Les études sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine et de son antibiotique ne cessent de sortir, avec des résultats positifs et négatifs. Elles alimentent une dérangeante cacophonie médicale et scientifique, savamment entretenue par certains groupes et sites internet. Pourtant, les dernières études sérieuses pointent l’absence d’efficacité de la chloroquine et de ses dérivés.

Source : Freepik.com

Le bal des études contradictoires

Depuis le début de cette crise sanitaire sans précédent de Covid-19, toutes les attentions se sont portées sur les promesses thérapeutiques d’un protocole spécifique, celui préconisé par l’équipe de Didier Raoult de l’IHU de Marseille, à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine.

La bithérapie devrait être donnée le plus tôt possible à partir de la découverte des premiers symptômes pour freiner la multiplication de la charge virale, et ainsi limiter les risques de complications et de décès, mais aussi la durée de contagion.

Ces promesses thérapeutiques ont fait l’objet d’une centaine de publications scientifiques et d’une attention médiatique hors norme. Du jamais vu. Des présidents d’importante nation comme les USA et le Brésil ont parlé de la bithérapie comme un cadeau du ciel ou se sont filmé en train d’avaler des comprimés de chloroquine.

Sur les réseaux, des batailles d’idées se livrent en permanence depuis les premières promesses de soin de la Covid-19, et ne cessent de gagner en intensité au gré des résultats d’études scientifiques qui tombent au fur et à mesure.

Lors d’une interview accordée à deux journalistes, le Président de la République a affirmé qu’il n’utiliserait pas la chloroquine pour se soigner s’il était contaminé par le virus. Pour lui, la science n’est pas claire sur ce sujet et ce ne serait de toute façon pas aux politiques de décider de l’efficacité ou non d’un traitement.

Mais pourquoi, après des mois de controverse et la publication de dizaines et de dizaines d’études sur l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, tout le monde s’affronte encore violemment sur cette bithérapie et son efficacité ?

S’il y a de nombreuses raisons qui peuvent expliquer cette guerre permanente, la publication de résultats contradictoires participe activement à raviver un clivage pro et anti, sans que la portée des résultats scientifiques soient parfaitement connus ni maîtrisés.

Bien souvent, les études sont simplement classées dans la catégorie “positive” ou “négative” et s’accumulent d’un côté ou de l’autre des formations pour tenter d’imposer une vérité sur le nombre de travaux, à défaut de la qualité…

Henry Ford Hospital réhabilite le protocole Raoult ?

Cette étude a fait grand bruit, et vous en avez forcément entendu parler, puisqu’elle montre l’efficacité de l’hydroxychloroquine avec ou sans azithromycine pour réduire la mortalité du Covid-19.

C’est une équipe américaine qui est à l’origine de ce travail au sein de l’Henry Ford Hospital à Détroit aux USA sur plus de 2.500 patients.

Mais comme d’habitude, si on s’en tient uniquement aux titres de la presse ou à la lecture du résumé très positive (voir ici pourquoi il faut éviter de faire cela), on rate les informations essentielles de cette étude. On rate ce qu’il est important de chercher et de savoir dans cette controverse :

  • Quelle est la validité scientifique de l’étude ?
  • Quelle est la pertinence clinique des résultats ?

Il faut déjà commencer par le commencement : cette étude américaine qui porte sur un bel échantillon de 2.500 personnes est une étude observationnelle rétrospective. Des mots barbares pour dire que l’on va prendre un groupe de malades et que l’on va retourner dans leur passée pour voir si quelque chose qui auraient pris peut aider à aller mieux.

On cherche bien sûr ici le rôle de l’HCQ et de l’AZI.

Par nature, ces études ne sont pas forcément mauvaises. Elles peuvent même être très informatives et rigoureuses, mais quoi qu’il arrive, elles ne permettent pas de tirer des conclusions définitives, et invitent le plus souvent à réaliser des essais cliniques pour tirer les choses au clair.

En gros, ces études rétrospectives appellent nécessairement à faire d’autres études plus informatives : des essais cliniques randomisés. C’est exactement ce que disent les auteurs de cet hôpital de Détroit.

Le niveau de preuve est donc faible avec cette architecture scientifique. Mais ce genre de travail coûte peu d’argent et nécessite moins d’autorisation et d’organisation pour être mené. C’est pratique, mais le travers réside dans l’intérêt puisqu’il sera toujours aussi difficile de trancher.

C’est le premier niveau d’analyse que vous devez faire. Repositionner l’étude dans sa catégorie pour déterminer la puissance ou la force de cette preuve.

Ensuite, le second niveau de lecture est plus technique puisqu’il faut décortiquer, désosser et démanteler l’étude pour en connaître les forces et les faiblesses. Ça, c’est mon travail.

