Nos pensées peuvent profondément influencer la qualité et la structure de l’eau. Les cristaux d’Emoto sont la preuve vivante du pouvoir de nos intentions. Mais les expériences d’Emoto sont fragiles et n’ont jamais été sérieusement menées.

© Aaron Burden | Unsplash

La puissance des pensées positives

Et si je vous disais que vous pouviez améliorer votre vie, réduire un stress nocif omniprésent, ou encore vous défaire d’habitude toxique et de problème de santé avec la pensée positive ?

Me croirez-vous ? Probablement oui.

Le fait que nos pensées puissent influencer notre vie, nos cellules, notre environnement et même nos boissons est répandu dans le monde entier.

L’imposition des mains ou encore le Reiki propose des soins énergétiques sans contact physique ni même visuel et permettraient de soigner des problèmes physiques ou mentaux, même à des milliers de kilomètres de distance.

Le talent du praticien et les ondes positives permettent d’obtenir des résultats saisissants.

Et on peut décliner cette forme de pensée positive à toutes les sauces. Dans les consultations avec un naturopathe, il n’est pas hors du commun de ressortir avec une fiole d’eau remplie d’un mélange d’huiles essentielles et de parfum avec une étiquette « je suis belle/beau » ou encore « je suis en parfaite santé ».

L’idée ici est d’influencer directement le contenant, ici l’eau, pour lui conférer des propriétés apaisantes ou thérapeutiques. Que ce soit pour la confiance en soi, le sommeil, des maladies diverses et variées…

capture d’écran Youtube d’une intervention de Masaru Emoto en 2014.

Le principe se fonde sur une vieille théorie extrêmement populaire dans tous les milieux, mais encore plus dans les sphères alternatives et proches de la naturopathie, celle de la mémoire de l’eau et des fameuses expériences des cristaux du japonais Masaru Emoto.

Vous avez déjà forcément entendu parler des cristaux d’Emoto, qui démontre le pouvoir des intentions positives et négatives sur l’architecture de l’eau. On entend aussi souvent parler des fameuses expériences du riz de Masaru Emoto (à découvrir prochainement).

On va décortiquer ensemble les découvertes et travaux de Masaru Emoto, pour tenter de déterminer la portée médicale et scientifique de ses expériences.

La vérité sur l’expérience du riz et du pouvoir des intentions

Les émotions positives sont-elles si fortes et protectrices qu’elles empêchent ru riz de pourrir ? On revient sur la célébrissime expérience du riz enfermé dans des bocaux et soumis au pouvoir des intentions. Alors, miracle ou arnaque ?

Les parfaits cristaux de Masaru Emoto

Ce japonais décédé en 2014 est à l’origine de l’héritage le plus marquant et controversé sur le pouvoir des intentions et des émotions sur l’eau.

Ces travaux sont directement en lien avec l’idée que l’eau aurait une mémoire capable d’infuser nos émotions et nos pensées pour la conserver et s’en retrouver profondément modifié.

Les conséquences sont extrêmement importantes, et pour ainsi dire, assez extraordinaires.

Je me rappelle encore d’un célèbre documentaire qui m’a profondément impacté il y a plus de 10 ans (What the Bleep do We Know – Down the Rabbit Hole) où les travaux de Masaru Emoto y sont présenté.

On pouvait voir l’impact de nos émotions et de nos pensées sur la formation des cristaux de glace enregistrée avec soin par Emoto.

Capture d’écran du site de Masaru Emoto avec les photos des cristaux en lien avec des intentions positives.

Emoto a essayé toutes les possibilités. Les émotions négatives et criminelles, « je te déteste » ou « je vais te tuer », avec bien sûr les émotions positives opposées (« je t’aime », « je t’apprécie », « tu es beau », etc.) sur la forme et l’apparence des cristaux formés.

Dans ce documentaire, j’étais comme de nombreux autres spectateurs choqué par les résultats des expériences de Masaru Emoto.

Tous les cristaux soumis aux émotions négatives avaient des formes chaotiques, sans la moindre harmonie. C’était tout l’inverse pour les cristaux formés avec les émotions positives. Ils étaient magnifiques et harmonieux, démontrant sans l’ombre d’un doute la puissance de nos émotions sur l’eau.

