L’obligation du port du masque alimente des tensions mêlant conspirationnisme et incertitude scientifique. On revient sur l’ensemble des évidences scientifiques concernent le port du masque, son intérêt et ses limites pour prévenir le risque de contamination, en intérieur et en extérieur.

Source : Freepik.com

Du scandale des masques manquants au port obligatoire

Cette crise sanitaire de Covid-19 sera décidément l’élément le plus marquant de l’année 2020 et probablement pour longtemps. Nous n’avions pas connu de pandémie depuis un siècle avec la tristement célèbre grippe espagnole.

Parmi les mesures qui suscitent aujourd’hui d’intenses débats politiques et scientifiques, nous avons le port obligatoire du masque qui se généralise dans toute la France.

Cette obligation passe très mal pour de nombreuses personnes comme l’attestent les sondages et les débats enflammés sur les réseaux sociaux. Une obligation d’autant plus incompréhensible que nos politiques nous assuraient en début d’année de l’inutilité du masque pour la population générale.

On sait aujourd’hui que les hautes instances décisionnelles on préféré jeter le discrédit sur le rôle et l’intérêt du masque pour préserver des stocks stratégiques inexistants et éviter ainsi de graves tensions d’approvisionnement pour les professionnels de santé exposée aux cas de Covid-19.

Ce double discours politique a nourri une défiance légitime envers la parole politique et soi-disant politique. Aujourd’hui, le masque est désormais fortement recommandé et même obligatoire, démontrant ainsi l’incroyable paradoxe du débat d’année.

Les masques seraient-ils devenus efficaces dès qu’ils sont devenus accessibles et en quantité suffisante pour la population générale et les professionnels de santé ?

Les masques étaient-ils efficaces avant cela ?

Devant les nombreux cafouillages politiques et scientifiques sur l’intérêt du masque, des doutes ont nourri l’imaginaire collectif de nombreux groupes citoyens.

Les masques seraient devenus un test grandeur nature des gouvernements pour évaluer la docilité de sa population. Il suffirait donc de donner des ordres, même complètement irrationnels, pour le peuple s’exécute.

Cette défiance et ces théories du complot sont alimentées par des analyses scientifiques qui démontrent l’absence d’efficacité du port du masque pour contrôler des épidémies, mais aussi ces risques pour la santé.

Le masque empêcherait de respirer correctement l’air ambiant, entraînant une chute de la saturation d’oxygène et une augmentation du dangereux dioxyde carbone avec des hypoxie, mal de crâne et évanouissement à la clé.

Ces discours alarmistes ont bénéficié d’une caisse de résonnance hors-norme sur les réseaux sociaux, avec des leaders d’opinion qui versent souvent dans les pseudosciences et pseudo-médecines, sans avoir pourtant de base scientifique solide.

Tous ces doutes s’autoalimentent par les doutes et les contradictions des spécialistes eux-mêmes. Et pour cause, nous avons là un nouveau virus dont les effets sur la santé et les mécanismes d’actions étaient totalement inconnus.

Face à cette situation inédite, les réponses scientifiques arrivent forcément au fil de l’eau, parfois pas assez rapidement et avec suffisamment de rigueur pour apporter des réponses claires. D’où l’incertitude sur de nombreux sujets, dont le port du masque.

  • Alors, est-ce que le port du masque est d’un quelconque intérêt pour limiter la chaîne terrible des contaminations ?
  • Est-ce que l’obligation du port du masque est une mesure de santé publique pleinement justifiée, mesurée et acceptable en cette période ?

Les réponses ne sont pas toutes faites ni simples.

Il va falloir clarifier plusieurs points dans cet article pour s’accorder sur des conclusions cohérentes et partagées par un maximum de personnes.

Transmission du virus : l’aérosol (parole, chant, éternuement) en cause

Si nous savions déjà au début de cette pandémie que le virus pouvait se transmettre par contact direct et par l’air, la dernière possibilité était loin d’être privilégiée. On a vu de nombreuses études sortir sur la durée de vie du virus sur différentes surfaces, renforçant l’idée d’une transmission par contact.

Ces données ont bien sûr eu l’effet positif de favoriser l’hygiène des mains, avec la distanciation sociale, qui était au centre de nombreuses stratégies de santé publique. D’une manière plus anecdotique, les pays asiatiques s’illustraient par le port spontané du masque culturellement accepté par la population.

