Calcium, Fractures et Ostéoporose: les mensonges sans fin de l’industrie laitière

Une perpétuelle propagande…

Avez-vous entendu parler de la dernière publication du fameux Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelle (CERIN) sur la maltraitance des enfants végétaliens ? Non ? He bien permettez-moi de corriger cette terrible erreur, car elle est riche d’enseignements. Aussi bien pour vous, que pour le CERIN et tous les professionnels de santé qui persévèrent a garder la tête dans le sable comme des autruches.

Alors le CERIN c’est tout simplement le sous-marin le plus actif et le plus hilarant de l’industrie laitière. Un organisme que l’on connaît bien dans ces colonnes, on s’apprécie mutuellement d’ailleurs, et dont l’objectif prioritaire est de valoriser la consommation de produits laitiers, pour tout le monde et pour tous les âges de la vie.

C’est alors que l’histoire de la propagande suit tranquillement son cours, jusqu’à sa dernière crue en septembre 2016. À cette date sortait le fameux « Cholé-Doc« , intitulé « Végétalisme chez l’enfant : une véritable maltraitance nutritionnelle » (à consulter ici) écrit par le professeur Patrick Tounian qui travaille dans le service de nutrition et gastroentérologie pédiatriques à l’Hôpital Trousseau à Paris.

Le document propose de passer en revue les nombreux et divers risques pour la santé d’un enfant qui suivrait une alimentation strictement végétalienne, avec les carences, les anémies, etc., etc.

On va revenir sur un paragraphe en particulier dans ce billet, celui qui touche à la consommation de produits laitiers et à la carence associée en calcium…

« Les carences en calcium par exclusion du lait »

Dans ce paragraphe où l’on apprend beaucoup de choses extrêmement passionnantes -si si je vous assure, seulement quelques lignes sont d’intérêts dans ce débat et nous permettent de dire que le CERIN et le Pr Tounian nous racontent des balivernes, mais également qu’ils ne savent pas lire des publications scientifiques et qu’ils piochent « au petit bonheur la chance » les études scientifiques avec des résumés sympatoches…

Ainsi, on apprend qu’un « déficit minéral osseux (DMO) augmente le risque de fractures dès l’enfance« , avec des conséquences à plus long terme « dans la mesure où le risque fracturaire est également accru au cours des décennies suivantes, notamment après la ménopause« .

Ce qu’il faut comprendre c’est que: moins on consomme de produits laitiers étant petits, moins notre DMO sera importante, et plus l’on risque de se casser les os.

Deux études scientifiques servent à justifier cette corrélation (1 2). Ok.

L’ensemble est ensuite validé par une ultime publication d’intérêt qui nous confirme que les apports en calcium chez les adolescents végétaliens sont « bien inférieurs aux apports recommandés (500 à 550 mg/j) (3) », toujours d’après le Pr Tounian.

La boucle est donc bouclée, fin de l’histoire. Enfin si seulement les résultats de l’étude avaient été correctement lus…

Mais savent-ils lire, et se relire ?

Dans la publication de Larsson et al. (2002), nous avons pourtant des apports en calcium pour les véganes qui n’ont rien d’alarmant, et qui sont loin d’être « bien inférieurs aux apports recommandés » de 500 à 550 mg/j !

Pour les filles, les apports moyens sont de 538 ± 350 mg/j et de 517 ± 158 mg/j pour les garçons.

Le Pr Tounian se contredit lui-même dans son document écrit pour le CERIN, confirmant avec l’étude citée que les 30 véganes suivis sont en moyennes parfaitement dans les clous des apports recommandés (500-550 mg/j).

Étrangement, le professeur ne cite pas cette étude réalisée sur huit véganes âgés entre 19 et 24 ans, et qui avaient des apports moyens en calcium de 843 ± 140 mg/j. (4) Huit, ce n’est quand même pas beaucoup.

Une chercheuse des États-Unis nous indique de son côté deux études sur les apports moyens en calcium de véganes, de l’ordre de 662 ± 356 mg/j et 579 ± 260 mg/j (5). Même si on est plus chez des ados dans ce cas là, et qu’on peut discuter la qualité de la méthode, on retrouve encore une fois des apports dans les clous annoncés par le Pr Tounian.

