Allaiter son enfant jusqu’à ses 6 ans

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Avant-propos

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir pour la première fois Fabien, Amélie et Arthur, leur petit enfant, pour un article invité sur la question de l’allaitement, et plus précisément sur quand faudrait-il arrêter d’allaiter. Ce n’est que le 2ème article invité du blog, et je vous invite à visiter le blog de cette famille très ouverte d’esprit et avant-gardiste, « Famille Epanouie« , qui propose nombre d’articles sur l’éducation ou les rapports de force entre les parents et les enfants.

Je laisse la suite à Fabien ! Excellente lecture à tous et merci à eux pour ce bel article.

Allaiter, c’est bon pour la santé

Jérémy a déjà traité le sujet du bienfait de l’allaitement maternel – Lait Maternisé: l’histoire d’une Escroquerie. Article excellent en tout point, il y expose les principaux bénéfices pour le bébé: meilleur système immunitaire, diminution du risque de troubles du comportement, meilleures capacités cognitives, diminution des risques d’obésité, de diabète, d’allergies et de problèmes cardio-vasculaires.

Je rajoute que cela est également excellent pour la santé de la maman : meilleur bien-être mental, diminution du risque de diabète de type 2, diminution du risque de cancer du sein, diminution du risque de polyarthrite rhumatoïde.

La liste est très loin d’être exhaustive mais vous l’aurez compris, l’allaitement est ce qu’il y a de meilleur pour la maman et son bébé. Une étude menée en 2004 dans la Loire fait ressortir que 91% des mamans allaitantes le font car elles savent que c’est meilleur pour la santé. L’information semble donc bien passer, du moins, pour les mères qui allaitent.

Cependant, que sait-on réellement de la durée idéale de l’allaitement?

Que dit la médecine ?

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande l’allaitement exclusif au sein jusqu’à l’âge de six mois. De six mois à deux ans, voire plus, l’allaitement doit être complété par une autre alimentation. Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande un allaitement maternel exclusif pendant six mois révolus. L’allaitement peut être poursuivi ensuite, avec des aliments complémentaires, jusqu’à deux ans voire davantage.

L’Académie américaine de Pédiatrie (AAP) recommande un allaitement exclusif de 6 mois, et un allaitement minimum de 12 mois sont recommandés. Des aliments de compléments contenant du fer doivent être progressivement introduits dans l’alimentation durant la seconde moitié de la première année.

Les organismes de santé sont d’accord sur un point : un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois. Après on continue l’allaitement en introduisant des aliments jusqu’à 1 an, 2 ans, voire plus. Tout parent sur cette planète souhaite le meilleur pour son enfant et pourtant, je prends l’exemple de la France, la grande majorité des mamans arrêtent rapidement après la sortie de la maternité.

« L’allaitement est un véritable abus sexuel de la part de la mère »

Si au début de l’allaitement, l’entourage trouve vraiment génial que l’enfant soit allaité, cela risque de changer progressivement au fil du temps. Un nouveau-né qui tête, c’est « tellement beau », alors que pour un petit garçon de 2 ans, ça commence franchement à devenir « bizarre » voire « malsain ». Simple précision, les mamelons ne sont pas à la base des objets sexuels. Il est parfois regrettable de constater que leur fonction première d’allaitement a disparu.

C’est devenu inacceptable d’allaiter son bambin en public. Nous avons tendance à voir les enfants comme des petits adultes dès qu’ils parlent et qu’ils marchent. Il suffit de tendre l’oreille dans son propre entourage pour estimer que notre société considère qu’un allaitement prolongé c’est de 6 mois à 2 ans. Au delà, la maman devait peut-être consulter :-) Je plaisante, mais j’ai parfois le sentiment.

En France, le pédopsychiatre Marcel Rufo tient une tribune publique tous les matins sur France 5. Voici un exemple des propos qu’il peut tenir:

« J’ai connu un petit garçon qui, à 4 ans, était toujours allaité par sa mère. A 10 ans, il s’en souvenait encore. Sans aller jusqu’à cet excès, il y a dans l’allaitement un véritable abus sexuel de la part de la mère. L’enfant doit pouvoir oublier le plaisir procuré par l’allaitement, n’en garder que des traces inconscientes, et non pas des images précises qui viendraient l’embarrasser« .

Son émission est à l’antenne depuis près de 6 ans.

Dans la nature, c’est 2 ans minimum

Ce que considère la société est-il le reflet de la nature?  Des chercheurs ont essayé d’estimer la durée naturelle de l’allaitement chez les Hommes. Dans les cultures traditionnelles où le lait artificiel n’a pas sa place, l’enfant est généralement allaité jusqu’à 2 à 4 ans.

Chez les nomades chasseurs-cueilleurs de la tribu des Bofi en Afrique, les enfants sont allaitées entre 36 et 53 mois, alors que les membres sédentaires de cette même tribu allaitent entre 18 et 27 mois. La moyenne des civilisations étudiées est de 30 mois. Des recherches archéologiques ont confirmé ces chiffres car nous pouvons déterminer le moment du sevrage en étudiant les squelettes des enfants. Selon la Bible, les Hébreux allaitaient leurs enfants jusqu’à 2 à 3 ans.

Dans les civilisations précolombiennes, l’enfant avait accès au sein jusqu’à 6 ans voire même 12 ans. Malgré le fait que ces civilisations semblent vivre de façon naturelle, nous constatons une certaine disparité entre leur durée d’allaitement.

Nous pouvons donc penser que la manière de vivre de celles-ci influe sur la durée d’allaitement. Difficile donc de connaître à quel âge un enfant choisi de se sevrer seul et de façon naturelle.

En écrivant cet article, je me suis dit que la meilleure façon de connaître le moment du sevrage naturel est de nous comparer à nos mammifères les plus proches. L’humain fait partie de la famille des hominidés.

Cette famille comprend l’homme, le chimpanzé, le gorille, l’orang-outang et le gibbon. Dans les hominidés, il y a un nouveau regroupement, je vous copie-colle un schéma trouvé sur Google images:

Schéma des hominidés

Schéma des hominidés

L’homme est catégorisé dans les homininae avec le chimpanzé et le gorille, puis dans les hominini où il est associé uniquement au chimpanzé.

L’anthropologue Katherine Dettwyler a étudié la durée d’allaitement des grands singes en fonction de la durée de la gestation pour ensuite la comparer à l’homme.

 Singes

 Durée de gestation

(en mois)

 Durée d’allaitement

(en mois)

Ratio

Allaitement/gestation

Chimpanzé 7,6 486,3
Gorille 8,5 526,1
Orang-outan 8,6 364,2
Gibbon 6,8 243,5

Le chimpanzé et le gorille sont les deux primates qui font partie des homininae  avec l’homme. Pour ces deux singes, leur ration allaitement/gestation est quasi semblable. Si l’on applique ces données à l’être humain, 9 mois de gestation que l’on multiplie par un ratio de 6, nous obtenons un sevrage à 54 mois soit 4,5 années. Selon Katherine Dettwyler:

« si les humains sèvrent leur progéniture sur le modèle des primates, en faisant abstraction des croyances et coutumes, la plupart des enfants devraient se sevrer entre 2,5 et 7 ans ».

Particularités humaines

Force est de constater que peu d’êtres humains allaitent leur progéniture jusqu’à plus de 4 ans, et deux explications peuvent en être la cause. La première est que nous avons fait du sein un objet sexuel, la seconde est que l’humain est le seul mammifère à pratiquer le co-allaitement.

Le sein en tant qu’organe érotique est très marqué dans notre culture occidentale. Ceci est évidemment l’une des raisons pour laquelle il est rare de voir une maman donner le sein dans un espace public, qui plus est quand l’enfant parle et marche. Quand il voit des gros seins, le mâle occidental a tendance à oublier sa fonction alimentaire. Le co-allaitement est là aussi une particularité de l’espèce humaine. Les autres animaux reprennent en général leur relation sexuel après le sevrage de leur petit. Les femelles connaissent ainsi une longue période d’infertilité.

Il peut par exemple s’écouler 6 ans entre deux naissances chez les chimpanzés, et quatre ans et demi chez les bonobos. Il est donc rare d’avoir des périodes de co-allaitement chez les animaux.

Chez l’humain, il peut-être difficile et contraignant pour une mère d’allaiter deux enfants en même temps. Durant la grossesse, les seins deviennent très sensibles et l’allaitement peut devenir désagréable pour la mère. Le lait change également de composition afin de correspondre aux besoins du bébé à venir, et cela peut surprendre et décourager l’enfant allaité.

Quel est l’âge idéal du sevrage ?

C’est une question à laquelle il est bien difficile de répondre puisque le meilleur moment est quand l’enfant l’a décidé. Là aussi, en fonction de ce que l’entourage familiale va lui dire et du comportement, conscient ou inconscient, de la mère, l’enfant peut choisir de se sevrer à différents âges.

Ce qui semble à peu près logique, c’est un allaitement de 2 ans minimum. Donc avant cet âge, il me semble  inopportun de parler d’allaitement long. L’enfant doit atteindre l’âge de 6 ans environ pour avoir un système immunitaire achevé et performant. Nous pouvons donc imaginer que l’allaitement peut sans problème se prolonger jusqu’à cet âge.

Je termine cet article en vous faisant part de mon expérience personnelle. Notre fils a 18 mois et est toujours allaité. Avant sa naissance, Amélie, mon épouse, prévoyait un allaitement jusqu’à 6 mois. Ce qui déjà sans réelle connaissance ni réflexion poussée sur le sujet était relativement long comparé à ce que nous connaissions dans notre entourage.

Lors des premiers mois de l’allaitement, nous avons cherché à connaître les réels bienfaits de l’allaitement. Aujourd’hui, il nous paraît évident que plus l’allaitement est long plus c’est meilleur pour l’enfant, et tant au niveau de la santé physique que mentale.

Je vous invite à partager avec nous votre avis et/ou votre expérience. Que pensez-vous d’un allaitement supérieur à 2 ans? Trouvez-vous cela normal? Ou à contrario, quelles sont raisons pour lesquelles vous trouvez cela trop long ?


Notes et références

http://www.lllfrance.org/Etudes-sur-l-allaitement/Quelques-Etudes-2008.html

Breast-feeding and maternal mental well-being among Bangla­deshi and Pakistani women in north-east England. Noor SZ, Rousham EK. Public Health Nutr 2008 ; 11 : 486-92.

Duration of breast-feeding and the incidence of type 2 diabetes mellitus in the Shangai Women’s Health Study.

Villegas R et al. Diabetologia 2008 ; 51 : 258-66 Epidemiology of basal-like breast cancer. Millikan RC et al. Breast Cancer Res Treat 2008 ; 109(1) : 123-39.

http://www.info-allaitement.org/etude-en-france.html

http://www.santeallaitementmaternel.com/se_former/histoires_allaitement/allaitement_rollet.php

http://www.lllfrance.org/Autres-textes-LLL/Epidemiologie-de-l-allaitement-Allaitement-et-contraception.html

http://www.liewensufank.lu/fr/bon-a-savoir/allaitement/duree-de-lallaitement/allaitement-prolonge-ou-est-le-probleme/

http://www.info-allaitement.org/sevrage-chez-les-singes.html

Smith TM, Machanda Z, Bernard AB, Donovan RM, Papakyrikos AM, Muller MN, Wrangham R. (2013) First molar eruption, weaning, and life history in living wild chimpanzees. Proc Natl Acad Sci U S A. 2013 Feb 19;110(8):2787-91. doi: 10.1073/pnas.1218746110. Epub 2013 Jan 28.

220 Commentaires

  1. Clémence

    LEs biens fait de l’allaitement ne sont plus à démontrés et je pense que (quasi) tout le monde en est convaincu même si pour des raisons pratiques certains préfèreront le bib’ et e lait en poudre. la quesion de l’âge va faire des vagues par contre, car effectivement de nos joursau voit mal un enfant de 2ans et plus teter encore sa mère… merci la société de dénaturéune nature à la base bien concue !

    mais un ptit qqch me chifonne malgré tout… dans le tableau la durée de l’allaitement est comparé à la gestation…pourquoi ?? et pourquoi ne pas le comparé (en plus ou à la place) av l’âge de fin de croissance ? car le lait est indispensabe (du moins au début) à la croissance/dvpmt donc pourquoi ne pas comparer à un stade de croissance ou à la fin de celle ci ?

    sinon parait que le lait maternel prévient aussi contre l’obésité de l’enfant. Pas ly l’article scientifique paru dernièreent mais juste il se sont basé dessus pour faire un sketch dans ONDAR ;)

    1. Fabien Blot

      Bonjour Clémence,

      La comparaison avec la gestation est une simple piste de travail. Regarde le ratio allaitement / gestation du gorille et du chimpanzé. Ils sont aux alentours de 6 pour ces 2 espèces qui sont les plus proches de nous. Une hypothèse peut ainsi être formulée en ce sens pour l’homme. Une comparaison avec la croissance aurait certainement été intéressante tu as raison. L’enfant continue à croître bien au delà de l’allaitement donc je ne sais pas si cette piste est bonne ou non.

      Oui l’allaitement prévient l’obésité ou plutôt le lait industriel accroît les risques d’obésité :-)

      Fabien

  2. Jocelyne

    Bonjour,

    je suis tout-à-fait en accord avec votre article à une petite nuance près cependant : vous affirmez par deux fois que le sevrage doit avoir lieu quand l’enfant le décide et je ne suis pas entièrement d’accord avec vous sur ce point. L’allaitement est une relation ente la mère et l’enfant, il n’y a donc pas de raison qu’un seul des deux décide. Une mère qui n’est plus à l’aise avec le fait d’allaiter son bambin a légitimement le droit de décider de le guider vers le sevrage. L’enfant ne peut être seul décideur que si la mère a elle-même décidé auparavant qu’il en serait ainsi. N’oublions jamais que c’est d’abord à la mère de décider pour son propre corps.
    Petit témoignage pour ma part : j’ai deux enfants que j’avais décidé d’allaiter jusqu’à 18 mois environ et finalement ça ne s’est évidemment pas passé comme prévu ! L’aîné s’est sevré de lui-même en 2 semaines à partir de 16 mois lorsque j’étais enceinte du deuxième et ça m’avait laissée bien dépourvue car le sein est un médium relationnel répondant à nombreuses situations et pas seulement un moyen d’alimentation. Mon cadet, de son côté, n’avait pas du tout envie d’arrêter de téter dès 18 mois et j’ai donc pris le temps de le sevrer très progressivement sur 4 mois et demi parce que j’en avais assez et je souhaitais qu’il arrête. Il a donc tété jusqu’à 22 mois et demi et, pour répondre aux psy en tous genres qui affirment que l’allaitement est un frein à l’apprentissage de la parole (entre autre…), il a parlé très tôt, bien avant son sevrage. Il est également d’un caractère très indépendant bien qu’ayant été très materné dans son jeune âge (plus que son frère aîné qui est, lui, moins indépendant!) Donc, à bon entendeur salut ! ;-)

    1. Fabien Blot

      Bonjour Jocelyne,

      L’allaitement un frein à la parole? Je dois bien t’avouer que je ne la connaissais pas celle-là. Chez nous, on pratique la langue des signes donc certaines personnes sont amenées à penser qu’il ne parle pas à cause de cela. Un enfant de son âge dit en moyenne 10 a 20 mots, lui doit en dire moins de 10 mais doit connaître plus de 50 signes. C’est donc tout à fait normal. Je crois qu’il ne faut pas en vouloir à ces personnes, elles ne savent tout simplement pas de quoi elle parle. Elles ont un avis mais sans être informé. Par contre quand cela vient d’un pédopsychiatre, cela s’appelle de l’incompétence.
      Et je dois bien te dire que même si l’allaitement était un frein à la parole (c’est tellement absurde mais bon…), ou en serait le problème?

      Tu dis que l’allaitement est une relation à deux et je suis bien évidemment d’accord. Pour moi, l’arrêt ne doit pas venir de la mère (c’est mon avis) car tout le monde n’a pas les connaissances nécessaires sur l’extrême importance de l’allaitement. Des mamans auront envie d’arrêter à 3 jours, d’autres à 3 mois, d’autres à 5 ans. Comment peut-elle connaître le bon moment car personne n’a la bonne réponse. Seul l’enfant connaît ce bon moment. Par contre quand un enfant veut se sevrer, je crois qu’il ne faut pas l’en empêcher. Ton deuxième a allaité jusqu’à 22 mois, ce qui est long dans notre société, quelles sont les raisons qui t’ont poussé à arrêter ?

      Fabien

      1. Caro

        Bonjour, je répond tardivement mais j’estime moi aussi que le sevrage, comme l’allaitement est une relation maman/bébé, les 2 étant capables de « sentir » le bon moment pour arrêter.
        En observant ma minette avec ses 2 bébés, j’ai bien vu que le sevrage était un dialogue dans les 2 sens. Les petits commençaient à être plus explorateurs, moins attirés par les tétées, elle (la maman) a aidé ses petits à arrêter l’allaitement en étant moins à leur disposition, voir en les repoussant fermement. L’allaitement s’est arrêté en douceur, on aurait pas vraiment pu dire si l’initiative était du fait des petits ou de la mère, c’est pour moi le sevrage le plus réussi qui soit.
        Bien sûr si une maman ne souhaite plus allaiter au bout de 3 jours on ne peut pas dire qu’elle « sache » que c’est le bon moment, on ne peut pas vraiment parler de sevrage cela-dit, mais plutôt d’essai d’allaitement (ce qui est déjà mieux que rien).
        Je vois bien avec mon bébé de 14 mois que j’allaite que la diminution des tétées vient de nos 2 êtres, moi qui a moins envie de me déshabiller en plein hiver à la moindre demande, et lui qui trouve peu à peu d’autres envies (la nourriture, le jeu…) et d’autres moyens de se réconforter (doudou, calin…). J’espère que le sevrage se passera de la même manière, en vases communicants en quelque sorte.

  3. Carole

    Article intéressant, mais il manque à mon avis un paramètre essentiel à l’arrêt de l’allaitement de la majorité des mères (en France, du moins) : la reprise du travail. Car l’OMS a beau recommander un allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois, il ne faut pas oublier que le congé maternité ne dépasse pas les 2,5 ou 3 mois de bébé !
    Alors oui, on peut tirer son lait au bureau, etc. (pour celles, déjà, qui ont vaincu les articles : comment sevrer bébé avant de reprendre le travail). Et oui, parfois, cela peut bien se passer, et permettre de poursuivre un allaitement maternel plus ou moins sereinement (car reprise du boulot se conjugue quand même, souvent, avec nouveaux stress). Mais non, ce n’est pas la panacée… Les montées de lait tandis que la mère occupe parfois un poste dans lequel il est difficile de faire des pauses ; les WC pour seul endroit (souvent) où la mère peut vraiment s’isoler ; enfin cela reste à mes yeux un allaitement maternel « au rabais » car un tire-lait ne vaudra jamais la tétée d’un bébé, et tout ça pour finir dans un biberon alors que le sein serait tellement plus adapté, confortable et pratique pour maman comme pour bébé !
    Alors s’il est une particularité humaine, à mon avis, c’est bien celle là, et croyez bien que je la déplore !

    1. Fabien Blot

      Bonjour Carole,

      Tu as entièrement raison de dire qu’en France, la reprise du travail est synonyme de sevrage. La plupart des employeurs ne se préoccupe pas de genre de chose.
      Dans mon article, je parle vraiment de l’allaitement long et des causes qui font que cela reste rare. Un sevrage à 3 mois ou un non allaitement sont d’autres problèmes. La moitié des mères, en France, n’allaite pas ou plus à 1 mois. C’est un autre débat en fait.
      Mais je conçois aussi que cela reste la base. S’il y a peu de mères qui allaite au début, il y en aura forcément peu à la fin.

      Fabien

  4. Laura de Je mange donc je maigris

    Merci pour cet article à diffuser largement ! :)

    Je suis tout à fait d’accord avec le fait que l’allaitement long est indispensable à la bonne santé de l’enfant. Mais en cas de co-allaitement, que faire ?
    Vous évoquez le sujet sans trop répondre à cette problématique.
    Je veux dire que le lait maternel s’adapte en quantité et en composition aux besoins de l’enfant, mais si on allaite 2 enfants que faut-il faire ? Continuer avec les deux en espérant que le lait s’adaptera bien pour les 2 (et surtout pour le plus jeune) ? Ou sevrer le plus âgé pour être sûre de satisfaire pleinement les besoins du plus jeune ?

    Merci d’avance de votre réponse.

    1. Cathy L

      La composition du lait s adapté aux besoins du plus jeune, et cela convient au plus âgé. On peut mener un co-allaitement sans aucun problème de ce côté là.

    2. Fabien Blot

      Bonjour Laura,

      Tu poses une excellente question. En effet, le lait va s’adapter au besoin du deuxième et le premier prendra ce qu’il y a à prendre. Vu que le lait change, c’est un motif de sevrage pour le plus grand car il sera surpris de la texture et du goût.
      Par contre, en cas de co-allaitement, je me pose moi aussi des questions auxquelles je n’ai pas trouvé réponse. La fréquence des tétés et leur durée modifie la structure du lait pour répondre à la demande du bébé. C’est pour cela qu’il faut toujours allaiter à la demande, en respectant les besoins de l’enfant. Par contre si le grand vient téter aussi, il paraît logique que la structure du lait change aussi, donc risque de ne plus répondre aux besoins du premier.
      Trop peu d’études concrètes sur le sujet malheureusement. Après je crois qu’il faut être logique, les autres homoninae ne coallaitent pas car les femelles n’ont pas de rapport sexuel pendant l’allaitement donc pas de risque de mettre bas. Si la nature fait que l’homme peut co-allaiter, alors j’ai envie de dire, faisons confiance à la nature.

    3. Allaite Partout

      Bonjour,

      Le PNN a une formulation unique pour des semaines voir des mois.
      En quoi un LM de nouveau né serait mauvais pour un bambin ?
      Pourquoi le LM de bambin est priviligié pour les prématurés par les lactariums ?

      En fait récemment, il a été prouvé que si la maman utilisait 1 sein pour le nn et 1 sein pour le bambin, chaque sein préparait exactement ce qu’il fallait pour chacun des enfants.

  5. Helene Bazin

    Je ne pense pas que « plus l’allaitement maternel est long, meilleur c’est pour la santé physique et mentale »! Sinon, pourquoi ne pas prolonger jusqu’à la fin de la croissance de l’enfant, soit la fin de l’adolescence? Que dire d’un ado de 17 ans au sein? Tout le monde s’accordera pour trouver cela malsain, donc il y a bien un âge limite. Quant à l’argument selon lequel les primates allaitent tardivement, et qu’il serait donc tout à fait normal de les imiter, pourquoi ne pas également envisager des rapports sexuels entre parents du premier degré, comme les primates? Parce que nous sommes des êtres humains, justement! Raison pour laquelle on ne peut « faire abstraction des croyances et coutumes », qui sont la base de la constitution des sociétés humaines. Au premier rang desquelles, l’interdit de l’inceste.
    Oui, le pédopsychiatre Marcel Rufo a raison: allaiter son enfant qui marche, parle, va à l’école, joue au foot, fait de la danse, etc. relève quasiment de l’abus sexuel de la part de la mère. L’une de mes amies a allaité sa fille jusqu’à l’âge de 8 ans, offrant un tableau extrêmement bizarre et gênant, notamment pour les frères et sœurs plus âgés. Mais d’une part la mère trouvait là un moyen de ne pas laisser son enfant prendre son envol, « couper le cordon ombilical », et d’autre part elle puisait dans ce rapport extrêmement intime et puissant entre mère et enfant qu’est l’allaitement, des satisfactions qu’elle n’avait pas ailleurs, étanchant une soif de contact physique, charnel, par ce biais. Lorsque ses enfants plus âgés ou moi-même abordions ce sujet délicat avec elle, sa réponse était « oh, mais tant qu’elle ne veut pas arrêter le sein, je ne vois pas pourquoi je l’en priverais! ». Comme si la responsabilité de la décision du moment opportun du sevrage incombait à l’enfant, et non à la mère/aux parents!
    Enfin, je m’étonne du « nous avons fait du sein un organe sexuel ». Sans vouloir entrer dans un débat et une recherche sur l’histoire du sein (organe sexuel ou nourricier?) à travers les âges et les sociétés, nos tétons sont sensibles, n’est-il pas vrai? Et il ne s’agit pas là d’un fait culturel, mais qui relève de la sensibilité somesthésique, au sens de l’excitation de terminaisons nerveuses réceptrices localisées dans le revêtement cutané et divers tissus plus profondément situés (certes avec des variations interindividuelles). L’être sexué que nous sommes ne s’efface pas comme par magie derrière la mère! Même si bien sûr la représentation que nous avons de cette stimulation diffère selon la valeur que nous lui attribuons (sexuelle ou nourricière), nos récepteurs somesthésiques fonctionnent lorsqu’ils sont stimulés, ce qui est le cas lors de la succion de notre enfant. Il y a un temps pour nourrir son enfant au sein, expérience merveilleuse lorsqu’il est tout petit, et un temps pour le sevrer et opérer ainsi la rupture qui est nécessaire à son autonomisation. Et l’on ne peut faire abstraction du contexte socio-culturel dans lequel s’inscrit la dyade mère/enfant en abordant le sujet de l’âge limite d’allaitement des enfants: cet âge sera évidemment différent selon les époques, les cultures, les sociétés, et souplement envisagé, mais on ne saurait tout mélanger artificiellement: la pratique de l’allaitement au paléolithique, dans les civilisations précolombiennes, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, etc. pour justifier l’allaitement d’un enfant qui a dépassé l’âge de raison, mais dont les parents, hélas, n’ont su raison garder!

    1. Fabien Blot

      Bonjour Hélène,

      Il serait difficile de te répondre sur tous les points, ou plutôt facile à en démontrer le contraire, mais cela serait vraiment beaucoup trop long. Cela pourra faire cependant des pistes de réflexions pour de prochains articles.
      Le gros point noir de ton commentaire est que tu peux laisser sous entendre que la mère pourrait prendre du plaisir sexuel à allaiter son enfant.
      Juste une question, tu donnes quoi à l’enfant après le lait maternel ?

      Je te remercie pour ta participation même si je pense que tout ce que as dit est totalement faux.

      Fabien

      1. Helene Bazin

        Merci pour ta reaction, Fabien, et que nous ne soyons pas d’accord n’est pas gênant, c’est ce qui génère une discussion intéressante ! C’est vrai que ma contribution était un peu longue, désolée mais il y avait tant à dire. Dommage cependant que tu n’argumentes pas sur les points précis.
        Pour te répondre de façon précise à ce qui t’a choqué: j’ai bien précisé que c’est la « représentation » de la stimulation sensorielle qui changeait la donne (fonction sexuelle ou nourricière). Ce que j’ai écrit à ce sujet n’est d’ailleurs que la définition de base de n’importe quel cours de neurosciences et rappel d’une réalité physiologique incontestable : nos seins sont sensibles et réagissent aux stimulations, c’est ce qu’on appelle la somesthésie. Je l’ai rappelé non pas pour saouler les lecteurs avec un cours de neurosciences, mais pour réagir par rapport à ce qui avait été dit sur les seins et j’y faisais explicitement référence en citant l’extrait auquel je réagissais: « nous avons fait du sein un organe sexuel ». J’avais été un peu choquée par ce « nous avons fait… », comme si la sensibilité des seins était un fait culturel et non physiologique. De par la réalité biologique, nos seins sont à la fois sources de lait pour nos petits, et sources d’excitation sexuelle. Le nier me paraît un peu hypocrite. Nous n’avons pas une paire de seins pour allaiter, et une paire de seins pour notre vie sexuelle, ce sont les mêmes, non ? Et c’est très bien ainsi. Encore une fois, c’est la valeur, l’élaboration que nous faisons de cette stimulation sensorielle au niveau cortical qui change l’interprétation qui sera la nôtre : fonction nourricière ou sexuelle.
        J’ai également réagi à cet article car j’ai assisté pendant des années à la séance d’allaitement d’une enfant déjà sortie de la petite enfance (6, 7, puis 8 ans…), comme je l’ai mentionné. Et je peux garantir que c’était un spectacle très bizarre pour ceux qui le voyaient, et en premier lieu pour les frères et sœurs plus grands. Le père était affligé par cette situation, mais impuissant à agir (les parents étaient séparés). Et cette enfant était maintenue dans un état de dépendance par rapport à sa mère, qui disait fièrement « elle ne peut pas aller dormir chez une copine, il lui faut le sein le soir ». A 8 ans, c’est un peu dommage de ne pas pouvoir passer la nuit chez une copine, une cousine, une grand-mère… parce qu’on est encore au sein. Ce n’était évidemment pas la quantité de lait (très restreinte) qui était en jeu, mais la dépendance psycho-affective. Si je te comprends bien, ce qui t’a choqué dans mon intervention, c’est lorsque j’ai mentionné que cette mère trouvait certainement ce qu’on appelle en psychologie un « bénéfice secondaire » à cet allaitement prolongé, en l’occurrence un contact charnel et sensuel qu’elle n’avait nulle part ailleurs et dont elle était désespérément en manque. Oui, c’est choquant, mais qu’est ce qui l’est ? De le dire, de mettre le doigt dessus, ou en tout cas de faire réfléchir dessus (car je n’ai pas la prétention de détenir une quelconque vérité absolue, ce sont juste des réflexions, des pistes, des échanges d’idées) ?
        J’en profite pour préciser également que j’ai allaité mon premier enfant 3 mois, comme toute femme française lambda je pense, puisque, encore une fois, la durée et le mode d’allaitement des mères sont inscrits dans un contexte socio-culturel. La durée ne sera donc pas la même en 2014 en France, qu’a l’époque du paléolithique supérieur, ou dans une région rurale du Kazakhstan ou un pays d’Afrique sub-saharienne… Simple bon sens. J’ai allaité mon deuxième enfant 6 mois au sein exclusivement (pour cause d’intolérance aux protéines du lait de vache) et je l’ai sevré à 12 mois. Si c’était à refaire, j’aurais allaité mon premier enfant aussi longtemps que le deuxième.
        Pour répondre à ta question précise sur son alimentation après sevrage, il n’a jamais bu de lait de vache, ni de brebis, ou d’ânesse d’ailleurs. Le médecin avait prescrit des compléments végétaux et une supplémentation en calcium sous forme de sirop. Et puisque je ne l’ai pas mis dans mon premier commentaire (déjà très long !), je dirai ici que c’est un immense bonheur d’allaiter, que c’est quelque chose de fabuleux, unique, incomparable ; le lien créé avec son enfant est tellement fort et beau qu’il est difficile à décrire, mais encore une fois, il y a un temps pour tout !
        Et ces comparaisons tous azimuts avec les primates érigés en modèles me semblent quand même déboucher sur des conclusions surprenantes. Encore une fois, allons-nous calquer nos comportements sociaux, alimentaires, sexuels sur les primates ?

