La controverse scientifique et sociale sur le port du masque est un événement marquant de cette pandémie de Covid-19. Voici une analyse des principales raisons qui peuvent être à l’origine de cette défiance en France.

Source : – www.freepik.com

Le port du masque avec l’épidémie de covid-19 est rapidement devenu un sujet sensible, explosif.

Parler de l’efficacité des masques, des risques sur la santé et de l’obligation d’en porter est une garantie d’avoir un repas animé et tendu.

Car tous les avis existent sur ces masques. On les juge aussi bien efficaces qu’inefficaces. Dangereux ou inoffensif. Un acte altruiste de protection pour les uns ou une preuve de soumission pour les autres.

Mais pourquoi la question du port du masque est-elle devenue aussi électrique et pratiquement aussi tabou que celle sur l’hydroxychloroquine ?

Pour de nombreuses raisons que l’on va aborder ensemble. On va bien sûr parler de l’obligation, de la barrière de la culture, mais aussi de la question scientifique qui est un point central de ce débat.

Les raisons de la défiance

L’obligation qui dérange

La naissance de cette défiance de plus en plus profonde et viscérale contre le masque a pris véritablement son envol avec l’obligation de porter le masque.

Les Français n’apprécient que moyennement la coercition. Nous avons pu le mesurer avec l’obligation vaccinale de la quasi-totalité des vaccins infantiles pour redonner confiance en la vaccination.

Une mesure jugée inefficace et contre-productive par le comité scientifique et citoyen, mais qui n’a en rien changé la ligne de conduite politicienne sur ce sujet.

La coercition est d’une certaine manière l’aveu d’un échec. L’échec d’avoir pu expliquer simplement l’utilité et le rôle d’un nouveau comportement (ici le port du masque) afin d’obtenir l’adhésion volontaire de la population.

Mais aussi de gagner sa confiance, en faisant confiance à ses citoyens.

Certains anti-masques seraient en réalité contre l’obligation, plutôt que le masque en lui-même. Ils n’auraient pas de véritable reproche à faire au masque, mais souhaitent pouvoir choisir d’en porter un ou non, en fonction des informations qu’ils ont pu avoir dessus.

Ils souhaitent avoir le choix.

Un choix que le Gouvernement a décidé de priver aux Français, dans un contexte très tendu où la communication des politiciens à l’égard des masques a été calamiteuse.

Dans un premier temps ils ne servent à rien, puis ils deviennent subitement utiles et obligatoires avec le rétablissement de l’approvisionnement.

La gestion des stocks stratégiques des masques a été le terreau idéal pour nourrir tous les doutes, et creuser davantage ce fossé et cette confiance entre les citoyens et leur représentant.

La coercition ou l’obligation doit être justifiée par la gravité de la situation ou du contexte, et savamment examinée à la lumière des bénéfices et des risques attendus.

Elle ne devrait être que l’ultime stade d’une procédure législative. L’adhésion volontaire d’une population reflète nécessairement la confiance de cette population envers ces décideurs.

En France, cette confiance est mise à mal d’une manière chronique et écrasante par les nombreuses affaires (gilet jaune, conflit d’intérêts, etc.), fragilisant d’autant l’adhésion volontaire de la population et ne laissant au Gouvernement que la contrainte et la punition (avec les amendes pour non port du masque) comme seuls outils efficaces.

Cette obligation traduit aussi l’impréparation du Gouvernement pour faire accepter une nouvelle mesure sanitaire à l’ensemble de la population.

La controverse scientifique et sociale sur le port du masque est un événement marquant de cette pandémie de Covid-19. Voici une analyse des principales raisons qui peuvent être à l’origine de cette défiance en France.

Le port du masque avec l’épidémie de covid-19 est rapidement devenu un sujet sensible, explosif.

Parler de l’efficacité des masques, des risques sur la santé et de l’obligation d’en porter est une garantie d’avoir un repas animé et tendu.

Car tous les avis existent sur ces masques. On les juge aussi bien efficaces qu . . .

