© Jérémy Anso | Dur à Avaler

Insulter copieusement du riz le fera-t-il pourrir ? À l’inverse, remercier et féliciter du riz le préservera-t-il du triste et inéluctable pourrissement ? J’ai fait l’expérience du riz d’Emoto, et voici les résultats.

L’expérience du riz

© Jérémy Anso | Dur à Avaler

J’ai fait la fameuse expérience du riz que l’on voit partout sur internet. Il suffit de chercher sur votre moteur de recherche favori « expérience riz » ou « expérience riz Emoto » pour avoir des dizaines et des dizaines de retours dessus.

Masaru Emoto est le japonais à l’origine de la théorie du pouvoir des intentions sur la cristallisation de l’eau. Une théorie jamais prouvée qui met en avant le pouvoir des bonnes intentions pour former de beaux cristaux.

Tout le monde vous dira sur la toile, « mais fait l’expérience et tu verras bien ! ».

Ou bien encore ce type de commentaire, où l’on vous dit que « les résultats sont stupéfiants, le pot avec l’Amour ne moisit pas » !

capture d’écran Youtube d’une intervention de Masaru Emoto en 2014.

Car oui, l’idée de l’expérience est d’observer des pots avec du riz blanc cuit qui seront insultés ou félicités, pour voir les fameuses moisissures se développer (ou pas).

La finalité ? Le pot où vous avez déversé votre haine pourrira, mais pas l’autre, celui que vous avez chérie de tout votre amour et gentillesse !

Lisez mon enquête complète sur cette expérience et son détricotage où je vous explique pourquoi, dès l’origine, cette expérience ne veut pas dire grand-chose. La moisissure étant de la… vie à la base même du premier antibiotique, qui nous sauve la vie.

Mais les témoignages que vous trouvez sur le net n’ont surtout rien de scientifique.

Enfin si.

Ce sont des expériences de très mauvaise qualité qui se veulent « scientifiques ». Ce n’est pas vraiment de la faute des auteurs. C’est probablement un manque de connaissance (et peut-être de recherche…) dans ce domaine pour construire une expérience qui tient la route.

J’ai donc décidé de ne pas suivre les expériences que l’on trouve sur le net. Seulement deux pots où les étiquettes sont visibles, sans aveugle donc, ce n’est pas sérieux du tout.

Mon expérience avec le riz

La méthode

La méthode, c’est le plus important.

Vous pouvez avoir toute la bonne volonté du monde, mais avec une méthode moisie, cela ne donnera rien. Des vues ou des « likes », peut-être.

Pour l’apport de connaissance, on repassera.

J’ai donc réfléchi un peu avant de me lancer, pour être sûr d’avoir une expérience fiable avec des évaluations et des analyses adéquates pour avoir les conclusions les plus rigoureuses.

J’ai donc décidé d’utiliser une loi hypergéométrique pour évaluer l’expérience.

La loi hypergéométrique, c’est compliqué, mais le Chat Sceptique (nom de chaîne) l’explique très simplement, et visuellement.

Dans mon cas, j’ai choisi 24 pots au total :

  • 7 seront soumis à la haine et aux intentions négatives
  • 17 seront soumis à l’amour et aux intentions positives
  • Tous les pots ne sont pas identiques. C’était plutôt difficile d’avoir 24 pots identiques. Mais il n’y a pas de différence importante dans la taille et la forme des pots (3 formes).
  • Tous les pots ont été lavés à l’eau chaude savonneuse et ébouillantés, avec leur couvercle
  • Tous les pots et les couvercles ont été séchés à l’air libre au même endroit sur un torchon propre
  • Tous les pots ont été remplis avec la même cuillère du même riz blanc cuit dans le même autocuiseur
  • Tous les pots ont été remplis avec une cuillère de riz (cela n’a pas été pesé), déposé au fond, puis refermé.
  • Tous les pots ont été numérotés de 1 à 24, avec 7 pots disposant d’une étiquette « HAINE » et les autres « AMOUR », masqués par une double étiquette (c’est important)
  • Seul moi étais au courant de quel pot appartenait à quel groupe
  • Tous les pots ont été copieusement insultés ou félicités chaque jour, séparément, en commençant par les intentions positives pour ne pas « parasiter » les autres pots (oui j’ai déjà entendu cette critique)
  • Les pots étaient tous mélangés aléatoirement après les insultes/remerciements pour éviter un effet de la pièce ou de la lumière sur certains coins ou autre chose.