        1. Yael

          Il est regrettable que votre expérience vous amène à assimiler allaitement long et mère fusionnelle.
          Personnellement, j’ai allaité mon aîné jusqu’à ses 6 ans passés dont 3 de co-allaitement avec son petit-frère qui est encore allaité à 5 ans. Aucun des deux ne dort avec nous depuis plusieurs années, sauf quand ils sont malades, ce qui n’est pas liés à l’allaitement. De même, mes garçons sont déjà partis une semaine entière en vacances avec leurs grands-parents en étant allaités. L’allaitement d’un grand bambin n’a rien à voir avec celui d’un nouveau né. A contrario, une de mes amies n’a jamais laissé dormir ses enfants hors de la maison, et encore moins partir en vacances, alors qu’ils sont tous sevrés depuis leur un an.
          En voyant un enfant allaité longtemps et une mère ultra fusionnelle, on aura tendance à attribuer cette fusion à l’allaitement tandis qu’avec un enfant sevré, on dira juste que la mère est fusionnelle.

          1. Fabien

            Merci pour ce bon sens Yael. Je suis tellement d’accord avec ton propos.

        2. Fabien

          Hélène,
          En fait, je vois pas bien le rapport entre le fait que le sein soit une zone érogène et l’allaitement. Il y a des parties du corps qui peuvent vie plus exciter une femme.
          Sur le cas dont tu parles de la petite fille de 8 ans, penses-tu qu’un cas puisse refléter une globalité. Même si je suis d’accord que 8 c’est tard, ça me « choque » moins qu’un bebe totalement non allaité.
          Et tu as raison le mode et la durée d’allaitement sont inscrits dans un modèle socio-culturel, ou on réfléchit pas en premier aux bénéfices de l’enfant mais plutôt que dirons les autre.
          Fabien

        3. nafiss!

          Hélène je vous rejoins totalement, vos deux interventions sont évidentes de bons sens et mettent à plat certaines théories sur l’allaitement que l’on ne devrait plus entendre en 2014 !

          1. Fabien

            J’espère à l’inverse que cela durera le plus longtemps possible pour le bien des générations futures :-)

      2. Jenn

        Bonjour moi je peut vous affirmer que j’allaite mes deux filles présentement angelynn a bientôt 2 ans et ma petite Céleste qui a 7 mois et jamais que ma petite dernière a manquer de lait et dans sa courbe elle est dans le 85% alors c’est un bébé assez dodu moi dans mon cas je fonctionne qu’ils ont chacun leur côté de sein et ça fonctionne très bien alors les mamans vous pouvez très bien allaiter deux petit bout-choux en même temps même s’ils n’ont pas la même âge!!!! Et d’Alleur c’est une excellence source contre la jalousie de la venu d’un nouveau bébé!!!!

    2. Virginie

      Merci pour ce très bel article…

      …je suis malheureusement bien triste de lire ces réactions de lecteurs qui associent les allaitements longs à des formes d’inceste. Quelle violence que de lire de tels propos!
      Je suis donc une mère incestueuse!
      J’ai allaité mes 3 enfants, le premier jusqu’à ses 9 mois ce qui suffit largement d’après Monsieur Rufo pour faire de moi une mère abusant de son enfant!
      Imaginez pour les autres 2 ans le second, le troisième de presque 20 mois est toujours au sein…
      Nous ployons sous le poids d’une société qui a fait des seins des femmes des objets sexués mais l’enfant qui tète est bien loin de tout cela et ne voit que les seins nourriciers de sa mère.

      Quant au fait de lire que nous ne sommes plus au temps des hommes des cavernes et que nous devons évoluer… il me semble que toutes les évolutions ne sont pas bonnes à prendre! De plus l’introduction du lait artificiel est toute récente dans l’histoire de l’humanité, allaiter ce n’est pas être un Homme de Cro-Magnon!

  6. Audrey RD

    Je suis entièrement d’accord avec Hélène!
    Je trouve qu’il ne faut pas mélanger rejet de la société de consommation-vouloir une alimentation saine pour son enfant-régime paléo avec l’allaitement au sein jusqu’à plus de 6 ans! Comme le disait si bien Hélène, certes les animaux pratiquent l’allaitement très tardivement, certes nous sommes fondamentalement des animaux, mais la psychologie humaine étant ce qu’elle est, nous ne pouvons nous permettre de caler nos comportements éducatifs sur ceux des animaux.
    J’ai moi-même vu des femmes allaiter très tard (à plus de 6 ans notamment) et cela n’en a rien ressorti de bon pour l’enfant, car allaitement tardif signifie souvent dormir avec ses parents, soit un manque d’autonomie important dans la structure de l’enfant. J’ai vu des femmes agir ainsi par manque affectif, l’enfant prenant la place du « mari » ou du « plus one » perdu.
    Donc attention, autant je suis partisane de l’allaitement (bien évidemment car je suis convaincue que le lait de vache industriel n’est pas bon à la santé), autant je veux faire attention aux liens que je crée avec mon enfant, à la rupture inévitable qu’il faut créer pour l’autonomiser et aux dangers qui vont avec un allaitement au sein très tardif d’un point de vue psychologique…

    1. ivy

      Bonjour,
      Pas forcément besoin de créer une rupture pour autonomiser l’enfant!
      Dans notre société occidentale, on met les enfants à distance très jeunes: il faut leur chambre, les laisser dans le transat, s’occuper seuls, etc.
      Là encore, on se plante.
      Comme nos cousins à poils, le bébé humain est fait pour être en contact sécurisant direct avec sa mère. Je trouve que c’est une aberration à notre époque (où on connait la psycho de l’enfant) de laisser un jeune enfant dormir seul dans une chambre!! Pas étonnant après tous ces problèmes de réveils nocturnes, de pleurs, de stratégies pour faire revenir maman près de lui, etc.
      Il n’y a aucun mal, même si les pédiatres ou les chercheurs ou les pseudos conseillers, à aimer profondément ses enfants en les ayant souvent à bras dans la journée, mieux, en écharpe, à les promener dans un porte bébé plutôt que dans une poussette, à les allaiter, à les dorloter, leur faire des câlins, des bisous, jouer avec eux, et dormir avec eux! en gros, à répondre à un besoin de contact accru avec l’adulte, la mère, et ce jusqu’à ce que l’enfant s’autonomise de lui même parle ce qu’il sera prêt car bien sécurisé par sa dose de contact, et non pas obligé, forcé par l’adulte qui en a marre.
      Un enfant qu’on autonomise au rythme décidé par l’adulte, c’est un enfant qui risque une in-sécurisation
      Alors merci de ne pas écouter toutes les normes éducatives qu’on nous véhiculent, et d’écouter son instinct à soit, et de se référer à comment font nos cousins poilus, car eux sont restés confiants en leur nature profonde.

      1. Fabien

        C’est l’histoire de la pyramide. Plus la base est grande et solide, plus le sommet sera haut. La base est longue à construire mais l’ensemble de la structure est solide.
        En allant trop vite avec les enfants, ils manqueront nécessairement de cette stabilité. Cela engendre un manque de confiance en soi.

        Merci vraiment pour ce message Ivy !!!!

    2. Fabien Blot

      Bonjour Audrey,

      Je t’invite à lire nos premiers articles sur le maternage proximal: http://www.famille-epanouie.fr/maternage-proximal/
      Tu es comme beaucoup de personnes que je rencontre et dont j’ai fais parti avant de me pencher réellement sur le sujet. Je pensais auparavant que pour qu’un enfant soit autonome rapidement, il fallait tout de suite lui faire comprendre que papa et maman ne seront pas toujours là. La plupart des personnes grille toutes les étapes et ne comprennent pas que la nature de l’enfant fait qu’il devient autonome naturellement. Prendre un cas isolé ne veut rien dire et tout dépend de l’éducation (oups accompagnement) que les parents donnent dans la globalité.

      Une enfant qui dort avec ses parents sera plus rassuré, plus proche de ses parents et sait qu’il pourra toujours compté sur eux. En l’absence de ses parents, il aura donc plus de confiance en lui et sera plus assertif.

      Fabien

  7. Sylvie J.

    j’ai allaité mon dernier enfant pendant 2 ans et demi; je l’ai sevré parce qu’il devait rentrer à l’école maternelle; et je regrette de ne pas l’avoir fait plus longtemps.
    Je ne peux qu’encourager les mamans à allaiter !

    1. Fabien Blot

      En fait Sylvie, je crois que les mamans manquent de bonnes informations. Il faut en effare les encourager mais en expliquant pourquoi.

  8. nathalie B

    je suis totalement d’accord avec vous, moi même mère de 4 enfants que j’ai tous allaité pendant les 6 premiers mois pour les 2 aînés et 12 mois pour les 2 derniers !!! donc si vous avez l’envie de le faire, n’hésiter pas … j’aurai aimé le faire plus longtemps, mais les contraintes professionnelles, me l’on fait arrêté … Comme Sylvie J, je ne peux qu’encourager les mamans à allaiter ….

    1. Fabien

      C’est vrai qu’il n’est toujours facile de concilier travail et allaitement. Mais il faut avoir bon espoir que les mamans et les papas qui composent et dirigent les entreprises trouvent des solutions pour améliorer cette situation.

  9. ivy

    Pas surprise, plutôt pour, mais difficilement applicable dans la société actuelle.
    Si déjà on éduque nos enfants dans l’écoute et le respect sans vouloir les dresser, ça sera déjà pas mal ;)

    1. Fabien

      J’aime les mots Guider et Accompagner.

  10. Malène

    Cela m’a fait très plaisir de lire cet article sur l’allaitement tellement j’ai reçu de critiques en allaitant trois ans mon dernier enfant. Ma fille ainée, je ne l’ai allaité que trois mois car j’avais grandi avec l’idée qu’on allaite pas plus un enfant et je me rappelle avoir arrêté la mort dans l’âme tellement c’était pour moi des moments précieux dans la communication avec mon enfant et ça ne me gênais pas dans mon travail, étant metteur en scène, les moments pour allaiter ma fille rythmait les poses de la journée. Certains font des poses clops, moi c’était pose allaitement. Pour mon troisième enfant 7ans après, en comparant avec d’autres cultures j’ai compris que je pouvais allaiter beaucoup plus longtemps mon enfant et malgré les remarques désobligeantes des gens, la réprobation de la société, j’ai tenu bon sans savoir au départ que je l’allaiterais jusqu’à son entrée à l’école. Ce que je constate, c’est que j’ai eu un enfant très apaisé, en bonne santé, bien dans sa peau, très autonome, très éveillé, pas du tout dans mes juppes ( bien que je ne porte que des pantalons) et à 15ans c’est un jeune homme vraiment épanoui, mature et bien dans ses baskets, un grand gaillard de 1m84. Visiblement ça ne l’a pas traumatisé, il a toujours été hyper plus sociable que ses sœurs et à l’aise partout, avec une personnalité affirmée. Pour le côté purement pratique, je trouve cela tellement plus facile d’allaiter, de mettre l’enfant au sein sans avoir à se lever la nuit pour aller faire chauffer le biberon et être totalement réveillée par les cris stridents du bébé, sans compter les problèmes de digestions des laits maternisés occasionnant tant de maux de ventre pour l’enfant. En l’allaitant, on se rendort plus vite après et les nuits sont moins fatigantes pour tout le monde car même si le mari se lève, on est totalement réveillé par les pleurs quand même. Pour mon fils jusqu’à ce qu’il fasse ses nuits, j’avais son couffin à côté de notre lit et dès qu’il avait faim, je pouvais le mettre tout de suite au sein. Et quand vous sortez, il n’y a pas tout un tintoin à trimballer pour ses biberons, c’est tout prêt et à disposition. On peut sortir sans problème et plus facilement avec son enfant. J’ai adoré allaiter longtemps mon fils, ce sont des échanges et plein d’amour qui passe dans l’allaitement, beaucoup de complicité, beaucoup et même énormément de plaisir(pas sexuel je vous rassure). Qu’on puisse parler d’abus sexuel pour un acte si naturel, plein d’amour maternel et de tendresse, ça me révolte. J’ai essuyé beaucoup de regards réprobateurs quand j’allaitais mon fils comme si j’allais le traumatiser mais je passais au-dessus. Ce lien particulier et fort que crée l’allaitement n’a par ailleurs pas du tout éloigné mon fils de son père avec qui il s’entend vraiment bien et aime passer beaucoup de temps. Dans je ne sais plus quel pays nordique, peut-être la suède, j’avais vu une émission sur arte, les mères allaitent 18 mois leurs enfants sans que ça gène personne. Les deux parents bénéficient tous deux d’un congé parental de 9 mois. La mère prend les premiers 9 mois et le père les neuf suivants et il a le droit d’emmener l’enfant sur le lieu de travail de la mère pour qu’elle continue de l’allaiter, chez eux c’est dans les mœurs et qu’une femme allaite en public ne trouble personne. J’ai toujours travaillé et n’aurais pas voulu être une femme au foyer et je trouve que l’on devrait vraiment adapter le monde du travail aux nécessités d’être parent et de pouvoir passer du temps avec les tout petits qui en ont vraiment besoin. Des crèches sur les lieux de travail, ça serait par exemple une idée. L’éducation, les soins apportés aux enfants depuis leur plus jeune âge devraient être une priorité dans une société pour faire des êtres épanouis et en bonne santé morale et physique qui travailleront à améliorer ce monde qui en a bien besoin. Je crois que penser au bien être des humains et de leur environnement est une nécessité absolu.

  11. Elle

    Y a un problème avec cette notion de sexualité. Malgré ce que vous dites dans l’article, on ne peut pas nier que le sein est un organe sexuel (personnellement, ma sexualité serait très différente sans mes seins).
    Mais un vagin, c’est très sexuel aussi. Donc un bébé qui passe par un vagin, c’est sexuel.
    Un bébé qui voit sa mère nu, c’est sexuel.
    Une maman qui change la couche de son bébé, c’est sexuel.

    Et là arrive l’argument magique : Mais les bébés ne se souviennent pas. Donc tout va bien.
    D’où le tollé quand on allaite un bébé qui peut se souvenir.

    Mais c’est simplement ridicule. Sinon, on pourrait abuser sexuellement un bébé sous prétexte qu’il ne se souvient pas.

    Et en parlant de souvenir, je connais un homme dont le père a abandonné sa mère peu après sa naissance, qui se souvient de son image, quand nourrisson, il lui a agrippé les poils du torse. Une vision qu’il n’a compris qu’adulte. Je connais un autre homme, sevré très tôt (quelques semaines), qui garde en mémoire l’image du sein de sa mère. Il a raconté un peu gêné, l’image de cet énorme téton rose et du sentiment de sécurité qu’il associait à ce souvenir.
    Les mentalités d’aujourd’hui sont celles de nourrissons qui n’ont pas été allaités, qui regardent l’allaitement comme quelque chose de bizarre et d’inconnu. J’attends la génération d’enfants allaités longtemps. D’enfants qui ont vu les seins de leurs mère quand elles allaitaient les plus jeunes. Ceux-la seront peut être un peu moins obsédés par le caractère sexuel du sein qui nourri.

    1. Fabien

      Je n’avais pas ton message auparavant et je le trouve pertinent. Malheureusement je crains que les enfants allaités longtemps restent très minoritaire. Il y a tout de même toujours 40% d’enfants qui ne tètent pas du tout à la naissance.
      Cela semble évolué cependant.

  12. eli

    Et oui, il y a la théorie … et la pratique. Comme dis plus haut, il y a avant tout la reprise du travail. J’ai essayé de tirer mon lait, ça n’a jamais marché, ni physiquement ni psychologiquement (c’est vraiment contre nature !), je me sentais une vache qu’on traie, et cela bloquait sans doute les montées de lait qui venaient si facilement pourtant. Pour mon 1er enfant j’ai donc combiné des congés, un arrêt maladie de qq semaines (qui m’a valu un douloureux contrôle …) pour pouvoir allaiter jusqu’à 4/5 mois. Tout cela fut compliqué et stressant. Des « cours » d’allaitement via la Leche League m’ont permis de ne pas avoir de difficulté physique à allaiter (positionnement de la bouche de l’enfant, etc… tout cela ne va pas du tout de soi, il y a une façon de faire) ; par contre le vécu de l’allaitement n’est pas simple dans la tête, alors même que j’étais convaincue des bienfaits, sans doute que tous ces aspects socio-culturels dont vous parlez en sont responsables (regard social, pudeur, rapport physique à l’enfant …). Bref, je ne me suis jamais vraiment sentie « à l’aise » en allaitant, ce qui me faisait beaucoup culpabiliser. De nombreuses femmes autour de moi se sont forcé à allaiter alors qu’elles n’en n’avaient pas vraiment envie, et cela a créé beaucoup de tension dans la relation avec leur bébé, le sentiment de mal vivre un moment sensé être épanouissant, ou tout simplement de ne pas réussir à être de bonnes mères. Pour ma part j’ai décidé pour mes deux enfants suivants de ne pas poursuivre au delà de deux mois l’allaitement, même moins pour le dernier. Cette décision m’a libérée d’un poids et m’a permis d’être plus détendue avec eux, ce qui s’est ressenti dans notre relationnel. Ils sont maintenant pré-ado, n’ont quasi jamais été malades.
    Quant à l’argument « naturel », … la nature c’est un bébé tous les deux ans, une vie ultra épanouissante en attendant que Mr Paléo ramène le gigot. Bref, on ne va pas refaire le couplet féministe… si ??
    En conclusion, si je suis persuadée des bienfaits physiologiques de l’allaitement et j’encourage les femmes qui le vivent bien (et en ont la possibilité) à allaiter autant que possible, je regrette par contre un discours qui culpabiliserait les mères qui font un autre choix.

    1. nafiss!

      Eli, je suis comme vous, j’ai plus souvent entendu les femmes de mon entourage se plaindre de subir l’allaitement plutôt qu’autre chose. Donc l’argument « meilleure santé mentale » des femmes allaitantes faudra repasser… Et sinon bien contente pour les autres ;)

      1. Fabien

        Certainement notre société qui influe!

  13. Mamadonne

    Magnifique article, très bien documenté, bravo et merci !

    En effet, on a oublié le caractère premier des seins qui est de nourrir..
    Je vous rejoint Elle, plus ce sera normalisé, moins on associera l’allaitement au sexe..

  14. Cathy L

    Je co-allaite mes enfants de 5 ans et demi et 3 ans et demi. Que dire ? Certains commentaires sont navrants. Il ne faut pas confondre l allaitement d un nourrisson et l allaitement d un bambin, qui n ont rien de commun entre eux. Rien de commun non plus avec la fonction, ou plutôt l usage erotique que l on peut avoir de nos seins. Ensuite, il est bon d éviter de juger ce que l on ne connaît pas, pour ne l avoir jamais observé ni vécu soi même.
    Mes enfants ressemblent à n importe quels autres enfants. Je n hésite pas à les allaiter en public, quand ils en font la demande. Ceci arrive de plus en plus rarement, car à leurs âges, quand il y a du public, ils ont bien mieux à faire que téter ! Mais en cas de chute, de grosse fatigue… Cela peut arriver. Et je n ai jamais eu la moindre réflexion, le moindre regard désobligeant. Beaucoup de curiosité par contre. C est étonnant pour les gens. Moi ce qui m étonne, c est de me dire que mon grand va bientôt arrêter. De son propre chef.

    1. Fabien

      Merci Cathy, pourrais-tu nous dire comment ton fils de 5 ans vit cela? Qu’en dise ses copains, son entourage à lui, et est-ce qu’il a envie d’arrêter ?

      Merci vraiment

  15. Sophie mamaNANA

    Bonjour,

    Je ne passerai pas une seule seconde sur la réflexion odieuse de Rufo, mais la partie scientifique de votre article m’interpelle beaucoup. Je trouve ce ratio durée de grossesse/allaitement très intéressant, et je me demande si une autre caractéristique mériterait d’être étudiée: une comparaison, chez tous les mammifères ou même uniquement ceux de notre groupe, du ratio durée d’allaitement/ espérance de vie? Sachant qu’avec les progrès de la médecine et beaucoup d’autres choses il est normal que ce ratio diffère un peu chez l’humain mais tout de même… Cela serait peut-être très révélateur non?

    1. Mimi_pompon

      Bonjour,

      Pour l’aspect scientifique de l’analyse il y a aussi cet article qui creuse d’autres pistes : http://www.modelechimpanze.com/ce-que-les-primates-mont-appris-sur-les-soins-aux-bebes/

      Très intéressant !

    2. Fabien

      Sophie,
      Je pense qu’il est important de comparer des similitudes avec notre espèce. Au moyen âge, l’Homme était loin de vivre aussi longtemps. C’est avant tout le développent du bebe qui est important et ces étapes de crossance.
      Fabien

  16. Hibiscus3334

    Bonjour, alors personnellement j’allaite ma puce de 17 mois, et je le fais en public justement parce que je pense qu’il faut que les gens voient ça et les enfants surtout , pour comprendre que c’est naturel. Beaucoup de femmes se cachent et les gens imaginent du coup que ça n’existe pas l’allaitement long, ou que c’est juste l’affaire de quelques hippies demeurées…
    Beaucoup de choses intéressantes ont été dites plus haut, un point n’a pas été abordé et ça me chiffonne.
    Vous écrivez : « il y expose les principaux bénéfices pour le bébé: meilleur système immunitaire, diminution du risque de troubles du comportement, meilleures capacités cognitives, diminution des risques d’obésité, de diabète, d’allergies et de problèmes cardiovasculaires »
    J’aimerais
    Qu’on voit plus souvent écrit : « il y expose les principaux risques [du lait artificiel] pour le bébé : moins bon système immunitaire, augmentation du risque de troubles du comportement, moins bonnes capacités cognitives, augmentation du risque d’obésité, de diabète, d’allergies et de problèmes cardiovasculaires ».
    Eh oui, car le lait de mère est la norme biologique du petit d’homme. Le lait artificiel est moins bon. Quand on écrit les choses comme vous l’avez fait, on place le lait artificiel comme norme biologique, ce qui n’est bien évidemment pas le cas. On voit alors le lait artificiel comme une solution acceptable, et on n’est pas tenu de donner « le meilleur », le « bien » suffit. Quand on place le lait de mère comme norme, la donne change….

    Très chouette article néanmoins ! :-)

    1. Fabien Blot

      Bonjour Hibiscus,
      Oh que tu as raison! D’ailleurs quand je parle, je dis par exemple que ce n’est pas l’allaitement maternel qui réduit l’obésité mais le lait industriel qui l’augmente. Après, tu sais que c’est un sujet sensible et que cela touche au plus profond des parents. Il faut parfois prendre des pincettes pour expliquer que « bah en fait, tu auras pu mieux faire ». Pas évident car arrive la culpabilité ou le déni donc bon…
      En tout cas, je suis entièrement d’accord avec toi puisque c’est une évidence.
      Fabien

  17. Joël

    Bonjour à tous,
    Je ne crois pas me tromper en disant que la femme est bien la seule femelle primate à avoir des seins.
    Les autres femelles primates n’ont que des mamelles relativement plates dont seul le mamelon dépasse. Même en période d’allaitement, ces dernières n’ont pas de sein, tout au plus un léger gonflement des mamelles.
    Ainsi, la fonction nourricière ne requiert que la mamelle. La présence du sein doit être recherchée ailleurs.
    De plus, il me semble bien que c’est aussi le cas pour l’ensemble des mammifères terrestres et aquatiques.
    Jamais les femelles humaines n’auraient une telle hypertrophie mammaire permanente (qui, bien sûr, n’est pas universelle…) sans une sélection sexuelle faite part les hommes au fil de l’évolution d’homo sapiens.
    Un autre exemple est le pénis du mâle humain qui est bien plus gros que celui de tous les autres primates, même les primates au corps plus imposant. En effet, le phallus est aussi un objet érotique source de plaisir et de fantasme pour la femme (ne parlons même pas du symbole et de son importance…) en plus d’être une seringue pour injecter ses gènes dans la matrice de sa partenaire. Donc, au fil de l’évolution d’homo sapiens, les femmes ont sélectionné chez l’homme l’un des critères source d’un potentiel plaisir sexuel accru.
    Autrement dit, le sein semble bien être un objet érotique par nature, ce qui n’empêche pas que la mamelle soit un objet nourricier par nature. Ne mélangeons pas tout.
    De ce point de vue, les avis successifs si prestement donnés sur les propos de Mr Rufo ne seraient-il pas à nuancer?
    Merci à l’auteure de l’article de partager ses avis personnels et son témoignage.
    Joël

    1. Joël

      Pour répondre à celles et ceux qui fantasment sur l’arrivée d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui érotiserait moins le sein, j’ajouterai que si cette tendance devenait une norme sociale pendant un nombre de génération suffisant (peut être pas si important que cela au regard de notre grande plasticité épigénétique), il y aurait fort à parier que les seins des femelles humaines disparaissent pour n’être réduit qu’à leur fonction nourricière, c’est à dire, des mamelles plates.
      A bon entendeur…

      1. Fabien

        Joël,
        Il suffirait simplement que les femmes arrêtent de mettre des soutiens gorges pour en changer la forme. Certaines tribus n’érotisent pas le sein.
        Fabien

        1. Joël

          Bonjour Fabien,
          Je ne comprends pas ton argument sur les soutiens gorge…Ni son sens, ni sa raison d’être dans cette discussion. Je t’avoue être vraiment très surpris. Je présente une logique évolutionniste et tu me réponds « oui mais les soutiens gorge »!!?? C’est pour de vrai ou tu me fais une blague? Pourrais-tu élaborer ta réponse stp?
          En ce qui concerne les pratiques érotiques de certaines tribus, affirmer que les seins ne sont pas aussi des objets érotiques requiert des études ethnologiques très approfondies. Où sont-elles? Si elles ont été faites et vont dans ce sens (pourquoi pas) en quoi cela change-t-il le fait que le sein à été SELECTIONNE par (j’ai bien dit par et non pas pour) une érotisation du corps de la femme au fil de centaines de milliers voire de millions d’années. Et les pratiques d’une tribu donnée à un instant donné ne sauraient remettre en question l’histoire évolutive du sein des femelles humaines (et de ses répercutions dans les universaux neurologiques de notre espèce…).
          L’importance de ce genre d’études (si elles existent…) serait toute culturelle et certainement pas biologique. Or il m’a semblé voir à plusieurs reprises apparaître le mot « nature »… Le débat avec son incroyable cortège d’affirmation idéologiques hâtives se situe donc aussi sur un registre strictement biologique.
          En conclusion, je cite ce mot merveilleux de Théodore Dobjansky qui devrait être affiché en grand dans toutes les salles de biologie du monde entier: »en biologie, rien n’a de sens sauf à la lumière de l’évolution ».

          1. Clémence

            Joël, votre point de vu est très intéressant et je n’avais jamais envisagé ca sous cet angle ! Et comme 1+1 = 2 on ne peut pas le nier !

            Fabien… le soutien gorge ne sert pas qu’à « cacher » la poitrine mais aussi à la soutenir ! Si vous pouviez vous mettre dans le corps d’une femme un instant et faire du sport vous comprendriez que c’est utile ! un peu au même titre que la coque dans certains sport…

            1. Fabien

              J’ai simplement répondu à un commentaire. Je n’ai pas dit que les femmes ne devaient pas mettre de soutien gorge. Si les femmes arrêtaient d’en porter, il me semble que la forme des seins changeraient rapidement. Mais là, ce n’est qu’une hypothèse, j’avoue ne pas avoir étudié le sujet.

            2. Léontine

              Vous dites « Fabien… le soutien gorge ne sert pas qu’à « cacher » la poitrine mais aussi à la soutenir ! »

              Les ligaments de Cooper et les muscles des pectoraux, voilà ce qui sert à soutenir les seins.
              Mais, aussitôt que la a femme commence à utiliser un soutien-gorge, débute un processus de relâchement des seins.

              Donc aucune femme n’a besoin d’un soutien-gorge pour soutenir ses seins ou encore pour les « cacher ». Les cacher de quoi d’ailleurs? Comme si le fait de porter un soutien-gorge occultait de la mémoire des gens que les femmes ont des seins.

            3. Fabien

              J’ai dit ça moi ?

          2. Azkalia

            Sauf que non le sein n’est pas juste sexuel. Le caractère sexuel du sein est secondaire, ceux qui ont étudié l’anatomie vous le confirmerons. La fonction première du sein est de nourrir.Le sein contient les glandes lactogènes ( ou glandes mammaires) qui deviennent actives en période d’allaitement et produisent le lait maternel dont se nourrit le bébé pendant les premiers mois de sa vie. Durant la période de lactation, le lait est sécrété par ces glandes mammaires et est déversé par des canaux séparés au niveau du mamelon. Le mamelon permet juste l’écoulement du lait maternel. Sans le sein, pas de lait maternel. Les hommes possèdent eux aussi ce réseau de glandes, mais ne subissant pas les cycles hormonaux, la grossesse, ce réseau reste à l’état rudimentaire.

            Personnellement, je ne me vois pas allaiter mon enfant jusqu’à ses cinq ans, mais cela ne me choque pas. Tout dépend de l’intention derrière cet allaitement prolongé. Car en règle général, c’est un allaitement à la demande de l’enfant. Si la mère oblige son enfant à venir lui téter le sein, là il y a un soucis en effet. Tant que l’enfant est épanoui, qu’il n’en éprouve pas de gêne et que la maman est ok. Je vois pas le soucis.

            Les études éthologiques prouvent que les hommes sont les seuls mâles du règne animal à s’intéresser sexuellement à la poitrine des femelles. Mais tous les hommes ne sont pas attirés par les seins. Dans certaines sociétés traditionnelles, à partir de l’observation que les seins des femmes sont l’équivalent des mamelles des animaux domestiques et servent à produire du lait ou à allaiter, et que les animaux n’ont pas d’activités sexuelles avec les mamelles, il était « évident » que les seins ne pouvaient être des zones « sexuelles ». Dans certaines tribus africaines les femmes se promènent torse nu sans susciter un intérêt particulier de la part des membres masculins du groupe. À Ulithi, en Micronésie, ni les seins ni la bouche ne sont considérés comme des zones érogènes et sexuelles. En Polynésie, à Mangaia, les Mangaians « sont complètement sidérés par l’intérêt que portent les Américains et les Européens aux seins des femmes. Les Polynésiens considèrent que cet organe ne peut intéresser qu’un bébé affamé »

            Par contre ce que je trouve malsain, c’est justement les gens qui ne voient que cette aspect de la chose, le caractère sexuel. C’est un peu comme les gens qui crie haro au scandale en voyant un père faire un câlin à sa fille de cinq ans en maillot sur la plage. Alors que dans la tête du père et de la petite fille, il n’y a rien de sexuel. Juste de répondre à un besoin d’affection et d’amour parent-enfant.

