Que ce soit le professeur Didier Raoult, Jean-Dominique Michel du blog Anthropo-logiques, Philippe Douste-Blazy ou encore le collectif “Covid-19 laissons les médecins prescrire” (les médias…) : ils publient tous des informations partiales, idéologiques et fallacieuses sur la controverse médicale autour de l’hydroxychloroquine.

Source : Freepik.com

La délicate lecture critique de la science

La controverse scientifique sur le traitement du professeur Raoult contre le nouveau coronavirus est un exemple édifiant de la délicate et difficile analyse critique des résultats de la science.

Jamais je n’avais vu autant de personnes développer un tel intérêt pour des études incompréhensibles, avec des méthodes obscures et dont le processus de validation est inconnue pour une vaste majorité de la population (relecture par les pairs).

Jamais je n’avais vu autant de personnes devenir du jour au lendemain des experts en santé publique , en analyse critique des études cliniques et en statistiques. C’est à la fois très positif, de mon point de vue, de voir un attrait plus marqué pour les résultats de la science, mais aussi négatif, à la lumière des mauvaises interprétations et du manque de rigueur analytique.

Des personnalités avec des audiences très marquées partagent des analyses contestables, dans les deux sens, en faveur ou non du traitement à base d’hydroxychloroquine (HCQ) et d’azithromycine (AZ).

On peut lire absolument tout et son contraire sur ce sujet. La bataille scientifique et médiatique est pratiquement devenue une guerre de religion où s’affrontent les “pro” et les “anti”. Quand on atteint ce stade, c’est que nous sommes déjà allés trop loin. Peu importe la puissance ou la rigueur des analyses et des arguments, les deux camps vont camper sur leur position.

Je vous propose de revenir sur les récentes déclarations et analyses de la presse sur les rebondissements scientifiques du traitement préconisé par le directeur de l’IHU de Marseille.

Une analyse qui va vous montrer, une fois de plus, que la rigueur prend du temps et qu’elle nécessite une certaine bonne foi.

L’étude négative et contestée du Lancet

Elle a été publiée récemment. Elle a déclenché une déferlante d’émissions et de unes tranchantes. Le traitement vanté comme efficace très tôt dans l’épidémie de Covid-19 par le professeur Raoult serait en réalité inefficace et dangereux à en croire les résultats de ce travail.

Ceux qui étaient méfiants, comme moi avec l’absence d’évidences sérieuses et indépendantes, ont trouvé dans cette étude des résultats solides qui font pencher la balance du côté négatif avec une relative bonne certitude.

Ceux qui étaient convaincus de l’efficacité du traitement n’y voient rien de probant. Pire, ils y voient de la mauvaise science, des conflits d’intérêts, des manipulations et au final, la preuve qu’on veut enterrer à tout prix le traitement divin, qui ne coûte pratiquement rien.

L’étude du Lancet publiée par Mehra reste loin d’être parfaite. De nombreuses zones d’ombres existent sur les critères d’inclusions des patients, sur la méthodologie des analyses, sur les pourcentages de certains antiviraux.

L’étude du Lancet reste un travail dit observationnel et rétrospectif. Elle possède donc, malgré l’importance et la solidité de son échantillon (plus de 90 000 personnes sur 6 continents), une force très limitée qui ne permet pas d’établir de lien de cause à effet.

Il faut savoir raison garder. Mais passons à l’analyse des autres analyses.

Comprendre les différents niveaux de preuves scientifiques. En science, toutes les études ne se valent pas et apportent chacun des niveaux de preuve différents. Elles possèdent des structures et des compositions différentes qu’il faut connaître pour mieux maîtriser la valeur d’une étude scientifique. Explications.

Jean-Dominique Michel : une nouvelle salve peu rigoureuse

L’argumentaire le plus insidieux a probablement été écrit par Jean-Dominique Michel (JDM) sur son blog “Anthropo-logiques”. L’auteur de ce blog se définit lui-même comme “anthropologue de la santé et expert en santé publique”, justifiant même d’avoir créé des dispositifs socio-sanitaires “innovants, en particulier en santé mentale, dont certains font encore référence aujourd’hui.”

Pourtant, cette expertise est largement remise en cause par une enquête du docteur en biologie “Acermandax” sur le blog “Menace Théoriste” (de la chaîne La Tronche en Biais sur YouTube) qui démontre l’absence de diplôme ou de référence scientifique de Jean-Dominique Michel. Plus intéressant, Acermandax détaille les nombreux liens de l’anthropologue avec le monde de l’ésotérisme et du chamanisme.

