Ils sont presque irrésistible tant les prix sont faibles et le choix des plats infini… Et pourtant, il y a de bonnes raisons de limiter sa participation à ce genre de buffet. Pour votre santé, votre porte-monnaie et la planète.

Source : Allthefreestock.com

La mode des buffets à volonté

Sushis, maquis, buffet, pizzas (flammenkueche), carpaccio, crevettes ou encore des moules frites… Qui n’a jamais essayé ces plats à volonté ? Qui n’a jamais succombé à la tentation de manger à volonté, pour une somme dérisoire, jusqu’à la rupture de l’estomac ?

Ces offres sont monnaies courantes dans nos pays occidentaux, classiques pour certains restaurants et très prisées par un nombre croissant de consommateurs.

Le principe est donc très tentant : pour une somme relativement basse (bien souvent l’équivalent d’un plat du restaurant, ou un poil plus), vous avez un accès illimité à de nombreux plats (type buffet) ou bien une quantité infinie d’un plat donné (type sushis à volonté).

J’en discutais l’autre jour avec des amis dans un bar, et j’avoue que j’avais des grief contre cette façon de manger. Je me souviens encore de mon dernier carpaccio à volonté où je n’avais qu’une seule idée en tête, battre le record des 13 assiettes d’un ami.

C’était loin d’être l’idée du siècle.

Désormais mon avis est catégorique : les repas « à volonté », et peu importe la nature des aliments (car les légumes vapeurs sont aussi à volonté !), sont à fortement limiter. Ces derniers jouent sur les faiblesses de l’homme, et notamment la prolongation de notre appétit avec la multitude des plats.

C’est l’effet buffet, classique dans le domaine de la nutrition, de la neuroscience et du comportement.

Alors oui, il faut limiter ces repas à volonté, sauf si vous mettre dans des états pas possible vous plait énormément, dans ce cas-là, faut changer de site web et bon sushis !

6 des raisons d’éviter les repas « à volonté »

6 raisons de les limiter. C’est simple, évident, mais pourtant, il faut le savoir.

Vous mangez beaucoup trop

C’est le principe même de la formule : vous n’avez aucune limite sur les quantités. J’espère que la plupart d’entre vous savent déjà qu’il est plutôt difficile de terminer un repas complet au restaurant (entrée, plat et dessert) sans devoir dégrafer un bouton de son pantalon… alors à volonté ?

C’est bien simple, c’est un gavage. Un souvenir probablement très amer pour votre estomac, mais aussi pour votre pancréas, qui devra gérer toute cette nourriture exagérément ingurgitée et en très peu de temps !

Les assiettes s’enchaînent, les desserts passent et trépassent, et les pros du marketing l’ont bien compris : la diversité nous pousse à consommer, malgré toutes les bonne volontés du monde.

Les scientifiques l’appellent « l’effet buffet ». Autrement dit, plus nous sommes confronté à une variété importante de plat, plus l’on risque d’augmenter ses apports caloriques.

La tentation est trop forte, on veut goûter à tout ! La palatabilité des plats, ou notre envie de les manger, augmente avec les nouveaux plats. Ce schéma est à l’exact de ce qui ce passe normalement : plus vous manger votre seul et unique plat, plus la palatibilité du plat diminue, votre appétit également.

La qualité n’est pas au rendez-vous

Ce point est selon moi du bon sens, mais doit être tout de même tempéré. Pour produire autant de nourriture, l’offrir pour une somme si faible et à volonté, croyez-vous vraiment que vous avez affaire à du haut de gamme ?

Des légumes biologiques ? Des poissons sauvages et de la viande d’élevage à l’herbe ?

Je pense que très sincèrement pour à la fois être rentable et accessible aux consommateurs, les restaurateurs doivent jouer sur la qualité des produits, mais également sur les quantités achetés et probablement sur le nombre de clients escomptés.

Les plats les plus caloriques, riches en sucre nous attirent

Des expériences en “eyes-tracking” où l’on équipe des participants de lunettes spéciales pour suivre les mouvements des yeux et ce qu’ils fixent ont montré que l’attention est portée sur les plats riches en sucre et en calories.

C’est bien pour cette raison que vous ne voyez pas si souvent que ça des personnes qui ne sélectionnent que les fruits, les légumes, des brocolis ou des courgettes vapeurs, mais plutôt les plats en sauce avec de la viande, du riz et des pâtes.

Nos cerveaux fondent tout simplement devant les plats les plus caloriques. Cette notion fait référence à notre histoire évolutive qui a façonner notre cerveau, notre circuit de la récompense et notre mode de vie ancestrale où l’abondance était rare.

D’une certaine manière, les buffets à volonté vous propose ce que votre cerveau ne peut refuser : le meilleur des compromis pour obtenir un maximum de calories, de graisses et de sucres, le plus rapidement possible.

Encore pire si vous êtes en surpoids

Les personnes déjà en surpoids ou obèses devraient être encore plus méfiantes de ces offres pourtant alléchantes. Pourquoi ? Car leur situation particulière les rends encore plus vulnérables face à l’offre et à la diversité.

Des travaux indiquent que les plats riches en caloriques stimulent davantage le circuit de la récompense chez des personnes en surpoids à l’inverse de personne avec un indice de masse corporel normal.

Encore une mauvaise nouvelle pour les personnes en surpoids, mais utiliser des assiettes plus petites pour limiter les quantités, et donc les calories, ne fonctionne pas ! Une raison de plus pour fortement se limiter.

Si en plus vous avez faim, ce qui est souvent le cas ne nous le cachons pas, c’est pire. Les aliments les plus caloriques stimulent le plus notre intérêt et notre appétit (c’est pour cette raison qu’il faut aller faire ses courses le ventre plein !).

La rentabilité au-delà du plaisir

Je pense que le plaisir culinaire n’est absolument pas au rendez-vous lors de ces évènements obésogènes. Quand on paye son entrée pour un buffet ou pour des crevettes à volonté, le premier objectif est la ren-ta-bi-lité.

« Il va falloir amortir l’investissement ! »

Oui mais encore une fois, qui en paye le prix ? Vous, et deux fois même. Ce point rejoint les deux précédents dans le sens où le consommateur est mené en bateau par une stratégie marketing basée sur le gaspillage alimentaire et la gloutonnerie naturelle des Hommes.

Un repas est avant tout un moment de partage puissant, où la nourriture est étroitement liée à nos émotions. Manger peut être assimilé à faire l’amour. On peut retirer un plaisir sans nom lors d’une simple bouchée d’une préparation soignée et de qualité. Mais que dire des menus à volonté ?

Une assiette, une autre, encore une autre. Au final, dans les buffets, on ne se souvient que de la moitié de ce que l’on a mangé. Triste et dangereux.

L’équilibre alimentaire n’existe plus

C’est un point essentiel de ces modes alimentaires dangereuses : vous pouvez faire une croix sur votre équilibre alimentaire !

Bien souvent, les aliments proposés à volonté font parties de ces aliments à consommer avec modération. Que dire des moules-frites à volonté ? Que dire des crevettes à volonté ? Des pizzas également ? Sel, gluten, farine blanche, blé, glucides et tous les conservateurs de la pâte ingérée en quantité… astronomique ?

Vous l’avez compris, en plus de manger exagérément trop, vous mangez exagérément mal.  Certains me diront que ces événements « à volonté » n’arrivent pas si fréquemment que ça, et que de manière occasionnelle cela ne peut pas faire de mal.

Soit, je peux comprendre le raisonnement. Chacun place sa discipline, son goût pour la nourriture et la frugalité où il le souhaite. En attendant, même une fois par mois, je trouve que c’est une fois de trop.

Vous n’appréciez plus votre repas, mais le nombre d’assiette terminée

C’est indéniable. Triste constat lors des sorties de repas à volonté, mais au lieu de parler de la qualité et du type de nourriture que l’on vient de manger, on parle du nombre d’assiettes terminées !

« Alors toi t’as fait combien d’assiettes ?

7 ! Mon nouveau record !

Et c’était quoi tes assiettes ?

Heu, du bœuf, je crois, et du thon ouais ! »

Je l’ai vécu et entendu.

Pour conclure l’ensemble des points précédents : vous êtes perdants à tous les niveaux si vous jouez le jeu du menu à volonté.

Vous mangez trop, vous mangez mal, vous n’appréciez plus votre repas, vous ressemblez plus à un ogre qu’à un être humain, et je n’ose imaginer la tête d’un pauvre crève-la-faim s’il vous voyait.

Bien sûr, certaines personnes (surtout les femmes) font parfois montrent d’une excellente discipline et semblent beaucoup plus être à l’écoute de leur corps et se refreinent dans cette gloutonnerie hypocrite.

Mais que dire de tous les autres ?

Les solutions aux buffets à volonté

Bien sûr il existe des solutions.

La première, c’est de ne plus y aller ou fortement se limiter ! Quelle surprise !

La seconde est plus délicate à mettre en œuvre. Mais si vous décidez tout de même de prendre part au repas à volonté, vous devrez partir « perdant » dans votre tête et ne commander que ce qu’il vous faut. Choisissez deux ou trois plats maximum, par exemple une entrée, un plat et un dessert, et tenez-vous en. Une stratégie payante selon la littérature scientifique pour contrôler les apports caloriques.

Une 3ème option pourrait être de prendre un repas normal sans intégrer la formule à volonté. Cette option apporte de nombreux avantages car vous pourrez voir toute la splendeur de cette gloutonnerie, et vos compères pourront aussi voir où se place la “normalité”. C’est une expérience intéressante à faire.

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29 commentaires
  1. Bonjour, je suis bien d’accord. J’ai testé ce genre de buffet hier soir, au départ on est content d’avoir accès à tous ces plats, et puis avoir mangé 3 assiettes de sushis/brochettes, et surtout vu les clients pour certains déjà largement en surpoids s’empiffrer méthodiquement, on en ressort avec un certains dégout, sans parler de la sensation de “ventre trop plein”. Et puis, ce principe de buffet dégrade la valeur de ce que l’on mange, donner tout à volonté c’est admettre que ca ne vaut rien, même si ca n’est pas le cas. Je préfère me faire servir une seule assiette de qualité et faire avec, la quantité n’est pas une fin en soi.

  2. Bonjour, effectivement la consommation de produits alimentaires en quantité excessive n’est pas recommandable sur le plan sanitaire. Mais je pense que ce probleme ne concerne pas exclusivement les buffets mais plutot les comportement alimentaire de chacun meme si on peut assimilé une poposition de buffet a une incitation à la consomation. Personnellement je préfère 1000000 fois les buffets asiatiques dont le rapport qualité prix est imbattable aux pseudo restaurateurs proposant de la cuisine dite français ( omelette, salades, frite, plats industriels…) a des prix déconnectés des réalités humaines et qui de plus se permet de critiqué une concurance grandement respectable.

  3. Perso j’aime bien les buffets à volonté asiatiques, en grande partie pour ses avantages économiques… Et non je ne mange pas le plus possible jusqu’à en être malade… Je déguste lentement à mon rythme, j’essaie de rendre mon assiette la plus équilibrée possible. Après, en ce qui concerne la qualité des aliments je ne sais pas, du temps que j’apprécie c’est l’essentiel ! Et puis comme je vais à ce genre de resto pas plus de 3 fois par an, je ne vais pas en mourir. :'(

  4. Je suis majeur et vacciné.
    Libre de mes choix.
    Si j’ai envie de bouffer et de m’exploser la panse, c’est mon problème.
    Comme disait Françoise Sagan, laissez moi m’autodétruire. D’autant plus qu’en ce qui me concerne , étant salarié, je cottise pour la SS.
    Arrêtez de vouloir poser vos dictants anti ci, anti cela, tant à la mode de nos jours.
    Car touttes ces choses si néfastes n’empêchent pas la population mondiale d’augmenter,bien au contraire. Si vous n’appréciez pas ce genre de restauration, n’y allez pas, c’est tout.

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