10 jours sans Alcool : le Challenge Inédit

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Deux pressions s’il vous plait !

Après une longue journée de travail, vous filez droit dans votre voiture ou dans le métro direction le bar le plus proche. Une fois sur place, accompagné d’une ribambelle d’amis, vous passez commandes… Une bière, un verre de vin, ou bien un cocktail alcoolisé et c’est le bonheur assuré.

Pour bon nombre d’entre nous, il est bien difficile d’imaginer une vie sans alcool. Pour certains, le traditionnel « pastaga » est irremplaçable à l’heure de l’apéro ; pour d’autres, le « rouge » est religieusement présent lors de chaque repas ; tandis que le Whisky sera l’acolyte des nombreux jeunes et moins jeunes lors de soirées bien arrosées.

Force est de constater que nous vivons, nous les occidentaux, dans un monde rempli de boissons alcoolisées, responsables d’une euphorie parfois généralisée, de comportements joyeux en tout genre, mais également de comportement dangereux, susceptible d’entraîner la mort (notamment au volant d’une voiture), ou bien de dégrader l’état de santé.

L’alcool, c’est bien souvent quelque chose perçu comme à double tranchant. On entend souvent dire que le « vin rouge est bon pour la santé », ou qu’une bière n’aura jamais tué personne, mais qu’en est-il d’une consommation quotidienne ?

Qu’en est-il d’une consommation occasionnelle, mais extrêmement élevée ? Pour cette dernière question, je pense bien entendu aux nombreuses soirées étudiantes (mais pas uniquement), dans lesquelles certains finiront à genoux en train de se vider l’estomac jusqu’à l’extinction totale, et le réveil brutal…

Cet alcool qui nous rend malade… et dépendant

Il ne faut pas se leurrer, avec l’alcool la fête est plus folle dit le dicton, et dans tous les sens du terme.

Il est navrant, quelque part, de constater que la plupart des soirées se terminent pour certains en intoxications « alcooliques », parfois en coma éthylique.

Sur les réseaux sociaux, des jeux débiles font subitement leur apparition, avec notamment les « Nek nominations » où plusieurs personnes doivent boire « cul-sec » des mélanges infâmes afin de prouver leur valeur.

L’imagination est donc sans limite dans ce domaine, les mélanges foisonnent, et on observe souvent des meutes de jeunes se gaver d’alcool rapidement sur la plage (« beach drinking ») avant de commencer des soirées endiablées.

L’alcoolisme occasionnel mais aigu est grave et dangereux pour l’organisme, mais également celui qui est chronique, plus vicieux. La dépendance à l’alcool est extrêmement forte, et il est bien difficile pour un alcoolique de se sevrer.

Je n’ai nul besoin de prouver ici que les cuites endommagent l’organisme, quand l’on peut voir les réactions de celui-ci :

Vomissements, migraines, gueules de bois, comas, évanouissements, accès de colère, conduites en état d’ivresse, perte du contrôle de son corps, désinhibition, etc., etc.

En revanche, la science s’est longuement penchée sur l’effet de la consommation d’alcool au quotidien sur notre santé (tous alcools confondus), et notamment sur l’apparition des cancers (reins, fois, poumons, œsophages, etc.)

Si je devais résumer globalement et rapidement la situation pour certains types de cancers, je dirais que…

Le risque de cancer des poumons est augmenté [1] ; il en va de même pour le cancer du foie ; idem pour le cancer du sein [2], et plus particulièrement quand il y aurait des carences en vitamine B9 ; le risque de cancer colorectal est également accru, plus particulièrement chez les hommes [3] ; même conclusion pour les cancers de l’œsophage [4,5] et les cancers oraux.

En bref, faut pas trop déconner avec l’alcool ! Ce qui me permet d’embrayer sur ce fameux challenge…

Le challenge inédit : 10 jours sans alcool

L’objectif ici est simple : enchaîner 10 jours sans boire une seule goutte d’alcool, du vin, de la bière, des alcools forts ou n’importe quoi d’autres qui en contiendrait.

L’idée d’un tel défi m’a été soufflée par une amie lors d’un voyage professionnel à Cairns en Australie (super ville au passage), qui a fait fortement écho dans ma petite tête. Car cela est vrai, je reconnais que la plupart des soirées que nous organisons ou dans lesquelles nous participons (mes amis et moi-même), comprennent de grandes quantités d’alcools.