Et comme notre corps est principalement composé d’eau, tout comme notre alimentation, on réalise un peu mieux l’importance de cette découverte.

Mais Masaru Emoto ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a montré des résultats similaires avec la musique.

Un concerto de Mozart produit des cristaux parfaits et harmonieux tandis qu’un blast de Black Metal détruit l’architecture merveilleuse des cristaux. Le chaos s’installe.

Nos pensées peuvent profondément influencer la qualité et la structure de l’eau. Les cristaux d’Emoto sont la preuve vivante du pouvoir de nos intentions. Mais les expériences d’Emoto sont fragiles et n’ont jamais été sérieusement menées.

La puissance des pensées positives
Et si je vous disais que vous pouviez améliorer votre vie, réduire un stress nocif omniprésent, ou encore vous défaire d’habitude toxique et de problème de santé avec la pensée positive ?

Me croirez-vous ? Probablement oui.

Le fait que nos pensées . . .

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9 commentaires
  1. “On fait mieux en termes d’indépendance (et cela nous rappelle aussi l’histoire de l’hydroxychloroquine où la majorité des études positives de l’équipe de Didier Raoult ont été publiées… dans le journal de Didier Raoult).” –
    … pas très fouillé comme commentaire à l’emporte pièce!
    dur à avaler!

    1. Bonjour Hélène,

      Merci de votre commentaire. La phrase en question renvoi vers un article que vous avez accès (et vers d’autres par la suite) qui vous présenterons justement les analyses et les références en lien avec ce sujet. Vous y découvrirez que la moitié des études où le nom de Didier Raoult figure ont été publiées dans un journal qu’il a lui-même crée. Ce n’est jamais vraiment bon signe quand on doit publier dans ses propres journaux. C’est un signal inquiétant d’un manque de reconnaissance de la communauté scientifique et d’un isolement dans le paysage de la recherche scientifique. La phrase est donc courte, provocatrice je vous l’accorde, mais se fonde sur une analyse minutieuse du milieu académique dans lequel évolue Didier Raoult.

      Je ferme cette parenthèse. Au plaisir de vous lire.

      1. Bonjour Jérémy

        Je suis un peu surprise par votre commentaire ci-dessus, et l’allégation qu’elle se fonde sur une analyse minutieuse du milieu académique dans lequel évolue Didier Raoult.

        Il ne s’agit pas ici de débattre du bien fondé de ses études, mais d’un constat, que finalement l’analyse n’est pas si minutieuse que ça, ou que le biais est trop facile. Parce qu’il publie ses études dans son propre journal, elle ne seraient pas crédibles ? Pourtant, vous qui insistez si souvent sur ce fait, elles sont toutes reproductibles !

        D’autre part, on ne compte plus au cours de l’histoire de l’humanité le nombre de scientifiques raillés par leurs pairs (et par le monde), et qui pourtant avaient raison.
        Quand on est évincé par ses pairs, que les raisons sont bonnes ou mauvaises, où doit-on publier pour trouver crédit à vos yeux ? Isolé de la communauté scientifique signifie-t-il automatiquement “à côté de la plaque” ?

        Je ne suis ni pour ni contre Didier Raoult mais je m’offusque toujours contre l’injustice. Est-ce lui qui est pourri, ou le milieu académique ?

      2. Bonjour Angélique,

        Concernant Didier Raoult, j’insiste car c’est bien le cas.

        La question qu’il faut se poser doit être faite sous un autre angle.

        Quand vous êtes réduit à devoir créer votre propre journal pour publier vos travaux, car les autres ne les acceptent plus, est-ce un signe que le monde entier va mal, ou plutôt… vous ? Autrement dit, vous préférez privilégier le fait que le monde académique dans son ensemble serait pourri, ce qui est une très forte et grave accusation (et pour en avoir fait parti, je trouve que ce milieu doit profondément être réformé) ou bien alors un institut dont un homme à la tête dévie d’une ligne de conduite scientifique rigoureuse ?

        Je penche pour la seconde option, car de nombreux éléments plaident en ce sens. Un chercheur qui souhaite être reconnu, et qui l’est, ne publie pas ses travaux dans ses journaux. C’est un conflit d’intérêt manifeste surtout quand il existe des revues autrement plus prestigieuses qui permettent de faire reconnaître son travail. C’est ainsi qui fonctionne le milieu académique. C’est pour cette raison d’ailleurs que l’IHUm s’est vu retirer deux distinctions ou labels d’excellentes, à cause de la médiocrité des travaux scientifiques, pour la majorité publié dans leur propres journaux. Je n’invente malheureusement rien.