Pourquoi faire des études en « aveugle » ? (et qu’est-ce que ça veut dire)

Si vous avez déjà entendu parler des fameuses études en « aveugle » sans vraiment savoir de quoi on parle, vous aurez toutes les réponses à vos questions dans cet article.

L’évaluation des pots

On part du principe que les pots soumis à l’amour pourriront moins, voire pas du tout, comparé à ceux soumis à la haine et aux insultes.

L’évaluateur sera donc capable de deviner quels sont les pots « HAINE » sans lire les étiquettes, grâce au masquage.

Ma compagne a été cette évaluatrice.

Je me suis exclu de l’évaluation car j’ai un a priori négatif sur l’expérience, et je sais quel pot appartient à quel groupe. Ma compagne, c’est plutôt l’inverse. Elle pense que les intentions peuvent éventuellement jouer sur le développement des moisissures.

Elle a un léger a priori positif.

Tant mieux.

L’évaluation des pots est fixée au 7ème jour, pas avant et pas après. C’est à peu près la date où je vois sur internet des différences significatives apparaître avec des moisissures.

Une seconde, et une 3ème évaluation sont prévues au 10ème jour et 14ème jour.

Comment évaluer les pots ? Tous les pots seront présentés devant ma compagne, avec deux instructions claires :

  1. Parmi ces 24 pots, seulement 7 ont été insultés, rabaissés avec une étiquette « HAINE »
  2. Elle doit choisir, visuellement, en touchant et en observant attentivement les pots sans les ouvrir, les 7 pots les plus pourris selon elle.

L’évaluation est donc subjective. C’est difficile de faire autrement. Mais c’est comme ça que cette expérience se passe partout.

Les résultats de son choix seront confrontés au tableau de la loi hypergéométrique qui stipule que pour 24 pots au total (N), et 7 pots à choisir (K), elle a le droit de faire 2 erreurs.

Loi hypergéométrique avec le nombre de pots totaux (N) et ceux d’intérêts (K).

Autrement dit, à partir du moment où ma compagne se trompe sur au moins 3 pots, l’expérience montrera que c’est le fruit du hasard.

Cela signifie qu’elle n’aura pas été capable de voir de différence entre la « HAINE » et « L’AMOUR ».

Si elle fait 2 erreurs ou moins, l’expérience sera significative. Il y aurait bien un effet des intentions sur la formation des moisissures. Suffisamment fort pour qu’elle choisisse les bons pots.

J’ai bien sûr quitté la pièce lors de l’évaluation pour ne pas influencer d’une manière ou d’une autre sa sélection. Elle avait tout le temps qu’elle désirait pour faire sa sélection.

Les secondes et troisièmes évaluations serviront à voir si les résultats changent au cours du temps avec le développement des moisissures. Pour les évaluations suivantes, j’ai interverti les numérotations des pots pour limiter un biais de mémoire en retenant les chiffres des pots sélectionnés.

Je n’ai jamais dévoilé les résultats de sa sélection pendant toutes les évaluations.

Un peu frustrant pour elle, mais la science rigoureuse l’impose !

Miracle ou Arnaque : la vérité sur les perles de céramiques

Avez-vous entendu parler des perles de céramique ? Elles peuvent purifier, dynamiser, enrichir en antioxydant votre eau, mais aussi la débarrasser de ses produits toxiques : chlore, nitrate, ammonium. Les utilisations n’ont aucune limite : lave-linge, lave-vaisselle, aquarium, en cuisine… Question entretien, rien à faire. Elles fonctionnent à vie sans nécessiter la moindre action de votre part. Autrement dit, que des avantages et pas un seul inconvénient. Ou peut-être celui de vous prendre pour une cruche. Découvrez la dérangeante réalité sur les perles en céramique et pourquoi il faut se méfier du discours aguicheur des revendeurs.