Ce défi est donc l’occasion unique pour à la fois se démontrer à soi-même que l’on est pas dépendant à l’alcool, car je vous le rappelle, 10 jours suffisent pour le savoir [7, 8], mais également pour réaliser une cure si excès d’alcool il y a eu (notamment durant les week-end).

Pour une personne lambda, ce défi doit selon moi rester très occasionnel, à l’inverse d’un jeûne intermittent par exemple. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il faut le faire une fois par mois, mais une fois tous les quatre ou cinq mois, ou en prévention après de longues semaines d’excès, pourrait être un compromis intéressant.

Personnellement, je ne pense pas avoir de problème avec l’alcool. Pourtant, je m’imagine très mal refuser une bière proposée par un pote, ou un verre de pastis avant un barbecue entre amis, alors je me pose la question.

Est-ce que je peux tenir 10 jours sans alcool ?

Je pense que oui, mais le seul moyen de le savoir est de relever le défi.

Je vais donc relever ce défi dans les jours prochains, l’abstinence complète, et j’en reparlerai bien entendu sur le blog.

En attendant que cela arrive, je tiens tout de même à rassurer les consommateurs réguliers d’alcool. Le paragraphe suivant vous en dira plus sur les bienfaits d’une consommation régulière mais modérée d’alcool sur la santé.

L’alcool a du bon… quand même !

Il serait bien délicat de mettre tous les alcools dans le même panier, comme le vin riche en polyphénols antioxydants avec les alcools forts pauvres en éléments protecteurs.

Il faut également prendre en compte que nombre de conclusions tirées sur l’alcool le sont grâce à des études épidémiologiques, qui n’établissent que des associations et non des relations de causes à effets.

Finalement, les effets d’une consommation d’alcool varient énormément d’un pays à l’autre, simplement à cause des habitudes sociétales et gastronomiques. A titre d’exemple, la consommation de vin aurait des effets protecteurs sur différents cancers principalement chez les buveurs réguliers, mais qui boivent durant les repas.

Or les français, comparés aux britanniques, boivent beaucoup plus de vin durant les repas et bénéficieraient d’un rôle protecteur accru du vin sur la santé.

Il y a donc clairement un effet « comportement » de cette consommation d’alcool sur la santé. A ce jour, il semblerait donc qu’une consommation régulière mais modérée (75 cl maximum de bière par jour, par exemple pour un homme) protège d’une certaine manière l’organisme (notamment des maladies cardiovasculaires, du cancer des poumons [6], etc.)

Alors pour conclure et pour éviter de paraître contradictoire.

Oui, il semblerait qu’une consommation modérée d’alcool soit protectrice. Mais cela n’empêche en aucune façon de vérifier sa dépendance à l’alcool durant 10 jours, et d’en profiter pour accompagner ce défi d’une période alimentaire saine, avec pourquoi pas comme cerise sur le gâteau, un jeûne intermittent.

Alors, allez-vous relevez le défi des 10 jours sans alcool ?


Notes et références

  1. Associations between beer, wine, and liquor consumption and lung cancer risk: a meta-analysis.Chao C. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2007 Nov;16(11):2436-47.
  2. Patterns of alcohol (especially wine) consumption and breast cancer risk: a case-control study among a population in Southern France. Bessaoud F, Daurès JP. Ann Epidemiol. 2008 Jun;18(6):467-75. Epub 2008 Apr 28.
  3. Zell JA, McEligot AJ, Ziogas A, Holcombe RF, Anton-Culver H. Differential effects of wine consumption on colorectal cancer outcomes based on family history of the disease Nutr Cancer. 2007;59(1):36-45.
  4. The association between alcohol and reflux esophagitis, Barrett’s esophagus, and esophageal adenocarcinoma. Anderson LA, Cantwell MM, Watson RG, Johnston BT, Murphy SJ, Ferguson HR, McGuigan J, Comber H, Reynolds JV, Murray LJ. Gastroenterology. 2009 Mar;136(3):799-805. Epub 2008 Dec 3.
  5. Esophageal cancer risk by type of alcohol drinking and smoking: a case-control study in Spain. Vioque J, Barber X, Bolumar F, Porta M, Santibáñez M, de la Hera MG, Moreno-Osset E; PANESOES Study Group. BMC Cancer. 2008 Aug 1;8:221.
  6. Alcoholic beverage intake and risk of lung cancer: the California Men’s Health Study.Chao C, Slezak JM, Caan BJ, Quinn VP. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2008 Oct;17(10):2692-9.
  7. http://hepatoweb.com/Alcool_Partie_6.php
  8. http://www.aide-alcool.be/symptomes-de-sevrage

