23
2012
Sommes-nous de Véritables Omnivores ?
Prologue
L’étude du régime alimentaire de l’homme est une problématique très complexe. Nous avons un très lourd passé évolutif : 2.5 millions d’années pour le genre Homo et plus de 7 millions d’années pour nos plus lointains ancêtres.
Les problèmes de santé sont de plus en plus corrélés avec la dégradation progressive de notre alimentation. Nous sommes selon certaines personnes en train de faire « fausse route ». Notre régime alimentaire occidental est aujourd’hui remis en question, preuves scientifiques à l’appui.
Dans cet article je vous propose de décortiquer les arguments qui placent l’homme au centre d’un régime omnivore, carnivore ou herbivore.
Tout de suite, voici le sommaire de l’article:
- Les problématiques
- Qui sommes-nous ?
- Que sommes-nous ?
- L’alimentation, un problème de santé public ?
- Qui vit le plus longtemps ?
- Le régime occidental
- Le régime végétarien
- Le régime semi-végétarien
- Sommes-nous des herbivores (ou végétariens) stricts ?
- Etude d’anatomie comparée
- Nous ne sommes pas des prédateurs
- La philosophie végétalienne
- Des arguments valables ?
- Le cerveau humain, une « bête » de concours
- On mangeait quoi avant ?
- Le régime paléolithique
- L’homme un véritable « adaptivore »
Les problématiques
Qui sommes-nous ? Que sommes-nous ? Au final l’espèce humaine c’est quoi ? Quel est notre héritage génétique et de qui provient-il ?
Qui sommes-nous ?
Incontestablement, nous sommes des êtres vivants, du genre Homo et de l’espèce Sapiens sapiens. Techniquement, nos descendants directs sont âgés de plus de 7 millions d’années. Je pense aux grands primates et aux grands singes qui ont peuplé la Terre jusqu’au paléolithique, il y a 2.5 millions d’années.
La communauté scientifique s’accorde pour dire que le genre Homo, donc nos descendants « hommes » les plus proches, sont apparus il y a 2.5 millions d’années, pendant l’ère du paléolithique.
Maintenant, vous savez que dans toutes les hypothèses scientifiques les plus fiables sur la nutrition et l’évolution de notre régime alimentaire se basent sur une période d’au moins 2 millions d’années.
Que sommes-nous ?
Des mammifères, bipèdes, avec des pouces opposables, des tribus et… des régimes alimentaires bien particuliers.
Il est d’usage de classer l’homme moderne comme un omnivore. C’est-à-dire que nous mangeons de tout, tout ce qu’on trouve, tout ce qu’on crée et tout ce qu’on nous propose.
Plus particulièrement, parler d’un régime omnivore veut dire : des fruits, des légumes, des oléagineux (graines et noix), du poisson, de la viande (rouge et blanche), des œufs, des racines, des tubercules, etc, etc.
Ensuite, il existe des carnivores stricts qui ne mangent que de la viande. Ce sont typiquement les grands félins et les rapaces qui, bien souvent, sont les espèces placées au sommet de la chaîne alimentaire. Les carnivores sont des prédateurs, des chasseurs qui doivent dépenser de grandes quantités d’énergie pour obtenir une récompense très calorifique, de la viande.
Au final, le dernier groupe est celui des herbivores. Je parle d’herbivorie pour le règne animal mais on parle de végétarisme pour l’espèce humaine.
Loin d’être simple, le végétarisme se divise en plusieurs sous-catégories en fonction des aliments interdits à la consommation. Dans tous les cas, les viandes et les poissons sont interdits. On trouve les végétariens « classiques » ou « ovo-lacto végétariens », les personnes qui mangent tout sauf poisson et viande. Ils peuvent donc manger des produits laitiers et des œufs.
Les ovo végétariens ne mangent plus de produits laitiers mais peuvent consommer des œufs animaux. C’est l’inverse pour les lacto végétariens qui ne consomment plus aucun œuf animal.
Le cas le plus extrême, c’est les végétaliens, qui ne mangent ni œufs, ni poissons, ni viandes, et aucuns produits laitiers.
L’alimentation, un problème de santé public ?
La dégradation de notre régime alimentaire est constamment pointée du doigt par les autorités de santé, par les médias, les journalistes, l’opinion politique et les associations de consommateurs.