Mais ce n’est qu’avec la progression de nos connaissances scientifiques et l’analyse plus fine de nombreux cas de mégatransmissions dans des lieux clos, lors de chorale par exemple, que nous avons compris le rôle majeur et très probablement prépondérant des contaminations aériennes, par l’aérosol.

  • Quand nous parlons, chantons, ou éternuons, nous projetons différentes tailles de gouttes qui auront des destins diamétralement différents.
  • Les gouttes supérieures à 5 microns se déposeront rapidement sur le sol ou toute surface dans le rayon de projection.
  • Les gouttes inférieures à 5 microns, l’aérosol, se déposeront bien plus loin et pourront rester dans l’air ambiant pendant un certain temps estimé entre 8 et 14 minutes.1

Les risques sont loin d’être les mêmes en fonction de la situation. Des surfaces contaminées n’entraîneront pas forcément des cas réels de contamination si des gestes barrière ou d’hygiènes sont respectés.

En revanche, de l’aérosol contaminant présent dans l’air peut être inhalé et pénétrer directement dans le système respiratoire même avec un respect d’une distance raisonnable entre personne (1m) et en se lavant régulièrement les mains.

Cette méconnaissance du mode de transmission préférentielle de ce virus, avec la description de cas de super-contaminateur, a bien sûr entraîné une confusion dans les recommandations de santé publique et notamment le port du masque.

Pourtant nous avons documenté des cas extrêmement révélateurs de l’importance de contrôler l’aérosol et les postillons avec le port d’un masque ou toute autre barrière efficace.

C’est malheureusement le cas de nombreuses chorales du monde entier. Que ce soit aux USA, en Allemagne, en Angleterre et aux Pays-Bas. Dans la ville d’Amsterdam, 102 choristes sur 130 ont contracté la maladie lors d’une seule représentation, dont 4 sont malheureusement décédés.

Aux USA, il n’aura fallu que d’une seule répétition pour 53 membres d’une chorale sur 61 tombent malades, vraisemblablement à cause d’un seul individu, un super-contaminateur. Deux choristes décéderont 2 semaines après l’apparition des premiers symptômes.

Cette chorale avait la particularité de cumuler tous les facteurs de risques : les choristes étaient proches, sans masque, dans des salles de faible volume et sans aération et pendant de longues minutes (entre 40 et 50 minutes dans la même pièce). Ils ont toujours partagé une collation pendant une quinzaine de minutes. Le bilan est assez dramatique.

Les chorales sont bien évidemment des lieux de prédilection pour favoriser des contaminations croisées, car plus on chante fort et plus on émettra de particules fines dans l’air2.

L’activité sportive à haute intensité dans des milieux clos, non aéré et bondé est aussi particulièrement favorable à la transmission du virus. Des études de cas ont montré en Corée du Sud de nombreuses contaminations dans les salles de sport.3

Il y a bien sûr des débats scientifiques sur ces cas et le rôle de la parole ou du chant sur les autres modes de transmissions. Il est très probable que ce soit une somme de facteurs aggravants à l’origine de ces foyers de contaminations.

Quoi qu’il en soit, ces contaminations ainsi que de nombreuses études mesurant la charge virale dans l’air renforcent très sérieusement l’idée que le virus se transmet préférentiellement dans l’air. En juin, deux chercheurs australiens et chinois écriraient un article pour alerter la communauté scientifique sur cette question4.

Pour eux, “le monde doit affronter la réalité” à propos de la transmission aérienne du virus. Les pays doivent impérativement mettre en place des mesures pour limiter ce moyen de transmissions en particulier en recommandant le port du masque et la ventilation des espaces clos.

L'obligation du port du masque alimente des tensions mêlant conspirationnisme et incertitude scientifique. On revient sur l'ensemble des évidences scientifiques concernent le port du masque, son intérêt et ses limites pour prévenir le risque de contamination, en intérieur et en extérieur.

Du scandale des masques manquants au port obligatoire

Cette crise sanitaire de Covid-19 sera décidément l'élément le plus marquant de l'année 2020 et probablement pour longtemps. Nous n'avions pas connu de pand . . .