 

47 Commentaires

  1. Navy

    J’ai presque bouclé mon année sans alcool :) et vu les effets secondaire que j’ai même à petite dose les lendemains, je vais continuer sur ma lancée ! J’ai quand même beaucoup de doute sur ces bienfaits de l’alcool ! Ne peu ton pas les retrouver dans bien d’autre aliment sans les méfaits… ?

  2. campagnarde

    Bravo pour cet article qui fait réfléchir sur nos pratiques, comme toujours,Jérémy.
    J’ai l’habitude de dire que je ne bois pas d’alcool, sauf aux occasions (anniversaire, Noêl, …) où je goûte un bon vin ou un apéritif et quelquefois une coupe de champagne. Je m’adapte et j’ai bu des bières à Munich et Dublin et du rhum en Martinique. Cela fait partie du voyage.
    Pour moi 10 jours sans alcool, c’est très facile car je peux dire “non, je prends le volant” sans avoir à me justifier autrement.
    L’alcool ne m’attire pas et je n’ai pas besoin de boire pour être gaie.
    Par contre, au boulot j’ai des trentenaires qui ne peuvent pas faire la fête sans être déchiré ou qui passent les uns chez les autres pour prendre l’apéro, même en semaine. Il y a en a qui se calment avec l’âge et d’autres non.
    Pourtant je pense qu’un verre de bon vin peut être agréable et avoir des bienfaits mais encore faut-il rester modéré.

  3. Sido

    Bonjour Jérémy,

    Mhhh, 10 jours, petit défi en effet…

    Tu ne vas pas profiter de la leçon que donne une grossesse, soit 9 mois (+ allaitement) sans alcool :

    – se rendre compte que passés les premiers temps de frustration (ou de désintoxication??) on peut rigoler et s’amuser autant, voire mieux parce qu’on reste connecté à soi même ;

    – se rendre compte qu’on prend souvent le verre qu’on nous propose par convenance et habitude, que c’est un phénomène social hyper puissant en France et en Europe du Nord, si tu ne bois pas il faut te justifier avec des arguments en béton ou répondre à tout un tas de questions pour vérifier ta bonne foi…

    – se rendre compte surtout que l’alcool est très très fort, un verre de vin à 12 ou 13° sent très fort l’alcool, avant toute considération de parfum, robe etc. et ses effets sont extrêmement puissants lorsque le corps n’est pas habitué : c’est là que tu te réalises que tu t’empoisonnais avant, quand tu pensais que c’était aussi anodin qu’un sirop sucré.

    Quand j’ai repris une consommation non régulière, j’ai également pu me rendre compte qu’un lendemain de consommation moyenne (même pas de cuite) je suis plus fatiguée et plus déprimée que d’habitude. Ça, on ne peut pas s’en rendre compte quand on prend de l’alcool plusieurs fois par semaine : on ne sait même pas quel est notre état “habituel”.

    Pousse un peu tes recherches, les méfaits de l’alcool sont sous évalués en France (on se demande pourquoi haha) ; la communication vers le grand public met le paquet sur la cigarette, alors que la consommation d’alcool a autant de répercutions sur les cancers et les maladies cardio-vasculaires. Et contrairement à la cigarette, l’alcool a des répercutions sur les neurones qui ne sont pas anodines, même pour une consommation qui pourrait être considérée comme moyenne en France.

    Mon avis d’ex-pratiquante assidue et ex-abstinente heureuse est que l’alcool est une drogue addictive et dangereuse et se réfugier derrière les bienfaits des antioxydants ou les polyphénols est un leurre (on peut trouver des tas de bonnes choses dans le thé vert, les fruits rouge etc. sans se détruire la santé).

    En attendant la suite !

    1. charli

      On peut appliquer ce raisonnement à bcp de choses de la vie…
      Mais on ne peut pas tous devenir moine non plus…
      1-Déjà pour ceux qui fument : arrêter la clope c’est très bien.
      2-Pour ceux qui sont accrocs au sucre : arrêter c’est très bien.
      3-Pour ceux qui ne font pas de sport : en faire c’est très bien.
      4-Pour ceux qui boivent des boissons alcoolisées nocives : arrêter c’est très bien.