Les résultats

Qu’est-ce que vous pensez qu’il a bien pu se passer ?

Premier résultat intéressant, mais au bout d’une semaine, seulement 5 pots n’avaient aucune moisissure. Les autres étaient attaqués par des moisissures vertes, noires, grises et roses ou jaunes. Beurk.

Sur ces 5 pots exempts de champignons, 4 étaient soumis aux intentions positives. Voilà donc la preuve que ça marche ? Pas vraiment.

Car sur les 19 pots déjà attaqués par les moisissures, 13 étaient donc aussi félicités et remerciés.

Bon, j’arrête de tourner autour du pot, mais les résultats sont les suivants :

  • 1ère évaluation : 3 erreurs. L’effet des intentions est donc exclu. Le hasard a fait son entrée.
  • 2ème évaluation : 4 erreurs. L’effet des intentions est une nouvelle fois exclu. Elle n’a trouvé que 3 pots sur 7 soumis aux intentions négatives.
  • 3ème évaluation : 4 erreurs. Même conclusion.

J’ai moi-même essayé. Je partage ce résultat quand bien même il n’est pas vraiment fiable, car je n’étais pas soumis à l’aveugle. J’ai essayé en toute bonne foi de choisir les pots les plus pourris. J’ai moi-même fait 4 erreurs.

Mais j’ai aussi d’autres résultats, car j’ai d’une certaine manière anticipé la critique du « ah mais tes pots sont différents ! », qui est une critique ma foi légitime.

J’avais donc 3 formes de pots différentes que je peux évaluer en sous-groupe, car chaque groupe comprend des pots « HAINE » et « AMOUR ».

Des pots en nombre suffisant pour utiliser la loi hypergéométrique (d’où l’intérêt de prévoir ces analyses et son protocole avant de faire une expérience).

Il y avait :

  • 2 groupes avec 7 pots, dont 5 sous « AMOUR » et 2 sous « HAINE »
  • 1 groupe avec 10 pots, dont 7 sous « AMOUR » et 3 sous « HAINE »

On remarque que dans tous les cas, elle n’a pas droit à l’erreur. Une erreur signifie l’échec dans la distinction entre les pots et les intentions.

Et patatras, les résultats sont sans appel.

Loi hypergéométrique présentant le nombre de fautes tolérées en fonction de nos sous-groupes avec 7 et 10 pots.

Ma compagne n’a pas été capable d’identifier un seul bon pot dans les deux groupes avec 7 pots chacun. Elle a choisi les pots les plus pourris, alors que c’étaient justement ceux qui ont baigné dans l’amour et la gentillesse.

Dans le groupe avec 10 pots, elle a revanche pu identifier correctement 2 pots sur 7. Mais, elle n’avait pas le droit à l’erreur.

Elle n’a donc jamais été capable dans cette expérience maison de trouver les bonnes combinaisons.

Les conséquences de l’expérience

Mon expérience n’est pas parfaite. Aucune ne l’est.

Elle est toutefois autrement plus crédible que celles que l’on peut voir sur internet, et pour de nombreuses raisons :

  1. Elle repose sur 24 pots (genre 12 fois plus que ce que l’on voit sur le net)
  2. L’évaluation a été réalisée en aveugle (masquage des étiquettes)
  3. Une loi mathématique précise et adaptée a été utilisée pour différencier statistiquement l’effet du hasard

Rien que ces points différencient cette étude de la vaste majorité des autres.

Mais bien sûr, elle aurait pu être améliorée, car c’est toujours possible.

  • J’aurais pu augmenter la taille des pots et ne choisir que des pots identiques (mais l’évaluation en sous-groupe montre que ça ne fonctionne pas)
  • J’aurais pu faire appel à une troisième personne convaincue du pouvoir des intentions pour insulter/remercier les pots (mais bon, c’est l’intention qui compte non?)
  • J’aurais pu faire des analyses statistiques différentes et plus poussées (mais celle choisie est adaptée)
  • J’aurais pu faire l’évaluation avec plusieurs autres personnes
  • J’aurais pu rajouter des pots témoins placés à côté sans intention particulière

Quoi qu’il en soit, et en ayant connaissance des limites méthodologiques de cette étude, elle montre que l’évaluateur masqué des intentions sur les pots n’a pas été capable de choisir les bons.