            Donc le caractère sexuel du sein n’est pas inné chez l’homme et ce n’est certainement pas sa fonction première.

            1. Nilo

              Merci pour ce juste commentaire :)

              Une chose seulement, ayant allaité ma fille jusqu’à ses 45 mois (sevrage à ma demande, elle voulait continuer), allaitant encore mes jumeaux de 20 mois, étant au contact de nombreuses mamans allaitant des années, je veux bien qu’on m’explique comment peut on « obliger » un enfant à téter… Toute maman allaitante vous le confirmera, c’est à peut près impossible ! ;-)

  18. nadine

    bonjour,
    bravo pour cet article qui remet bien les pendules à l’heure !
    J’ai allaité mon fils 23 mois et ma fille 17 mois, pour mon fils je m’étais simplement fixé un minimum de 6 mois, convaincue des bienfaits de l’allaitement. J’ai simplement laissé mes enfants délaisser le sein ! J’ai aimé cette période qui nous a fusionnés et je ne trouve pas ca malsain, bien au contraire !

    1. Fabien

      Merci Nadine, cette fusion est très importante pour la construction mentale de l’enfant.

      1. nafiss!

        Heureusement que la construction mental d’un enfant ne se joue pas à un allaitement au sein ou au biberon… C’est réducteur de déclarer un truc pareil !

        1. Fabien

          Il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre. Allaiter un enfant est important pour sa santé physique et mentale. C’est ce qu’il y a de mieux! Après chacun fait ses choix en fonction de ses envies et de ses croyances.
          Mais ce n’est pas parce qu’un enfant n’a connu que le biberon que cela en fera un demeuré.

          C’est exactement comme dire que la fessée est néfaste pour le développement mental.

  19. l'atelier de luciole

    Super article! que je cautionne à 200%, dommage que cela ne soit pas aussi évident pour tout le monde…

    On vit das un monde ou plus c’est naturel et moins on en veut… x_X et a coté de ça on vient nous bassiner avec des produits bio etc alors qu’on est même pas fichu de faire les bases correctement :x

    Ici 28mois d’allaitement et ce n’est pas fini <3

    1. Fabien

      Je pense que notre monde revient petit à petit vers des choses plus normales et naturelles. Les guerres mondiales et les 30 glorieuses ont tout changés en trop peu de temps. Ce blog en est le parfait témoignage.

  20. D'aussi

    Oui en effet jallaite ma petite fille qui va avoir 2 ans et les remarques sont très très dures. J’en suis actuellement affectée moralement et je voudrais arrêter mais ma petite fille ne souhaite pas .

    1. Fabien

      Ce qui compte, c’est votre bonheur à vous 2. Le regard des autres ne doit pas vous dérangés. Chacun fait le choix de s’informer ou non. Dis-toi que ces personnes n’ont pas fais ce choix mais que malheureusement elles viennent te dire quoi faire.

    2. Aurélie

      J’allaite moi aussi ma fille de 2 ans et demi… Je me suis toujours fixée des limites : jusqu’à 6 mois c’est bien c’est l’oms qui le dit…. J’arrêterai quand elle marchera car après ça sera bizarre… elle a marché à 8 mois et demi… J’arrêterai quand elle parlera… Elle construit ses phrases, tient une conversation et est rentrée à l’école en septembre…la dernière en date c’est : j’arrêterai pour ses 3 ans car c’est l’âge jusqu’au-quel on conseille d’utiliser du lait de croissance…
      Ma fille a toujours refusé le biberon, quand j’ai repris le travail à ses 3 mois et après 2 journées de 10 heures chez son assistante maternelle sans manger, j’ai dû trouver une solution et finir par faire des flans avec mon lait et de l’agar agar… J’ai toujours pensé qu’elle se sèvrerait seule et jusqu’à ce jour cela n’est pas le cas alors je fixe des limites que je repousse petit à petit.
      Je suis heureuse d’avoir allaitée ma fille jusque là mais me sens tiraillée entre ceux qui disent que c’est malsain (ce que je combats farouchement) et ceux qui disent qu’il faut continuer… Je crois juste que j’aime ma fille, j’aime ces moments de calme et de douceur que l’on partage en semble via l’allaitement mais suis aussi frustrée par ce temps que je n’ai plus pour moi, la peur de n’être aimée que pour cela par ma fille, ses frustrations quand je lui dit que non là je ne peux pas lui donner le sein… et aucune étude, aucun forum, n’aide dans ces moments. Parfois je me demande où est la place de celle qui effectivement ne veut plus allaiter ou veut réduire son allaitement…
      L’enfant a effectivement son mot à dire et j’en parle avec ma fille. Elle me dit vouloir s’arrêter pour son anniversaire… J’attends de voir, en attendant peut-être faudrait-il aussi entendre la voix de ces mères qui ne sont pas des wonder-women, ni des saintes et qui ont un parfois un peu envie de penser à elle…

  21. emi

    J’ai lu avec intérêt votre article.
    Je vais vous faire part de mon expérience.
    Premier enfant allaité 2 mois. Deuxième enfant allaité jusqu’à 8 mois.
    troisième enfant. … je voulais allaiter jusqu’à 6 ou 8 mois. Lorsque mon bébé a eu 1 an je me suis dit qu on allait encore continuer un peu.
    Et voilà il a 21 mois et il tète toujours. Et moi je n en peux plus. Alors quand je lis que la mere n a pas à décider de la fin de son allaitement (parce que c est quand même son corps à elle…) et bien ça me fait du mal.
    Voyez vous je vous suis sur les bienfaits de l allaitement. Mais je peux aussi vous dire que parfois on se sent aussi très seule
    . Quand on est dans ma situation et qu on cherche de l aide on est confronté à:
    Les gens (pediatre médecin famille amis) qui vous disent que on a bien voulu de cette situation et qu on a cas (ah la la le « on a qu à. .. ») le laisser pleurer, partir une semaine, ou encore frotter des feuilles d artichaut sur les seins pour les dégoûter.
    Mais moi ces trois solutions ne me satisfont pas. ..
    ou alors on tombe sur des gens qui sont (excusez moi du terme) extrémistes dans leur propos et n apporte là encore aucune solution. ..

    1. Fabien

      Pourquoi en as-tu marre d’allaiter Emy?

      Je comprends ta situation et chacun est bien entendu libre de ses propres émotions et envie. Ce que j’aime dans ton commentaire, c’est que tu ne peux pas arrêter car ton enfant ne veut pas, et que le fait qu’il soit grand lui permet de te le dire clairement.
      S’il est difficile de se sevrer pour un enfant de 2 ans, alors qu’est ce que cela doit être pour un enfant de 3 mois?

      1. nafiss!

        Fabien excusez-moi mais votre réponse à Emi est lamentable…

        1. Fabien

          Que trouvez-vous de lamentable?
          Je ressors de son commentaire le fait qu’il lui soit compliqué d’arrêter l’allaitement car son enfant lui dit avec des mots clairs. Je fais le parallèle avec les bébés qui sont sevrés très tôt mais qui eux ne peuvent pas communiquer clairement. S’il est difficile pour un enfant d’être sevré, cela doit être un enfer pour un enfant plus jeune.
          J’espère ne pas vous avoir choqué.
          Fabien

        2. Magali

          Effectivement cette réponse de Fabien à Emi est lamentable. On sent à travers les mots un jugement détestable et moralisateur au lieu d’une réelle écoute envers les difficultés d’Emi. Cet état d’esprit moralisateur se retrouve d’ailleurs dans tout le propos de Fabien, article et commentaires inclus.

          1. Fabien

            Toujours pas compris plus d’un an après en quoi mon propos est lamentable puisque je vais dans son sens. Je suis d’accord avec elle !!!

  22. emi

    Merci de m avoir lu.
    cordialement, une maman qui subit son allaitement.

    1. Santi

      bonjour Emi, j’ai été touché par votre témoignage et il me trotte dans la tête depuis 2 jours et ce qui me marque (sauf si je passe à côté) c’est la souffrance qui transpire. Je suis une maman de 3 enfants, j’ai allaité mes enfants jusqu’à 27 mois (pour mon ainée) 20 mois pour mon second et j’allaite toujours ma dernière qui va avoir 18 mois.
      Ce qui me marque c’est que vous subissez votre allaitement! Je ne peux que parler de mon vécu et si je ne me trompe pas j’ai vécu la même chose que vous vivez. Oui vous avez le droit d’en avoir marre, et d’avoir envi d’arrêter (je dirai même d’avoir besoin d’arrêter) et ce même si votre petit ne veut pas. L’allaitement se vit à 2 et la maman a le droit sans culpabiliser (surtout qu’il a 21 mois et peut se nourrir autrement pour la question de l’alimentation) de mener son enfant vers le sevrage. Il peut l’entendre… se mettre en colère, être triste pas de soucis et c’est le rôle du parent de l’accompagner sur ce chemin (entre autre la présence du papa qui a été très important pour nous). Aucun de mes enfants ne s’est sevrer naturellement mais nous les avons accompagner le mieux que nous pouvions. Il arrive parfois, Fabien, que la maman en a marre et il est difficile de traduire ce sentiment mais pour moi j’en venais à ressentir de l’agressivité pour mon petit et là j’ai dis stop. cela est aussi un appel à faire évoluer la relation que nous avons lui.
      Concrètement Emi, j’ai supprimer des téter en dirigeant ma fille vers d’autres activités ou vers d’autres aliments (fruits, légumes, verre d’eau) (elle n’a jamais bu dans un biberon, ni lait de vache) ou simplement des câlins. au fur et à mesure il ne restait que 3 tétés le matin, la sieste et le soir (elle a été sevrer la nuit à 13 mois car j’étais enceinte du 2ème et épuisée, là le papa a pris le relais et je lui ai fait confiance dans sa capacité à consoler sa fille quand elle pleurait, ils ont une forte relation). Peu à peu j’ai retiré la tété que je voyais la moins importante (le soir) puis celle de la sieste puis le matin. Pour aider l’enfant on peut mettre en place un système où il concrétise le nombre de tétés (des bâtons dans un verre que l’on retire avec l’enfant une fois qu’il a tété puis au fur et à mesure on diminue le nombre et on implique l’enfant). Et beaucoup de mots pour le rassurer, pour lui faire voir une autre relation qui évolue…. et il faut être sur de soi car cela le petit le sent et cela le sécurise (ils ont une telle confiance en nous!).
      Pour mon second cela a été plus simple car il ne tétait que la nuit et je me suis fier à mon instinct. J’ai profité d’une absence d’une semaine pour le sevrer parce que je le sentais prêt, et son papa aussi. tout s’est bien passé.
      Si vous ressentez le besoin de stopper vous avez le droit, vous n’avez pas à subir l’allaitement!
      J’ai adoré allaiter et j’aime toujours avec ma dernière mais j’ai aussi eu le besoin de passer à autre chose et de « récupérer » mon corps. Cela n’engage que moi et mon vécu avec mes enfants. Je vous souhaite du courage et un beau chemin avec votre famille.

    2. Aurélie

      Où en êtes vous aujourd’hui ?

  23. axia

    j’ai allaité mon fils 22 mois, j’ai du arreter à contre cœur , ça été dur aussi pour lui aussi, mais j’étais enceinte, et ma grossesse se passait mal, j’ai donc arreté l’allaitement qui « fatiguait » plus mon corps, et en vu d’une éventuelle séparation d’avec mon fils pour cause d’hospitalisation. j’ai ensuite allaité ma fille jusqu’à ses 32 mois, mais presque 5 ans à allaiter ou etre enceinte, j’ai épuisé mes réserves,… l’arret de l’allaitement est venu de ma part, besoin d’avoir les bras libres, après 5 ans sans que cela ne puisse etre le cas. le sevrage de ma fille s’est fait sans pleur, mais elle a pris une tétine en relais, qu’elle ne lâche pas, meme 1 an après sevrage… l’allaitement de plus de 2 ans n’est pas un abus sexuel, l’enfant demande à le prolonger, on rappelle que le lait du sein varie dans sa composition au cours de la tété, au cours de la journée, en fonction de la durée de l’allaitement et qu’il est riche en anticorps et donc protecteur de l’enfant… les propos de marcel rufo sont choquants, il n’y a rien d’incestueux dans l’allaitement, aucune pénétration forcée, …. c’est même insolant pour ceux qui allaitent, ont été allaité, et encore plus pour ceux qui ont subit des violences sexuelles!… et un enfant qui est longtemps allaité se rappelle du bien être et du gout du lait « naturel » et privilégiera l’allaitement de ses enfants, c’est donc bon pour les générations futures! je me rappelle de ma mère allaitant mon petit frère (je n’ai été allaité que 2 ou 3 mois, mon frère a eu un allaitement plus long, j’avais 5 ans quand il est né) et pour moi l’allaitement était une évidence pour mes enfants.

  24. Joël

    C’est la messe on dirait.
    Fallait dire amen, fichtre que n’avais-je oublié le mot magique !

    1. Fabien

      Bonjour Joël,

      Selon ta théorie, cela voudrait donc dire que les femmes ont naturellement fait grossir leurs seins pour plaire aux hommes. As-tu déjà vu les seins d’une femme quelques jours après un accouchement? Ils sont énormes dû à un engorgement.
      Je suis loin d’être un spécialiste en biologie, mais je ne te suis pas sur le sein en tant qu’organe naturel sexuel. Dans de nombreuses tribus, les femmes se baladent seins et fesses à l’air, soit elles n’ont aucune pudeur soit elles n’érotisent pas ces parties du corps. Ces femmes ont des seins, alors que si leur tribu n’a jamais érotisé cette partie, elles auraient du reste plates.

      Et si ta théorie était exacte, ou serait le problème d’allaiter un enfant jusqu’à 6 ans?

      Fabien

  25. nenou

    Bonjour,

    Bon moi je n’ai pas trop aime cet article. Alors je ne nie pas les bienfaits de l’allaitement et tout et tout. Je dois dire que je ne suis pas encore maman alors je n ai pas encore réfléchi profondément a la question de ‘combien de temps?’. Alors pourquoi je n aime pas cet article. Je ne le trouve pas du tout informatif, il manque les références scientifiques qui font l intérêt des articles de ce blog. Ici on a l impression de lire un avis et des « on-dit que c est mieux regardez les chimpanzés ». bof bof. je ne suis pas convaincue du tout par ce que vous écrivez. Je ne dis pas que vous avez tord ni que vous avez raison mais cet article ne me fait pas me poser de question. Je pense cependant que je vais demander a ma grand-mère combien de temps on allaitait avant car finalement tous les bons conseils sont souvent connus des anciens. Désolée et merci quand même car le sujet est intéressant.

    1. Fabien

      Bonjour Nemou,

      Tout ce qui est écrit fait justement référence à des études scientifiques. Je n’ai rien inventé, mon avis personnel se trouve à la toute fin de l’article. Tu trouveras ensuite mes références.

      Merci

      Fabien

  26. chili

    Perso, j’ai allaité ma fille pendant presque 3 ans. Chose que je n’aurai jamais imaginé car l’allaitement long me paraissait bizarre limite incestueux (comme quoi). Le sevrage s’est fait très progressivement, pendant un an finalement, (en plus de la diversification commencé bien plus tôt sur le principe du « baby led weaning ») mais de mon fait car oui c’est de notre corps qu’il s’agit.Si j’ai compris cet article est écrit par un homme, et il faut vraiment ressentir ce que cela produit pour pouvoir parler de sevrage. Je comprend Emi, j’ai vraiment subie la fin de mon allaitement, physiquement. Et je suis bien heureuse qu’elle soit sevrée aujourd’hui, tout est plus apaisé.

    1. Fabien Blot

      Je comprend tout à fait ta situation. Être un homme ne change en rien la faculté à faire une recherche poussée pour savoir ce qu’il y a de mieux pour un enfant.
      Ici je ne parle pas de la maman mais simplement du meilleur pour l’enfant.

      1. chili

        Oui c’est exact et c’est très bien qu’un article comme cela sorte des sentiers battus des sites « pro-allaitement » (je n’aime pas ce mot qui fait intégriste).
        Je ne regrette pas l’allaitement prolongé, la fin a juste été compliqué pour diverses raisons. Je suis persuadé du bien fait de l’allaitement autant pour la santé de l’enfant que de la mère, et aussi du rapport d’attachement et d’affection.
        Je crois que c’est la première fois que je lis quelque chose sur l’allaitement écris par un homme et cela me réjouis de voir des papas impliqués dans cela.

  27. emilie

    Bonsoir,
    j’avoue ne pas avoir le courage de lire tous les commentaires. de toutes évidences le sujet déchaine les passions…
    je parlerai juste de mes deux expériences qui ne m’ont satisfaites ni l’une ni l’autre…
    mon premier enfant a été allaité exclusivement jusqu’à un peu plus de 6 mois. je devais à l’époque travailler dans un service incompatible avec la grossesse ou l’allaitement, ma chef m’a convoqué en me disant que déjà elle m’avait permis d’allaiter jusqu’à 6 mois mais que là, il devenait urgent que j’arrete pour soulager mes collègues. j’étais complètement choqué. peu après, lors de sa dernière tétée, mon bébé m’a repoussé, il ne voulait plus du sein. je me suis toujours demandé si c’était un réel choix de sa part( ce dont je doute) ou si je ne l’avais pas induit…
    j’ai allaité le 2ème 15 mois non sans peine. quand j’ai repris le travail, il a refusé le biberon qu’il prenait avant avec du lait que je tirais. il a donc décallé son rythme alimentaire sur la nuit puisqu’il ni avait aucun moyen de le faire manger la journée. j’étais obligée de reprendre le travail, je n’avais pas le choix financièrement. mon petit n’avait donc ni rythme alimentaire ni rythme de sommeil. j’ai alerté toutes les personnes possible mais à chaque fois j’ai eu comme réponse : ce n’est pas grave, un enfant ne se laissera jamais mourir de faim… j’ai donc continuer comme j’ai pu, complètement épuisée et au bout de 15 mois, ne tenant plus debout, j’ai décidé d’arreter de l’allaiter pour pouvoir dormir. c’était mon choix mais pas celui de mon petit qui à 6 ans parfois réclamait de pouvoir téter encore…
    pour les deux, tirer mon lait sur mon lieu de travail relevait du défit quotidien, dans des conditions lamentables, aucun soutien ou presque de mes collègues, remarques désobligeantes, et j’en passe. sans parler des gens qui me voyaient allaiter dans les parcs ou autre… c’était il y a 10 ans. j’espère que les choses ont un peu évoluées, mais de ce que j’entends autour de moi, c’est pas gagné encore.
    je crois que l’allaitement devrait pouvoir durer autant que la mère et l’enfant le souhaitent, la mère devrait pouvoir bénéficier d’un congé rémunéré spécial pour ça. ou alors faire en sorte qu’elle puisse dans des conditions agréables soit tirer son lait, soit allaiter directement son enfant.
    les expériences d’allaitement long que j’ai autour de moi sont soit des mamans qui pouvaient ne pas travailler pendant un temps, soit aménager leur temps de travail pour le faire. ce qui malheureusement n’est pas possible pour toutes.
    j’ai très mal vécu donc mes deux expériences d’allaitement et si j’ai un jour un autre enfant je sais que je ferai en sorte de ne pas avoir à travailler avant la fin de l’allaitement qui sera sans doute long (si bébé veut bien), sorte de compensation j’imagine.
    courage à toutes celles qui travaillent en allaitant

    1. ivy

      emilie, je suis tellement desolee!!
      une honte ce que t as dit ta chef. j ai allaitémon fils 18 mois en ayant repris des ses 2 mois et demi. je tirai mon lait dans les salles de bain commune des services ou je remplacais (aide soignante contractuelle). ca n a pas toujours été simple, meme l inverse, mais motivé on peut y arriver. ras le bol du congé mzter trop court, on devrait avoir 6mois minimum après l accouchement et effectivement pouvoir aménager son travail. malheureusement quand on voit deja les libertés qu on nous refuse comme par exemple zccoucher chez soit de facon sécurusée avec une sage femme, pas étonnant que l allaitement soit dans la meme dynamiaue je m en foutiste du ministere du droit des femmes

  28. Elo

    Bonjour,
    Je me suis efforcée de lire la majorité des commentaires qui pour la plupart sont très riches et fournis… Mais je constate simplement que quand les avis divergent de l’opinion général de l’article, les réponses de son auteur sont assez évasives = / …
    Personnellement je suis entièrement d’accord avec le côté « bienfaits de l’allaitement pour l’enfant » il va de soit que la nature prône sur l’industriel…
    Mais je suis complètement révoltée quand je lis des choses comme  » c’est à l’enfant de décider de son sevrage et non à la mère » … Surtout quand le dit article est rédigé par un homme !
    Je suis une maman d’un petit garçon qui a été allaité d’abord via les biberons tiré de mon propre lait puis que j’ai ensuite allaité parce que le tire lait mine de rien c’est super contraignant! Je me suis forcée jusqu’à ses 3 mois pour une simple questions de système immunitaire.
    Au départ, je ne voulais pas allaiter, je m’y refusait complètement(et l’idée m’est toujours aussi désagréable) … Et encore aujourd’hui voir des images de maman allaitante me rebute… Je n’y’ vois pas cet espèce de pseudo-lien dont tout le monde parle. Je vois juste un animal nourrissant sa progéniture…(une jolie image d’une truie dans la boue, entourée de ses 15 petits =) )
    Car on ne peut pas se comparer aux chimpanzés et autres mammifères proches de l’homme et venir parler de « liens magnifique et ô combien merveilleux qui peut soit disant exister entre une mère et son enfant durant l’allaitement » , les animaux le font pour la survie et non pour un côté charnel.
    Alors quand on vient crier haut et fort que l’allaitement jusqu’à X années est tout à fait normal O.o … Nous nous sommes battus , nous avons évolués, construit … Pour qu’on ai plus à vivre dans des grottes, dans nos propres excréments, se nourrissant de chasse et de cueillette, alors pourquoi devrions nous continuer cette coutume de l’allaitement jusqu’à plus d’âge plutôt qu’une autre ?
    Il n’est donc pas anormal dans ces conditions, pour certaines personne, d’avoir le droit de parler d’abus sexuel et d’inceste quand l’enfant à atteint un âge où il peut se souvenir de son allaitement. Nous n’avons plus à nous battre pour cette survie qui touche encore le règne animal. Croyez vous que si un chimpanzé avait une solution pour ne plus allaiter ses bébés jusqu’à pas d’âge il ne le ferais pas ?
    Pour revenir à ce que je disais plus haut, dire que la mère n’a pas à décider du terme de cet allaitement est juste révoltant… C’est avant tout notre corps de femme, les contraintes c’est nous qui nous les farcissons. Les montées de lait, les engorgements, les vergetures, les crevasses et j’en passe… Et je considère que c’est aussi notre devoir de parents de prendre les décisions pour son enfant … Sinon autant se poser cette philosophie pour tout (il ira à l’école quand il aura décidé !!! … Tu ne veux manger que des bonbons ?? ben écoute vas y fait toi plaisir mon chéri !!! ) …
    En plus de ça, où est le papa dans toute cette histoire ?? Je tenais absolument à ce que le papa soit intégré dans ce processus d’allaitement de notre fils. Et je le voyait mal m’attraper un sein pour le tendre à notre bébé… Donc oui, le biberon c’était aussi parce que je voulais que papa puisse vivre ces moments avec son fils.
    Et puis tout peut être sujet à controverse dans cette histoire. J’ai été allaité et je suis en surpoids, ma petite sœur non et elle n’a pas de problème …Je tombe tout aussi malade qu’elle. J’ai été opéré des amygdales et pose de yoyos car otites à répétitions étant bébé… l’allaitement ne m’aura pas « sauvé » de tout ça =p . Je ne dis pas non plus que c’est un bouclier imparable, mais ça se discute.
    Quant à ton dernier commentaire( « Être un homme ne change en rien la faculté à faire une recherche poussée pour savoir ce qu’il y a de mieux pour un enfant.
    Ici je ne parle pas de la maman mais simplement du meilleur pour l’enfant. »)que dire … Oui tu te penche sur l’aspect essentiellement scientifique de la chose, les scientifiques ont souvent tendance à oublier la touche d’humanité dans chacune de leur réflexions et donc la part de ressenti, d’instinct et d’émotivité qui nous constitue.
    J’ai vécu mon allaitement comme un viol, une contrainte, un sacrifice, je l’ai subit mais si c’était à refaire je le ferais , pour le bien de mon fils. Mais ne vient pas dire aux femmes que ce n’est pas à elles de décider si oui ou non elles doivent y mettre un terme. C’est comme ne pas leur demander leur avis quand il s’agit de savoir si oui ou non elle ont envie d’un rapport sexuel … Ben ouais quoi ? c’est pour le bien de son mari avant tout, y a pas de raison qu’elle puisse décider non ? (bon d’accord c’est peut être un chouilla extrême , c’était juste histoire de capter l’attention.)
    Donc je te rejoins sur l’histoire du bienfait et tout le toutim, mais qu’on ne me dise pas que je n’ai pas le droit de décider ce qui est le mieux pour MON corps ou pas.
    Pour les mamans allaitant tardivement que je vois déjà monter au créneau, tant que tout le monde est consentant , tout le monde fait ce qu’il veut! Mais nous avons le droit d’avoir des ressentis et de les partager, je ne juge personne, je donne simplement mon avis, si insignifiant soit-il =p . Bonne continuation à toutes et tous.

    1. Ivy

      Bonjour,
      Complètement d’accord que ce n’est pas QUE à l’enfant de décider du sevrage. Dans la nature, les mères repoussent les petits fréquemment quand il est temps que ça s’arrête.
      Pour le reste, ton commentaire me fait bondir.
      Déjà, oui on s’est battus pour évoluer vers plus de confort, mais on voit bien maintenant que tout n’est pas bon à prendre, et on fait marche arrière pour beaucoup de choses. Et c’est justement parce que on voit les choses d’un point de vue humain ET scientifique qu’il est bon d’allaiter. Car je suis désolée, mais un bébé qui pleure, se calme plus vite au sein, quand il a mal, a peur, a besoin de contact, le sein de sa maman, c’est ça le meilleur, pas un biberon de lait de vache destiné pour un veau (c’est un autre débat).
      Le papa peut largement participer autant que la maman vis à vis de son bébé: changer les couches, faire les calins, porter en peau à peau, bercer, etc… Nourrir l’enfant n’est qu’un aspect de prendre soin de l’enfant.
      Les animaux selon toi le font pas survie, pas par contact charnel? La encore pas d’accord,ça serait nier le fait que les animaux ressentent des émotions, ce qui a été scientifiquement prouvé. Ils éprouvent des sentiments charnels, pour eux, pour leurs petits…
      Quant à la comparaison avec le chimpanzé, s’il aurait des moyens pour ne pas allaiter tardivement ses bébés…? le chimpanzé allaite son bébé jusqu’à la durée prévue par la nature, après le contrôle hormonal pour la mère à repousser son bébé, et celui-ci s’intéresse à autre chose de toute manière.
      Y a un moment où faut arrêter de tout repousser en bloc parce que ça fait bestial, parce que c’est la nature et que la nature a forcément mal fait les choses pour certains.
      L’allaitement ce n’est pas que nourrir un enfant, c’est aussi le sécuriser, le cajoler, partager un contact physique étroit nécessaire à son besoin de nourriture affective.
      Faut arrêter de vouloir le « progrès » partout et surtout pour nos enfants, y a des choses qui ne pourront jamais changer, notamment les bienfaits de l’allaitement (peut-être pas jusqu’à 6 ans quand même ^^). Parce que si on veut nous faciliter la vie, c’est avant tout à notre gueule qu’on pense, et pas à celle de notre bébé.

      1. Fabien Blot

        Je n’en ai pas parlé dans l’article, mais le système humanitaire de l’humain, se stabilise aux alentours de 5 ans. C’est d’ailleurs parallèlement à cette même période qu’arrive sa période de sociabilisation. Il me semble ainsi possible que ce soit à ce moment qu’il soit prêt à s’éloigner de sa mère.

    2. Fabien Blot

      Elo,
      Tu vas encore trouver que je suis évasif. Que puis-je répondre, quand on échange sur un sujet comme allaitement long, je lis des mots comme viol, inceste ou encore abus sexuel?

      1. Clémence

        je ne voispas ce qui est choquant de parler de viol lors de l’allaitement. Si c’est e ressenti d’Elo, c’est son ressenti, et personne n’a rien à dire làdessus ! elle n’a pas choisis de mal vivre son allaitement. Dans la nature il y a bien des mère qui rejette leur petit… ches les hommes le lien affectif peut rendre le dessus et personnellement je dirai plus bravo à Elo d’avoir allaiter son enfant por on bien et contre son avis.

        en ce qui concerne la « c’est à l’enfant d’arreter » qui revient souvent je tiens juste à préciser que chez les bêtes (j’entends animaux autre que l’homme) la mère peut aussi chasser ses petits. Les bêtes ont garder un instinct que l’homme à tendance à perdre de part le dvpmt de son cerveau et de son « intelligence ». Je ne réfute pas l’argument scientifique mais il n’est pas le seul à prendre en compte. C’est drôle comme l’argument « nous ne sommes pas des bêtes mais des humains » est prôné quand ca arrange… mais là aussi il ne faut pas l’oublier ! nous ne sommes pas des bêtes, nous avons des capacité intellectuelles qu’ils n’ont pas et qui font qu’une femme peut avoir envie d’allaier son enfant… il n’y a rien de choquant à ca. Après je ne dis pas que la mère doit toujours faire ce qu’elle veut, mais avoir cette pensée de mal être, cette envie d’arreter doit rester compréhenssible et n’à pas à être réprimander !

