Droit de réponse : débat sur la qualité des croquettes locales Déliss’ et Wolpy

croquette-deliss-wolpy-nouvelle-caledonie

« Consommation : les croquettes locales contre-attaquent »

2 mois après la parution de mon 1er article « coup de poing » sur la qualité des croquettes locales, Déliss’ et Wolpy qui laissaient sérieusement à désirer, le seul quotidien local de Nouvelle-Calédonie (les Nouvelles Calédoniennes) publie un article réponse sur ce sujet.

On peut lire depuis la une du journal en date du 30 juillet « les croquettes locales contre-attaquent » (l’article du journal est à lire en bas de cette réponse)

Dans cet article, les deux fabricants des deux marques de croquettes (Déliss’ et Wolpy d’une part, et Crokiss d’autre part) prennent la parole et défendent tout naturellement leur bout de gras, tandis qu’une vétérinaire libérale donne son avis sur la pertinence de mes critiques, et sur la législation de l’alimentation Pet Food.

Je comprends très bien que les Nouvelles Calédoniennes ne puissent pas faire connaître au grand public toutes les positions et les arguments des protagonistes concernés. C’est pour cette simple raison que j’invoque mon droit de réponse afin d’apporter toutes les informations supplémentaires aux fabricants des croquettes locales ; aux lecteurs de l’article original ; à la vétérinaire libérale consultée ; ainsi qu’à tous les propriétaires d’animaux de compagnie soucieux de leur alimentation.

1ère partie : Les arguments des fabricants de croquettes

Les fabricants des croquettes locales, le Groupe Saint-Vincent et Pacific Pet Food, contre-attaquent en 4 points principalement.

1er point : Vous affirmez que les analyses que j’ai réalisées sur vos produits sont fausses

Sur ce premier point, le Directeur Général du Groupe Saint-Vincent et la responsable qualité et hygiène s’étonnent des chiffres que j’ai annoncés pour le produit Déliss’ Junior. Le Directeur Général n’y va pas de main morte et considère mes analyses comme farfelues, du grand n’importe quoi selon ses mots.

Pourtant, je vais vous détailler ci-dessous comment j’ai obtenu ces chiffres par de simples soustractions, divisions et règles de trois. Vous allez découvrir comment un Directeur Général et une responsable qualité et hygiène d’une marque de croquette ignorent les calculs de base pour déterminer les pourcentages réels des protéines, des lipides et des glucides.

Tout d’abord, voici le tableau général pour les croquettes Déliss’ Junior où l’on peut voir les deux chiffres transmis par le Groupe Saint-Vincent (30 et 17 %, 1ère ligne) cohabiter avec mes chiffres (28.3, 37.2, 34.5 %, 3ème ligne) sans aucun problème.

deliss-wolpy-glucides-croquette

Je vais maintenant vous expliquer les méthodes de calcul pour le produit Déliss’ Junior, à vous et aux responsables du Groupe Saint-Vincent.

Donc, si vous retournez un sac de croquette Déliss’ Junior (comme j’ai pu le faire récemment en magasin) vous pourrez retrouver les informations suivantes :

Le pourcentage de protéines brutes (les 30 % annoncé par la responsable qualité et hygiène), le pourcentage de matières grasses (les 17 % également annoncé par la responsable), le pourcentage de matières minérales (7,4 %) ainsi que de fibres alimentaires (3%) ce qui correspond à la 1ère ligne avec l’analyse garantie.

Le taux d’humidité et le pourcentage de glucides ne sont pas précisé (pour plus de détail, lisez le point n°4). Afin de déterminer ce taux de glucides dans les croquettes, nous devons réaliser l’opération suivante :

100 – (% protéines brutes) – (% matières grasses) – (% de matières minérales) – (% d’humidité ici estimé à 10 %).

Le résultat de cette opération indique le taux de glucides avec l’humidité (10 %) et les matières minérales (ce qui correspond à la première ligne du tableau).

Ensuite, la deuxième opération consiste à retirer l’humidité du calcul afin de comparer les pourcentages de protéines, de lipides et de glucides en fonction de la matière sèche. Le résultat de ces opérations est indiqué dans la 2ème ligne.

Finalement, et voici ce qui explique mes chiffres, on pondère les 3 macronutriments (lipides, glucides et protéines) en fonction de leur apport en calories. Pour rappel, 1g de lipides apporte 9 calories comparé à 1g de glucide et de protéine qui n’apportent que 4 calories.

Cette ultime opération permet d’obtenir la 3ème ligne (celle qui est critiquée par le Groupe Saint-Vincent) qui représente les apports caloriques des croquettes et que l’on compare avec les apports caloriques optimaux (la 4ème ligne)

Il n’y a donc rien d’étonnant dans les chiffres que j’ai annoncés dans mon article original. Moi je parlais tout simplement des apports caloriques des 3 macronutriments tandis que les fabricants parlaient des apports bruts donnés par le fournisseur.

2ème point : Vous affirmez que les sous-produits utilisés dans vos croquettes ne sont pas douteux

D’après les fabricants de croquettes, aucun des sous-produits utilisés seraient d’origine douteuse. Pour prétendre cela, il convient de prendre des précautions.

