Sommes-nous de Véritables Omnivores ?

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Prologue

L’étude du régime alimentaire de l’homme est une problématique très complexe. Nous avons un très lourd passé évolutif : 2.5 millions d’années pour le genre Homo et plus de 7 millions d’années pour nos plus lointains ancêtres.

Les problèmes de santé sont de plus en plus corrélés avec la dégradation progressive de notre alimentation. Nous sommes selon certaines personnes en train de faire « fausse route ». Notre régime alimentaire occidental est aujourd’hui remis en question, preuves scientifiques à l’appui.

Dans cet article je vous propose de décortiquer les arguments qui placent l’homme au centre d’un régime omnivore, carnivore ou herbivore.

Tout de suite, voici le sommaire de l’article:

  1. Les problématiques
  2. Qui sommes-nous ?
  3. Que sommes-nous ?
  4. L’alimentation, un problème de santé public ? 
  5. Qui vit le plus longtemps ? 
  6. Le régime occidental
  7. Le régime végétarien
  8. Le régime semi-végétarien
  9. Sommes-nous des herbivores (ou végétariens) stricts ? 
  10. Etude d’anatomie comparée
  11. Nous ne sommes pas des prédateurs
  12. La philosophie végétalienne
  13. Des arguments valables ? 
  14. Le cerveau humain, une « bête » de concours
  15. On mangeait quoi avant ? 
  16. Le régime paléolithique
  17. L’homme un véritable « adaptivore »

Les problématiques

Qui sommes-nous ? Que sommes-nous ? Au final l’espèce humaine c’est quoi ? Quel est notre héritage génétique et de qui provient-il ?

Qui sommes-nous ?

Incontestablement, nous sommes des êtres vivants, du genre Homo et de l’espèce Sapiens sapiens. Techniquement, nos descendants directs sont âgés de plus de 7 millions d’années. Je pense aux grands primates et aux grands singes qui ont peuplé la Terre jusqu’au paléolithique, il y a 2.5 millions d’années.

La communauté scientifique s’accorde pour dire que le genre Homo, donc nos descendants « hommes » les plus proches, sont apparus il y a 2.5 millions d’années, pendant l’ère du paléolithique.

Maintenant, vous savez que dans toutes les hypothèses scientifiques les plus fiables sur la nutrition et l’évolution de notre régime alimentaire se basent sur une période d’au moins 2 millions d’années.

Que sommes-nous ?

Des mammifères, bipèdes, avec des pouces opposables, des tribus et… des régimes alimentaires bien particuliers.

Il est d’usage de classer l’homme moderne comme un omnivore. C’est-à-dire que nous mangeons de tout, tout ce qu’on trouve, tout ce qu’on crée et tout ce qu’on nous propose.

Plus particulièrement, parler d’un régime omnivore veut dire : des fruits, des légumes, des oléagineux (graines et noix), du poisson, de la viande (rouge et blanche), des œufs, des racines, des tubercules, etc, etc.

Ensuite, il existe des carnivores stricts qui ne mangent que de la viande. Ce sont typiquement les grands félins et les rapaces qui, bien souvent, sont les espèces placées au sommet de la chaîne alimentaire. Les carnivores sont des prédateurs, des chasseurs qui doivent dépenser de grandes quantités d’énergie pour obtenir une récompense très calorifique, de la viande.

Au final, le dernier groupe est celui des herbivores. Je parle d’herbivorie pour le règne animal mais on parle de végétarisme pour l’espèce humaine.

Loin d’être simple, le végétarisme se divise en plusieurs sous-catégories en fonction des aliments interdits à la consommation. Dans tous les cas, les viandes et les poissons sont interdits. On trouve les végétariens « classiques » ou « ovo-lacto végétariens », les personnes qui mangent tout sauf poisson et viande. Ils peuvent donc manger des produits laitiers et des œufs.

Les ovo végétariens ne mangent plus de produits laitiers mais peuvent consommer des œufs animaux. C’est l’inverse pour les lacto végétariens qui ne consomment plus aucun œuf animal.

Le cas le plus extrême, c’est les végétaliens, qui ne mangent ni œufs, ni poissons, ni viandes, et aucuns produits laitiers.

L’alimentation, un problème de santé public ?

La dégradation de notre régime alimentaire est constamment pointée du doigt par les autorités de santé, par les médias, les journalistes, l’opinion politique et les associations de consommateurs.

Nous sommes aujourd’hui tous d’accord pour dire que notre alimentation est dégradée par de multiples facteurs, qui agissent selon des coefficients différents, quasiment impossibles à déterminer.

Voici quelques exemples de facteurs aggravants :

  • L’excès de protéines animales
  • L’excès de sel
  • L’excès de sucre (sucres simples, complexes, et artificiels)
  • Le manque de fruits
  • Le manque de légumes

Pour être complet, il est impossible et franchement malhonnête d’associer la dégradation de notre état de santé au seul fait de notre alimentation décadente. Certes, l’alimentation est un « méta facteur » important, mais le mode de vie est plus important encore (mais ce n’est pas le sujet de l’article). Quand je parle de mode de vie, je veux dire :

  • L’activité physique
  • Le tabagisme
  • L’alcoolisme
  • La pollution environnementale
  • Le stress physiologique ou psychologique
  • Etc

Aujourd’hui, nous avons assez de recul et d’analyses scientifiques pour tirer des conclusions sur un mode de vie. Certains de ces modes de vie, végétariens ou méditerranéens par exemple, démontrent bien souvent que leurs adeptes sont en bien meilleur santé.

Mais est-ce vrai ?

Qui vit le plus longtemps ?

Est-ce que le régime idéal existe ? Que dit les données scientifiques sur les « métas » régime alimentaire que peuvent choisir les différentes populations de la planète ?

Le régime occidental

Une très grande partie de la population mondiale est sous le régime « occidental ». Ce régime de type « omnivore » inclus toutes les catégories d’aliments, même les plus transformés par l’industrie agroalimentaire. Ce régime est très souvent associé avec un excès de protéines animales, de sel, de produits laitiers, etc. En fait, le régime « occidental » moderne collectionne les facteurs les plus aggravants pour notre santé.

Ce régime est typiquement celui des jeunes ados, qui fréquentent les « fast-food » et les snacks régulièrement. Mais également celui des adultes et des séniors, avec beaucoup de viandes rouges, des frites, des pommes de terre, peu de légumes et de fruits frais.

Le régime végétarien

Le régime végétarien au sens le plus large (ovo lacto) assure une meilleur espérance de vie, une meilleur santé, moins de risques cardiovasculaires, de maladies rhumatismales, d’allergies et bien d’autres.

