Santé, moral et environnment, le tout avec seulement 5 références

Les végétaliens qui refusent d’ingérer le moindre aliment issu de l’exploitation animale (viande, oeuf, lait, miel, etc.) viennent de se prendre un coup de bastos en plein dans les dents, par un auteur québécois, François Doyon.

C’est le Huffington Post du Québec qui publie l’article de ce docteur en philosophie de Montréal, auteurs de nombreux ouvrages sur la religion et la philosophie, et qui vous propose de découvrir en quoi le végétalisme n’est rationnellement justifié par aucun argument santé, moral ou environnemental.

Une belle claque. Une claque qui balaie d’un revers de la main, avec seulement cinq références scientifiques à l’appui, l’ensemble des bienfaits supposés de cette diète sur la santé, l’ensemble des principes du respect de la vie animale et l’ensemble des aspects positifs sur les questions qui touchent à notre environnement.

On va revoir l’ensemble de l’argumentation de ce monsieur, et confronter ses dires avec les plus récentes connaissances scientifiques sur l’impact d’une alimentation purement végétalienne sur notre santé. J’aimerais aussi discuter de la condition animale, surtout des animaux d’élevages qu’on mange (et on en mange beaucoup) ainsi que de l’impact de notre alimentation sur notre précieuse planète bleue.

L’argument santé: vous prenez un risque en étant végétalien !

D’après M. Doyon, il n’y aurait “pas de consensus scientifique sur la sécurité du végétalisme”. Et s’il n’y a pas de consensus parmi les scientifiques, “il demeure donc un risque raisonnable”, toujours selon lui.

Vous pouvez oublier les avis des associations ou académies nationales de professionnels de la santé qui insistent sur la sûreté d’une diète végétalienne, bien menée, car pour M. Doyon, elles ne valent rien, surtout pas en tant que “consensus scientifique”.

C’est dommage quand même, et un peu trop facile, aussi. Trop facile, car au moins deux importantes associations de diététiciens et professionnels de la santé aux États-Unis et au Canada soutiennent l’idée d’une diète végétalienne bonne pour tous les stades de la vie, à condition qu’elle soit correctement menée, je me répète.

Nous avons d’un côté les diététiciens du Canada, qui regroupent plus de 6.000 professionnels, et dont les objectifs sont de donner des conseils et des informations nutritionnels basés sur la science, ainsi que de promouvoir les meilleures pratiques médicales.

De l’autre côté, nous avons l’Académie de Nutriton et de Diététique aux USA qui compte plus de 100.000 praticiens et qui est à l’origine, avec ou sans l’association canadienne, de trois papiers publiés dans des revues internationales avec comité de lecture (le fameux peer-review) sur les risques et les avantages du végétalisme 1 2 3.

Contrairement au billet de M. Doyon, supporté par cinq impressionnantes références, les trois papiers publiés par nos académies contiennent près de 600 références scientifiques permettant de peindre un tableau légèrement plus réaliste sur les dangers et les bienfaits d’une diète végétalienne.

Alors on pourrait s’arrêter là. Ces associations ont réalisé une revue de la littérature scientifique, triant le bon du mauvais, avec une analyse des résultats et leur signifiance clinique dans le but de donner une information juste et qui ira dans le sens d’un bon état de santé des populations.

On imagine bien qu’ils ne vont pas raconter des conneries pour rendre malade des millions de personnes, non ? Ben si, ils racontent forcément des conneries, probablement plus que M. Doyon d’ailleurs.

Pourtant, on va quand même revenir sur quelques points, avec de la science derrière.

Végétalien, vous manquez de calcium et risquez de vous péter les chevilles !

Selon M. Doyon, un végétalien prend des risques d’être carencé en calcium et donc d’avoir sur du long terme un risque d’ostéoporose, cette fameuse dégénérescence liée à l’âge qui est caractérisée par une “diminution de la masse de l’os et une détérioration de la structure interne du tissu osseux“, selon l’INSERM, et une prédisposition à faire des fractures plus que la moyenne.

Justement, en 2007 une étude britannique a voulu savoir comment évoluait le risque de fracture en fonction du régime alimentaire. Malgré toutes les critiques qu’on puisse faire sur cette étude, les résultats indiquent que les végétaliens qui consomment au moins 525 mg de calcium par jour, une recommandation de l’OMS pour TOUT LE MONDE, n’ont pas de risque supplémentaire de se fracturer un os par rapport à des omnivores4.

Surprenant ? Pas vraiment. Que l’on soit omnivore ou végétalien, si l’apport en calcium est important, la source l’est beaucoup moins. Et là, on cogne un peu sur les sacro-saints produits laitiers…

Chez les omnivores, ce sont les produits laitiers qui apportent le plus de calcium dans l’alimentation (malgré une biodisponibilité généralement plus faible que d’autres végétaux). Des produits laitiers interdits dans l’alimentation végétalienne, et qui ne JOUENT PAS de rôle dans la gestion du risque de fracture5 6 7 8.