        1. Marie-Joëlle

          Je comprends parfaitement qu’une maman ne se trouve pas bien du tout avec l’allaitement maternel.
          Se faire violence n’est bon ni pour elle ni pour son bébé, qui lui ressent tout.
          Les parents font ce qu’ils peuvent comme ils le peuvent.
          Par contre, ce que peuvent faire les parents, c’est prendre conscience de leurs blessures, qui viennent parfois de très loin (psychogénéalogie) et qui ont un impact énorme dans leur vie, et les guérir, pour leur plus grand bien et celui de leurs enfants.
          Personne n’a le droit en aucun cas de porter de jugement sur qui que ce soit.
          Nous avons tous des difficultés personnelles à dépasser et des blessures à comprendre et à guérir.
          En ce sens, les enfants sont de très puissants révélateurs des blessures de leurs parents.
          Chacun de nous a le choix de voir ces évènements comme une épreuve ou une chance d’évolution et de mieux-être…

        2. Fabien

          Comment un sujet aussi important que celui de l’enfant peut-il amener à ce type de mots? Elle a tout à fait le droit d’avoir ses propres sentiments. Le débat s’arrête ici pour moi !

    3. Claire

      Pour info, un porc ne choisit pas d’allaiter dans ses excréments. C’est parce qu’il est enfermé dans un petit enclos par l’homme qu’il le fait. Et 15 petits, c’est la sélection faite par l’homme depuis les débuts de l’agriculture qui a fait de certaines races des usines à petits.
      Quant au fait qu’un animal ne s’attache pas à sa progéniture mais assure simplement la survie de son espèce, il existe tellement de preuve qu’un animal peut s’attacher, que se soit à ses congénères, à son petit ou à celui des autres, ou à des hommes, que c’est parfaitement ridicule de penser le contraire.

      Et en tant que mère allaitant mon enfant, je trouve les propos disant que c’est un comportement archaïque et non évolué extrêmement blessants. Il est tout à fait de votre droit de n’avoir pas souhaité allaiter longtemps, et très triste pour vous que vous ayez mal vécu cette expérience, aussi courte soit-elle. Nos enfants ont eu la chance de naître dans une société où leur mère a eu le choix de les nourrir comme elle l’a choisit, et ce choix, quel qu’il soit, se respecte.

  29. Elo

    Viol oui, n’ai je pas le droit d’exprimer ce que j’ai ressenti ?? En extrayant le côté sexuel de ce terme il se résume à ce que j’ai pu éprouver, quelque chose que je me suis vu faire sans mon consentement quelque part . Sacrifice si tu préfère et que cela choc moins le mœurs dans ce cas.

    Je ne parle pas du progrès pour le progrès, et je suis plutôt du genre à préférer les légumes du jardin de mes grand parents ou les petits plaisirs simple que la vie peut nous offrir.
    Simplement, je ne vois pas comme la plupart des maman on l’air de le constater, cet espèce de lien ou ce côté rassurant que peut avoir le faire de coller son bébé au sein. Le contact avec la mère ou le père suffit à le rassurer.
    Enfin chaque individu est différent, chaque vécu est différent, chaque passé est différent donc du coup chaque personne aura un ressenti différent sur les étapes de sa vie.
    L’allaitement était bien loin d’être une période heureuse de la mienne =p mais grand bien en fasse aux mamans pour qui c’est le bonheur total.
    Je ne retire pas la part d’émotion que peuvent ressentir les animaux non plus en disant qu’ils ne recherchent pas ce côté charnel avec leur petits, simplement cela s’exprime autrement qu’a travers l’allaitement dans leur cas (jeux, échanges,etc…) .
    Tu parles de système humanitaire se stabilisant aux alentours de 5 ans et de la sociabilisation qui arrive vers le même âge (bien qu’on ai plutôt tendance à dire 3 ans pour ce qui est de la sociabilisation), et en cela ça devrait paraître toujours autant normal d’allaiter un enfant de cet âge donc ? (enfin attention je ne dis pas que c’est anormal, c’est juste pour reprendre l’idée dans le contexte).
    Que pourrais tu répondre donc ? Qu’il faut traiter au cas par cas et ne pas généraliser un acte en brandissant la bannière du « c’est bon pour vos bébés, faites le !!! »… Chaque femme à son passif, aussi douloureux soit-il , et ne diabolisons pas les femmes qui se refuse à l’allaitement.
    On pointe du doigts les mère allaitant trop longtemps … Il y va de même pour les mères qui le refuse , et je sais de quoi je parle ;) .

  30. Marie-Joëlle

    Je partagerais ici seulement 3 choses que j’ai appris durant ma psychothérapie :
    – Les enfant qui ont été très sécurisés et rassurés durant les premiers mois de la vie (au moins 6 mois) et donc qui ont été très proches de leurs parents, sont beaucoup mieux « armés » pour « affronter » les difficultés de la vie terrestre et ont davantage confiance en eux. Une des conséquences également est qu’ils sont plus autonomes…
    – Le tabou et les idées négatives à propos de la sexualité dans le monde occidental font de gros dégâts auprès des enfants, notamment en matière d’identité sexuelle et par rapport à l’acceptation de son propre sexe et donc des relations sexuelles avec le sexe opposé…
    – c’est l’enfant qui doit se détacher de la mère et non l’inverse.

    1. Fabien

      Les enfants sont ainsi plus autonomes car ils ont la sécurité affective. Ils ont confiance en leurs parents, ce qui leur donne confiance en eux. En découle une suite logique, ils sont plus autonomes et s’intègrent mieux en société. Du moins ils ont plus de facilités.

      Concernant le tabou sur la sexualité, cela cause en effet des problèmes sur l’enfant. La découverte et l’acceptation de l’ensemble de son corps sont primordiales. Par exemple, s’il on joue avec un enfant à ce qu’il montre les parties de son corps: « où est ton ventre? Où est ta tête ? » Il faut bien aussi lui demander où est son sexe. Imaginez une seule seconde que l’on fasse ce même tabou avec les pieds.

  31. galays

    Mon Dieu,à chaque fois les ressentis de chacun,prennent des proportions démesurées…
    Style Rufo,qui a ,à mon sens ,une idée fort négative de sa mère ,et donc des autres mères !
    Bref,perso,à mon 6 ème enfant,venu sur le tard (là,je cumule les handicaps sociaux),j’allaite
    encore à 37 mois.
    Il n’a pas vraiment envie d’arrêter ;j’ai par contre limiter la demande!
    Mais pour les spy,c’est:il faut frustrer,car ça l’angoisse,et cela pourrait ensuite amener des addictions…
    J’espère arrêter,pour sa rentrée en maternelle,car cela me semble largement suffisant.
    Mais bon,dans notre société,la maternité tardive (hors sujet sur cette discussion);ainsi qu’un allaitement long,sont décrits d’une façon violente;je suppose,que chacun ,est confronté,à son propre vécu,dans sa réaction.
    Il aurait ,pourtant bien plus à dire,sur les réseaux pédophiles protégés,et toutes les vraies déviances ,dont on parle bien peu …

  32. Coco

    Bonjour,

    J’ai beaucoup de mal à comprendre qu’un article comme celui-ci puisse être suivi de commentaires aussi durs. Nous avons tellement de chance aujourd’hui de pouvoir être informés, d’avoir les connaissances Anatomiques, biologiques et psychologiques que l’on a ! Mais surtout, on a tellement de chance d’avoir le CHOIX !
    Je suis une mère allaitante, et heureuse d’avoir pu nourrir mon enfant au sein. Mon allaitement ne s’est pas toujours bien passé, mais malgré cela j’ai continué jusqu’à ce que mon enfant décide d’arrêter. Cependant, si l’allaitement avait continué, je l’aurais moi-même stoppé entre 2 et 3 ans ! D’abord parce que ça fatigue. Et puis parce que je pense qu’il est important que le parent sache dire stop à son enfant. C’est un cadeau qu’on lui fait. Bien entendu, l’arrêt doit être progressif ! Il faut expliquer à son enfant ce qui se passe et pourquoi, il est capable de comprendre. Et puis mine de rien, c’est une possession du corps de la mère, et je comprend ces femmes qui peuvent se sentir violées !
    Je connais une bonne partie des bénéfices pour la mère autant que pour l’enfant, et je suis persuadée que chaque enfant devrai être nourri au sein. Néanmoins, PERSONNE ne peut forcer une mère à allaiter !! Et puis le principal n’est-il pas un enfant qui est aimé, et dont les parents font tout ce qu’ils peuvent pour qu’il grandisse dans les meilleurs conditions possibles ? Un allaitement de 3 ans avec une mère qui se force et qui se rend mal pour son enfant, je ne pense pas que ça soit le mieux. Mais une mère qui s’occupe de son enfant dans le respect d’elle même et de son corps, et dans le respect de son enfant c’est ce qu’il y a de mieux ! Bien sûr, ses défenses et autres avantages donné par l’allaitement ne seront pas là. Mais si le lait maternisé était si mauvais pour les bébés, il y aurait bien moins de monde sur terre ! Bien sur l’idéal c’est un bébé allaité mais notre état d’êtres conscients nous empêchent parfois de faire ce que voudrait la nature ! Nous sommes des êtres possédant une grande capacité d’adaptation, nous survivrons !

    Je tient aussi à réagir sur les commentaires ayant été fait à propos des jeunes enfants allaités (6-8 ans). Il est certains que chacun choisi de faire ce qu’il veut, je ne juge pas. Mais il est aussi certain que chacun doit être conscient de la raison de son choix, et de l’impact que ce choix peut avoir ! Une mère qui s’accroche à son enfant pour compenser un manque quelconque (que l’enfant soit allaité ou non) n’est pas sain, ni pour la mère, ni pour l’enfant. Mais quand on décide d’arrêter longtemps, ce n’est pas à l’enfant de décider, c’est au parent d’en finir. Pensez-vous réellement qu’un enfant qui se sent si bien, si protégé et si aimé quand il prend le sein voudra l’arrêter de lui-même ? Il a encore cette possibilité d’être un bébé, il va la garder autant qu’il le pourra ! Il faut que l’enfant apprenne à évoluer, que l’amour, la protection et le bien-être peuvent être présents quand bien même le sein de la mère n’est plus disponible. A un certain niveau et dans certains cas, il faut vraiment que la mère se pose les bonnes question, qu’elle arrive à être honnête avec elle-même et elle pourra ainsi donner le meilleur à son enfant.

    Le sujet est loin d’être clos et chacun a son propre opinion, je pense néanmoins que tant que les choses sont faites avec conscience, amour et respect, l’enfant grandi au mieux, qu’il soit allaité ou non, qu’il le soit 2 jours ou 20 ans.

  33. Marie-Joëlle

    Oui, l’allaitement maternel est le meilleur pour l’enfant, à condition qu’il soit aussi agréable pour la maman.
    Il n’y a rien de plus dommageable qu’une maman qui ne se respecte pas et se force à faire quelque chose qui ne lui convient pas.
    Car l’enfant, qui capte tout, va alors intégrer une culpabilité de vivre qui va le poursuivre toute sa vie (tant qu’il n’aura pas conscientisé et changé ce programme)
    C’est à la maman, et à elle seule, de prendre ce genre de décision, en fonction de ce qui est juste et bon pour elle à chaque instant. Et cela sans être jugée ni critiquée ni culpabilisée.
    Se respecter, c’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à son enfant.
    Les parents parfaits n’existent pas, et les enfants choisissent leurs parents en fonction de ce qu’ils ont choisi d’apprendre dans leur vie.
    Alors si chacun fait de son mieux à chaque instant, tout est parfait…

  34. Magali

    je suis une maman de trois enfants, une maman allaitante au long cours comme j’aime dire et personnellement, je ne me sens pas violée quand je donne mon lait à mes enfants. J’ai donné le sein trois ans et un mois à ma première fille qui a décidé du jour au lendemain de ne plus téter. j’étais enceinte de son petit frère et les tétées étaient difficiles à vivre pour moi. Elle ne voulait plus que je grimace à cause de l’allaitement et elle a tout arrêter sans reprendre. Un acte gratuit traduisant son amour pour moi. Ce fut un bel allaitement et l’image que j’en garde reste dans ma mémoire, je nous regardais dans le miroir de ma chambre et je ne savais pas que c’était la dernière fois. Pour mon garçon, qui a trois ans et demi, ce n’est pas encore fini et j’allaite en parallèle ma dernière fille de 7 mois et demi et je sais que ce n’est pas fini. Je ne ressens pas de plaisir physique à l’allaitement, je comble simplement leur besoin de tendresse par ce biais. Je ne comprends pas ces jugements qui sont vains. Mes enfants sont tout à fait normaux, ils sont heureux, ils grandissent bien, parlent, jouent, expriment leurs émotions… Je leur donne une part de ce que je peux leur procurer sans arrière pensée. Et je ne me vois pas décider à leur place parce que c’est mon choix de leur laisser la possibilité d’avoir ce choix. Mon corps et mes seins ne leur appartiennent pas pour autant, ils doivent le respecter, je dois être d’accord et disponible. En gros, je ne me force jamais. Et à lire certains commentaires, il faudrait que ce soit le parent qui mette en place le sevrage, je ne vois pas pourquoi et cela demeure personnel. Chaque cas est particulier et l’avis des autres n’a pas de place. Tant que la vie de famille reste harmonieuse, que les parents vivent cela naturellement sans se sentir contraint, je ne vois pas pourquoi cela est un problème pour d’autres.

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  36. sev

    Bonjour,
    Mon petit témoignage:
    J’ai allaité mon bonhomme jusqu’à 27 mois.
    Je l’aurais allaité jusqu’à ce qu’il décide d’y mettre fin de lui même car je pense que l’allaitement n’est pas seulement un besoin nutritif, mais aussi relationnel et affectif.
    Je pense que si on donne une sécurité affective à un petit enfant, il ne peut que partir gagnant par la suite devant les différents obstacles que la vie met sur son chemin.
    Ca ne s’est pas passé comme cela. De manière assez inattendue, j’ai eu comme une réaction de rejet purement viscérale, purement physique, que j’attribue à l’instinct animal qui reste en chacun de nous. Nous sommes des mammifères et il n’est pas rare de voir des réactions similaires dans la nature. Mon petit ne l’a pas trop mal vécu. Je lui ai expliqué ce qui se passait en moi et que je préférais arrêter l’allaitement plutôt que de me forcer et de lutter contre moi meme. Que j’avais envie d’une belle relation entre nous et que si je me forcais, je risquais de nourrir des sentiments de rancoeur vis à vis de lui, et que cela m’était insupportable d’imaginer ça…
    À aucun moment de l’allaitement ma poitrine ne m’est apparue comme objet sexuel.
    Impossible meme pour mon compagnon de la manipuler, meme encore maintenant.
    S’il y a eu des jeux de la part de mon fils comme s’amuser à lécher mes tétons ,et que ça me mettait mal à l’aise, je le lui ai fait savoir, et il a très vite arrêté.
    Maintenant, mon avis de professionnelle de la petite enfance:
    Il est de notoriété publique que les petits enfants ont un besoin de succion important au moins jusqu’à 4 ans…
    Chacun étant différent, les besoins peuvent être plus importants chez certains, et moins chez d’autres.
    Jamais une maman ne sera choquée de voir un enfant de 4 ans avec une tétine ou sucent son pouce.
    Pourtant un autre enfant qui préfère téter le sein de sa mère, parce qu’en plus de combler son besoin de succion, il y trouve un réconfort de par la présence physique et psychique de celle-ci, cela choque.

    Ou est la logique?

    Ma soeur a tété son pouce jusqu’à ses 8-10 ans… Gagez qu’a une autre époque, ou l’on allaitait plus volontiers les enfants, elle aurait tété sa mère jusqu’à cet âge, si cela ne posait pas de problème à celle ci…
    Quid de tous ces petits qui ont du mal à se défaire de leur tétine, et de tous ces adultes qui pour certains sucent encore leur pouce, et dorment encore avec leurs doudous???

    Le besoin de succion est une réalité, et il a besoin d’être comblé aussi longtemps que l’enfant le veut si possible, que ce soit en tétant le sein de sa mère, en ayant une tétine, en tétant son pouce, ou en sucottant son doudou…
    Ce besoin est même utilisé dans les hôpitaux lors de soins pour atténuer la douleur et rassurer le petit enfant…

    What else?

  37. Tannabelle

    Bonjour,
    Article vraiment intéressant et encourageant.
    J’ai pour ma part allaité mon fils jusqu’à ses quatre mois seulement. Je n’avais pas d’a priori sur le temps que devait durer mon allaitement. Je me disais que ça se ferait naturellement quand mon fils et moi serions d’accord pour arrêter ensemble.
    Mais vers ses quatre mois, j’ai eu une petite baisse de lactation et le pédiatre m’a tout bonnement dit que je ne suffisais plus à ses besoins et qu’il fallait passer au lait artificiel.
    Je l’ai bêtement écouté mais l’ai rapidement regretté.
    Depuis, j’essaie d’entreprendre une relactation (au moins pour redonner mon lait à mon fils car je crois que je ne réussirai pas à le remettre au sein) mais c’est très laborieux…
    La déception concernant la fin de cette première expérience m’a au moins appris que pour mes prochains enfants, je serai bien plus sûre de moi !
    Cordialement,

    1. Fabien

      Bonjour Tannabelle,
      Comment ton pédiatre a pu juger que tu avais une baisse de lactation ?

    2. Virginie

      Bonjour Tannabelle,

      Il est toujours difficile « d’affronter » un médecin. Le médecin est le sage qui sait, à qui on ne dit pas non car lui a fait de longues études etc…
      De longues études oui mais pas en allaitement maternel, du moins dans la majorité des cas de pédiatres rencontrés.
      Votre pédiatre a certainement du vous dire que vous aviez une baisse de lactation en raison d’un gain de poids moins élevé de votre petit, non ? C’est généralement comme ça…
      ou d’un bébé qui pleure un peu plus.
      De simples adaptations permettent souvent de régler le « problème » en quelques jours… peut-être votre bébé était-il en pic de croissance à e moment, plus demandeur, vous vous aviez l’impression d’avoir moins de lait…
      Dans tous les cas, la relactation est une bonne idée, ne vous découragez pas, ce n’est pas toujours très rapide mais cela fonctionne!
      J’imagine que vous tirez votre lait, en stimulant, votre lactation devrait reprendre son rythme
      Mettez votre bébé au sein le plus souvent possible mais ne choisissez pas le moment où il va être affamé et très demandeur. Il a goûté au biberon, plus facile, donc il faut lui faciliter la tâche, que le lait arrive vite sans attendre la « montée de lait ».
      Vous pouvez donc amorcer votre sein avant de lui donner ou garder du lait tiré à lui faire couler au coin de la bouche quand il tète par exemple…essayer de lui donner le sein en cours de biberon, à la fin du biberon, pendant un câlin…pendant un bain…
      Multipliez les essais, le peau à peau, parlez lui, encouragez le à prendre votre sein.
      Vous pouvez aussi envisager l’utilisation d’un DAL..
      Ne perdez pas courage, c’est la clé de la réussite!

  38. Anne

    Encore un bel article sur l’allaitement.
    J’ai eu la chance d’allaiter mon fils aîné durant ses 2 premières années malgré un travail en quart et mes 4 premiers mois d’allaitement hyper galère (mauvaise succion donc chutes de poids, canaux lactifères bouchés puis abcès)… je l’ai sevré, enceinte du 2ème car l’allaitement était devenu très douloureux vers mon 4ème mois de grossesse. Mon fils a aujourd’hui 8 ans et a des souvenirs de tétées… C’est surtout l’odeur de ma poitrine qu’il cherche toujours pour s’apaiser en cas de coup dur et je trouve ça super.
    Mon 2ème fils quant à lui s’est sevré seul du jour au lendemain à 13 mois… refus total du sein. J’ai continuer à lui proposer la tétée pendant environ 15 jours mais c’était fini (pas simple pour maman qui ne s’y attendait pas). A sa naissance, mon fils aîné a essayé de reprendre les tétées mais il n’a plus réussi a trouver la succion nécessaire, le réflexe avait disparu en 5 mois.
    A toutes les mamans: faites vous confiance.

  39. Tannabelle

    Bonjour,

    En effet, mon pédiatre a estimé que j’avais une baisse de lactation car mon fils avait moins grossi que les fois précédentes et parce que je lui avais expliqué que les tétées se passaient moins facilement depuis quelques jours. Mon pédiatre n’a envisagé aucune autre piste (pic de croissance, plus de besoins de mon fils, etc.) ; je ne m’attendais pas à une solution aussi radicale et je me suis fait avoir par son statut de « celui qui sait » (ou qui est censé savoir…).

    J’ai rencontré une consultante en lactation il y a quelques semaines, elle m’a prodigué beaucoup de conseils et m’a conseillé un bon tire-lait mais j’ai pour l’instant du mal à trouver le rythme pour tirer mon lait à la bonne fréquence. Pourtant, je vois bien que ce n’est pas loin de repartir : les résultats sont très prometteurs et encourageants à chaque fois que je tire mon lait.

    Quant à remettre mon fils au sein, je crois que je n’y arriverai pas malheureusement (pour plusieurs raisons dont certaines n’ont pas leur place ici) mais mon objectif est au moins de lui redonner mon lait. Je garde espoir et vais me faire violence pour garder le cap de la relactation ! :-)

    Bonne journée à tous,
    Tannabelle

  40. Anne

    bonjour,
    je trouve tout simplement malheureux qu’il faille toutes ces études, ces débats sur l’allaitement. l’allaitement est un acte naturel. j’ai envie de dire point final. entre des études médicales, psychologiques (de mauvais gout = sein/sexe/enfant?), l’allaitement devient un acte presque intellectuel.
    je vis au portugal depuis environ 7 ans (je précise a la campagne). les mamans ici pour la plupart allaitent « naturellement » jusqu’á ce que leurs enfants aillent à l’école. il n’ya pas eu ici de rupture entre les grands-mères et les mères allaitantes comme il y a pu y avoir en France (non je ne suis pas une vache laitière !). les adultes de mon âges ont été pour la plupart allaiter jusqu’á 3 ans….alors ….
    mais je constate que les jeunes femmes allaitent moins et ont envie d’un maternage plus « moderne » qui passe par biberons/poussettes etc … car évolution des moeurs oublige ?
    je condamne profondément le regard de la société en général, sur l’allaitement long. je souhaite sincérement que chaque femme allaitante puisse se sentir assez sûre d’elle pour le faire en public à tout moment et quel que soit l’âge de son enfant.
    on sait que c’est bien d’allaiter jusqu’à environ 2ans dixit l’OMS après et bien c’est l’histoire de chacun et que nul ne vienne juger.
    pour ma premiere fille j’ai du arrêter de dire que j’allaitais car passé un an j’ai commencé à avoir beaucoup des réflexions (famille y compris) mais comme dans mon fort intérieur je sentais ce que je sentais et bien ma fille et moi avons continué en se cachant biensur.
    je sais que c’est dur de ne pas juger ;
    j’ai rencontré un enfant qui buvait son lait au biberon alors qu’il avait 7 ans. j’avoue avoir été choqué et pensé  » il est peut être temps que cet enfant coupe le cordon » .
    un homme m’a aussi raconté cet histoire sur lui même : il avait 7 ans (encore 7 ans – ce n’est pas exprès- il avait vraiment 7 ans) lorsque sa maman a eu son petit frère. alors qu’il avait arrêté de têter depuis belle lurette (je ne me souviens plus combien de temps), il a demandé à sa maman de têter. et pour lui ça a été une expérience inoubliable. je n’avais pas encore d’enfant à ce moment là mais ça ne m’a pas choqué car il en a parlé d’une manière très belle. est-il devenu un obsédé sexuel des seins, je n’en sais rien mais il paraissait équilibré ;)

  41. Laetitia

    J’ai allaité mon fils presque 2 ans, tout au long de l’allaitement, j’ai eu le droit aux critiques de part et d’autres, les gens ne comprennent pas cet acte alors que c’est ce qu’il y a de plus naturel … Les industriels ont une influence tellement énorme que les gens ont perdu toute notion des vraies habitudes humaines : j’ai une amie qui vient d’avoir un enfant, elle va acheter son lait en pharmacie (qui coûte une fortune), et lorsque je lui montre la liste des ingrédients chimiques elle me répond que ça doit être bon pour l’enfant de toute façon puisqu’elle l’achète en pharmacie … Et pourtant son bébé a des problèmes de digestion . Les gens ont des oeillères, j’ai l’impression que c’est trop tard …

  42. helena

    Bonjour à tous, juste pour vous faire partager mon expérience :
    Maman de 4 enfants (j’ai 42 ans) un grand de 20 ans, un de 14 ans, une de 13 ans et la petite dernière de 27 mois. Tous ont été allaité , 4 mois, 9 mois, 6 mois et la petite dernière a choisi avec mon approbation complète de téter encore et encore elle aune alimentation diversifiée depuis l’âge de un an mais continue de téter lorsqu’elle le souhaite cela varie de 5 à 6 fois par 24 heures, j’ai repris mon travail à mi-temps elle est gardée chez une assistante maternelle et tout se passe bien le pédiatre la trouve très en avance, langage, psychomotricité etc.
    Tout se passe bien le seul HIC et oui il y en a un c’est le regard et le jugement que portent les gens à notre allaitement « tardif », je travaille en pédiatrie et ce matin la pédiatre nous dis « ah bah celui ci (2 ans et demi) avec son problème d’émail c’est encore un qui est allaité la nuit à cet âge là c’est vraiment n’importe quoi « , !!! Et oui ce n’est ni dans nos habitudes et ni dans nos coutumes d’allaiter et bien continuons pour nos petits bouts et leur bien être car les laits maternisés avec de la taurine dedans très peu pour mes enfants !!

    1. Fabien

      Comment un pédiatre capable de sortir ce genre d’ânerie peut il être compétent?

  43. Marie-Joëlle

    « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être adapté à une société malade »

    J.Krishnamurti

  44. Magali

    Voilà pourquoi j’ai changé très souvent de praticiens selon les âneries sorties…

    1. Fabien

      Quand notre fils n’avait que quelques mois, on nous avait conseillé un pédiatre « réputé » et bien évidemment plus cher que le tarif conventionnel. Il nous avait conseillé de laisser pleurer notre bébé pour qu’il s’endorme…
      Un incompétent de plus et grassement payé.

  45. Magali

    Je me souviendrai toujours du premier pédiatre vu en dehors de la maternité où ma première fille est née en 2007. Certes, j’ai eu rendez-vous rapidement (cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille peut-être). Il était blasé, pas un sourire, limite un bonjour, ma fille avait 15 jours et nous étions des parents inquiets car elle souffrait de « coliques ». Il fallait se dépêcher pour la déshabiller, la rhabiller, il ne fallait pas qu’elle pleure sinon on avait droit aux gros yeux et un air exaspéré au possible, et il la retournait dans tous les sens comme une patate chaude sans qu’on puisse la rassurer…

    Cela va sans dire que je fuis ce genre de praticiens et il y en a en pagaille ! Je recherche quelqu’un qui s’y connaisse un minimum en allaitement ou qui, en tout cas me laisse tranquille sur sa durée, qui ne me mette pas la pression sur aucun sujet (tel que les vaccins ou la diversification) et surtout, qui respecte mon enfant ! Qu’il me le laisse sur moi et que ce soit lui qui tourne autour pour l’ausculter (si si ça se fait !) et quel bonheur !

    Donc oui, ne pas hésiter à changer de praticien au besoin !

    1. Fabien

      Nous en cherchons encore des praticiens « compétents ». J’ai l’impression qu’ils sortent tous du même moule. Nous venons de déménager donc nouveau médecin pour la visite des 2 ans.
      Maintenant, cela nous fait rire plutôt qu’autre chose. Les conseils pour un arrêt d’allaitement vont bon train. Les médecins pensent rendre un énorme service à ma femme en leur donner leurs conseils…

  46. Survivalsandy

    Je suis maman de deux filles, une qui aura 24 ans cette année et l’autre qui a 8 ans.
    Pour ma première, j’avais fait le choix de l’allaitement. A l’époque, je passais pour une « ovni » dans la petite maternité ou j’ai accouché ! Aucune information sur l’allaitement, aucune sage-femme formée..; un véritable néant ! Heureusement pour moi, le livre de la LL trainait dans un coin, il a sauvé mon allaitement, je pense ! Résultat, j’ai pu allaiter ma fille jusqu’à 9 mois sans problème, et c’est elle, qui du jour au lendemain, à mit fin à l’allaitement.
    Pour la deuxième, (15 ans d’écart), j’ai trouvé que les mentalités avaient bien évoluées au sein des maternités. J’ai même donné des conseils de portage à une des sages-femmes, alors enceinte !!! J’ai eu le loisir, travaillant chez moi, de pouvoir allaiter ma fille pendant trois ans et demi ! Pour moi, ce sont des moments inoubliables, une complicité sans pareille avec mes filles.

    Le lobby des industries agro-alimentaires sur le lait maternisé est carrément monstrueux. Lorsque ma dernière fille avait deux mois, nous sommes partis à Madagascar. Ce que j’ai vu la-bas, m’a définitivement convaincue que notre civilisation marche sur la tête… A Mada, quasiment tous les bébés en ville sont nourris au biberon, même ceux des classes les plus pauvres. Il est rare de voir un nourrisson au sein. Alors que l’eau regorge de polluants et contaminants divers, on encourage les femmes a utiliser du lait artificiel… C’est un vrai scandale sanitaire dont personne ne parle, malheureusement. Et les malgaches, pour faire comme les occidentales, empoisonnent leurs bébés avec l’encouragement des ONG…

    Quand aux pédiatres, les miennes en ont vu un une fois… Et devant les réflexions du praticien, je n’y suis jamais retournée ! D’ailleurs, comment un homme pourrait-il comprendre les besoins d’un bébé ? Cela m’a toujours grandement énervée… C’est comme les gynécos !

    Ma petite de 8 ans, maternée à outrance (j’en ai entendu des réflexions !), co-dodotée et portée se porte très bien. Aucune maladie infantile à ce jour, ou uniquement les formes ultra-bénignes. Rarement malade l’hiver. En avance, par rapport aux autres enfants au niveau motricité et maturité. Parfaitement sociable avec les adultes et les autres enfants. Aucune difficulté dans sa scolarité.

    L’allaitement est un choix qui doit être accepté et pleinement vécu par la mère. Une femme qui allaite en se forçant ne peut que causer du tord à son enfant. L’ex-femme de mon mari a allaité ses enfants six mois, en se forçant. On voit ressortir maintenant qu’ils sont à l’adolescence, des tensions inexplicables et qui génèrent des angoisses…
    Je pense qu’il faut rester ouvert sur la question de l’allaitement. Il reste un choix personnel et être radical sur une ou l’autre position n’est pas bon pour les mères et les enfants. Je fais personnellement partagé mon expérience autant que je peux et d’ailleurs le premier conseil que je donne c’est : « ne vous posez pas de question, la nature est bien faite et reprend vite le dessus ! Si vous avez envie d’allaiter, faites-le ! Installez-vous confortablement, mettez votre bébé au sein, et le reste va suivre de lui-même ! Et surtout, arrêtez de vous poser des questions ! »

  47. Jessica

    Bonjour,

    Je n’ai pas le temps de tout lire, donc je risque de répéter ce que certains ont dit.