Nous sommes aujourd’hui tous d’accord pour dire que notre alimentation est dégradée par de multiples facteurs, qui agissent selon des coefficients différents, quasiment impossibles à déterminer.
Voici quelques exemples de facteurs aggravants :
- L’excès de protéines animales
- L’excès de sel
- L’excès de sucre (sucres simples, complexes, et artificiels)
- Le manque de fruits
- Le manque de légumes
Pour être complet, il est impossible et franchement malhonnête d’associer la dégradation de notre état de santé au seul fait de notre alimentation décadente. Certes, l’alimentation est un « méta facteur » important, mais le mode de vie est plus important encore (mais ce n’est pas le sujet de l’article). Quand je parle de mode de vie, je veux dire :
- L’activité physique
- Le tabagisme
- L’alcoolisme
- La pollution environnementale
- Le stress physiologique ou psychologique
- Etc
Aujourd’hui, nous avons assez de recul et d’analyses scientifiques pour tirer des conclusions sur un mode de vie. Certains de ces modes de vie, végétariens ou méditerranéens par exemple, démontrent bien souvent que leurs adeptes sont en bien meilleur santé.
Mais est-ce vrai ?
Qui vit le plus longtemps ?
Est-ce que le régime idéal existe ? Que dit les données scientifiques sur les « métas » régime alimentaire que peuvent choisir les différentes populations de la planète ?
Le régime occidental
Une très grande partie de la population mondiale est sous le régime « occidental ». Ce régime de type « omnivore » inclus toutes les catégories d’aliments, même les plus transformés par l’industrie agroalimentaire. Ce régime est très souvent associé avec un excès de protéines animales, de sel, de produits laitiers, etc. En fait, le régime « occidental » moderne collectionne les facteurs les plus aggravants pour notre santé.
Ce régime est typiquement celui des jeunes ados, qui fréquentent les « fast-food » et les snacks régulièrement. Mais également celui des adultes et des séniors, avec beaucoup de viandes rouges, des frites, des pommes de terre, peu de légumes et de fruits frais.
Le régime végétarien
Le régime végétarien au sens le plus large (ovo lacto) assure une meilleur espérance de vie, une meilleur santé, moins de risques cardiovasculaires, de maladies rhumatismales, d’allergies et bien d’autres.
Ce régime permet d’éviter les nouvelles viandes peu fréquentables, riches en graisse et en hormones, ainsi que les poissons carnassiers riches en mercure et les poissons d’élevage de faible qualité nutritionnelle.
En bref, le régime végétarien devient de plus en plus populaire et surtout de plus en plus justifié dans notre nouveau monde moderne du business et de l’agroalimentaire. Ce régime s’accompagne (comme tout régime) de carences, notamment en vitamine B12, que l’on retrouve dans les viandes rouges. Certaines personnes, et plus souvent les femmes menstruées, sont sujettes à des carences en fer.
UPDATE. Les végétariens sont-ils réellement en meilleur santé que nous, les omnivores ? La viande rouge est-elle dangereuse pour notre santé ? Je réponds en DETAIL à toutes ces questions dans un article où j’analyse 13 études sur le sujet. Attention, les conflits d’intérêts et les exagérations sont de mises. A LIRE ICI.
Le régime semi-végétarien
Probablement l’un des meilleurs au monde. Ce régime est un « combo », un mélange du végétarisme et du ‘carnivorisme’ (néologisme ?).
Ce régime malin est un mélange intelligent entre le végétarisme, beaucoup de fruits, de légumes, d’oléagineux, et le ‘carnivorisme’ pour ne manger que les poissons. De préférence, il faut manger les poissons non carnassiers pour éviter d’accumuler trop de mercure dans les chairs.
Sommes-nous des herbivores (ou végétariens) stricts ?
Qui peut répondre à cette question ? Les naturalistes ? Les anthropologues ? Les paléontologues ? Les physiciens ? Les botanistes peut-être ?
Il est bien difficile de répondre à cette question, car notre régime alimentaire a fortement évolué durant les derniers siècles et même durant la dernière dizaine de milliers d’années.
Etude d’anatomie comparée
Je viens de découvrir que de brillants chercheurs ont élaboré des théories sur le régime alimentaire optimal, originel que suivaient nos ancêtres et que nous devons donc suivre pour être en meilleur santé.