Un sous-produit peut être immédiatement classé comme douteux si l’espèce animale ou végétale n’est pas précisée dans la liste des ingrédients qui composent les croquettes.

Or, dans la liste des ingrédients de la gamme Déliss’ (et Wolpy), on peut y découvrir la présence de :

  • Viandes et sous-produits animaux (4% de bœuf minimum)
  • Sous-produits d’origine végétale
  • Huiles et graisses

Dans le premier cas, seulement 4% du produit est identifié comme provenant de bœuf, alors que les 96 % de viandes et de sous-produits restant (au maximum) sont anonymes, non identifiés.

A partir de ce moment-là, les revendeurs ignorent simplement à quoi correspond la très grande partie (96 %) des morceaux de viandes et de sous-produits présents dans leurs croquettes. Ces 96 % pourraient très bien être constitués de farine d’os ou de sang, ou bien uniquement de viscères.

Pire encore, mais encore une fois ce ne sont que des suppositions, l’origine de ces matières premières pourraient venir d’animaux morts en dehors d’un abattoir, sur les routes, dans les zoos ou même provenir des déchets de la restauration et de l’agroalimentaire.

Je pose donc la question aux revendeurs des croquettes Déliss et Wolpy :

A quoi correspondent ces 96 % de viandes et sous-produits animaux ?

Pour le deuxième cas, c’est exactement le même principe. Nous savons simplement que les croquettes contiennent des sous-produits végétaux, oui mais lesquels ?

A partir de ce moment-là, les revendeurs de croquettes ignorent les espèces végétales utilisées ainsi que la qualité de celles-ci. Cet ingrédient, « sous-produit d’origine végétal », est donc immédiatement classé comme douteux, de qualité inférieure et sérieusement à éviter.

Pour terminer, et pour enfoncer le clou une fois de plus, l’ingrédient « huiles et graisses » ne fait référence à aucune espèce animale (souvent le poulet et le saumon) ni végétale (souvent les graines de lin).

A partir de ce moment, le fabricant et le consommateur ignorent encore une fois l’origine de ces huiles et de ces graisses qui sont donc automatiquement classées comme de qualité inférieure, les moins recommandables.

Pourquoi ? La même raison revient irrémédiablement sur le tapis. L’espèce animale ou végétale utilisée doit être spécifiée sinon cela signifie que :

  • Soit le fournisseur ignore la composition de son mélange pour croquettes
  • Soit qu’ils refusent de le divulguer pour des raisons inconnues

Faites donc le parallèle avec nos produits de consommation l’espace d’un instant. Imaginez-vous devant un plat préparé de spaghettis bolognaise au supermarché sur lequel ne figure pas la quantité de glucides (seulement celle en protéines et en lipides) et dont l’étiquette indique « à base de céréales, de viandes et de graisses ».

Mais quelles céréales ? De la viande, mais laquelle ? Du porc, du bœuf, du cheval ?

Un seul exemple suffit pour comprendre qu’une telle situation chez nous serait inacceptable. Pourtant cette situation existe pour l’alimentation des animaux de compagnie, et pire encore, ces d’ingrédients hautement douteux sont considérés comme étant de bonne qualité par les fournisseurs et les revendeurs.

3ème point : Vous niez la présence de viscères et d’intestins dans vos croquettes

D’après l’article des Nouvelles Calédoniennes, les deux fabricants des croquettes sous le coup de la polémique n’intègreraient pas de viscères et d’intestins dans leurs recettes.

Le groupe Saint-Vincent et Pacific Pet Food nient ici une réalité officielle, et font preuve d’une mauvaise foi que je qualifierais d’honteuse. Pourquoi ?

D’après le site officiel de la SIFCO, le Syndicat des Industries Françaises des Coproduits animaux, les sous-produits de volaille, de bovin et de porcs sont constitués entre autres choses de viscères.

Il faut remarquer que la distinction entre viscère et intestin est inapproprié car ces deux termes représentent la même chose. Les intestins étant une partie des viscères des animaux.

A partir de là, et à la lumière de l’origine complètement inconnue des matières utilisées par les revendeurs des croquettes locales, des viscères (avec les intestins) entrent probablement dans la composition des croquettes.

Voici le lien officiel de la SIFCO (http://www.sifco.fr/nos-metiers/les-filieres/pet-food), consulté le 30 juillet 2013, si un lecteur souhaite vérifier la situation en vigueur méconnue des fabricants de croquettes locales ainsi que de la vétérinaire libérale interrogée (censée être experte dans ce domaine ?)

4ème point : Vous affirmez que vos produits suivent la législation européenne

La dernière ligne de défense du Groupe Saint-Vincent, et des vendeurs de croquettes en règle générale, se base sur la loi en vigueur, sur le respect de la législation européenne.