Que ce soit le professeur Didier Raoult, Jean-Dominique Michel du blog Anthropo-logiques, Philippe Douste-Blazy ou encore le collectif "Covid-19 laissons les médecins prescrire" (les médias...) : ils publient tous des informations partiales, idéologiques et fallacieuses sur la controverse médicale autour de l'hydroxychloroquine.

La délicate lecture critique de la science

La controverse scientifique sur le traitement du professeur Raoult contre le nouveau coronavirus . . .

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24 commentaires
  1. Dans cette histoire de Chloroquine-Prof. Raoul je ne sais pas qui a tord ou qui a raison. Je sais simplement que dans l’hôpital dont s’occupe le Prof. Raoul il y eu mois de morts de Covid-19 en pourcentage que dans les autres hôpitaux en France et cela est à prendre en compte.

    D’autre part je constate que le Lancet, réputé très fiable, publie de plus en plus d’études qui ne tiennent pas la route et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Après un tollé du monde médical ce n’est pour rien que cette prestigieuse revue demande d’urgence des éclaircissements aux auteurs de cette étude qui démontre que la Chloroquine ne sert à rien dans l’infection virale du Covid-19. Comment se fait-il qu’une revue d’une telle réputation n’est pas plus regardante en ce concerne les conflits d’intérêts des auteurs et se penche sur le fait de savoir comment cette étude a été réalisée ??

    1. Salut Richard,

      Pour les statistiques de l’hôpital du Pr Raoult, les données sont biaisées puisqu’ils testent de très nombreuses personnes, dont une très grande partie sans facteur de risque (âge, comorbidité, etc.) D’où le fait que nous ayons besoin d’essai clinique randomisé. Sinon, on peut faire des corrélations un peu rapidement et à la hâte sur de nombreux sujets (et cela n’aurait pas de sens).

      Le Lancet est une revue fiable. Le fait est que comme cette revue est la plus connue au monde, il est tout à fait normal que l’on entende plus souvent parler des mauvaises études et des problèmes que les autres journaux où ce genre de chose (et encore, il faut attendre la fin des enquêtes car rien n’est avéré aujourd’hui) arrivent très plus souvent, sans correctif ni enquête. Il y a un biais à cause de la répercussion médiatique. Globalement, les grands journaux sont bien sûr plus abrité par les fraudes.

      Pendant la crise tu sais que les journaux scientifiques ont du compresser les temps de relecture par les pairs pour pouvoir justement produire de la science. Déjà qu’en temps normale une publication met entre 5 et 10 mois pour être pubiées, pourrais-tu imaginer que l’on attende aussi des longtemps des résultats important ? Pour rappel, l’étude clinique de Raoult a été publié en moins de 24h, top chrono (elle n’a tout simplement pas été relue par les pairs).

      Pour les conflits d’intérêts des auteurs, à moins qu’ils aient volontairement omis d’en déclarer, aucun n’a de conflits d’intérêts patents et pertinents avec la chloroquine ou l’hydroxychloroquine. J’ai écrit un article sur ce sujet.

      Mais cette étude demande bien sûr d’importante clarification tant les conséquences peuvent être importantes.

  2. L’étude du Lancet a été critiquée par de nombreux médecins par son manque de clarté et le refus de donner des précisions comme par exemple le nom des 671 hôpitaux qui ont collaboré à cette étude.
    Devant l’insistance de certaines personnalités médicales, de statisticiens, Surgisphere, qui se présente comme une société d’analyse de données de santé, basée aux Etats-Unis, et qui a publié les données de cette étude a dû reconnaître des erreurs notamment sur l’inventaire des décès et a avoué les limites de cette étude.
    Tout cela ne fait pas sérieux. Et devant le doute, la suspicion du conflit d’intérêt devient évidente dans ce monde ultra sensible vu les sommes colossales qui y circulent.
    Le professeur Raoult qui fait figure du petit Poucet avec son Plaquénil à 4€ devant ces puissances. Ce qui est surprenant c’est les réactions et décisions anti-chloriquine ultra rapides prise dans presque le monde entier, que cela éveille forcément la suspicion et des théories complotistes.
    Je n’ai pas la patience de décortiquer ces montagnes de statistiques, de graphiques etc mais je vois et j’entends ce qui se dit, et avec un peu de discernement j’en déduit que le protocole Raoult dérange, sa méthode d’électron libre agace, cette communauté scientifique confortablement assise dans ses certitudes bien formatées par les lobbys et la pensée unique. Ce professeur accueille, soigne, guérit, parfois se trompe, apprend, constate, et c’est cela qui m’importe plus que les palabres interminables.