Les études d’anatomies comparées comparent (sans blague ?) les êtres vivants entre eux. Dans notre cas, on va comparer les herbivores (les ruminants, les gibiers, etc.) avec les carnivores (les grands félins, les rapaces, les grands prédateurs) ainsi que les omnivores (tous les autres ?).
Mais la suite est plus intéressante encore. L’analyse fine des traits de caractères anatomiques révèlent notre régime alimentaire idéal. Nous retrouvons ainsi comme caractères :
- La dentition
- La mâchoire, la bouche et les muscles faciaux
- Le système digestif
- Les ongles
Ce document référence l’ensemble de ces comparaisons entre espèces carnivores, herbivores et omnivores.
Sans rentrer dans les détails, l’homme, Homo sapiens sapiens est un herbivore strict, mais n’y voyez rien de péjoratif, nous ne mangeons pas d’herbe non plus !
Je vous résume les arguments majeurs de la théorie sur l’herbivorisme humain :
Notre dentition n’est pas adaptée pour découper des morceaux de viandes durs et difficiles à extraire des animaux. Nos dents, plutôt plates (molaires) et peu tranchante (canines et incisives) ne nous permettent pas de retirer efficacement la viande des cadavres pour la manger.
On retrouve ces mêmes caractères chez tous les herbivores alors que les grands carnivores sont bien réputés pour posséder des dents tranchantes, bien aiguisées et mortelles !
Nos muscles faciaux et notre mâchoire seraient idéalement constitués pour mastiquer longuement des aliments, de type mous, comme des fruits et des légumes. Nous retrouvons également ces caractères chez tous les herbivores. A l’inverse, les carnivores ont peu de muscles faciaux car ils avalent des morceaux entiers de chair animale et n’ont nul besoin de mastiquer longuement leur nourriture.
Notre système digestif est également adapté à l’herbivorisme car il est long. Cette longueur permet de digérer l’ensemble des éléments présents dans les végétaux pour en extraire un maximum de nutriments. Chez les carnivores et les omnivores, le tube digestif est plus court pour évacuer plus rapidement la viande qui peut putréfier et macérer. Nous disposons également d’enzymes dans notre salive pour faciliter la digestion des sucres contenus dans les végétaux alors que les carnivores n’en possèderaient aucune.
Finalement, même nos ongles révèlent notre nature herbivore car les carnivores possèdent des griffes acérées et tranchantes pour réaliser leurs actes de prédation et découper plus efficacement les morceaux de viandes. Nous sommes donc des herbivores par nature, car nous avons des ongles plats inutiles pour la chasse (et donc la viande) et ressemblant à ceux des ruminants et autres herbivores (sabots émoussés, etc.)
Nous ne sommes pas des prédateurs
La résultante de cette théorie est que nous ne sommes pas des prédateurs. Nous ne chassons pas les autres animaux, mais nous pouvons par contre faire les charognards.
Je cite un passage d’un article sur la toile qui dit ceci :
«L’être humain n’est pas un prédateur : il n’en a ni la force physique, ni la vitesse de déplacement, ni les longues canines tranchantes, ni les griffes acérées… »
Cela est bien vrai. L’homme est plutôt lent, notre force physique n’égale pas la puissance d’un tigre ou d’une lionne et nos ongles plats ne rivaliseront jamais avec les griffes cauchemardesques des panthères ou des ours.
La philosophie végétalienne
Les végétaliens ont bien souvent une philosophie de respect pour les autres animaux. On ne mange pas les œufs, les poules, les poissons, le lait issu de la vache et même le miel issu du travail des abeilles. En bref, aucun aliment provenant d’un animal ou issu du travail d’un animal.
Il faut remettre l’homme à sa place dans la chaine alimentaire. Nous ne serions pas adaptés à la consommation de viandes, ou de poissons.
Des arguments valables ?
Petit rappel : notre système digestif, notre mâchoire, nos dents, et même nos ongles confirment d’après les études d’anatomie comparées que nous serions prédisposés à la consommation exclusive de végétaux.
On peut se poser quelques questions : est-il pertinent de réaliser une étude d’anatomie comparée pour déterminer, théoriquement, notre régime alimentaire idéal ?
Est-il bien pertinent de comparer l’espèce humaine avec les autres espèces du règne animal ? L’espèce humaine est si particulière, et si complexe qu’elle est finalement incomparable avec d’autres espèces.