Ce régime permet d’éviter les nouvelles viandes peu fréquentables, riches en graisse et en hormones, ainsi que les poissons carnassiers riches en mercure et les poissons d’élevage de faible qualité nutritionnelle.

En bref, le régime végétarien devient de plus en plus populaire et surtout de plus en plus justifié dans notre nouveau monde moderne du business et de l’agroalimentaire. Ce régime s’accompagne (comme tout régime) de carences, notamment en vitamine B12, que l’on retrouve dans les viandes rouges. Certaines personnes, et plus souvent les femmes menstruées, sont sujettes à des carences en fer.

UPDATE. Les végétariens sont-ils réellement en meilleur santé que nous, les omnivores ? La viande rouge est-elle dangereuse pour notre santé ? Je réponds en DETAIL à toutes ces questions dans un article où j’analyse 13 études sur le sujet. Attention, les conflits d’intérêts et les exagérations sont de mises. A LIRE ICI.

Le régime semi-végétarien

Probablement l’un des meilleurs au monde. Ce régime est un « combo », un mélange du végétarisme et du ‘carnivorisme’ (néologisme ?).

Ce régime malin est un mélange intelligent entre le végétarisme, beaucoup de fruits, de légumes, d’oléagineux, et le ‘carnivorisme’ pour ne manger que les poissons. De préférence, il faut manger les poissons non carnassiers pour éviter d’accumuler trop de mercure dans les chairs.

Sommes-nous des herbivores (ou végétariens) stricts ?

Qui peut répondre à cette question ? Les naturalistes ? Les anthropologues ? Les paléontologues ? Les physiciens ? Les botanistes peut-être ?

Il est bien difficile de répondre à cette question, car notre régime alimentaire a fortement évolué durant les derniers siècles et même durant la dernière dizaine de milliers d’années.

Etude d’anatomie comparée

Je viens de découvrir que de brillants chercheurs ont élaboré des théories sur le régime alimentaire optimal, originel que suivaient nos ancêtres et que nous devons donc suivre pour être en meilleur santé.

Les études d’anatomies comparées comparent (sans blague ?) les êtres vivants entre eux. Dans notre cas, on va comparer les herbivores (les ruminants, les gibiers, etc.) avec les carnivores (les grands félins, les rapaces, les grands prédateurs) ainsi que les omnivores (tous les autres ?).

Mais la suite  est plus intéressante encore. L’analyse fine des traits de caractères anatomiques révèlent notre régime alimentaire idéal. Nous retrouvons ainsi comme caractères :

  • La dentition
  • La mâchoire, la bouche et les muscles faciaux
  • Le système digestif
  • Les ongles

Ce document référence l’ensemble de ces comparaisons entre espèces carnivores, herbivores et omnivores.

Sans rentrer dans les détails, l’homme, Homo sapiens sapiens est un herbivore strict, mais n’y voyez rien de péjoratif, nous ne mangeons pas d’herbe non plus !

Je vous résume les arguments majeurs de la théorie sur l’herbivorisme humain :

Notre dentition n’est pas adaptée pour découper des morceaux de viandes durs et difficiles à extraire des animaux. Nos dents, plutôt plates (molaires) et peu tranchante (canines et incisives) ne nous permettent pas de retirer efficacement la viande des cadavres pour la manger.

On retrouve ces mêmes caractères chez tous les herbivores alors que les grands carnivores sont bien réputés pour posséder des dents tranchantes, bien aiguisées et mortelles !

Nos muscles faciaux et notre mâchoire seraient idéalement constitués pour mastiquer longuement des aliments, de type mous, comme des fruits et des légumes. Nous retrouvons également ces caractères chez tous les herbivores. A l’inverse, les carnivores ont peu de muscles faciaux car ils avalent des morceaux entiers de chair animale et n’ont nul besoin de mastiquer longuement leur nourriture.

Notre système digestif est également adapté à l’herbivorisme car il est long. Cette longueur permet de digérer l’ensemble des éléments présents dans les végétaux pour en extraire un maximum de nutriments. Chez les carnivores et les omnivores, le tube digestif est plus court pour évacuer plus rapidement la viande qui peut putréfier et macérer. Nous disposons également d’enzymes dans notre salive pour faciliter la digestion des sucres contenus dans les végétaux alors que les carnivores n’en possèderaient aucune.

Finalement, même nos ongles révèlent notre nature herbivore car les carnivores possèdent des griffes acérées et tranchantes pour réaliser leurs actes de prédation et découper plus efficacement les morceaux de viandes. Nous sommes donc des herbivores par nature, car nous avons des ongles plats inutiles pour la chasse (et donc la viande) et ressemblant à ceux des ruminants et autres herbivores (sabots émoussés, etc.)

Nous ne sommes pas des prédateurs

La résultante de cette théorie est que nous ne sommes pas des prédateurs. Nous ne chassons pas les autres animaux, mais nous pouvons par contre faire les charognards.

Je cite un passage d’un article sur la toile qui dit ceci :

«L’être humain n’est pas un prédateur : il n’en a ni la force physique, ni la vitesse de déplacement, ni les longues canines tranchantes, ni les griffes acérées… »

Cela est bien vrai. L’homme est plutôt lent, notre force physique n’égale pas la puissance d’un tigre ou d’une lionne et nos ongles plats ne rivaliseront jamais avec les griffes cauchemardesques des panthères ou des ours.

La philosophie végétalienne

Les végétaliens ont bien souvent une philosophie de respect pour les autres animaux. On ne mange pas les œufs, les poules, les poissons, le lait issu de la vache et même le miel issu du travail des abeilles. En bref, aucun aliment provenant d’un animal ou issu du travail d’un animal.

Il faut remettre l’homme à sa place dans la chaine alimentaire. Nous ne serions pas adaptés à la consommation de viandes, ou de poissons.

Des arguments valables ?

Petit rappel : notre système digestif, notre mâchoire, nos dents, et même nos ongles confirment d’après les études d’anatomie comparées que nous serions prédisposés à la consommation exclusive de végétaux.

On peut se poser quelques questions : est-il pertinent de réaliser une étude d’anatomie comparée pour déterminer, théoriquement, notre régime alimentaire idéal ?

Est-il bien pertinent de comparer l’espèce humaine avec les autres espèces du règne animal ? L’espèce humaine est si particulière, et si complexe qu’elle est finalement incomparable avec d’autres espèces.

Au lieu de comparer les espèces entres elles, pourquoi ne pas étudier l’homme uniquement, et à la lumière de l’évolution ?