    Voilà mon expérience: J’ai une mère autrichienne, et j’ai grandi en Allemagne, donc une culture un peu différente. Ma mère nous a tous allaités au moins jusqu’à nos quatre mois au moins. Et pour le dernier, j’avais huit ans et je me rappelle l’avoir vue l’allaiter. (Plus tard, j’ai su que c’était jusqu’à ses 1 an). De plus j’ai vu, peu de temps avant de donner naissance, une mère américaine allaiter sa fille jusqu’à ses 15 mois.

    J’ai toujours grandi avec l’idée que les seins étaient avant tout un organe nourricier. Je n’ai découvert leur fonction sexuelle que plus tard. Et je pensais qu’il n’était pas trop possible d’allaiter au-delà d’un an, avant de découvrir que c’était tout à fait possible.

    J’ai allaité mon premier jusqu’à 2 ans et demi, sur un mois en même temps que le deuxième qui a maintenant 1 an et que j’allaite toujours. J’ai été très surprise des réactions de mon entourage, surtout des personnes de la génération de mes parents, et surtout dans le domaine médical, qui considéraient que j’allaitais trop longtemps.

    Je me demande même parfois encore si j’ai bien fait de sevrer le premier, car il boit énormément de lait de vache ou de chèvre, et demande parfois encore de boire de mon lait (ce que j’ai permis en secret une ou deux fois, et surtout je le laisse terminer du lait que j’ai tiré en vain pour le deuxième).

    Je pense que l’attraction sexuelle des seins vient peut-être surtout du fait qu’on les cache en permanence. Il serait intéressant de savoir quelle influence l’allaitement long a sur la vie sexuelle des peuples qui vivent encore de manière naturelle, se comportent-ils mieux ou moins bien?

    Je peux tout à fait confirmer la stimulation qu’on ressent lorsqu’on allaite; Mais je n’y vois pas de mal, tant que cela mène à des relations sexuelles entre le père et la mère. Je me dis même que c’est peut-être bien pour la survie du couple, qui profite également à l’enfant, à un moment ou pour des raisons de fatigue ou de disponibilité on pourrait peut-être avoir tendance à se restreindre dans ce domaine.

    Concernant le travail, je suis absolument d’accord, que dans les conditions actuelles c’est quasi mission impossible. Il faut vraiment révolutionner le regard de la société sur l’allaitement. Il faudrait permettre à toute femme d’un petit bébé d’avoir son bébé sur son lieu de travail, revoir le fonctionnement des entreprises par rapport à cela.

    Je suis extrêmement frustrée en tant que femme, mère et surtout personne hautement diplômée d’avoir à choisir entre le monde du travail et l’éducation de mes enfants. Soit je dois avoir peu d’enfants, soit je ne peux pas bien m’en occuper, ou alors il faut faire un trait sur une carrière.

    J’espère qu’à l’avenir, il n’y aura plus cette scission extrême entre le monde de la famille et le monde du travail que je vois actuellement. Il faudrait un peu revenir à un mode de fonctionnement où les parents travaillent en présence de leurs enfants. Ce sera peut-être moins productif sur le court terme, mais j’imagine bien les bienfaits sur le long-terme.

    Voilà, je termine un peu hors-sujet, mais je pense que le problème de l’allaitement (ou surtout du non-allaitement) dépend de tellement de facteurs (Rien que des vêtements: cela fait trois ans que je porte des vêtements pas très variès: toutes mes jolies robes d’avant-grossesse sont incompatibles avec l’allaitement…=()

    Voilà, j’avoue ne pas être certaine du bienfait psychologique ou pas.. ni de l’âge idéal. si j’ai lu cet article, c’est que je me pose des questions. Il faudrait attendre l’avenir de mes enfants.

  48. Big Mama

    Bonjour,
    Merci pour cet article riche et détaillé.
    J’allaite ma première fille depuis huit mois maintenant et je ne considère pas qu’il s’agit d’un allaitement long. Je vois bien, par contre, que les gens autour de moi sont parfois très surpris, qu’ils n’imaginaient pas que ce soit encore possible. On me demande si j’ai encore du lait… (Question bête, oui, j’ai du lait, c’est mieux quand même pour le nourrir. )
    Sans parler des bénéfices incontestables pour la santé du bébé et de la maman, l’allaitement est tellement confortable! Quel temps économisé! Pas de lavages ou de stérilisation de biberons, pas besoin de se lever la nuit pour réchauffer un bib, pas besoin de les trimballer!
    Je pense que pour les mamans qui travaillent, c’est plus difficile (surtout avant la diversification) car tirer son lait peut être long et décourageant, cela impose également les corvées de nettoyage.
    Pour moi, un allaitement de deux ans n’est pas long, je pense que c’est un minimum (bien sûr si la maman en a la possibilité) et je ne suis pas choquée d’un allaitement plus long. Je souhaite allaiter jusqu’au sevrage naturel, on verra jusqu’à quel âge!
    Je rejoins le commentaire précédent, un des problème de l’allaitement, c’est l’habillage qui est un peu restreint!
    Merci pour ce super blog!

    1. Fabien

      C’est vrai qu’au départ Amélie, mon épouse, galérait un peu avec ses vêtements. 2 ans plus tard, tout semble devenu naturel, elle ne m’en parle plus.
      Cela me donne une bonne idée d’astuces pour un nouvel article.

  49. Clailia

    Merci pour cet article. Je ne savais pas que le système immunitaire s’achevait vers 6 ans.
    Ceci m’amène à me poser ces questions: pourquoi le changement de dentition de l’enfant s’effectue (en moyenne) vers 5/6 ans … et pourquoi parle-t-on de dent de lait ?

    Peut-être est-ce en fait un repère perdu d’allaitement comme quoi celui-ci cessait dans cette période ?

    1. Fabien

      J’ai eu le même raisonnement à l’écriture de l’article mais je n’ai rien trouvé de concluant sur le sujet pour apporter une affirmation. Néanmoins je trouvé la coïncidence étonnante :-)

      1. Samantha

        Ben moi je ne crois pas au hasard sur ce sujet. Et j’aime beaucoup ce nom de « dent de lait » en rapport avec l’âge du sevrage :)

        1. Hellvis

          Oui il y a un rapport entre perte des dents de « lait » et fin de l’allaitement. C’est tout simplement parce que l’apparition des dents définitives empêche la succion efficace du mamelon et donc l’alimentation au sein. Les dents de lait sont donc les dents avec lesquelles on peut boire le lait, au sein de sa mère bien entendu!

  50. Vanessa

    A quel moment précis doit on reprendre les rapports sexuels après l’accouchement c est à dire pendant l’allaitement?

    La reprise des rapports sexuels aura t-elle des changements ou des conséquences sur le lait maternel?

    1. nita

      La reprise des rapports sexuels c’est quand tu en as envie !
      Il n’y a aucune influence sur la composition du lait maternel (je ne voit pas bien par quel mécanisme biologique la stimulation du vagin pourrait agir sur la fabrication du lait).

      Petite indication : si ton partenaire aime te lécher/sucer les seins, il risque recevoir une giclée de lait ou d’en boire quelques gouttes…

    2. Fabien

      Bonjour Vanessa,
      Les rapports sexuels n’ont pas d’effet sur l’allaitement, du moins d’effet négatif. L’excitation va produire de l’ocytocine, ce qui risque de provoquer des éjections de lait durant le rapport. Rien de bien méchant :-)

  51. royalys

    Bonjour,
    Je suis arrivée par hasard sur votre article. J’ai ressentie un certain malaise car j’ai eu l’impression d’entrer dans une secte. Je n’ai pas constaté une joie ou un bonheur dans les propos des messages mais une obligation, un devoir ??
    Vous n’abordez pas le problème dans son intégralité.
    Je vais essayer de faire court :
    Allaiter n’est pas une obligation et arrêtez de culpabiliser les femmes afin qu’elles allaitent.
    Personnellement c’est une chose me qui dégoute rien que votre photo du début de l’article.
    Rien m’aurait pu m’obliger à cet acte.
    A une époque les femmes de condition confiaient cela à des nourrices  » professionnelles » ce qui était parfait.
    J’ai remarqué que bcp de femmes très pudiques en temps normal, (un décolleté ne doit pas dépasser trois doigts!!!) exhibent sans retenue leurs seins au moment de l’allaitement.
    Vous oubliez le père qui a peut être son mot à dire. Bien souvent les femmes qui allaitent refusent tous contacts avec leur compagnon. Où est l’harmonie du couple. Heureusement certaines femmes apprécient que le papa prenne le relais une fois que bébé est repu.
    Vous n’abordez pas non plus l’hygiène de vie de la femme. Vous n’allez pas affirmer que les femmes qui allaient, ne fument pas, ne prennent pas d’alcool, sans oublier les additifs alimentaires E.. qui sont pléthores dans l’alimentation au quotidien ( sauf pour les végétariens et BIO) ont un lait sain.
    Bien à vous

    1. fabien

      Bonjour Royalys,

      Je ne reviendrai pas sur la première partie de votre commentaire, j’ai déjà donné mon avis à travers les commentaires de l’article.
      Nous n’abordons en effet pas l’hygiène de la femme et dans l’idéal, oui la femme devrait avoir une alimentation saine, bio sans gluten…

      Je ne m’appuie sur aucune étude, d’ailleurs elle n’existe pas, mais il me semble que le lait de la femme sera toujours meilleur pour son enfant que celui d’une vache engraissé aux céréales bio. Je peux néanmoins me tromper.

      Fabien

    2. matou

      bonjour Royalys
      Il est dommage de toujours opposer les femmes qui allaitent et celles qui donnent le biberon; ce sont avant tout des mamans. Personnellement j’ai allaité et j’allaite toujours mes enfants (la dernière va avoir 20 mois) et pour moi ce n’est pas une obligation, loin de là. Avant d’avoir mon ainé, on m’a posé la question combien de temps… Bin 6 mois après basta!…… je l’ai allaité 27 mois parce que je n’ai pas vu le temps passé, parce que cela m’est naturelle. Et je parle pour moi.
      « J’ai remarqué que bcp de femmes très pudiques en temps normal, (un décolleté ne doit pas dépasser trois doigts!!!) exhibent sans retenue leurs seins au moment de l’allaitement. » Perso je n’en croise pas et j’en ai des amies qui allaitent.
      « Vous oubliez le père qui a peut être son mot à dire. Bien souvent les femmes qui allaitent refusent tous contacts avec leur compagnon » ce qui m’étonne c’est que les femmes ont apparemment beaucoup de facilité de se confier à vous à propos de leur sexualité dans le couple! Perso je suis une mère, et aussi une épouse. mes seins nourrissent mon enfant et quand je suis avec mon homme, ils ont un autre rôle! les 2 sont compatibles Vous généralisez tout et en général les personnes qui le font sont celles qui ne connaissent rien sur le sujet,( c’est tout ou rien) des a priori!
      La femme (que vous l’acceptiez ou non) est conçue pour nourrir son enfant! et c’est beau!
      être mère tout cour c’est une belle aventure! surtout partagé avec son homme!
      ET non je ne suis pas dans une secte, je suis juste une maman!

      1. Fabien

        Tout parent, ou presque, souhaite donner le meilleur à son enfant. L’allaitement ou le biberon sont donc un dilemme. Si l’on choisit l’un et que quelqu’un va nous dire l’autre est mieux pour x raison, nous nous sentons jugés.

    3. nafiss!

      Je suis comme vous matou, je trouve tout cet article et les commentaires qui suivent parfaitement indigestes !
      J’en ai lu des pages et des pages d’articles sur l’allaitement (mon ainée ayant déjà 13 ans et demi) mais là j’ai l’impression qu’on touche le fond, qu’on arrive au bout de ce qui se fait de plus extrémiste en la matière…
      Fabien cette petite pointe de sarcasme et de fausse modestie qu’on ressent entre les lignes de vos interventions dessert votre cause, vous semblez prendre les femmes pour de petites idiotes désinformées ayant besoin d’être guidé sur LA voie de la raison… Au secours !!

      1. nafiss!

        Le début de mon message s’adresse à royalys et non matou (désolée pour l’erreur)

      2. Fabien

        Que trouvez-vous d’indigestes dans l’article?

    4. Samantha

      La culpabilisation des femmes qui n’allaitent pas !! Vaste sujet !
      N’est coupable que le fauteur non ?

      Pourquoi culpabiliser si vous êtes sûr de votre choix ? si vous êtes sûre que donner du LA est meilleur pour votre enfant que donner du LM ??

      Celles qui assument leur choix de donner le bib ne culpabilise pas, et nous nous devons de respecter ces choix.
      Mais en aucun cas, sous prétexte de culpabiliser certaines mères, nous nous devons de raconter le bobard qui dit que le LA vaut aussi bien que le LM. C’est juste faux.

      Il faut juste se poser les bonnes questions, et assumer ses choix.

  52. Magali

    Matou, vous avez tout dit ! :)

  53. nilo

    L’allaitement n’est pas bénéfique, c’est le non allaitement qui est un risque ;-)

    Je suis une maman de trois enfants. Une fille allaité 45mois, dont 6mois en « tri allaitement » avec son petit frère et sa petite soeur, des jumeaux, qui bien évidemment sont encore allaités à l’âge de 17mois.
    Malgré beaucoup de mauvais conseils (de la part de l’entourage mais surtout des professionnels de santé), et malgré la maternité qui a fait à peu près n’importe quoi pour mes jumeaux (je ne vais pas m’étendre, trop de choses à dire et de colère aussi).

    En France seuls 10% des bébés sont exclusivement allaités à 3mois… Un vrai problème de santé publique. Et il parait que l’allaitement est une « mode » ? Imaginez si c’était le biberon la mode ! Bref on a encore beaucoup de chemin à faire en France.

    1. Fabien

      Exactement! Le plus juste est de dire que l’on prend des risques à ne pas allaiter

  54. Marilyne

    J’ai allaité ma première qui va avoir 5ans jusqu’à 3 mois exclusivement puis jusque 8 mois en alternance à cause de la reprise du travail, le tire – lait au travail c’était l’horreur et je l’ai très mal vécu! Ma deuxième est exclusivement au sein depuis 6 mois et je continuerais le plus longtemps possible car déjà même si ce n’est pas facile financièrement j’ai cessé toutes activités et c’est beaucoup mieux ainsi ! Ma plus grande est ravie et moi je culpabilise quand même car j’aurais due dès la première stopper le travail ! Ce que je peux voir après je ne suis pas spécialiste c’est que ma plus grande a eu du mal à abandonner sa tutute et j’ai l’impression qu’elle a été sevrée trop tôt et à compensé ce manque , tandis que ma deuxième ne prend quasi pas sa tutute et mange beaucoup mieux, car oui ma plus grande est vraiment difficile à manger . Je ne trouve pas choquant de nous comparer à des singes, car la nature est et restera, preuve en est que certaines personnes sont pire que des animaux , car on peut dire des animaux qui pratiquent ce qui pour nous est de l’inceste donc forcément ce n’est pas un exemple à suivre mais pour ce qu’il en est de la cruauté désolée mais les animaux tuent par nécessité et non par plaisir ! Donc il n’y a rien de bizarre à allaiter un enfant de plus de 2 ans par contre pour affirmer qu’il y a un abus de la mère il suffit juste de proposer à l’enfant la possibilité de boire le lait maternelle en biberon ou en tasse et si c’est la mère qui rejette cette possibilité alors il y a un problème. Aujourd’hui je me rend compte que ma plus grande a mal vécu également ce sevrage forcé , non pas par ma volonté mais les impératifs financiers car nous ne sommes pas encouragées à allaiter (combien de fois je me suis retrouvée dans les toilettes publiques pour garder aussi un minimum de ma pudeur et surtout un congés maternité rikiki et ah oui le congés parental où il faut souvent sacrifier ses économies quand votre mari n’a pas un salaire de ministre!) Et je suis désolée mais à la base notre lait est censé être le meilleur et sur mesure pour notre enfant , je ne suis pas choquée si une maman donne encore le sein à un enfant de plus de 2 ans , je le suis si elle le fait en public et si elle empêche son enfant à ne pas passer à prendre son lait dans un récipient au delà de 4 ans . Notre société a trop tendance a vouloir grandir nos petits, résultat regardez ces petites filles à 10 ans qui portent des strings, ou à 12 ans maquillées et habillées sexy à l’école… Alors je suis désolée mais soyons réalistes si on peut offrir le meilleur pour leur santé à nos enfants autant le faire , maintenant ne jugeons pas celles qui ne peuvent ou ne veulent le faire (après tout c’est leur enfant ) et par contre conseillons celles qui abusent sans s’en rendre compte souvent , en leur faisant comprendre qu’à plus de 4 ans un enfant n’a plus de risque pour sa santé à ne plus prendre de lait maternel et par contre que cela devient malsain de lui donner le sein et que ce n’est pas bien pour l’enfant comme pour la mère .

  55. Marilyne

    Oups ,j’ oubliais pour certaines,: NON des mamans qui allaitent ne sont pas dans une secte! Et oui aux temps de la royauté il y avait les nourricières et par contre la plupart se mariaient entre eux cousins ( et oui c’est ce qu’on appel aujourd’hui de l’inceste ) et notons le taux de mortalité infantile , alors ici allaiter ou non n’est pas une obligation , mais juste un conseil sur ce qui pourra être démontré sans problème: allaiter est meilleur pour la santé de votre bébé, pas OBLIGE mais MIEUX c’est tout! Donc après faites ce que vous voulez !

  56. delphine

    Mon experience : allaitement de 5 enfants (oui c est beaucoup mais c est comme ça. Point !)
    La premiere exclusif jusqu a 5 mois puis reprise du travail essai d’ allaitement mixte mais 15j apres elle a decidé le sevrage.
    La deuxieme, mon conjoint n’acceptait pas la prolongation j ai lutté jusqu a ses 1 an.
    C etait il y a plus de 15 ans…

    Ma troisieme, 10 ans apres les ainees, souci de prise de poids, lutte pour qu elle mange et contre mon conjoint aussi ^^ (avec soutien du pediatre)mais allaitement jusqu a 6 mois en exclusif puis passage directement à d autres solutions, j ai mis 6 mois à comprendre qu’elle n aimait pas vraiment les laitages, que ce soit le mien ou un autre…aujourd’hui elle en consomme peu et d’ailleurs le digere mal
    Mes jumeaux exclusif 9 mois, ma fille a decidé de se sevrer d elle meme autour de ses deux ans. Tandis que mon fils, 5 ans bientôt a bien du mal à arreter.
    Mais c’est une histoire à deux, il n’est pas le seul à décider, j’en ai eu marre, je lui ai expliqué, il a reduit ses demandes, je lui dit non parfois…et ça se passe bien. De mon experience, à cet age, je trouve que ce n est plus un besoin de boire, mais plutôt un besoin de câlin avec maman… un besoin de toucher…pour le rassurer…je n aime pas rufo, mais j avoue qu aujourd hui je me pose la queqtion !

  57. Samantha

    Merci beaucoup pour cet article que je trouve génial !
    Je n’ai pas grand chose d’autre à dire (et je n’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires, je vais m’y atteler…).
    J’allaite toujours mon fils de 3 ans (et 2 mois) et je suis enceinte de mon 2e bébé. J’ai galéré pendant 1 an avant de trouver la cause de mes douleurs d’allaitement liées à un frein de lèvre épais. Je me suis battue corps et âme, j’ai souffert physiquement et moralement, mais depuis que ce frein a enfin été coupé, je revis ! En fait, nous aurons eu 2 allaitements en 1 !
    Clairement, je prends du plaisir à allaiter mon fils, mais ce n’est pas un plaisir malsain. Juste, j’aime par dessus tout l’avoir contre moi, plonger mon regard dans le sien, le voir s’endormir tranquillement…Des moments de complicité qui n’ont pas de prix !
    J’espère que ma grossesse ne va pas entraver ce plaisir. Je ne sais pas trop si je désire co allaiter, disons plutôt que, après m’être informée sur le sujet, je laisse les choses venir et vois au jour le jour. Je n’ai aucun objectif de durée, mais je serais triste que mon fils cesse de téter maintenant. Et je pense qu’avec encore 2 voire 3 ou 4 tétées par jour (malgré le manque de lait actuel, et parfois encore en extérieur !), mon fils n’a pas non plus envie d’arrêter !
    Merci encore pour votre article que j’ai partagé avec grand plaisir !

  58. aline

    Allaitement du 1er:8mois1/2, du 2e: 5ans avec coallaitement et du dernier tjs encours à 30mois ;)ilfaut juste balayer les à priori. …qui persiste et diffuser au maximum les bienfaits d’un allaitement. …

  59. Stéphanie

    En commentaire, je poste une chanson modifiée par mes soins et je recommande le dernier hors-série des Dossiers de l’allaitement : http://www.lllfrance.org/Boutique/Livres/L-allaitement-quand-il-dure-longtemps.html

    Stéphanie PELINSKI d’après Georges Brassens
    LES MAMANS ALLAITANT EN PUBLIC

    Les gens qui voient de travers
    Ne voient qu’ des seins à l’air
    Fabriquant des pervers
    Ils ne comprennent pas du tout ce qu’est l’allaitement
    Mais c’est une absurdité
    Car ce sein peu dévoilé
    N’offre qu’une tétée,
    Un p’tit moment de repos, un câlin nourrissant

    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    En s’ fouettant pas mal du regard oblique
    Des passants honnêtes
    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Peuvent allaiter et rester pudiques
    Cacher ce sein si érotique !

    Ces deux beaux instruments
    Que chaque homme revendique
    De façon possessive
    Et qui ne servent pourtant qu’à nourrir leurs enfants
    Affichés de tous côtés,
    Sur les murs, les papiers
    Ou même à la télé
    Ont été dépossédés de leur fonction maternante

    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Se sont rappropriés c’est logique
    Leurs bienfaisantes mamelles
    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    N’ont que faire de toutes les critiques
    Envers cet acte biologique !

    Tant qu’ils sont vraiment petits
    Qu’ils ne galopent pas
    Qu’ils ne babillent pas
    L’ensemble des gens admirent ce tableau si charmant
    Mais dès qu’ils ont des dents,
    Qu’ils dépassent un peu trop,
    Ou qu’ils déshabillent leur maman
    On crie au haro, on trouve le spectacle choquant

    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Apprécient les regards sympathiques
    Des passants honnêtes
    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Aim’raient qu’ du Pôle nord au Pacifique
    Donner le sein redevienne classique

    Piscines, cafés, restaurants,
    Parcs et bibliothèques
    Commerces ou salles d’attente
    Pourquoi faut-il s’empêcher d’allaiter son enfant ?
    Est-il donc plus convenable
    D’les laisser triturer
    Des tétines fabriquées
    Avec on ne sait quoi, pétrole ou plastique transformé ?

    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Ne pensent qu’à soulager au plus vite
    Les maux de leur petit
    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Ne s’embarrassent de rien de spécifique
    Deux seins bien pleins, c’est bien pratique !

    Ne faut-il pas fustiger
    Notre monde dépravé
    Qui se permet de souiller
    Un geste ancestral qui a nourri l’humanité
    Des siècles de tétées
    Au sein de leur mère ou chez
    Des nourrices au bon lait
    Allaitant des enfants, oui, jusqu’à parfois 7 ans !

    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Refusent d’engraisser au nom du fric
    Des firmes malhonnêtes
    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Font confiance en leur instinct antique
    Et aux bienfaits de ce sein magique !

    Que de conversations engagées
    Sur des regards échangés,
    Sur quelques questions timides
    Et que de souffrances, de regrets ainsi évoqués
    Combien de femmes ont dû sevrer
    Parce qu’elles croyaient
    Qu’elles manquaient de lait
    Que de conseils erronés, que d’allaitements ratés

    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Ont reçu la chance magnifique
    D’obtenir de l’aide
    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Ne font rien qui offense le public
    Sauf rapp’ler des histoires tragiques

    Une fois les années passées
    Quand seront oubliés
    Les reproches flambants
    Quand les enfants seront devenus adolescents
    Qui se souviendra encore
    Avoir croisé dehors
    Ces enfants allaités
    Laissez-les donc profiter de ces années de lait

    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Ne veulent pas défrayer la chronique
    Elles vaquent et allaitent
    Les mamans qui allaitent leur enfant en public,
    En public, en public,
    Donnent simplement leur lait biologique
    Sans s’ poser d’questions métaphysiques !

    1. Stéphanie

      J’en profite pour ajouter que j’ai allaité mon fils aîné 6 ans, 8 mois 2 semaines et 3 jours et j’allaite encore ma fille de 5 ans et demi.
      Hier matin, elle me disait : « Maman, voilà, je suis grande, je crois que je vais arrêter la tétée. Mais c’est dur, c’est trop bon, quand je vois tes seins, ça me donne envie de boire ! »
      « ok, on arrête laquelle alors, celle du soir ou du matin ? »
      « Celle du matin »
      Le plus difficile, pour les « grands », c’est qu’ils ont mémoire de ce goût très particulier du lait maternel, que ce goût leur rappelle une saveur liée à quelque chose que la plupart ont oublié : l’environnement interne de la maman. Arrêter de boire la tétée, c’est une sorte d’au revoir, pas facile à faire. Ils savent qu’on n’en trouve pas en bouteille au magasin. Ils aiment le goût du lait. C’est un vrai sevrage, un peu comme si on vous dit : t’es trop grand pour manger du chocolat maintenant, alors que c’est sous votre nez !

  60. vally

    bonjour,
    article très intéressant!!!cela me parait judicieux de vous raconter ma petite histoire, j’ai allaité ma dernière….4 ans c’est à dire jusqu’au sevrage naturel!!!pourquoi????mes enfants ainés souffraient à chaque fois de graves eczémas quand je passais au lait industriel, cette fois ci après plusieurs lectures et recherches j’avais décidé que l’on m’entraverai pas mon allaitement car par certains moment surtout quand on est jeune parent ce qui est plus mon cas, on se laisse vite influencé par le corps médicale et l’entourage. Conclusion pour ma part, bénéfique en tout point!!!ma petite n’a quasi pas été malade, le lien affectif est nettement plus fort sans compter d’un sentiment d’accomplissement et je ne serai l’expliquer, ma fille est très indépendante à 5 ans un paradoxe alors que certains prônent que l’allaitement ne rend pas les enfants autonomes!!! est très à l’aise socialement, à l’école n’en parlons pas (elle sait déjà lire…)et surtout un fait important elle est équilibrée que demander de plus!!!et malgré ma vie professionnelle active je peux vous assurer que je suis fière de moi pour ce coup!!!

  61. Carine

    Bonsoir, j’allaite mes 2 enfants: l’ainé a 5 ans1/2 et ma fille 14 mois…mon fils aime tellement téter, il ne veut pas que cela s’arrête! Rien de plus naturel et normal pour nous.

  62. Zoubida

    Bonjour. Merci pour cet article! quand on le lit, on a moins le sentiment d’être des extraterrestres. Oui, parce que pour nous: 3 filles, 11 ans d’allaitement ininterrompu. 2 co-allaitements. « J’ai » sevré mon ainée à 3 ans. J’ai laissé ses 2 sœurs se sevrer naturellement. Toutes les 2 se sont sevrées à 6 ans après un co-allaitement qui a duré 4 ans. Voilà pour notre expérience.

  63. Frédéric DIJOUX

    Bonjour,

    Les parents parlent beaucoup de leur pratique mais pas assez* voire pas du tout des bienfaits de l’allaitement prolongé sur la santé.
    Or, une pratique n’a de sens que si elle a des bienfaits merci de nous faire part également des conséquences positives ou négatives sur la physiologie et/ou la psychologie : présence ou absence de maladies chroniques (allergie, asthme, diabète, obésité, etc.), de la croissance.

    Pour ma part : j’ai un cousin allaité jusqu’à ses six ans qui a une croissance « hors norme » à douze ans il fait 1,70m et n’a pas de maladie connue.

    * certains parlent surtout du regard d’autrui qui peut entrainer de la gêne, de l’indépendance précoce des enfants, etc.

    1. Nilo

      L’allaitement n’a aucun bénéfice. C’est le non allaitement qui comporte des risques qui sont nombreux et reconnus.
      Le livre de James Akré rend bien compte de tout cela avec beaucoup de sources. Il parle nottament des risques de mortalité accru pour les enfants non allaités, dans les pays développés.
      Le lait maternel n’entraîne évidemment aucun risque supplémentaires sur des maladies chronique ou des risques sur la croissance ! Il est la norme pour le petit homme et donc l’idéal pour un développement physique et mental optimal.

    2. laure

      bonjour,
      j’ai allaité mes 3 enfants, mais je ne suis pas pour les allaitements extra-longs. 1 an c’est très bien, 2 ans cela passe tout juste puis ensuite ce n’est pas forcément conseillé;
      par contre ne pas allaiter ou se contenter de quelques semaines, je trouve dommage (on rate de beaux moments d’échange) dommageable (pas d’anticorps donné à l’enfant) et peu persévérant (ben oui j’ai dû serrer les dents: crevasses le premier mois, contractions douloureuses les premiers jours, mais dès le 2ème mois cela marchait bien).
      Et 3 ou 4 mois sans préparer de biberon et sans tirer son lait, c’est un confort qui vaut bien quelque fatigue.
      Je pense qu’un refus d’office indique une cause à rechercher, à comprendre et à régler pour dépasser un blocage.

      Du côté des problèmes médicaux, pas de maladie jusqu’au sevrage, mais je regrette cependant d’avoir exclusivement allaité jusqu’à 6 mois mon 3ème enfant, car il a eu beaucoup plus de peine à apprendre à manger à la cuillère ensuite et plus tard des années de logopédie: sa position de la langue était toujours adaptée à l’allaitement mais repoussait la cuillère, puis plus grand il avait une mauvaise position de la langue pour certains sons. Donc dans mon histoire personnelle je vois de légers problèmes de développement pour l’enfant allaité 36 mois dont 6 mois exclusivement au sein.

      Du côté des bienfaits sur la santé, ils sont très visibles, même avec un allaitement de 9 à 12 mois (dont 4 à 5 mois d’allaitement maternel exclusif) : première maladie 2 à 3 mois après le sevrage, pas de maladie grave (mes enfants ont 10 à 15 ans).