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7 commentaires
  1. L’être humain est-il fait pour porter un masque ?
    Le masque est le symbole de l’échec de la médecine vaniteuse face à la maladie.
    Un simple virus, relativement bénin, grâce à une communication mortifère révèle plutôt une société anxiogène, hypocondriaque et manipulable.
    Vous ne parlez pas ou très peu des effets psychologiques à long terme du masquage du visage des enfants.
    Quand on voit le délire sans limite de ces médecins assassins qui veulent imposés le masque à la maison, plutôt que de soigner, cela augure un monde bien triste et effroyable qui l’est d’ailleurs déjà.
    Sans évoquer qu’une atmosphère d’anxiété persistante perturbe gravement le développement intellectuel et affectif, en particulier chez les jeunes enfants.
    Alors votre conclusion est consternante vous dites :
    Un sujet qui mélange de nombreux domaines et qui illustre les efforts qui doivent être menés pour lever les blocages et faire avancer les mentalités.
    Quel progrès !
    Déjà croire que ce cache visage en papier nous protège des virus et bactéries alors qu’aucune preuve ne l’étaye sauf l’étude danoise censurée, c’est un mensonge que même des chirurgiens dénoncent.
    Le seul “avantage” que j’y vois c’est un objet de plus qui nous cache aux autres et certains trouvent cela bien pratique de n’avoir pas à affronter notre prochain de manière franche tout comme le portable où il tellement facile de se cacher derrière un SMS que d’avoir à parler de vive voix.
    Et que dire de ces pseudos scientifiques avec leurs masques ridicules sur les plateaux de télé qui distillent leur poison au lieu de rassurer, soigner, encourager et de donner de l’espoir.
    Malheureusement dans ce débat comme pour les vaccins il suffit de s’interroger pour être taxé immédiatement d’anti.
    L’avenir est bien sombre, mais pas à cause du virus, mais à cause de la gestion honteuse de cette nouvelle grippe où se mêle orgueil, argent, corruptions et propagande. A quelles fins ?

    1. Cher Francis,

      Vous dites “malheureusement dans ce débat comme pour les vaccins il suffit de s’interroger pour être taxé immédiatement d’anti”, mais vous n’êtes plus au stade de l’interrogation, et depuis bien longtemps.

      L’avez-vous seulement été une fois ? A lire vos commentaires, j’ai l’impression que vous n’avez jamais vraiment voulu vous interroger. Mais plutôt lire les choses et écouter les personnes qui confortent vos opinions déjà établies.

      La preuve dans votre commentaire.

      – Il n’y aurait aucune étude sur les masques, sauf une étude Danoise censurée… C’est assez amusant de parler de censure alors que ces chercheurs ont tous loisirs de publier leurs travaux sur les plateformes en accès libre de type MedRxiv. Il y a des centaines d’études sur l’efficacité des masques.

      – L’atmosphère d’anxiété n’a rien à voir avec le port du masque. Bien au contraire, les études à notre disposition montre que le port du masque est associé à moins de stress dans la population.

      – Vous utilisez des mots graves et lourd de sens : distiller du poison, des médecins assassins… Alors que tous les médecins ont prêté serment pour sauver et ne pas nuire.

      – pour l’effet des masques sur les enfants, nous n’avons aucune étude à notre disposition, mais les populations asiatiques ne sont absolument pas choqué ni traumatisé par l’usage du masque. Bien au contraire, c’est une geste altruiste et bienveillant chez eux, qui peut transmettre des valeurs intéressantes au futurs adultes : un comportement simple pour protéger une société. On parle de ce masquer pendant un très court moment dans une vie entière, vous en faites trop, beaucoup trop.

      – c’est justement à cause des épidémies à répétition dans les pays asiatiques, qui sont des événements traumatisants, que la population porte bien volontiers le masque et ne rechigne pas avec des prétextes aussi extravagant que l’intoxication par CO2 ou d’autres choses.

      La gestion de la crise en France, et dans bien d’autres pays, a été calamiteuse oui. Mais cela ne change rien à ce débat et les tenants scientifiques autour de cette crise.