Une autre étude réalisée chez des quarantenaires véganes nous indique des apports moyens journaliers de l’ordre de 527 ± 183 mg chez les hommes (n = 11) et 607 ± 464 mg chez les femmes (n = 15) (6).

Oui, le calcium est important, mais pas les produits laitiers

C’est bien là tout le noeud du problème. À travers cette épée Damoclès d’une carence en calcium qui plane au-dessus de la tête de tous les véganes, le Pr Tounian tente de rendre les produits laitiers indispensables.

S’il est vrai qu’une carence en calcium peut être néfaste pour la santé osseuse, une étude publiée en 2007 indique que les véganes qui consomment au moins 525 mg de calcium par jour n’ont pas de risque de fractures supérieurs aux omnivores.

D’autres études, et notamment les synthèses les plus récentes sur ce sujet, nous indiquent avec une certaine unanimité, et donc un certain consensus scientifique, qu’il n’y a pas d’évidence d’effet protecteur d’une consommation de produits laitiers sur le risque de fractures (7 8 9).

Étourderies de lecture, cherry picking

Dans l’histoire de mon blog, un certain Grégoire qui gère la page Facebook du CERIN avait pour habitude de m’attaquer sur ma sélection très précise des études scientifiques, ou le fameux cherry picking, afin de valider mon raisonnement.

Aujourd’hui, j’observe avec une certaine joie le CERIN, à travers le document du Pr Tounian, faire l’apothéose du cherry picking, ne sélectionnant qu’une seule petite étude par-ci, par-là, pour faire planer un risque de fracture pour tout le monde, les végétaliens, mais aussi les omnivores qui ne boiraient pas assez de lait.

Pourtant, si le professeur et le CERIN avaient voulu informer correctement les lecteurs du Cholé-Doc (j’espère réellement qu’ils ne sont pas trop nombreux), ils auraient pris les dernières méta-analyses sur ce sujet, qui représentent quelque part une bonne base pour établir des recommandations de santé publique.

Or, en ce qui concerne le calcium laitier ingéré pendant l’adolescence et le risque de fracture, la plus récente méta-analyse réalisée sur 9 études de cas-témoin n’indique aucun effet bénéfique ou négatif (10).

Les auteurs indiquent que les « données étaient appropriées pour faire une méta-analyse, rajoutant que celle-ci confirme qu’il n’y a aucune différence significative entre les groupes d’enfants en fonction de l’apport moyen en calcium et le risque de fracture« .

Mais ce n’est pas tout. Une autre méta-analyse publiée en 2015 par des chercheurs chinois nous indique qu’il n’y a pas « d’évidence d’association entre les apports en calcium et le risque de fracture de la hanche » (11), regroupant plus de 267 000 participants au sein de huit études.

4 ans plus tôt, une précédente méta-analyse a voulu savoir si la consommation de lait avait un impact sur le risque de fracture de la hanche (12). Mais encore une fois, les résultats sont négatifs pour les femmes, et cliniquement non signifiant pour les hommes.

Les auteurs concluent « qu’il n’y avait pas d’association globale entre la consommation de lait et le risque de fracture chez les femmes, rajoutant que des données supplémentaires étaient nécessaire chez les hommes« .

Je ne sais pas quoi dire de plus tellement les synthèses globales et les méta-analyses, qui reprennent l’ensemble des études positives et négatives, pointent vers la même direction.

Mais soit, une autre méta-analyse publiée en 2015 par des Néo-zélandais, et regroupant plus de 13 500 cas, a voulu savoir comment l’augmentation des apports en calcium alimentaire affectait la densité minérale osseuse (DMO), comparativement aux calciums sous forme de suppléments alimentaires (13).

La conclusion des auteurs ?

« L’augmentation des apports en calcium alimentaire ou bien sous forme de supplément produisent une faible, non progressive, augmentation de la DMO, dont il serait peu probable que cela conduise à une réduction cliniquement signifiante du risque de fracture. »

Des conflits d’intérêts… forcément

J’ai l’habitude de dénoncer les liens d’intérêts dès lors que ces derniers se transforment bel et bien en conflits d’intérêts. C’est-à-dire qu’ils biaisent les avis, qu’ils entraînent des sélections honteuses de la littérature ou bien qu’ils soient responsables de publication scientifiquement irrecevable.