Les faiblesses de cette étude seront tous les choix méthodologiques et statistiques étranges ou non appropriés qui favoriseront un groupe plutôt qu’un autre. Cela peut aussi être des liens d’intérêts, des idéologies morales des auteurs, de la fraude (comme nous avons pu le voir malheureusement avec l’étude du Lancet).

Justement, il y a beaucoup de problèmes méthodologiques dans cette étude. Suffisamment pour avoir déclenché une levée de boucliers sur les réseaux sociaux et notamment Twitter, où les auteurs ont été interpellés pour répondre à de nombreux problèmes.

Les premières réactions des auteurs ont été pour le moins inattendues et peu rassurantes : les curieux ont été bloqués et l’accès à certains comptes limité pour éviter une pluie de critiques. Ce n’est pas une réaction que l’on attend de chercheurs qui publient sur un sujet aussi important.

Des points très techniques obscurcissent la fiabilité et la solidité des résultats positifs pour l’HCQ et l’AZI. Parmi les critiques les plus sérieuses et dérangeantes, on retrouve les points suivants (mais pas uniquement, ce serait trop long de parler de tout et trop technique).

Une limite  d’âge inexplicable

Les auteurs ont décidé de regarder l’âge comme une variable binaire en séparant les patients de moins de 65 ans des autres. En faisant cela, les auteurs estiment que le risque de mourir de la Covid-19 est identique pour une personne de 66 ans et de 80.

À l’inverse, le risque serait donc le même pour une personne âgée de 64 ans et de 35 ans.

On sait que cela et rigoureusement faux. L’âge est un facteur déterminant de la mortalité de ce virus. Plus on est âgé, plus le risque d’en mourir augmente. Le choix de séparer les patients de 65 ans des autres s’explique donc difficilement, et aurait du être analysé d’une manière continue (sans distinction binaire donc).

Les groupes sont très différents

C’est une critique que l’on a l’habitude d’entendre : pour mesurer l’effet réel d’une thérapie, il faut que les groupes (avec ou sans thérapie) soient comparables. S’ils sont différents, on ne pourra pas isoler l’effet du médicament à cause des différences de base des groupes. C’est donc un sérieux problème, une grosse limite.

C’est le cas de l’étude de l’hôpital d’Henry Ford aux USA, avec un groupe traité à l’HCQ plus jeune et qui a reçu deux fois plus de stéroïdes, comme la dexaméthasone qui serait efficace pour réduire la mortalité de la Covid-19.

Mécaniquement, des paramètres plus favorables qui apparaissent dans le groupe HCQ et/ou AZI peuvent parfaitement expliquer les bénéfices sur la mortalité. Donc, les auteurs essayent tant bien que mal de corriger ces différences avec des outils statistiques.

Ici, c’est le fameux propensity score matching qui a été utilisé (il en existe d’autres) et permet de créer deux sous-groupes les plus comparables possible, au détriment d’une perte de puissance statistique importante.

Car sur les 2.500 patients du départ, il n’en reste 380 (190 dans chaque groupe) dans l’analyse finale corrigée soit 85% d’effectif en moins. C’est considérable.

Plus important encore, cette correction s’appuie sur les seules mesures faites à l’hôpital. Malheureusement, les chercheurs ne peuvent pas mesurer tous les paramètres et coder tous les choix et les actions qui ont été prises avec ces patients. De fait, ces corrections manquent inlassablement d’autres paramètres qui pourraient avoir un rôle majeur dans l’effet expliqué.

C’est pour cette raison que l’on peut raisonnablement prendre avec des pincettes ces parades statistiques, peu importe le résultat de l’étude (positif ou négatif).

Une prise en charge de plus en plus efficace

Dans un éditorial qui accompagne la publication de l’équipe de Détroit, 4 chercheurs canadiens et australiens tempèrent la portée des résultats en listant minutieusement les nombreuses limites méthodologiques de cette étude.

Parmi ces limites, la prise en charge des malades du Covid-19 qui s’est amélioré au cours du temps dans le monde entier et dans l’hôpital de Détroit à mesure que les cas s’accumulaient. Or, les patients inclus dans l’étude s’étalent sur une fenêtre temporelle de 3 mois sans avoir la date d’inclusion précise des patients.

C’est problématique dans le sens où plus de patients traités par HCQ et AZI peuvent faire partie des cohortes plus tardives bénéficiant d’une expérience plus solide dans la prise en charge de la maladie. Mais l’inverse est bien entendu vrai.

C19study : un site qui nourrit tous les doutes

Dans cette bataille d’information, tout le monde essaie de s’approprier un savoir scientifique et médical qui n’est pas simple ni accessible en deux jours d’autoformation.