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14 commentaires
  1. Le fameux mythe du masque qui sert à quelque chose ( à part à être un signe obéissance) a été pourfendu et réduit en pièces depuis un moment par les chercheurs indépendants.
    Rien que la taille de ces micro-organismes et la taille des mailles des masques est hilarante et ferait tiquer un gamin.
    D’ailleurs sur les boites des masques il est bien indiqué par les fabricants en clair “ne protège pas des virus, covid etc” . Mais peut-être que certains qui font ces études fallacieuses et orientées par “conflit d’intérêt” (c’est un terme poli et un grand euphémisme) ne l’ont même pas lu?

    https://covidinfos.net/wp-content/uploads/2020/05/MasksDon-twork-4.pdf

    1. Cher Claude,

      Vous avez une mauvaise foi si forte dans ces sujets, c’est assez incroyable. En plus, vous faites semblant de lire les articles, c’est dommage. Car vous aurez su que le virus ne se promène pas tout seul dans l’air. Oui, le virus est plus petit que les mailles des masques mais le virus se déplace avec les postillons et autres aérosols qui eux sont pris dans les mailles.

      Pour la mention sur la boîte des masques, elle est tout à fait normale et logique. Les masques chirurgicaux ne sont pas conçu pour vous éviter d’avoir le virus mais pour éviter de contaminer les autres. C’est très différent. Seuls les masques type FFP2 avec des filtrations plus importante et des attaches plus performantes permet de protéger le porteur.

      1. Cher Jeremy,

        Pour ne pas contaminer les autres (une absurdité totale sans aucun fondement scientifique là encore)….mais alors cela veut dire que on l’a déjà ce coronacircus pour pouvoir soit disant “contaminer quelqu’un?
        Donc si tous ces gens avec le masque l’ont déjà, à quoi sert alors tout ce cirque?
        L’esprit critique, la logique et le bon sens n’est vraiment pas le point fort sur ce blog je crois bien.

      2. Cher Claude,

        Tout le monde n’a pas le Covid-19. Une part très faible de la population l’a attrapté selon les estimations. Le principe Claude est de limiter la transmission notamment par les personnes contagieuses qui s’ignorent. Au-delà des seuls asymptomatiques, on peut transmettre le virus avant l’apparition des premiers symptomes et donc s’isoler pour éviter de contaminer les autres. C’est aussi simple que ça. Nous avons un nombre important de preuve en faveur du masque, même Didier Raoult le porte, c’est pour te dire :)

  2. Effets indésirables/inconvénients potentiels
    Dans le grand public, le port du masque par des personnes en
    bonne santé peut notamment présenter les désavantages
    suivants :
    • risque potentiellement accru d’autocontamination dû au
    fait de manipuler un masque facial puis de se toucher les
    yeux avec des mains contaminées ; (48, 49)
    • autocontamination possible si un masque non médical
    humide ou sale n’est pas remplacé, favorisant ainsi la
    prolifération de microorganismes ;
    • mal de tête et/ou difficultés respiratoires possibles selon
    le type de masque utilisé
    • lésions cutanées faciales, dermite irritative ou
    aggravation de l’acné en cas de port fréquent et prolongé
    du masque ; (50)
    • difficulté de communiquer clairement ;
    • sensation possible d’inconfort ; (41, 51)
    • fausse impression de sécurité pouvant conduire à un
    respect moins scrupuleux des mesures préventives qui
    ont fait leurs preuves comme la distanciation physique et
    l’hygiène des mains ;
    • port du masque mal supporté, notamment par le jeune
    enfant ;
    • problèmes liés à la gestion des déchets ; l’élimination
    sauvage des masques peut entraîner une augmentation du
    volume des déchets dans les lieux publics, présentant un
    risque de contamination des préposés au nettoyage des
    rues et des risques pour l’environnement ;
    • difficultés de communiquer en cas de surdité et de
    dépendance de la lecture labiale ;
    • désavantages et difficultés liés au port du masque
    éprouvés par les enfants, les personnes atteintes de
    troubles mentaux ou de déficiences développementales,
    les personnes âgées atteintes de déficiences cognitives,
    les asthmatiques ou les personnes souffrant d’affections
    respiratoires chroniques, les personnes ayant récemment
    subi un traumatisme facial ou une intervention
    chirurgicale orale ou maxillofaciale, ainsi que celles qui
    vivent dans un environnement chaud et humide.
    Voilà ce que pense l’OMS sur les inconvénients du masques.
    Nous nous trouvons devant une épidémie pas plus mortifère que la grippe de Hong Kong, qui a durée 2 ans sans panique mondiale, sans confinement, sans masque généralisé et sans battage médiatique.
    Quid des recherches de solutions de traitements disponibles qui existent (hormis ces poisons comme le Remdesivir ) ?
    C’est vrai qu’il est préférable et facile de museler les gens et je suis ahuri de la maltraitance infligée à toute notre jeunesse qui devra porter ces masques toute la journée à l’école avec les conséquences sociales, physiques catastrophiques qui se profilent.
    La gestion de cette crise sanitaire est menée depuis le début par un amateurisme tellement suspect qu’il n’est pas étonnant que la révolte commence à gronder.