      Après on a que des études et pour une fois pas toutes financées par l’agroalimentaire qui indiquent que boire modérément et pas n’importe quoi ce n’est pas mauvais pour la santé voir l’inverse.

      Tu dis :”Pousse un peu tes recherches, les méfaits de l’alcool sont sous évalués en France (on se demande pourquoi haha) ; la communication vers le grand public met le paquet sur la cigarette, alors que la consommation d’alcool a autant de répercutions sur les cancers et les maladies cardio-vasculaires”

      Moi je veux bien les références pour illustrer ce propos stp et pourquoi pas en être convaincu. Mais je veux être sur que l’étude porte sur des personnes qui prennent un peu de vin et ne fument pas du tout(voir respectent les points 2, 3 et 4).

      J’ai vraiment l’impression d’être le diablotin sur l’épaule droite de Jérémy!
      Ceci étant, les femmes enceintes qui ne boivent pas une goutte durant leur grossesse ont toute ma sympathie :-). Par contre je me demande toujours : avant l’eau courante, lorsque l’eau n’était pas consommable et donc coupée pour faire de la piquette, cela n’empêchait pas à l’être humain d’avoir une progéniture somme toute correcte?

      1. Sido

        @ Charli

        Sans citer les articles originaux (Je ne suis pas Jérémy…), on peut facilement trouver des articles destinés au grand public qui relatent des études récentes ou qui font le point sur les dangers de l’alcool connus à ce jour.

        Par exemple :

        – un petit compte rendu succinct par la ligue contre le cancer qui conclue “L’alcool provoque directement 23 000 décès par an, dus aux cancers aux cirrhoses et à l’alcoolo dépendance. En tant que facteur associé, il est à l’origine de 45 000 décès annuels et représente la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac.” :

        http://www.ligue-cancer.net/article/340_alcool-et-cancer

        – un article du figaro “Un seul verre d’alcool augmente le risque de cancer” :
        http://sante.lefigaro.fr/actualite/2009/02/18/9432-seul-verre-dalcool-augmente-risque-cancer

        – encore le figaro “Dès 60 ans, l’alcool favorise les hémorragies cérébrales” :
        http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/11/19020-60-ans-lalcool-favorise-hemorragies-cerebrales

        – ou le compte rendu détaillé d’une étude suisse sur le lien entre alcool et hypertension artérielle : http://sante-guerir.notrefamille.com/sante-a-z/hypertension-arterielle-un-lien-avec-une-consommation-importante-d-alcool-o60928.html

        – et oui, ça détruit bien le cerveau, mais il y a de l’espoir, après le sevrage “la matière grise repousse” ! (La recherche) :
        http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/quand-matieregrise-repousse-01-07-2007-72238

        1. charli

          “- un petit compte rendu succinct par la ligue contre le cancer qui conclue « L’alcool provoque directement 23 000 décès par an, dus aux cancers aux cirrhoses et à l’alcoolo dépendance. En tant que facteur associé, il est à l’origine de 45 000 décès annuels et représente la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac. »

          ->Bon ben tu vois dans cette étude comme celles du figaro, on ne tient absolument pas compte de l’hygiène de vie par exemple donc poubelle.Par contre j’ai bien pris note dedans que les bains de bouche étaient cancérigènes :-)

  4. Sarom Hang

    Bonjour, je te souhaite bonne chance pour ton défi. J’ai déjà essayé par le passé de ne pas boire pendant 2 semaines et je n’ai même pas réussi à tenir 4 jours consécutifs. Pas que je suis un alcoolique, mais disons que toutes les raisons sont bonnes pour en boire une bien froide.

