Pratique millénaire, l’urinothérapie ou amaroli serait une méthode simple, gratuite et miraculeuse pour se débarrasser de nombreuses pathologies : asthme, allergies, diabète, tristesse, hépatites, cancer… Toutes ces allégations santé sont-elles justifiées ? L’urine miraculeuse, vraiment ? Enquête.

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Une pratique vieille comme le monde

Boire sa propre urine, ou “Amaroli” dans le langage Sanskrit pour se détacher un peu du terme peu ragoûtant est pratiqué depuis la nuit des temps. Je ne me risquerais pas de faire un cours d’histoire sur cette pratique, mais on retrouve des traces d’urinothérapie depuis l’ancienne Égypte et chez les Grecs.

Les premières traces de l’urinothérapie ne datent pas d’hier et remontent à 5.000 ans dans les textes sacrés hindous. Les utilisations traditionnelles reflètent assez brillamment l’évolution de sa composition et de ses “pouvoirs”. Par exemple, les Égyptiens faisaient uriner des femmes sur des graines, et décrétaient qu’elles étaient enceintes si ces dernières germaient à cause des hormones. Les Romains comme les Égyptiens goûtaient l’urine pour vérifier la présence d’un goût sucré, jugée anormale.

Véritable élixir de jouvence, l’urine n’était assurément pas vue comme un déchet qu’il faut évacuer dans nos toilettes (et notre eau potable), mais plutôt comme un don des dieux, “l’eau-de-vie” ou encore “l’or du sang” capable de soigner de très nombreuses maladies.

L’utilisation de l’urine repose sur un usage externe pour les cas de dermatites, de psoriasis ou de brûlures selon le médecin suisse controversé Tal Schaller, aussi bien qu’un usage interne pour une liste infiniment longue de maladies et de problèmes (mais aussi en injection intramusculaire pour les plus réticents d’entre eux).

Dans une longue interview accordée à Christian Schaller, dit Tal Schaller, par Thierry Casasnova, le médecin suisse assure de l’efficacité de l’urinothérapie principalement sur la base d’un “concept passionnant”, celui du “sang filtré” qui contient une “vibration énorme, une longueur d’onde très rapide […] qui donne beaucoup d’énergie au corps”.

Pour Tal Schaller, le bénéfice de boire son urine tire son origine de l’énergie vitale et vibratoire du sang transmise au liquide jaunâtre, mais aussi, et c’est la principale explication que l’on trouve aisément sur la toile, grâce aux nombreux nutriments et éléments essentiels de l’urine.

Tal Schaller, qui a écrit un ouvrage sur ce qu’il pense être le plus vieux médicament du monde, estime que boire son urine permet d’envoyer un message de confiance à son corps pour l’inciter à de soigner lui-même. Les effets thérapeutiques seraient puissants, et que l’on peut même obtenir avec l’urine d’une autre personne.

Le thérapeute helvète, qui accuse notamment les masques d’être dangereux pour la santé, en profite pour tacler l’industrie pharmaceutique qui aurait tout fait pour détourner les hommes de ce traitement naturel, gratuit et extrêmement efficace.

Pour Alternative Santé, on pourrait aussi boire son urine de façon homéopathique, on parlerait alors “d’isothérapie urinaire”. Le magazine de santé nous précise qu’une dilution de l’urine serait une méthode de “décontamination profonde et de reprogrammation énergétique”, efficace notamment contre les “miasmes des vieilles maladies mal réglées et les séquelles des vaccinations.”

L’urine peut-elle soigner le cancer ?

L’urine serait miraculeuse pour traiter de nombreuses maladies, même très graves comme le cancer. On revient dans cet article sur toutes les évidences scientifiques autour de ce sujet, avec des résultats prometteurs, mais extrêmement préliminaires.

A LIRE ICI

Pratique millénaire, l'urinothérapie ou amaroli serait une méthode simple, gratuite et miraculeuse pour se débarrasser de nombreuses pathologies : asthme, allergies, diabète, tristesse, hépatites, cancer... Toutes ces allégations santé sont-elles justifiées ? L'urine miraculeuse, vraiment ? Enquête.

Une pratique vieille comme le monde

Boire sa propre urine, ou "Amaroli" dans le langage Sanskrit pour se détacher un peu du terme peu ragoûtant est pratiqué depuis la nuit des temps. Je ne me risquerais pas de faire un cours d'histoire sur cette . . .

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7 commentaires
  1. Merci pour cet article.
    Une phrase ne me semble pas claire :
    « boire son urine en cas de manque d’eau n’est pas l’idée siècle puisqu’elle contient 2% de sels et participera à déshydrater davantage l’organisme. »
    Je ne comprends pas si les 2% de sels sont en 2% de trop pour pouvoir hydrater, ou bien si ce % est trop faible (comparés aux solutés de réhydratation donnés aux nourrissons ayant une gastro-entérite).
    Merci de m’éclairer :-)

    1. Bonjour Séverine,

      Merci du commentaire et désolé pour le manque de clarté. Les sérums physiologiques sont à 0.9% de concentration de chlorure de sel contre 2% pour l’urine, ce qui est trop élevé et donc participera à la déshydratation du corps. L’eau de mer, c’est entre 3 et 4% de sels. Donc ce pourcentage est trop élevé pour pouvoir réhydrater le corps qui devra par la suite évacuer cet excès.

      J’espère que c’est plus clair :)

      A vous lire,

  2. Hello Jérémy,

    J’ai fait une cure d’urine (d’ailleurs j’avais en prévision de cette cure stoppé préalablement la pose d’un anneau vaginal – et donc pour éviter les hormones artificielles passant encore dans le sang).
    Par curiosité, pour voir si ça avait réellement un effet miraculeux.
    (j’ai certaines plaques atopiques sur le front, à la naissance des cheveux).
    Le lotionnage de ces plaques avec l’urine fraîche a donné des résultats assez probants au début (peau nickel)
    J’ai pratiqué de manière progressive, en buvant d’abord 5ml, puis 10 ml, puis 20 …
    Puis j’ai eu des haut-le-coeur (c’est tellement fort que ça perdure aujourd’hui quand je fais pipi et que l’odeur de mon urine est plus forte). Du coup j’ai arrêté de la recueillir (ça a du durer 2 semaines ? )
    J’ai respecté mon corps, en me disant que si j’avais envie de vomir c’est qu’il y a une raison.
    Les plaques vont et viennent (elles sont assez petites). L’élixir du suédois a donné de bons effets, qui s’atténuent cependant dès que j’arrête d’en mettre.

    1. Hello Catherine,

      Merci pour ce commentaire et ce témoignage ! Cela confirme l’effet émollient de l’urine sur la peau et ses effets bénéfiques sur ces espèces de dermatites variées…

      Mise à part les haut-le-coeur avec l’urinothérapie, tu as eu des effets positifs quelconque ? Ressentis quelque chose ?

      A te lire,

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