Au lieu de comparer les espèces entres elles, pourquoi ne pas étudier l’homme uniquement, et à la lumière de l’évolution ?
Dans le cas de notre mâchoire et de notre dentition, nous avons trois dents différentes, spécialisées dans un rôle précis. Nos incisives nous permettent d’arracher, d’extirper divers aliments disponibles, comme la viande et les légumes coriaces. Nous avons également des canines, peu acérés, pour compléter le déchiquetage des aliments. Finalement, nos molaires malaxent et broient les différents morceaux pour former un bol alimentaire idéal pour la suite de la digestion. Notre mâchoire n’est pas la plus puissante du règne animal, mais la pression exercée est suffisante pour broyer et découper tout ce qui se trouve à portée. Exception faite pour les os, trop solides.
La théorie la plus surprenante est celle concernant la longueur de notre intestin. Celui-ci est très long, comme nos cousins, les grands herbivores. Il y aurait donc une corrélation directe entre la taille des intestins par rapport au corps et au régime alimentaire ? Difficile de le concevoir.
Au-delà des comparaisons anatomiques et des hypothèses que l’on peut en retirer, pourquoi notre espèce ne dispose-t-elle pas d’ongles acérés ? Pourquoi n’avons-nous pas des dents aiguisées comme des rasoirs ? Avons-nous réellement besoin d’être des « bêtes » de course comme les grands félins pour survivre ?
Il est évident que l’homme dispose de traits particuliers, certes peu avantageux et comparables à ceux des herbivores, mais nous disposons d’un autre avantage…Un cerveau ultra développé (comparé aux autres espèces).
Le cerveau humain, une « bête » de concours
L’être humain possède des capacités physiques très modestes, mais il possède une forte sociabilité et des capacités cognitives hors normes.
L’homme ne possède pas de griffes acérées mais il a réussi à tailler des outils, des lances tranchantes, qui décuplent la puissance d’attaque d’un homme. Il est également lent à la course, mais il a su développer des pièges passifs pour capturer toutes sortes de proies et utiliser des actions groupées (avec les tribus ou les familles) pour attraper des proies énormes et beaucoup plus puissantes que nous.
Opportuniste à souhait, nous sommes curieux de tout ce qui nous entoure et à l’image des ours, nous utilisons les ressources ponctuelles de sucres fournis par les abeilles.
La diversité de notre dentition reflète magistralement la diversité de notre régime alimentaire. Nous sommes des êtres polyvalents par excellence. Il est bien difficile de penser qu’avec nos capacités cognitives énormes, nous limitions nos proies aux seules plantes, fruits et tubercules facile d’accès.
On mangeait quoi avant ?
D’une part, nous avons des caractéristiques physiques clairement « herbivores » :
- Des ongles plats (inutiles ?)
- Des dents peu tranchantes
- Un système digestif long (sérieusement ?)
D’autre part, nous compensons ces capacités physiques par des capacités intellectuelles puissantes et une forte cohésion sociale :
- Chasse en groupe
- Piégeage
- Opportunisme exacerbé
Cependant,, au lieu de comparer (plutôt inutilement) les différentes parties anatomiques des espèces, ainsi que les capacités cognitives, pourquoi ne pas simplement regarder les données historiques, obtenues par les paléoanthropologues et les historiens ?
Le régime paléolithique
2.5 millions d’années de coévolution entre l’homme et les autres êtres vivants sont suffisants pour attester de notre régime alimentaire idéal.
Les données historiques, floristiques, faunistiques et anthropologiques ont permis d’établir un régime alimentaire « type » du genre Homo.
- Des insectes : sauterelles, grillons, chenilles, larves, guêpes, etc.
- Des œufs d’oiseaux et de tortue
- Des petits animaux : escargots, bulimes, grenouilles et reptiles.
- Des petits et grands gibiers : faisans, cailles, lièvre, bison, renne, daim, etc.
- Des oléagineux (des noix, noix de cajou, des amandes, etc.)
- Des abats
- Des fruits de mers et des poissons : des mollusques, des crustacés, des anguilles et des poisssons gras.
- Des fruits, des légumes, des baies, des épices et des fleurs sauvages.
L’homme un véritable « adaptivore »
Il est bien difficile de conclure un tel article. Mais j’ai retrouvé le terme « adaptivore » sur le net, et il me semble très bien adapté pour l’homme moderne.
