Adulés en période de manque, les masques sont désormais accusés de détériorer la santé des porteurs depuis qu’ils sont devenus disponibles. Maux de tête, perte de repère, évanouissement ou même décès… Les masques sont-ils dangereux pour la santé ? Enquête.


Masque : le scandale du manque puis de l’asservissement toxique

Pendant les moments les plus forts de l’épidémie en France, les professionnels de la santé se sont retrouvés en manque de protection personnel contre le virus. Les surblouses et les masques ont révélé au grand jour le scandale du stock stratégique disparu.

Les soignants se sont retrouvés en première ligne dans les unités intensives de Covid, face à de très nombreux malades avec d’importantes charges virales, sans avoir suffisamment d’équipement de protection personnel, ravivant les fabrications artisanales.

D’une seule voix, la classe politique d’opposition dans son ensemble, la population et les soignants ont manifesté pour faire éclater la vérité sur ce -désormais – scandale d’état.

Nous avons donc attendu des masques pendant le moment plus fort de l’épidémie, et finalement, quand les masques sont là, accessible et plus qu’encourager à être portée, une frange de la population change de ton.

Les masques, désormais accessibles, deviennent obligatoires à porter dans des lieux publics et clos, mais aussi et surtout dangereux. Dangereux pour de nombreuses raisons.

Ils seraient des nids à virus, mais surtout seraient dangereux pour la santé à cause du manque d’oxygène apporté à l’organisme et l’excès de dioxyde de carbone (CO2) avec des conséquences graves pour la santé : mal de crâne, évanouissement, mort…

Pourquoi un tel changement de comportement et d’attitude face aux masques ?

Est-ce que les raisons de cette défiance sont fondées ?

Les dangers du CO2

Les détracteurs des masques avancent qu’ils bloquent le recyclage naturel de l’air. Le masque empêche le CO2 expiré d’être réellement rejeté dans l’air et sera réabsorbé progressivement par l’organisme.

L’intoxication au CO2 pouvant déclencher de grave symptôme semble inévitable donc. L’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’ANSES, nous prévient qu’il existe des valeurs seuils de référence pour la concentration en CO2 dans les pièces.

L’agence précise que “les valeurs limites réglementaire ou normative actuelles varient usuellement entre 1000 et 1500 ppm”.

Si l’agence reconnaît l’existence de travaux récents qui “suggère un effet du CO2 sur la performance psychomotrice (prise de décision, résolution de problèmes) à partir de 1000 ppm”, elle rappelle l’absence de “convergence avec d’autres études et de consensus sur le mode d’action associé, et recommande d’améliorer les connaissances sur ces effets suspectés.”

Avec peu d’études à notre disposition, et une valeur seuil connue, des mesures ont ainsi pullulé sur internet à propos de la concentration de CO2 (en ppm, partie par million) sous les masques. Une vidéo est particulièrement édifiante.

Un homme enregistre cette concentration sous le masque (un N95, l’équivalent des FFP2 français) de son fils et montre que la valeur dépasse les capacités de mesure de l’appareil, dépassant les 10.000 ppm de C02 sous le masque. L’enfant jette immédiatement son masque.

La démonstration se poursuit avec un masque chirurgical, celui que nous sommes tous amenés à porter au quotidien dans les lieux clos, avec une concentration de 900 ppm en C02.

1.500 ppm pour les visières classiques censées bloquer les gouttelettes chargées de virus, et finalement 9.000 ppm de C02 pour un simple foulard.

La vidéo se termine par un appel à la peur en faisant miroiter des risques pour le développement du cerveau de votre enfant en cas de port du masque.

Dans un tout autre registre, un automobiliste américain aurait perdu connaissance et percuté un poteau à cause du port de son masque selon les autorités médicales qui se sont occupées de lui. L’article paru dans le magazine Turbo précise que l’homme, qui n’a pas été blessé, a porté son masque trop longtemps, ne consommait pas assez d’oxygène et trop de CO2.