Le simple fait de dire que « tous nos produits suivent la règlementation européenne » suffit aux lecteurs à être rassurés, et se dire « Ouf ! S’ils respectent la loi, c’est forcément bon pour nous ! »

Est-ce réellement le cas ? Loin de moi l’idée d’être calomnieux ou diffamatoire envers les producteurs locaux, mais il est légitime de se demander si la règlementation actuelle suffit à protéger nos animaux de compagnie, et si cette règlementation est correctement appliquée.

Vous l’aurez remarqué dans les paragraphes précédents mais la règlementation dans l’alimentation Pet Food apparait plutôt laxiste.

Les fabricants n’ont pas l’obligation d’indiquer l’origine des matières premières, comme le nom de l’espèce animale ou végétale utilisée. Ce laxisme avéré dans la règlementation européenne génère des listes d’ingrédients aussi mystérieuses qu’aberrantes, comme des sous-produits d’origine végétale, de la graisse ou de l’huile dont on ignore absolument tout.

Cette même règlementation autorise les fabricants de Pet Food à ne pas mentionner l’apport en carbohydrates (principalement des glucides) des croquettes. Les fabricants savent pertinemment, à défaut des consommateurs, que ni les chiens ni les chats n’ont des besoins connus en glucides.

Or, les quantités de glucides sont généralement astronomiques dans les croquettes (à l’image de nos croquettes locales), cette information ne servirait donc absolument pas les intérêts des fournisseurs et des revendeurs.

Finalement, vous n’êtes pas sans savoir que l’industrie Pet Food en Europe suit de nombreuses recommandations émanant de la FEDIAF. Ces recommandations, qui sont actées dans les textes de lois européennes, sont émises par la plus grosse fédération des industries Pet Food d’Europe (FEDIAF).

Autrement dit, l’alimentation des animaux de compagnie est en majeur partie autorégulé par les industriels eux-mêmes. La fédération le confesse elle-même sur son site officiel avec une page dédié « Autorégulation » (Self Regulation en anglais) afin d’expliquer le bienfondé de la démarche (http://www.fediaf.org/self-regulation/ consulté le 30 juillet 2013).

Un exemple tout à fait frappant de cette « dérégulation » apparait dans le guide des bonnes pratiques de la FEDIAF, dans le point 6.1.a page 24. Ce point énonce que « les aliments pour animaux familiers doivent être conçus pour être sains et satisfaire aux exigences nutritionnelles de l’animal ».

Or, la FEDIAF indique clairement que les exigences nutritionnelles de l’animal mentionnées et censées être respectées dans le guide sont établies par la FEDIAF elle-même, à travers ses lignes directrices officielles.

Bien entendu, et pour boucler la boucle, le conseil scientifique en charge d’établir les lignes directrices officielles de la FEDIAF qui devront être suivies par la FEDIAF, est composé de 10 membres dont au moins 4 (avec le président) présentent des conflits d’intérêts avec l’industrie Pet Food (veuillez consulter les « recommandations nutritionnelles pour une alimentation complète et complémentaire pour les chiens et les chats », p.2.)

Conclusion sur la ligne de défense des fabricants locaux

Les 4 « contre-attaques » avancées par les deux fabricants de croquettes locales sont donc toutes non-avenues et clairement mis en porte-à-faux par la législation et les connaissances actuelles.

Les réponses des revendeurs et de la vétérinaire consultée, nous apportent la preuve qu’ils ignorent les méthodes de sélection des sous-produits animaux, dont les viscères font officiellement partie ; qu’ils ignorent également, et ce jusqu’à preuve du contraire, de quoi sont composé la grande majorité des ingrédients utilisés dans la préparation de leurs croquettes.

Les contrôles de qualités à l’entrée ou à la sortie de la chaîne de fabrication (mentionné par un revendeur) ne servent d’aucune façon de preuve pour attester de la qualité du produit fini, qui présente des ingrédients soit controversés (détaillé plus tard), soit de qualité douteuses et mêmes les deux (avec l’exemple des sous-produits d’origine végétale).

Dans la suite de cette réponse, je vais maintenant détailler les arguments avancés par la vétérinaire libérale consultée par le quotidien local.

2ème Partie : Les arguments de Mme Kojfer-Lomont, vétérinaire libérale et auditrice qualité

Le premier point défendu du la vétérinaire libérale concerne l’utilisation des viscères et des intestins dans les sous-produits animaux. La vétérinaire libérale consultée par le journal ne connait manifestement pas la règlementation en vigueur (détaillée dans la partie 1, point n°3).

Je ne reviendrais pas sur le fait, clair et avéré, que la SIFCO affirme très officiellement la présence de viscères (et donc d’intestins) dans les sous-produits de volaille, de bovins et de porc.

Le deuxième et dernier point soutenu par Mme Kojfer-Lomont concerne l’apport en protéine, de 56 %, qui serait non adapté pour un vieux chien avec peu d’activité physique. Pour défendre ma position, je dois apporter des précisions quant à ce fameux 56 % d’apport calorique en protéine.

Ce chiffre correspond à ce que l’on pourrait retrouver dans le milieu naturel, dans l’idéal en somme. Les croquettes qui tendent le plus vers cette valeur seraient, selon ce seul et unique critère (sans parler de la qualité des protéines), de meilleures qualités. Des croquettes qui indiquent donc un taux de protéines supérieur à 40 % sont dans la moyenne haute du classement.

