Vous voulez tester votre addiction à l’alcool ? Alors essayez de passer 10 jours sans boire une goutte d’alcool ! Attention ce défi n’a rien de scientifique et s’adresse surtout aux personnes qui se posent des questions sur leurs consommations d’alcool, sans être non plus dans un excès dangereux. Si c’est votre cas, rapprochez-vous s’il vous plait des centres d’addictologies compétents.

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Deux pressions s’il vous plait !

Après une longue journée de travail, vous filez droit dans votre voiture ou dans le métro direction le bar le plus proche. Une fois sur place, accompagné d’une ribambelle d’amis, vous passez commandes… Une bière, un verre de vin, ou bien un cocktail alcoolisé et c’est le bonheur assuré.

Un verre d’alcool est-ce déjà trop ? Découvrez une analyse de la rédaction sur le risque que pose la consommation d’alcool, notamment chez les consommateurs modérés.

Pour bon nombre d’entre nous, il est bien difficile d’imaginer une vie sans alcool. Pour certains, le traditionnel « pastaga » est irremplaçable à l’heure de l’apéro ; pour d’autres, le « rouge » est religieusement présent lors de chaque repas ; tandis que le Whisky sera l’acolyte des nombreux jeunes et moins jeunes lors de soirées bien arrosées.

Force est de constater que nous vivons, nous les occidentaux, dans un monde rempli de boissons alcoolisées, responsables d’une euphorie parfois généralisée, de comportements joyeux en tout genre, mais également de comportement dangereux, susceptible d’entraîner la mort (notamment au volant d’une voiture), ou bien de dégrader l’état de santé.

L’alcool, c’est bien souvent quelque chose perçu comme à double tranchant. On entend souvent dire que le « vin rouge est bon pour la santé », ou qu’une bière n’aura jamais tué personne, mais qu’en est-il d’une consommation quotidienne ?

Qu’en est-il d’une consommation occasionnelle, mais extrêmement élevée ? Pour cette dernière question, je pense bien entendu aux nombreuses soirées étudiantes (mais pas uniquement), dans lesquelles certains finiront à genoux en train de se vider l’estomac jusqu’à l’extinction totale, et le réveil brutal…

Cet alcool qui nous rend malade… et dépendant

Il ne faut pas se leurrer, avec l’alcool la fête est plus folle dit le dicton, et dans tous les sens du terme.

Il est navrant, quelque part, de constater que la plupart des soirées se terminent pour certains en intoxications « alcooliques », parfois en coma éthylique.

Sur les réseaux sociaux, des jeux débiles font subitement leur apparition, avec notamment les « Nek nominations » où plusieurs personnes doivent boire « cul-sec » des mélanges infâmes afin de prouver leur valeur.

L’imagination est donc sans limite dans ce domaine, les mélanges foisonnent, et on observe souvent des meutes de jeunes se gaver d’alcool rapidement sur la plage (« beach drinking ») avant de commencer des soirées endiablées.

L’alcoolisme occasionnel mais aigu est grave et dangereux pour l’organisme, mais également celui qui est chronique, plus vicieux. La dépendance à l’alcool est extrêmement forte, et il est bien difficile pour un alcoolique de se sevrer.

Certains scientifiques peuvent écrire des études scientifiques ou des rapports particulièrement favorables à la consommation d’alcool, et notamment de bière. Lisez notre enquête sur le ventre à bière.

Je n’ai nul besoin de prouver ici que les cuites endommagent l’organisme, quand l’on peut voir les réactions de celui-ci :

Vomissements, migraines, gueules de bois, comas, évanouissements, accès de colère, conduites en état d’ivresse, perte du contrôle de son corps, désinhibition, etc., etc.

En revanche, la science s’est longuement penchée sur l’effet de la consommation d’alcool au quotidien sur notre santé (tous alcools confondus), et notamment sur l’apparition des cancers (reins, fois, poumons, œsophages, etc.)

Si je devais résumer globalement et rapidement la situation pour certains types de cancers, je dirais que…

Le risque de cancer des poumons est augmenté [1] ; il en va de même pour le cancer du foie ; idem pour le cancer du sein [2], et plus particulièrement quand il y aurait des carences en vitamine B9 ; le risque de cancer colorectal est également accru, plus particulièrement chez les hommes [3] ; même conclusion pour les cancers de l’œsophage [4,5] et les cancers oraux.

En bref, faut pas trop déconner avec l’alcool ! Ce qui me permet d’embrayer sur ce fameux challenge…

Le challenge inédit : 10 jours sans alcool

L’objectif ici est simple : enchaîner 10 jours sans boire une seule goutte d’alcool, du vin, de la bière, des alcools forts ou n’importe quoi d’autres qui en contiendrait.