      1. J’apprécie, cher Jérémy, votre volonté d’informer et de répondre par des faits, à des propos qui relèvent du prosélytisme. J’avais un ami, chirurgien de son état, qui disait “On ne discute pas avec une brouette, on la pousse”. Et pour info, il portait un masque, non seulement quand il opérait mais aussi quand il rendait visite à ses patients, immunodépressifs, qui étaient de fait malades. Je ne vois pas en quoi le masque qu’il portait était “le symbole de l’échec de la médecine vaniteuse face à la maladie”. Monsieur Bernard, je vous souhaite de ne pas n’avoir aucun membre de votre famille, grand sportif, passer 3 semaines dans le coma pour cause de Covid, à vous demander s’il va survivre ni à devoir enterrer un proche mort du Covid à 45 ans, ce petit virus bénin d’après vous. Quelles que soient vos opinions, il me semble sain dans une démarche démocratique de respecter ceux qui vous sauveront peut-être un jour la vie, en portant un masque.
        Un dernier point Monsieur. Chez nous, quand on critique, affirme ou accuse, on précise les sources qui étayent les propos. Salutations suisses.

  2. Il est rassurant de constater que l’esprit critique français et un peu suisse arrive encore à survivre dans un océan de commentaires et de jugements à l’emporte-pièce. J’ai attendu d’avoir lu un nombre suffisant de vos billets pour utiliser mon esprit critique. Cela me permet aujourd’hui de vous féliciter, avec un certain recul, pour la qualité, le sérieux, et l’intégrité de vos analyses. Puisse que votre esprit critique, une des rares composantes qui nous différencie dans le monde animal, nage toujours au-dessus des vagues de populisme, de démagogie, et de bétise. Merci à vous. Bravo.
    Meilleures salutations … suisses.

  3. Bonjour,

    Il est amusant de lire autant de propagande pro masque par ici (conflits d’intérêts?). Si vous pensez qu’il est normal pour un humain de porter un masque (à vie pourquoi pas) qui le gêne dans sa respiration, faite le mais juste pour vous même, pas de problème.
    Mais pourrait on savoir pourquoi les flopées d’études sur l’inutilité complète des masques ne sont jamais citées? A part l’étude danoise. C’est très curieux non vous ne trouvez pas?
    On appelle cela de la pseudo science orientée, du charlatanisme tout . En fait de la propagande au service du système.
    Un scientifique, un vrai comme par exemple Einstein, serait mort de rire je pense en voyant cette manière de faire. a savoir ne prendre que les études dûment commanditées, orientées et payées par les gens qui veulent avoir un certain résultat et surtout pas un autre. Tout est pipé à l’avance dans cette science de pacotille, du pouvoir et de l’argent.

    Allez je vais vous aider un peu alors pour des études qui disent le contraire sur les masques, par exemple par ici:
    https://swprs.org/face-masks-evidence/

    Cela permettra aux vrais scientifiques qui lisent cet article d’avoir sous les yeux des études et données que certains ont malheureusement oublié, oups, de chercher et de citer.
    C’est bien comme ça que doit fonctionner la vraie science qui n’est pas “celle de l’argent”? Regarder et examiner absolument TOUTES les données dont on dispose?

    Je vais ajouter ce lien de scientifiques belges qui ont signé une tribune dans la presse pour dénoncer cette science de cabaret, de spectacle de cirque et de poudre de perlimpinpin qu’on nous vend dans les médias:

    https://www.levif.be/actualite/belgique/au-nom-de-la-science-carte-blanche/article-opinion-1387855.html?cookie_check=1613981164

    1. Cher Jean-Claude,

      Le coup des conflits d’intérêts avec le lobby des masques, on me l’avait jamais faite encore ! Merci pour ce petit fou rire ! Plus sérieusement, le blog et moi-même sommes 100% indépendant : aucun financement public ni privé, seuls mes lecteurs peuvent m’acheter. Un point important à clarifier en ces sombres périodes d’accusations gratuites où l’on voit des complots partout car cela est bien plus simple et pratique que d’argumenter (on attaque le messager au lieu du message).