Vous vous en doutiez déjà, mais pour publier sous l’égide du CERIN, donc de l’industrie laitière elle-même, le Pr Tounian manifeste un intérêt particulier pour cette formidable et ô combien importante industrie.

Je ne reviendrais pas sur ces nombreux conflits d’intérêts avec Nutricia, Novalac ou même Nestlé, et les récompenses qu’il a pu recevoir, d’autres l’ont déjà fait avant moi:

La décence aurait voulu que le Pr Tounian les déclare dans le fameux Cholé-Doc. Un document qui d’ailleurs ne manquera pas de faire sauter au plafond nombre d’entre vous, si vous parvenez à le lire jusqu’au bout.

Vous apprendrez ainsi que notre professeur est un climatosceptique, renommé en « climato-réaliste », rien que ça.

Mon commentaire à ce propos sur la page Facebook dédiée a été supprimé par Grégoire, mon best friend !

Pour conclure: ce qu’il faut retenir

Moult enseignements à la suite de cette analyse ! Et les voici:

  • L’industrie laitière, et notamment grâce à son petit rejeton le CERIN, vont tout faire pour travestir les preuves scientifiques, piocher au petit bonheur la chance les études favorables pour à la fois assurer une consommation élevée de produits laitiers, et vous faire croire que vous allez forcément vous fracturer si vous les évitez.
  • Ce n’est pas la première fois que je reprends le CERIN et tous les professionnels de la santé liés à l’industrie qui usent et abusent d’une mauvaise science et d’une volonté manifeste de tromper les internautes.

– Ici, la dernière intervention filmée du CERIN, avec des arguments à la mord-moi-le noeud.

– Là, c’est le Dr Cohen qui nous fait des prouesses alimentaires !

– Encore ici avec le Pr Lecerf, toujours en train de vouloir redorer injustement les produits laitiers !

– Ou bien encore plusieurs médecins, dont M. Lecerf, toujours en train de déformer des réalités scientifiques

  • Si le calcium est important, avec des apports recommandés de l’ordre de 500 mg par jour, d’autres facteurs sont tout aussi importants: l’activité sportive, les apports en magnésium, le tabagisme, l’alcoolisme, la consommation de produits carnés.
  • Le Pr Tounian insiste sur les dangers des boissons végétales (riz, lait, amande) si elles sont données aux nourrissons. Il a bien raison, mais oublie bien sûr de dire qu’il en va EXACTEMENT de même pour les laits de vache pour adulte. Qu’on soit clair, toutes les boissons non maternisées ne sont pas adaptées aux enfants. Point barre.
  • J’ai personnellement contacté le Pr Tounian pour lui partager ma vision de la littérature scientifique sur ce sujet, comme le suggère Grégoire du CERIN. J’attends une réponse de sa part.

Je reste toujours profondément et sincèrement à l’écoute des publications des industriels, et leur fais entièrement confiance pour, peut-être, un jour, développer des arguments clairs et justes. Je crois en vous les copains !

En attendant, je vais mettre un peu de citron dans mon verre de lait… pour le rendre moins poison !


Références

1. Kalkwarf HJ, Laor T, Bean JA. Fracture risk in children with a forearm injury is associated with volumetric bone density and cortical area (by peripheral QCT) and areal bone density (by DXA). Osteoporos Int 2011; 22: 607-16

2. Kalkwarf HJ, Khoury JC, Lanphear BP. Milk intake during childhood and adolescence, adult bone density, and osteoporotic fractures in US women. Am J Clin Nutr 2003; 77: 257-65.

3. Larsson CL, Johansson GK. Dietary intake and nutritional status of young vegans and omnivores in Sweden. Am J Clin Nutr 2002; 76: 100-6.

4. Kohlenberg-Mueller, K., & Raschka, L. (2003). Calcium balance in young adults on a vegan and lactovegetarian diet. Journal of bone and mineral metabolism, 21(1), 28-33.

5. Smith, A. M. (2006). Veganism and osteoporosis: a review of the current literature. International journal of nursing practice, 12(5), 302-306.

