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Harvey Risch, scientifique renommé de l’école de santé publique de Yale, a publié une tribune favorable à l’utilisation massive et immédiate de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine contre la Covid-19. Mais cette tribune repose sur des arguments fallacieux : argument d’autorité, appel à l’émotion et sélection minutieuse des études qui l’arrangent (cherry picking).

Guerre et analyse d’opinion : le cas d’Harvey Risch

Harvey Risch (c) Yale School of Medicine.

Vous avez été plusieurs à venir me demander mon avis sur la véracité et la pertinence de la récente tribune publiée par le professeur d’épidémiologie à l’école de santé publique de Yale, Harvey Risch.

Cette tribune décrit l’hydroxychloroquine comme la clé, avec l’azithromycine (antibiotique) et le zinc, pour traiter avec succès le virus responsable d’une pandémie et la maladie du Covid-19. Le professeur Risch publie cette tribune alors qu’au même moment (enfin presque) je publie de mon côté un article “Fin de Partie pour la Chloroquine“.

Comment est-ce possible d’avoir des avis aussi divergents ? Les raisons sont très simples. On va décrypter cette tribune ensemble pour mieux comprendre l’argumentaire du professeur Risch, et nous allons voir que le professeur d’épidémiologie commence fort mal.

L’argument d’autorité

La première phrase du professeur Risch tombe en plein dans l’argument d’autorité. Il souhaite nous rappeler d’entrée de jeu qu’il a rédigé “plus de 300 publications évaluées par les pairs” et qu’il occupe “des postes de haut niveau au sein des comités de rédaction de plusieurs revues de premier plan.”

Commencer cette tribune de cette manière permet d’asseoir une autorité sur les lecteurs, et permettra de faire accepter plus facilement ses propos, quand bien même ils ne respecteraient pas le consensus scientifique ou seraient partiaux.

Ce n’est jamais rassurant de lire cela. Un expert reconnu et respecté n’a pas besoin de le préciser ni d’étaler son CV pour convaincre son auditoire. La rigueur de l’argumentation doit suffire pour convaincre et expliquer un raisonnement.

La tribune d’Harvey Risch repose en partie sur l’une de ses publications scientifiques publiées dans l’American Journal of Epidemiology qu’il qualifie de « plus importante revue d’épidémiologie au monde ».

Un nouveau argument d’autorité pour asseoir davantage la portée de son travail alors que l’American Journal of Epidemiology n’est classé qu’à la 17ème place des revues scientifiques en épidémiologie.

C’est tout de même un excellent journal. Mais les multiples arguments d’autorités font grincer des dents.

L’appel à l’émotion

Jouer sur les émotions des lecteurs est plus que souhaitable si vous écrivez un roman d’aventure ou érotique, mais n’a pas sa place si vous devez donner votre avis sur un traitement médical.

Harvey Risch l’utilise pourtant dans sa tribune, et nous parle de médecins ayant pris de « grands risques personnels » décrits comme un acte « d’héroïsme » en prescrivant l’HCQ. Il cite le cas de deux médecins qui « ont sauvé la vie de centaines de patients » grâce à la thérapie du professeur Didier Raoult. Des médecins qui seraient aujourd’hui poursuivis par des commissions médicales.

Les passages qui sollicitent vos émotions participent à donner une image positive à l’HCQ en dehors de toutes considérations scientifiques et médicales. C’est pourtant là l’objectif que devrait avoir cette tribune.

Cet appel superflu à l’émotion, ainsi que l’argument d’autorité, contredit les propos prononcés par le même professeur Risch… dans sa propre tribune. Il nous rappelle à juste titre que « nous devons juger ce médicament strictement sur la base de la science. »

Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ?

Cherry picking ou cueillette de cerise

Dans cette prise de position, très popularisée dans la presse et les réseaux sociaux, le professeur Harvey Risch justifie l’utilisation immédiate de l’HCQ et de l’AZT (avec du zinc) sur la base de cinq études.

On est obligé d’y revenir, même rapidement, pour comprendre l’ensemble. Les voici dans l’ordre d’apparition :

1. L’étude clinique de Didier Raoult

C’est la toute première étude de l’IHU de Marseille qui avait montré une réduction significative de la charge virale des patients sous HCQ et AZT contre un placebo.

Mais cette étude a été vivement critiquée pour ses faiblesses méthodologiques et des suspicions de méconduite scientifique.

  • Le groupe traité par HCQ et AZT n’avait que 6 patients (contre 16 dans le groupe contrôle), ce qui est extrêmement peu.
  • L’équipe de l’IHU a décidé d’exclure 6 autres patients traités par HCQ et AZT des analyses, dont un décès et trois passages en unité de soin intensif (USI).
  • Le groupe contrôle n’a eu quant à lui aucun décès à déplorer ni passage en USI.
  • L’étude n’était pas randomisée, ni en aveugle
  • Des résultats ont été « inventés » par extrapolation à cause d’un manque de suivi des patients.
  • L’étude a été publiée dans le journal créé par l’IHU de Didier Raoult, dirigé par l’un des co-auteurs, bénéficiant ainsi d’une relecture et d’une publication express en 24h.
  • L’étude a commencé sans avoir obtenu l’approbation d’un comité d’éthique
  • Cette étude a été récemment définie comme « non informative avec de grosses lacunes méthodologiques » qui ne justifient pas les recommandations d’utiliser l’HCQ et l’AZT.

Finalement, la société éditrice du journal a émis une « note d’inquiétude » sur ce travail, précisant que « l’article ne répond pas à la norme attendue de la Société, en particulier en ce qui concerne le manque de meilleures explications sur les critères d’inclusion et le triage des patients pour assurer la sécurité des patients. »

2. L’étude sur 1.000 patients de l’IHU de Marseille

La seconde preuve en faveur de l’HCQ et de l’AZT du professeur Risch vient une nouvelle fois de l’IHU de Marseille. Il s’agit de l’étude publiée sur 1.000 patients atteints de Covid-19 avec une mortalité de seulement 0.75 %.

Cette étude de l’IHU ne permet pourtant pas d’évaluer l’efficacité de l’association HCQ et AZT puisqu’elle n’a pas de groupe contrôle pour comparer en plus d’être de nature rétrospective ne permettant pas de faire de lien de cause à effet.

Les patients étaient par ailleurs en bonne santé, avec peu de comorbidité, et relativement jeunes. On se demande alors pourquoi Harvey Risch utilise cette étude qui ne permet pas de répondre à la question de l’efficacité de l’HCQ et de l’AZT.

Une erreur d’appréciation ou un biais idéologique ? Les autres études minutieusement sélectionnées par le professeur Risch indiquent vraisemblablement un biais idéologique en faveur de l’HCQ.

3. « L’étude » de Vladimir Zelenko

La troisième évidence de l’efficacité de l’HCQ, de l’AZT et du zinc repose, selon Harvey Risch, sur les travaux du médecin New-yorkais Vladimir Zelenko, qui n’aurait eu que 2 décès sur une cohorte de plus de 1400 personnes.

Cette « étude » est pourtant impossible à prendre en considération. Pourquoi ?

  • Elle n’a jamais été publiée ni menée selon les standards de la recherche médicale. C’est aujourd’hui uniquement un document PDF non relu par les pairs.
  • Elle n’a pas de groupe contrôle, pourtant indispensable pour comparer et mesurer l’efficacité de la thérapie
  • Elle n’a pas testé par analyse laboratoire si les malades avaient bien la Covid-19.

Pour toutes ses raisons, un universitaire de la renommée d’Harvey Risch ne peut décemment pas prendre cette étude en considération. Sauf si on souhaite induire en erreur ses lecteurs.

4. « L’étude » brésilienne de Barbosa Esper

La quatrième évidence d’efficacité vient du Brésil et ressemble beaucoup à celle de Vladimir Zelenko. Cette « étude » n’est en réalité pas une étude publiée ni pré-publiée d’ailleurs. C’est un document PDF.

Le travail d’Esper Barbosa montre une efficacité claire de l’association précoce d’HCQ et d’AZT chez des patients avec des symptômes légers. Mais, ces résultats s’appuient sur des groupes non randomisés ni contrôlés.

L’appréciation de l’efficacité du traitement est floue (« besoin d’être hospitalisé ») , et sujette à toutes les interprétations sans mesure physiologique ni seuil préalablement défini. En l’absence d’aveugle des participants et des auteurs de ce travail, les risques de méconduite scientifique sont importants.