    À plus l’ami ;)

  5. Sido

    En attendant le compte rendu des 10 jours de Jérémy, je mets mon grain de sel avec un petit résumé de mon expérience avec et sans alcool :

    J’étais dans la mouvance bien française du repas entre amis avec deux ou trois verres à l’apéro plus deux ou trois verres pendant le repas (et j’étais beaucoup avec des amis …) Et les jours normaux, deux ou trois bières en sortant du boulot avec les potes. J’étais bien accro en fait… Quand j’étais dedans, je pensais “mheuu non, j’suis pas alcoolique, sinon TOUS mes amis seraient alcooliques !”
    Et maintenant que je bois beaucoup plus modérément je me rends bien compte que oui, nous étions tous des alcooliques, et que j’étais vraiment addict : je ne pouvais pas refuser un verre ; lorsque j’avais commencé, j’étais irrésistiblement attirée par un autre verre ; je ne me sentais pas bien en société si je n’avais pas un coup à boire ; je ne pouvait pas faire la fête sans une grande quantité d’alcool et une bonne gueule de bois le lendemain.
    Et oui, j’ai senti que mes neurones avaient repoussé après avoir arrêté l’alcool : dans mon boulot, j’étais plus concentrée, je réfléchissais mieux et plus vite, je progressais plus vite dans l’apprentissage de logiciels ou de tâches nouvelles. C’est comme si une sorte de voile blanc s’était levé de devant mes yeux.
    J’ai senti aussi que j’arrivais mieux à identifier et à écouter mes sensations corporelles, mes émotions et mes sentiments. Je me sens maintenant plus à l’intérieur de moi même et moins à côté de la plaque. Et je n’ai pas du tout l’impression d’être un moine bouddhiste ! Ça va je rigole bien tous les jours !

    Ce petit témoignage pour vous dire qu’en dehors de toute considération de danger pour la santé, je conseille vivement à tous ceux qui boivent un p’tit peu trop de tester UN AN sans alcool, et surtout surtout, ne pas retomber dans le cercle vicieux des apéros après …

    PS @ Charli,
    Si tu ne fumes pas et que tu bois un peu de vin lors des repas entre amis je ne pense pas que tu vas être terrassé par un cancer cardiovasculaire à AVC neurodégénératif …

  6. Sido

    Allez, un dernier commentaire pour la route, après promis j’arrête…

    Après avoir arrêté la cigarette grâce au livre d’Allen Carr, j’ai avec lui l’intime conviction que la cigarette appelle l’alcool : vous avez sans doute vous aussi remarqué que les gros fumeurs avaient plus souvent une bière à la main qu’un Perrier passé 18h ?
    C’est comme si la cigarette créait un manque qu’on n’arrivait pas à compenser simplement avec des cigarettes, il nous en faut “plus”, on a besoin de quelque chose de plus fort pour nous calmer du manque imperceptible et insidieux de la nicotine.

    Mon expérience : après un an sans alcool, pas de problème, pas de “manque”, juste un peu de vin s’il est bon de temps en temps avec les potes, apéro sans alcool tout naturellement et quelques verres si grosse fiesta. Mais j’ai repris la cigarette au bout de quelques temps et là, l’envie d’alcool a déboulé ! J’ai dû m’obliger à ne pas me resservir alors qu’avant je ne le faisais pas juste parce que je n’en avais plus envie, j’ai recommencé à prendre de l’alcool à l’apéro et plus seulement avec le fromage… Bon, j’ai vaincu à nouveau la clope et pour l’alcool tout a fini par rentrer dans l’ordre…

    1. charli

      Bon ben voilà ton grand ennemi c’est la clope et j’en reviens à mes 4 points :
      1-Déjà pour ceux qui fument : arrêter la clope c’est très bien.
      2-Pour ceux qui sont accrocs au sucre : arrêter c’est très bien.
      3-Pour ceux qui ne font pas de sport : en faire c’est très bien.
      4-Pour ceux qui boivent des boissons alcoolisées nocives : arrêter c’est très bien.

      Dis donc je vois que tu manges du fromage ;-)

  7. Laurence

    Pour commencer, une précision : je ne fais pas de prosélytisme. Je ne veux ici que relater ma propre expérience, avec le souhait qu’elle aide d’autres migraineux.