Nous avons des caractéristiques physiques définies (dent, système digestif, etc.) qui opèrent idéalement selon le régime paléolithique. Cependant, aujourd’hui le fait même de consommer de la viande rouge met notre santé en péril à cause des nouvelles méthodes de production industrielle qui dégradent fortement les qualités nutritionnelles.
Il en va de même pour les poissons et certains fruits et légumes gavés de pesticides et d’intrants. Au final, nous devons nous adapter à toutes les contraintes que notre société de consommation nous impose.
Toutes les illustrations sont libre de droits, et proviennent du site de partage d’image: http://www.morguefile.com/
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Un article de






Un petit point à souligner aussi: l’agriculture.
Je ne suis pas très renseignée sur le sujet mais il me semble que seule l’espèce humaine cultive, grâce à la projection dans l’avenir (que n’ont pas les animaux). Ainsi au lieu de vivre au jour le jour selon ses besoins naturels, l’homme prévoit dans le temps les récoltes, la meilleure période pour semer…
Je suis d’ailleurs en train de lire: « L’homnivore » (comme quoi ton article tombe à pic) de C.Fischler. Il a d’ailleurs collaboré avec des biologistes et des historiens, je pense que c’est une lecture intéressante pour toi!
http://riennepresse.blogspot.fr/2008/03/lhomnivore.html
Bel article, rien à redire…en fait, je suis d’accord, l’homme a acquis la capacité à s’adapter à des tas d’alimentations…mais pas à toutes. En tout cas pas la junk food.
Selva, merci pour la référence, ça m’intéresse énormément. Pense à lire l’article de Jared Diamond sur l’agriculture (ici : http://clairetlipide.wordpress.com/2011/09/05/la-pire-erreur-de-lhumanite-lagriculture/ ). Cela étant, on ne sait pas exactement ce qui a été le plus déterminant (l’agriculture en soi, les céréales prédominantes, manque de produits animaux, un peu tout ça ?)
Salut Sylvain !
Merci de ton commentaire ! Et merci pour la référence de l’article sur l’agriculture !
(pardonne donc ma maladresse, je t’ai appelé Julien sur Twitter… Mille excuses !)
A très bientôt!
Hello Jeremy : je voulais savoir si tu pouvais « debunker » cet article
http://l-ordonnance-ou-la-vie.com/viande-maladies-intestinales/
J’ai quand même l’impression d’une très forte association pays riches/bouffeurs de viande, avec donc des résultats ultra confondus…
Salut sylvain,
Dans quel sens ?
J’ai lu l’article de Ludivine que je trouve bon et correct. C’est vraiment l’abus de viande rouge (surtout de mauvaise qualité aujourd’hui) qui est dangereux pour la santé. C’est vrai qu’il apparaît que notre intestin ne soit pas fait pour des quantités excessives de viandes, celles que nous connaissons actuellement.
Dans mon article, il n’est pas dit que la surconsommation de viande rouge est dangereuse pour la santé, alors que c’est effectivement le cas. Mais il faudrait plutôt un autre article pour compléter celui-ci.
Tu as raison pour le lien « pays riche = bouffeurs de viandes » car les fast-food (pour prendre un exemple) proposent beaucoup de viande rouge et ils sont présent partout mais surtout dans les pays industrialisés.
Mais je ne vois pas trop où est le problème dans l’interprétation des résultats ? Peut tu détailler, j’ai l’impression qu’un détail m’échappe.
Je ne sais pas, j’ai du mal à voir le lien entre viande et maladies intestinales (par contre, maladies cardiovasculaires pour la rouge, les purines pour la goutte). En fait je crois que le choix de la viande agit (statistiquement) en même temps qu’un choix (statistique !) de délaissement des fibres – théorème du steak frites, on mange réellement plus de tout -. Constate-t-on ces problèmes chez les bouffeurs de fibre et viandes ? Quel est l’impact des fibres…insolubles aussi ?
Mon expérience personnelle aussi : la constipation, j’en ai quand j’abuse de…fromage. Quand j’ai commencé un Atkins (avec apport en viande plus fort qu’avant, sans être dukanien) y a quelques années, je me suis débarrassé de mes problèmes intestinaux récurrents. Sans parler des résultats des régimes type glucides spécifiques/gaps.