Dans le cas de notre mâchoire et de notre dentition, nous avons trois dents différentes, spécialisées dans un rôle précis. Nos incisives nous permettent d’arracher, d’extirper divers aliments disponibles, comme la viande et les légumes coriaces. Nous avons également des canines, peu acérés, pour compléter le déchiquetage des aliments. Finalement, nos molaires malaxent et broient les différents morceaux pour former un bol alimentaire idéal pour la suite de la digestion. Notre mâchoire n’est pas la plus puissante du règne animal, mais la pression exercée est suffisante pour broyer et découper tout ce qui se trouve à portée. Exception faite pour les os, trop solides.

La théorie la plus surprenante est celle concernant la longueur de notre intestin. Celui-ci est très long, comme nos cousins, les grands herbivores. Il y aurait donc une corrélation directe entre la taille des intestins par rapport au corps et au régime alimentaire ? Difficile de le concevoir.

Au-delà des comparaisons anatomiques et des hypothèses que l’on peut en retirer, pourquoi notre espèce ne dispose-t-elle pas d’ongles acérés ? Pourquoi n’avons-nous pas des dents aiguisées comme des rasoirs ? Avons-nous réellement besoin d’être des « bêtes » de course comme les grands félins pour survivre ?

Il est évident que l’homme dispose de traits particuliers, certes peu avantageux et comparables à ceux des herbivores, mais nous disposons d’un autre avantage…Un cerveau ultra développé (comparé aux autres espèces).

Le cerveau humain, une « bête » de concours

L’être humain possède des capacités physiques très modestes, mais il possède une forte sociabilité et des capacités cognitives hors normes.

L’homme ne possède pas de griffes acérées mais il a réussi à tailler des outils, des lances tranchantes, qui décuplent la puissance d’attaque d’un homme. Il est également lent à la course, mais il a su développer des pièges passifs pour capturer toutes sortes de proies et utiliser des actions groupées (avec les tribus ou les familles) pour attraper des proies énormes et beaucoup plus puissantes que nous.

Opportuniste à souhait, nous sommes curieux de tout ce qui nous entoure et à l’image des ours, nous utilisons les ressources ponctuelles de sucres fournis par les abeilles.

La diversité de notre dentition reflète magistralement la diversité de notre régime alimentaire. Nous sommes des êtres polyvalents par excellence. Il est bien difficile de penser qu’avec nos capacités cognitives énormes, nous limitions nos proies aux seules plantes, fruits et tubercules facile d’accès.

On mangeait quoi avant ?

D’une part, nous avons des caractéristiques physiques clairement « herbivores » :

  • Des ongles plats (inutiles ?)
  • Des dents peu tranchantes
  • Un système digestif long (sérieusement ?)

D’autre part, nous compensons ces capacités physiques par des capacités intellectuelles puissantes et une forte cohésion sociale :

  • Chasse en groupe
  • Piégeage
  • Opportunisme exacerbé

Cependant,, au lieu de comparer (plutôt inutilement) les différentes parties anatomiques des espèces, ainsi que les capacités cognitives, pourquoi ne pas simplement regarder les données historiques, obtenues par les paléoanthropologues et les historiens ?

Le régime paléolithique

2.5 millions d’années de coévolution entre l’homme et les autres êtres vivants sont suffisants pour attester de notre régime alimentaire idéal.

Les données historiques, floristiques, faunistiques et anthropologiques ont permis d’établir un régime alimentaire « type » du genre Homo.

  • Des insectes : sauterelles, grillons, chenilles, larves, guêpes, etc.
  • Des œufs d’oiseaux et de tortue
  • Des petits animaux : escargots, bulimes, grenouilles et reptiles.
  • Des petits et grands gibiers : faisans, cailles, lièvre, bison, renne, daim, etc.
  • Des oléagineux (des noix, noix de cajou, des amandes, etc.)
  • Des abats
  • Des fruits de mers et des poissons : des mollusques, des crustacés, des anguilles et des poisssons gras.
  • Des fruits, des légumes, des baies, des épices et des fleurs sauvages.

L’homme un véritable « adaptivore »

Il est bien difficile de conclure un tel article. Mais j’ai retrouvé le terme « adaptivore » sur le net, et il me semble très bien adapté pour l’homme moderne.

Nous avons des caractéristiques physiques définies (dent, système digestif, etc.) qui opèrent idéalement selon le régime paléolithique. Cependant, aujourd’hui le fait même de consommer de la viande rouge met notre santé en péril à cause des nouvelles méthodes de production industrielle qui dégradent fortement les qualités nutritionnelles.

Il en va de même pour les poissons et certains fruits et légumes gavés de pesticides et d’intrants. Au final, nous devons nous adapter à toutes les contraintes que notre société de consommation nous impose.

Toutes les illustrations sont libre de droits, et proviennent du site de partage d’image:
http://www.morguefile.com/

130 Commentaires

  1. oim

    Quelques remarques :
    -La carence en B12 n’est pas liée au végétarisme mais au végétalisme. C’est une théorie qui dit que le végétalisme sur le long terme fait perdre trop de B12 et provoque des problèmes, des études ont par contre prouvé qu’il n’y a pas de baisse significative de B12 car nous sommes capables d’en produire assez.
    Ne jamais oublier non plus qu’un végétarien a moins besoin de fer et de vitamines pour se constituer et puise moins dans ses réserves de calcium et que doser quelque chose dans le sang doit toujours s’accompagner d’une connaissance parfaite de l’utilisation qui en est faite par notre corps selon notre régime.

    -Vous dites « Il y aurait donc une corrélation directe entre la taille des intestins par rapport au corps et au régime alimentaire ? Difficile de le concevoir.  »
    C’est pourtant exactement le cas, c’est prouvé et reprouvé, qu’est-ce qui vous fait dire que ce ne serait pas le cas ?

    -Dans certains commentaires je vois encore et toujours parler d’herbe quand on parle d’herbivore. Il faut rappeler, comme vous l’avez fait, que ça englobe absolument tout ce qui n’est pas de la chaire animale : céréales, légumes, fruits etc. etc.
    La peur du manque de protéines est aussi encore très ancrées. Mais tout le monde mange en moyenne 2 fois trop de protéines tous les jours.
    Là encore il faut rappeler que l’important ce sont les acides aminés essentiels et qu’un régime végétarien normal, c’est à dire pas un plat de pâtes au beurre ou de frites mais du riz et des lentilles par exemple donne une meilleure association d’acides aminés essentiels que la viande (qui en propose certes en plus grosse quantité) et surtout n’apporte rien de ce qui est mauvais dans la viande.
    On rappellera aussi à ceux qui pensent que les body-builders mangent normalement que c’est faux. Ils mangent des quantités astronomiques + prennent des suppléments, tout ça même s’ils mangent de la viande. Un athlète végétarien ou végétalien pourra en faire de même, les exemples ne manquent pas, tout comme les végétariens de naissance devenus de grands intellectuels.
    J’en viens enfin au cas de l’écrivaine végétarienne redevenue omnivore, prendre le cas d’une personne n’a rien de scientifique. Je pourrais prendre le cas d’omnivores faiblards, toujours malades, qui sont devenus végétariens pour se sentir mieux. L’important ce sont les preuves scientifiques et statistiques.
    Signé un végétarien de naissance âgé de 34 ans, dans les 3 premiers de sa classe tout au long de ses études et toujours parmi ceux qu’on choisit en premier quand on fait des équipes ;)

    1. Pierre

      Un bon lien sur la B12:
      http://avis.free.fr/vitamineB12.htm

  2. Olivier Ramirez

    C’est totalement faux, nous ne sommes pas capables d’en produire assez et ce que les rares études faites montrent c’est que le végétarisme tout comme le végétalisme en l’absence de supplémentation conduit bien à un déficit qui mènera à une carence qui peut apparaitre après de longues années.