      Il y a de nombreuses études négatives sur le rôle et l’utilité des masques dans la transmission de certains virus et infection respiratoire. Ce n’est pas possible de nier cela, c’est une réalité scientifique. Nous avons plusieurs types d’études, avec des données contradictoires, des niveaux de preuves plus ou moins bons, surtout modestes et de mauvaise qualité qui ne permettent pas clairement de trancher.

      Si les masques sont bénéfiques, alors ce bénéfice n’est pas exceptionnel, il doit être léger et ce n’est sûrement pas la solution miracle pour lutter contre la transmission. C’est juste une corde supplémentaire à notre arc pour essayer de freiner les contagions. Ce port du masque devient assez légitime vu son profil de sécurité avéré dans de nombreuses études, et par l’utilisation empirique et sans danger des professionnels de santé depuis des décennies. Face à des risques minimes et des bénéfices potentiellement importants, surtout à grande échelle, le port du masque peut se justifier.

      Les Asiatiques confrontés à de graves épidémies par le passé le font spontanément, sans chichi, ni théorie du complot ubuesque. Mais ils ont un certain sens civique que nous n’avons pas, et je ne pense pas qu’ils soient plus bêtes que nous.

      Là où tu ne vois que des complots et des conflits d’intérêts, il y a un débat scientifique. Il y a une réflexion sur l’utilité d’une mesure et surtout sa balance bénéfice/risque face à une menace importante.

      Je suis assez amusé par ton lien qui vient de Suisse. La lecture des premiers liens montre comment ils dénaturent les conclusions des auteurs pour leur faire dire ce qu’ils veulent : à savoir l’inutilité des masques.

      Par exemple, si je vais lire la 3ème référence du ECDC, ou le Centre de Contrôle des Maladies Européens, qui soi-disant dit que le masque ne sert à rien, voici ce qu’en dit en copié/collé le ECDC :

      “Bien que les preuves de l’utilisation de masques médicaux dans la communauté pour prévenir le COVID-19 soient limitées, les masques doivent être considérés comme une intervention non pharmaceutique en combinaison avec d’autres mesures dans le cadre des efforts de contrôle de la pandémie de COVID-19.”

      Ils précisent bien qu’il n’y a aucun intérêt de porter un masque type FFP2 à la place d’un masque chirurgical ou en tissu.

      Voici la fin du texte :

      “L’utilisation de masques faciaux dans la communauté devrait compléter et non remplacer d’autres mesures préventives telles que l’éloignement physique, rester à la maison en cas de maladie, le télétravail si possible, l’étiquette respiratoire, une hygiène des mains méticuleuse et éviter de toucher le visage, le nez, les yeux et la bouche.

      L’utilisation appropriée des masques faciaux et la promotion du respect de leur utilisation lorsqu’ils sont recommandés en tant que mesures de santé publique sont essentielles à l’efficacité de la mesure et peuvent être améliorées grâce à des campagnes d’éducation.”

      On pourrait continuer longtemps avec l’analyse minutieuse de tous ces liens. C’est pour cette raison qu’il est important de rester sceptique et de mesurer avec précaution la balance bénéfice/risque d’une mesure et surtout de ne pas la dénaturer. Le contrôle des transmissions se fait par le port du masque ET l’hygiène des mains, l’aération des espaces clos, le port de gant et de lunette pour les professionnels de santé (et c’est exactement ce que dit une étude citée dans ton lien “anti-masque” qui est en réalité pour le port du masque).

      C’est un tout. C’est d’autre part assez amusant de voir que pour les masques, les anti sont devenu des méthodologistes rigoristes qui ne pensent qu’en termes de RCT alors que c’étaient les premiers à honnir ces études quand elles montraient l’inefficacité de la chloroquine ou autre. Quel beau paradoxe. Je suis sûr qu’on peut faire mieux que ça. :)

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