    1. Oui Francis, l’étude du Lancet mérite de nombreuses clarifications sur de nombreux points. Si il se trouve qu’il y a eu des fraudes ou de la falsification, ce qui est une accusation extrêmement grave, alors cette étude devra tout simplement être rétractée et nous l’oublierons. En revanche, si les éclaircissement ne montrent pas d’erreurs majeures, alors il faudra prendre ces données en considération dans l’évaluation de la thérapie.

      A ce jour, il n’y a que l’OMS et Sanofi lui-même, que je sache, qui ont arrêté les études sur l’HCQ. Tous les autres continuent et c’est une bonne chose. Cela rassure et montre qu’il n’y a pas bien entendu de complot mondial contre le plaquénil ou l’hydroxychloroquine qui ne coûte rien.

      Je ne suis pas vraiment sûr que le protocole de Raoult dérange dans le sens que tu veux dire. Il dérange de nombreux chercheurs car il n’est pour le moment validé par aucune preuve scientifique sérieuse et indépendante. C’est là le problème principal du “protocole”. Un protocole qui d’ailleurs est contredit par une étude désormais publiée et qui montre qu’il est efficace même tardivement dans la maladie. Donc je me pose la question, pourquoi Raoult dit qu’il est efficace uniquement au début de la maladie ?

      Le Pr peut se tromper, tout le monde peut bien sûr se tromper, mais le plus intéressant c’est d’apprendre de ces erreurs et de savoir accepter, surtout, quand on s’est trompé. Or, de part les dernières déclarations que j’ai pu entendre du professeur, ce dernier utilise plutôt des arguments fallacieux (populisme, appel au sondage, argument d’autorité) plutôt que des preuves scientifiques, or c’est justement ce qu’il est.

      1. J’ai bien écouté les propos du Pr cela relève plutôt du bon sens. N’ayant pas l’expertise médicale, je me dis qu’entre une personne sur le terrain avec des milliers de patients, qui n’a aucun conflit d’intérêt avec le Plaquénil, qui est plutôt en fin de carrière, qui a eu une reconnaissance professionnelle dans le monde entier, qu’aurait-il à s’arc bouter sur un protocole qui ne fonctionne pas ?
        Par contre les propos de ce pr sont systématiquement falsifiés, où les médias sortent des éléments hors du contexte, mentent sur ses conclusions et transforment comme ils savent tellement bien le faire, un mot en buzz.
        Personnellement je pense que la chloroquine seule n’a pas l’efficacité optimale, mais que l’association avec un antibiotique a très probablement un effet thérapeutique positif comme dans toutes les pneumopathies.
        Les médias sont les vrais coupables de l’amplification de cette crise sanitaire et ont semé la confusion dans beaucoup d’esprits.
        Le Pr, en connaisseur a prédit une fin de l’épidémie fin mai courant juin avec un phénomène de cloche fréquent dans les épidémies virales. Et c’est le cas, alors que tout le monde prédisait une terrible 2 ème vague avec des millions de morts et prenaient les propos du pr pour fantaisistes.
        A ce stade on entend de plus en plus de médecins et de scientifiques contestés ouvertement l’étude de Lancet, comme quoi il y a bien un problème.
        Il reste que le Pr Raoult est un bon client atypique pour la presse de caniveau (majoritaire) et c’est bien dommage que le buzz discrédite la réalité scientifique.

      2. Francis,

        Le bon sens n’est parfois pas le mieux, et peut même s’avérer être dangereux et mortel. Combien de bêtises avons-nous faites sur le principe du bon sens à cause d’un manque de connaissance, de conflits d’intérêt ou pire d’idéologie ? Beaucoup.

        Pour rappel, l’IHU de Marseille du professeur Raoult à reçu en 2015 près de 150 000 € de la part de Sanofi pour fonctionner, qui est le producteur du plaquénil. Sanofi fait d’ailleurs officiellement partie des partenaires de l’institut.

