux zones où la maladie sévit.

      Pour les pays où les lignes apparaissent vides, je ne sais pas vraiment comment l’interpréter car on peut lire dans le document “No data” parfois. Indiquant donc qu’ils savent quand il n’y a pas de donnée ? Ou pas ? Je ne sais pas ce n’est pas vraiment clair dans le document. On peut voir que pour de nombreux pays où l’éradication est documentée, les lignes sont vides. Je pars donc raisonnablement du principe qu’une absence de ligne montre une absence de traitement.

      Pour le Brésil et le Venezuela, c’est une information importante à modifier oui. Les pays n’avaient quasiment plus personnes en cible pour des traitements de masses. La mortalité a été très élevée, donc en théorie cela valide à première vue que la non-utilisation peut être lié avec une forte mortalité. Mais association n’est pas causalité et des pays démontrent l’inverse, comme la RDC.

      Pour les rétractations et des pressions de Big Pharma, je pense que les auteurs l’auraient dénoncé s’ils avaient reçu des pressions. Cela aurait été parfait pour eux : gros coup de buzz. Malheureusent, ce sont surtout des fraudes scientifiques qui sont démontré, et qui entraînent de facto la rétractation des études. Si encore ces rétractations intervenaient sans problème méthodologique ou éthique majeur… je pourrais comprendre que c’est louche. Mais là ce n’est pas vraiment le cas.

      Je m’occupe de la mise à jour rapidement :)

  6. Bonjour,
    Je confirme que le livre « Remèdes Mortels et Crimes Organisés » de Peter Gotzsche est excellent. Jeremy je vous conseille vivement de le lire. Peter a travaillé des années pour des firmes pharmaceutique et a pu ainsi analyser en détail les méthodes employées pour atteindre les objectifs commerciaux via la corruption et la manipulation des études.

    Toujours pas de nouvelles sur le Pfizergate d’ailleurs. ni sur la présentation honteuse de l’étude préliminaire de Pfizer sur son injection ARN expérimentale qui ne présente aucune évidence de bénéfice risque ? Jeremy avez vous pu étudier en détail cette étude ? Je ne trouve pas beaucoup de volontaires pour étudier ce sujet. Bizarre Bizarre.

    Cordialement.

    1. Bonjour Sten,

      Je connais bien le travail de Peter Gotzsche, mais je n’ai pas (encore) lu son livre.

      Pour autant, son livre ne permet pas de conclure, sans la moindre enquête ni faits, que les rétractations en série de très mauvaises études favorables à l’ivermectine soit le résultat d’une pression de Big Pharma. Ce sont des suppositions, beaucoup moins probable, que de la seule possibilité d’une rétractation à cause de fraudes ou dans l’impossibilité de vérifier les données brutes.

      D’ailleurs, je ne sais pas si citer ce chercheur est la meilleure idée avec le vaccin anti-covid puisqu’il y est favorable, malgré son ouvrage. Cela montre donc bien qu’il n’est pas nécessaire de jeter bébé avec l’eau du bain, et que Peter Gotzsche est capable de faire la part des choses.

      J’apprécie sa prise de position nuancée, mais tout de même capable de dénoncer des scandales.

      bien à toi.

  7. Les observations sur l’Afrique sont focalisées sur l’usage prophylaxique de l’ivermectine, supposé effectif là où ce médicament est utilisé contre la cécité des rivières. Je ne suis pas certain que cet usage ait une efficacité discernable… Mais il faudrait prendre en compte le fait que des pays où l’ivermectine est bien connue (notamment des médecins et des travailleurs sociaux) ont plus de chances de l’utiliser en soin précoce. Comme proposé en Inde avec le kit Iverdo administré à des “cas contacts”, donc potentiellement des gens en début d’infection.

    En Afrique également, les soins précoces avec HCQ + AZT ont été répandus dans certains pays, certainement ceux qui ont des activités communes régulières avec l’IHU de Marseille. C’est un facteur qu’on devrait ajouter dans la balance.

    À mon avis, l’importance d’une prise en charge en soins précoces (qui ne se limite pas à la prescription des ces médicaments controversés) a été sous-estimée. Si le Brésil a si mal réussi c’est moins à cause de (ou malgré) l’ivermectine prophylactique mais plutôt en raison de l’absence de soins précoces. Bolsonaro n’avait aucune influence sur ce qui se passait sur le terrain, le pays étant décentralisé avec des prises de décision locales au niveau sanitaire. Donc le fait qu’il ait fait le clown avec HCQ, ivermectine et je ne sais quoi, n’a probablement pas eu d’effet sur la réalité des centres de santé en milieu rural.

    Tout cela, bien sûr, mériterait d’être documenté, mais c’est pour tempérer l’intérêt d’une comparaison des pays africains en termes d’usage de l’ivermectine…

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