À 6 reprises, l’évaluatrice qui n’avait aucune idée de l’intention derrière les pots n’a pas été capable de trouver les bons. Un résultat statistiquement significatif qui rejoint l’idée que le simple hasard régit le développement des moisissures.

Il y a même des pots incroyablement intacts qui ont pourtant été copieusement insultés et dénigrés avec une étiquette « HAINE ».

En bref, on trouve tout et son contraire. Alors bien sûr, si je n’avais pris que deux pots, j’aurais pu malheureusement valider la théorie d’Emoto, à cause d’un biais d’échantillonnage. Trop petit.

J’aurais pu aussi faire une sélection précise des pots. Voici par exemple trois pots identiques, où l’on voit que le pot « HAINE » est presque entièrement conservé, alors que les deux pots « AMOUR » sont en train de sévèrement pourrir.

© Jérémy Anso | Dur à Avaler

En bref, cette petite expérimentation démontre que la fameuse expérience du riz d’Emoto repose sur le développement au hasard des moisissures. Les intentions n’ont aucun rôle là dedans.

Ce qui est logique (lire ici pourquoi ça l’est).

Cet article vous a plu ?

Inscrivez-vous gratuitement à la lettre d'information en rejoignant 10.000 autres abonnés ! Pour vous remercier de votre confiance, un guide complet sur le sucre et plusieurs enquêtes inédites (sur le sang, les dangers poêles, des crèmes solaires, etc.) vous seront offerts !

6 commentaires
  1. Je considère votre expérimentation comme un échec puisque vous annulez la condition première : A savoir qu’il s’agit de mesurer une intention dirigée sur un focus précis.
    le faire à l’aveugle est une aberration puisque celle-ci annule l’effet dirigé/focus. Et tout méthode de test qui supprime cet élément primordial aura la même conséquence. Le pouvoir de l’intention est dirigé…. en connaissance de cause !
    1. Vous avez oublié de valider votre processus en perdant de vue l’objectif initial. Dommage.
    2. Vous vous êtes “exclu” du processus ? C’est chose impossible tant que vous en êtes le conducteur et vivant !
    Ce faisant vous modifiez le paramètre du créateur/gérant et garant du test. Le seul moyen de ne pas être interactif est d’être mort ! Toute condition du vivant affecte son entourage, peu importe la volonté de ne pas en faire partie.
    Cette illusion de ne pas faire partie du monde est chose courante, hélas.
    3. Que vous ayez un apriori négatif est une chose. Que je ne vous impliquiez pas sincèrement en est une autre.
    Si votre apriori vous empêche d’être honnête avec vous même, c’est évident que l’intention dirigée sera parasitée.
    Le problème/souci reste dans la capacité psychologique en tant qu’émetteur d’être aussi clair que possible.

    Comment allez vous mesurer la puissance et la capacité de propagation d’une intention par un cerveau ?

    Si vous en avez les moyens et la capacité, refaite le test. Sinon, soyez correct et supprimez cette publication, elle ne vous fait pas honneur.

    Ha, j’oublie un détail important, chaque cerveau est unique, comment allez mesurer honnêtement plusieurs cerveaux, et vérifier qu’il n’y pas de parasitage de croyance, de biais x ou y ?

    La majorité des tests qui ont échoué sont du au manque de sincérité et de profondeur de l’expression de l’intention. Si vous êtes en mesure d’évaluer ceci, avec précision et fiabilité, le résultat sera différent.

    Le pouvoir de l’intention et un processus mental, clair, correctement orienté et valablement exprimé. Sans ces 3 conditions de base, le risque d’échec grandi.
    Toute condition visant a dissimuler et modifier une de ces trois conditions rendra un test biaisé et un échec quasi garanti.
    Le hasard n’a pas de place dans cette démarche.
    Avant la démarche “scientifique” qui n’est pas très vieille, il y a la démarche empirique ! Critiquer le chemin, oui, selon certains paramètres, mais d’abord regarder le résultat final !