        Extrait : “Des partenaires privés font également partie du projet parmi les plus grandes industries nationales dans le domaine des maladies infectieuses et de la microbiologie (Institut Mérieux, Sanofi Aventis, Cerba European Lab, IRT Lyon, Qiagen)”

        A lire sur le site de l’IHU : https://www.mediterranee-infection.com/linstitut/partenaire/

        Tout montre que le professeur Raoult s’arc-boute comme vous le dites. Sans même prendre en considération l’étude du Lancet, dont nous pourrons prendre les décisions une fois que les doutes seront levés, il n’y a pas de preuve scientifique sérieuse et indépendante de l’efficacité de son protocole et de son traitement.

        Encore pour rappel, le Pr Raoult s’est trompé à de nombreuses reprises sur l’épidémie. Au départ, il a dit qu’elle ne toucherait jamais la France. Ensuite, il a dit qu’elle ne ferait pas plus d’un millier de mort, pas plus que par accident de trottinette… Il a dit beaucoup de choses sans fondement. Mais ce n’est pas vraiment le sujet. C’est bien mieux de se rapprocher des études scientifiques, c’est quand même plus objectivable.

        Je ne sais pas qui sont les vrais coupables, mais Raoult a une part de responsabilité énorme dans ce qu’il se passe. Imaginez seulement qu’il avait fait une bonne étude sérieuse dès le départ, sans conflits d’intérêts, sans magouille et biais énormes, et qu’il avait prouvé l’efficacité de son protocole. Moi j’aurais dit bravo et j’aurais fortement recommandé ce traitement sur ce même blog. Malheureusement, l’histoire d’aujourd’hui nous montre l’inverse.

        Maintenant, on attend des études fiables pour trancher. Peut-être que ces études n’arriveront jamais à mesure que le temps passe. Personne n’en sortira grandit.

        PS : Savez-vous que Didier Raoult nie le réchauffement climatique ? On lui a retiré deux médailles d’excellence en science pour méconduite et fraude scientifique et il a des rapports accablants d’inspection scientifique sur la très faible qualité de ces études. Ce n’est pas moi qui le dit…

  3. Caramba ! encore raté !
    Votre propension à tirer sur la mauvaise cible est… interpellante.
    Au lieu de vous focaliser sur le principal : l’étude publiée par The Lancet, vous vous dispersez sur les critiques plus ou moins fondées qu’en font Jean-Dominique Michel (que je trouve toujours très pertinent…) ou le collectif “Laissons les médecins prescrire” (et je suis pour qu’on laisse effectivement les médecins prescrire librement…), en rajoutant une couche sur votre détestation du Pr Raoult (qui n’en mérite peut-être pas autant…)
    En bref, vous critiquez d’abord les critiques avant d’analyser et de critiquer accessoirement le vrai sujet.
    A trop épiler la girafe vous êtes abscons.
    Et surtout de parti pris qui perce partout l’habit de rigueur scientifique sans concession que vous voulez montrer.
    Et vous en devenez moins crédible que Jean-Dominique Michel même s’il est autant “anthropologue de la santé” que je suis docteur en théologie, et infiniment moins que le Pr Raoult dont le CV et l’expérience clinique et de recherche plaident pour un minimum de circonspection dans les critiques que l’on peut lui adresser.
    Et à la fin des fins, au cœur du sujet, et ce n’est pas du complotisme : oui, la recherche médicale est gravement corrompue par les intérêts financiers, et entre Raoult qui défend un traitement à 3 francs 6 sous et d’autres qui ne pensent que nouvelles molécules, vaccins et chimères à milliards de dollars à la clef, et compte tenu que d’après vous -et je vous suis- les uns et les autres seraient scientifiquement critiquables…, désolé, mais s’il faut choisir je choisis Raoult.
    Bien à vous.

    1. Caramba ! Comment pourrais-je pour ne plus vous décevoir Gérard ?!

      Je suis amusé de remarquer que vous me demandez de faire avant tout chose une analyse complète de l’étude du Lancet, chose que n’a même pas fait JDM. Il y a une différence de traitement assez intéressante, pour ne pas dire surprenante. D’ailleurs, pourquoi JDM n’a fait aucune critique des études du Pr. Raoult ? Là aussi, on pourrait lui adresser les mêmes remarques, mais il est bien libre de choisir. Personnellement, je ne lui en veux pas.