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12816782
    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12417096

    « Tout le monde mange en moyenne deux fois trop de protéines », j’aimerais vraiment savoir d’où vient cette affirmation si ce n’est que vous la sortez tout droit de votre « chapeau » comme on dit ? Parce que devant ce genre d’affirmation il faut aussi savoir sur quelle base on peut affirmer ça et donc savoir quelle est la quantité des protéines dont nous avons besoin, là aussi il y a débat.

  3. seb

    Il manque un argument anatomique en défaveur du végétalisme comme mode d’alimentation naturelle chez l’humain :
    – les yeux des humains sont positionnés parallèlement sur la face de la tête comme les prédateurs pour avoir une vision croisée des yeux, plus précise, contrairement aux herbivores qui en tant que proie doivent avoir une vision la plus large possible, ces derniers ont donc leurs yeux positionnés à l’opposé l’un de l’autre sur les cotés de la tête.
    Je sais si je me suis bien fait comprendre…?

    1. Jafleur

      Contrairement aux herbivores comme le gorille, par exemple? ;)

    2. Pierre

      Les primates ont les yeux sur la face, et nous en sommes nous aussi. Et la majorité des d’entre eux ont une alimentation strictement végétale.
      Les yeux sur la face ont un rôle autre qu’une aide à la prédation, comme les canines ne sont pas forcément faites pour croquer des proies, auquel cas, l’hippopotame serait le plus grand prédateur terrestre.

  4. Jacques TURCHET

    Bonjour,

    A la lecture de tous ces commentaires, je constate une fois de plus que la nutrition humaine est un sujet très compliqué car par notre hérédité nous avons tous des origines différentes et nous avons hérité des coutumes alimentaires de nos ancêtres. Ces coutumes se sont transmises au fil des années pour ne pas dire des siècles avec leurs avantages et leurs inconvénients qui se sont encore amplifiés au fil des années avec les différentes religions et coutumes idéologiques.
    Dans cette grande nébuleuse qu’est l’alimentation humaine, une grave erreur est encore venue se rajouter au programme c’est la politique économique et c’est bien la pire de toutes car seul le profit compte peu importe la santé des populations. Pour arriver à mettre sur le marché des denrées alimentaires obtenues par les moyens les plus rentables mais aussi les plus destructeurs des substances nutritives, les lobbies de l’agroalimentaires ne reculent devant rien à grand coup de publicité tapageuses qui, je dois le reconnaître sont admirablement bien conçues pour séduire les consommateurs. Les grands lobbies de l’agroalimentaire se sont entouré de scientifiques qui inventent sans arrêt de nouveaux produits dont ils défendent les vertus X,Y,Z mais très souvent la vérité est tout autre. Je ne pense pas que la vérité se trouvera en s’enfermant dans un laboratoire derrières des microscopes et autre appareils d’analyses de plus en plus sophistiqués qui ont leur utilité bien entendu mais c’est l’application que nous en faisons qui est discutable car on voudrait faire mieux que le plus grand laboratoire du monde: La nature. La nature est un merveilleuse école qui noue enseigne la vérité par l’observation et le respect de ses lois fondamentales mais nous n’avons pas la l’humilité et la sagesse d’étudier cette science car notre orgueil est bien trop grand. Pour pouvoir engranger le plus de revenus possibles les lobbies de l’alimentation ont aussi fait appel à la chimie qui leurs fabrique tout un arsenal de produits de synthèse pour colorer, parfumer, conserver, transporter, améliorer les rendements agricoles et j’en passe car la liste est longue, c’est ce que l’on nomme: Agrochimie.
    Avec tous ces tripatouillages, les aliments originels sont dépouillés de leurs substances vitales, perdent leur valeur nutritionnelle car ils sont carencés et dévitalisés, trop gras, trop salés, remplis d’additifs de synthèses qui peuvent devenir pathogènes dans le temps mais qui s’en préoccupe vraiment. Je ne vais pas me lancer dans un cours de physiologie métabolique car ce n’est le but de ce modeste commentaire.
    Malgré toute notre science, nos laboratoires de recherche, nos appareils de mesure et d’analyses, qui peut être affirmatif en matière de nutrition humaine, nous connaissons la science des calories, des glucide, lipides, protides, des dépenses énergétiques quotidiennes, nous connaissons les vitamines, les minéraux, les métabolismes mais pas encore complètement car nous découvrons encore chaque années mais qui se préoccupe de la force vitale d’un aliment, cette force qui nous donne la santé, qui en parle vraiment car c’est peut être par cette voie qu’il faudrait aller. Qui parle vraiment de la spécificité alimentaire, c’est à dire consommer des aliments spécifiques à notre physiologie digestive, favorisant les métabolismes et ne laissant que des résidus métabolique facilement éliminés par nos émonctoires, seules les écoles de naturopathies et d’hygiénisme en parlent avec les facultés et universités de médecine naturelles légales dans certains Pays mais qui n’existent pas en France bien entendu cela se passe de commentaire.
    La science nutritionnelle ne doit se borner uniquement dans l’étude des aliments, des métabolismes, des besoin en glucides, lipides, protides, vitamines, minéraux et des régimes relatifs à certaines pathologies, elle doit y incorporer l’anatomie et physiologie comparée, les tempéraments, les groupes sanguins, la morphologies, les différentes méthodes de cuissons des aliments avec leurs avantages et leurs inconvénients, la réactions de chaque tempéraments et groupes sanguins avec tel ou tel aliment ceci est très important, à ce jour, je ne connais pas un tel programme en France.
    En ce qui concerne la viande, devons nous en manger ou pas, je ne vais me lancer dans la polémique habituelle, ce n’est pas mon but, je ne donnerai que mon point de vue d’après mon expérience pratique.
    La première des chose doit commencer par une question philosophique: Avons nous le droit d’assassiner les animaux pour se repaître de leur cadavre, cette réponse appartient à votre conscience uniquement, c’est vous seuls qui avez cette réponse.