Mais revenons à nos moutons, Mme Kojfer-Lomont soulève donc un point intéressant, du moins on peut le deviner.

Est-ce qu’un taux de protéines trop élevé est dangereux pour la santé d’un vieux chien avec peu d’activité physique ?

Même si la vétérinaire ne donne aucune autre information, on peut penser qu’elle fait allusion aux dégâts des protéines sur les reins.

Enfin, ceci est la théorie, car en pratique les études scientifiques (qui sont toutes assez anciennes) attestent qu’une alimentation riche en protéines (comparé avec une diète pauvre en protéines) sur des chiens âgés AVEC des problèmes rénaux n’ont pas de problème supplémentaire (1 – 4).

En réalité, et au-delà de la quantité de protéines de la ration (car les carnivores que sont les chiens peuvent survivre uniquement avec des lipides et des protéines, sans aucun glucide), c’est bien la qualité des protéines qui détermine son impact sur la santé.

Les sous-produits de nitrogènes sont principalement mis en cause dans la dégradation des fonctions rénales. Or, des protéines de mauvaise qualité (ou supposées comme les sous-produits animaux non nommés, ou les glutens de céréales) seront moins digestes pour l’organisme, et participeront à générer des dysfonctionnements à cause des dérivés de nitrogènes.

Autrement dit, un chien pourrait être à la limite placé sous une diète faible en protéines à la seule condition que celles-ci soient hautement digestibles, de bonnes qualités donc. On élimine donc les protéines de volailles déshydratées, les farines d’os ou de sang, les sous-produits animaux dont on ignore complètement l’origine et l’espèce ; ainsi que les protéines végétales telles que le gluten de maïs, le blé ou le maïs.

3ème Partie : Les 3 points majeurs ignorés par les fabricants, la vétérinaire et les journalistes

L’article paru dans le journal est extrêmement intéressant pour de nombreuses raisons.

Premièrement, il m’a permis de battre en brèche tous les arguments avancés par les fabricants locaux et la vétérinaire libérale afin de redorer le blason des croquettes locales.

Deuxièmement, cet article me permet d’étoffer mon procès à charge contre les croquettes locales, en dénonçant une fois de plus, la qualité très inférieure de ces croquettes.

C’est dans cette logique que je vous présente les 3 points majeurs qui font défauts aux croquettes locales, et qui ont été malencontreusement oubliés dans l’article du journal local.

1er défaut majeur : la présence d’un produit toxique

Le Groupe Saint-Vincent possède la licence Wolpy, comme le mentionne l’article paru dans le journal, or les croquettes Wolpy contiennent toutes un ingrédient particulier…du BHA (les croquettes ont été consulté le 1er août 2013).

Le BHA pour Butylated HydroxyAnisole (Hydroxylanisole butylé en français) est malheureusement défini comme un carcinogène responsable de tumeurs chez l’animal (rat, souris et poisson) ainsi que chez l’Homme d’après le très sérieux Département de la santé américaine, du Programme Nationale de Toxicologie (5 – 8).

Pire encore, selon un site d’information anglo-saxon sur les produits toxiques, le BHA serait un perturbateur endocrinien, un neurotoxique, un perturbateur du système respiratoire mais également du foie (9).

Il est tout de même important de noter que ce composé ne serait pas toxique à faible dose. Pourtant, et comme le souligne très bien Mike Sagman du sérieux site d’investigation sur la qualité des croquettes (10), un chien qui est confronté tous les jours (parfois 2 fois par jour) à ces faibles doses pendant une dizaine d’années sans alternative court un certain risque.

2ème défaut majeur : Trop de céréales dans les croquettes

Ce défaut a été complètement ignoré dans l’article du journal, mais le premier ingrédient des croquettes Déliss’ et Wolpy est composé de céréales, plus précisément d’un mélange de blé et de maïs.

Les céréales, comme le blé et le maïs, sont des aliments hautement controversés dans l’alimentation des animaux de compagnie car n’ayant aucune justification physiologique (les chiens et les chats sont « conçus » pour se nourrir d’autres animaux) ; ni historique (les chiens et les chats n’ont jamais eu une alimentation riche en céréales, jamais.) ; ni même évolutive (les ancêtres des chiens n’ont jamais mangé ce type d’alimentation).

Ces céréales sont controversées pour de multiples raisons :

  1. L’index glycémique est généralement modéré à élevé.
  2. La densité nutritionnelle est faible (peu de nutriments, vitamines et minéraux)
  3. L’apport principal et massif en amidon (exception faite pour le gluten) épuise les fonctions pancréatiques, peut générer de l’obésité et à terme un diabète.
  4. Un lien existe entre les allergies canines et les céréales (11, 12).

Pour l’ensemble de ces raisons, la plupart des propriétaires avertis et des vétérinaires conscients du problème déconseillent des croquettes avec des céréales, surtout lorsqu’elles sont indiquées en tant que premier ingrédient.