      L’étude du Lancet, on peut difficilement en faire une critique complète aujourd’hui puisque nous n’avons pas toutes les informations à notre disposition. Trop de points sont flous et doivent être adressé par les auteurs. Avec l’ensemble des données, on pourra avec plus de fiabilité estimer la qualité finale de l’étude. Avant cela, je préfère ne pas trop m’avancer et la laisser de côté. C’est un principe de prudence qui ne va dans ni un sens (pro-HCQ) ni dans l’autre (anti-HCQ).

      En la laissant ainsi de côté jusqu’à obtenir des clarifications, il n’y aujourd’hui aucune évidence scientifique sérieuse qui atteste de l’efficacité du traitement. Et j’en suis le premier navré. J’espère que les essais cliniques avec l’HCQ pourront tous se terminer, et que l’OMS changera son fusil d’épaule pour reprendre son étude sur ce sujet.

      Ensuite, ce n’est pas vraiment pas de ma faute si Didier Raoult se décrédibilise à ce point avec des analyses sur Excel aussi peu rigoureuse et biaisée ! Des analyses à l’image, malheureusement, de son essai clinique. Son CV et son expérience dans le domaine sont des gages de qualité, mais ne résistent pas aux analyses des faits.

      Seule l’analyse des faits doit primer Gérard, et j’imagine que vous le savez bien. Je n’ai aucune détestation pour Didier Raoult, bien que je trouve que sa manière de communiquer et d’être ne m’en ferait pas un ami, ce sont ces travaux qui nous intéresses tous.

      Le prix de la thérapie n’est pas à prendre en considération. On ne teste dans le cadre du Covid-19 que des anciennes molécules déjà autorisées. Certaines sont plus chères que d’autres, mais même celle qui serait gratuite, si elle inefficace, ne servirait pas à grand-chose.

      Je pense que les médecins doivent pouvoir prescrire librement, mais les arcanes des décisions politiques m’échappent complètement et je ne me risquerais pas à rentrer dans des théories frisant le complot avec Big Pharma et Big Tech.

      Une part de la recherche scientifique est mauvaise, et heureusement, une autre bonne partie est honnête, rigoureuse et indépendante. La recherche scientifique, comme de nombreux autres domaines, souffre de nombreux problèmes. Mais jeter le bébé avec l’eau du bain n’est, à mon humble avis, pas la meilleure des décisions.

      PS : je trouve cela un peu gros, de louer d’un côté l’expertise et le CV de Raoult obtenu grâce à des études scientifiques (notamment dans le Lancet) et de l’autre de fustiger les dites études scientifiques. Vous voyez un peu le serpent qui se mord queue ?

  4. Bonjour,

    J’ai une question un peu triviale.
    Pourquoi cet aveuglement généralisé en mettant des œillères scientifiques XXL dans cet article?

    On parle là d’études contre études contre d’autres études en face d’études…La science qui a l’air de ne pas trop savoir de quoi elle parle donc. Il y a à peu près autant d’avis différents que de scientifiques. C’est dire la grande précision et fiabilité de la science.

    Je suggère de dire d’abord ce qu’est un “virus”, des exosomes, des morceaux de code d’adn et d’arn, du code génétique.
    Le postulat de Koch définit en 4 actes ce que devrait être un “virus”.
    Mais la science et la biologie médiatique ne s’en occupe pas, car cela ferait s’écrouler toute la belle théorie simpliste, erronée et mensongère du virus qui “tue des gens”.
    Il n’y a aucun rapport entre un soit disant méchant virus (cela n’existe pas) et les morts dont on parle.
    Les gens meurent des causes habituelles comme chaque année (il suffit pour un scientifique un peu sérieux de comparer les chiffres des morts des années précédentes à la même période avec ceux de cette année déjà pour commencer. Et ensuite surtout d’ouvrir les yeux sur les pathologies des morts à qui on attribue par wagons entiers l’autocollant “mort du covid”. Pourtant les officiels eux mêmes reconnaissent la fraude dans des interventions face à des journalistes! Mais même là le buzz et la frénésie médiatique ne fait pas tomber les œillères des scientifiques et autres journalistes et médias, et la masse des gens.
    Cela ne choque pas non plus les médias et les scientifiques qu’en Tanzanie le gouvernement et le président (lui même un doctorant en chimie d’ailleurs) ait envoyé pour test sous de faux noms et identités des prélèvements de chèvre, oiseaux et papaye….à des labos, et qui ont été déclarés “positifs” aux covid”!
    Ou plutôt ils font semblant de n’avoir rien vu, ni entendu, comme les fameux 3 singes (je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien).
    Depuis plusieurs pays africains ont expulsé l’OMS de leur pays. Mais cela n’intéresse pas les médias chez nous. Car ils sont tous accoquinés et arrosé par big pharma et leurs amis. De la propagande et du lavage de cerveau médiatique à une échelle jamais vu dans l’histoire.