    La deuxième chose c’est l’anatomie et la physiologie digestive comparées, je ne vais pas en faire un cours ici, il y suffisamment de documents pédagogiques sur le sujet sans y revenir ici

    La troisième chose c’est d’apprendre les bases de la biochimie digestive, c’est sans doute la phase la plus difficile pour ceux qui n’ont des bases élémentaires de chimie mais ce n’est pas impossible.

    Personnellement, je pense que la viande n’est pas un bon aliment pour l’humain, mais attention se gaver d’aliments hydrocarbonés comme les céréales qui produisent des résidus métaboliques colloïdaux qui encrassent notre organisme reste aussi néfaste que la consommation de la viande, notre anatomie digestive n’est pas celle des granivores.

    Pour arrêter de manger de la viande, il ne suffit pas de lire quelques ouvrages relatifs au végétarisme et de se lancer sans réfléchir dans cette voie, on ne devient pas végétarien d’un coup de baguette magique, il faut d’abord savoir si nous sommes capables de se remettre en question et être convaincu de ce que ce changement va apporter car il ne se fera pas sans problème pour commencer. Il faudra également tenir compte de votre état de santé, de vos pathologies passées. Il ne faut pas tomber dans des enseignements sectaires car ils sont nombreux croyez moi.

    J.TURCHET

    1. Alain Ternaute

      Bonjour,

      J’aimerais rebondir sur cette question que vous posez :
      « Avons nous le droit d’assassiner les animaux pour se repaître de leur cadavre ? »

      Celle-ci m’apparaît bien étrange une fois avoir déploré le manque d’observation de la nature de la part de notre société. On le sait, il existe quantité d’animaux qui consomment de la viande sans se poser votre question. Sans ces animaux, l’équilibre naturel serait rompu en même temps que ce que l’on appelle la fameuse « chaîne alimentaire ».
      Mais il n’y a pas que les carnivores qui mangent de la viande. Les animaux omnivores aussi se voient encore souvent manger des cadavres et même des animaux vivants.

      En prenant ceci en compte, votre question revient à se demander :
      « Avons nous le droit de faire comme les animaux qui mangent de la viande ? »

      [ Notez que je remplace ici votre mot par celui de « viande », car je trouve malhonnête d’utiliser le mot « cadavre » : entendant par là que nous serions des mangeurs de viande pourrie.
      Au-delà d’une certaine maturation (appellez-la « faisandage » si vous voulez), la viande devient « cadavérique » et c’est, il me semble, précisément à ce moment où l’on cesse de la consommer. ]

      Mis à part cela, je rejoins en totalité votre avis, que j’estime plein de bon sens.

      1. Jafleur

        À vrai dire, le mot «cadavre» réfère au corps d’un animal, humain ou non, privé de vie. Ce qui est bien le cas du corps de l’animal tué en vue de servir de viande, fut-il encore chaud… ;)

        http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/cadavre/12016?q=cadavre#11861

        1. Alain Ternaute

          Merci pour la correction. :)

  5. Jacques TURCHET

    Bonjour,
    Alain, il ne faut pas confondre les animaux carnivores qui ont un systèmes digestifs fait pour cela, c’est cela que personne ne veut comprendre mais je ne vais pas rentrer de nouveau sur ce sujet. Une chose aussi à méditer, les animaux carnivores tuent uniquement pour manger mais pas pour faire du commerce comme nous le faisons, s’enrichir par l’assassinat des animaux et indigne et dégradant. Les animaux carnivores ne mange pas la viande par gourmandise pour festoyer comme nous mais pour survivre uniquement cela fait déjà une grande différence. Les animaux carnivores mange la viande crue et non cuite comme nous le faisons, cuite c’est un aliment dénaturé car la cuisson flocule les ,protéines ce qui augmente encore les résidus métaboliques acides et agressifs pour nos tissus et nos organes, cela aussi est difficile à faire comprendre. Les arguments en faveur de la viande sont commerciaux uniquement. Ce que nous faisons subir aux animaux nous rabaisse à l’état sauvage tout simplement.

    Vous l’air d’être choqué par le qualificatif de c

    1. Alain Ternaute

      Donc, selon ce que vous écrivez, pour éviter d’être complices d’un commerce assassin indigne et dégradant, cela passe par manger pour survivre. Je ne crois pas que manger par plaisir soit indigne et qu’il soit plus moral de le faire dans un unique souci de survie.
      Je me demande aussi pourquoi vous voyez dans le fait de manger un aliment qui vous repousse soit de la gourmandise et de la festivité, et dans le fait de manger un autre aliment, de la survie…

      Je me suis effectivement trompé sur le terme de « cadavre », et m’en excuse. En revanche, je reste sur mon opinion : le terme n’est pas adéquat pour parler d’alimentation. En science, on ne dit pas d’un vautour qu’il se nourrit de cadavres, mais plus communément de viande. Le mot ne me choque pas (je sais très bien qu’il s’agit de chair animale morte), c’est son emploi qui me paraît trop orienté pour être honnête.

      Pour ce qui est de l’anatomie des carnivores aussi : évidemment qu’il y a une différence anatomique, est-ce que pour vous ça excuse le fait de tuer pour manger ? Ensuite, je l’ai écrit : il n’y a pas que les carnivores qui mangent de la viande. Les animaux omnivores aussi se voient encore souvent manger des cadavres et même des animaux vivants. Et non-pas par besoin de survie seulement, mais visiblement par curiosité surtout.

      Amicalement.

  6. jacques TURCHET

    Bonjour,

    N’ayant pas pu terminer la réponse à Alain suite à un incident d’informatique, je vais la reprendre ici.

    Alain, vous avez été choqué par le qualificatif cadavre que j’ai utilisé dans mon précédent commentaire, j’en suis désolé mais un corps dont la vie à cessé n’est plus un corps vivant, c’est un corps mort donc bien un cadavre même si l’état de décomposition n’est pas encore perceptible. Dés la mort e l’animal le système immunitaire n’accomplit plus sa fonction, les bactéries, virus et microbes peuvent se développer librement et croyez moi ceci est extrêmement rapide en produisant des substance nocives pour notre physiologie. Les animaux carnivores consommes la viande sur place dés la mort de leur proie, non altérée par la cuisson sans matière grasse saturée ajoutée, sans condiments, ce sont les charognards qui finissent les restes en putréfaction et qui ont un système digestifs capables de neutraliser les toxines des chairs en décomposition.
    vous citez les viandes faisandées, voici encore une aberration de l’espèce humaine, comme si la viande n’était pas encore assez anti spécifique comme cela, il faut encore la rendre plus toxique en la laissant pourrir pour la consommer ensuite. Je pense qu’il quand même qu’il
    avoir l’esprit un peu dérangé pour en arriver à ce stade. Tous les animaux qui mangent ce type de viande on un tube digestif spécifique avec de puissantes glandes pour neutraliser les toxines cadavériques et les collecter et les évacuer avec les excréments par une fonction bien spécifique à ces animaux. Je pense avoir répondu à votre question simplement peut être mais je vais pas me lancer dans un cours d’anatomie et de physiologie digestive dans un simple commentaire ce n’et pas le but.