    J’ai 51 ans, et derrière moi 32 ans de crises de migraines et de céphalées chroniques.
    Elles ont commencé vers 17 ans.
    Comme c’est l’âge où j’ai commencé à prendre la pilule, c’est elle qui a été incriminée. Mais quand je l’ai arrêtée, il n’y a pas eu de mieux.
    J’ai entamé la valse des consultations vers 20 ans.
    Un médecin m’a dit que j’avais un naturel “perfectionniste” et que c’était la cause de mes migraines. Je ne me reconnais pas dans ce portrait, mais admettons.
    Un autre m’a prescrit un anti-épileptique. J’étais complètement amortie, et j’avais toujours mal à la tête.
    Un autre m’a prescrit de l’Indéral. J’ai pris 10 kg et gardé mes migraines.
    Bon, je la fais courte, vous voyez le genre : j’ai vu tout le monde, tout essayé (sauf le sorcier vaudou, je l’admets). Et toujours ces satanées migraines.
    Et puis, il y a 2 ans, gentille discussion dans une soirée avec un migraineux (ça crée des liens). Il a un parcours similaire au mien. Il me demande ce qui s’est passé quand j’avais 17 ans, je lui parle de la pilule, de mon entrée en fac … “Et ce n’est pas aussi l’âge où tu as commencé à boire de l’alcool ?” Bon sang, mais c’est bien sûr ! Je n’ai jamais, au grand jamais, été une grande buveuse : un verre de vin tous les jours à table, et occasionnellement 2 ou 3 verres de vin, ou un apéro et quelques verres (grand max 1 fois par semaine).
    Pas besoin de vous faire un dessin : j’ai illico relevé le lien entre le début de ma consommation (très modérée) d’alcool et mes maux de tête. Comment se fait-il que cela ait pu m’échapper si longtemps, et que personne (aucun médecin !) n’y ait pensé ?
    J’ai donc, du jour au lendemain, arrêté toute consommation. Après 2 semaines, miracle : mes migraines ont commencé à s’espacer. Aujourd’hui, après 2 ans d’abstinence totale, je souffre d’une ou 2 crises de migraine par mois. Pendant 32 ans, c’était au moins 2 par … semaine.
    Alors bon, c’est vrai que, parfois, dans un bar, dans une soirée, je ne sais pas trop quoi commander ou boire (l’eau, c’est bien mais ça lasse !:)). J’ai maintenant mes petites habitudes : une boisson chaude en journée, un smoothie, un jus de tomates ou de légumes à l’apéro. Chez moi, quand je reçois, je me prends un verre de jus de raison rouge ou blanc servi dans un verre à vin, je donne le change.
    S’il m’arrive de regretter de ne pouvoir goûter ce très bon Viré-Clessé que l’on débouche près de moi, c’est un regret très fugace : rien ne vaut cette “paix” nouvelle dans ma pauvre tête, retrouvée en ayant arrêté l’alcool.

    1. Anma

      Hello Laurence,
      C’est fou, en lisant ton post, je me reconnais ou presque, sauf que mes migraines n’ont pas été aussi fortes, plutôt légères, mais fréquentes: de 17 à 34 ans.
      Et c’est aussi en discutant avec une amie, qui m’a mentionné qu’une période d’abstinence avait été bénéfique que j’ai tenté de réduire ma conso.
      Consommation qui était intense lors des fêtes étudiantes (quelques verres et souvent) et moindre mais fréquente (plusieurs verres par semaine mais jamais plus d’un ou deux) depuis mes 25 ans.
      Au bout du compte, j’ai testé de ne “pas boire du tout” et je suis convaincue. Plus de migraines, ni de réveils un peu troubles après certaines occasions (mariages etc…).
      En fait, j’ai vu un effet de passer de modération à “rien”. Ce qui allait a contrario de tout ce que je pensais jusqu’ici – j’adorais l’effet “festif” “gourmet” “convivial” de l’alcool.
      Je bois de l’eau. Mes amis s’y sont habitués, je sors toujours, je fais la fête.
      Au bout du compte, je ne vois pas les effets bénéfiques de l’alcool sur moi, donc je ne suis même pas tentée d’en boire. Mais j’aurai bien aimé tenté avant, cela n’aurait pas rendu ma vie moins drôle, et j’aurai consommé moins de paracétamol. Donc, Merci pour ce post!

      1. Laurence

        Merci pour ton post. Tant mieux si tu te reconnais dans mon témoignage.
        Entretemps, j’ai discuté, incidemment, avec un neurologue, qui me confirmait que bon nombre de ses patients migraineux s’étaient vus soulagés par l’abstinence.
        Peut-être une bonne piste pour ceux qui souffrent de ces satanées migraines ! :)
        En tout cas, j’ai entendu parler de ces soirées “SOBER” qui s’organisent à gauche et à droite et dans lesquelles on ne s’amise pas moins, bien au contraire, que dans celles où l’on boit. Mais, je le répète, je ne fais pas partie d’une ligue de vertu :)