    Comme disait Edgard J. Hoover directeur du FBI pendant 48 ans,
    “L’individu est handicapé en se retrouvant face à face avec une conspiration si monstrueuse qu’il ne peut croire qu’elle existe.“

    Goebbels disait lui, plus le mensonge est gros, mieux il passe. Répétez un mensonge 10000 fois et il devient la vérité.

    Tout cela n’a rien a voir avec la science. Mais il est beaucoup plus facile de tromper quelqu’un que de convaincre quelqu’un qu’il a été trompé.
    Et les gars, secouez vous un peu les puces et réveillez vous!

      1. Tout le monde scientifique , enfin presque, s’accorde à dire que nous sommes le fruit de l’évolution. Le contester relève de l’hérésie.
        Pourtant je voudrais bien qu’on m’explique pourquoi parmi les mammifères, seule la femme possède un clitoris, et comment l’évolution en a eu l’idée ?
        Je pose cette question car dans le domaine scientifique on cherche à prouver des théories ou des hypothèses et ce n’est qu’à partir de l’observation qu’on peut tirer des conclusions qui ne sont pas forcément des vérités ou des preuves intangibles.
        D’où la difficulté qui nous occupe dans cette affaire.

      2. Francis voyons… L’évolution n’a pas “eu l’idée” de faire ça… C’est juste une différenciation d’un organe indifférencié commun à l’homme et à la femme au niveau embryonnaire qui change de morphologie et de fonction sous l’influence des hormones sexuelles. Regardez Wikipédia dessus, c’est simple et clair pour comprendre.

        Et je ne vois pas trop le rapport avec cet article…

  5. J’ai par ailleurs une autre question tout aussi dérangeante.

    Elle concerne cette fois l’étude du Lancet (un journal dont l’ancien rédacteur en chef lui même a révélé il y a quelques années le coté frauduleux et manipulés d’une majorité des études publiées dans The Lancet!
    Le rédacteur en chef lui même qui avoue cela! Qui de mieux? On l’aurait déjà oublié?

    Il se trouve que il y a un notoire lanceur d’alerte et enquêteur, qui habite dans la même ville que moi d’ailleurs, qui révèle des choses encore bien plus embarrassantes pour cette étude (ce qui n’est dans l’article de ce blog pas du tout évoqué d’ailleurs). Car en se concentrant trop sur les conflits d’intérêts ou même des protocoles on en arrive à oublier dès fois l’essentiel.
    Plutôt que de les écrire ces choses extrêmement embarrassantes, un euphémisme là, je vous invite à regarder la vidéo , au total de 34 minutes qui vaut vraiment le détour pour ce qui concerne la fraude et la manipulation…

    https://www.youtube.com/watch?v=V2pTohuinuA

    1. Salut Claude,

      Non, l’ancien rédacteur en chef du Lancet parlait de toutes les études scientifiques.

      Pour Silvano Trotta, je pense que sa crédibilité est au même niveau des méchants virus, à t’écouter, inexistante !

  6. Vous vous référez souvent aux preuves scientifiques, mais c’est quoi une preuve scientifique ?
    A mon avis il y a au moins 2 sortes de preuves sans les développer :
    – La preuve par une construction logique et mathématique donc censément irréfutable.
    – La preuve par l’expérience déjà sujette plus facilement à la controverse.
    Croyez vous sincèrement que dans le domaine de la santé un laboratoire indépendant puisse affirmer de manière irréfutable une preuve scientifique ?
    Prenons juste comme exemple les antibiotiques qui ont sauvé des millions de personnes c’est indiscutable. Mais pour autant est ce la panacée ultime pour nous débarrasser une fois pour toute des bactéries nuisibles ? C’est beaucoup plus complexe que cela et surtout dans le domaine de la santé ou des guérisons inexpliqués, ou des traitements spécifiques pour une maladie ne fonctionnement pas chez l’un et marche chez l’autre etc.
    Comme quoi la preuve scientifique est tout aussi complexe que la vie elle-même.