    1. L’OMS a bien raison de lister l’ensemble des risques potentiels qui doivent être mis en balance avec les bénéfices sur les contaminations et l’évolution de l’épidémie.

      C’est assez étrange de parler de conséquences sociales et physiques catastrophiques alors que justement le port du masque pourrait permettre d’éviter un confinement, lui socialement catastrophique mais aussi pour l’économie, et alors que le port du masque n’empêche aucune activité sociale, physique, professionnelle.

      J’espère que tu vois le problème dans ton commentaire.

      J’espère que tu as fait une manif pour le port de la ceinture obligatoire ?

      Encore plus étonnant, dans un précédent commentaire tu dis ne pas du tout te souvenir de cette crise (grippe de Honk Hong) et là, comme par magie, tu te rappelles parfaitement que la crise à durée 2 ans, sans panique, sans confinement et sans battage médiatique. Tu savais aussi que l’internet que l’on connait avec les réseaux sociaux n’existaient pas hein ? Ou tu l’as aussi oublié pendant ton adolescence ?

      1. Si la grippe de Hong Kong n’a pas marqué les esprits de l’époque, le coronavirus , lui, laissera une indélébile, chez tous.
        Il y a quelques années, la perspective de mourir d’une épidémie était certes effrayante mais pas inacceptable. Il y a eu une évolution des mentalités et, aujourd’hui, nous avons atteint un seuil anthropologique. Nous n’acceptons plus la mort. Nous observons, d’ailleurs, dans nos sociétés une disparition de la mort et de sa représentation. Des mouvements comme le transhumanisme plaident pour une humanité augmentée, c’est-à-dire, une humanité qui traverse la mort et devient immortelle.
        Sans doute pourquoi la société et pas qu’en France se clive devant ce changement de paradigme et des délires qui l’accompagne.
        De nombreuses publications historiques relatent cette pandémie qui n’a pas provoqué la même panique et le déferlement de vérités contradictoires. C’est vrai aussi qu’internet n’existait pas et la télé n’était pas aussi omniprésente ce qui a rendu les gens moins anxiogène alors que maintenant cette overdose médiatique rend les gens complètement fou.

      2. Bonjour Francis,

        Je ne vois pas en quoi avoir une marque “indélébile” de cette pandémie est une mauvaise chose. C’est un événement que l’on ne vit probablement qu’une seule fois dans sa vie, il est exceptionnel tant par l’amplitude de la crise et que ses conséquences (bonnes et mauvaises). C’est justement une bonne chose que des générations entières comprennent ce risque pandémique lié à de nombreux paramètres comme j’ai pu l’écrire sur le blog.

        Je ne suis pas vraiment sûr qu’il y ait un changement de paradigme en quoi que ce soit. Le mouvement transhumaniste est extrêmement petit, pour ne pas dire quasiment inexistant. Aujourd’hui, cette crise a bénéficié d’un relai médiatique important que nous n’avions pas lors des précédentes épidémies. Et personnellement, je trouve que la situation aurait été plus angoissante de ne pas savoir ce qu’il se passe, plutôt que d’avoir accès à beaucoup d’information, et pouvoir d’une certaine manière se rassurer. Après chacun voit midi à sa porte.