  8. Gaël

    Bonjour à tous,
    Je ne sais pas si c’est vraiment le bon endroit pour parler de cela, mais cet article m’a vraiment parlé.
    En effet, je me reconnaissais un peu dans la description du début. Toujours partant pour aller prendre un petit verre en sortant du bureau, une petite bière voire plus par ci, un rhum par là. Les soirées qui finissent à rouler sous la table, et j’en passe et des meilleurs.
    Sauf qu’à un moment, je commençait à boire de plus en plus, je suis passé d’une bière en sortant du bureau à boire 5L (les fût HK pour celles et ceux qui connaissent) en une soirée, et puis ça ne suffisait pas, alors après je buvais mon fût, et j’entamais sur le rhum. Au début coupé au coca, et puis après ça ne suffisait toujours pas, alors, je prenais juste du Rhum Citron, et pour finir je buvais du rhum Sec. Bref c’était l’escalade…. Et un jour, j’ai commencé à avoir des troubles de la mémoire, je ne me souvenais plus de mes soirées en entier. On me racontait des événements dont je ne me souvenais pas du tout. Je n’y ai pas cru pensant être toujours maître de moi-même (l’alcoolique classique), et un de mes amis a eu la judicieuse idée de me filme durant mes “absences”. J’ai commencé à vraiment me poser des questions. On me voyait sur la vidéo, dans un états avancé d’ébriété en train de parler, et d’un seul coup tomber comme “endormi” durant quelques secondes et puis je revenais à moi, et je reprenais le cours de la conversation comme si de rien….
    J’ai alors réalisé que j’avais un sérieux problème. En parallèle de cela est arrivé le décès d’un de mes proche en partie du à une trop forte consommation d’alcool. Du jour au lendemain j’ai arrêté de consommer de l’alcool quelqu’il soit. Au début, c’était vraiment difficile car quand je buvais, j’avais l’impression d’être drôle que je pouvais tout faire, que tout le monde était mon ami. Et me voilà maintenant terne et sans vie aux soirées. Je me suis isolé, pour éviter les tentations, et le remarques désobligeante. ça été très dur. Mais maintenant cela fait 2 ans, un mois et 14 jours (au moment où j’écris ces lignes) que je n’ai pas bu une goutte d’alcool.
    Je me sens beaucoup mieux, j’ai retrouvé mon enthousiasme à sortir, et je prend plaisir à passer de bonnes soirées avec mes amis qui eux consomment de l’alcool.
    Voilà, donc je ne sais pas si j’étais au bon endroit pour vous rapporter un peu mon expérience, mais ce que je peux dire, c’est que le plus dur quand comme moi on a été ce qu’on appelle “un gros buveur”, ce n’est pas tant le manque d’alcool et les tremblements, mais le regard des autres, et les tentations sociales. Les gens qui se disent vos amis et qui vous incitent à boire, ceux qui ne comprennent pas qu’on peut passer une bonne soirée sans être saoule…. C’est toutes ces personnes qui rendent l’arrêt de l’alcool difficile.
    à bientôt. G

  9. cyril gautret-ferretti

    Pour moi boire 75 cl de bière : 3 demis par jour c est deja beaucoup et je sais de quoi je parle! et avec les bières fortement alcoolisées : 8° et + bonjour les dégats a plus ou moins court terme.il suffit mais ceci est relatif de boire 75 cl de vin par jour pendant 10 ans pour provoquer une cirrhose hépatique ; mais aussi et surtout avec le tabagisme associé des cancers de la bouche,du pharynx et de l oesophage+ les troubles et complications neurologiques tels que : polynévrites,névrite optique,encéphalopathie,impuissance…….complications pancréatiques (aigue et chronique) ca fait peur surtout que la liste est loin d etre finie !!!. j ai reussi a arreter il y a deux mois en comblant ce vide (surtout pas les verres) par le sport.Je le recommande a tous et a toutes car c est un merveilleux exutoire.Un grand coucou a vous tous; cordialement CYRIL.
    .
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  10. Lincoln

    10 jours cest trés chaud.dans mon village dans le sud c’est inquiétant .même moi qui buvai pas trop je vais éssayer quand même mais trés ceptique.ici cest vraiment un fléau homme femme ,jeune vieux français ou étranger sa picol sec et les grosses lampées que s’enfilent le maire dérriére sa cravatte ces énorme .mais bon je vais éssayer quand même.en tput cas mérci.