La prise des médicaments est aussi problématique puisqu’elle a débuté en moyenne au 5ème jour après les premiers symptômes, ce qui est relativement tard par rapport aux défenseurs du protocole.

Cette « étude » n’est malheureusement pas informative et contient de très importantes limites qui ne permettent pas de tirer de conclusion sur l’efficacité ou non de la bithérapie. De plus, les deux seuls décès qui ont eu lieu dans cette cohorte de 600 patients étaient dans le groupe traité par HCQ et AZT.

On se demande encore une fois comment un professeur en épidémiologie de la prestigieuse école de santé publique de Yale peut s’appuyer sur ce travail empirique non informatif ?

5. L’étude in vitro sur le doxycycline

Finalement, Harvey Risch achève sa démonstration scientifique en citant une nouvelle étude de l’IHU de Marseille. Cette étude ne porte pourtant pas sur l’HCQ, ni sur l’AZT, ni sur le zinc ou l’association de l’un de ces éléments ensemble.

Risch cite une étude conduite in vitro, dans des boîtes de Pétri donc, menée sur la doxycycline, un anti-inflammatoire, anti-microbien, et antibiotique.

Cette étude de l’IHU n’a pas été publiée et repose sur des résultats très préliminaires in vitro qui ne permettent à aucun moment de conclure à l’efficacité chez l’homme (in vivo) de cet antibiotique contre la Covid-19.

Pour revenir au titre de ce paragraphe, faire du cherry picking ou de la cueillette de cerises signifie choisir quelques études qui vont abonder dans notre sens tout en ignorant celles qui invalident notre avis.

Manifestement, à la date de la publication de cette tribune, le professeur Harvey Risch ne pouvait ignorer les nombreuses études contradictoires sur ce sujet.

Les « expériences naturelles »

Finalement, dans sa tribune le professeur Risch va justifier l’efficacité de l’HCQ et de l’AZT sur la base d’ une notion ma foi nouvelle et inconnue en épidémiologie, les « expériences naturelles ».

Harvey Risch se base sur le cas très particulier d’un état du Brésil, Parà, où l’achat de dizaines de milliers de doses d’HCQ et d’AZT coïncide selon lui avec une très forte baisse de la mortalité dans l’état.

Cette « expérience naturelle » aussi séduisante soit elle n’est pas une preuve avérée de l’efficacité de la combinaison thérapeutique. On ignore tout de la situation de cet état brésilien.

La politique de dépistage, qui est extrêmement importante dans le calcul de la mortalité, est très mauvaise au Brésil. Nous ne savons pas si les hôpitaux ont été saturés ou non, ni n’avons d’information fiable sur le dénombrement des morts. Nous savons que le gouvernement brésilien avait décidé de ne plus communiquer sur le nombre de décès vu la situation catastrophique du pays.

Il est donc parfaitement impossible de savoir quel facteur a pu jouer un rôle prépondérant dans cette baisse de la mortalité. Cela pourrait être aussi bien l’amélioration de la politique de dépistage, l’arrêt du comptage des morts ou encore l’amélioration de la prise en charge des malades.

Mais le Pr Harvey Risch attribue sans hésitation, et sans preuve, cette amélioration à l’HCQ et l’AZT.

De la même manière, le professeur Harvey Risch utilisera l’exemple de la Suisse en tant qu’expérience naturelle positive de l’utilisation de l’HCQ et de l’AZT, malgré l’absence totale d’information fiable.

Après l’analyse, l’incompréhension

Cette analyse factuelle des éléments de langage et de l’argumentaire du professeur Risch laisse, d’une certaine manière, sans voix.

Comment un universitaire réputé faisant valoir son autorité dans le domaine peut-il utiliser des preuves scientifiques d’un niveau de preuve si faible, et d’une légitimité aussi contestable ?

Je ne saurais l’expliquer. La publication d’Harvey Risch dans l’American Journal of Epidemiology n’a pas été très bien accueilli par ses confrères. Deux sérieuses critiques ont été publiées en guise de réponse au professeur Risch, par Vincent Fleury et le duo Nathan Peiffer-Smadja – Dominique Costagliola. Elles n’y vont pas avec le dos de la cuillère, tant la prise de position est scientifiquement contestable.

Une position qui semble d’autant plus incompréhensible et intenable que la publication de nombreuses études randomisées contre placebo confesse l’inefficacité de l’HCQ avec/sans AZT.

Hasard du calendrier, la tribune du professeur Risch a été mise en ligne un jour avant la mise au point de la revue française Prescrire sur l’efficacité de l’HCQ dans la Covid-19. Une revue scientifique totalement indépendante, qu’on pourra difficilement reprocher d’être sous la coupe de Big Pharma puisqu’elle n’est pas du tout tendre avec elle.

Pour Prescrire, à la date du 24 juillet 2020, « les résultats d’essais comparatifs de l’hydroxychloroquine en traitement de la maladie covid-19 deviennent consistants, et la balance bénéfices-risques paraît de plus en plus clairement défavorable dans cette situation. »

6 jours plus tard, l’American College of Physicians (la seconde plus importante société savante de professionnels de santé américains) publiait une mise à jour de ses recommandations de prise en charge clinique de la Covid-19. L’association américaine recommande de ne pas utiliser la chloroquine ou l’HCQ, seule ou avec l’AZT, contre la Covid-19, sauf dans le cadre d’essai clinique.

Toujours le 30 juillet 2020, le British Medical Journal publiait la plus récente méta-analyse sur les traitements contre la Covid-19. L’analyse montre l’absence de bénéfice de l’HCQ avec/sans AZT sur la charge virale, l’aggravation de la maladie ou les décès.

Finalement, une précédente synthèse et méta-analyse des essais cliniques publiés sur l’HCQ et l’AZT (mais ne prenant pas en compte les récentes publiées en juillet 2020) ne montrait, elle aussi, aucun bénéfice sur la charge virale ni sur les décès ou l’aggravation de la maladie de l’association thérapeutique.

Autrement dit, la position du professeur Harvey Risch est en contradiction avec la position de plusieurs sociétés savantes nationales et internationales, et de nombreuses études cliniques randomisées, et méta-analyses de ces mêmes études (le plus haut niveau de preuve en science).

Le doyen de l’école de santé publique de Yale, Sten Vermund, s’est distancé du professeur Risch précisant que si le traitement à l’HCQ avait bien été utilisé au début de la pandémie, il n’est aujourd’hui que “rarement utilisé en raison des preuves qu’il est inefficace et potentiellement risqué”.

Alors que Harvey Risch défend un jugement de l’efficacité de ce médicament « strictement sur le base de la science », sa tribune et sa prise de position publiée dans une revue internationale montre l’exact opposé.

Mise à jour 31/08/2020

Six scientifiques américains viennent de publier une réponse aux conclusions faites par Harvey Risch où ils estiment que ce dernier ne retranscrit pas correctement les résultats des études scientifiques les plus sérieuses et récentes sur ce sujet.

Pour eux, “continuer à faire valoir qu’il s’agit d’un traitement essentiel face à ces preuves [négatives, ndlr] est irresponsable et nuisible pour les nombreuses personnes déjà infectées.”

Cette énième réponse illustre la position très isolée, et difficilement compréhensible, du chercheur de l’université de Yale.

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34 commentaires
  1. Bonjour,
    Dans chaque tests ou développements d’un médoc, il y a les KOL (Key Opinion Leader) payé par les labo ou les biotech, donc rien de choquant dans tout ça, le remdesivir n’a encore vraiment soigné personne et encore moins l’ebola, et est pourtant recommandé par la Suisse et d’autres pays,
    par contre ce produit est très ou plus intéressant :
    Genève (awp) – Relief Therapeutics annonce qu’une étude clinique avec RLF-100 (Aviptadil) a montré l’efficacité du candidat. Ce dernier a été administré à des patients atteints de la Covid-19 et a entraîné une rapide amélioration de la respiration, a indiqué la société genevoise lundi soir.

    Parallèlement, un chercheur indépendant a montré que le candidat bloque la réplication du virus dans les poumons humains. Après un traitement de trois jours avec RLF-100 on a constaté une rapide amélioration de l’état des patients sous respirateurs et ECMO (oxygénation extracorporelle)

    La FDA américaine a accordé le statut de traitement rapide (Fast Track Designation) qui permet d’accélérer la recherche et l’homologation future d’un produit lorsque cela couvre un besoin médical important.