Dans cet affrontement d’idée, un site anglo-saxon, C19study.com, propose de rassembler toutes les preuves scientifiques sur l’efficacité ou non de l’HCQ en fonction des stades d’avancées de la maladie (avant infection en prophylaxie, en phase précoce ou tardive…)

Ce site participe, à sa manière, à nourrir cette cacophonie scientifique puisqu’il sélectionne les études favorables, déforme les résultats d’études négatives et accepte toutes les études pour les ranger dans le même niveau de preuve (des documents internet, des pré-impressions non publiées).

Voici un exemple de désinformation savamment orchestré avec un design agréable et épuré qui montre très simplement que le protocole de Didier Raoult fonctionne, avec des pourcentages d’une limpidité déconcertante.

Le problème, c’est que ce genre d’initiative passe outre l’analyse critique de chaque étude.

  • Est-elle publiée ou encore en pré-impression ?
  • Est-ce une étude rétrospective d’un faible niveau de preuve ou un essai clinique randomisé autrement plus solide ?
  • Les résultats et les biais sont-ils discutés pour chaque étude ?
  • Les conflits d’intérêts ou biais idéologique ?

Vous n’apprendrez rien de tout cela, car c’est long, c’est chiant, et compliqué, mais c’est de cette manière, et uniquement de cette manière, que l’on peut diffuser un savoir le plus honnêtement possible.

Cette initiative écrase ainsi la diversité des études scientifiques, les limites scientifiques de chacune, et permet de distiller un message simpliste facilement compréhensible, mais qui ne reflète pas la réalité.

Car dans ce bal d’études contradictoires, de récentes études viennent sérieusement affaiblir la piste d’efficacité de l’HCQ, en phase précoce.

Ces récentes études négatives sur l’HCQ

Deux essais cliniques randomisés contre placebo, un sur deux en double aveugle, menés aux USA et en Espagne rapportent des résultats négatifs pour l’HCQ en phase précoce de la maladie.

Ces deux études cliniques qui permettent de mesurer le plus fiablement possible l’efficacité d’une thérapie ne montrent pas d’amélioration sur la charge virale, ni sur les symptômes, ni sur le risque d’hospitalisation de malades.

Ces travaux étaient attendus pour apporter un éclairage sérieux sur cette piste thérapeutique. Ces études ne sont pas parfaites, bien évidemment, et possèdent des limites méthodologiques à prendre en considération.

Par exemple, l’étude américaine a été réalisée pendant le pic épidémique avec une tension hors norme sur les tests de dépistage. Conclusion, seulement un participant sur deux a pu bénéficier d’un dépistage pour s’assurer de la présence du virus.

L’étude espagnole a été conduite chez plus de 80% de professionnel de santé, ce qui peut limiter la généralisation des résultats à la population. En plus, elle n’a pas été conduite en double aveugle, ce qui peut avoir augmenté la fréquence des effets indésirables dans le groupe HCQ d’après les auteurs.

D’autres limites existent dans ces études (par exemple l’absence d’azithromycine, mais c’est normal en essai clinique où l’on teste qu’une seule molécule), mais par leur nature interventionnelle et randomisée, elles permettent d’établir des liens de cause à effet, et surtout, d’éclairer les professionnels de santé dans leur pratique et les décideurs politiques dans leur prise de position réglementaire.

La question est-elle pour autant entendue ?

L’HCQ, en association ou non avec l’azithromycine, est-elle efficace contre la Covid-19 ? Les récentes études randomisées et contrôlées contre placebo en phase précoce fragilisent encore davantage les bénéfices supposés de cette thérapie avancée et plébiscitée par l’équipe du professeur Didier Raoult.

Justement, ces bénéfices supposés ont été popularisés par l’un des premiers essais cliniques menés par Didier Raoult et son équipe. Un essai clinique qui montrait le bénéfice de la bithérapie sur la charge virale, malgré de très nombreuses critiques.

Mais aujourd’hui, des critiques scientifiques officielles ont été émises sur cet essai clinique décrit comme “un manuscrit non informatif présentant de graves lacunes méthodologiques.” Dont “les résultats ne justifient pas les conclusions de la forte l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans Covid-19.”

Cette critique en particulier a été soumise en avril dans le même journal que l’étude de Didier Raoult, mais n’aura été acceptée puis finalement publiée que 3 mois plus tard, alors qu’il n’avait fallu que 24h pour que l’étude clinique de Didier Raoult soit acceptée.

Une différence de traitement qui interroge et qui a permis de décaler dans le temps des critiques scientifiques pourtant indispensables pour évaluer le plus fidèlement la portée de travaux scientifiques.

La question de l’efficacité de l’HCQ est-elle donc répondue ? Probablement que non, car il faudra analyser dans le détail les évidences scientifiques et en faire des synthèses compréhensives et sérieuses.