      Du côté de la mère, on sait maintenant que le développement des seins à la fin de la grossesse est là pour préparer l’allaitement, et s’il est stoppé d’office après l’accouchement ou peu temps après, cela favorise le cancer du sein. Allaiter quelques mois et diminuer en amenant à un sevrage progressif naturel protège donc contre le cancer du sein.

      Je ne connaissais pas la notion de co-allaitement, de toute façon chez moi l’allaitement empêchait le retour de couches et donc toute grossesse.
      Pour ma part l’allaitement amenait une sécheresse vaginale peu propice aux ébats. C’est une autre réticence à une durée de plusieurs années.
      Les premières dents sont aussi une étape où il faut apprendre au bébé à ne pas mordre le téton et bien positionner la bouche.

      Je suis vraiment pour l’allaitement des nourrissons mais ne comprend pas votre obsession de l’allaitement des enfants de 4, 5 ,6 …8 ans c’est un âge où d’autres nourritures suffisent, d’autres câlins confortent l’affection mère-enfant, et des tas de découvertes sont à faire ! C’est cette position de soutenir un allaitement à un âge où il ne sert plus à rien, ou juste à endormir un enfant le soir ou le renforcer dans des caprices exagérés -avec la facilité de pouvoir se servir tout seul au sein de sa mère-, là où des dérivatifs existent (communication verbale, jeux de grands, découvertes de son âge), qui donne à ce site quelques commentaires sectaires. Ce n’est pas pour rien que les dents changent: c’est parce que l’organisme est adapté à une alimentation de grand. Quant à la comparaison avec les grands singes, elle vaut pour une civilisation où l’accès à la nourriture est difficile et si la propreté des aliments et surtout de l’eau n’est pas garantie.

      Je ne crois pas que la taille d’un enfant dépende de la durée de l’allaitement, mais que la croissance dépend surtout d’une quantité adéquate de lait, quel qu’il soit.

      1. Magali

        Je crois, encore une fois, qu’il est question de laisser chaque mère faire comme elle souhaite, dans son corps et dans son coeur, de laisser les enfants de ces mères avoir leur mot à dire aussi. Peu importe ce que pense untel ou untel, c’est d’abord soi pour soi-même. Je ne me mêle pas de la vie de mon voisin et j’ai allaité longtemps (et je continue) tout en le vivant bien et j’ai une copine qui n’a pas allaité du tout et qui la très bien vécu. A quand la tolérance ?

  64. Hellvis

    Je suis parfaitement d’accord avec le commentaire de Nilo. Cette confusion est courante dans nos sociétés ou l’allaitement est devenue rare. On considère le biberon comme la norme et l’allaitement comme un bonus éventuel, si tout va bien. Alors que l’allaitement est la norme et le biberon une pâle copie, un substitut de moindre qualité.
    Je tiens également à ajouter cette phrase qui m’a beaucoup parlé quand je l’ai lu (bien que j’en ai oublié la source) : on n’a jamais entendu une femme dire au moment se sa mort : « je regrette d’avoir passé autant de temps avec mes enfants ». Je pense que c’est pareil pour l’allaitement. On entendra jamais une mère dire : « je regrette de les avoir allaités aussi longtemps. » Alors que le regret d’avoir allaité trop peu, malheureusement, existe.

  65. Deya

    Je voudrais réagir à plusieurs commentaires:
    -déjà je me sens insultée en tant que personne qui n’a pas été allaitée. Dire que le lait maternisé agrave le système immunitaire est infondé. J’ai des analyses de sang en béton à 25 ans (à chaque fois qu’un médecin les voit il m’en fait même des compliments, c’est tout juste si on ne dirait pas de la flatterie) et j’ai eu mon premier rhume à 7 ans, là où les autres avaient déjà la morve au nez à 1 an. Ma mère se souvient de cette amie qui avait allaité ses filles et qui étaient constamment malades, elles avaient tout attrapé!
    De plus, mon alimentation a été exemplaire avec 5 fruits et légumes par jour alors que les autres avaient au goûter les Kinder Pingui et les mini paquets de céréales.
    Moi et mon frère sommes très intelligents et ce n’est pas faute de l’avoir entendu de profs et au conservatoire.
    Donc voilà, donner le biberon n’est pas une tare. Peut-être que le lait maternel est meilleur, mais le lait en poudre est OK. Ah et désolée de rompre le mythe mais quasiment tout est génétique. Vous aurez beau allaiter jusqu’à 12 ans, si votre pool génétique est naze aucun miracle ne s’opérera.

    – le sein n’a pas comme fonction première de nourrir puisqu’il ne produit pas de lait, SAUF si on vient de donner naissance (et cas rares, très rares). En gros, si vous avez, allez 2 gosses, vous les allaitez 2 ans chacun (soyons fous), sur votre vie de 85 ans (67 d’âge adulte), votre sein aura eu sa fonction nourricière 4 ans. 4 sur 67… C’est vrai que c’est sa fonction number 1!
    C’est un organe érotique. D’ailleurs si quelqu’un me touchait le sein dans le métro il se prendrait une gifle (alors que s’il me touche le coude non).

    -Si je voyais un gamin de 6 ans entrain de suçoter le sein de sa mère, j’appellerais direct les services sociaux. Ça me fait penser au film Polisse, à un moment on voit une mère au commissariat qui avoue sans honte qu’elle »branle » son petit parce que ça l’apaise…

    Je pense en réalité que Fabien, en plus de prôner les bienfaits du lait maternel, aimerait que l’on allaite jusqu’à 6 ans pour qu’en fait on reste à la maison à faire les bo-bonnes. Il se cache derrière l’argument bien pensant du: « je pense à la santé du bébé », mais en réalité il méprise les femmes (il n’y a qu’à remonter le fil pour voir les réponses lamentables que l’on pourrait résumer par: « ta gueule et nourrit le gosse ».). La plupart du temps il répond hypocritement, bien sûr que la décision se prend à 2, bien sûr que la maman compte, bien sûr nia nia nia… MAIS c’est quand même à ton mioche de décider, de disposer de ton corps comme si c’était un frigo d’une formule All Inclusive.

    Non Fabien, on n’est pas des objets.

    1. Nilo

      Si grande est votre intelligence, votre méconnaissance sur le sujet l’est tout autant.
      Allez vous informer un peu sur un sujet avant de vous lancer dans ce genre de commentaire (qui m’a bien faire rire tellement votre ton supérieur contraste avec la pauvreté de vos arguments).

    2. ivy

      A la base on est pas censé faire deux bébés maxi. A la base la femme est censé enchainer les naissances et donc allaiter plus ou moins continuellement. Donc si le sein a une fonction nourricière que l homme a dévié dn fonction sexuelle (que personnellement je trouve) malsaine et qui fait de nous femmes, des objets. Quand le bébé devenu enfant tète moins, grosso modo le cycle menstruel revient et la femme est prête a concevoir un nouveau bébé. La fonction reproductrice et donc nourricière occupe une grande partie de la vie d’une femme a l état naturel, biologique.
      Votre commentaire serai potable pour une partie de la gent féminine actuel mais oublie que l évolution génétique de l homme na pas changée malgré les milliards d années d évolution. On voit que vous êtes jeune, féministe (bien que la vraie liberté est d’aimer sans compter ses enfants et ne pas craindre pour ses seins dans le métro) et mal renseignée.

    3. ivy

      Au passage moi aussi je me sens insultée deya par votre commentaire.
      Et si vous n avez pas ete malade, ca peut être très probablement grâce a une alimentation saine et équilibrée. Car effectivement quand on mange mal, on a beaucoup plus de risques d être malade. L allaitement na rien a voir la dedans. Il sert a nourrir bébé les premiers mois, l accompagner pendant plusieurs années pour compléter l alimentation solide. Et tout au long de l allaitement, le rassurer le sécuriser lui donner sa dose d amour de contact si important pour eux. Le lait n est qu’une fonction, multiples de l allaitement.

    4. Fabien

      Merci Deya pour participation.
      Je peux tout à fait comprendre que tu ne sois pas d’accord avec mon article. Je ne pense pas qu’allaiter un enfant fasse de la maman un objet, loin de là.

    5. lisou149

      « le sein n’a pas comme fonction première de nourrir puisqu’il ne produit pas de lait, SAUF si on vient de donner naissance (et cas rares, très rares) « …connaissez-vous l’allaitement induite et l’allaitement d’enfant adopté?

  66. Julie

    Maman de 3 petitous, tous allaités.
    J’ai forcément un parti pris concernant l’article puisque les réflexions sont celles que j’ai eu y’a 10 ans en arrière.
    Des 3-4 lignes que j’ai pu lire, je constate que les personnes « contre » ont toujours les mêmes faux arguments, la société n’aurait-elle pas changé en 10 ans ?!
    Pour en revenir à cette période d’allaitement, je pense que tant qu’on peut mais surtout que bébé prend , pourquoi vouloir arrêter ?! Je parle du choix de l’enfant car autant mon premier a tété pendant 3 ans et ma dernière pendant 3 ans et demi, autant mon second fils lui s’est sevré à 17 mois. Ce n’était pas mon choix et après une période de co-allaitement , je ne m’attendais pas à ce que mes deux premiers bébés s’arrêtent tous deux en même temps , le même jour.
    Comme quoi.
    Bref c’était juste un témoignage d’un sujet qui me tient à cœur , puisqu’aujourd’hui, dès que je le peux, j’aide des mamans en détresse concernant leur allaitement car peu de professionnels sont réellement formés sur le sujet.

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  68. bepenthes

    Bonjour,
    Allaiter est un bien beau mot, et oui, je suis pour. Mais il y a des limites.
    Je travaille avec des produits chimiques, donc sevrage obligé pour les 5 mois :-(
    Pour mon 1er, pas assez de lait donc passage mixte bibi-allaitement dès ses 2 mois, mais aucun problème
    Pour mon 2eme, je devais reprendre à 3 mois. A nouveau, pas assez de lait, ce qui l’empéchait de passer de bonne nuit (il pleurait jour et nuit). Par contre lui ne voulait pas du bibi. Je n’ai pas su le sevrer pour ses 3 mois (et j’ai du repousser de 2 mois la reprise du boulot) mais j’ai du introduire les panades à 3 mois et demi, et là il a accepté le sevrage et a arrêté de pleurer… Donc allaiter longtemps oui, mais dépendant de notre constitution aussi. J’avoue avoir vraiment très mal vécu cet allaitement, que j’étais contente d’arrêter alors que pour le 1er j’aurais volontiers prolongé. Je pense que inconsciemment je savais que mon bébé avait faim et que ca ne le satisfaisait pas…
    Sinon je dirais que au-delà de l’entrée à l’école (2an et demi à 3 ans), l’allaitement dans notre société ne devrait plus se faire, afin que l’enfant puisse s’épanouir avec ses amis, aller dormir chez l’autre, soit plus autonome, et n’en ait qu’un vague souvenir. Je pense que l’allaitement est à banaliser, oui, et il ne faut pas avoir honte de dire à son enfant qu’on l’a allaité, mais il faut assi le faire grandir et lui dire qu’il n’est plus un bébé et n’en a plus besoin. Puisque l’on est à comparer avec les autres animaux, pensez-vous qu’un mammifère allaite encore un bébé qui n’en n’a plus besoin? Je dirais que non, la mère le repousse (il n’y a qu’a voir les chattes ou chiennes réagir)…

    1. Samantha

      Ben non, les mammifères n’allaitent plus leurs bébés quand il n’en n’ont plus besoin. Donc mon fils (3 ans et demi) arrêtera de téter quand il n’en aura plus besoin. Mais qui je suis moi pour affirmer que là, maintenant, tout de suite, il n’en a pas besoin ? Il est le seul à savoir (et moi, j’ai une petite idée de ce dont il a envie). De mon coté, ça me convient, je n’en souffre pas, donc on continue, et on verra par la suite.
      Allaiter un bambin n’a rien à voir avec allaiter un nouveau né. Mon fils, par exemple, tète 2 fois par jour, parfois en journée mais ça devient rare. Et je n’ai rien fait pour ça. Il a toujours pu téter à volonté. Et vous voyez, il a réduit tout seul. Un jour viendra où il oubliera de téter, ou peut-être il décidera qu’il est assez grand, ou peut-être moi, j’en aurai marre qu’il tète…comment savoir ? Il s’agit juste d’accompagner mon enfant vers l’autonomie en lui assurant un maximum de sécurité affective et d’amour, qui, chez nous, passe (en partie) par l’allaitement.
      « Il ne faut pas avoir honte de dire à son enfant qu’on l’a allaité »…(??!!) on est bien loin d’une banalisation là ! Honte ??! Je ne trouve pas les mots pour commenter ça en fait…
      Et pour discuter avec de nombreuses mamans de bambins allaités, le fait qu’il tètent toujours ne les empêche en aucun cas d’aller à l’école, d’aller passer une nuit ou plusieurs jours chez des copains…c’est juste une idée fausse (une de plus).
      Nous avons tous nos limites. Mais nous n’avons pas à blâmer les personnes qui vont au delà de ces limites, surtout sur le sujet de l’allaitement : il n’a jamais été prouvé qu’une mère faisait du mal à son enfant en le laissant téter jusqu’au sevrage naturel (parfois 6 ans et plus).

    2. ivy

      Bonjour, il n’y a que 3% de femmes qui n’ont réellement pas assez de lait.
      A partir du moment où on allaite à la demande, qu’on a une alimentation variée et équilibrée, il y a forcément une solution.
      Peut-être du coup auriez vous pu allaiter plus longtemps et par la même, avoir un regard moins « fermé » (je trouve) sur l’allaitement long. Un enfant n’est nullement privé de vivre comme ses copains non allaités. Par exemple aucune contre indication à aller dormir chez les copains ;)

  69. isa

    Bonjour,
    Mon fils a trois mois et demi je l’allaite et tout ce passe au mieux.
    Mon médecin généraliste qui est une femme me conseil vivement d arrêter aux environs de ses 7 8 mois.
    Selon elle je cite : les mères allaitant au delà sont « castratrices »
    Et il vaut mieux privilegier la santé psychique car la séparation par la suite pour le bébé est très mal vécu.
    Quand pensez vous?

    1. Nilo

      Mouahahaha
      Pardon
      Votre médecin est bien drôle, j’aimerais connaître ses sources ? Sur quoi appuie t’elle ses dires ?
      Car les études démontrant l’importance de l’allaitement passé un an sur la santé physique et aussi sur l’attachement, la confiance en soit, l’autonomie, font légion.
      Changez de médecin, ou dites lui oui oui et ne parlez plus d’allaitement…

      Un site très intéressant qui fournit ses sources ;)
      http://maternage.free.fr/allaitement.htm

    2. Karine

      Ton médecin généraliste n’est pas psychiatre! Fais comme tu le sens. Moi ma fille a 22 mois et je l’allaite encore.Bon c’est une fille je dois pas pouvoir la castrer lol. Je commence a lui mettre des restrictions parce que quand elle veut téter tout le temps ca m’énerve. On est à 3 tetees par jour et uniquement quand on est a la maison. Voila quand j’en aurais marre aussi qu’elle tete 3 fois par jour on passera à 2 puis à 1 et enfin à 0. C’est comme ca que je vois les choses. Ou alors c’est elle qui ne voudra plus avant. Entre moi et ma fille, la premiere qui en a marre arrête. Bon courage face aux autres et profites de ton petit

  70. Fabien

    Bonjour Isa,
    Je pense que vous devez changer de médecin, et je suis très sérieux :-)
    Fabien

  71. isa

    Merci intéressant le lien je n ai pas encore tout lu.En effet quand elle ma dit de donner 5 tt a 2 mois et demi j’ai dit »oui oui ».
    J en ai parler egalement a ma sage femme qui m’a conseiller de changer de docteur elle me conseil jusqu’au 2 ans au dela elle trouve que c est trop .
    Depuis (il y a environ 3 semaines) j ai ete voir une pédiatre qui est aussi homeopathe, osteo et allergologue… (et oui tout ca) elle m a donner de précieux conseils pour le reflux et la constipation de mon loulou que j en ai oublier de lui poser cette fameuse question sur la duree de l allaitement !!
    Je la revoie dans 10 jours

  72. isa

    Juste au cas ou ca peut intéresser? Les precieux conseils quelle ma donner sont tres efficaces :
    Surtout pas de lait de vache pour moi sous nimporte quelle forme,
    Boire l eau la rosee de la reine,
    Plus remede homeo depuis c est le jour et la nuit.

    1. Nilo

      Effectivement les coliques et/ou le rgo sont souvent dus à une intolérance, ou allergie, des produits laitiers. Attention aux charcuteries, plats préparés, biscuits, certaines chips….
      Mais généralement les médecins ne sont pas formés sur ce problème et beaucoup pensent impossible que l’enfant souffre des plv par l’intermédiaire de l’allaitement.
      Il faudra faire encore plus attention pendant la diversification, car si les plv sont mal supportés par le lait maternel, ça sera encore pire en direct ! L’idéal étant de tenter une réintroduction dans l’alimentation de la maman, progressivement, après quelques mois d’éviction stricte.

      La sf a t’elle donné des arguments pour limiter l’allaitement à 2ans ? D’après l’OMS ces deux années devraient être un minimum ;) si l’enfant veut continuer et que la maman est satisfaite ainsi il n’y a aucune contre indication à continuer. Je ne crois pas qu’une seule étude ai pu mettre en avant un effet néfaste sur le développement physique ou psychologique de l’enfant si l’allaitement se prolonge au delà de deux ans.
      Pensez à demander leurs sources aux personnes qui critiquent l’allaitement prolongé ;) souvent ils n’en n’ont aucune, ou la voisine de leur grand mère….

  73. isa

    Elle se base sur le fait que ensuite le lait materniser » conviendrait  »
    Comme elle dit nous ne sommes pas en Afrique.je ne sait pas si je suis d’accord.moi je decide d allaiter car c le mieux pour mes enfants malgre mon entourage tres fermer a l idee mais ca m egale
    Personnellement en france cela ne fait malheureusement pas partie de la norme d allaiter tout cours alors jusque 6ans…

  74. Fabien

    Tu peux lui demander la compo du lait en poudre, lui demander pourquoi il faut en donner a ton enfant alors que tu en as plein les seins. Et tu peux aussi lui demander comment le cerveau du veau croit entre la naissance et 1 an par rapport à celui d’un humain.

  75. Aureliegailland

    moi je comprends pas trop l’intérêt de l’article et surtout l’intérêt de donner une limite à l’allaitement

    Que le bonobo allaite 7 ans ou le chimpanzé 4 , en quoi ça me concerne ?

    que ma voisine allaite 1 mois ou 12 ans en quoi ça me concerne ?

    l’important c’est d’avoir le choix, j’ai envie d’allaiter j’allaite et je demande pas aux autres de me donner une durée

    j’ai pas envie d’allaiter j’en ai peut être rien à faire de savoir que le bonobo ou ma voisine allaite 5 ans ou encore que le lait maternel est meilleur (tout le monde le sait)

    vous cherchez à imposer une durée allaiter jusqu’à 6 ans comme certains cherchent à imposer un non allaitement

    en gros dans la société de mes rêves je pourrai faire comme je veux sans me justifier !!!

    1. Nilo

      Bien sur que chacun fait comme il veut ;)
      Nous nous voulons tous le meilleur pour nos enfants non ? Bon en fait non ça n’est pas le cas, mais pour ceux qui le veulent, c’est bien de savoir que l’allaitement est indispensable au développement optimale des enfants et qu’ils sont biologiquement censés le recevoir minimum 2ans. Si tu ne sais pas ça (car très peu le savent et encore moins y CROIENT) tu as peu de chances de le faire (car la société nous pousse au sevrage) et donc tu te retrouve a refiler une alimentation inadapté à tes gosses sans savoir que c’est néfaste à leur santé. Et si tu le réalises plus tard, tu n’as plus qu’à te dire merde ! Si j’avais su…

  76. Fabien

    Il s’agit juste de comprendre comment la nature fonctionne et comment nous humain nous fonctionnons pour donner le meilleur à nos enfànts

  77. Catherine

    J’ai allaité mon plus grand fils jusqu’à 6 ans (je l’ai quand même « sevré de force! ») et mon fils de 4 ans l’est toujours.
    Mon grand a un trouble autistique léger. Le médecin qui l’a diagnostiqué a cependant été surpris de voir que ses symptômes paraissaient vraiment légers par rapport à la moyenne. Surtout en ce qui concerne les interactions sociales. Il a constaté la même chose sur 4 autres enfants allaités au moins 4 ans. Cela pourrait provenir des effets de l’ocytocine contenue dans le lait.
    Un autre bienfait donc, qui se rajoute à la liste!

    1. Samantha

      Catherine, je suis très intéressée par votre commentaire par rapport aux troubles autistiques légers. Pourrions nous discuter en privé ? mon mail : samantharnoult@hotmail.fr
      Merci d’avance !

  78. lisou149

    J’ai bcp aimer cet article. Je n’ai pas lu tous les commentaires mais une bonne partie…en tout cas c’est bien car le débat est animé. C’est sur il est toujours important de rappeler les bienfaits de l’allaitement. Mais ce que je trouve très important est que chaque maman soient respectée voire même accompagné dans son choix. Je suis à font pour l’allaitement mais je vois mal une femme allaiter contre ça volonté et je pense alors que l’enfant ressentirait le mal être maternelle.
    A l’inverse, j’attend le même respect pour celle qui allaite, car c’est vrai une fois passer 3 mois d’allaitement…on est déjà hors normes! que ça soit au yeux de la population mais aussi au yeux de bcp de personnes du monde médical…effectivement il faudrait à eux, leur rappeler que le lait de vache c’est pour le veau, le lait de chat c’est pour les chattons donc nous, les femmes nous nourrissons nos enfants….J’ai souffert de tout ses commentaires et j’en souffre encore un peu enfin je suis blinder à force….moi timide…l’allaitement m’a forgé un petit caractère!!!
    Et par ma propre expérience aussi, je me demande si on devrait parler de sevrage naturel…car effectivement l’idéale est lorsque l’enfant se sevre de lui même…mais Est-ce qu’un homme comme vous Fabien(pour qui j’ai du respect) avez vous ressentis un fort rejet de l’enfant (à avoir envie de le taper, le coller contre un mur lorsqu’il s’approche pour teter…je parle d’envie hein!!! je ne l’ai pas fais)alors que jusqu’ici vous aviez comme objectif le sevrage par l’enfant. Et quelle culpabilité de ressentir un tel sentiment pour son enfant…l’enfant à qui on a donner la vie! franchement soit on trouve un compromis (diminution des teter) soit on sèvre car un allaitement avec de tel sentiments c’est nefaste pour tout le monde. est ce que finalement c’est tout aussi naturel qu’une femme pousse le sevrage de son enfant devenu grand? car finalement dans la nature aussi me semble t-il que la mère refuse des tétés à son petit devenu grand?
    Mon expérience: je viens d’accoucher du 2eme enfant et je n’ai toujours pas sevré mon 1er, 2,5 ans. Donc je Co allaite. Avant d’être enceinte, tout se passait à merveille, puis une fois enceinte….pourquoi le sevrer puisque tout le monde est d’accord pour continuer? Mais finalement j’ai été rattrapé non pas par des douleurs (j’ai eu de la chance) mais par des sentiments désagréable lorsqu’il tétait…tellement fort que j’aurais eu envie d’être violente et franchement s’était dure….il a fallut trouvé un compromis entre moi et mon accros au tetet….j’ai du imposé un rythme de 3 tétés par jours. 1 mois avt l’accouchement, je me suis mis à ressentir de nouveau du plaisir, donc je l’ai laissé téter plus. sauf que depuis l’arrivé de son petit frère, c’est pas toujours facile. Il y a eu des tétés en simultanée très agréables et émouvante. Mais le grand s’est mis à demander tout le temps, comme s’il voulait s’assurer qu’il avait encore sa place. Sauf que c’est fatiguant et de nouveau je ressens des sentiments négatif quand il tête. Je sais plus quoi faire. J’aurais tellement aimé un Co allaitement idéal, serein. Je vais diminuer de nouveau les teter à 3 par jours et un jour faudra vraiment que je me décide à le sevrer…je compte peut être sur l’école…son attention sera peut-être détourné sinon ben…je sais pas!!!va falloir vraiment que ça se termine. Dommage! c’est pas comme ça que je voulais finir.
    Je me demande Est-ce que le co-allaitement est vraiment naturel car vraiment tout est fait pour que la grossesse décourage la mère et l’enfant de l’allaitement? J’aimerais tellement que la réponse soit « oui le Co allaitement est naturel » et bannir tous ses émotions négatif car j’en souffre et mon ainée aussi…mai j’ai pas de réponse…il n’y a peut être pas de réponse.

    1. Nilo

      Bonsoir Lisou,

      J’ai eu ces mêmes sentiments négatifs envers ma grande de trois ans, à la naissance de son frère et sa soeur (jumeaux). Elle ne tétait plus qu’une fois par jour avant de s’endormir. Rapidement ces tétés devinrent un supplice, j’avais envie de lui éclater la tête sur le mur… Très très violent. Énormément de culpabilité. J’ai finis par la sevrer après 6 mois de co allaitement. J’espère qu’elle n’a pas ressenti toute cette violence que j’avais envers elle… Pourtant même je n’avais aucune envie de la sevrer ! Mais il n’y avait aucune autre issue. Encore maintenant (plus d’un an après le sevrage) j’ai du mal à la tolérer trop près quand je co allaite les jumeaux.
      Malgré tout c’est un sevrage naturel. Et j’y tiens.

    2. laure

      bonjour,
      j’ai allaité mes 3 enfants, mais je ne suis pas pour les allaitements extra-longs. 1 an c’est très bien, 2 ans cela passe tout juste puis ensuite ce n’est pas forcément conseillé;
      par contre ne pas allaiter ou se contenter de quelques semaines, je trouve dommage (on rate de beaux moments d’échange) dommageable (pas d’anticorps donné à l’enfant) et peu persévérant (ben oui j’ai dû serrer les dents: crevasses le premier mois, contractions douloureuses les premiers jours, mais dès le 2ème mois cela marchait bien).
      Et 3 ou 4 mois sans préparer de biberon et sans tirer son lait, c’est un confort qui vaut bien quelque fatigue.
      Je pense qu’un refus d’office indique une cause à rechercher, à comprendre et à régler pour dépasser un blocage.

      Du côté des problèmes médicaux, pas de maladie jusqu’au sevrage, mais je regrette cependant d’avoir exclusivement allaité jusqu’à 6 mois mon 3ème enfant, car il a eu beaucoup plus de peine à apprendre à manger à la cuillère ensuite et plus tard des années de logopédie: sa position de la langue était toujours adaptée à l’allaitement mais repoussait la cuillère, puis plus grand il avait une mauvaise position de la langue pour certains sons. Donc dans mon histoire personnelle je vois de légers problèmes de développement pour l’enfant allaité 36 mois dont 6 mois exclusivement au sein.

      Du côté des bienfaits sur la santé, ils sont très visibles, même avec un allaitement de 9 à 12 mois (dont 4 à 5 mois d’allaitement maternel exclusif) : première maladie 2 à 3 mois après le sevrage, pas de maladie grave (mes enfants ont 10 à 15 ans).

      Du côté de la mère, on sait maintenant que le développement des seins à la fin de la grossesse est là pour préparer l’allaitement, et s’il est stoppé d’office après l’accouchement ou peu temps après, cela favorise le cancer du sein. Allaiter quelques mois et diminuer en amenant à un sevrage progressif naturel protège donc contre le cancer du sein.

      Je ne connaissais pas la notion de co-allaitement, de toute façon chez moi l’allaitement empêchait le retour de couches et donc toute grossesse.
      Pour ma part l’allaitement amenait une sécheresse vaginale peu propice aux ébats. C’est une autre réticence à une durée de plusieurs années.
      Les premières dents sont aussi une étape où il faut apprendre au bébé à ne pas mordre le téton et bien positionner la bouche.

      Je suis vraiment pour l’allaitement des nourrissons mais ne comprend pas votre obsession de l’allaitement des enfants de 4, 5 ,6 …8 ans c’est un âge où d’autres nourritures suffisent, d’autres câlins confortent l’affection mère-enfant, et des tas de découvertes sont à faire ! C’est cette position de soutenir un allaitement à un âge où il ne sert plus à rien, ou juste à endormir un enfant le soir ou le renforcer dans des caprices exagérés -avec la facilité de pouvoir se servir tout seul au sein de sa mère-, là où des dérivatifs existent (communication verbale, jeux de grands, découvertes de son âge), qui donne à ce site quelques commentaires sectaires. Ce n’est pas pour rien que les dents changent: c’est parce que l’organisme est adapté à une alimentation de grand. Quant à la comparaison avec les grands singes, elle vaut pour une civilisation où l’accès à la nourriture est difficile et si la propreté des aliments et surtout de l’eau n’est pas garantie.

      Je ne crois pas que la taille d’un enfant dépende de la durée de l’allaitement, mais que la croissance dépend surtout d’une quantité adéquate de lait, quel qu’il soit.

    3. Laure

      bonjour,
      beaucoup de femmes comme moi n’auraient pas pu « co-allaiter »: retour de couche après la fin de l’allaitement, donc pas de grossesse possible tant que j’allaitais.
      L’allaitement permettait d’ailleurs par le passé à une partie des femmes de servir ainsi de moyen de contraception naturel.
      Il faut par ailleurs une sacrée santé et une super production de lait pour allaiter 2 enfants en même temps ! C’est déjà fatigant avec un seul bébé.
      Je ne vois pas l’avantage d’allaiter après 18 à 24 mois, en plus cela permet de différencier ses enfants: occupation de bb / occupations de grand, ce ne sont pas des jumeaux, ils ont chacun d’autres droits à mon avis.
      Sinon, si l’écart est très petit, 1 an par exemple, j’imagine mieux un co-allaitement… si la mère ne s’épuise pas.