Il y a de fortes suspicions autour de la viande, et je ne la crois pas trop saine à de hauts niveaux (parce qu’on mange aussi les mêmes morceaux, muscles, cuisson exagérée, je pense que le BBQ, très prisé chez les américains…et européens, moins en Asie ?, ça compte). C’est typiquement le sujet, où j’aimerais voir autre chose que des associations statistiques. Je pense que le lien clinique avec la viande existe pour des tas de raisons, mais que ça n’est qu’une pièce du puzzle des maladies intestinales. Probable que cela soit tout simplement…multicausal, un bouillon fatal (BBQ+Blé+Sucre-Fibres solubles+Fibres insolubles).
Mais bon, je suis contradictoire, car justement je diminue ma consommation de viande. Probablement aussi parce que la qualité je la trouve pas, et que crue…je n’y arrive pas !
En gros, je ne dédouane pas la viande, je pense qu’elle est au mieux neutre, voire a des aspects négatifs pour les intestins (surtout sous certaines formes, des morceaux incriminés, et manque d’ »autre chose »). Mais le métabolisme intestinal est suffisamment complexe pour ne pas réduire sa santé à un aliment ou classe d’aliments. Par exemple, l’aspartam (bon, ok pas un aliment, un édulcorant) et les intestins, je trouve peu d’études (et l’aspartam est très bien…*défendu* :/ ), mais un gars avait pointé dans ce sens, je crois dans lanutrition.fr
(bon j’en parle, parce que j’en ai fait l’expérience, et euh, c’était concluant)
Génial votre article. J’ai souvent avec un ami végétarien de grandes discussions au sujet de notre alimentation. Pour lui bien entendu nous ne sommes pas fait pour manger autre chose que des végétaux. Pour ma part, même si j’aime beaucoup la cuisine végétarienne, j’ai un peu de mal à y adhérer. En tout cas, j’opterai pour un régime avec peu de protéines animales. Perso, j’aime bien de temps à autre un bon poulet, ou un morceau de poisson sauvage. Mais c’est une question vraiment très personnel et ensuite un ressenti. Chacun devrait pouvoir sentir ce qui lui réussi le mieux.
Je pense qu’on diabolise un peu trop la consommation de viande, je viens encore de lire un article sur le diabète associé à la consommation de viande rouge sur le site de lanutrition que j’aime cependant beaucoup et sur lequel je lis énormément. L’étude en question était une analyse des données des NHS, j’ai été consulté les chiffres de l’étude etc et je pense effectivement qu’il y a des choses pas très correctes, déjà pourquoi vouloir isoler à ce point la consommation de viande rouge et ensuite quand on regarde les données sur les portions on voit que la consommation de viande augmente graduellement avec l’IMC, le manque d’activité, la consommation d’alcool, de cigarettes, de laitages, pommes de terre etc enfin il y a une telle quantité de biais possibles et d’autres facteurs qui peuvent s’amplifier et malgré une corrélation qui reste avec la viande rouge alors qu’on a tout fait statistiquement pour essayer de voir si ce n’était pas autre chose, je ne suis pas plus convaincu. En voyant les questionnaires à remplir tous les 4 ans et le degré de complexité de la tâche, je me suis bien imaginé devoir remplir ce genre de questionnaire et n’ayant pas une mauvaise mémoire (enfin je pense^^) et je suis souvent bien incapable de me rappeler exactement ce que j’ai mangé le jour avant ou il y a deux jours alors pour ce qui est des semaines, mois années avant….(en devant en plus ajouter la notion de portion, ça devient un vrai casse tête) l’alimentation reste pour beaucoup quelque chose de très routinier, mais aussi parfois très imprévisible et on a pas l’habitude d’en faire un exercice mnémonique.
Je suis d’accord sur l’appauvrissement des viandes en nutriments, la présence d’hormones et autres et qu’il n’est pas si aisé de se procurer une viande de qualité, la cuisson etc, mais je pense que les interactions entre les aliments ou associations sont importantes et comme le dit sylvain, on associe souvent steak frites. Et on a beaucoup de frites, de steak et peu de légumes. Chez moi en belgique on parle souvent de steak frites salades, malheureusement rares sont les enseignes qui proposent de la salade, la proportion de frites était souvent prépondérante ou pléthorique.