Surtout, il faudra expliquer la portée des différents résultats, non pas pour influencer vers une direction, mais pour apporter des éléments factuels afin que chacun puisse prendre sa propre décision, et l’assumer.

Bientôt, l’Allemagne devrait aussi publier des études cliniques randomisées contre placebo en phase précoce de l’hydroxychloroquine.

Inscrivez-vous à la newsletter

Rejoignez une communauté de 10.000 abonnés ! Vous recevrez toutes le enquêtes et infos en exclusivité avec un guide offert sur le sucre... Alors arrêtons de chipoter !

4 commentaires
  1. Bonjour,

    pourquoi chercher de midi à 14h le coté “scientifique” de l’efficacité ou pas de l’hydroxychloroquine?
    La chose est bien plus simple que ça.
    D’un coté on a une molécule tombée depuis longtemps dans le domaine public, et dont la boite coûte 10€ et qui ne rapporte plus rien du tout au labo breveteur.
    D’un autre coté de nouvelles molécules, vaccins bientôt, des poisons plutôt, sans parler des nano puces associées et de l’alliance ID2020 http://id2020.org/.
    Par exemple le remdesivir de…Guilead, vient lui d’être, évidemment, autorisé sur le marché , en dépit de tous ses dangereux effets secondaires connus et avérés!
    Mais le remdesivir est vendu lui autour de 3000 euros en gros le traitement de 5 jours!
    Le jackpot. Et ca vaut le coup pour ça d’acheter et de corrompre et graisser les pattes de pleins de politiques, décideurs, organismes, commissions, médias, médecins etc. Tout le monde y trouve son compte..sauf les malades bien sur. Mais ça tout le monde s’en contrefiche.

  2. Est-ce scientifique de dire qu’il n’a pas d’efficacité alors que les médecins qui l’utilisent eux vraiment sur le terrain disent tout à fait le contraire? Quand la théorie diffère à ce point de la pratique, c’est la théorie qu”l faut jeter à la poubelle.

    Les conséquences graves sur les reins, entre autres, du Remdesivir sont connus elles par ailleurs.
    Au fait pourquoi un médicament en vente libre pendant des décennies , 70 ans, utilisé sans problèmes à travers le monde entier, a subitement été interdit en France le 12 janvier dernier? Un médicament dont on connaît tous les effets secondaires depuis bien longtemps et très bien maîtrisés et bénins d’ailleurs.
    Mais le remdesivir lui vient d’être adoubé, ratifié, recommandé et commandé en masse par l’UE…cherchez l’erreur!…ou le crime?

    Pour l’efficacité de l’hydroxychloroquine donc, que nombre de pays en, dépit de la chasse aux sorcières continuent à préconiser n’oublions pas, je met un lien de vidéo d’un groupe de médecins américains qui témoignent de son efficacité SUR LE TERRAIN, vidéo censurée (comme des tonnes d’autres) par youtube, facebook etc bien sur! Ben oui, elle va pas dans le bon sens…facebook, youtube qui comme chacun sait sont d’ailleurs médecins. A moins que cette censure vienne du fait que cette vidéo et toutes les autres censurées soit un “discours de haine”? On peut en juger là:

    https://www.artemisia-college.info/_media/medecins-en-colere-w.mp4!

    1. Claude,

      Tu méconnais fortement le fonctionnement de la recherche scientifique. Les chercheurs qui ont évalués l’HCQ et l’AZT au cours d’essai clinique randomisé (et qui montrent tous que ça ne fonctionne pas) sont des médecins de terrain, qui soignent. Ils sont dans des hôpitaux, comme Raoult ou Perronne tu sais.

      Pour l’interdiction de l’HCQ, cela n’a rien à voir, c’est une décision qui a été prise bien avant. Lire cet article : https://factuel.afp.com/non-la-chloroquine-na-pas-ete-interdite-par-un-arrete-en-janvier-2020

      Pour le collectif américain en question, il vaut mieux éviter d’en parler. La porte-parole, la docteur Stella Immanuel raconte n’importe quoi. Les maladies sexuelles de femmes tireraient leur origine de rapport sexuel avec des démons, et propose des sessions d’exorcisme par téléphone pour se défaire du sperme des démons. En plus, elle ne serait plus un médecin accrédité.

      A lire aussi, c’est affligeant et même si c’est triste de voir des plateformes retirer des vidéos comme ça, parfois, on a pas le choix devant autant de bêtises : https://www.liberation.fr/checknews/2020/07/30/pourquoi-facebook-twitter-et-youtube-ont-supprime-la-video-des-america-s-frontline-doctors_1795620

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En postant un avis, vous acceptez les CGU du site Dur à Avaler. Si votre avis ne respecte pas ces règles, il pourra être refusé. Les commentaires avec des liens hypertextes sont sujets à modération à priori. Merci d'émettre vos avis et opinions dans le respect et la courtoisie.