    1. Les preuves scientifiques “irréfutables” n’existent pas. Donc je réponds bien sûr que non à votre question.

      La science n’explique pas tout, fort heureusement ! Mais encore une fois, quel est exactement le lien avec cet article et ce sujet?

      1. Votre réponse sur la particularité anatomique chez la femme illustre très bien votre souci de vérification, de preuve, et vous donnez sur ce point une explication très superficielle parce qu’elle va de soi, pour vous, comme une évidence scientifique qu’on ne peut pas contester.
        Or c’est pas aussi simple que cela. Une personne qui croit à la création de l’homme pourra vous objecter une foule d’arguments rationnels sur l’impossibilité que le hasard puisse être à l’origine de la vie.
        Quelqu’un a dit qu’il faut de la foi pour croire à la création mais bien plus encore pour croire à l’évolution.
        Si j’ai pris cet exemple c’est pour essayer de mettre en lumière les failles des avis tranchés.
        Votre avis sur les travaux du pr Raoult ou tous ceux qui ne gobe pas forcément les informations distillées depuis 3 mois par les médias sont pour ma part très indigeste, peut être largement contesté. Ce défilé d’experts aux conclusion contradictoire d’un jour à l’autre a fini par me donner la nausée et pourtant je n’ai pas une grande compétence dans ce domaine. Toutefois, et c’est encore une particularité dédiée à l’homme et pas aux animaux, nous avons la réflexion, l’évaluation, le discernement, la vérification, pour voir si ce qu’on nous dit est possible ou vrai.
        Alors je pense que nos jugements sont tronqués par nos sensibilités, notre éducation, nos études, même si l’on vous prouve par A plus B la réalité des faits.
        En résumé vous ne convaincrez jamais une personne qui croit à la création et vice versa.
        On est justement en plein dans le sujet de votre article justement.

      2. Ah, là je suis d’accord avec vous ! Impossible de convaincre une personne déjà convaincu avec une idéologie très forte.

        Regardez les platistes qui affirment aujourd’hui, alors que nous avons des preuves incontestables que la Terre est ronde, que cette même Terre est plate. On ne pourra jamais rien y faire. Mais cette catégorie de personne n’est pas la cible de mes articles et de mon blog, plutôt les indécis ou ceux qui peuvent changer d’avis. J’en fait également parti.

  7. En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire
    George Orwell.

    Que ce soit Edward Snowden ,Julian Assange, Manning pour les plus connus…ou Trotta, pourquoi transformer quelqu’un qui étale la vérité sur la table que tous les médis et puissants veulent cacher en un renégat et criminel même ? Il faudrait que ces gens soient des héros.mais les lois votés par les puissants, pas par le peuple bien sur, en décide autrement.

    Pour ce qui est du lanceur d’alerte Silvano Trotta, il dit pourtant la même chose que Didier Raoult à sud radio. Raoult est donc lui aussi inexistant en crédibilité? l’interview sur sud Radio: https://www.youtube.com/watch?v=1toAVH8A01U
    Il va même plus loin Didier Raoult, en se demandant si cette étude n’est pas totalement inexistante et juste crée informatiquement parlant. Pour la “bonne cause” n’est ce pas.
    La réponse “politique” du Lancet comme le dit le titre de la vidéo du sud Radio, est sans doute 100% frauduleuse, des pratiques mafieuses alors là
    Qu’on ne se méprenne pas du tout d’ailleurs, je ne suis pas du tout, absolument pas, défendeur de l’hydroxychloroquine et autres substances allopathiques néfastes et empoisonnantes. Je suis à de années lumières de tout cela. Ni l’hydroxychloroquine, ni aucune autre substance n’ont un quelconque intérêt à mon sens, de plus pour un “virus” qui est juste du code génétique anodin, mais qu’on désigne comme coupable de tous les maux alors que c’est juste un révélateur et marqueur d’un état du terrain de chacun…Qui est très mauvais.
    La grippe “annuelle” par exemple survient elle de façon saisonnière (c’est elle qu”on devrait même plutôt désigner là à la place du covid! Bizarrement les morts de la grippe ont quasi disparus dans les stats!)
    Donc la “grippe” survient à une période donnée, l’hiver en gros, simplement parce que tous les gens ont le même mode de vie délétère et font les mèmes choses aux mêmes périodes. Cela n’a rien à voir avec une quelconque contagion. On en peut pas donner son” terrain” à quelqu’un comme ça!
    Donc les gens mangent plus en hiver, plus lourd, plus mal, surtout aux fêtes de fin d’année bien sur. Comme les températures et le climat ne permettent plus d’éliminer quotidiennement aussi bien et aussi vite qu’au printemps et en été ( beaucoup plus de soleil, moindre pollution, plus de vie dehors etc) etc, le corps est alors en surcharge alimentaire et toxémique, encore pire que d’habitude donc je veux dire. A partir de là, il y a une “crise de guérison” qui arrive chez beaucoup de gens (la grippe là!). Le grippe, ou tout autre “maladie” d’ailleurs, n’est que la tentative du corps de se guérir et absolument rien d’autre. Si on réprime et étouffe les symptômes grippaux, cela fera le lit de maladies plus graves plus tard, car vous avez empêché le corps de se guérir , de se nettoyer et de revenir à un état toxémique tolérable (j’ai pas dit bon).