6. Lightowler, H. J., & Davies, G. J. (2000). Non‐starch polysaccharide intake in vegans and the relationship with energy distribution and mineral intakes. Journal of Human Nutrition and Dietetics, 13(6), 443-450.

7. Bolland, M. J., Leung, W., Tai, V., Bastin, S., Gamble, G. D., Grey, A., & Reid, I. R. (2015). Calcium intake and risk of fracture: systematic review.

8. Pripp, A. H., & Dahl, O. E. (2015). The population attributable risk of nutrition and lifestyle on hip fractures. Hip International, 25(3).

9. Burckhardt, P. (2015). Calcium revisited, part III: effect of dietary calcium on BMD and fracture risk. BoneKEy reports, 4.

10. Händel, M. N., Heitmann, B. L., & Abrahamsen, B. (2015). Nutrient and food intakes in early life and risk of childhood fractures: a systematic review and meta-analysis. The American journal of clinical nutrition, 102(5), 1182-1195.

11. Wang, Dong, et al. « Calcium intake and hip fracture risk: a meta-analysis of prospective cohort studies. » International journal of clinical and experimental medicine 8.8 (2015): 14424.

12. Bischoff‐Ferrari, H. A., Dawson‐Hughes, B., Baron, J. A., Kanis, J. A., Orav, E. J., Staehelin, H. B., … & Li, R. (2011). Milk intake and risk of hip fracture in men and women: A meta‐analysis of prospective cohort studies. Journal of Bone and Mineral Research, 26(4), 833-839.

13. Tai, V., Leung, W., Grey, A., Reid, I. R., & Bolland, M. J. (2015). Calcium intake and bone mineral density: systematic review and meta-analysis.

21 Commentaires

  1. Vande CAYSEELE martine

    J ai un manque de vitamine D que dois je manger du je mange plus lait yaourt fromage blanc
    Merci

    1. Fiber

      Rien d’intéressant dans l’alimentation pour augmenter les apports de vitamines D
      2 solutions
      La première est de rester au soleil tout les jrs au moins 15 mn torse nu et si possible en été 😊( pas évident vous comprenez ) c’est pour cette raison que 80% min des français sont carencés !
      La deuxième est de prendre un complément de zima D ( en pharmacie) en gouttes tout les jrs
      Ce je fais depuis des années et mon taux est redevenu dans la norme 👍🏻

  2. LE SAYEC

    Bonjour Jérémy,
    Vous faites un travail de recherche et d’information tout a fait remarquable!
    ( je n’hésite d’ailleurs pas à faire suivre vos lettres ( tel que) à mes amis et copains, sauf avis contraire de votre part).

    Cela fait près de quarante ans que je clame auprès de mes proches, amis et copains que le lait est une véritable ‘vacherie’: Dès qu’il y a industrialisation, la pourriture à une forte tendance à s’y coller et s’y développer à tous les niveaux, sous plusieurs formes, une partie de la gente médicale n’y fait pas abstraction et se fait financer par ces industries ne serait-ce qu’au moment de la formation! (Hélas, certains médecins, infirmières , puéricultrices ont recours à un financement de cette origine…L’argent n’a pas d’odeur, les voyages, les cadeaux somptueux non plus!!!
    A leur décharge, précisons qu’avec la complicité de l’état: l’information est muselée, manipulée, ils font la sourde oreille ou trainent savates!!!
    Il y a beaucoup à dire et vous le faites très bien alors, il ne me reste plus qu’à vous saluer et vous souhaiter une excellente Année 2017 avec la pleine réalisation de vos projets.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci à toi ! Excellente année et mes meilleurs voeux !

  3. jibel

    Ah! que de remerciements envers Pierre Mendes France le sinistre des années 50 pour la conso des produits laitiers…. Wharf, dire que cela a continué jusqu’à nos jours 8-)
    Ou se trouve le calcium ? dans le lait? non ! Mais dans les hijikis..oui! Qu’est-ce que c’est que ça …? Mais un contenu de calcium de 1 400 mg pour 100 g, à comparer à une teneur de 800 mg pour les laminaires, de 100 mg pour le lait… Et voila, mais comme il faut se méfier des hijikis qui doivent contenir une quantité de XX % d’arsenic, ben voyons ….. Les scientifiques se sont, bien sur acharnés sur la consommation des produits laitiers au détriment de cette algue hijiki qui a commencé a être connu en Europe dans les années 60/70, jusqu’à maintenant …. Suffit de savoir comment on peut utiliser cette algue ..@+ 8-)

