La plante (Artemisia Annua) remplie d’espoirs pour lutter contre le paludisme d’une manière naturelle, et quasi gratuite, se retrouve dans une tourmente scientifique. Les essais cliniques qui vantaient les bienfaits de la plante ont tous été rétractés. Récit d’un fiasco scientifique (réservé aux membres).

Source : Visual Hunt

Les promesses de l’Artemisia

Connaissez-vous la sulfureuse plante capable de soigner le paludisme, mais aussi d’autres maladies comme la bilharziose, qui touche gravement le continent africain ?

Cette plante, c’est l’Artemisia Annua, et elle est au centre d’une intense bataille scientifique et médicale, avec en ligne de mire le paludisme responsable de près de 500 000 décès dans le monde, principalement en Afrique. Le continent africain concentre le plus de victimes dans le monde : plus de 3 millions depuis 2010.

Sauf que cette plante n’est pas une inconnue sortie d’un rayon crasseux d’une herboristerie occidentale. Non, cette plante est à l’origine des combinaisons thérapeutiques de référence contre le paludisme, les célèbre ACT pour Artemisinin-based Combinaison Therapy.

C’est la chercheuse chinoise Youyou Tu qui fut la première à réaliser une extraction de la molécule d’artémisinine entre 1967 et 1971. Elle recevra plus de 40 ans après le prix Nobel de médecine pour cette découverte d’une importance capitale.

Capitale, car les traitements contre le paludisme deviennent tous inopérants à force d’utilisation. Le parasite développe nécessairement des résistances, surtout dans le cadre d’utilisation en monothérapie, comme c’est le cas de la chloroquine (célèbre pour d’autres raisons aujourd’hui) développé par Sanofi et de la méfloquine commercialisée par Roche.

Les cas de résistances contre ces médicaments sont devenus si importants et inquiétants qu’il n’est pas recommandé d’utiliser ces traitements sans combinaison avec d’autres molécules, afin de limiter les émergences possibles de résistances et favoriser ainsi l’efficacité thérapeutique.

C’est ainsi que les ACT qui associent deux dérivés de l’artémisinine (artesunate, artemether, dihydroartemisinin, etc.) représentent aujourd’hui le standard thérapeutique, pour éviter le pire : une résistance à toutes les molécules que nous avons et laisser des milliers de malades sans solution.

C’est dans ce contexte que la sulfureuse plante originaire d’Asie, Artemisia Annua, fait parler d’elle. Car la plante est réputée être une polythérapie extrêmement efficace contre le paludisme, sans entraîner la moindre résistance.

Des faits historiques difficiles à vérifier nous racontent la prouesse chinoise qui aurait utilisé la plante pendant 2000 ans pour éradiquer avec succès le paludisme.

Artemisia Annua aurait des dizaines de molécules actives contre le parasite responsable du paludisme, rendant virtuellement toute résistance impossible.

Ces évidences biochimiques et historiques plaident pour une utilisation massive de la plante dans ces pays sous-développés où les polythérapie de référence (ACT) sont hors de prix et souvent contrefaites, rendant ainsi tout espoir de traitement vain.

Ainsi, devant les promesses qu’offrent l’Artemisia, une association présidée par la docteure Cornet-Vernet, La Maison de l’Artemisia, souhaite diffuser massivement ces informations dans le continent africain et y développer des cultures autosuffisantes pour que les populations puissent affronter la maladie (à savoir que la posologie semble être de 5g de feuille séchée infusés à boire tous les jours).

La plante (Artemisia Annua) remplie d’espoirs pour lutter contre le paludisme d’une manière naturelle, et quasi gratuite, se retrouve dans une tourmente scientifique. Les essais cliniques qui vantaient les bienfaits de la plante ont tous été rétractés. Récit d’un fiasco scientifique (réservé aux membres).

Les promesses de l’Artemisia
Connaissez-vous la sulfureuse plante capable de soigner le paludisme, mais aussi d’autres maladies comme la bilharziose, qui touche gravement le continent africain ?

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6 commentaires
  1. Mise au point très utile ! Je suppose que le dossier reste ouvert et que d’autres controverses pointeront à l’horizon. En attendant, les effets de ces revirements sur les politiques de santé publique risquent d’être considérables.

  2. La phytothérapie est systématiquement activement combattue par la doxa médicale officielle.
    Tout est fait pour la museler, la discriminer par les apôtres de la chimie et maintenant du transhumanisme.
    Mais malgré les coups de butoir qui vont jusqu’à des condamnations et des poursuites juridiques elle résiste, preuve que çà marche pour des millions de patients dans le monde.

    PS je suis en Suède actuellement depuis plus d’une semaine je n’ai pas vu un seul masque…… et pas de “deuxième “vague à l’horizon bien au contraire. De plus le pays est ouvert au monde sans restriction.

    1. Bonjour Francis,

      Quand vous parlez de preuve que ça marche pour des millions de patients dans le monde, vous parlez de quelle plante pour quelle maladie ?

      Pour la Suède, je viens de voir les derniers chiffres, les infections repartent à la hausse. N’oublions pas qu’ils ont un des taux de moralité par habitant les plus élevé d’Europe.

      1. … et la Suède est un pays à faible densité de population, un facteur qui joue dans le risque de transmission. Mais il faudra quelques mois pour voir si cette hausse annoncée s’accentue et si elle se traduit aussi par une hausse de la mortalité.

      2. Je parle de la phytothérapie en générale, quand aux chiffres en Suède les cas positifs fluctuent tous les jours en dent de scie depuis juillet dans des fourchettes basses.
        Quand aux décès ils sont quasi au point mort a la date de 10 septembre.
        Comment se fait-il que nous arrivons a des chiffres de positifs hallucinants malgré le masque et tout le tsouin tsouin ?

      3. Ah d’accord. Avec des sources cela sera mieux.

        Oui les chiffres varient en dent de scie pour la Suède, mais il va falloir surveiller. Bon après, des dires même d’un des cadres de la santé du pays, ils ont “trahis” leurs vieux disaient-ils… Surtout dans les EPHAD. Peut-être ont moins à craindre malheureusement.

        Pour les cas positifs, on dépiste énormément plus comparé à mars-avril.

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