    Si je défend Raoult c’est que je vois là une armée de sales types (politiques , médecins et médias vendus et corrompus, calomniateurs, manipulateurs, truqueurs..etc) face à un type foncièrement honnête qui n’est pas du tout dans leur combines. Toute la différence est là. C’est un grain de sable dans leur chaussures, et c’est bien pour cela qu’ils essaient de “l’éliminer” malgré son immense popularité. J’ai la faiblesse de reconnaître un homme honnête, irréductible gaulois, face à un immonde panier de crabes corrompus jusqu’à la moelle.

    Pour en revenir au Lancet plus précisément, Robert Horton l’ancien rédacteur en chef du Lancet parlait lui de…sans doute la moitié des études qui sont fausses et douteuse, avec conflits d’intérêts etc. La moitié!! 50%!

    Pour les conflits d’intérêts maintenant de l’étude du Lancet, manifestement il y en a qui ont été “oubliés” et mis sous le tapis.
    https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/05/24/hydroxychloroquine-les-auteurs-de-letude-publiee-par-le-lancet-ont-tous-un-conflit-dinteret/
    On y apprend même que le fameux Sapan S Desai est à la tête d’une entreprise, Surgisphère qui fabrique…des tests de détection du coronavirus! Incroyable comme coïncidence tout de même.
    https://www.finanzen.at/nachrichten/aktien/rapid-diagnosis-test-for-coronavirus-covid-19-now-available-1028989865
    Pour les autres noms (4 en tout) qui ont signé cette étude, c’est un peu du même tonneau. Mehra aynt donné une conférence début avril pour…Guilead par exemple.

    Tout le monde peut bien sûr se tromper, mais le plus intéressant c’est d’apprendre de ces erreurs et de savoir accepter, surtout, quand on s’est trompé…

    1. J’ai écrit un article dans le détail pour ces histoires farfelues et complètement folles de conflits d’intérêts.

      Ici : https://tinyurl.com/ydfellln

      L’auteur du blog “Courrier des Stratèges” n’honore pas l’enquête et l’investigation avec un article aussi mauvais. Franchement, il y a des erreurs tellement grossière que cela devrait faire tilt dans votre tête.

      Avez-vous encore un peu d’esprit critique où êtes-vous complètement fermé au point de ne pas voir ce qui est juste en face de vous ?

  8. Au delà des preuves et des recherches voilà une réalité dans le beau monde de la santé business.
    Cela peut paraître fou, mais pour faire du profit, il n’y a rien de pire qu’un médicament qui guérit.
    Ce n’est pas moi qui le dis, mais la banque d’affaires Goldman Sachs, qui l’a expliqué noir sur blanc dans un rapport intitulé ” Guérir les patients est-il un business modèle soutenable ? ” La réponse des financiers de Goldman Sachs fait froid dans le dos : c’est NON !

    « Les remèdes qui guérissent immédiatement représenteraient un intérêt formidable pour les patients et la société, mais pourraient être un obstacle pour ceux qui cherchent un cash flow financier durable ».
    Et voilà comment la recherche scientifique est détournée de l’intérêt général depuis des années.
    Alors faut-il s’étonner de la tempête médiatique provoquée par un vieux médicament de 70 ans ?

    1. Bonjour,

      Oui nécessairement. Les chiffres seront actualisés j’imagine avec les nouvelles données complètes et pas uniquement parcellaires prise sur de petit état ou région du monde comme le suggère l’article.

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