L’un des vétérinaires avec qui je suis en contact m’a confirmé qu’il nourrissait ces animaux avec des croquettes sans céréales, malgré des connaissances limitées en nutrition. Un autre témoignage provenant d’un vétérinaire également confirme les doutes qui planent au-dessus des céréales :

« Ethiquement je n’aime pas les marques dans lesquelles les céréales sont les premiers ingrédients quantitatifs lorsque l’on s’adresse à des carnivores »

Une étudiante vétérinaire lui emboîte le pas avec une remarque plutôt détonante :

« […] je suis aussi étonnée de voir que je suis la seule à m’être demandée pourquoi on bourrait nos chiens et nos chats de maïs… »

Point suivant.

3ème défaut majeur : Un excès de glucides

Voici le tableau récapitulatif du pourcentage de glucides de la matière sèche des croquettes locales. Dans tous les cas, les glucides sont les plus présents dans les croquettes, avec notamment un pic à 61 % pour les croquettes Wolpy Croc pour petit chien.

deliss-wolpy-glucides-croquette-chien

Ces chiffres sont à comparer avec ceux que l’on devrait retrouver idéalement à 14 %. Avec une marge de sécurité et de tolérance, on peut aller jusqu’à 20 %. Donc en moyenne, ces croquettes contiennent 2,5 fois plus (ou trop) de glucides que la limite haute à 20 %.

Cet excès de glucides, principalement sous forme d’amidon, surcharge les capacités physiologiques des chiens comme le démontre les cas de plus en plus fréquent d’insuffisance pancréatique, de diabète et d’obésité (13, 14).

Plus grave encore, ces croquettes riches en glucides pourraient facilement dégrader l’hygiène bucco-dentaire de votre animal, et à terme, générer une large panoplie d’infections buccales qui représentent la « porte d’entrée » pour des maladies plus graves touchant les reins, le foie ou le cœur de l’animal (Tom Lonsdale, Raw Meaty Bones. 2001).

4ème Partie : L’avis d’une spécialiste sur les croquettes locales

Pour être complet dans ma réponse, il convient de prendre l’avis d’autres spécialistes sur la qualité de ces croquettes locales, car l’avis des fabricants est forcément biaisé et celui de la vétérinaire libérale semble incomplet. Mon avis personnel est également à mettre entre parenthèse.

J’ai demandé l’avis d’un vétérinaire sur la qualité des croquettes Déliss’ pour adulte et la réponse en surprendra plus d’un.

« Sans aucun doute : cette croquette est peu recommandable en tant qu’unique aliment pour un chien »

« Si je voulais utiliser une image décalée, je pourrais dire que cette croquette ressemble à un « Mc Do pour chien » » conclu le vétérinaire.

Ce n’est que l’avis d’un vétérinaire, comme celui de Mme Kojfer-Lomont sollicité par le journal.

Conclusion de l’article

Comme je l’ai dit précédemment, les fabricants défendent leur bout de gras comme ils le peuvent en avançant des arguments hautement contestables, autant sur le plan législatif que sur le plan qualitatif.

La vétérinaire sollicité pour rédiger cet article n’émet aucun avis au final sur les croquettes, quand bien même un vétérinaire contacté pour ces mêmes croquettes les déconseille fortement.

Les croquettes locales, de la marque Wolpy et Déliss’, bénéficient donc d’une certaine manière du crédit d’un vétérinaire, bien qu’aucune critique ne soit émise officiellement de sa part.

J’aurais aimé entendre nos vétérinaires, ainsi que nos fabricants, nous parler de ces pourcentages astronomiques de glucides et de céréales dans les croquettes. J’aurais aimé que ces mêmes personnes nous parlent de la qualité des sous-produits animaux et végétaux dont on ignore pratiquement tout, jusqu’à l’espèce utilisée.

Finalement, il est important de savoir que ce n’est pas un exercice agréable, ni aisé de critiquer un produit. Des personnes sont à l’origine de sa commercialisation, des personnes vivent de la vente de ce produit, des investissements important ont également été réalisé…

Mais au nom de la sécurité des consommateurs, au nom de la sécurité des animaux de compagnie et surtout pour le droit à l’information pour tous, il m’est impossible à la lumière de toutes ces informations de ne pas critiquer ouvertement les produits visés dans cette série d’articles.

Cet article est une réponse quasi complète à celui publié dans le quotidien local de Nouvelle-Calédonie dans lequel je suis cité. De quoi donner du grain à moudre aux revendeurs locaux.