    Je vous laisse apprécier mes remarques à l’aulne de vos expériences et croyances.
    Si vous arrivez a relever mes défis de conditions de mesures, d’avance je vous en félicite.

    Avec mes salutations les meilleures.

    A. Reymond

    1. Bonjour Axel,

      Manifestement, et j’en suis désolé, vous n’avez pas bien compris mon article et mes explications. Cela doit être ma faute, je ne dois pas être assez clair.

      L’expérience a été conduite en aveugle pour l’évaluation des pots, pas pour l’effet des intentions. Bien entendu que j’étais parfaitement concentré sur chaque pot en connaissance de cause, avec des intentions négatives clairement dites ou positives, et même les étiquettes qui visent à rabaisser ou élever les molécules d’eau et donc l’énergie vitale.

      Donc votre point n°1) n’a pas vraiment de sens, le processus a plus qu’été validé.

      Pour le point n°2), oui je me suis exclu de l’évaluation des pots. C’est logique et rigoureux de le faire puisque je sais quel pot a reçu quelle intention. Il est tout à fait normal dans le cadre d’une expérimentation rigoureuse de passer par ce type de procéder. Je me suis exclu de l’évaluation des pots pourris ou non. Et encore, c’est à moitié, puisque je me suis prêté au jeu, et que je n’ai pas été capable de faire la différence :)

      Pour le point n°3), je vous trouve bien présomptueux de douter de ma sincérité, qui était total. J’ai l’impression de lire – avec une certaine délectation – le sophisme de la solution parfaite : l’expérience a échoué car vos intentions n’étaient pas pure ou parasitée. Je vous rappelle que l’expérience est censée fonctionner avec seulement des étiquettes négatives ou positives. Donc cela ne tient pas.

      Au lieu de me mettre au défi de faire une nouvelle expérience, c’est bien moi qui vous mets au défi de faire ce genre d’expérience :)

      Présentez-nous les résultats et votre méthode que nous puissions tous la commenter ainsi que vos résultats !

      EDIT : au final, en relisant votre commentaire, je réalise que je suis d’accord, cette expérimentation est bien un échec pour démontrer le pouvoir des intentions négatives versus positives sur le développement des moisissures !

      A vous lire,

      1. Bonjour Jérémy,
        Je m’excuse si je vous ai donné l’impression de douter de votre sincérité, ce n’est pas le cas. Depuis le temps que je vous lis, j’ai pu apprécier votre sérieux. Merci pour cela.

        je reprécise mon approche après avoir relu votre article.
        Le point sur lequel je pose ma critique concerne le test à l’aveugle.
        “Elle doit choisir, visuellement, en touchant et en observant attentivement les pots sans les ouvrir, les 7 pots les plus pourris selon elle.”
        et
        “L’évaluation a été réalisée en aveugle (masquage des étiquettes)”

        Quel est le but du test du riz, savoir s’il va moisir ou non ? ou c’est de savoir si une intention dirigée à un effet quelconque ?
        Si votre idée de conduire ce test est le premier proposé, en effet mes remarques n’ont aucun sens et vous pouvez simplement faire disparaître l’entier de nos échanges.
        Si votre objectif principal concerne l’expérimentation de l’intention, je suppose que la conversation peut rester, libre aux autres lecteurs de se faire leur opinion.

        Je vais me permettre une analogie : Conduisez vous un véhicule, une voiture, une moto, un vélo à l’aveugle ? Je vais supposer que non. Il y a bien plusieurs raisons à cela.

        Mon invitation est de conduire ce test comme un véhicule. En regardant où vous voulez aller.
        La conduite et la trajectoire suivie dépendra d’où se porte votre regard et c’est là que se porte l’effet d’un focus visuel. Si vous ne regardez pas au bon endroit où vous dirigez votre engin, vous risquez fort d’avoir un accident. C’est une importante source d’accidents et c’est ce qui est enseigné partout dans les cours de conduite pour éviter les erreurs de conduite.
        Et par analogie c’est aussi de cette manière qu’une intention formulée dans sa tête peut prendre vie, via le regard entre autre chose, car quoi qu’on en dise, “l’animal” humain est prioritairement visuel dans l’usage de ses 5 sens.