        Tu parles de “panique” mais je ne sais pas vraiment si on peut parler de panique. Franchement, quand on voyait tous les français dans les parcs et jardins, dans les bars, boire des coups, discuter alors que l’épidémie allait exploser quelques jours après, je ne suis pas de ton avis, surtout après ce que j’ai vu et ce que je vois toujours. Les gens sortaient courir, faire leur courses, dans les parcs malgré tout, et c’est rassurant et cela ne démontre pas un état de panique.

    1. Cette vidéo ne montre rien de bien nouveau sur le scandale des masques, je préfères lire les enquêtes complètes et sourcées de Médiapart. Ces faits sont connu de longues dates et n’ont pas vraiment à voir avec les données scientifiques françaises. Mais montre bien la gestion catastrophique de la crise.

      Ce qui est intéressante, c’est que cette vidéo montre quelque part l’intérêt très fort pour le rôle et l’utilité des masques.

  3. Dans ton souci d’informer le plus objectivement tes lecteurs, il me paraîtrait essentiel que tu te penches sur les activités de MODERNA qui semble être en première ligne pour un vaccin contre le covid.
    Or cette start up est dirigé par un fou et n’a jamais produit quoique ce soit et depuis sa création en 2011 a levé des fonds énormes en collaborant ou plutôt bernant toutes sortes de sociétés que Moderna a réussi à manipuler dans son délire scientifique qui se rapproche du transhumanisme.
    Il ne manquerait plus que dans toute cette affaire de pandémie où depuis le début on assiste à une situation tellement ubuesque, qu’on injecte dans la population le cocktail diabolique de cette obscure société.

    1. Salut Francis,

      Tu as des sources pour tes propos sur Moderna ?

      Je ne connais pas ce laboratoire. Mais tu sais, quand tu crées un laboratoire, il y a bien un moment où tu n’as encore rien fait… cela s’appelle les débuts. Et dans le domaine de la recherche sur les vaccins, les études prennent en général 10 ans, donc cela ne me choque pas torp.

  4. Bonjour Jeremy.

    Merci pour cet article d’actualité brûlante.
    La question posée dans le titre (“une mesure de santé publique injustifiée ?”) ne me semble pas complètement traitée, l’article me semble plutôt répondre à “le masque est-il efficace ?”, sans tenir compte du caractère obligatoire de la mesure par rapport à la gravité de l’épidémie.

    Si le port du masque aurait peut-être pu sembler justifié au printemps lors du pic de l’épidémie, pour savoir s’il est justifié aujourd’hui, ne faut-il pas se poser la question de la gravité de l’épidémie actuelle, après les deux derniers mois de juillet et août, où le nombre de décès est très faible (moins de 1 % des morts quotidiens en France au mois d’août), tout comme le nombre d’entrées en réanimation. ?
    On peut trouver des articles proposant des explications à cette mortalité faible (voir lemonde ou libé), mais ils évitent de se demander si l’épidémie en France est encore exceptionnellement grave, ou si elle fait désormais partie du paysage médical avec un impact somme toute limité…
    Je serais ravi de lire ton analyse à ce sujet.

    Merci.

    1. Salut Fred,

      Merci pour ton intervention tout à fait pertinente dans ce débat.

      Car tu as bien raison, et c’est un point que je n’ai pas vraiment abordé dans cet article. Les indicateurs épidémiques semblent relativement bas comparativement à la période mars-avril, mais on note de sensibles augmentations des hospitalisations et des entrées en réanimations. On peut voir ceci d’un côté rassurant ou pas rassurant, mais selon moi, l’objectif justement du port du masque serait d’éviter de se retrouver dans une situation comme en mars-avril. Nous savons que le virus circule dans la population, pour l’instant chez les plus jeunes les moins à risques, avec la possibilité d’un transfert dans les autres strates d’âge plus âgées et fragiles.

      Après ce n’est pas si simple, je ne suis pas favorable aux obligations de ce type (surtout en extérieur) qui trahissent un manque de confiance mutuel du gouvernement et des citoyens et un manque de stratégie de communication et d’explications. C’est vraiment dommage. Je te donne mon avis, mais avec les indices de la littérature scientifique, le port du masque pourrait éviter une nouvelle flambée épidémique, participer à favoriser l’émergence d’immunité tout en réduisant la gravité de l’infection en réduisant la charge virale inhaler (ce n’est pas une vérité absolue scientifiquement prouvée attention, mais très intéressante).

      A te lire,

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