L’idée d’un tel défi m’a été soufflée par une amie lors d’un voyage professionnel à Cairns en Australie (super ville au passage), qui a fait fortement écho dans ma petite tête. Car cela est vrai, je reconnais que la plupart des soirées que nous organisons ou dans lesquelles nous participons (mes amis et moi-même), comprennent de grandes quantités d’alcools.

Ce défi est donc l’occasion unique pour à la fois se démontrer à soi-même que l’on est pas dépendant à l’alcool, car je vous le rappelle, 10 jours suffisent pour le savoir [7, 8], mais également pour réaliser une cure si excès d’alcool il y a eu (notamment durant les week-end).

Pour une personne lambda, ce défi doit selon moi rester très occasionnel, à l’inverse d’un jeûne intermittent par exemple. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il faut le faire une fois par mois, mais une fois tous les quatre ou cinq mois, ou en prévention après de longues semaines d’excès, pourrait être un compromis intéressant.

Personnellement, je ne pense pas avoir de problème avec l’alcool. Pourtant, je m’imagine très mal refuser une bière proposée par un pote, ou un verre de pastis avant un barbecue entre amis, alors je me pose la question.

Est-ce que je peux tenir 10 jours sans alcool ?

Je pense que oui, mais le seul moyen de le savoir est de relever le défi.

Je vais donc relever ce défi dans les jours prochains, l’abstinence complète, et j’en reparlerai bien entendu sur le blog.

En attendant que cela arrive, je tiens tout de même à rassurer les consommateurs réguliers d’alcool. Le paragraphe suivant vous en dira plus sur les bienfaits d’une consommation régulière mais modérée d’alcool sur la santé.

L’alcool a du bon… quand même !

Il serait bien délicat de mettre tous les alcools dans le même panier, comme le vin riche en polyphénols antioxydants avec les alcools forts pauvres en éléments protecteurs.

Il faut également prendre en compte que nombre de conclusions tirées sur l’alcool le sont grâce à des études épidémiologiques, qui n’établissent que des associations et non des relations de causes à effets.

Finalement, les effets d’une consommation d’alcool varient énormément d’un pays à l’autre, simplement à cause des habitudes sociétales et gastronomiques. A titre d’exemple, la consommation de vin aurait des effets protecteurs sur différents cancers principalement chez les buveurs réguliers, mais qui boivent durant les repas.

Or les français, comparés aux britanniques, boivent beaucoup plus de vin durant les repas et bénéficieraient d’un rôle protecteur accru du vin sur la santé.

Il y a donc clairement un effet « comportement » de cette consommation d’alcool sur la santé. A ce jour, il semblerait donc qu’une consommation régulière mais modérée (75 cl maximum de bière par jour, par exemple pour un homme) protège d’une certaine manière l’organisme (notamment des maladies cardiovasculaires, du cancer des poumons [6], etc.)

Alors pour conclure et pour éviter de paraître contradictoire.

Oui, il semblerait qu’une consommation modérée d’alcool soit protectrice. Mais cela n’empêche en aucune façon de vérifier sa dépendance à l’alcool durant 10 jours, et d’en profiter pour accompagner ce défi d’une période alimentaire saine, avec pourquoi pas comme cerise sur le gâteau, un jeûne intermittent.

Alors, allez-vous relevez le défi des 10 jours sans alcool ?

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47 commentaires
  1. Pour mémoire : l’OMS indique que la consommation normale d’un homme ne doit pas excéder par jour 3 verres de 10 cl de vin, 2 pour les femmes.
    Amusez-vous à les mesurer !

  2. Cher Jérémy,
    Cela fait 5 jours que je suis hospitalisée pour une cure de sevrage slcoolique. Et avant de me rendre compte de ma dépendance à l’alcool, j’ai testé les 3 jours détox , la semaine sans alcool, etc…et j’ai échoué à tous les challenges que j’avais imaginé pour stopper temporairement l’alcool et tester ma dépendance. Pourtant, ma consommation est exclusivement liée aux repas du soir et principalement du vin rouge. ( je viens de Bordeaux, on peut dire que je suis née ds la barrique ) mais elle était devenue un reflexe quotidien depuis quelques années. Concernant l’alcool, il faut savoir que la dépendance est pernicieuse car elle impose l’absorbtion de quantités de plus en plus importantes pour arriver au même effet de “bien-être” et de déshinibition. D’où dans mon cas, des incidents lors de soirées arrosées avec dea amis un peu “limite”. Et oui, je n’ai plus l’âge de se lâcher lors de ces occasions. Mariée avec 3 enfants. Bref, je vous fais part de mon expérience juste pour vous dire de ne pad prendre à la légère votre éventuelle appétence pour l’alcool. Soyez vigilant maintenant pour éviter d’en arriver là où j’en suis aujourd’hui. Plus jeune, j’étais vomme vous, j’aimais faire la fête, mes amis m’appréciaient pour ça. J’étais comme vous dites aujourd’hui une fille populaire. Donc les jeunes, take care !!

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