L’effet des masques sur la santé et le C02

Maintenant que le décor est planté, il va falloir répondre aux questions posées dans cet article et tenter de comprendre cette histoire de CO2 et de danger potentiel des masques.

Adulés en période de manque, les masques sont désormais accusés de détériorer la santé des porteurs depuis qu'ils sont devenus disponibles. Maux de tête, perte de repère, évanouissement ou même décès... Les masques sont-ils dangereux pour la santé ? Enquête.

Masque : le scandale du manque puis de l'asservissement toxique

Pendant les moments les plus forts de l'épidémie en France, les professionnels de la santé se sont retrouvés en manque de protection . . .

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7 commentaires
  1. On peut longtemps expliquer en long et en large que les masques ne présenteraient pas de danger, mais nous ne somme pas conçus pour porter un masque. L’air c’est la vie, la respiration c’est la vie, c’est ce que nous faisons instinctivement tout au long de notre existence pour nous maintenir vivant.
    Alors logiquement tout entrave à une bonne respiration aura une incidence négative sur notre santé, surtout si cette situation devait durer dans le temps.
    Sans masque déjà nous respirons mal en général, et la qualité de l’air est dans beaucoup d’endroit sinon partout, mauvaise. Alors si en plus comme je le vois autour de moi, avec cette peur paranoïaque bien entretenue par les médias, le gouvernement et les scientifiques (bien plus délétère sur notre système immunitaire que le virus lui même) les gens portent le masque dans la rue, en voiture, et souvent le même sur plusieurs jours, se pose la question sur l’utilité protectrice du masque en général.
    En plus les masques maisons en tissus dont on sait pas si ils sont efficaces, ne concerne pas l’étude que vous relatez.
    Pour ma part ok le masque mais dans des endroits à haut risques de contamination, alors quand on voit que les communes commencent à l’exiger partout sans discernement, que les gens le porte sous le nez, ou le menton je ne peux que répertorier ce moyen (alors qu’on refuse toujours d’administrer des traitements de soin éprouvés) dans la très longue liste des absurdités anti covid.

    1. Salut Francis,

      L’homme fait plein de choses pour lequel il n’est pas “conçu”. Rouler en voiture, faire de la bière et en boire, aller dans l’espace… Cela n’a pas vraiment d’intérêt ni de sens aujourd’hui avec le développement de nos civilisations et les nouveaux comportements. Il faut essayer de s’en tenir aux évidences scientifiques les plus crédibles, pour en tirer toutes les conclusions. Les masques n’empêchent pas l’air de circuler.

      1. Vous avez en partie raison sauf qu’on aime la voiture, la bière, et pour reprendre l’exemple de l’espace c’est une mauvaise comparaison. Et des masques ? Tout le monde les déteste pour leur inconfort, leur utilité discutable pour la transmission du covid, le pas assez de recul sur le long terme, sur la non observance du protocole stricte du personnel soignant qui les utilise.
        Oui l’air circule mais quel air ?

  2. Merci pour ces éclaircissements, Jérémy.
    On ne sait plus qui croire, et je me fie à tes bons jugements !

    Par contre pour faire du sport… (escrime en l’occurence) le masque sous le masque de protection… c’est vite impossible. J’ai des soucis chroniques respiratoires, et hier à l’entrainement, je manquais vraiment d’air !!
    (masque en tissu de bonne qualité)
    je voulais juste apporter mon ressenti et expérience lors d’activité sportive intense.

    encore merci pour tous tes articles

    1. Bonjour Gaëlle,

      Merci du commentaire. Je suis d’accord avec toi, ces études montrent surtout l’effet du masque en situation normale, ou activité légère à modérée. Je ne pense pas que ce soit vraiment compatible avec une activité intense où l’on a beaucoup de modification physiologique, besoin en 02 différent et tout ça. Il suffit déjà d’essayer de respirer par le nez pendant une activité intense pour se rendre compte que cela ne suffit pas vraiment pour maintenir l’activité !

      A te lire,

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