    J.TURCHET

  7. Riton

    Dans l’étude de l’alimentation de nos ancêtres, vous avez oublié le cannibalisme. Est-ce légitime de manger de la viande humaine ? Quelle différence avec la viande animale ?

    Vous partez aussi du principe qu' »avant » les premiers hommes mangeaient de la viande, chassaient en groupe, etc. Mais c’est démontré où ça ? La science officielle sur le sujet, c’est la bible ? Quand on voit qu’on en est encore à piller la planète de pétrole pour satisfaire nos besoin énergétiques, à détruire notre environnement, et à se faire la guerre, je dis que notre science est à l’image de ces comportements préhistoriques. Nous sommes encore des petits enfants (terribles) incultes, et je n’ai aucune confiance dans les études scientifiques concernant les comportements des hommes il y a des milliers d’années.

    Qui vous dit qu’au départ l’homme ne cueillait pas des fruits, des noix, des feuilles ? C’est tellement plus pratique, et meilleur au goût. Et puis après il s’est mis à manger de la viande, avec des croyances débiles du genre « si je mange un tigre, j’aurai la force du tigre ».

    1. Alain Ternaute

      En résumé :
      Vous voulez dire que l’arrivée de la viande dans l’alimentation en préhistoire, serait tout aussi probablement d’origine superstitieuse, comme il en est de l’origine du cannibalisme ?

    2. sachan 2

      Les premiers ancêtres de l’homme ressemblaient à des lémuriens et mangeaient donc peut-être que des végétaux.Mais prendre réfèrence sur ce que mangeaient nos ancêtres pour savoir ce qui est bon pour notre santé n’a aucun sens car ils n’avaient aucune connaissance en alimentation !De plus,à quoi çà servirait de savoir s’ils mangeaient en omnivore si on constate a l’opposé que l’homme se porte mieux en étant végétalien !.

  8. Patrick Dumont

    vous nous dites « Notre système digestif est également adapté à l’herbivorisme car il est long », voilà un argument qui est un peu court ;)
    il ne faut pas considérer uniquement l’aspect anatomique mais aussi l’aspect fonctionnel

    – les ruminants sont doté d’un estomac à 4 compartiments, notamment la panse dont la flore digère la cellulose et produit la vitamine B12

    – les chevaux possèdent un cæcum très long où est digérée la cellulose et produite et assimilée la vitamine B12

    – les rongeurs possèdent également un cæcum très long, mais juste pour digérer la cellulose. la B12 produite par la flore n’est pas immédiatement disponible et les bestioles ne peuvent l’assimiler qu’en ingérant leurs selles

    – l’homme, lui, ne digère pas la cellulose, son cæcum est réduit à un vestige et comme le rongeur, sa B12 produite par la flore du colon n’est pas assimilable: comment peut-on affirmer que son système digestif est adapté à l’herbivorisme ?

  9. philppe

    La flore intestinale permet de différencier les individus
    De même qu’il existe des groupes sanguins, trois «entérotypes», ou signatures bactériennes intestinales, ont été identifiés par les chercheurs du consortium européen MetaHIT, coordonné par l’INRA et impliquant des chercheurs de l’INRA, du CEA, du CNRS et de l’université d’Evry-Val d’Essonne, ainsi que ceux de Danone et de l’Institut Mérieux. Ces signatures s’avèrent indépendantes de l’origine géographique d’un individu, de son âge ou de son état de santé. Elles sont principalement déterminées par l’abondance de certains types de bactéries mais aussi par leur potentiel génétique (c’est-à-dire par les fonctions que leurs gènes codent). Ces recherches, ouvrent de nombreuses perspectives d’applications dans le domaine de la nutrition et de la santé humaine. L’ensemble de ces résultats est publié dans l’édition en ligne avancée de la revue NATURE datée du 20 avril 2011.

    si cette étude est une base de réflexion valable … elle peut mettre tout le monde d’accord , car elle dit que chaque individu , est prédestiné, toute origine et parcours confondu a avoir tel ou tel régime …

    http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2165.htm

  10. Jean-Marie

    J’ai pas tout lu, mais quelle somme de connaissances contradictoires

    Un étudiant en médecine peut se contenter de vous lire attentivement ce que vous écrivez et de l’ordonner pour en tirer et soutenir une thèse, non ?

    Bravo à vous.

    Avec admiration

    Un végétarien par intuition depuis 1972
    mais aussi par solidarité et respect de la vie animale

  11. Vegan

    Il y a quelques points qui m’interpellent dans ces propos…

    Vous semblez expliquer que pour compenser des aptitudes physiques moindres, l’homme a développé des outils lui permettant de chasser… Comment faisait-il alors avant d’avoir découvert cela? Comment pouvait il chasser des proies aussi rapides avant ces inventions?

    Deuxième point qui m’interpelle, c’est cette phrase: « Est-il bien pertinent de comparer l’espèce humaine avec les autres espèces du règne animal ? L’espèce humaine est si particulière, et si complexe qu’elle est finalement incomparable avec d’autres espèces. »
    J’ai l’impression qu’il s’agit d’un point de vue humaniste, courant qui propage l’idée que l’homme se place naturellement au dessus de tout, dans l’Univers. Serait-ce vraiment objectif que de véhiculer des propos humanistes dans un article scientifique?

    Enfin, je crois que ce qui m’a interloqué le plus est cette phrase de conclusion: « Au final, nous devons nous adapter à toutes les contraintes que notre société de consommation nous impose. »
    Sans jugement aucun, je trouve malheureux que nous, êtres humains libres, devions nous plier aux directives intéressées de cette société de consommation. Si je regarde autour de moi, dans la rue, à la télé, dans les journaux, je voie que ce système est basé intégralement sur le chiffres, le rendement, et je pense que se plier à cela ferez de nous des esclaves incapables de se faire entendre.