        Je ne vais pas refaire le test, qui s’est conclu de manière positive pour moi, pour la simple raison que je n’ai pris aucune photo. D’autre part, je considère que c’est une expérience qui doit être conduite de manière personnelle et mes résultats, qui sont valides pour moi, ne le seront pas pour autrui. C’est subjectif comme vous l’avez aussi mentionné.

        Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre et je vous souhaite une bonne suite dans la rédaction de vos articles.

        PS : 200 ans c’est long pour savoir si M. Masaru avait ou non raison… et si dans 20 ans la technologie pouvait y arriver ?

      2. Cher Axel,

        Je crois que l’on ne se comprends pas, et que le principe de la démarche scientifique n’a pas été clairement expliqué.

        L’effet des intentions sur les pots n’a pas été réalisé en “aveugle”. Ce point-là doit être clair. C’est moi, sincèrement et avec concentration, qui ait envoyé mes intentions positives ou négatives sur les pots.

        La suite de l’expérience consistait à la validation de l’hypothèse principale : est-ce que oui ou non, l’évaluateur (ou dans ce cas l’évaluatrice, mais cela n’a aucune espèce d’importance), peut faire la différence entre les pots “AMOUR” et “HAINE”. Une différence qui semble très importante sur les expériences faites sur internet où l’on voit bien que les pots sous “AMOUR” ne pourrissent pas ou peu par rapport aux autres.

        Cette évaluation-là doit être faites en aveugle. C’est une nécessité pour la rigueur de l’étude.

        Pourquoi ? Admettons que l’évaluatrice hésite entre deux pots. Si elle choisit le pot A, l’expérience est une réussite à l’inverse de choisir le pot B. Admettons maintenant que cette évaluatrice crois au pouvoir des intentions et qu’elle peut voir les étiquettes. He bien dans cette situation, il y a un risque qu’elle choisisse justement le pot qui va dans le sens de son idéologie et de la réussite de l’expérience. C’est pour cette raison que le masquage des pots ou bien la mise en aveugle de l’évaluateur est une nécessité absolue. Dans un sens comme dans l’autre. J’aurais très bien pu choisir justement le pot qui ne valide pas l’expérience et plaider la bonne foi.

        Cela ne fonctionne pas ainsi. C’est pour cette raison que je trouve l’analogie avec la voiture peu pertinente. On parle d’évaluation, pas de la conduite de l’expérience à proprement parlé sur les intentions. C’est extrêmement différent.

        L’histoire des 20 ans ne tient pas vraiment la route, car nous avons déjà toute la technologie à notre disposition pour faire l’expérience et en vérifier les résultats. Si encore, on observait quelque chose de significatif mais qu’on arrivait pas à l’expliquer rationnellement. Je peux comprendre qu’on aurait peut-être des réponses dans le futur. Mais là, ce n’est pas le cas, car l’expérience est négative. Ce qui est très logique.

        Merci pour cet échange instructif que je laisse bien sûr sous cet article :)

        Au plaisir de vous lire.

  2. Bonjour Jeremy
    c’est parce que ce n’était pas du riz bio que ça a échoué! le riz élevé naturellement sans pesticides est beaucoup plus sensible aux intentions!
    quelle patience! bravo ! je m’étais dit que je ferais l’expérience , mais j’ai eu la flemme!

    Bises
    Michèle

    1. Merci Michèle, comme toi, cela faisait un moment que je voulais faire l’expérience… Je crois que c’est à force d’avoir fini des pots de miel et de tomates séchés que je me suis dit que c’était le moment !

      Amitié,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Tous les commentaires sont soumis à modération à priori. En postant un avis, vous acceptez les CGU du site Dur à Avaler. Si votre avis ne respecte pas ces règles, il pourra être refusé sans explication. Les commentaires avec des liens hypertextes sont sujets à modération à priori. La partie commentaire d'un article réservé aux membres peut être accessible à tous, mais les commentaires des internautes non inscrits n'ont pas vocation à être publié. Merci d'émettre vos avis et opinions dans le respect et la courtoisie. La partie commentaire sera automatiquement fermé 30 jours après publication de l'article.