        Nous avons bien sûr de nombreux exemples de scientifiques qui étaient raillés par leur pairs alors qu’ils avaient “raisons”. Mais cela remonte à d’autre époque, où nos connaissances et nos méthodes étaient autrement différentes. Ce n’est pas comparable avec cette situation que nous vivons actuellement. Par exemple, de nombreux scientifiques et médecins sont passé pour des fous à dire qu’il fallait se laver les mains entre les opérations pour éviter de transmettre des “germes” et éviter des morts. Ils n’ont pas été pris au sérieux. Pourquoi ? Car nos connaissances en microbiologie et connaissance de l’infiniment petit étaient balbutiantes. Aujourd’hui, personne ne pourrait remettre cela en cause du fait des connaissances établis. Et j’espère que vous ne pensez pas à l’héliocentrisme comme autres exemples…

        Au plaisir de vous lire,

      3. Jérémy : « Quand vous êtes réduit à devoir créer votre propre journal pour publier vos travaux, car les autres ne les acceptent plus, est-ce un signe que le monde entier va mal, ou plutôt… vous ? »

        Cette interprétation me paraît tendancieuse. Les labos CNRS dans lesquels j’ai travaillé avaient (il y a 30 ans) leurs “notes internes” utilisées comme “monnaie d’échange” avec les autres labos, pour couvrir les prix de photocopies et frais d’envoi. Puis cette pratique a évalué vers la création de journaux sans comité de lecture, plus tard avec des comités de lecture, et pour finir une diffusion plus large en numérique. Mon dernier labo d’appartenance publie depuis très longtemps les “TIPA” qui étaient au départ les “Travaux de l’Institut de Phonétique d’Aix” et sont devenus les “Travaux Interdisciplinaires sur la PArole” dont tout le monde connaît les acteurs, dans lesquels paraissent de nombreux articles de “travaux en cours” rédigés par des thésards ou des membres du labo qui explorent des voies nouvelles… Ce qu’on appelle aujourd’hui des “pre-prints”.

        Donc la création d’un journal géré par un grand institut comme l’IHU me paraît tout à fait légitime. Ce que je trouve par contre inacceptable (mais largement pratiqué dans le monde médical) est qu’un “mandarin” cosigne des centaines d’articles rédigés par ses subordonnés, contribuant ainsi à une falsification de la signification de son h-index…

      4. Oui Bernard, qu’un IHU ait son propre journal n’est absolument pas choquant. Toutes les plus grandes associations médicales ont d’ailleurs leurs propres journaux scientifique. Mais quand l’évaluation et l’acceptation des papiers en question se fait à travers un conseil scientifique acquis (comprendre où la moitié sont vos subordonnés) et que l’on observe des gros problèmes méthodologiques et éthiques, cela pose problème. L’autre problème que tu soulignes est aussi important oui.

      5. Bonjour Jérémy

        Le débat sur le Pr. Raoult peut durer des heures, tant vous trouverez des arguments contre lui et des arguments pour lui. Comme le dit si bien Bernard, il y a des pratiques dans le monde académique que beaucoup utilisent (voire tous ?) mais qui sont actuellement critiquées en ce qui concerne l’IHU et plus précisément le Pr. Raoult.

        En ces temps troublés et remuants, bien d’autres scientifiques sont cloués au pilori pour ne pas suivre la pensée, non pas dominante, mais gouvernementale ou plutôt celle du pouvoir dominant. C’est cela que j’appelle l’injustice.

        Pour vous qui êtes si pointilleux sur la vérité et pour nous qui vous lisons pour cette raison, de grâce ne tomber pas dans les travers insupportables d’autres médiateurs. Avouez que cette simple phrase sur ce professeur, glissée dans un article sur Masaru Emoto, donc sans aucun rapport, dévie de votre ligne rigoureuse habituelle. Nous avons besoin de vous (et de gens comme vous) pour nous dire la vérité.