PS: il est intéressant de noter que le représentant de la marque Crokiss, dont je n’ai pas écrit la critique, se défende également de mes arguments car la composition des croquettes Crokiss ressemblent beaucoup aux croquettes Déliss’…


Notes et références

  1. Bovee, KC, Influence of Dietary Protein on Renal Function in Dogs, Waltham International Symposium on Nutrition of Small Companion Animals, University of California, Davis, CA 95616, on September 4–8, 1990
  2. Finco DR, Brown SA, Crowell WA, et al, Effects of aging and dietary protein intake on uninephrectomized geriatric dogs, Am J Vet Res 1994; 55:1282
  3. Finco, D. R., Brown, S. A., Crowell, W. A., Duncan, R. J., Barsanti, J. A., & Bennett, S. E. (1992). Effects of dietary phosphorus and protein in dogs with chronic renal failure. American journal of veterinary research, 53(12), 2264.
  4. http://www.dogfoodadvisor.com/best-dog-foods/low-protein-dog-foods/
  5. http://ntp.niehs.nih.gov/ntp/roc/twelfth/profiles/ButylatedHydroxyanisole.pdf
  6. Park EH, Chang HH, Cha YN. 1990. Induction of hepatic tumors with butylated hydroxyanisole in the selffertilizing hermaphroditic fish Rivulus ocellatus marmoratus. Jpn J Cancer Res 81(8): 738-741.
  7. Botterweck AA, Verhagen H, Goldbohm RA, Kleinjans J, van den Brandt PA. 2000. Intake of butylated hydroxyanisole and butylated hydroxytoluene and stomach cancer risk: results from analyses in the Netherlands Cohort Study. Food Chem Toxicol 38(7): 599-605.
  8. Masui T, Hirose M, Imaida K, Fukushima S, Tamano S, Ito N. 1986. Sequential changes of the forestomach of F344 rats, Syrian golden hamsters, and B6C3F1 mice treated with butylated hydroxyanisole. Jpn J Cancer Res 77(11): 1083-1090.
  9. http://scorecard.goodguide.com/chemical-profiles/summary.tcl?edf_substance_id=25013-16-5#ranking
  10. http://www.dogfoodadvisor.com/red-flag-ingredients/bha-in-dog-food/
  11. Extension Entomologists, North Central States, Federal Extension Service, U.S. Department of Agriculture
  12. Peairs FB, “Insect Damage to Farm-Stored Grain”, Colorado State University Extension, Number 5.545
  13. German, A. J. (2006). The growing problem of obesity in dogs and cats. The Journal of nutrition, 136(7), 1940S-1946S.
  14. Watson, T. D. (1998). Diet and skin disease in dogs and cats. The Journal of nutrition, 128(12), 2783S-2789S.

Article des nouvelles du 30 juillet 2013

Un blog calédonien, baptisé dur-a-avaler.com, met en garde contre la qualité des croquettes locales pour chiens. Les deux fabricants de La Tamoa et de Païta n’y ont pas répondu officiellement, mais contestent ici des critiques difficiles à digérer.

« De la critique de la nutrition humaine à celle des croquettes pour animaux, il n’y a qu’un pas. Le blogueur Jérémy l’a franchi avec un titre flingueur : Des croquettes locales aux allures d’injections léthales. Il y suspecte les deux « jeunes » fabricants locaux de proposer des croquettes douteuses. « Ce qui m’intéresse, ce sont les choses un peu scandaleuses, que l’on ne doit pas dire, explique l’auteur de ce blog baptisé dur-a-avaler.com. Ce sont des commentaires d’internautes qui m’ont mis sur la voie des croquettes. » Depuis Jérémy écume les paquets pour détecter les ingrédients : viandes, céréales, additifs. Il s’est également lancé dans l’analyse de deux croquettes locales.

Carnivore. Le blogueur part du postulat que le chien est un carnivore et fait référence à des « recherches les plus pointues dans le domaine » selon lesquelles ses apports doivent être de 56 % en protéines, 30 % en lipides, 14 % en glucides. Tandis que les résultats de sa propre analyse d’un type de croquettes locales pour chiens juniors lui donnent « 37 % de lipides, 34 % de glucides et 29 % de protéines ». Pour le coup, c’est du côté des fabricants que ces résultats sont durs à avaler. « C’est tellement n’importe quoi que ça ne nous a même pas fait bondir », commente Yves Jean-Baptiste, directeur général. A La Tamoa, le Groupe Saint-Vincent produit depuis 2011 les croquettes locales Déliss’ et détient la licence Wolpy. Sur les croquettes junior, « nous trouvons, nous, 30 % de protéines, 17 % de matières grasses, expose Christelle Alcuto, la responsable QHSE (*). Une telle différence avec les résultats de ce blogueur est étonnante. » Doté d’un laboratoire d’analyse interne, le groupe explique travailler ses formules avec InVivo (groupe mondial agricole et de nutrition animale) et procéder, en plus, à des contrôles externes. « Tous nos produits sont tracés et suivent la réglementation européenne », indique Yves Jean-Baptiste. Les deux fabricants rejettent les suspicions de sous-produits d’origine douteuse. Le second, Pacific Pet Food, installé à Païta, est entré en production depuis un mois avec la marque Crokiss. « Nous sommes pour l’information des consommateurs et le débat, mais là nous sommes face à un monologue non-fondé, commente Lucien Blanc, l’entrepreneur. Nos recettes sont élaborées avec un nutritionniste renommé de Métropole, qui vient régulièrement ici. Nous faisons une analyse de qualité des produits entrants et sortants. »

Complot. Les deux fabricants pointent l’absence de sources scientifiques du blog qui les accuse. Et secouent la tête quand ils lisent qu’ils auraient des sous-produits à base de viscères et d’intestins. La vétérinaire libérale interrogée fait de même : « Les abats blancs et rouges sont utilisés dans la formule des croquettes mais, à ma connaissance, pas les intestins ni les viscères. » (lire ci-contre). « C’est là où le débat bascule dans la théorie du complot, répond par avance le blogueur. La sphère scientifique canine est verrouillée puisque la majorité des études sont financées par les fabricants internationaux de nourriture pour chiens. » De quoi donner du grain à moudre aux anti-croquettes.