Si je peux conseiller une lecture si tu ne l’as pas déjà faite Jérémy c’est le livre FAT de Gary Taubes.
Autrement bel article comme d’habitude
Salut Olivier,
Et je suis d’accord avec toi, je trouve également que la viande est diabolisée d’une certaine manière. Mais cela n’est pas un hasard, notre consommation explose et les conditions d’exploitations de plus en plus illégales apparaissent au grand jour. Il y a donc une forte pression qui pèse sur l’industrie de la viande, avec l’aide des sociétés végétariennes.
Je conseille vivement de lire mon dernier article sur le sujet, où j’analyse 13 études scientifiques qui parlent de la consommation de viande. Tu verras qu’il y a bien souvent des manipulations de chiffres et des intérêts au profit d’une alimentation végétarienne.
Tu peux lire l’article ici:
http://www.dur-a-avaler.com/mangeurs-viande-rouge-condamnes-cancers/
Moi je prône plutôt classiquement une diminution de la consommation de viande au profit d’une qualité augmentée.
Ouep j’ai déjà lu tes articles en fait et je rejoins ton point de vue à 100%, je pense qu’effectivement dans le doute on peut aisément en diminuer la consommation en trouvant d’autres sources de protéines ou en tout cas essayer de s’orienter vers un produit de qualité, enfin voilà, le livre de Gary Taubes ouvre des hypothèses très intéressantes et différentes de ce qu’on entend habituellement, c’est pourquoi si jamais tu ne l’as pas encore, je crois que tu sauras l’analyser avec un vision aiguisée.
Super article, Jérémy, c’est un excellent travail de synthèse qui reste « concis » au regard du nombre d’aspects à prendre en compte. Encore une fois la panacée du régime alimentaire semble bien difficile à définir, mais cette approche « historique » est très intéressante.
Cependant, j’ai entendu parler d’une hypothèse qu’il ne me semble pas avoir vue dans ton article : la corrélation (éventuelle) entre « l’explosion » évolutive de la lignée ancestrale de l’homme et la consommation de viande, j’ai trouvé cet article sur le site de l’université de Berkeley :
http://berkeley.edu/news/media/releases/99legacy/6-14-1999a.html
Bien que peu détaillé, il offre une perspective différente qui pourrait être complémentaire à ton article. Je suis curieux de savoir ce que tu en penses !
Ciao mon copain, et merci pour cet article très intéressant !
Arf y a des trucs qui sont franchement très très approximatifs dans ce document de Berkeley, notamment comment la notion de calories est développée en fonction des aliments consommés, j’aime pas dire ça mais c’est faible pour ces « éminences ». Si on considère la notion de calories et donc d’effet thermique du nutriment pour une même quantité, la graisse « contient » plus de calories parce les ponts entre les molécules qui les composent sont plus difficiles à casser et on sait aussi que la transformation des graisses peut se faire en glucide par la cétogénèse.
L’article reste une perspective complémentaire et une hypothèse mais on pourrait très bien renverser l’hypothèse en postulant que c’est l’évolution humaine qui les a poussé à manger de la viande.
Bonjour
Effectivement je pense que l’homme est effectivement un adaptivore, mais on me dit souvent: « L’homme est omnivore, etre végetarien est un choix »… Je pense sincèrement qu’il serais plus adapté de dire: « L’homme est végetarien (herbivore, plutôt), être omnivore esr un choix », vu notre organisme. Mais la question qui me trouble vraiment est la suivante: » Si nous pouvons nous passer de viande, pourquoi ôter la vie ? ». Je n’ai que 14 ans, donc peu être que je ne suis pas sur la même longueur d’onde que vous (visiblemment plus âgés) mais je pense qu’être omnivore est une forme d’égoïsme en sois ; c’est apporté trop d’importance au plaisir de manger et trop peu à notre entourage. Voilà, c’était mon avis. (:
Salut léa : )
Je suis impressionné de te voir commenter sur le blog si jeune, et je suis ravi que tu participes au débat. ton avis est tout aussi important que celui d’un « adulte », et personnellement je suis à peine plus vieux que toi… bon a 10 ans près ; ) !