  2. Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain. Aucune personne n’est égal devant rien. Nous sommes tous des individualités qui réagissons différemment y compris devant une thérapie. Certains pays utilisent encore aujourd’hui(qui le Plaquénil avec autant de succès qu’avec n’importe quelle autre thérapie.

    1. Salut Richard,

      Pourquoi tu dis que je jette le bébé avec l’eau du bain ? Je ne suis pas de comprendre où tu veux en venir.

      L’utilisation faite par des pays est une chose, mais les évidences scientifiques en sont une autre.

      A te lire,

  3. Des médecins français, italiens, américains,….ont témoigné de leur expérience. Ils ont soigné avec le protocole du professeur Raoult et ont eu très peu de décès. Aujourd’hui l’analyse de chiffres et d’études prévalent sur l’expérience des médecins de terrain.
    Et bien attendons le vaccin qui sauvera le monde.

    1. La maladie n’est pas mortelle dans 99% des cas, ceci expliquant pourquoi tout le monde retrouve globalement peu de décès avec le Covid.

      Tous les médecins auront soigné et sauvé la vie de milliers de personnes. Le problème c’est que l’analyse rigoureuse des études scientifiques montrent que ce traitement HCQ et AZT n’est pas différent des soins standards.

      Le vaccin n’a pas vraiment quelque chose à voir avec ce sujet et cet article.

  4. Je souhaitais surtout savoir quels étaient les noms de ces produits et molécules éprouvés et standards?
    Et comment et où il ont pu donc être aussi éprouvés pour un phénomène qui ne date lui que de quelques mois?

    1. Tu as les glucocorticoïdes, les antibiotiques, les traitements symptomatiques de la douleur, des inflammations ou autre joyeuseté que l’on retrouve dans les infections virales des voies respiratoires. Et toutes les autres interventions standards en cas de détresse respiratoires.

      1. Très bien parfait, on a donc bien sur forcément testé tout ça pour le coronacircus depuis longtemps… pour être sur de son efficacité, sa non nocivité etc etc. Avec toutes les grosses études en double aveugle aux normes scientifiques strictes ( les seules valables) de milliers de gens.
        Tout cela est extrêmement bien documenté cela va de soi. C’est pas comme ce truc , l’hydroxychloroquine, prescrit depuis 80 ans en gros dans le monde entier à des centaines de millions de gens…mais qui vaut pas un clou en réalité.

        Bref, pouvons nous connaître les détails de toutes ces études scientifiques et tests, sans le moindre doute très positifs et convaincants sur le coronacircus,? Et les sources de ces informations?
        Merci d’avance.

      2. Un médicament prescrit depuis 80 ans pour des maladies qui n’ont strictement rien à voir avec cette nouvelle maladie. Donc ton argument vient torpiller ta propre argumentation.

  5. Ma question était:
    où sont toutes les études scientifiques qui prouvent toutes que ces médicaments et “traitement standards” sont donc très efficaces et sans dangers pour les gens qui sont donc traités avec?

  6. bonjour,

    ah les fameuses études randomisées en double, triple aveugle et muette….qui n’ont rien à voir avec la réalité de la médecine!
    Surtout des gens derrière des chiffres et des ordis et qui raisonnent en terme de part de marché, de publications dans des revues, bénéfices futurs etc. Des gens qui n’ont rien à voir avec une maladie, un médecin , un malade ou la ŕéalité des choses.
    Et je trouve que le Pr Peronne explique cela très bien dans la partie 3 de cette interview très instructive, ou comment la débilité des études bidons de gens qui n’ont jamais vu un vrai malade ont pris le pas sur la vraie vie.
    Je met les liens des 3 parties là.
    Ca risque d’en réveiller certains…

    https://m.youtube.com/watch?v=uDTxTqfhGLA

    https://m.youtube.com/watch?v=WjJnYXVgyUo

    https://m.youtube.com/watch?v=3MPfQfXRdL0

    1. Comment peut-on dire pareilles bêtises ?

      Les résultats négatifs des essais cliniques randomisés viennent de médecins qui étaient dans des hôpitaux avec de vrais malades et de vrais patients.

      Il faut le faire pour ne pas savoir ce fait de base… Ressaisis-toi…

  7. Oui, comme la très fameuse étude du Lancet?
    Celle qui n’existe que sur le papier et dans les ordinateurs des gens qui l’a manipule…et dont la gérante de sociéte à la base est même une actrice X?
    C’est tout de même extraordinaire de soutenir du charlatanisme pareil non pour un scientifique comme toi?
    Et le gouvernement français a crié sur les toits que cette étude prouvait maintenant sans conteste que l’hydroxychloroquine devait être interdite!
    Pendant ce temps là des médecins soignent partout dans le monde avec succès les gens avec l’hydroxychloroquine et le disent et en témoignent.

    Tu me fais penser à ces deux personnes qui sont dans l’eau et qui sont en train de se noyer.
    Au secours crient ils, envoyez nous des bouées on ne sait pas nager!
    C’est vraiment pas possible désolé, elles n’ont pas été homologuées par les autorités…incompétentes et corrompues qui ne gagneront financièrement rien à cela!
    Et quand la” théorie du papier et des ordis”contredit à ce point la réalité…c’est la théorie qu’il faut de suite jeter à la poubelle et très sérieusement revoir.

    As tu seulement regardé les vidéos du Pr Perrone dont j’ai mis les liens?
    ah non? Mais il faut qu’il se ressaissise rapidement lui aussi?

    1. Cher Jean-Claude,

      L’étude du Lancet est un parfait exemple du fonctionnement de la recherche scientifique ! Des doutes sur des données et leur fiabilité ? Enquête et retrait de l’étude en des temps record ! Heureusement que le système fonctionne quand même de temps en temps. C’est une démonstration que les grands journaux, bien qu’imparfaits, permettent de faire cet auto-contrôle avec des garde-fou que sont les autres chercheurs et scientifiques du monde entier.

      Le charlatanisme, c’est de soutenir une thérapie qui n’a pas démontré d’efficacité pour traiter une maladie, et de dire que cette thérapie pourrait sauver la planète, sans effet secondaire et quasiment gratuitement ! Voilà le discours type du charlatan et qu’on retrouve étrangement chez le Pr Raoult et Perronne.

      Tu pourras répéter autant de fois que tu voudras que des médecins soignent avec succès des gens avec l’HCQ que cela ne rendra pas vrai ton affirmation pour autant. Ta rhétorique se rapproche de celle des politiciens que tu dois bien sûr détester. Répéter un mensonge un millier de fois pour en faire une vérité… Ce n’est pas très malin.

      Depuis le départ, sur ce sujet, tu n’as jamais été capable de fournir la moindre argumentation claire et logique, sourcée et fondée sur des preuves sérieuses et indépendantes. C’est quand même pénible, mais j’ai la faiblesse de croire que mes commentaires t’inviteront à te remettre un peu en question et faire davantage de recherche scientifique. Allez courage !

  8. Et a t’on fait les études pour ce coronarovirus en double aveugle, ramdomisé (phase 1 , 2 et 3)….etc….pour ces traitements std : glucocorticoïdes, les antibiotiques, les traitements symptomatiques de la douleur, des inflammations ou autre joyeuseté….non évidemment, donc même combat avec l’hydroxychloroquine.

    1. Non car ce sont les traitements standards pour ces symptômes-là. C’est aussi simple que ça. L’hydroxychloroquine est utilisé pour soigner les lupus et les polyarthrites rhumatoïdes. Pour rappel.