  4. Bertie

    A part le Comté affiné 12 mois au minimum et le Parmesan il n’y a pas de produits laitiers de vache qui soit assimilables par le corps humain adulte !
    Certains pensent que un petit peu de temps en temps ça fait pas de mal …
    Eh bien si , c’est comme le coup de marteau sur un doigt , même de temps en temps mais répété ça fini par une fracture qui ne se répare plus !
    Même avec du lait ?

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Je ne suis pas spécialement d’accord… On va dire que pour certaines personnes, oui, même une consommation épisodique pourra entraîner des complications et des problèmes. Pour d’autres, non. Il faut savoir écouter les réactions de son corps, s’adapter et éviter, oui vous avez raison, de se donner trop souvent des coups de marteau ! Bonne année !

  5. Patricia Maurin-Maillot

    merci encore pour cet article pertinent…et pour tous ceux ecrits precedemment…cela nous eclaire, nous informe, confirme ce que nous pensons…donc un grand merci pour ce travail de fourmi, toutes ces lectures minutieusement analysées…Très belle année 2017 , tous mes voeux de bonne santé, de détermination inébranlable :)
    Pat>M

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci Patricia… Bonne année également et mes meilleurs voeux !

  6. Jean-Marie ALTEROPHILE

    Bonjour

    Est-il exact, comme dit le Professeur Joyeux (Totalement indépendant ?) que les produits à base de lait de chèvre ou de brebis, consommés plus pour le plaisir qu’autre chose, sont sont »inoffensifs » ?

    Mais de toute évidence pas pour les chevreaux et autres agneaux qu’on tue assez vite pour tirer partie du lait qui leur était « naturellement » destiné.

    Jean Pain qui se rendit célèbre dans certains milieux pour son compost de broussailles, proposait aussi une méthode pour avoir du lait de chèvres sans les faire porter. Suffit de demander contre 5 euros aux neveux de Jean Pain

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Malheureusement, il y a des avis divergents sur ce sujet. Il y a toujours des problèmes avec la consommation de produits laitiers même de brebis ou de chèvres. Je pense que dans tous les cas, il vaut mieux privilégier la qualité !

  7. Surubin

    Merci pour le décryptage… Pour la part, je prends des produits laitiers par plaisir et non par rapport à mes besoins en calcium (il y a en bien des sources de calcium dans le règne végétal). Qu’´ pourrait se passer du beurre et de ses propriétés sans pareil pour réaliser pâtisseries…
    Sur-ce bonne année et merci encore!

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci et bonne année à toi ! Meilleurs voeux !

  8. Carole

    Tu as bien raison Jérémy, ce n’est pas nouveau pour moi de savoir que le lait n’est pas bon pour la santé. Tu me confirmes… Concernant le calcium, faut savoir qu’il ne peut être bien assimilé qu’avec le magnésium, ce que tu mentionnes rapidement. Sans magnésium, le calcium se perd dans les méandres de notre tuyauterie pour aboutir dans la toilette! À ma connaissance, il n’y a pas d’ajout de magnésium dans le lait de vache, par contre il y en a dans le lait de soya… Hum! bon à savoir.

    Merci pour ton excellent travail de recherche et pour ton audace. Je te souhaite une très bonne année aussi pleine d’audace, et d’encouragementsss surtout.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci Carole ! Mais oui je n’ai pas détaillé exactement comment faciliter l’absorption du calcium… J’ai oublié la vitamine D aussi !

  9. Patrice Juillard

    Hello Jérémy,

    Merci pour tous ces articles super intéressants!
    Pour ma part je ne consomme des produits laitiers que pour le plaisir (Parmesan, parfois Gruyère, parfois fondue (mais rarement cette dernière reste) mais que pour le goût)!
    Enfant ma mère me forçait à boire du lait « pour ma santé » mais je détestais ça je le buvais en me pinçant le nez et il devait sortir du réfrigérateur pour que le goût ne soit pas trop important…
    J’ai eu quelques accidents, parfois assez importants, et le bilan est que je ne me suis que rarement cassé quelque chose!!
    Bonne année 2017 et bonnes recherches.
    Patrice
    PS : au début de l’article vous mentionnez « moins on consomme de produits laitiers étant petits, moins notre DMO sera importante, et plus l’on risque de se casser les os. » La DMO signifiant « déminéralisation » ne vouliez-vous pas plutôt dire « plus notre DMO sera… »?