  11. Marc

    Moi C était devenu une habitude les apéros juste le soir qui souvent durait au point de dîner à 22h… Et en lisant le défi me suis dit : je le fais et si J ai des symptômes de manque je peux me dire que J ai un soucis … Bilan 10 jours demain aucune réaction physique et … J ai remarque plein de changements vraiment cool , je dors mieux , au boulot je suis plus réactif plus rapide, je n ai plus cette fatigue le matin au reveil et surtout je fais des tas de trucs à la maison qu avant je remettais au lendemain ! Bilan Ben je vais poursuivre et pas que 10 jours ! Le vendredi J ai reçu du monde c était champagne et vin à table mais pour moi coca et eau gazeuse :-) J ai passe une bonne soirée quand même :-)

  12. Elisa

    Bravo pour votre blog, et concernant cet article, les réponses sont tout aussi agréables à lire et instructives.Que ce soient mes parents ou moi même, l’habitude du verre de rouge aux repas est quasiment une tradition.Ni apéros, ni alcools forts.Occasionnellement un crémant ou une clairette pour le plaisir de fêter. La bière peut rafraîchir, mais j’ai heureusement perdu l’habitude d’en ouvrir une quand il fait chaud. Une perte de poids de 16kg devenait urgente en 2012, à cause de certains problèmes articulaires chroniques, par conséquent j’ai pris l’habitude, au nom de Sainte Calorie, de supprimer l’alcool de ma vie courante sans toutefois me l’interdire. En effet, à ce rythme là, 10 jours sans,(et même plus, c’est encore mieux) ça fait du bien à l’esprit, au physique (arthrose et alcool font mauvais ménage) et au sommeil.Par contre l’effet est décuplé si on reprend un verre, et on n’a plus du tout envie de passer au troisième verre si l’occasion de trinquer se présente: le seuil de tolérance s’abaisse vite, et il faut dès le lendemain, recommencer les quelques jours de renoncement.Il est indéniable que l’alcool a un côté pernicieux et sournois :c’est son côté tentateur.Quand on est détendu, on a l’impression que le sentiment de bien être est augmenté.Erreur! rapidement on se rend compte que c’est faux. Fondamentalement cette substance n’a pas de raison d’être dans l’alimentation, seul l’humain fabrique et consomme ce genre de molécule….Pour son bien être et aussi hélas pour son malheur parfois.Je n’évoquerai pas ici l’addiction qui est une véritable pathologie, ce n’est pas le sujet.
    Je vais parcourir avec intérêt les autres sujets du blog, heureuse de vous avoir découvert.

  13. Camille

    Pour mémoire : l’OMS indique que la consommation normale d’un homme ne doit pas excéder par jour 3 verres de 10 cl de vin, 2 pour les femmes.
    Amusez-vous à les mesurer !

  14. Svoc

    Cher Jérémy,
    Cela fait 5 jours que je suis hospitalisée pour une cure de sevrage slcoolique. Et avant de me rendre compte de ma dépendance à l’alcool, j’ai testé les 3 jours détox , la semaine sans alcool, etc…et j’ai échoué à tous les challenges que j’avais imaginé pour stopper temporairement l’alcool et tester ma dépendance. Pourtant, ma consommation est exclusivement liée aux repas du soir et principalement du vin rouge. ( je viens de Bordeaux, on peut dire que je suis née ds la barrique ) mais elle était devenue un reflexe quotidien depuis quelques années. Concernant l’alcool, il faut savoir que la dépendance est pernicieuse car elle impose l’absorbtion de quantités de plus en plus importantes pour arriver au même effet de “bien-être” et de déshinibition. D’où dans mon cas, des incidents lors de soirées arrosées avec dea amis un peu “limite”. Et oui, je n’ai plus l’âge de se lâcher lors de ces occasions. Mariée avec 3 enfants. Bref, je vous fais part de mon expérience juste pour vous dire de ne pad prendre à la légère votre éventuelle appétence pour l’alcool. Soyez vigilant maintenant pour éviter d’en arriver là où j’en suis aujourd’hui. Plus jeune, j’étais vomme vous, j’aimais faire la fête, mes amis m’appréciaient pour ça. J’étais comme vous dites aujourd’hui une fille populaire. Donc les jeunes, take care !!

Les commentaires sont fermes.