    Pour finir, je dirais qu’avec toute la variété de végétaux qu’il existe en matière de fruits, légumes, céréales, graines et légumineuses, continuer à manger de la viande ou autres produits animales est vraiment inconscient quand on connaît l’impact écologique, humain, et moral. Pourquoi devrions nous continuer à exploiter et torturer des animaux alors que ça n’a strictement aucun intérêt et que c’est même préjudiciable? Si l’être humain se dit civilisé, il faudrait peut-être qu’il songe à écouter autre choses que ses pulsions gustatives et à les justifier par des recherches factices…

  12. sachan 2

    jérémy anso
    On a pas besoin de prendre model sur les australopithèques qui mangeaient de tout car ils ne savaient pas se nourrir !Leur nourriture servait juste pour la survie et ils n’avaient aucune connaissance en alimentation.Les végétaliens ont un argument que les omnivores ne peuvent pas contre-carrer qui consiste à dire que l’on peut vivre sans viande et que par conséquent ,on a le devoir moral et humanitaire de ne pas faire souffrir et tuer des êtres sensibles pour un motif de plaisir gustatif .Les animaux ont une motivation infiniment plus importante que ce plaisir gustatif qui àa pour but de ne ps souffrir et préserver leur vie.Alors pourquoi dites-vous qu’ils faut en consommer quand même modérément ?

  13. jacques TURCHET

    Bonjour,

    Jérémy

    Bien sur que l’on peut vivre en bonne santé sans viande, ceci est prouvé depuis longtemps mais à condition de ne pas faire n’importe quoi.
    Trop souvent les végétariens on tendance à forcer sur les hydrates de carbone, ce qui est une grave erreur. Les aliments hydrocarbonés encrasse aussi l’organisme en surmenant le foie, la vésicule biliaire, le pancréas et encrasse fortement le système porte et ils cuisent leurs aliments dans les matières grasses deuxième grosse erreur.
    Il y a trois choses à éviter: le sel, le sucre, et les matières grasses saturées. Aucune cuisson ne devrait être réalisée dans une matière grasse.
    Végétarien ou pas, il est indispensable de tenir compte des groupes sanguins, certains aliments ne conviennent pas à tout le monde, ils peuvent même très indigestes et provoquer des pathologies dans le temps.
    J.TURCHET

    1. Sylvain

      Trop souvent les végétariens on tendance à forcer sur les hydrates de carbone, ce qui est une grave erreur.

      -> mythe

      et ils cuisent leurs aliments dans les matières grasses deuxième grosse erreur.

      -> mythe

      « Il y a trois choses à éviter: le sel, le sucre, et les matières grasses saturées. Aucune cuisson ne devrait être réalisée dans une matière grasse. »
      sel

      -> mythe

      sucre

      -> demi-mythe

      acide gras saturés

      -> mythe

      Végétarien ou pas, il est indispensable de tenir compte des groupes sanguins,

      -> mythe

      certains aliments ne conviennent pas à tout le monde, ils peuvent même très indigestes et provoquer des pathologies dans le temps.

      -> ça c’est vrai par contre, y a que des individualité (il faut aller en zone léonine !), ça s’applique aussi au sucre, sel et acides gras saturés…d’où les mythes de tout à l’heure, je ne relèverai pas la contradiction patente entre les mythes et l’individualisation de l’alimentation, ce qui rend toute généralisation abusive. Ah ben si, j’ai quand même relevé…zut.

      Pas de laïus sur les longues années à étudier le sujet svp, merci, moi aussi je peux asséner ce que je veux sans argumenter. Internet est démocratique, pas de chaire, pas de titres.

      1. phil

        des références ?

        les commentateurs on LA « vérité » en eux
        => mythe

        zero arguments zero crédibiltié

        pfffff misére du net

  14. Patrick

     » Les aliments hydrocarbonés encrasse aussi l’organisme en surmenant le foie, la vésicule biliaire, le pancréas et encrasse fortement le système porte »

    non mais qu’est-ce que c’est que ce charabia pseudo-scientifique?

    le surmenage du foie c’est quoi ça? une vésicule biliaire surmenée, ça donne quoi ?l’encrassement du système porte kezako ?

  15. jacques turchet

    Bonjour,

    Patrick,

    Je vous conseil sérieusement d’étudier votre anatomie et votre physiologie et surtout les métabolismes des différents aliments avant d’apporter votre jugement. Ce que je viens d’écrire c’est l’expérience et rien d’autre et surtout les résultats obtenus durant une trentaine d’années. Que vous ne soyez pas d’accord avec ce qui est écrit c’est votre droit et je le respecte mais avant d’écrire ce que vous venez d’écrire, je vous invite d’aller à la faculté prendre quelques cours de médecine et biochimie digestive et métabolique, apprendrez ce qu’est le système porte et la fatigue du foie. Comment croyez vous que les calculs biliaires arrivent, le diabète et le cholestérol, par la force du saint esprit peut être.

    J.TURCHET

    1. Patrick

      Jean Turchet, j’exerce la médecine générale depuis 30 ans, aussi puis-je affirmer que parler de « fatigue du foie » est parfaitement risible, que les calculs biliaires ne sont pas dûs à un « surmenage de la vésicule » , que l’encrassement du système porte, moi y en a pas connaitre

      1. sachan 2

        Le soja,les avocats,le quinoa ,le sarrasin,le millet;le teff,l’amarante,le sésame,ect….On des protéines complètes et la liste n’est pas exaustive !Et pour ce qui est de la viscosité du sang par les céréales je suis tout à fait d’accord avec Jacques TURCHET

        1. Patrick

          sachan 2, vous dites que vous êtes d’accord avec Jacques Turchet pour la viscosité du sang et les céréales.
          alors, sachant que la viscosité excessive du sang peut avoir 3 causes:
          – l’augmentation du nombre de globules rouges
          – l’augmentation de la quantité de protéines du sang
          – la baisse de quantité d’eau dans le sang

          que l’un de vous veuille bien m’expliquer de façon claire et précise comment la consommation de céréales peut augmenter la viscosité du sang

  16. phil

    Les Vegans dés fois me fond penser aux suffragettes ….

    1. phil

      Fond -> font

    2. Tom

      C’est normal mon glaçon, le véganisme est du militantisme.

      1. phil

        avec tout ce qu’il y a de désuet ridicule et parfois extrémiste ils ont intérêt à se réformer , sinon ils vont s’isoler.

        1. Tom

          Ils ne semblent pas vraiment isolés, ils sont de plus en plus nombreux. Ce seront certainement les rescapés de la bidoche qui seront isolés dans l’avenir.

          1. phil

            Leur fascisme larvé ne passera pas la « barrière » des « bobos »

            1. Tom

              Justice = fascisme ?