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Bonjour Patrice !

      Merci pour ton témoignage ! DMO signifie Densité Minérale Osseuse. La théorie stipule que lors de l’enfance et l’adolescence on doit consommer un maximum de produits laitiers pour le fameux pic de masse osseuse et limiter ainsi les pertes. Il se trouve que pour mesurer la « santé » de l’os (mais ce point est largement discutable) on fait des densitométries de l’os, pour mesurer la… DMO !

      Bonne année à toi ! Au plaisir de te lire !

  10. Docteur Damou

    Je suis médecin à Rouen, passionné de nutrition. J’aime beaucoup lire vos articles, même ceux sur les animaux, alors que je n’ai ni chien ni chat !

    A propos de « produits laitiers/osteoporose », que pensez-vous de l’étude suédoise publiée en 2014 :
    « Michaëlsson K, Wolk A, Langenskiöld S, Basu S, Warensjö Lemming E, Melhus H, et al. Milk intake
    and risk of mortality and fractures in women and men: cohort studies. BMJ. 2014;349:g6015. » ?
    C’est une étude qui conclue que les buveuses de lait font + de fractures du col du fémur que les mangeuses de fromages et que le reste de la population. L’équipe scientifique suspecte le lactose, ou plus précisément le galactose, de donner de l’ostéoporose. Cet élément est présent dans le lait, mais pas dans le fromage (ou alors juste des traces, si on veut être très précis).

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Bonjour Docteur Damou ! Je ne connaissais pas cette étude. Elle est pas trop mal. Pour ce qui est des critiques plus abouties que la mienne, je vous invite à lire les avis de la communauté scientifique et les réponses des auteurs de l’étude sur les nombreuses critiques (notamment statistique) ici:

      http://www.bmj.com/content/349/bmj.g6015/rapid-responses

      Ensuite, il est vrai qu’ils mettent en avant le rôle du D-galactose, d’ailleurs repris par nos spécialistes français sur cette question. Comme le disent très bien les auteurs, les résultats doivent être pris avec précaution mais indiquent selon moi que le lait n’est pas la panacée pour le risque de fracture, et c’est exactement ce que concluent les nombreuses synthèses et méta-analyses indépendantes sur ce sujet (comme on peut le lire dans l’article)

  11. sacha

    A la ligne 4 de l’article de Patrick (ou Patoche), on sent que ce n’est pas un article comme le reste de la littérature. Il manque quelque chose, comme de l’objectivité par exemple…
     »Les adeptes de cette mode dite végan […] encouragés par des gourous animés de motivations diverses »

    La conclusion est d’une beauté remarquable, puisque etre vegan pourrait nous faire régresser a l’état de singe. Si si :  »c’est l’adjonction
    régulière de viande à un régime essentiellement végétalien qui a catalysé l’hominisation des primates, notamment en développant leur cerveau, et permis ainsi aux êtres humains que nous sommes de dominer la planète. Peut-on craindre une évolution inverse chez les végétaliens d’aujourd’hui ? »

    Patoche renoue alors avec l’alchimie du 12eme siècle plutôt que la science du 21eme siècle, une douce époque ou l’on croyait qu’il fallait manger du poisson pour apprendre a nager. On brulait d’ailleurs les vegans au bucher et on ne s’en portait pas plus mal.

    merci Patoche de nous transporter.

    1. Jérémy Anso (Auteur de l'article)

      Merci pour ce commentaire ! Je ne voulais même pas aborder ce point dans l’article tellement la logique est aberrante mais voilà chose faite… Ou comment faire la guerre aux végétaliens sans même traduire fidèlement les preuves scientifiques et en faisant planer des risques d’une légèreté très profonde…

      Oui, mer Patoche de nous avoir fait transporter avec ce document !

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