 (*) QHSE : Qualité hygiène sécurité environnement.

50. C’est, en tonnes par mois, la production de croquettes du Groupe Saint-Vincent, qui a un seul revendeur et vise les grandes surfaces. Pacific Pet Food vise à terme 20 à 30 tonnes par mois et distribue en grandes et moyennes surfaces jusqu’à Koumac et Poindimié.

L’avis d’une vétérinaire

Caroline Kojfer-Lomont est vétérinaire libérale et auditrice qualité. A la lecture du blog qui avance qu’un chien a besoin de « 56 % de protéines », elle répond que « ça paraît adapté à un certain type de chiens ». « Mais pour un animal âgé qui fait peu d’exercice, ce n’est pas ce qu’il lui faut ». Elle souligne que les producteurs mondiaux ont développé un marché de croquettes quasiment par race, par âge et par niveau d’activité. Les deux fabricants locaux développent des gammes plus généralistes. « Ce qui est important, c’est la qualité des formules et des sous-produits utilisés, viandes, céréales, matières grasses, reprend Caroline Kojfer-Lomont. Ce qui est difficile à tenir pour l’industriel, ce sera la régularité de ce qu’il affiche en pourcentages. Et c’est ce que reprochent leurs détracteurs. » Mais, « à moins d’une mauvaise formule pouvant induire des pathologies », la vétérinaire est positive : « La croquette est une bonne solution. Sinon il est très difficile de faire l’équilibre alimentaire de l’animal avec des rations ménagères. »

14 Commentaires

  1. ANSO MONIQUE

    De la part de sa maman et je ne dirai qu’une seule chose
    absolument intolérable de nourrir nos chiens nos chats de compagnie plein d’amour pour
    nous les humains avec des croquettes, j’en aie fait largement l’expérience nos compagnons, les nôtres dorment avec nous sur le lit! aiment je dirais adorent la viande crue et les légumes dont ils ont besoin pas trop cependant et des os crus bien entendu, un poulet cru ils adorent, ce jour je leur aie fait daube avec légumes 15% environ et un oeuf entier avec la coquille ecrasée ils se sont régalés un oeuf entier le lundi et le vendredi par exemple, mais il faut donner à nos chiens, à nos chats essentiellement carnivore, de la bonne nourriture saine et s’il fallait choisir je préfererais me passer de manger et les faire bien manger eux mes amis animaux plein d’amour.

  2. Antoine

    Bravo. Ne lache rien !

  3. Cloclo

    Un grand merci pour votre courage et votre culot pour attaquer de grandes sociétés industrielles qui ne visent aucunement la santé, qu’elle soit des animaux ou des humains.
    Un tout petit bémol : vous devriez faire relire vos copies pour éviter quelques fautes d’orthographe ( petite remarque gentille dans l’intérêt de votre crédulité).
    Encore bravo et j’espère que beaucoup d’autres coups de gueule seront poussés par d’autres personnes aussi compétentes que vous. Continuez !

  4. robinson

    dis-donc Cloclo tu donnes des leçons d’orthographe à Jeremy mais tu ferais bien de prendre des leçons de français:
    « petite remarque gentille dans l’intérêt de votre crédulité  »
    tu voulais dire je pense de votre crédibilité ?

    Bravo Jeremy pour tout ce blog
    mais c’est vrai qu’un petite relecture te ferait gagner en crédibilité auprès des vieux cons dans mon (notre) genre !

    cordialement

  5. Henry

    Bravo Mme Anso, pour l’amour porté à vos chiens, je suis comme vous je les respecte et je les adore et les croquettes pour eux c’est bien fini, en ce qui me concerne.
    Bravo à Jeremy, pour sa démarche et son combat, de plus en plus de gens se rendent compte que les croquettes industrielles, c’est un véritable poison pour nos chiens et nos chats, ils vont être amenés aux mêmes conclusions que nous.
    Il faut souligner le flou de la réponse des fabricants calédoniens de Pet Food, et là ou c’est flou, y a un loup. Comment nier l’évidence?

  6. Henri

    Bravo pour votre combat, et le mot n’est pas trop fort, contre les muti nationales des pet food…
    C’est incroyable comme ils peuvent nous rouler dans la farine…
    Tous les arguments sont bons pour faire encore et toujours plus de profits !
    Mais il commence à poindre une nouvelle réflexion chez de plus en plus de propriétaires d’animaux de compagnie responsables et pas dupes, les fabricants de croquettes bidon vont devoir réviser leur stratégie…
    Beaucoup de forums dédiés, dont le BARF, s’emploient à démonter objectivement et sans contrainte aucune les dangers patents de ces fabricants de poison….
    Continuons à diffuser la vraie information et à convaincre les indécis, ilotes de notre société de consommation complètement délirante.