Ce débat sur le régime alimentaire idéal de l’Homme est d’une complexité rare, car aujourd’hui il y a la dimension éthique dans notre système de consommation. Manger une vache, c’est supporter un système d’élevage intensif qui se moque des conditions sanitaires et de bien être des animaux. La plupart des consommateurs préfèrent ignorer ce point pour vivre plus sereinement… mais peut-on le leurs reprocher ? Je ne sais pas.
D’un point de vue strictement évolutif, l’homme a toujours consommé de la viande et quand je parle d’Homme je parle de nos ancêtres du genre Homo mais également des plus lointains Australopithèques, qui étaient également des consommateurs de petit animaux (même si le régime alimentaire était à 80% de végétaux, de bulbes, de racines, de noix ou de fruits). La question pour moi n’est pas de remettre en question pour quel type d’aliment nous sommes fait, car nous pouvons pratiquement tout digérer et je parle des produits naturels (sauf les graines indigestes et la cellulose). Sauf qu’aujourd’hui, il y a un abus dans la consommation, dans le rythme et une baisse de la qualité. Le mouvement végétarien est par nature un mouvement contre-nature mais nécessaire selon moi à cause des dérives alimentaires de notre système.
Aujourd’hui, un végétarien vit très bien et même les enfants grâce aux progrès de la science qui a su isoler les principaux nutriments et donc permettre cette condition, qui, dans un environnement plus sauvage et plus naturelle ne serait pas possible.
après tu as parfaitement raison, manger de la viande c’est impacter sur l’environnement et il faut une prise de conscience générale. Moi je ne suis pas pour les comportements extrêmes, comme le végétarisme, mais plutôt pour les adapatations raisonnables et les changements progressifs qui apportent beaucoup. Ton rapprochement entre égoïsme et régime alimentaire est vraiment intéressant et surprenant, mais c’est la société toute entière qui a créée cela.
Re-bonjour !
Merci d’avoir répondu à mon commentaire, j’avais un peu peur de ne pas recevoir de réponse étant donné l’ancienneté de l’article ^^.
Personnellement, je ne suis pas végétarienne, mais ma mère l’est devenue récemment, donc ça m’a incité à faire mes petites recherches sur le sujet et m’as sensibilisé à la nourriture végétarienne (super bonne d’ailleurs !), et après avoir vu quelques vidéos plutôt choquantes d’abattoirs et lus beaucoup d’articles comme celui-ci ou plus extrémistes (vegans notamment) j’avoue que manger de la viande me dégoûte de plus en plus ^^. Je peux plus manger plus d’une tranche de saucisson, c’est pour dire ahah !
Et puis j’ai déjà eu l’idée de devenir végétarienne mais il faut dire qu’au niveau de la société c’est super hard, surtout en France, un des pays qui consomme le plus de viande je crois. Les gens ne sont pas supers ouverts et la plupart des ados ne peuvent pas le devenir à cause de leur parents qui leurs interdisent (dans le cas d’une amie) et de la cantine qui impose carrément de la viande tous les midis, sans quoi il ne reste plus qu’un yaourt et 3 bouts de pains pour se remplir le ventre Oo.
Je suis d’accord sur le fait que réduire sa consommation de viande à 1 ou 2 fois par semaine serais bien, pas la peine d’aller plus loin. Mais à mon avis ça n’aiderait pas à faire bouger les choses, je pense qu’il faudrait un bon gros combat pour calmer tous ses excès et devenir raisonnable ^^.
Oui du côté de la société, y’a pas photo. Il est clair qu’elle crée une société la plus consommatrice possible pour se remplir les poches… Imaginons que d’un coup plus personne ne mange de viande, c’est l’un des marchés les plus importants qui s’effondre. Mais bon, de toute manière si ce n’était pas la viande ce serait le Tofu ! xD.
Bref, surconsommation et surconsommation, puis vu comme c’est parti on est pas près de s’en débarrasser…
Hello,
Sur la mort…la vie et les animaux (me rappelle d’un film « la vie, l’amour, les vaches »), je n’ai pas vu mieux que les articles de Nicollas :
http://madeinearth.wordpress.com/2011/10/05/lettre-ouverte-aux-vegans/
ou encore
http://madeinearth.wordpress.com/2010/10/13/pourquoi-je-suis-omnivore/
Il n’y a pas de réponse simple, elle ne peut-être qu’individuelle.
je corrige mon commentaire parce que j’avais été plus qu’approximatif^^.
*transformation des graisses en cétones…… »