  79. Bella

    J’ai lu l’article et tous les commentaires, je me rends compte que le sujet déchaine les passions dans un sens comme dans l’autre, je me sens en partie proche du propos d’Aureliegailland, allaiter oui et alors ça regarde qui combien de temps on le fait et comment, du moment qu’il y’a une harmonie entre la mère et l’enfant et qu’aucun des deux ne souffre dans cet échange.
    Mon premier enfant à bientôt 20 mois et il est toujours allaité, double tétée (c.à d. les deus seins) le matin, une pour la sieste, une le soir et le reste du temps à la demande donc il y a en général au moins 4-5 moments de tétées en tout dans la journée. Il fait ses nuits depuis qu’il à 5 mois et il a été beaucoup porté en écharpe étant bébé.
    Je suis à la base une femme très indépendante, ayant eu une bonne carrière en vue, et il m’a semblé une évidence d’allaiter mon enfant et de prendre du temps pour cela.
    Je n’ai jamais réfléchi à une limite d’âge et cela sans m’être renseignée particulièrement sur le sujet ni demandé l’avis à d’autres, l’allaitement me semblait juste la « norme ».
    Avoir la possibilité d’allaiter son enfant sereinement est certainement très lié à la situation c’est à dire travailler ou non, j’ai la chance d’avoir pu arrêter de travailler pour consacrer du temps à mon enfant pendant les premières années de sa vie et je ne sais toujours pas quand je reprendrais le travail de force ou par choix…Donc oui, ne pas travailler est un luxe qui n’est pas donné à toute mère et qui facilite grandement l’allaitement, je ne sais pas comment cela se serait passé si j’avais dû reprendre le travail. J’admire toutes les mères qui ont continué l’allaitement tout en travaillant, la durée du congés maternité en France est en effet une vaste blague et le congé parental bien trop mal considéré, pour ça j’envie la suède par exemple!
    Tirer mon lait ne m’a jamais procuré de plaisir, et les rares fois où je l’ai fais, mon bébé n’a JAMAIS voulu boire mon lait au biberon, du coup je n’ai pas continué les essais et rendu le tire lait à la pharmacie.
    Quand à la question du papa dans tout ça, et bien comme pleins d’autres mamans l’ont déjà dit et comme il le dit lui-même, il y a pleins d’autres occasions pour être proche de bébé et de s’occuper de lui. Il l’a beaucoup porté en écharpe également, et il est très proche de son bébé. Savoir que la tétée permettait souvent d’apaiser bébé rassurait le papa, et les fois ou cela ne suffisait pas, il a pu être celui qui calmait ou apaisait bébé sans se sentir exclus à cause de l’allaitement. Il suffit que les papas osent prendre leur place de papa et que les mamans les laissent faire à leur manière en les soutenant, mais je m’éloigne du sujet là.

    Concernant l’âge du sevrage je n’en sais pas plus pour le moment, et cet article ne m’aide pas à mieux comprendre quel est le bon âge, je me dis que je verrai bien et qu’il doit bien y avoir un « feeling » maternel en échange avec l’enfant.
    Je suis moi-même un bébé allaité jusqu’à environs 9 mois car ma mère partait du principe que 9 mois dedans=9 mois allaité, et elle trouve que je devrais arrêter voire que j’aurais dû arrêter plus tôt car plus l’allaitement est long et plus le sevrage sera difficile… mais elle respecte mon choix.

    Concernant l’allaitement en public, je lis souvent que les gens trouvent ça anormal au-delà d’un certain âge genre 18 mois ça commence à être bizarre pour les gens, j’avoue que au jour d’aujourd’hui je n’ai encore jamais eu droit à aucune réflexion, je n’évite pas la tétée en public mais étant donné que cela se passe souvent dans des lieux où on trouve des enfants (parc, jardins, café pour famille…) j’imagine que c’est pour cela que ça choque moins ou alors je suis tellement détendue sur le sujet que les gens ne pensent même pas à commenter. Ou alors les mentalités évoluent …

    J’espère que mon récit ne sera pas trop long, Il y aurait encore tant à ajouter! je souhaitais simplement partager mon aventure, je ne juge personne et même si je ne comprend pas les mamans qui ne souhaitent pas allaiter ou qui se forcent, car pour moi l’allaitement est une évidence, je respecte leur choix, et leur demande de respecter le mien sans me juger.
    Dire que je fais partie d’une secte, ça c’est blessant et me donne l’impression de sentir de la jalousie non avouée chez ces mères qui ont fait des choix différents mais se sentent quand même obligées de commenter le choix des mères allaitantes.

    Haha j’ai aussi bien ri en lisant les commentaires sur Rufo, bref sans commentaires. Merci aux mères qui savent prendre ce recul et en font profiter.

    Bon allaitement à toutes!

  80. isa

    Regarder le blogg yoga et compagnie, les medecins aux pieds nus.
    Tout les soucis de nos bb allaité viennent en grande parti des metaux lourds et ils sont partout… (frigo, congelateur, fours …nos contenants alimentaires bourré de phtalates et de pétrochimie .
    La pediatre donnent a mon fils d1 et d6 de welleda pour les éliminé. Le charbon vegetal, la camomille romaine, et le pruneau serait efficace aussi pour la maman c’est ce que mes recherches ont concluent. Et ont nous le dit pas lorsque j ai creuser au pres de mon medecin homeo il c est gratter la tete et a baisser les yeux…parce que tout ça fait faire du profit au labo, aux medecin a certains agriculteurs à tout les commerces en fait…c’est le serpents qui se mort la queue. En fait ce n est pas que le lait de vache dont il est question mais de son contenant.
    Regarder les vaccins mercure? Aluminium?+lait de vache dans nos corps et dans nos veines ca se niche partout….
    Voila pourquoi les anciens conguraient les enfants avec du beurre dans le sens des aiguilles d’une montre …
    Bref il y a des vérités impossibles à dire mais impossible de taire…

  81. isa

    Oups pardon pour les fautes !!!

  82. Julie

    Bonjour,
    Je ne suis pas sûre que les propos de marcel rufo
    « « J’ai connu un petit garçon qui, à 4 ans, était toujours allaité par sa mère. A 10 ans, il s’en souvenait encore. Sans aller jusqu’à cet excès, il y a dans l’allaitement un véritable abus sexuel de la part de la mère. L’enfant doit pouvoir oublier le plaisir procuré par l’allaitement, n’en garder que des traces inconscientes, et non pas des images précises qui viendraient l’embarrasser  » soit si « injustes » que ça.
    Je ne partage pas du tout les idées de marcel rufo, j’ai moi-même allaité ma fille jusqu’à ses 4 ans, fait du cododo prolongé, fait l’objet de remarques désobligeantes concernant mon allaitement prolongé etc… etc…mais là je pense qu’il parle de quelque chose d’important, il signifie qu’un enfant doit sortir du sein ou du plaisir « physique » avec la mère pour placer ce plaisir au plan symbolique, donc que s’il reste des traces « physiques », ce n’est pas bon pour l’enfant ; d’après lui plus les enfants seraient sevrés tôt plus ils auraient la capacité de faire ce travail de passage.
    Plus un enfant est sevré tôt plus il évite d’avoir à faire avec une mère « abusive » c’est logique. Nous ne vivons plus en groupe ou en tribu et le groupe tient un rôle important de regard séparateur entre la mère et l’enfant lors de l’allaitement.
    Mais de là à vouloir sevrer les enfants dès leurs premiers mois et les mettre à la crèche le plus tôt possible ça frôle l’impuissance masculine….donc du calme monsieur rufo, plus vous voudrez effacer l’image de cette mère sexuelle que vous pensez abusive plus elle vous reviendra en pleine figure. On ne peut pas changer la nature en la provoquant… ça passe merveilleusement ( et peut-être malheureusement pour monsieur rufo) à travers elle…

  83. Julie (une autre)

    Bonjour,

    J’ai allaité mon fils jusqu’à 4 ans et demi alors qu’au départ je ne pensais même pas allaiter. La mise en place a été très dure, et ensuite j’ai décidé qu’on arrêterait dès que l’un de nous en aurait marre. Finalement j’ai arrêté parce que je devais prendre un traitement médical incompatible avec l’allaitement, sinon j’aurais arrêté je pense entre 5 et 6 ans.

    Pour moi les propos de M. Rufo relèvent de la psychanalyse à la Freud (n’hésitez pas à vous renseigner sur l’enfance de Freud et le comportement de son père, c’est édifiant… surtout pour remettre les avis de Freud à leur place, c’est-à-dire en grande partie à la poubelle).

    Il me semble que le plus gros problème de notre société c’est les généralités. Oui il y a des mères abusives, oui il y a des pères pédocriminels. Mais lutter contre une minorité de tarés ne justifie pas de culpabiliser voire de punir (il y a des plaintes pour exhibitionnisme contre des mères qui allaitent dans les parcs publics) les mères qui choisissent de donner le meilleur aliment au monde pour leur enfant.

    Le lait des vaches est fait pour les veaux, il répond aux besoins du veau (d’après vous combien de kilo prend un veau en combien de jours??).

  84. fluorite

    tout à fait d’accord!
    La médecine et les psychologues se sont érigés en censeur ,détenteur d’un savoir sûr et dur …
    Ils nous cassent les pieds ;et passent souvent à côté de problématiques plus lourdes ,qu’ils
    laissent passer.
    Oui,il est temps de renouer avec son intuition profonde ,et plus de simplicité ;mais pour beaucoup le lait maternisé semble être préférable ,car trop de nature tue la nature ,pour ces réprobateurs de mamans trop mères …

  85. Maki

    Je trouve que certains commentaires sont assez paternalistes. Oui, si la mère est en bonne santé et a la disponibilité, le lait maternel est de meilleure qualité.
    Personnellement, je suis carencée en fer depuis mes 15 ans et aucun complément n’a pu remonter ce taux. C’est familial ma mère et ma tante ont le même problème. J’ai aussi quelques phobies alimentaires (crustacés, certains morceaux de viande, viande rouge…). Ça fait un an que je suis dans une phase anorexique après avoir été un peu hyperphage. Enfin bref, niveau alimentation c’est le bordel et je fais de mon mieux pour réguler tout ça. Je n’allaiterais pas. Cette idée me répugne (le mot est fort mais c’est vrai) et je ne me vois faire attention à ce que je mange après les 9 mois. Mon compagnon est comme vous et veut que j’allaite. Le discours qu’il tient est culpabilisant. On peut donner le biberon et être une bonne mère. Ma tante a allaité mais donne des pains au chocolat et du mac do à ses gosses tout le temps. Ma mère ne m’a pas allaitée et a toujours veillé à ce que je mange sain. Alors oui, l’allaitement c’est un bonus mais n’oubliez pas que le mode de vie qu’on inculque à nos gosses après est plus important. Chacun fait de son mieux et ce dont il se sent capable. Ce serait bien qu’on admette mon choix comme un choix et non comme une erreur de femme inculte merci.

    1. emilie

      Maki je suis 100% d’accord avec toi!!!
      j’ai 3 enfants et je n’en ai allaité aucun mais pourtant je pense être une bonne mère!
      Les hommes qui donnent leur avis sur l’allaitement ça me fait bien rire!
      C’est comme tous ces parlementaires qui discutent de l’avortement..
      Seules les femmes sont en position de choisir car ce sont elles, qui depuis leur premiere règles jusqu’à la menopause vont devoir vivre au rythme de leurs hormones, et en subir toutes les consequences.
      Moi aussi on m’a regardée avec des grands yeux quand j’ai dit non je n’allaiterai pas, on m’a dit que mon bébé allait etre malade ou obèse.. quelle bienveillance!!
      je ne me permettrais jamais de dire ce genre de chose à une mère qui allaite!
      J’ai bien rigolé (en douce) quand ma belle soeur qui a allaité sa fille jusqu’à 3 ans et qui m’avait dit que le lait maternel protegeait des maladies, se retrouvait toutes les 5mn chez le medecin et à gaver sa fille d’antibio car tout le temps malade.. et la mienne a eu une otite à 18 mois, sinon rien, quand a la 2e a pris une fois des antibio à 6 ans.. BREF!
      9 mois de grossesse, c’est déjà long alors fais ce que tu veux Maki, le principal est que tu sois bien avec ton bébé!
      et puis pitié, arretez les stupides comparaisons avec les animaux ou les gens qui vivent dans des tribus je ne sais où… Ici on est en france au 21e siecle, donc on s’adapte..si je vivais dans le desert ou dans la jungle, oui j’allaitera, mais j’ai le choix..
      chacun fait ce qu’il veut, ça suffit la dictature de l’allaitement!!

  86. Karine

    Bonjour,

    Ma fille a 22 mois et je l’allaite encore. Moi j’ai toujours été pour l’allaitement long. Je lis beaucoup de chose mais rien sur le comportement des enfants face a l’allaitement. Alors voici notre experience a moi et à Emma.
    De mon experience, le sein a cet age répond a des besoins non alimentaires. C’est un moment avec maman, un anti stresse, un réconfort. Aujourd’hui je commence a lui mettre des restrictions. Quand elle veut téter et que je n’ai plus de lait je lui dit qu’on le fera plus tard. Mais je dois lui dire aussi d’arrêter quand elle tete et qu’il n’y a plus de lait. Sinon elle continuerait a me mâchouiller les bouts de sein. Pendant longtemps elle a eu le sein a la demande (toutes les 2 heures pendant 9 mois c’est dire). Donc quand elle demande le sein pour m’accaparer quand je ne suis pas disponible, la aussi maintenant je lui refuse.
    Sinon vis a vis de son comportement au sein, elle bouge tout le temps. Elle a sa couverture (on l’appelle la ketou) qu’il lui faut absolument et qu’elle tripote tout le temps de la tetee. Ses bras et ses pieds sont toujours en train de bouger. Sans parler des positions improbables et qui semblent inconfortables. Il ne faut pas que je la touche non plus. On tete toujours allongées (héritage d’une production de lait trop forte pendant les 6 premiers mois). Si je mets mon bras autour d’elle, elle me repousse. Mas elle, elle met souvent ses mains en contact avec mon ventre. D’ou des positions pas toujours confortable pour moi aussi. Dieu merci ca ne dure pas plus d’un quart d’heure.

    Je ne sais pas trop ce que tout ce rituel veut dire pour elle, mais je me demande si des mamans qui allaient des enfants de cet age la, pouvaient témoigner de ce que font leur enfant à ce moment la?

    Bonne journée et merci pour ce site

    1. Mary33

      Bonjour Karine,

      J’ai allaité mon 1er fils jusqu’à ses 3 ans et demi et mon 2ème jusqu’à ses 4 ans et demi (il y a 3 ans d’écart entre les deux).
      Les sevrages ont eu lieu à ma initiative, malheureusement, je n’ai pas pu co-allaiter longtemps et pour le deuxième j’ai voulu arrêter , je vivais des pressions extérieures qui me mettais dans un état inconfortable.

      Pour répondre à tes questions, oui, chaque enfant a son petit rituel pendant qu’il tête au sein. Ce n’est pas juste une histoire de « manger », se nourrir. Être au sein c’est aussi, être proche de sa maman (physiquement, c’est un besoin physiologique naturel en beaucoup plus agréable pour l’enfant, qu’au bib), être rassuré, recevoir du réconfort, du calme, de l’énergie …

      Même adulte on se sent mieux qu’on on est dans les bras d’un ami, d’une personne proche.

      En revanche, je me suis pas retenue à cet âge de lui expliquer ce qui me dérange. A 2 ans les enfants sont tout à fait capables de comprendre ceci. Que maman a des limites et qu’on leur permet pas tout. J’ai des émotions que je lui montre. Je peux être fâchée, furieuse, contrariée. C’est chez moi qu’ils ont vu ces premières états émotionnels. Selon moi, une bonne mère n’est pas celle qui sourit tout le temps et dit jamais « non ».

      Par exemple, mes enfants ont été tout à fait capable de comprendre qu’à partir de 2 ans, je ne veux plus les allaiter en publique. Sauf s’il a personne autour. Je vis en France , dans une société anti-allaitement, et je n’avais pas envie à mettre mon énergie à la changer. Pareil pour la belle famille, je me retirais dans la chambre pour les allaiter.

      Quant aux positions j’ai toujours fait de sorte d’avoir des positions confortables. Surtout qu’ils avaient des rythmes soutenus des tétées, j’avais intérêts qu’elles soient ainsi ;o)

      Tu parles que ta fille tète pour t’accaparer. Est ce qu’elle est en manque de ton affection ? Elle est jalouse que tu t’occupes d’autres enfants ? Ou bien elle passe par des étapes ou elle ressent le besoin d’être rassurée plus que d’habitude ? Elle est peut être une bébé aux besoins intenses ?
      Je ne sais pas quoi te dire, j’ai beaucoup porté mes enfants et je n’ai pas eu un travail extérieur rémunéré donc mes enfants ont été toujours avec moi et ma priorité. je me souviens que d’autres me regardaient bizarrement, j’ai entendu même l’expression « pot de colle » par un professionnel de la petite enfance, mais je n’ai pas de regrets, aujourd’hui mes garçons ont 6 et 9 ans et sont on ne peut plus sociable, autonomes et agréables ! Bien sur, ce n’est pas grâce à l’allaitement ça mais grâce au maternage proximal, grâce à l’éducation bienveillante et non violente … Mais j’avoue que l’allaitement m’a beaucoup aider à progresser vers cette voie.
      Bonne continuation à toi.

  87. Rosette

    Commentaire un peu tardif, mais article fort intéressant qui soulève tellement de réactions… Mon expérience n’apportera rien de plus ou « un scoop ».
    Deux enfants, un qui n’a pas été allaité, et un allaité encore (2 ans et demi). Pour moi, il n’y a pas de contestation, l’allaitement est le ciment de la vie d’un petit humain. Quand on le peut évidemment… J’ai constaté que l’allaitement avait créé un lien fort, qu’il développe l’attention, l’intelligence de l’enfant, il permet au bébé de bénéficier des atouts physiques, et psychologiques. L’enfant parait serein, moins agité, plus apaisé.
    Certes après le besoin de se nourrir, c’est plutôt quelque chose de réconfortant. Surtout que dans la plupart des cas, les allaités non pas de doudous
    6mois me semble très peu, puisque l’enfant n’aura pas profiter d’une immunité complète. Mais à l’époque de compétitivité professionnelle pour les unes, de survie alimentaire pour les autres, quel choix s’offre aux femmes ?
    Pour revenir à la France, ce pays charmant par ses paysages, sa cuisine, ses saisons…mais arriéré par des préjugés, diabolisant la mère qui allaite, avec ce recours systématique aux théories Freudiennes ou psychiatriques et autres florilèges de médication, est on bien placés pour donner des leçons ?
    Pour la plupart des assistantes sociales françaises etc, allaiter jusqu’à 2ans, c’est « grave », c’est un « suivi psychiatrique » de la mère qui est nécessaire, c’est presqu’un délit. Aberration du système, on juge des femmes de vouloir donner le meilleur pour leur enfant alors qu’on occulte le nombre de disparitions d’enfants, les familles incestueuses, les cas de pedophilie dans le corps enseignant, la récidive d’individus dangereux…Accuser des mères d’inceste alimentaire est complètement absurde mais ce n’est pas étonnant venant de « moralisateurs du dimanche ».
    En plus, si la maman est croyante (catholique, musulmane etc) c’est le loto gagnant ! Il faudrait l’interner d’office et retirer ses enfants. Ces personnes qui les jugent alors qu’elles mettent leur petit dès la naissance en garderie, qui rentrent tard le soir et ne voient leur enfant que quelques heures, qui se plaignent d’avoir trop de vacances scolaires, ne partagent rien, estiment que l’allaitement va défigurer leur magnifique poitrine d’adolescente, etc Au final, à quoi bon ? Je sais qu’on ne peut changer la société, mais il faut être honnête, qu’apporte t’elle de bienveillant aux enfants et aux mamans de nos jours ?
    Je ne juge pas les mères qui souffrent de cela, mais bien celles qui se mettent en modèles, qui jouent l’ultra-feminisme, pensent que la femme du 21eme siècle est « le » modèle de référence de tous les temps. Qui se réveillent un beau matin, à 40 ans passés et veulent leur premier enfant après une carrière de mégère castratrice.
    J’admirais pour ma part ma grand mère, cuisinant de bonnes recettes, disponible pour petits et grands, présente et à l’écoute, transmettant cette sérénité autour d’elle et non cette maladie du siècle qu’est le stress de la modernité. Aujourd’hui, on tente d’aliéner les femmes, en leur disant ceci ou cela est mauvais, cela est mieux pour vous. En vérité, la liberté a de vraies restrictions et on tente de mettre tout ce petit monde dans un moule.
    Pour revenir à l’article qui évoque également les recherches de l’allaitement dans les religions, je citerais cela qui provient du Coran : sourate 2 verset 233
    « Et les mères qui veulent un allaitement complet, allaiteront leurs bébés, jusqu’à deux ans complets. » Il est intéressant de voir l’intégralité de cette sourate car elle oriente le choix de la mère souhaitant allaiter jusqu’au bout. On y voit plus loin la concertation du père et de la mère à se mettre d’accord sur ce choix, qui ne doit ni nuire aux parents, ni à l’enfant. Enfin plus loin, la mère a le choix de le mettre en nourrice si elle le désire. Chez les arabes il était coutume de laisser son enfant à l’allaitement chez une mère de lait, à la campagne, au grand air, contre une rétribution financière. Les riches faisaient cela, car ils estimaient qu’il était meilleur que les enfants profitent de la simplicité de la vie à la campagne plutôt que des villes. Une vision qui leur était personnelle mais honorable.
    Chez les égyptiens les mères pouvaient confier leurs enfants aux nourrices. Il n’était pas question de lait animal, mais humain.
    Les civilisations qui nous ont précédées ont toutes été dans le sens que l’allaitement était quelque chose de normal et bénéfiques, elles n’étaient pas arriérées (comme on l’entend) bien au contraire. L’évolution et les recherches scientifiques étaient en ébullition, les grecs, les romains, les arabo- musulmans ont contribué aux progrès de la médecine, de la chirurgie, etc.
    D’un point de vue scientifique, tous s’accordent à dire qu’aujourd’hui jusqu’à deux ans, la mère donne tous les anticorps, tous les bienfaits nécessaires à l’enfant. Passer ce délai, selon des études, le lait n’apporte rien de plus, si ce n’est le choix personnel des uns et des autres. Je pense que 5/8 ans c’est tardif…mais encore une fois, c’est mon avis. Après chacun voit le mieux pour sa famille.
    L’enfant doit évoluer à son rythme mais on est là pour l’encourager, le réconforter, l’accompagner sereinement pour qu’il grandisse.
    Pour finir, le sein est présent chez tous les mammifères et sa fonction première est bien nourricière, avant le plaisir charnel ou le côté esthétique. Je n’ai jamais eu de fantasmes ou autre, car quand notre vie est bien définie, tout est clair. Le mari c’est le mari et l’enfant est un enfant. Chacun son rôle. C’est une question de logique, de bonne moralité, de bon état d’esprit, le contraire relève de la défaillance humaine ou de la perversité.

  88. armoise

    Bonjour et merci pour cet article qui dérange!

    Voici mon partage d’expérience; celui d’une personne ayant vécue l’allaitement prolongé,
    je n’ai d’ailleurs pas lu cette version dans d’autres commentaires (n’ayant pas tout épluché…)

    *** J’ai été allaitée ET j’ai tété jusqu’à mes 7 ans ,
    (à la fin avec seulement une tétée le soir ).
    Je me souviens du jour où j’ai décidé d’arrêter; c’était suite à une discussion entre ma mère et ma tante. Elle n’approuvait pas ma mère, me trouvait « trop maternée » et s’inquiétait pour mon risque de manque d’autonomie à mon âge adulte (discours récurant venant de la majorité ).
    J’ai donc eu peur et ai arrêté pour cette raison plus que par envie, …pour leur prouver que « ……. » …Cela m’a demandé un effort…

    *** Pour vous donner une idée avec recule « d’UN exemple d’UNE humaine sur la planète », l’autonomie ne me fait pas défaut, j’ai été très jeune débrouillarde et indépendante, même au temps où je tétais :) .
    J’ai peu de problèmes de santé,.. jusqu’à ce jour ( 30ans)…
    Et bien sur, j’ai des névroses à comprendre/dépasser comme tout un chacun! :)
    Je suis heureuse de ce partage avec ma mère. Elle a dût s’accrocher à son instinct et à notre confiance mutuelle pour braver les jugements, je trouve ça très courageux !

    *** La question si sensible qui revient tellement de « est ce sexuel ou pas? »…
    me fait… rire!
    Car où sont les frontières de la sexualité, de l’érotisme???
    La « sexualité/érotisme  » doit à tout prix rentrer dans une boîte extrêmement distincte de celle de « relation mère /enfant » , pour ne pas déranger nos esprits bien carrés!
    ?! Chacun sa boîte et les vaches seront bien gardées, … et bien traient pour bien remplir les biberons de nos bébés! :)
    Notre sexualité d’adulte n’a t’elle rien à voir avec nos constructions charnelles et érotiques vécues lors de la petite enfance??
    Voici selon moi une vision SEPARATISTE teintée fortement de PEUR qui ne mène nul part, et cette vision est bien celle de notre société actuelle….
    Tout devrait alors se mettre dans des boîtes avec des étiquettes dessus , c’est tellement plus rassurant..

    Y aura t il bientôt un label « bonne mère » à consommer avant… (voir indiqué sur le mamelon)?
    !!!

    *** Il me semble logique que cette relation se compose avec deux « êtres » et donc deux « bien être ». La mère comme l’enfant ont le droit de s’exprimer et doivent être entendus !
    De plus une mère épuisée et culpabilisée, non seulement se fait du mal, et aussi nourrit son enfant de ces vibrations là…et le monde aussi…
    Quantité? qualité? ….. / …..Bon sens! Bon instinct! Respect!

    Merci de votre lecture et …ayons confiance en nous (nous sommes la nature) !

  89. Clémence

    L’allaitement est magnifique s’il est vécu de façon sereine.
    Je ne comptais pas allaiter (très pudique) et puis, quelques temps avant l’accouchement, j’ai changé d’avis. J’ai trouvé un équilibre avec une famille très compréhensive car j’ai pu m’isoler et vivre cet allaitement sans problème. Allaitement exclusif pendant 4 mois puis mixte à la reprise du travail. Finalement, mon fils s’est sevré naturellement à 3 ans 1/2 et je n’ai que de beaux souvenirs de cet allaitement. Jamais malade à part quelques otites, je pense que ses défenses immunitaires sont de bonnes qualité. Chez la nounou, il a côtoyé bronchiolites, grippes, gastro… (4 enfants en tout) et à l’école pareil, jamais absent car jamais malade. Le sevrage s’est fait naturellement, en douceur par paliers. A la fin, il ne tétait plus que le matin (réveils très matinaux vers 6h à cause du boulot et c’était une façon de se réveiller plus zen car dur, dur…) et l’aventure s’est terminée en douceur. Je ne suis pas fusionnelle. Le papa a trouvé sa place dans cette relation et toutes les séparations (différentes nounous, école…) se sont très bien passées.
    Par contre, je connais beaucoup de femme qui ont allaité parce que l’entourage leur imposait plus ou moins et qui l’ont mal vécu. Dans ce cas, je pense que le biberon est une meilleure solution.

  90. Soraya

    Salem, bonjour,
    Je n’ai pu lire tous les commentaires tant il y en a! Et apparemment dans une politesse qui me met du baume au coeur malgré les divergences.
    Je voulais juste vous apporter une hauteure « religieuse » si vous le permettez. Je suis de confession musulmanne et dans notre croyance et il écrit clairement dans le saint Coran :
    « Et les mères qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier. Et si après s ‘être consulté tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah observe ce que vous faîtes. » (S2/V233).
    Il est stipulé aussi selon la croyance authentique que la mère qui avait pu mais n’a pas allaité son enfant aura un chatiment en consequence.
    L’enfant est un dépôt, de ce fait il a différents droits sur ses parents dont l’allaitement.
    Quant au fait d’allaiter au delà des 2 ans il n’y a là aucun grief. Cependant dans notre croyance l’âge de raison est atteint à 7 ans (là où il doit commencer à prier, ne plus entrer dans la chambre de ses parents sans autorisation, où il doit observer une pudeur quant à sa nudité…).
    Que la paix soit sur vous.

  91. Soraya

    Oh j’oubliais ma petite experience : j’ai allaité mon aînée 16 mois, et étant enceinte de ma seconde mes seins devenaient de plus en plus sensibles donc au secours la douleur éprouvée, pour? 3 gouttes de lait!
    Et là j’allaite donc ma seconde depuis 11 mois et prie pour continuer.
    Quant à l’allaitement en public je n’en éprouve aucune gêne puisque je porte un habit religieux qui me permet de dissimuler bébé en train de tétée. On voit juste ses pieds et parfois une main qui sort par l’ouverture du haut. Situation très comique pour les passant et ludique pour ma petite.

  92. Carine

    bonjour, j’ai était heureuse d’allaiter mes deux enfants durant environ 3 ans avec 6 mois de co-allaitement. je suis par ailleurs bénévole dans une association locale de soutien autour de l’allaitement. la question d’un âge de sevrage est complexe car de nombreux facteurs entrent en ligne de compte. il est certain que la question sociale est primordiale et que les personnes qui allaitent au delà de 6 mois se retrouvent en situation de militantisme sans forcément le vouloir. allaiter en public également. pourquoi ? car la société française a du mal avec le maternage : on doit séparer l’enfant et la mère pour leur bien. vaste sujet que l’allaitement maternel. bonne continuation.

  93. Carine

    je reviens pour parler de Marcel Rufo… il est connu pour ses propos en lien avec la violence éducative donc je ne suis pas étonnée. en tant que pédo-psychiatre il a su se faire reconnaître comme expert dans les médias. évidemment je n’adhère pas. avec mon compagnon nous nous posons la question suivante : quelle est son histoire pour se positionner ainsi ? allaitement votre !

  94. Jeanne

    Cher Fabien,

    Une question : que diriez-vous aux femmes qui ont été obligées d’arrêter prématurément l’allaitement de leur bébé (par exemple suite à de graves problèmes de santé, comme ça a été mon cas un mois après la naissance de mon fils)? Qu’aurais-je dû faire?

    Puisque le lait industriel est si mauvais pour la santé, que dois-je craindre pour la santé de mon fils?

    Je précise qu’il est né par césarienne (pas le choix non plus), qu’il est donc allaité au lait de vache industriel depuis ses 1 mois, qu’il a aujourd’hui 16 mois, est un petit garçon hyper joyeux, souriant, social, vif, curieux, en parfaite santé, gardé en crèche depuis qu’il a 4 mois, avec une croissance on ne peut plus normale, 12 dents, plein de premiers mots, des nuits de 12h non stop, aucun probleme ni d’alimentation, ni de transit, ni d’allergie… Peut être qu’en fait il n’y aurait pas que l’allaitement maternel pour permettre le bon développement des enfants…

    Je pense qu’il faut que vous preniez conscience de l’impact de ce genre d’articles aussi peu nuancé sur le moral des femmes qui veulent elles aussi le meilleur pour leur enfant, et qui n’ont pas pu (ou voulu) allaiter. Ce n’est pas toujours la faute de la « société ». Et ces femmes là ne sont pas des sous-mères.