  17. jacques TURCHET

    Patrick
    Merci de votre réponse, je ne prétends pas que tous les calculs biliaires sont dus à un surmenage des voies biliaires et du foie, je n’aurais pas du employer le mot surmenage mais encrassement aurait été plus approprié. Les calculs biliaires sont les résultats de plusieurs facteurs bien spécifiques.

    Mais personne ne peut ignorer que l’abus d’hydrate de carbone comme les céréales provoque un épaississement du sang que l’on nomme hémogliase , ce n’est pas vous que je vais apprendre cela.

    J’ai tellement vu de végétariens avec des problèmes digestifs et hépatiques engendrés par l’abus de céréales que je connais bien le problème croyez moi et ce n’est pas facile de leurs faire comprendre.

    J’ai voué toute ma carrière sur la nutrition humaine et animale dont j’ai fait ma spécialité et j’en vu de toutes les couleurs. Dix ans de travail en Afrique noire m’ont fait découvrir beaucoup de choses et comme on avait pas grand chose sur place, il fallait souvent faire avec les moyens naturels dont l’hygiène alimentaire. Et c’est aussi en Afrique que j’ai vraiment découvert l’importance de la veine porte sur la santé.

    J.TURCHET

    1. Patrick

      Jacques Turchet, heureusement que vous ne prétendez pas que tous les calculs biliaires sont dus à un surmenage des voies biliaires et du foie, parce que le surmenage des voies biliaires et du foie ça n’existe pas. le foie peut être affecté par des virus, des produits toxiques , dont l’alcool, par une alimentation trop riche en graisses. tout ça peut aboutir à une hépatite puis une insuffisance hépatique. mais rien de tout ça ne s’appelle surmenage

      quant à l’hyperviscosité du sang, je ne la rencontre que chez des gens ayant trop de globules rouges ou de protéines dans le sang et chez les grands brûlés . votre hémogliase, je ne l’ai vu citée que par des naturopathes et autres tenants de médecines dites douces, la description de cette pathologie ne fait vraiment pas très sérieux.

      en attendant, un vegan aura du mal à se passer de céréales, parce que pour compenser les acides aminés essentiels d’origine animale, il devra nécessairement associer céréales et légumineuses

      1. Tom

        On peut être végétalien sans consommer de céréales, comme on peut être omnivore et s’envoyer des pizza, pâtes et plat de riz à tous les repas, et bol de chocapic le matin.
        De plus pas besoin de combiner céréales et légumineuses à chaque repas, ceci est un mythe vieux de 80ans.

        1. Patrick

          un mythe vieux de 80 ans dites-vous, TOM ? alors expliquez-moi où vous trouvez vos sources de lysine et de methionine ?

          1. Tom

            Ce mythe a été fondé et promu par Frances Moore Lappé qui, en 1961 voulut démontrer qu’il était possible d’obtenir des protéines à valeur biologique élevée en suivant un régime végéta*ien.
            Par la suite, dans son ouvrage « diet for a small planet » elle a démenti de façon catégorique ses conclusions précédentes car elle a conclu suite à de nouvelles études, qu’il n’était pas nécessaire de combiner des aliments végétaux différents.
            Vieille théorie invalidée par le corps médical américain et notamment l’ADA depuis 1988.
            Tous les végétaux contiennent de la lysine et méthionine, ainsi que les 6 autres aae, c’est le b.a-ba de la vie. Notre organisme est capable de stocker ces acides aminés pour les utiliser après coup. De ce fait on peut par exemple consommer du quinoa ou du sarrasin le midi, et des lentilles, pois cassé ou tempeh le soir. Avoir un aae limitant dans un aliment n’est limitant que si on ne consomme que cet aliment (ou un de la même famille) comme source unique de protéines, et surtout si on est en sous nutrition.
            Il est tout de même conseillé de manger varié, mais se forcer à faire des mélanges à chaque repas n’a pas vraiment de sens, et c’est un sportif accompli qui l’écrit.

            1. pat

              Tom, c’est inexact de dire que tous les végétaux contiennent lysine et methionine: les céréales sont pauvres en lysine et les légumineuses et fèves pauvres en methionine

              ce n’est peut être pas pour rien que des alimentations tarditionnelles procèdent à ces associations: mais et haricots rouges au mexique, semoule et pois chiche en afrique du nord, soja et riz en chine

  18. phil

    L’approche éthique est une connerie … vous verrez , je suis devin..;

  19. Tom

    @pat (désolé je ne peux pas répondre directement)
    Vous dites que c’est faux de dire que tous les végétaux contiennent de lysine et méthionine mais vous utilisez juste après le qualificatif « pauvre ».
    Ca fait une sacrée nuance d’interprétation et n’invalide donc pas ce que j’ai dit précédemment.
    Même une pomme contient ces 8 acides aminés essentiels.

    Que des peuples (omnivores) aient mélangés haricots et mais c’est surtout une affaire de gout, avoir des plats plus savoureux avec des saveurs et textures variées.
    Le soja a un aminogramme qui se suffit à lui même, y ajouter du riz c’est avant tout apporter des calories via sa forte proportion en glucides, avec un aliment local et abondant.

  20. jacques TURCHET

    Patrick,

    L’hémogliase à été découverte par un médecin professeur de faculté de paris dont j’ai suivi les travaux très intéressants: professeur de Lareyeberette, il y eu de nombreux écrits et un livre épuisé depuis longtemps et c’est bien dommage. Cet homme est décédé depuis quelques années, j’avais correspondu avec son épouse mais j’ignore si elle est toujours de ce monde.

    Vous parlez des naturopathes ils en parlent beaucoup effectivement car certaines écoles enseignent les travaux de Lareyeberette.

    J’ai bien précisé que le mot surmenage n’était approprié et que j’aurai du employer le mot encrassement.

    Soigner les symptômes d’une maladie c’est bien quand la maison brûle il faut appeler les pompiers mais soigner les causes est encore mieux et ça c’est beaucoup plus difficile et très long car c’est souvent une remise en cause du mode de vie des patients, très peu ont la volonté de le faire et préfèrent les médicaments et leurs effets secondaires dont personne ne peut nier. Toute pathologie à une ou plusieurs causes.

    J.TURCHET

    1. Patrick

      le problème, voyez-vous, Jacques Turchet, c’est que l’hyperviscosité du sang, ça se complique de troubles de coagulation.
      si l’hemogliase existait, il y aurait un nombre considérable de phlébites, d’embolies pulmonaires, d’infarctus et d’avc chez ceux qui en souffrent et on aurait rapidement isolé l’ingestion de céréales comme facteur de risque cardio-vasculaire
      et personnellement, en 30 ans d’exercice, je n’ai pas rencontré de personnes présentant de troubles de viscosité du sang autres que ceux que j’ai cités plus haut

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