        J’aurai pour ma part, grand plaisir à lire un article qui compare les méthodes des dissidents et celles des conformistes sur ces sujets actuels. Contrairement à l’héliocentrisme de Copernic, auquel était opposé le géocentrisme, dans le cas du professeur Raoult, ce ne sont pas ses théories et leurs résultats qui sont critiquées par le monde académique (et d’autres), mais les méthodes. Ne serait-il pas plus sain de s’occuper des résultats (reproductibles bien sûr) plutôt que des moyens ? Est-ce que être assis sous un pommier ou dans sans bain est une méthode scientifique concluante pour parler de la théorie de la gravité ou du principe fondamental de l’hydrostatique ?

        C’est la même chose pour Masaru Emoto. Sauf que dans son cas, les tentatives de reproduction de ses théories se sont soldées, en dehors de l’effet “hasard”, par un échec. Mais, a-t-il tort pour autant ? Il a fallu pratiquement 200 ans pour prouver l’existence des trous noirs dans l’univers, peut-être que dans 200 ans, nous aurons des instruments qui pourront mesurer et prouver scientifiquement les théories d’Emoto ;-)

      6. Bonjour Angélique,

        Des heures ? Vous voulez dires des jours et des jours ! :)

        C’est un sujet intarissable. Je ne pense que c’est parce que d’autres font ce qu’il fait que cela ne doit pas être dit. Bien au contraire, on doit dénoncer les pratiques des mandarins et ces abus dans la publication scientifique. Ce n’est bien sûr pas un cas isolé, mais Didier Raoult a érigé cela en véritable système et personne en France n’est à son niveau de détournement de point SIGAPS pour ses publications, qui viennent directement de nos impôts. Je vous laisse vous renseigner sur ce sujet qui est extrêmement intéressant et déroutant.

        Comme les sujets sont variés sur mon blog, j’essaie tant que possible de faire des ponts entre mes articles, quand c’est possible. Cela permet à des lecteurs de découvrir des sujets transversaux et d’autres thématiques su blog. C’est exactement le cas pour ce sujet, où la thématique de la recherche scientifique et des biais dans les publications avec Emoto est identique avec Raoult. C’est le même principe, et d’en parler me permet de faire un lien un autre sujet. Le rapport est léger, mais dans le contexte bien précis du paragraphe, il est patent. Cette phrase ne dévie donc pas de ma ligne habituelle de rigueur, comme vous dites, et je vous en remercie. Il manquait peut-être des explications pour en détailler les motivations :)

        C’est désormais choses faites.

        Pour le reste, c’est moi qui trouve les comparaisons étranges. Car pour l’héliocentrisme, cela n’a pas vraiment à voir avec un débat scientifique. Pour rappel, l’héliocentrisme était nié par la religion car cela remettait en cause le pouvoir de la religion et de son emprise intellectuelle en imposant le géocentrisme. La comparaison est donc très limitée. C’est un peu la même chose pour les trous noirs. Nos capacités d’observations et l’évolution de la technologie nous permettent aujourd’hui de mieux les comprendre et d’attester leur présence. Et encore, je n’oserais m’avancer sur ce sujet que je ne maîtrise pas du tout. Je vois juste que cela dépasse de loin le sujet de la recherche scientiifque.

        Pour Emoto, jusqu’à preuve du contraire, ces théories sont fausses et ne bénéficient d’aucune caution scientifique. Peut-être que dans 200 ans, on dira l’inverse, mais ce sera dans 200 ans, et ni vous moi ne pouvont lire l’avenir. Ce qui compte, c’est ce qu’il se passe aujourd’hui, et avec les méthodes d’évaluation scientifique que nous avons, il est en effet difficile de séparer l’effet du hasard sur les observations de Masaru Emoto.

        Pour rappel, et c’est assez amusant, mais cela fait précisément 200 ans que l’homéopathie a été inventée, et cela fait précisément 200 ans que nous attendons toujours les preuves sérieuses et solides de son efficacité :)

        Merci de votre commentaire :)

  2. Ce qui m’épate avec les cristaux d’Emoto, c’est qu’ils “obéissent” aux mots écrits sur l’étiquette. Par exemple, si on écrit “Gift” le cristal sera harmonieux puisque “gift” en anglais signifie “cadeau”. Sauf qu’en allemand ça veut dire “poison”. Mais peut-être que le résultat sera correct pour de l’eau collectée en Allemagne ? ;-)

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