    Sincèrement,

    Jeanne

  95. nadine

    Bonjour à tous
    Superbe article très clair et détaillé nous avons un fils de 3 ans qui est toujours allaité on ne regrette rien mais la scolarisation nous perturbe un peu car il est toujours accroché à nous nous cherche en faisant de véritables crises et le seul moyen de le rassurer dans ces moments c’est le sein… on s’est même demandé si ce n’était pas l’allaitement long qui provoquait cela mais à en lire votre article cela nous rassure un peu …
    En revanche on s’aperçoit que ce soit à l’école ou ailleurs que nous sommes constamment jugés sur cet allaitement long .
    Merci pour votre site en tout cas

  96. adeline

    Bonjour, premier bébé allaité un an (ce qui était déjà pas mal pour moi à l’époque ;) ) et 2ème enfant toujours allaité, 3 ans et demi mais nous sentons que c’est la fin de l’allaitement, je suis ravie d’avoir été au sevrage naturel avec lui ;)

    Merci pour cet article très intéressant!

  97. Kristen

    Bonjour à toutes et tous,
    maman allaitante d’un enfant de 3 mois, j’ai lu (la plupart) de vos commentaires avec intérêt. Comme tous les parents, mon ami et moi nous posons sans cesse des questions sur l’éducation de notre fils : alimentation, rythme, éveil, bien-être, etc…
    TOUS les parents se posent des questions et remettent leurs grands principes en cause.
    TOUS les parents cherchent à donner le meilleur, selon leurs représentations, à leurs enfants. Parfois, cela se solde par un échec, parfois, cela convient. Mon fils n’a que 3 mois, et déjà, j’en ai marre d’entendre des conseils que je considère comme malvenus, voire d’être carrément jugée sur les choix que nous faisons, moi et mon ami. Notre fils va bien, ça se voit. On se plantera sûrement à un moment ou à un autre !
    En fait, je trouve la plupart de vos commentaires très culpabilisants, quel que soit le point de vue. C’est soit « pour », soit « contre », chacun cherche à défendre son bout de gras, certains avec de soi-disant preuves scientifiques. L’intérêt d’un blog comme celui-ci, ou du vôtre Fabien, est d’informer, et libre au lecteur de faire le tri dans les idées ! A chaque parent, selon son bon sens, et SON ENFANT, de choisir ce qu’il y aura de mieux ! J’ai pas envie et je pourrai pas allaiter mon enfant jusqu’à 6 ans, cependant j’entends que certaines le fassent ! A chacune son contexte de vie, ses contraintes professionnelles ou autres : chaque famille a son histoire.
    Fabien, j’ai bien aimé votre article ; cependant votre place dans le débat me déçoit. Vous êtes omniprésent et souvent cynique avec les personnes qui ne partagent pas votre avis. Est-ce parce que vous êtes l’auteur de l’article, que cet avis devrait être souverain ?

  98. Sandrine

    Bonjour,
    Votre article est excellent et bien documenté, merci pour ça !
    J’ai allaité mes 3 aînés 6 mois exclusivement et jusqu’à 9 à 11 mois, sevrages induits par les compléments de La que j’ai donné de peur de manquer de lait et à cause et la peur du jugement des gens à l’époque (il y a 13 ans)
    Aujourd’hui j’allaite ma 4ème depuis 33 mois et la documentation trouvée sur internet et les réseaux sociaux m’a aidée à comprendre et prendre confiance en ma lactation, donc je n’ai jamais donné de bib (je suis depuis quelques années consciente que le lait de vache c’est pour les veaux et je n’en donne plus à mes enfants suite à des soucis de santé).
    Ma fille rentrera à l’école bientôt et je redoute la pression sociale et le manque de tolérance par rapport à cela,
    Pourtant elle est très sociable, autonome, degourdie, parle très bien, mange de tout et seule depuis ses 11 mois… Bref à aucun niveau on ne peut dire que l’allaitement la garde bébé ou dans mes jupes, mais j’appréhende !
    Existe t’il un document reprenant les statistiques de la durée de l’allaitement maternel par pays (tous types de pays, en voie de développement ou très urbanisés)?
    J’aimerais pouvoir expliquer que c’est culturel et pas seulement propre aux pays « pauvres » qui n’ont pas d’eau,
    Voilà !
    Merci beaucoup
    😀

    1. Magali

      Bonjour,

      Si cela peut vous rassurer, mon garçon a 5 ans, est scolarisé, et cela n’a jamais été un problème. C’est vrai que je n’ai pas eu besoin d’en parler autour de moi, même si je ne m’en cache pas forcément, mais c’est notre histoire et je n’en parle pas obligatoirement. Et bizarrement, je viens de me faire la réflexion qu’il n’y a jamais eu de « fuites » à ce sujet de la part de mon fils ; du moins pas que je sache !

  99. Marie

    Nous avons toutes et tous un vecu different (pardonnez moi le manque d’accent, j’ecris avec un QWERTY).

    Mon fils est ne d’une cesarienne et je me suis battue pour l’allaiter. J’ai commence avec 4 jours de retard, ait eu les seins en sang pendant 2 semaines et apres la cesarienne, j’etais dans un etat pitoyable. Bref, le premier mois a ete complique. Je connais beaucoup de mamans dans la meme situation qui ont abandonne l’allaitement. Je dirai simplement que les hopitaux ont encore beaucoup a faire pour faciliter et encourager l’allaitement des meres apres cesarienne.

    Nous vivons en Pologne ou le conge maternite paye est d’un an. Nous en avons donc profiter avec plaisir. Cependant je ne suis pas du tout d’accord avec les commentaires metant en relation l’allaitement et la relation fusionelle entre mere et enfant. Notre fils est alle en creche apres mon conge, puis a l’ecole (il a bientot 3 ans) comme tous les autres. Je suis d’avis qu’il est primordiale qu’une femme (aussi bien que le couple de parents) puisse avoir du temps pour elle. L’allaitement ne m’empeche pas de partir toute la journee en vadrouille pendant qu’il joue avec ses tantes ou qu’il est a l’ecole (et oui, je prends meme des jours de conges en pleine semaine rien que pour ca) ou en week end en amoureux.

    Ca n’a strictement rien a voir. Tout comme l’allaitement, ni le co dodo n’est a mettre en relation avec l’inceste. Il s’agit d’une incomprehension totale de l’abus sexuel. Il y a un enorme travail a faire sur le tabou qu’est l’inceste. J’invite vraiment les gens a se renseigner et s’eduquer avant de colporter des malentendus de ce genre. Je ne dit pas qu’une mere allaitante ne peut etre incestueuse, puisque malheureusement: tout peut arriver. Mais toute mere allaitante n’est pas incestueuse. Faites un petit tour sur http://aivi.org/ pour en savoir plus sur le sujet.

    Et pour toutes celles qui se sentent gene par le regard des autres. Personellement, je suis devenue maman tot, meme ma grossesse a ete source de ragots, je crois que devenir maman nous renforce, donne confiance en soi. Nous faisons en generale ce qu’il y a de mieux pour notre enfant.
    Allaitante ou non, restez persuadees de cela :)

  100. Sonia

    Bonjour,

    J’ai un petit garçon de 6 ans aujourd’hui en Cp. Je l’ai allaité exclusivement jusqu’à ses 9 mois. Suite une légère roséole traitée comme une gastro à 6 mois, nous avons dû différer la diversification car mon fils refusé de se nourrir autrement.
    L’allaitement ne sait jamais réellement interrompu. La tétée du matin a été supprimé à 3 ans. Mais encore souvent le soir, il me réclame un moment « tété ». Nous avons instauré un « protocole » de sevrage, un soir sur deux, puis sur trois…
    Il est parfaitement socialisé, avec une bonne scolarité.
    Nous avons bien sûre une relation très proche aussi bien que mon mari. moi pour les temps de réconfort et mon mari pour les temps de construction légos.
    Je n’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de mal, vu l’épanouissement de mon petit garçon. Tout le monde est heureux chez nous, nous lui disons souvent : » tu exagères, tu es grand » Je suis sûre que ce besoin s’estompera de lui même et je ne pense pas que ce vécu lui porte préjudice. Je pense que si cela avait du arriver, nous en verrions déjà les prémices. Nous n’avons que des compliments sur son comportement.
    Je voulais témoigner pour dire que nous le l’avons pas spécialement choisi. nous l’avons vécu. Bien sûre il y a eu des pressions familiales, sociales, mais nous étions en phase avec les besoins de notre enfant et c’est pour cela je pense que mon mari ne s’y ai pas opposé plus que ça. Merci pour cet article bien documenté qui permet le dialogue et une part de déculpabilisation.

  101. Mae Day

    Bonjour,

    Merci pour cet article fort intéressant. J’allaite mon premier petit garçon qui est aujourd’hui âgé de presque 20 mois. Je ne sais pas comment on s’en sortirait sans, il est en forte demande en ce moment, je suppose que c’est à mettre sur le dos de ses nouvelles acquisitions.

    Mon petit est né par césarienne et l’allaitement a mis quelques (longs) jours à se mettre en place. J’ai failli raccrocher ma casquette au pic de développement des 3 semaines. Ma mère nous a poussés à aller à la permanence bébés de mon quartier et j’ai pu constater que mon petit prenait bien du poids et que tout allait bien. J’ai repris confiance en mon petit et moi et je peux dire aujourd’hui que ma maman a sauvé notre allaitement.

    Vers les 8 mois de mon petit, son parrain (lui-même sans enfant mais ayant plein de neveux et nièces) me dit « ne serait-il pas temps de passer au biberon ? ». J’ai su lui expliquer que c’était peut-être une vision inhabituelle pour lui un bébé « aussi grand » au sein, mais que si j’avais du lait, pourquoi l’en priver, surtout quand on considère qu’un petit bout a besoin de lait pendant les premières années de sa vie. Cette petite graine a mûri et quelques mois plus tard, en voyant le comportement de mon fils, le parrain est venu me dire qu’il était impressionné par son calme et sa façon de communiquer (ici aussi on signe un peu :D)

    Je ne sais pas jusque quand j’allaiterai mon petit. Probablement jusqu’à ce qu’il ne veuille plus, on verra bien ce qu’il se passera. Je ris toute seule quand je lis des histoires de « relation incestueuse » liées à l’allaitement, la poitrine n’a jamais été une zone érogène pour moi, seulement pour mes copains, et mon compagnon est suffisamment compréhensif (et inventif ? :D) pour éviter cette zone là quand c’est inconfortable pour moi (quand bébé réclame 20h/24 c’est pas évident de se laisser toucher là ensuite)…

    Voilà pour mon petit bout de vie avec mon petit bout d’amour

  102. Lillymax

    Je suis agréablement surprise de cet article. Bravo! Bien renseigné et pertinent!
    Le problème de notre société dite évoluée est l’hyper sexualisation du corps, de la femme en particulier. Quand on laisse tomber ce fait, le corps reprend ses lettres de noblesse: donner la vie, nourrir.
    Je suis Québécoise. Ici on est plus-que-chanceuse: les mamans ont droit jusqu’à 50 semaines de congé maternité. L’allaitement est de mieux en mieux renseigné et soutenu, même si c’est pas encore top… Quand je côtoie des copinautes françaises, je suis d’autant plus triste de voir à quel point elles sont mal renseignée, mal aidées, mal suivies, et surtout à quel point le gouvernement est arriéré sur la question!
    Allaiter est un geste très simple, et la plupart des mamans qui allaitent en public le font de façon très pudique: les personnes qui s’élèvent contre démontrent leur méconnaissance du sujet.
    Allaiter longtemps est une question de société: en France, longtemps c’est 6 mois, voire un gros douze…….. Au Canada, 2 ans est considéré long mais encore, la tendance commence à changer et évoluer vers le sevrage naturel, entre 2.5 et 7….
    Mais quand on prend le temps de bien se renseigner, il est si facile de dire « mon bébé se sèvrera quand il le voudra ». Ils le font tous….. pourquoi en pas leur laisser la chance de remplir leur réservoir émotionnel à leur guise!
    C’est bien de dire qu’une femme doit se respecter, mais en tant qu’adulte, est-ce aussi une obligation de dire qu’il faut respecter nos enfants en premier puisqu’eux n’ont pas voix au chapitre? Mon bébé, lui, il veut quoi?
    Je suis une maman qui est bien renseignée, très bien même… J’ai allaité BB1 27 mois, sevrée pour de mauvaises raisons, manque de soutien et de renseignements…. J’allaite toujours mon BB2, il a 5 ans. J’allaite matin et soir depuis ses 18 mois environs, petit buveur il ne demande que très rarement une tétée de jour… Il commence à se désintéresser du sein, le matin surtout il ne vient plus me rejoindre mais part direct à la cuisine ou dans ses jouets… C’est beau de le voir évoluer, de voir qu’il se détache de lui-même, tout doucement, au fil du temps. C’est beau la nature, quand on prend le temps de la laisser évoluer à son propre rythme!
    Je partage volontiers votre article: c’est une magnifique prise de conscience sociale et humaine!

  103. Rosette

    Re,

    Les pis se sont taris, presque 3 ans d’allaitement… Un moment inoubliable, qui est rempli de souvenirs, surtout de regards, de sérénité, de symbiose. Que voulez vous, qui peut prétendre défaire l’amour des mères et des enfants lorsqu’il est ancré comme les racines des ronces ?
    L’enfant se porte bien, il a pleuré, mais on a beaucoup dialogué. « Tu deviens fort, grand et maman est fière de toi ». Il a compris, et franchis une étape. L’école sera le tremplin d’un nouvel horizon, pleins de rebondissements…
    Si je devais dire un mot aux mamans c’est : faites vous confiance, la pudeur c’est pour vous même et non pour votre petit.
    Lancez vous, malgré les préjugés ça vaut le coup !
    Je finirais par, oui je confirme après un premier échec, le second me prouve que cela développe entre les parents et les enfants, un lien invisible mais très fort, un respect  » c’est maman qui m’a nourri », des enfants débrouillards, costauds, altruistes. Les parents doivent ensuite stimuler ces belles capacités aussi par la suite
    Quant à celles qui ne le peuvent pas du tout, vous n’êtes pas de mauvaises mères loin de là, je vous souhaite de pouvoir le faire un jour…Et dans le cas contraire, je répète « tant que votre bébé est en bonne santé, Dieu merci, c’est le principal ».

  104. Laural

    Pour ma part, tout doit être naturel. Je n’ai jamais eu de complexe avec l’allaitement sauf pt quand même en public, mais je voyais comme beaucoup plus de complications de m’occuper de biberons. En apprenant à quel point c’était positif pour l’enfant, appuyé de plus par l’OMS qui conseillait jusqu’à 2 ans, c’était donc mon but. J’ai donc poussé l’allaitement de mon garçon en sentant qu’il était très lié à son boire jusqu’à 2,5 ans. Même en étant enceinte après son 1 an et en apprenant à mon 5e mois que ce serait sûrement plus complexe pour la suite. J’attendais des jumeaux… Le point encourageant, c’était que je ne risquais pas de manquer de lait pour mes bébés avec l’allaitement déjà en cours, mais, s’il y aurait des signes de manque à 3 ou que ce serait vraiment trop pour moi, je pourrais facilement mettre mon petit garçon en sevrage. En lisant, il ressortait que les jumeaux, les prématurés et aussi les garçons (pour la taille de leur cerveau qui doit être plus importante, donc plus nécessaire d’allaiter) auraient davantage besoin d’un allaitement et encore mieux plus longt.
    J’ai donc commencé ce bel essai et à notre grand bonheur! Mes bébés s’endormaient presque toujours au sein et moi en étant couchée je prenais mon repos. Les enfants n’étaient presque jamais malades et beaucoup moins « chialeurs ».
    Avec quelques variances, ils ont souvent commencé a diminuer légèrement vers 8 mois après qu’ils soient bien habitués aux solides. Mais de façon plus significative vers un doux sevrage vers 18 mois. À plus de 2 ans, c’est souvent seulement qu’avant les dodos (sieste comprise).

  105. Luciole

    Ça aurait été mon rêve …..

  106. Vanessa

    Bonjour j’ai un petit garçon de bientôt 4 ans qui est toujours au sein et qui visiblement n’est pas encore prêt à arrêter. On sais dit tout les 2 que le jour de ses 4 ans on arrêterait. Maintenant on verra s’il y arrive.

  107. aminata

    Je viens de lire votre article Fabien. Je ne sais pas s’il doit me rassurer. j’ai également un petit garçon de 28 mois qui tête encore.J’avoue que mon travail m’oblige a voyager et donc a le laisser a la maison pendant plusieurs jours.
    A sa naissance je n’avais non seulement pas beaucoup de lait mais en plus les teutons semblaient trop gros pour lui. Je tirais donc le lait et lui donner le peu que j’avais. Deux mois après sa naissance il a commencé a téter mais le lait n’était pas très fournie..j’ai du le laisser pour voyager pendant une semaine. Donc il alternant lait maternel et biberon.
    Aujourd’hui encore même si je fais une dizaine de jour a l’étranger, a mon retour il veut toujours téter. Je ne suis pas sûre qu’il y ait réellement grand chose. Je crois que c’est plutôt par attachement. Vu que je voyage beaucoup et que je culpabilise de le laisser seul si souvent, je n’ai pas réellement le courage d’arrêter même si naturellement c’est assez mal vu et compris. j’ai bien envie de le laisser décider du moment du sevrage.
    Pensez vous que ce type allaitement occasionnel soit plus par réconfort qu’autre chose?.
    MERCI encore!

  108. Mère de K

    Je ne comprendrai jamais toute cette polémique autour de l’allaitement alors que boire du lait de vache, inapproprié, et qui inflige des conditions de vie désastreuses à des millions de vaches semblent normal à la majorité de la population influencée par les lobbies laitiers. On boit du lait de vache jusqu’à quel âge? ..
    Moi même d’origine tribale, culture musulmane mais qui a su garder certaines de ses caractéristiques matriarcales d’autan, j’ai vu tantes et cousines allaiter enfants sans montre en poche (à la demande) et ce au minimum jusqu’à 2 ans, soeurs allaiter sans pudeur devant un frère, des allaitements durer 8 ans et je n’ai remarqué aucun manque de confiance ou d’autonomie chez les personnes allaités longtemps une fois adulte. Une société collectiviste dans laquelle les familles sont soudées, les enfants ne mettent pas leurs parents en maison de retraite ceci est un exemple) ne se compare en rien aux sociétés occidentales, nombrilistes, impérialistes et .
    L’allaitement, la proximité, créent des liens incassables entre les générations. Les cousines qui allaitent les enfants des autres sont la normes. Des enfants qui dorment avec les parents, des fois par manque de place ou juste le besoin d’être avec ceux qu’on aime..
    Aussi, j’ai beaucoup voyagé, au brésil, ou dans les sociétés aborigènes et hippies en Australie par exemple. J’ai un temps habité chez une brésilienne qui dormait dans le même lit que son fils de 17 ans. Ce n’est pas normal! Vous me direz. Aujourd’hui, il fait de grandes études loin de sa mère. Il est autonome mais garde un contact fort avec sa mère. Mais où est le mal?
    Perso, depuis mon séjour à la maternité (avant j’étais excessivement pudique), après un accouchement exhibitionniste (50 sages femmes et autres professions qui défilent à tour de rôle, regardent dans mes entrailles, entre les auscultations et touchers vaginaux, mammaires ect …, je suis devenue une autre femme.. J’allaite en publique et les regards effarouchés m’amusent. Mes seins ont repris leur caractère nourriciers. Le regard des autres? Je m’en contrefiche car seule le bien être de ma fille compte!
    Que dire des enfants non allaités?
    Mon compagnon est anti allaitement, il ne se l’avoue pas, mais je le ressens. Je suis persuadée qu’il éprouve le regret de ne pas avoir été allaité et la jalousie de voir notre fille tèter..puisqu’un jour, il m’a rétorquée « je n’ai pas eu la chance d’avoir été allaité par ma mère ».

    J’ai une fille plutôt stressée depuis la naissance, et le sein est souvent son seul apaisement. je me demandais comment les femmes pouvaient apaiser un bébé stressé avec un biberon? Ou une tétine qu’il faut à chaque fois remettre dans la bouche de l’enfant lorsqu’il la perd au risque d’une nouvelle crise.
    La fonction première du sein est une fonction nourricière et non pas sexuelle comme le prétendent certains ou certaines et la recrudescence des cancers du sein en sont la preuve.
    Le caractère sexuel du sein est purement sociétal. Caresser le cou d’une femme ou bien lécher le lobe d’une oreille procure bien plus de plaisir sexuel que la manipulation du sein. C’est le patriarcat seulement qui a retiré la fonction nourricière du sein.

    L’allaitement est un pur moment de plaisir grâce aux hormones sécrétées. Il semble que la prévalence de la dépression soit plus basse chez les mères allaitantes, et que l’allaitement donne à la femme un sentiment d’accomplissement et de compétence.
    Pour ma part, il est un remède imparable contre les coups de blues de la maman, et doit l’être certainement pour l’enfant allaité. Pourvu qu’il dure aussi longtemps que nous buvons du lait de vache!

    1. Magali

      Quel superbe message !! Merci :)

  109. Catherine

    J’ai eu 2 enfants et je les ai allaité tous les 2 et pourtant ça ne sait pas fait sans complications. Je suis très pudique, et quand j’ai eu mon premier bébé alors que j’avais très envie de l’allaiter, je me demandais si j’en étais capable. Et bien oui on oublie tout ces aprioris, même le regard des gens, quand j’allaitais bébé en public quand je ne pouvais pas faire autrement. Je les ai allaité tout d’abord parce que l’on disait que c’était bon pour son système immunitaire mais je l’ai allaité parce que oui dés l’instant oū l’on m’a mis ce petit garçon sur mon ventre je n’ai pas résisté cela s’est fait naturellement et je reconnais que ça procure le plus grand bien. La seule chose c’est que c’est très fatiguant quand on a un bébé gourmand qui ne fait pas ses nuits et ça a durait longtemps, à cela, j’ai eu des engorgements, des crevasses et au bout de 2 mois, mon bébé perdait du poids j’étais contrainte de passer à l’allaitement mixte pour au final arrêter complètement l’allaitement car mon lait s’était tari . Je dois dire que cet arrêt brutal m’a perturbé mais pour autant et avec un bébé qui a eu bcp de mal à faire ses nuits j’avais quand même décidé d’allaiter mon 2 eme garçon. Je savais comment faire même si j’avais l’appréhension d’avoir de nouveau un bébé glouton. Cela s’est mieux passé mais pour autant plus de lait aux 3 mois de mon enfant et comme j’avais un bébé qui se réveillait plusieurs fois la nuit je vous laisse imaginer mon état de fatigue. Oui je pense que l’allaitement apporte de bonnes choses à l’enfant maintenant je pense qu’il aurait fallu l’allaiter sufisamment longtemps pour que toutes ces choses dont on parle lui soit vraiment bénéfique. Je pense que toute maman est libre de vouloir allaiter ou pas son enfant ça ne fait pas pour autant de mauvaises mères . J’ai vu dans mon entourage des mamans qui avaient allaité leurs enfants juste pour s’entendre dire : « mais c’est formidable vous allaitez votre bébé » et qui quand elles voient des mamans encore allaiter leur enfant de 2 ans ça les choque, alors là c’est à ne plus les comprendre. Arrêtons svp de polémiquer sur ce sujet, ou parlons de ce sujet autrement, chacun est libre, disons simplement et pour l’avoir vécu essayons de mettre bébé au sein pour ma part oui au bout de quelque jour, cela devenait naturel et je sentait mon bébé vraiment bien au sein et de ce fait moi aussi. Oui c’est super pas de preparation, pas de manipulation et oui ça ne coûte rien moi je suis outré par contre de voir des mamans qui n’ont pas suffisamment de ressources et qui demandent à faire crédit pour une boîte de lait. En général on fait un bébé quand on est bien sur qu’il ne manquera de rien alors je dis c’est certainement plus sur ce genre de mamans qu’il faudrait passer l’info.

  110. AT

    Je réponds au dernier message publié de Catherine qui affirme que seul les gens aisés devraient avoir des enfants. j’avoue être choquée par de telles pensées.
    Il n’y a rien de plus naturel que qu’avoir des enfants, peu importe notre situation sociale, que l’on soit pauvre, célibataire, handicapée, lesbienne, voire idiote… puisque c’est la fonction première pour devenir une femme accomplie. Certains mammifères (notamment les furettes) meurent si elles n’ont pas de petits. Qu’en est il des femmes?
    Et puis, en France, on a réglé le problème de l’immobilité sociale, des enfants pauvres peuvent avoir des enfants éduqués grâce aux aides (bourses universitaires, allocation familiales ect…). En général, selon des études de prestigieuses écoles, nous tendons à être plus heureux avec des revenus modérés que de hauts revenus. Et puis, si vous voyagez dans les pays du Tiers-monde, vous y verrez des gens plus heureux, épanouis qu’en Europe. Qui êtes-vous pour juger de qui doit avoir ou ne pas avoir d’enfants?

  111. lee

    Bonjour, j’ai allaité mon aîné jusqu’à 3 ans et demi…. que du bonheur, il n’a jamais eu de fièvre et à été très rarement malade. Un petit garçon en parfaite santé. Des qu’il le voulait, je l’allaitais, il se fesait mal, je l »allaitait et cela le calmait, idem dès qu’il voulait s’endormir… grâce à cela, il s’endormait très rapidement. Pourquoi arrêter? Parce qu’on me traitait de folle? Hors de question! Nous étions tellement heureux et épanouis… aujourd’hui il a 10 ans et c’est un garçon doux, adorable et en bonne santé et nous avons une grande complicité, un lien tellement fort nous unis, je ne regrette surtout pas de l’avoir allaiter tout ce temps et si c’était à refaire, je le ferai peu être plus longtemps car j’ai du arrêter parce que mon compagnon de l’époque trouvait que cela devenait mal sain. C’est vrai que cela fesait un an que je n’avait plus de lait, mais il continuait à têter, c’était une forme de réconfort et je me disait que cela avait la même fonction qu’une sucette, 100 pour 100 naturelle… et qu’on gardait le contact de peau à peau…. j’ai également, un petit bout de 17 mois, que j’allaite toujours, c’est pareil que pour le grand, on adore cela tous les deux… petit ombre au tableau, il fait l’année du nourrisson. .. depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui… je me dis que mon lait est trop riche et que l’année disparaîtra quand j’arrêterai de l’allaiter… en tout les cas, je l’espère, je ne veux pas voir de dermatologue car je pense que l’on va lui prescrire des crèmes décapantes qui n’arrangent rien…. soit, tous cela pour dire que chaque mamans à le droit de choisir l’allaitement ou non. Mais le fait d’allaiter au sein jusqu’à 6 ans n’est pas un acte insensé ou malsain…. c’est juste une forme de don et de partage que tout le monde ne peut pas comprendre.

  112. Fanfan

    Article intéressant clair et concis et me donne la conviction que l’allaitement ou l’allaitement dit « long » sauvera l’humanité …
    Je suis née en Afrique et pourtant ma mère très occidentalisée ne m’a jamais allaité j’ai été élevé au biberon au lait industriel, s’en est suivi de gros problèmes d’allergies et crises d’asthme assez impressionnantes durant toute mon enfance … j’étais une gamine à la santé fragile, idem pour mon frangin pas d’allaitement santé précaire je pense sincèrement que c’est intimement lié car pas antécédents de ce type dans la famille … à la puberté ça s’est un peu arrangé mais quand même les hospitalisations les piqures les séance de rééducation les traitements à la cortisone qui vous font gonfler etc etc ça reste de très très mauvais souvenirs !
    Alors la décision d’allaiter a été très facile à prendre lorsque j’ai su que j’étais enceinte de ma fille qui aujourd’hui a 2 ans toujours allaitée et pète la forme .. jamais malade … en plus l’allaitement bien qu’il ait été un peu difficile à mettre en place au début il ne faut jamais lâcher et se fier à son instinct, est une expérience absolument formidable tant sur la santé de la mère et du bébé (j’ai été déréglée ou même absence de règles depuis ma puberté + règles très très douloureuses insupportables et depuis que j’ai accouché et que j’allaite je suis réglée comme une horloge et douleurs très supportables, et j’ai une énergie à revendre), que sur le plan du lien l’attachement le respect … c’est magique.
    Bref, je n’y trouve que des avantages, je le répète, certes c’est éprouvant au début après un accouchement, disons que les deux premiers mois c’est hardcore, mais accrochez vous Mesdames, la suite n’en sera que formidable … et ces deux petits mois difficiles seront très vite oubliés.
    Je ne compte pas y mettre fin, c’est ma petite fille qui décidera car 1) j’ai la chance de mener mon activité professionnelle de mon domicile donc j’élève ma fille 2) Mon instinct me dis de continuer et mon instinct ne m’a jamais failli 3) Mon mari est à 200% avec moi…
    Je suis assez hermétique aussi à la psychanalyse et au psy en général, l’approche animale et naturelle me rassure bien plus …je fais plus confiance à la nature qu’à l’homme, il n y a qu’à voir ce que celui ci en a fait de cette nature qui pourtant a été si généreuse avec lui … c’est un raisonnement simpliste mais me faire dicter ma conduite par qq psy stars vus à la télé ou dans les magasines c’est bien pour les moutons.
    Dire qu’allaiter longtemps c’est un abus sexuel de la mère sur l’enfant est juste irresponsable, encore un combat que les femmes et hommes doivent mener pour leurs enfants … et surtout changer les mentalités.
    Mon excellent gynécologue/obstétricien (il a une telle sensibilité que je pense qu’il a été femme dans une autre vie) m’a dit « on ne demande pas à la biche si elle veut allaiter ou pas! Car si elle n’allaite pas son petit faon ce dernier et bien meurt ! » fin de citation.

  113. Pierre

    Bsoir ,
    Un article qui pourrait être un peu plus pertinent et mieux rédiger surtout …..Quelques fautes , mais la syntaxe aussi !! C’est regrettable !
    Bien à vous .
    Pierre

  114. Jeremine

    Monsieur Pierre, au lieu de vous faire chef de chantier à distance, pourquoi ne pas rajouter de nouvelles pierres à cet édifice afin de le rendre plus solide?
    La critique est bel et bien une nécessité dont le but devrait être l’amélioration, or, il me semble
    que la vôtre n’ait rien apporté de bien constructif.
    A bon entendeur.

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