Source : Visual Hunt

Du crue, du frais, biologiquement approprié

Cela fait plus de 25 ans que le docteur vétérinaire australien Ian Billinghurst a inventé le régime alternatif aux croquettes industrielles et aux pâtées, le régime dit BARF pour Biologically appropriate raw food en anglais.

En français, ce sont tous les aliments crus physiologiquement et biologiquement adapté aux carnivores domestiques que sont les chiens. Ian Billinghurst est l’auteur de l’ouvrage “Give your dog a bone” (“Donnez un os à votre chien”) avec l’accroche suivante : “Nourrir les chiens avec du bon sens pour une longue vie en pleine santé” (1993).

D’après son fondateur, le BARF possède une seule mission et elle est très simple. Ce régime sert à “améliorer la santé de votre animal de compagnie à travers une alimentation basée sur l’évolution”i.

Ce n’est pas forcément très clair ? Autrement dit, nos animaux domestiques selon le Dr Billinghurst doivent se nourrir d’une manière prédéfini par leur physiologie, elle-même défini par des processus évolutifs longs et complexes. L’une des principales composantes du BARF est donc le crue. Rien ne doit être cuit, pas même la viande, les os (encore moins, nous le verrons plus tard), ni les fruits et les légumes.

Le Dr vétérinaire australien décrit le régime BARF comme presque miraculeux pour améliorer l’état de santé des animaux domestiques et mettre au silence de nombreuses maladies.

Parmi elles, on retrouve l’obésité bien sûr, l’arthrite, les allergies, les maladies auto-immune, le diabète, les maladies inflammatoires de l’intestin et de l’ensemble du tractus gastro-intestinal. Il promet même de soigner les maladies rénales.

Aussitôt les promesses thérapeutiques ont été énoncées que le fondateur du régime BARF mentionne le résultat positif qu’il observe le plus souvent : l’amélioration de la qualité des poils et de la peau. D’après le Dr Billinghurst, les animaux domestiques nourris au BARF auraient plus d’énergie et plus d’entrain à jouer et interagir avec ses propriétaires ou d’autres partenaires.

Finalement, et non des moindres, une autre promesse du BARF serait d’améliorer considérablement l’hygiène bucco-dentaire des animaux domestiques.

La mauvaise haleine ne serait plus qu’un mauvais souvenir avec le BARF. Nous allons le voir, cela provient directement des aliments utilisés, et notamment les os charnus entourés de viande qui permettent aux chiens de se détartrer naturellement les dents. Nous verrons qu’il y a aussi des risques.

Quand la transition est bien effectuée, les adeptes du BARF (ou les”barfeurs” dans le jargon) mentionnent également des selles plus fermes, moins molles et plus fermes. La disparition des flatulences nauséabondes revient aussi souvent dans les témoignages ces communautés barfeuses.

Devant le succès du livre du Dr Billinghurst et l’engouement international pour la pratique alimentaire, le docteur vétérinaie a écrit par la suite deux autres livres.

  1. Grow YourPups with Bones
  2. Pointing the Bone at Cancer

Le premier livre est spécifique pour la croissance etle développement des chiots avec le régime BARF, alors que le second revient plus en détail sur les liens entre le régime BARF et les risques de cancers.

Les bases du BARF

Elles pourraient se résumer en une simple phrase : on donne principalement des os charnus (comprendre bien entouré de viande, jamais sans), des abats, des fruits et des légumes réduits en purée, des oeufs également et divers ajouts (des yaourts, de l’huile, de la levure de bière et des algues). Il faut ensuite se renseigner pour maîtriser les bases de l’équilibre entre les différents ingrédients, les tailles des portions et savoir éviter les pièges de la pratique.

Voici les grands principes du BARF pour une ratio :

  • 60% d’os charnu entouré de viande (50%-50% de viande et d’os)
  • 15% de légumes crus broyés
  • 10% d’abats
  • 10% de compléments alimentaires (yaourts, huiles, oeufs, levure de bière)
  • 5% de fruits mixés

Cette base se décline ensuite presque à l’infini selon les sources d’approvisionnement, les espèces animales utilisées, le type d’abat, l’ajout ou non d’oeuf ou d’huile végétale ou animale… D’après les barfeurs, rien ne doit rester figé dans un cadre fermé.

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1 commentaire
  1. Ia orana,

    nous avons mis notre chien au BARF il y a 2 ans et demi, une forme étincelante, un ligne d’enfer comparé rien qu’avec les chiens de sa race que l’on croise.
    On a confié notre chien à un ami car trop compliqué de l’emmener avec nous en Polynésie. Il continue bien sur le BARF.

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