  9. Comme disait ma grand-mère “si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal” et “Faute de grives on mange des merles”. Pour l’instant, il n’y a pas vraiment d’alternative crédible à l’HDCQ. Ce médicament a été prescrit pendant des dizaines d’années à des centaines de millions de gens, certes pour une autre indication, mais apparemment sans aucun problème, notamment cardiaques aux doses considérées pour le traitement précoce de la COVID. En tant que profane, j’ai été très étonné que soit mise en avant dans les médias la dangerosité de ce traitement pour justifier son interdiction. Et je me demande aussi pourquoi des sommités (par exemple le h-index du Prof. Raoult est de 183, celui de Harvey Risch 91, ce qui dans mon domaine correspond aux meilleurs chercheurs du monde) iraient se fourvoyer à défendre si ardemment un médicament inefficace, dangereux et bon marché. Alors qu’à l’opposé, les raisons potentielles de le discréditer apparaissent évidentes (cf. le milliard d’euros gagné par Gilead avec le Remdesivir https://www.lefigaro.fr/societes/le-remdesivir-utilise-contre-le-covid-19-a-deja-rapporte-pres-de-900-millions-de-dollars-a-gilead-20201028). Et le scandale du Lancetgate (revue supposée être la crème de la crème des revues à comité de lecture) n’a fait qu’amplifier le sentiment de défiance qui gagne du terrain dans la population.
    De plus, cette obsession du randomisé/double aveugle lorsqu’il y a urgence et aucune alternative me semble relever d’un manque de déontologie, voire de la bêtise, ou pire, de la compromission. Quand bien même l’effet de l’HDCQ ne serait que placebo, étant donné son apparente absence de risque à faible dose, je ne vois pas où est le problème en l’absence d’alternative. Mieux vaut être guéri par effet placebo que pas du tout.
    Enfin, il semble que le débat soit loin d’être aussi tranché que Mr J. Anso le laisse supposer. Apparemment, de plus en plus de publis et de méta-analyses semblent indiquer une réelle efficacité lorsque prescrite précocement et à dose “raisonnable”. L’essai européen Discovery a été de ce point de vue étonnant par le choix d’une prescription tardive à des cas déjà grave.
    Vous noterez ma prudence n’étant pas médecin, mais tout ceci m’interpelle.

    1. Cher Totoro,

      Merci de ce commentaire.

      Malheureusement, en médecine, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Ce n’est pas parce qu’un médicament a été utilisé pendant 23 milliards d’années pour une autre indication que l’on peut s’en servir les yeux fermé pour une autre maladie, qui n’a strictement rien à voir. C’est de la pure bêtise, et dangereuse pour les patients. C’est contraire à l’éthique médicale et scientifique.

      Faire des essais cliniques randomisés est une nécessité absolue pour évaluer efficacement les bénéfices et les risques d’une thérapie. Surtout en période d’épidémie et d’urgence. En pleine épidémie d’Ebola, heureusement que nous avons réalisé des essais cliniques randomisés pour vérifier – et rapidement – l’efficacité ou non d’une thérapie pour réellement sauver des patients. C’est une démarche absolument éthique.

      Je vous invite à lire mon article dédié à ce sujet : https://www.dur-a-avaler.com/du-bon-sens-la-seduisante-perilleuse-rhetorique/

      Nous avons pléthore d’exemples de thérapies basées sur des données observationnelles positives et qui se sont révélées être au mieux inutiles, et au pire dangereuses, au cours d’essai clinique randomisé bien mené.

      Vous n’êtes pas médecin, vous devriez être bien plus prudent que cela. Car donner un médicament à des patients qui n’a pas été évalué correctement cela représente un danger pour les patients, en plus de s’apparenter à une forme de charlatanisme.

      Le professeur Raoult est une “sommité” uniquement grâce au nombre important de ses publications, qui sont globalement pas vraiment intéressante voire même frauduleuse. Pour rappel, on lui a retiré deux distinctions scientifiques majeures à cause de la faiblesse de la qualité de ses recherches, et il a été privée de publication pendant des années dans les plus grands journaux de microbiologie à cause de fraude scientifique qu’il a réalisé dans son IHU. C’est une pratique très disgracieuse dans le milieu.

      L’hydroxychloroquine n’est pas sans risque, c’est faux et dangereux de laisser croire cela. Justement car elle expose à des risques d’arythmies cardiaque avérées, et en l’absence de bénéfice démontré, la balance bénéfice risque penche du côté négatif.

      La quasi-totalité des synthèses et méta-analyses publiées à ce jour montre l’absence de bénéfice de l’HCQ avec ou sans AZT. Je ne sais pas d’où vous sortez cette affirmation, mais vous devriez à l’avenir mieux sourcer vos informations car vous induisez en erreur les lecteurs.

      Pour terminer donc, non, il ne vaut mieux pas être guéri par l’effet placebo surtout dans le cadre de l’utilisation d’un médicament avec des effets secondaires graves très bien documenté. Ce n’est pas des granules d’homéopathies là…

      A ma connaissance, la seule méta-analyse favorable à l’HCQ a été publié par l’équipe de Didier Raoult. J’ai rarement pu lire une aussi mauvaise étude de ma jeune carrière scientifique et de journaliste spécialisé en santé. C’est proprement ahurissant d’oser mettre son nom sur ce genre de papier. Ce n’est que mon avis personnel, partagé par une large frange de la communauté scientifique.

      Les travaux du professeur Raoult ont reçu plusieurs critiques scientifiques salés montrant les failles et biais méthodologiques majeurs. Voilà ce qui est non éthique en science : mener de mauvaises études non informatives qui vont alimenter une cacophonie scientifique et empêcher d’apporter réellement un traitement efficace aux patients.

      Je vous conseille de lire d’autres articles et analyses sur ce sujet.

      Le Professeur Hirsch est également bien seul à défendre cette position comme je le souligne dans cet article. Sa position est scientifiquement intenable, en plus d’abuser de sophismes pour faire valoir ses idées plutôt que de débattre scientifiquement et honnêtement sur le fond.

      A vous lire.

      1. Jérémy Anso. J’ai lu votre article avec intérêt. Afin de parfaire mon avis sur ce sujet et d’affiner mon argumentaire, pourriez vous préciser quelles distinctions ont été retirées au Pr Raoult et dans quelles revues il a été interdit de publier ? Merci à vous.

      2. Bonjour Jean-Jacques,

        Oui bien sûr.

        En 2018, il s’est vu privé du label du CNRS et de l’Inserm à cause de deux rapports d’inspections scientifiques qui ont montré l’absence de bénéfice scientifique de certaines équipes montée par Didier Raoult.

        Pour les revues, je ne pourrais vous donner tous les nom mais elles se compte en dizaines (c’était toutes les revues de l’American Society for Microbiology). Voir le document ici : https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2020/04/Raoult-Science-article-2012.pdf

        Au plaisir.

  10. Bonjour JEREMY,
    Vous écrivez ceci : “Faire des essais cliniques randomisés est une nécessité absolue pour évaluer efficacement les bénéfices et les risques d’une thérapie”, ça tout le monde le sait, mais en période de crise comme nous avons connu en Mars 2020, “injecter” un placebo alors que les patients sont au plus mal, vous pensez que ceci, c’est de l’éthique ? Et puis sans L’hydroxychloroquine, comment soigne t’on les malades ? Avec les moyens du bord, non ? Sinon, quel autre traitement vous voulez administrer aux malades, du Remdesivir peut être ? non évidemment.
    Pour ces moyens du bord qui sont nombreux , avons nous fait aussi un essai “spécifique” avec le covid, pourquoi penser que ces moyens seront aussi efficaces que L’hydroxychloroquine sans essais randomisés…etc….
    Pour ma part, je considère que soigner comme l’a fait le Docteur Didier RAOULT , vu l’urgence est à mettre dans la case, “soins d’ordre compassionnel”.
    Cordialement

    1. Bonjour Jean-Michel,

      Oui, c’est parfaitement éthique même dans une situation de crise. C’est éthique car tous les malades ont été soigné, quoi qu’il arrive et ont reçu les soins standards validés par la science. Cette démarche permet d’obtenir le plus rapidement possible des résultats fiables sur des thérapies, sans trop de doute sur l’efficacité et les effets secondaires. Sans faire ceci, vous exposez les patients, comme avec l’HCQ, a des thérapies non efficaces avec des effets secondaires plus ou moins graves. Cette démarche là, que vous semblez préférer, n’est pas éthique car elle va sacrifier plus tard beaucoup plus de patients à cause d’un manque de connaissance.

      Je le répète, on fait des essais cliniques randomisés contre placebo même pour Ebola qui tue entre 50 et 80% des malades.

      Alors oui, pour le Covid-19, qui je vous le rappelle a une létalité relativement faible, inférieur à 1% (mais avec des séquelles et des formes longues graves), on peut et on doit faire des RCT contre placebo.

      L’hydroxychloroquine n’est pas une thérapie approuvée pour traiter le covid-19. Il n’y a pas d’études rigoureuses et fiables qui ont montré un bénéfice sur les hospitalisations et la mortalité des malades. Je veux dire, c’est que ce que disent toutes les méta-analyses (sauf celle de Didier Raoult étrangement).

      Bien sûr que c’est du soin compassionnel. Sinon ce serait illégal. Tous les médecins peuvent le faire s’ils ont en l’intime conviction. Après, il faut faire avancer la science et la médecine dans le bon sens et ne pas être têtu face à une thérapeutique inefficace.

      A vous lire.

  11. Cher M. Anso,

    “on lui a retiré deux distinctions scientifiques majeures à cause de la faiblesse de la qualité de ses recherches” “En 2018, il s’est vu privé du label du CNRS et de l’Inserm” : Label n’est pas distinction, loin s’en faut. Et vous êtes probablement au courant du conflit qui opposa Mr Raoult et Mr Levy, PDG de l’INSERM (et mari de la dernière ministre de la santé Mme Buzin) https://www.marianne.net/politique/didier-raoult-et-le-milieu-medical-parisien-histoire-d-une-detestation-reciproque. De plus, ce n’est pas pour la faiblesse de la qualité de ses travaux, mais pour “le “faible intérêt” supposé de 2 équipes sur plus de 200 chercheurs de son institut. Cela me semble insuffisant pour discréditer tout un institut, ou toute une carrière. Vous avez une bien étrange façon de présenter les choses.

    Le h-index est un indicateur bibliométrique reconnu par toute les communautés scientifiques du monde et il ne peut atteindre de tel sommet (183 pour Mr Raoult ou 91 pour Mr Risch) lorsque l’on n’est qu’un charlatan de bas étages. Je sais de quoi je parle, car même si je ne suis pas médecin, je suis tout de même docteur (en physique ha ha ha) et chercheur au CNRS.
    Pour qui vous prenez-vous pour juger de la qualité de tous ces travaux qui sont passés sous les fourches caudines du peer-reviewing ? Avec plusieurs milliers de citations par an, pour l’un comme l’autre, cela ferait donc bcp d’imbéciles dans cette communauté. Le peer-reviewing semble à géométrie variable chez vous. De plus, vous semblez avoir une capacité de lecture exceptionnel (tout comme votre capacité à juger) pour avoir lu (et jugé humblement) les plus de 3000 articles de Mr Raoult et les centaines de Mr Risch (qui a du rentrer à Yale parce qu’il a vu de la lumière et que la porte était ouverte).

    “Pour les revues -dont il a été banni-, je ne pourrais vous donner tous les nom mais elles se compte en dizaines (c’était toutes les revues de l’American Society for Microbiology). Voir le document ici : https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2020/04/Raoult-Science-article-2012.pdf” : “Dozen” ne signifie pas dizaines en anglais mais une douzaine. C’était en 2006, et l’article que vous citez, bien loin d’être à charge, ne détaille ni les revues, ni les raisons de cette exclusion. Merci de lire aussi l’erratum en fin de papier. Donc votre affirmation quant à son bannissement “à cause de fraude scientifique qu’il a réalisé dans son IHU” n’est en aucun cas étayée par votre référence.

    Etudes et Meta-analyse concernant HDCQ et CQ :
    http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/hcq-une-meta-analyse-sur-44-521-patients-le-traitement-faible-dose-entraine-une
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.11.01.20223958v1
    http://www.francesoir.fr/opinions-entretiens/apres-relecture-methodique-de-letude-fiolet-lhydroxychloroquine-
    est-efficace.
    https://c19study.com/c19study.pdf : Enormément de données que je n’ai évidemment pas vérifiées une à une. Je ne doute pas, étant donné votre “rigueur intellectuelle”, que vous allez vous y coller. Il y a apparemment (j’aime cet adverbe) du positif et du négatif.
    Vous serez donc bien inspiré à l’avenir de garder vos remarques condescendantes pour vous (“Je ne sais pas d’où vous sortez cette affirmation, mais vous devriez à l’avenir mieux sourcer vos informations car vous induisez en erreur les lecteurs”).
    Quand on ne veut voir que ce que l’on veut…

    Vos affirmations quant à la toxicité avérée d’un “médicament avec des effets secondaires graves très bien documenté” m’étonnent concernant une molécule qui a été en vente libre pendant des décennies et qui a été distribuée à des dizaines (centaines ?) de millions de personnes contre le paludisme dans des endroits où l’éventualité d’un électrocardiogramme de contrôle était bien lointaine. Mais comme vous dites, je ne suis pas médecin.

    Et je ne vois toujours pas pourquoi de grands chercheurs reconnus (à part par vous) iraient risquer leur réputation à défendre un traitement inefficace et dangereux (et bon marché), au risque d’assister à une hécatombe. A l’inverse, j’imagine parfaitement pourquoi certains auraient intérêt à le discréditer. L’exemple du Remdesivir est à ce titre édifiant. Certes cela ne fait pas une démonstration mais ça aide à réfléchir.

    Je pensais pourtant avoir été prudent et modéré dans mon premier commentaire, laissant la place au doute, du moins au mien, face à toutes ces infos contradictoires, notamment concernant les différentes études scientifiques jetées en pâture dans les médias et étant toujours contestées par les uns ou les autres, tous plus ou moins médecins ou experts de je-ne-sais-quoi. Je suis bien placé pour savoir qu’en dehors de son domaine de compétence pointu, un scientifique n’en vaut pas un autre. Un urgentiste n’est pas un épidémiologiste, un cardiologue n’est pas un infectiologue etc… Qui croire alors ? Essayer de penser par soi-même me semble un exercice toujours intéressant surtout lorsque les scandales sanitaires se succèdent discréditant toujours plus les entreprises pharmaceutiques et les institutions (et les comités d’experts) supposées protéger notre santé. Voire même les médias.

    Votre réponse orientée, à la limite parfois du mensonge, mais constamment méprisante à tôt fait de m’exaspérer. Vous vous inscrivez dans la droite ligne de ces dérives. Loin d’avoir une analyse neutre, vous donnez ici l’impression de vous arcbouter hystériquement sur une position au mépris même des valeurs d’honnêteté, d’éthique et de rigueur scientifique que vous prétendez défendre.
    Bref, à vouloir péter plus haut que votre cul, votre “jeune carrière scientifique” me semble bien mal partie, tout comme celle de journaliste d’ailleurs.

    Cordialement tout de même, mais certainement pas au plaisir de vous relire.

    1. Cher Totoro,

      C’est toujours un plaisir de mon côté de vous répondre, même si je remarque que vous avez rapidement perdu patience avec des phrases qui ne vous honore pas. Mais passons, je n’ai pas le temps de vous en vouloir car il y a d’importants éléments à discuter dans votre commentaire.

      1) Vos sources études et méta-analyses sur l’HCQ

      En guise d’évidence scientifique attestant l’efficacité de l’HCQ sur la mortalité ou les hospitalisations de Covid-19, vous m’envoyez deux liens vers le blog France Soir, qui ne sont pas des études scientifiques (mais ça vous le savez bien j’espère) et qui propose des analyses biaisées avec un parti pris flagrant. J’ai pu écrire un article sur l’une de leur enquête, les méthodes sont déplorables et la qualité de l’investigation est au niveau du néant.

      Lire ici : https://www.dur-a-avaler.com/covidpapers-quand-les-enquetes-citoyennes-propagent-le-pire/

      Ensuite, vous m’envoyez un lien vers le site c19study.com pour lequel je suis actuellement en train de boucler un article justement dessus. Ce site est une honte scientifique, un condensé de manipulation et d’erreurs d’interprétations statistiques de première année de Licence. De plus, ce site n’est pas non plus une étude ni une référence scientifique. En tant que chercheur au CNRS avec des bases scientifiques solides et un esprit critique normalement avisé, vous devriez bondir à la lecture et l’analyse critique de ce site, qui est gravement manipulatoire.

      Mais je n’en dis pas plus sur ce sujet, un article complet sortira bientôt ! :)

      Finalement, une étude ! Et quelle étude ! Déjà c’est un preprint non relu par les pairs et non publié (forcément) dans un journal à comité de lecture. C’est un premier point. Mais ensuite, je me demande tout simplement si vous l’avez lu cette étude, car elle est très intéressante.

      >> Voir mon article dédié au préprint ici : https://www.dur-a-avaler.com/prepublications-une-arme-scientifique-a-double-tranchant/

      L’étude propose plusieurs résultats. Dont un qui devrait vous intéresser : elle précise que l’HCQ n’a aucun effet sur la mortalité (et pourrait même l’augmenter) si on prend compte que les RCT, les essais cliniques randomisés, le plus haut niveau de preuve en science, et les moins soumis au biais méthodologiques. Point largement précisé par les auteurs eux-mêmes.

      Les auteurs trouvent un effet bénéfique de l’HCQ uniquement en prenant en compte les études observationnelles rétrospectives ou prospectives, qui représentent des bas niveau de preuve en science (surtout les études rétrospectives) avec le plus de biais possibles sur de nombreux points (sélection des participants, facteurs confondants non mesurés, ajustement hasardeux, etc, etc).

      D’autre part, un autre résultat très intéressant. Quand les auteurs analysent les données en fonction des doses d’HCQ, ils réalisent qu’ils ne trouvent plus de bénéfice dès lors qu’on dépasse les 400 mg par jour, or c’est justement le protocole mis en place par Didier Raoult et ses équipes avec 600 mg par jour pendant au moins 10 jours.

      Résultat étonnant ! Mais je vous invite à lire dans le détail vous-même cette étude pour en mesurer pleinement les conclusions. D’ailleurs, les auteurs montrent aussi une autre pépite qui n’aura pas du vous échapper : il n’y a eu aucun effet de l’ajout d’azithromycine dans les résultats. Etrange, pourtant c’est l’association de référence à l’IHU de Marseille avec normalement une réduction importante de la mortalité par l’action conjointe de l’HCQ et de l’AZT. Pourtant, cette méta-analyse ne retrouve pas ce bénéfice.

      Donc non, je ne vais pas m’y coller à analyser tout ceci car je l’ai déjà fait par le passée.

      2) Effets secondaires de l’HCQ

      Vous dites ceci :

      “Vos affirmations quant à la toxicité avérée d’un “médicament avec des effets secondaires graves très bien documenté” m’étonnent concernant une molécule qui a été en vente libre pendant des décennies et qui a été distribuée à des dizaines (centaines ?) de millions de personnes contre le paludisme dans des endroits où l’éventualité d’un électrocardiogramme de contrôle était bien lointaine. Mais comme vous dites, je ne suis pas médecin.”

      Ah, et le doliprane, il n’est pas en vente libre avec des risques de mort (à cause notamment d’une destruction complète des fonctions hépatiques) si on dépasse la dose recommandée ? Ben si justement. C’est la même chose pour le plaquénil ou la chloroquine. En vente libre ne signifie pas sans danger. C’est pour cette raison qu’on achète cela dans des pharmacies et qu’il y a des notices à rallonge avec des doses recommandées…

      3) Pour les labels CNRS INSERM et la qualité des recherches

      Personnellement, je me fiche bien de la carrière et de la renommée de Didier Raoult. Cela n’a pas sa place dans un débat scientifique sur la qualité des travaux. Je n’ai bien sûr pas lu les 3000 études co-signés par DR et n’ai jamais prétendu l’avoir fait. En revanche, j’ai lu tous ses travaux sur le covid-19, et ils sont de très mauvaise qualité. Ce n’est pas que mon avis, mais celui aussi de nombreux chercheurs et scientifiques qui ont publiés des critiques nécessaires.

      Concernant le H-index, vous jouez habilement sur les mots et les définitions. Oui, cet indice est utilisé par tous les chercheurs, mais est-ce que cela signifie que c’est un bon indicateur et qu’il est aimé de tous ? Non bien sûr que non. Car j’imagine que vous le savez bien, mais cet indice ce base surtout sur le volume des publications et les citations, or DR est un génie pour publier un nombre incroyable d’étude (qu’il n’a bien sûr pas pu toutes écrire) dans le journal qu’il a lui même crée à cause justement de la difficulté de faire accepter ses travaux ailleurs. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison qu’il a perdu ses deux labels, mais de votre côté, vous préférez y voir une guerre d’égo plutôt que de voir une réalité un peu plus dure à avaler.

      J’imagine également que vous savez qu’on peut citer une publication pour en dire du “mal” ou plutôt pour la descendre. Avoir un papier hautement cité est généralement gage de qualité, mais ce n’est certainement pas une vérité absolue. Il y a toujours des exceptions à la règle, et l’essai clinique de DR a été abondamment cité par toutes les autres études pour en pointer les faiblesses, et surtout car il a été un des premiers à sortir un RCT dessus. Il n’y a pas vraiment de gloire là dedans, à moins d’être dans l’équipe de l’IHU de Marseille. Là oui, je peux comprendre qu’ils soient content.

      Mais encore, on s’en fiche bien de ce volume de publication. Vous semblez accorder beaucoup (trop) d’intérêt au volume des publications plutôt qu’à la qualité de ces dernières. C’est une très mauvaise manière de procéder. C’est la qualité des travaux qui doit primer et non la quantité. Surtout que l’IHU de DR a été sous le coup d’une enquête de Médiapart et qui a montré le côté tyrannique et mandarinale du patron, avec des témoignages accablants de jeunes chercheurs, thésards et techniciens. Vous devriez lire ces enquêtes pour parfaire vos connaissances sur ce chercheur et son institut (où l’on apprend d’ailleurs qu’il est sous le statut de fondation privée et de fait peut “cacher” ses financements dont au moins 150 000 € versé par Sanofi en son temps…)

      Autrement dit (c’est un ajout), on se moque de l’université et de la renommé d’une personne, qu’il vienne de Yale ou de Harvard importe peu. C’est la qualité de ces travaux qui compte. Vous semblez donc utiliser les mêmes arguments fallacieux et sophismes qu’Harvey Risch qui tente de mieux faire avaler la pilule en usant d’argument d’autorité et d’appel à l’émotion qui n’ont pas lieu d’être dans un débat scientifique et médical.

      Avez-vous seulement lu mon article ? Que pensez-vous de la manière de procéder d’Harvey Risch ? Scientifique ? Honnête ?

      Finalement, vous ne comprenez pas pourquoi de grands chercheurs iraient risquer leur réputation à défendre un traitement inefficace et dangereux ? Mais ils le font, et les raisons on s’en fiche éperdument (faire chier leur monde, la gloire, le succès, la popularité et j’en passe)! C’est drôle tout de même. Harvey Risch a été désavoué par l’ensemble de ses collègues de son université et le doyen, on peut difficilement faire pire, et DR est malheureusement devenu le nouveau symbole à l’international pour les recherches de piètres qualités. Il a durablement dégradé l’image de la recherche française, mais heureusement que d’autres font du bon travail, quand même.

      Alors, soyons réalistes quelques instants. Oui, de grands chercheurs se grillent en permanence. il suffit de voir Luc Montagnier, professeur reconnu à son époque et co-détenteur d’un prix Nobel de Médecine et pourtant il raconte de ces bêtises… Sa carrière il s’en fiche, comme DR, qui ne craint rien là où il est.

      Votre première remarque sur le LancetGate me fait fortement douter que vous soyez réellement un chercheur au CNRS, mais je vous accorde le bénéfice du doute. Car en tant que chercheur, vous devriez bien savoir que des tentatives de fraudes ou des manipulations de données arrivent plus ou moins régulièrement, et surtout dans les revues prédatrices sans comité de lecture. Or, l’affaire du Lancet qui est réellement dérangeante est une preuve que le système a fonctionné. Après une tentative de vérification des données qui n’a pas été voulu par l’un des auteurs (le PDG de surgisphère) l’article a été retiré. C’est une bonne chose et cela montre que le système de publication des études, bien qu’imparfait et que je n’apprécie pas (surtout à cause du “bénévolat” et de l’exploitation des reviewer), peut se corriger.

      J’ai écrit un article dessus : https://www.dur-a-avaler.com/lancetgate-comprendre-cet-echec-scientifique-et-ses-implications/

      Bonne lecture et bon courage dans cette quête de compréhension de ce beau merdier ;)

      1. Cher Mr Ason,

        Je me suis emporté mais vous le méritiez et le méritez encore. Je ne défends ici rien ni personne, mais j’essaie de comprendre avec ma raison, mes compétences et les infos disponibles cette affaire pas si claire..

        Pour commencer, vous ne répondez pas sur les points où vous êtes pris en défaut, en l’occurrence en flagrant délit de mauvaise foi concernant les travaux de Mr Raoult : Le retrait de supposées “distinctions scientifiques majeures à cause de la faiblesse de la qualité de ses recherches”, ainsi que les revues dont ils aurait été “banni pour fraude”. Passons.

        1- Sources études et méta-analyses sur l’HCQ : Mon problème, c’est que votre argumentation repose la plupart du temps sur l’acceptation de votre parole comme parole d’Evangile… Au contraire de celle des autres évidemment. Chaque études qui va à l’encontre de vos convictions (je pèse le mot) est “biaisée”, une “honte scientifique”, un “condensé de manipulation et d’erreurs” etc…. Mais je le répète, quel est votre pédigrée pour que le profane que je suis puisse vous accorder un quelconque crédit ? Si Pascal Prault venait me dire que les travaux du GIEC sur le climat sont de la merde, devrais-je le croire sur parole ? Comprenez que je ne vous livre pas là une démonstration de votre vacuité, mais une explication de mes interrogations.
        De plus, bien que vous reconnaissiez éventuellement une potentielle efficacité de l’HCQ dans une étude citée plus haut, vous vous empressez de la dévaloriser en la rapportant au protocole de l’IHU de Marseille, son dosage et son association avec l’AZT. Ce que vous appelez d’ailleurs une “pépite” avec une évidente gourmandise bien révélatrice de votre état d’esprit de parti pris.
        Il faut bien que vous compreniez une fois pour toute que je me fous de l’IHU et de Mr Raoult. Je ne suis pas une groupie de ce professeur et je ne suis pas en croisade, ce qui semble en revanche être votre cas.
        La seule question qui m’intéresse c’est de savoir si l’HCQ a un intérêt thérapeutique contre le COVID ?

        2-Effets secondaires de l’HCQ : Que dois-je penser de “l’argument doliprane” ? Boire 50 litres d’eau dans une journée va aussi entrainer la mort. Si le doliprane apportait un quelconque bénéfice dans le traitement du COVID, invoquer sa toxicité pour l’interdire ferait bien rigoler 60 millions de français, sauf bien entendu les 100 crétins qui ont gobé toute la boite d’un coup et qui ne sont plus là pour se marrer.

        3- La qualité des recherches : Concernant le h-index, là je me sens plus dans mon domaine de compétence, et je m’aperçois (coïncidence ?) que vous n’avez rien compris à cet indicateur. Le h-index a été inventé justement pour éviter “l’effet volume”. Il ne suffit pas d’écrire bcp d’articles, encore faut-il qu’ils soient beaucoup cités. Si vous écrivez 10000 articles cités 1 fois chacun, vous avez un h-index de… 1 ! Si vous écrivez 2 articles cités 1000 fois chacun vous avez un h-index de…2 !! De là à suggérer, comme vous le faites, que les nombreux travaux de Mr Raoult ou de Mr Risch pourraient n’être cités que pour leur médiocrité… Hi hi hi, là vous devenez carrément pathétique de mauvaise foi.
        Bien entendu aucun indicateur n’est parfait et ne saurait résumer à lui seul la qualité et surtout l’originalité d’une carrière. Mais la perfection n’est pas de ce monde et le h-index est communément admis (du moins dans ma communauté) comme un gage de qualité, surtout quand il atteint de tel sommet.
        Puis, comme une confirmation de votre obsession de croisé “anti Raoult”, vous vous abimez dans des considérations dignes de Paris-Match à propos du caractère tyrannique de ce monsieur dont je me fous royalement. Je vous le répète, je ne suis pas une groupie du personnage. La seule question qui m’intéresse ici est de savoir si on peut soulager de nombreux malades avec un médicament sans danger (Rappel pour Mr Ason : ne pas manger la boite d’un coup) et bon marché.
        Que de grands chercheurs se grillent parfois, oui, mais il se trouve que les défenseurs de l’HCQ ne sont pas que 3 pieds-nickelés.
        Toujours dans la même veine, vous écrivez : “DR est malheureusement devenu le nouveau symbole à l’international pour les recherches de piètres qualités. Il a durablement dégradé l’image de la recherche française”. Mais ce monsieur a tout de même obtenu près de 80 MEuros de subvention pour créer son institut suite à une compétition avec un jury international. Donc une fois de plus votre avis d’autorité (mal placé en l’occurrence) me laisse de glace.
        Pour finir, le Lancetgate. Permettez-moi d’abord de me régaler de votre “bénéfice du doute” quant à ma qualité de chercheur au CNRS. Hi hi hi, vous ne pouvez pas vous en empêcher, vous avez la condescendance tellement chevillée au corps que vous en êtes dramatiquement drôle. J’imagine que votre “jeune carrière scientifique” a du se fracasser sur le mur du concours de Chargé de Recherche au CNRS ; )
        Dire que le Lancetgate démontre que le système fonctionne est à hurler de rire. Mais ce sont surtout les conséquences de ce papier qui ont été hallucinantes. C’est pourquoi je persiste à penser que tout n’est pas si clair autour de l’HCQ. L’avenir me donnera peut être tort et ça ne me pose aucun problème. Dans le cas contraire, l’erreur aura été gravissime.
        Et j’insiste : Je ne vois pas pourquoi, en attendant mieux, l’HCQ n’est pas prescrite en ambulatoire au même titre que le doliprane ; ) Cela permettrait (ou pas) de limiter le nombre de cas grave.

        Je finirais sur un point d’accord avec vous : Je n’apprécie pas non plus le système de publication scientifique. Les revues exploitent toute la communauté scientifique. Les chercheurs font de la Science, le plus souvent avec l’argent du contribuable (en tout cas en physique), les chercheurs évaluent bénévolement les articles scientifiques des autres chercheurs et au bout du compte les chercheurs doivent payer un prix exorbitant pour accéder à ces articles !! Ces revues sont des parasites surtout depuis que les versions papier ont quasiment disparu.
        La solution a émergée spontanément : Longue vie à sci-hub !!!

        Cordialement et au plaisir de vous lire (je ne peux pas m’en empêcher)

      2. Cher Trotro,

        Vous essayez de comprendre tout ceci, et je ne peux que vous féliciter pour ça.

        Il faut tout reprendre calmement.

        Vous me dites que vous souhaitez savoir si l’HCQ à un intérêt thérapeutique pour le covid-19, c’est bien ça ?

        Quand on souhaite savoir si un médicament est efficace ou non, on fait une recherche sur les plateformes biomédicales, du genre Pubmed. Oui, on repart de la base.

        Ensuite, on va chercher les études qui vont apporter les plus hauts niveaux de preuve pour ce médicament et l’indication. Dans ce cas précis, ce sont les essais cliniques randomisés contre placebo (RCT) qui permettent d’établir un lien de cause à effet. Il faut ensuite faire une critique de ces études, donc les lire, et faire un état de l’art en utilisant bien sûr les autres à notre disposition comme des études rétrospectives type observationnelles.

        Le mieux étant bien sûr les méta-analyses indépendantes des RCT. C’est ce qu’on appelle le plus haut niveau de preuve en science.

        Vous devriez déjà avoir fait ce travail si vous me dites que vous cherchez à savoir la vérité. Si vous aviez ce travail, vous seriez naturellement tombé sur l’essai clinique de Gautret (équipe Raoult), le premier sur ce sujet, et vous m’auriez dit à quel point cet essai est faible méthodologiquement. Pour toutes les raisons que vous devez connaître.

        Or, quand je vous demande vos sources quant à l’efficacité de l’HCQ dans le covid-19, vous faites un brillant cherry picking, une belle cueillette de cerise, pour me sortir une méta-analyses non publiée dans une revue scientifique, et qui en plus montre que l’HCQ ne fonctionne pas contre le covid-19, si on prend les RCT, donc les études les plus fiables. Donc le plus haut niveau de preuve.

        C’est relativement aussi simple que ça.

        En plus de montrer votre parti pris évident en faveur de l’HCQ (ou alors juste une incompétence manifeste pour se servir d’une base de donnée médicale), vous montrez à tous que vous n’avez même pas lu l’étude qui apporte des informations contradictoires sur ce sujet.

        Avec tout le respect que je vous dois, j’ai beaucoup de mal à traiter une mauvaise foi aussi flagrante.

        Une mauvaise foi que l’on cerne plutôt bien dès votre premier commentaire où vous avez magnifiquement bien utilisé l’argument d’autorité : “mais comment une sommité mondiale avec un indice H aussi élevé pourrait défendre un traitement inefficace”

        Vous êtes donc aveugle au point de faire confiance à n’importe quel chercheur juste sur la base d’un indicateur ?

        Didier Raoult vous direz de sauter d’un pont car il a un indice H très élevé que vous le feriez ? Voyons Totoro, un peu de bon sens que diable !

        Qui plus est, cet indicateur est soumis au biais d’auto-citation et qui est, d’après sa définition même, plus une évaluation de la quantité de production scientifique que de la qualité.

        DR est un fin maître de l’auto-citation et publie la moitié de ses travaux dans son journal qu’il a lui-même crée (New Microbes & New Infection). Il appose son nom sur absolument toutes les publications qui sortent de son IHU, sans même avoir un lien ces travaux. C’est de la méconduite scientifique, tout à fait légale certes et utilisé par nombre de directeurs de laboratoire, ne nous le cachons pas. Elle n’en reste pas moins détestable.

        Mais au risque de le répéter une centième fois : on s’en fiche bien. On s’en fiche que Didier Raoult a été banni temporairement des plus grands journaux de microbiologies et qu’on lui ait retiré les deux labels d’excellences et de qualité du CNRS et de l’Inserm.

        Oui, on s’en fiche vous savez. Moi je ne rapporte que des faits.

        Ce qui compte ce sont les études. Les meilleures études. Or, Didier Raoult et son équipe publient des études d’une faible qualité méthodologique qui ne sont pas intéressante dans ce débat pour prendre des décisions thérapeutiques.

        Vous gagnerez à vous former sur ce sujet pour améliorer votre lecture critique d’articles en biomédicale.

        Je suis persuadé que dès que vous aurez un peu affuté vos connaissances dans ce domaine précis et lu les principales études, vous vous rapprocherez de mon avis.

        Je n’ai d’ailleurs strictement aucun intérêt de dire que l’HCQ ne fonctionne pas, c’est juste un constat des meilleures études et méta-analyses à notre dispositions. Je suis 100% indépendant et j’ai pu lire la quasi-totalité des RCT menée sur ce sujet, puisque c’est mon travail ;)

        Mais pour vous faciliter la tâche, voici une liste des dites méta-analyses publiées qui traitent de l’HCQ :

        https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32417708/ : Aucun effet sur la charge virale et augmentation de la mortalité
        https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32468425/ : aucun effet de l’HCQ.
        https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33082891/ : HCQ inefficace.
        https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32493740/ : HCQ inefficace.
        – Recommandation de l’American college of Physicians : Ne pas utiliser l’HCQ (https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/L20-1007)
        https://www.bmj.com/content/370/bmj.m2980 : Méta-analyse publiée dans le BMJ et HCQ inefficace.
        https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7262144/ : nouvelle méta-analyse négative sur l’HCQ.
        https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32860962/ : la plus récente méta-analyse, et peut-être de loin la plus solide : HCQ inefficace et augmentation de la mortalité

        Donc pour vous répondre : non, “en attendant de trouver mieux” on ne prescrit pas un médicament qui n’a pas démontré son efficacité. C’est tout. C’est la base de la médecine moderne.

        L’avenir vous a déjà donné tort en réalité.

        Il s’est écrit depuis la publication des premiers RCT sur ce sujet, mais aussi des nombreuses études in vitro menée sur des cellules pulmonaires humaines qui ont montré l’inaction de l’HCQ sur le virus, rendant fondamentalement impossible toute action contre la maladie.

        Et c’est étrange, mais c’est ce que trouve la totalité des RCT et une bonne partie des études biaisées observationnelles.

        Bon courage pour la lecture ! :)

        EDIT : concernant l’indice H, un article qui je crois a été spécialement écrit pour vous ! :)

        https://theconversation.com/einstein-vaut-il-la-moitie-du-dr-raoult-pour-en-finir-avec-lindice-h-141169

    1. Bonjour Jean-Michel,

      Oui j’ai vu, et on apprends pas grand chose malheureusement…

      L’argument de ne pas faire de randomisation ou de RCT en urgence ne tient pas la route, pour de nombreuses raisons :

      1) Cela ne rallonge pas forcément la durée des expérimentations
      2) Ca peut même faire gagner du temps en produisant des données plus fiables qui seront utiles pour orienter plus rapidement vers de nouvelles stratégies thérapeutiques
      3) Même dans le cas d’Ebola, pourtant extrêmement létale, on fait des essais cliniques randomisés, justement pour savoir ce qui sauve de ce qui ne sauve pas.
      4) La preuve en est avec l’IHU que la méthode n’a pas été bonne : l’étude de Gautret n’a pas pu convaincre la communauté scientifique à cause… du manque de randomisation et de groupe contrôle.

      Autrement dit, beaucoup de temps perdu en évitant de faire un RCT. C’est dommage surtout avec les moyens et les connaissances considérables de l’IHU.

      Au plaisir.

  12. Bonsoir JEREMY,
    Mais j’espère que vous avez été jusqu’au bout du lien, car la fin est encore plus intéressante avec comme nous le savons tous, des scientifiques au conseil scientifique fortement influencés pour ne pas dire autre chose, des tests sur l’hydroxychloroquine qui ne sont pas réalisés comme à l’IHU de Marseille (connu et reconnu mondialement), des tests arrêtés en cours de route comme c’est souvent le cas quand on ne sait comment s’en sortir , cette façon de faire à tellement été utilisé pour ne pas donner des résultats qui s’avéraient concluants (comme pour les statines a une époque).
    Ce qui est a peu près sur, c’est qu’avec le temps, on se rendra compte que les anti hydroxychloroquine ont été incapables de proposer un autre traitement, sauf peut être à proposer le remdesivir ou encore plus fort le rivotril.
    Vous m’avez répondu ceci sur ce que j’appelle des soins avec les moyens du bord ou standards ou classiques :
    “C’est éthique car tous les malades ont été soigné, quoi qu’il arrive et ont reçu les soins standards validés par la science” , faux, car ces soins n’ont pas été effectué et validé sur des malades covid-19 comme vous le souhaitez, “ramdomisé en double aveugle contre placébo”, je ne trouve aucune trace de ces résultats ? Je le répète : pour le covid-19 et pas pour une autre infection touchant les poumons.
    Cordialement

    1. Bonjour Jean-Michel,

      Laurent Mucchielli n’est pas indépendant dans cette affaire, il a un parti pris assez marqué pour DR et son équipe, ainsi que ces méthodes qu’il défend beaucoup. C’est son droit et je le respecte.

      Mais plusieurs équipes de recherches internationales ont publié des RCT de bon niveau, voire de très bon niveau, qui produisent un excellent niveau de preuve. Nous avons pu tester l’HCQ avec ou sans AZT, en phase précoce, en prophylaxie, avant ou après symptômes, sans résultat probant jusqu’ici. Mon intime conviction est qu’il y a probablement un effet de l’HCQ mais que celui est tellement faible qu’il ne ressort dans aucune étude, aucune analyse statistique. La faute également au sous-dimensionnement des études, mais cela indique que l’effet est extrêmement faible. Ce qui me fait personnellement douter de la pertinence clinique.

      Vous savez, parfois, malheureusement nous n’avons rien à offrir aux patients. Nous l’avons vu avec le maladie d’Alzheimer et les traitements autorisés avec des “bénéfices” statistiques mais cliniquement insignifiants mais qui exposent à des risques. Les autorités de santé ont pris la décision de ne plus rembourser ses médicaments, et de laisser ces personnes sans solution thérapeutique… car aucune solution thérapeutique existe. C’est triste en enrageant mais c’est ainsi.

      Pour les soins standards, je ne parle pas des soins standards contre le Covid-19 mais contre ce type d’affection respiratoire et pulmonaire. On sait comment les prendre en charge et c’est principalement des prises en charge symptomatique non spécifique.

      L’essai clinique Hycovid a été arrêté après 28 jours de traitements HCQ/placebo sans montrer d’effet sur les hospitalisations, sur les intubations, la clairance virale ni sur la mortalité. 28 jours, c’est relativement standard et plutôt pas mal. N’oublions pas que l’étude de Gautret (équipe DR) a duré seulement 6 jours et que l’étude très positive de Lagier (équipe DR) sur 3000 marseillais s’est articlé autour de 10 jours. Donc Hycovid a bien un pas de temps qui me semble suffisant pour montrer un bénéfice, mais cela n’est pas arriver malheureusement.

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