  7. Isa

    Très instructif ! Merci !

  8. Nadège Valon

    Bravo et merci pour l’info et votre courage. Mais quoi, maintenant, donner à un chat de sept ans. Viande ? laquelle et quelle quantité ? ; légumes ? lesquels et quelle quantité ? ; vitamines et compléments ? lesquels ? Me voilà dans l’embarras voulant faire au mieux.

  9. Cloclo

    Merci à Robinson. Remarque plus que justifiée mais la distraction en était sans doute la cause.

  10. helene

    J’aime bien la formule du ‘MacDo pour chiens’. Du reste, en vacances en Cornouaille l’an dernier, j’ai vu un chat (pas du tout un chat errant, il etait meme bien grassouillet) qui mendiait… des frites! Les touristes etaient tres, tres surpris, et de le prendre en photo…

  11. marie

    à Nadège : je reviens tout juste de chez un vétérinaire homéopathe. Mon chatounet chéri doudou souffre d’allergies cutanées. Je résume, même si je pense que pour plus de sécurité tu devrais trouver un vétérinaire près de chez toi qui ait le bon sens de croire que la vraie bouffe ne peut pas tuer un animal carnivore, mais en gros, les chats mangent : 90% de viande (volaille ou boeuf, en tout cas il faut du gras et des protéines), 10% de légumes (elle m’a dit 5% de foie de temps en temps et le reste : olives, citrouille, brocoli, ou autre légume de saison, même un peu de riz de temps en temps, mais peu), ensuite (pour bien totaliser 100%, héhéhé), il faut rajouter une cuillère à soupe de levure de bière et l’huile d’olive, environ 1 gramme de carbonate de calcio (si j’ai bien compris, c’est de la coquille d’oeuf…), un complexe vitaminique A, D et E, et c’est tout. Oui, oui, ça va coûter cher en viande…Mais j’ose espérer que ça coûtera moins cher en vétérinaire, et surtout, qu’elles aillent bien, ces petites bêtes! Et il faut donner 4% du poids du chat, en trois fois dans la journée. Mon chat pèse 4 kg, donc 160 grammes. La viande, si comme moi tu as peur des ruptures de chaîne du froid, tu lui fais un aller-retour dans la poêle pour la cuire un peu, les légumes tu les cuits. Tu mixes le tout, et au jour le jour, tu ajoutes le carbonate, l’huile, la levure et les vitamines.
    J’ai deux chats qui vont passer à ce régime, en grande partie grâce au site de Jérémy, donc un gros miaou reconnaissant de leur part à toi, Jérémy! Et merci de ma part aussi, ton site est vraiment fascinant et redonne espoir qu’il est possible de faire quelque chose pour ne pas souffrir (et faire souffrir) de l’appât du gain de ces grosses compagnies.
    Bon courage pour le nouveau régime de ton chat, Nadège!

  12. cloclo

    Encore merci pour les articles révélant les tromperies incessantes de l’agro-alimentaire.
    Nous avons eu 2 chihuahuas, un berger allemand et un braque allemand; tous quatre décédés de vieillesse. Actuellement ce sont deux chihuahuas qui font notre bonheur. Je tiens à dire que tous nos chiens, grands ou petits ont toujours mangé comme nous : viande, légumes, pommes de terre et fruits et ils se sont toujours portés à merveille. Nous avons bien entendu comme tout un chacun essayé les croquettes « pour voir ». Le résultat est une prise de poids de 400 grammes (pour un chihuahua qui doit peser environ 4 Kg). Après arrêt complet desdites croquettes, le chien a perdu cet excédent ! Merci les croquettes.

  13. Henry

    Entièrement d’accord avec Cloclo, depuis que nous nourrissons nos chiens à la ration ménagère, ils sont transformés. Ils sont heureux comme jamais.

    Aucune marque de croquettes, ne peut remplacer une bonne ration ménagère; la cuisson a haute température ( extrusion ) détruit les enzymes digestives et les vitamines. les sous produits animaux sont cancérogènes, on trouve également dans les croquettes des produits provenant de l’équarrissage. Non, merci, j’aime trop mes chiens pour leur donner ces cochonneries.

    Le livre de Jeremy  » ce poison nommé croquette  » a été comme un révélateur.

    Merci encore!!!

  14. Sonia

    Merci pour votre article….J’ai un petit bichon qui souffre de dermatite atopique et je reste convaincue que la bouffe y est en grande partie responsable…Je l’ai mis aux croquettes hypoallergiques mais …..Je songe depuis un bon moment à le passer au poulet,riz,légumes..mais je sais qu’ils leurs faut aussi des vitamines…Quelqu’un sait ou se les procurer? Merci pour cet article qui a été le dernier coup de marteau pour enfoncer le clou qui me manquait….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *