5 verres de lait par jour pour rester mince

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La nouvelle détonante du CERIN

Jeudi dernier je recevais dans ma boîte électronique un mail du Centre de recherche et d’information nutritionnelle (CERIN) m’annonçant que la consommation de produits laitiers réduisait la prise de poids sur le long terme.

Les nutritionnistes du CERIN, étude scientifique à l’appui (1), nous indiquent que les consommateurs de trois produits laitiers ou plus par jour grossissait deux fois moins que les consommateurs d’un seul (ou moins) produit laitier par jour !

L’étude en question, qui a été publiée cette année dans l’International Journal of Obesity, a suivi plus de 3400 personnes durant 17 ans.

Cette étude ne s’arrête pas au simple bénéfice du lait sur la prise de poids. Le premier auteur de l’article, M. Wang du centre de recherche en nutrition humaine sur le vieillissement, démontre également que les consommateurs de trois produits laitiers ou plus par jour avaient une augmentation du tour de taille 15 % plus faible que les petits consommateurs.

Finalement, les nutritionnistes du CERIN concluent que « le calcium joue un rôle favorable sur le contrôle pondéral » et que « la consommation des produits laitiers et notamment des yaourts pourrait y être lié. »

Voici des résultats qui paraissent intéressant au premier abord, mais qui soulèvent dans la foulée de nombreuses questions…

Qui paye qui ? Avons-nous affaire à de la bonne science ? Que disent les autres scientifiques sur ce sujet ?

Partons en guerre contre l’industrie laitière. On va dépiauter cette étude, et regarder objectivement le paysage scientifique qui a traité ce sujet.

La grosse limite de mon analyse

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas accès à cette publication scientifique. Malheureusement, je n’ai trouvé aucune source qui propose gratuitement le téléchargement de l’article.

J’ai contacté M. Jacques, l’un des auteurs de l’article et désigné comme le correspondant officiel, afin qu’il me transmettre gracieusement son étude. Je n’ai reçu aucune réponse.

Ma critique sera donc limitée aux seules informations glanées dans le résumé, et par-ci par-là sur le net, avec toutes les limitations que cela impliquent.

Cependant, vous allez voir que ce n’est pas si problématique que cela, et qu’au final, on retrouve de manière récurrente les mêmes biais (questionnaires, conflits d’intérêts, etc.) que j’ai déjà mis en exergue auparavant.

Quelles sont donc les principales limites de l’étude de M. Wang de l’université de Tuft à Boston ?

Une étude « pro-lait » ? Mes critiques

C’est triste à dire, mais comme toutes études scientifiques, celle-ci compte des biais, des limitations, des pistes de réflexions qui tempèrent les résultats et les conclusions des auteurs.

1er  point : C’est une étude prospective avec toutes les contraintes que cela implique.

Une étude prospective se propose de suivre pendant une durée assez longue (généralement entre 5 et 20 ans) un très grand échantillon (généralement 500 personnes jusqu’à plus de 15000 !) d’individus et de corréler entres elles les variables d’intérêts.

Dans le cas de notre étude, ce sont plus de 3400 personnes qui ont été suivi pendant 17 années, avec des mesures du tour de taille et du poids en fonction de la consommation de produits laitiers.

Justement. Cette consommation de produits laitiers a été établie à travers des questionnaires sur les habitudes alimentaires (Food Frequency Questionnaire en anglais) à 4 reprises sur 17 ans.

En plus d’être imparfait, car oui, on surestime bien souvent les aliments avec de bonnes auras diététiques (légumes, fruits…) tandis que l’on sous-estime les aliments avec les mauvaises auras diététiques (charcuteries, glaces…), ces personnes suivies devaient se souvenir (à 4 reprises) de leur alimentation des 4 dernières années !

Denise Minger, qui est devenue célèbre pour son attaque très argumentée du rapport Campbell, pointait déjà du doigt les biais majeurs de ces questionnaires, qu’elle qualifiait de « test de mémoire surhumain » qui nécessitait une « honnêteté digne d’un saint ».

Je critiquais en juin dernier un article du même gabarit (de la prestigieuse école de santé publique de Harvard), dans lequel les questionnaires ont été soumis tous les ans aux individus suivis.

Imaginez tous les 4 ans ? Vous souvenez-vous de votre consommation de lait demi-écrémé du mois de mars en 2010 ? Si oui, vous devez être Superman !

Malheureusement, je n’ai pas accès à la méthodologie exacte de l’étude et je ne pourrais dire si il y a des bizarreries dans les critères choisis, les conditions d’exclusions (comme je le démontrais ici, avec des végétariens qui pouvaient manger de la viande !) ou autres.

Une autre limite majeure de cette étude, et la dernière que je vais vous détailler, concerne les conclusions des auteurs. Les auteurs ne peuvent tirer aucune conclusion de cause à effet entre la consommation de produits laitiers et le poids et le tour de taille.

Les auteurs ne peuvent qu’émettre une association (et encore, faut-il que les résultats soient significatifs) positive entre la consommation de lait et la perte de poids ou de tour de taille. Il convient de mener des études supplémentaires (comme des essais cliniques randomisés) afin de valider sérieusement ces hypothèses.

2ème Point : Des rations américaines 1.5 fois supérieures aux nôtres

L’étude de notre équipe américaine a comparé des niveaux de consommation de produits laitiers en termes de ration, mais avec des rations américaines et non françaises.

Quand un américain ingérera 3 produits laitiers dans la journée, un français devra en ingérer 4 ou 5 !

D’une certaine manière, je trouve que l’équipe de nutritionniste du CERIN incite indirectement les français à consommer jusqu’à 5 produits laitiers par jour pour éviter de prendre trop de poids ou de tour de taille (et retrouver ainsi les résultats très encourageant chez nos amis outre-Atlantique) !

3ème Point : Des auteurs payés par l’industrie laitière ?

Ah les conflits d’intérêts… C’est mon dada !

Malheureusement, la section « conflits d’intérêts » ne m’est pas accessible mais existe belle et bien pour notre étude.

En réalité, je n’aurais jamais parlé des conflits d’intérêts de nos auteurs si je n’avais pas lu de mes yeux un descriptif de l’étude par Google (vous savez le petit texte en dessous du lien recherché) qui mentionnait que messieurs Wang et Jacques (1er et dernier auteur de l’étude, les meilleures places) avaient été payés par l’industrie laitière.

Mais quel idiot je fus de ne prendre aucun screen shot ! Il va donc falloir me croire sur parole, et de toute manière, même en ignorant ce point, nous allons voir que cette étude est bien seule dans le paysage scientifique…

4ème Point : 100 g de moins, et par an, pour les gros consommateurs

Dans l’édito du CERIN, il y est écrit que les gros consommateurs de produits laitiers ont gagné 2 fois moins de poids que les petits consommateurs.

2 fois moins. Oui, c’est vrai. Mais si l’on prend les chiffres de l’étude, on remarque que les petits consommateurs (jusqu’à 1 portion US par jour) ont pris 200 g par an, tandis que les gros consommateurs (3 portions US) n’ont pris que 100 g par an.

Autrement dit, les américains qui consomment ½ litre de lait de plus aurait plus de chance de prendre moins de poids que les autres, 100 g en moyenne !

N’est-ce pas un résultat super encourageant ?

5ème Point : Zemel est cité à 3 reprises dans notre étude

Voilà un point intéressant. J’ai découvert lors de ma lecture du livre de Thierry Souccar « Lait, mensonge et propagande », qu’un scientifique américain, M. Zemel, adorait publier des résultats positifs du lait sur le contrôle du poids.

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Malheureusement pour M. Zemel, il se retrouve bien souvent seul à démontrer ces liens, et possède un brevet sur une méthode d’amaigrissement à partir de… calcium laitier. Par ailleurs, M. Zemel est financé quasi-systématiquement par la puissante industrie laitière américaine.

Là où je veux en venir c’est que citer Zemel dans une étude n’est jamais très bon signe car ces travaux sont disqualifiés d’office et biaisent fortement l’orientation des résultats et des conclusions. Ceci étant dit, peut-être que les travaux de Zemel sont critiqués dans l’étude mais comment savoir ?

Bien, je pense que j’ai déjà semé une belle graine (kokopelli ?) de doute avec les quelques critiques sur cette étude… Mais que disent les autres études scientifiques récentes sur ce sujet ?

La science désavoue notre équipe de Boston

L’étude la plus récente que j’ai pu trouver est une méta-analyse publiée en 2012 par une équipe de l’université des sciences médicales d’Iran (2).

Cette méta-analyse a repris les résultats des principaux essais cliniques randomisés (ceux-là mêmes qui permettent d’établir des liens de cause à effet) des dernières années.

Les auteurs ont séparés les essais cliniques en deux catégories :

  1. L’effet des produits laitiers sur le poids et la composition corporelle sans restriction calorique
  2. L’effet des produits laitiers sur le poids et la composition corporelle avec une restriction calorique

Dans le premier cas, les auteurs concluent que la consommation de produits laitiers ne conduit à aucun changement sur le poids et la composition corporelle des sujets. Ok, parfait point suivant.

En revanche, dans le 2ème cas, les auteurs trouvent un effet bénéfique des produits laitiers sur le poids, la masse grasse et sèche et sur le tour de taille.

Si on regarde de plus près le choix des essais cliniques randomisés de notre équipe d’Iran, on remarque que sur les 10 études retenues pour mesurer l’effet des produits laitiers sur le poids avec une restriction calorique, Zemel est cité 4 fois.

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Le fameux Zemel a réussi à intégrer la méta-analyse iranienne et l’on voit très facilement que ces deux premières publications (en 2004 et 2005) trouvent des résultats extrêmes, presque aberrants (-5.07 et -4.47) en faveur des produits laitiers.

Je pense très sincèrement que cette méta-analyse n’aurait trouvé aucun lien entre cette consommation de laitage et le poids si les études de Zemel (de mauvaises qualités et payées par l’industrie laitière) n’avaient pas été sélectionné.

Dans la catégorie sans restriction calorique (qui n’est pas significative pour rappel) on peut tout de même observer notre petit Zemel qui fait partie des deux études qui trouvent les plus faibles gains de poids avec les produits laitiers. Etrange… Je ne pense pas.

Soit. Il vous faut d’autres preuves ?

En 2011, une équipe de l’université de Sydney a réalisé une review (un bilan d’études scientifiques, sans analyse statistique), payée par l’industrie laitière australienne, qui n’arrive pas à démontrer un effet positif des produits laitiers sur le contrôle du poids (3).

Les auteurs concluent (au grand dam de l’industrie laitière australienne) que les résultats des études prospectives sur le rôle protecteur des produits laitiers sur le poids est  » suggestif mais sans cohérence « .

Bien entendu, Zemel est cité à 4 reprises dans cette review, et cela vous invites à prendre encore plus de pincette avec ces résultats.

Le CERIN : un sous-marin de l’industrie laitière ?

Au final, vous ne devriez pas être surpris que le CERIN, qui est en réalité une émanation officiel de l’industrie laitière française, fasse la promotion active d’une telle étude scientifique.

Sur le site officiel du CERIN, nous apprenons que cette plateforme est en réalité le « département santé de l’interprofession des produits laitiers » qui a pour mission « de délivrer aux professionnels de santé et de santé publique, ainsi qu’aux journalistes une information nutritionnelle complète et validée, sur le lait et les produits laitiers ».

Maintenant vous savez.

Conclusions et recommandations

Les produits laitiers, s’ils sont tolérés, peuvent parfaitement intégrer une alimentation équilibrée et saine qui participe au maintien d’un bon état de santé.

L’industrie laitière tente, et tentera, en permanence de trouver de nouveaux arguments (souvent scientifiques) pour augmenter notre consommation de produits laitiers.

Si un ou deux produits laitiers par jour sont sans conséquence sur la santé, trois à quatre produits laitiers (comme le conseille officiellement nos autorités sanitaires infiltrées par l’industrie laitière) peuvent présenter des risques non négligeables sur la santé.


Notes et références

  1. Wang, H., Troy, L. M., Rogers, G. T., Fox, C. S., McKeown, N. M., Meigs, J. B., & Jacques, P. F. (2013). Longitudinal association between dairy consumption and changes of body weight and waist circumference: the Framingham Heart Study. International Journal of Obesity.
  2. Abargouei, A. S., Janghorbani, M., Salehi-Marzijarani, M., & Esmaillzadeh, A. (2012). Effect of dairy consumption on weight and body composition in adults: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled clinical trials. International Journal of Obesity, 36(12), 1485-1493.
  3. Louie, J. C. Y., Flood, V. M., Hector, D. J., Rangan, A. M., & Gill, T. P. (2011). Dairy consumption and overweight and obesity: a systematic review of prospective cohort studies. Obesity Reviews, 12(7), e582-e592.

8 Commentaires

  1. Laurianne

    Très très bon article !
    Pour ma part je ne digère pas le lait de vache (à part transformé) du coup je n’en consomme que très peu (et toutes sortes de lait d’ailleurs).
    Mais j e trouve ça dingue d’utiliser le fait de pouvoir perdre du poids pour tenter à la consommation.
    L’autre jour une collègue a lu dans un magazine de santé et bien être une « étude » qui concluait que les femmes aux fesses plus imposantes étaient plus intelligentes (?!) que les femmes aux fesses plus petites »… Je te laisse imaginer le contenu…
    Les gens sont-ils tous aussi **** qu’ils croient n’importe quel article qui comprend le mot « étude » et donne quelques chiffres !
    Je suis ravie de rencontrer ici des personnes qui ont encore la tête sur les épaules :)

    1. Helene

      Tres interesante, l’etude qu’a trouve ta collegue. Est-ce que l’etude precise si cela fait une difference si c’est plutot les muscles fessiers ou plutot les depots de graisse qui contribuent a la taille des fesses? Tu pourrais aussi attirer son attention sur une etude qui est parue il y a quelques annees, selon laquelle, chez les chauve souris, il y avait une correlation negative entre la taille des testicules et la taille du cerveau, et lui demander si elle pense qu’une etude sur certains primates pourrait retrouver des resultats semblables.
      Enfin, une de mes collegues d’aerobic, black, se plaint regulierement de la taille de son posterieur (elle a le meme genre de physique que Claudia Tagbo): grace a ta collegue, je vais pouvoir lui remonter le moral!

      1. Olivier Ramirez

        J’avais lu un article sur cette étude farfelue, c’était bien de la graisse dont ils parlaient et non du muscle. Ils avaient parlé de stockage d’oméga 3 augmentant la quantité circulante dans le sang et vers le cerveau si mes souvenirs sont bons.

  2. Jean Charles WEBER

    Bravo Jérémy,

    Le détective privée de la santé naturelle à encore frappé par cet article extrêmement bien détaillé malgré le peux d’éléments en sa possession. Il s’agit là d’un véritable travail de recherche digne des plus grands journalistes d’investigation !

    Tous les moyens sont bons pour inciter les gens à consommer. Encore une de ces pseudos études payée par les lobbys du lait, c’est très clair.

  3. Alain

    Bonjour Jérémy,

    LE LAIT MATERNEL BIO.

    Une femme qui s’alimente dans les magasins BIO, Monoprix Bio, … est une femme biologique.
    Si elle donne naissance à un enfant elle sera une mère biologique, allaitera son enfant avec du lait biologique et aura des enfants biologiques.
    Elle pourra faire certifier ses enfants par un organisme indépendant.
    VRAI ou FAUX ?

    1. Des Livres A Lire

      Oui, on pourra la considérer « en conversion » (n’étant pas elle-même bio a la naissance), à condition toute fois d’accoucher hors maternité pour éviter les antibiotiques, vaccins, … administrés dès la naissance. Et dans 3 générations, on pourra parler de bio :-)
      Non, plus sérieusement, je ne consomme plus de produits laitiers depuis quelques années et il y a des évidences énormes qui vont dans ce sens. Bizarrement, mon asthme a disparu au même moment ! Et je ne suis pas un cas isolé.
      Les lobbies contrôlent notre alimentation, j’ai vu dernièrement sur Twitter une étude concluant que la bière ne faisait pas grossir… j’ai cherché les sponsors de l’étude … sans surprise, c’était la fédération des métiers de la bière ou un truc comme ça.

      1. Alain

        Un expert « indépendant » peut certifier n’importe quoi, il suffit de le payer.
        La preuve : les yaourts de la gamme Monoprix Bio portent le label AB certifié agriculture biologique. Ils sont fabriqués avec du lait de vaches cultivées, très probablement des vaches marseillaises car Marseille était la capitale de la culture en 2013.

        Le lait « bio » est une invention de l’industrie laitière. C’est un attrape couillon mais ça marche.

        Il y a 4 ou 5 ans je mangeais tous les jours un yaourt nature « bio » ou un petit morceau de feta car je pensais (et je ne suis pas le seul) que cela pouvait faire partie d’une bonne alimentation.
        J’avais 3 kilo à perdre que j’avais pris en quelques semaines en mangeant dans un bel hôtel de luxe où les serveurs tiraient la chaise pour que vous puissiez vous asseoir et où on était servi dans de grandes assiettes où il n’y avait presque rien à manger. Comme j’avais faim je me suis rattrapé avec des gâteaux secs de fabrication locale absolument délicieux : navettes, croquants aux amandes, … et des pommes. Résultat : +3kg.
        Je ne suis pas gros (IMC = 22,2 qui était passé à 23,2 ). J’ai mis 2 à 3 ans pour perdre 2kg en modifiant progressivement mon mode alimentaire.
        J’ai fini par supprimer totalement le yaourt nature « bio » quotidien et le petit morceau de feta.
        J’ai perdu ce dernier kilo en trois semaines ! J’étais tellement surpris que j’ai cherché à
        savoir pourquoi un tel résultat.
        Et six mois après, mon tour de taille a diminué de deux crans de ceinture sans variation de poids.

        C’est le sucre qui fait grossir !

        Ce que je ne savais pas :

        On appelle « sucres » les glucides simples composés d’une ou deux molécules : le saccharose, le fructose, le maltose, le dextrose, le lactose.

        Ces sucres qui sont très rapidement digérés, provoquent une élévation de la concentration de glucose dans le sang (de la glycémie).
        En l’absence de nutriments indispensables (vitamines, enzymes, oligoéléments, acides gras polyinsaturés, acides aminés) qui permettent à l’organisme de métaboliser le glucose en une infinité de molécules nécessaires à l’organisme, ces sucres simples obligent le foie à stocker cet excédent de glucose.
        L’excédent de glucose est stocké sous la forme de glycogène dans le foie et le surplus transformé en graisse (triglycérides) et stocké dans le ventre (dans les cellules adipeuses qui forment la graisse viscérale) et les fesses pour certaines personnes.

        Les plantes et végétaux sont composés majoritairement de glucides.
        Une mangue séchée est composée de :
        – glucides complexes: 81,2%
        dont 75,2% de glucides simples (sucres)
        – fibres (cellulose) : 5,2% (la cellulose est un glucide non comestible)
        – lipides (graisse ou huile végétale) : 0,8%
        dont acides gras saturés : 0,2% (l’acide palmitique, huile de palme est un acide gras saturé)
        – sel (sodium) : 8mg

        A ma connaissance, même en mangeant plusieurs kilos de mangues ce n’est pas le sucre des mangues qui fera grossir, car il y a dans la mangue des nutriments indispensables : vitamines, enzymes, oligoéléments, acides gras polyinsaturés, acides aminés qui permettent à l’organisme de métaboliser le glucose alors que dans un dessert sucré de seulement un kilo ou dans quelques litres de soda, il n’y a que du sucre et aucuns nutriments indispensables qui permettent à l’organisme de faire autre chose que de stocker le glucose sous forme de graisse.

        Le lait et les produits laitiers :
        Le lait contient 49g par litre de sucre, du lactose qui n’a pas de goût sucré comme le saccharose (le sucre de table).
        Les yaourts natures, le lait et tous les produits laitiers contiennent naturellement du sucre (49g/l) et pour les personnes qui le digèrent, le lactose est réduit en glucose et en galactose dans les intestins.
        Le lait stérilisé à haute température ne contient aucuns nutriments indispensables qui sont détruits dès qu’ils sont portés à une température supérieure à 45°C.

        Et aussi l’amidon :
        L’amidon est la forme de stockage du glucose par les plantes. L’amidon est un polymère de glucose. L’amidon n’est composé que de chaînes de molécules de glucose, c’est du sucre pur !
        La farine blanche de blé est composée à 75% d’amidon et 12% de gluten (les protéines du blé sont le gluten, de la colle ou glu)
        La farine blanche est composée à 75% de sucre !
        (La farine complète est de la farine blanche à laquelle est ajouté du son. La proportion de sucre, d’amidon est un peu plus faible)
        Les nutriments indispensables qui se trouvent dans le germe, la partie vivante du grain de blé sont enlevés pour que les farines puissent se conserver, pour éviter le rancissement des matières grasses qui se trouvent dans le germe et qui donneraient un mauvais goût à la farine. Ce germe est vendu par les meuniers aux laboratoires pour faire des compléments vitaminés.

        donc :
        Le lait, les yaourts, les produits laitiers contiennent naturellement 49g/l de sucre.
        C’était le yaourt nature « bio » et le petit morceau de feta qui m’empêchaient de perdre ce dernier kilo.

        L’OMS recommande de ne pas consommer plus de 50g de sucre ajouté par jour (3 cuillères à soupe).
        En fait l’organisme a impérativement besoin d’environ 50g de glucose par jour et la digestion de tous les glucides comestibles abouti plus ou moins rapidement au glucose.

        50g de sucre par jour, ça ne fait pas beaucoup et pourtant c’est suffisant.
        Cependant, et ce qui n’est pas dit, est qu’il ne faut pas oublier les sucres volontairement cachés : lactose dans les produits laitiers, amidon dans la farine de blé.

        Les premiers aliments industriels que j’ai supprimé progressivement mais totalement sur une période d’au moins deux ans sont le pain et le fromage.
        (Le fromage et le beurre ne sont pas des produits laitiers. L’industrie fromagère et l’industrie laitière cohabitent mais ne se mélangent pas)

        150g de gruyère = 1100kcal (mille cent, il n’y a pas d’erreur)
        150g de sucre = 585kcal
        150g de farine = 540kcal
        1 litre de lait = 640kcal

        Il paraît que 2000kcal par jour sont suffisantes !
        Il ne manque que les nutriments indispensables qui sont volontairement enlevés de tous les aliments industriels ou détruits dès qu’ils sont portés à une température supérieure à 45°C pour permettre la conservation de ces aliments qui n’ont de ce fait plus aucune valeur nutritive.

        L’industrie agroalimentaire produit des millions de tonnes d’aliments manufacturés, de lait, de produits laitiers, de fromages qui n’ont aucune valeur nutritive, et qui sont inadaptés à l’alimentation humaine et totalement inutiles.

        Une table des calories :
        http://www.nutri-site.com/dossier-dietetique-minceur–table-calories-aliments–4–53.html

        Note : le sucre c’est de l’énergie : avec le glycérol (ou glycérine) qui provient de la dégradation du glucose (sucre) à l’intérieur de l’organisme, on peut fabriquer de la nitroglycérine (de la dynamite).
        http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/glycerol

  4. Alain

    Un expert « indépendant » peut certifier n’importe quoi, il suffit de le payer.
    La preuve : les yaourts de la gamme Monoprix Bio portent le label AB certifié agriculture biologique. Ils sont fabriqués avec du lait de vaches cultivées, très probablement des vaches marseillaises car Marseille était la capitale de la culture en 2013.

    Le lait « bio » est une invention de l’industrie laitière.

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