Si mes contradicteurs m’accusent de “piocher” les études scientifiques qui vont dans mon sens (ou de faire le fameux cherry picking), malheureusement, les plus récentes méta-analyses et synthèses de la littérature scientifique sur ce sujet sont unanimes: il n’y a pas d’évidence d’effet protecteur des produits laitiers sur le risque de fracture, avec pas moins de 300 références analysées9 10 11.


Si vous avez un doute, consulter mon dernier billet à ce sujet, puis celui-là aussi !


On peut même citer cette petite étude réalisée au Vietnam sur 105 végétaliennes et 105 omnivores, et qui ne montre aucun effet négatif du végétalisme sur le risque de fracture et sur la perte de masse osseuse.12

Encore plus récemment, en 2016, une synthèse narrative sur ce sujet confirme cette tendance. Selon l’auteur, les végétaliens n’ont pas plus de problèmes d’ostéoporose et de fracture avec des apports suffisants en calcium. Cette protection serait notamment due à la faible charge acide d’une alimentation végétalienne13 (et publiée dans un journal pas trop mauvais quand même).

Mais certains internautes n’hésitent pas , contre vent et marée, de m’accuser malgré tout de cherry picking, ou de choisir les preuves qui m’arrangent. Pour se justifier, l’un d’eux me sort cette toute dernière synthèse de la littérature sur le lait que je ne cite pas14, rajoutant que ce n’est “pas compliqué de trouver des études”.

Alors oui, tu as raison, ce n’est pas compliqué de trouver des études, mais peut-être que ça l’est plus de les lire ! Rien que dans le résumé de cette synthèse, que je n’avais effectivement pas cité, les auteurs nous indiquent ceci:

“De plus, les preuves scientifiques suggèrent un effet bénéfique du lait et des produits laitiers sur la densité minérale osseuse, mais aucune association avec le risque de fracture.

Que dire ? Ah ben si on lisait l’article ! Dans la partie dédiée aux produits laitiers et au risque de fracture et d’ostéoporose, ils nous rappellent très justement ceci:

Ainsi, à ce jour, les méta-analyses ne soutiennent pas un effet protecteur du lait et des produits laitiers consommés durant l’enfance sur le risque d’ostéoporose et de fractures“.

Et je dis tout ça sans parler des innombrables conflits d’intérêts des auteurs de l’étude avec toutes les plus grandes fondations des laitiers américains, danois, australiens, anglais, mais aussi avec Nestlé et j’en passe !15

Mais attention, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit: ici ce ne sont pas les qualités nutritionnelles du lait et des produits laitiers qui sont discutées. Non non non, sûrement, je ne reviens pas sur les nombreux macronutriments, les vitamines et les minéraux présentés dans les tables Ciqual… Ce n’est pas le sujet !

Donc pour revenir à nos moutons, si vous êtes végétaliens, mais que vous avez des apports suffisants en calcium à travers les légumes, les noix, les eaux calciques, les aliments fortifiés, alors vous avez de bonnes chances d’avoir un squelette en pleine forme ! Sans oublier qu’au-delà de ça, l’activité physique est encore plus importante, tout comme le tabagisme ou l’alcoolisme sont des facteurs de risques !

Et pour être totalement impartial, une récente synthèse de la littérature sur ce sujet conseille plutôt 800 mg de calcium par jour, notamment à travers16:

  • de bons apports en vitamine D,
  • en protéines animales,
  • en réduisant l’apport en sodium,
  • en augmentant les apports en vitamines K1 et K2, et en fruits et légumes,
  • en mangeant des os…

On est d’accord, c’est légèrement incompatible avec une diète végétalienne.

Végétaliens: vous allez devenir “teubé” sans la B12 !

La fameuse vitamine B12 est mise sur le tapis, avec des troubles neurologiques à la clé.

Oui, et on ne reviendra pas là-dessus, les végétaliens, et dans une certaine mesure les végétariens, devraient surveiller leur apport et se supplémenter, notamment d’après cette très récente synthèse publiée en 201617.

C’est d’ailleurs la position de toutes les associations végétaliennes, les médecins et diététiciens: sans produits animaux, la supplémentation devient indispensable. 

Végétaliens versus Omnivores: toujours la même guéguerre !

Au final, on en revient toujours aux mêmes questions, aux mêmes débats, aux mêmes déballages d’études scientifiques allant dans un sens ou dans l’autre. C’est vrai.

Revenir sur l’ensemble des bienfaits démontrés sur la santé en adoptant une diète végétalienne revient à faire un déni médical, du négationnisme scientifique, à se mettre la tête dans le sable…

Un point fort est toutefois marqué par M. Doyon. Il est clair qu’il est dans un premier temps très bénéfique de réduire sa consommation de produits animaux, surtout si elle est élevée, et d’augmenter sa consommation de végétaux, légumineuses, noix ou autres.

Nul besoin de citer les nombreuses méta-analyses et études qui mettent en avant les bienfaits d’une diète riche en végétaux complets, en huile d’olive, en noix, avec un peu de produits animaux et du vin rouge18 19 20 21 22 23

Second bon point pour M. Doyon, nous aurons peut-être une meilleure image des effets d’une diète végétalienne dans quelques années, et peut-être que nous devrons rectifier le tir sur certains points. C’est bien ce que nous suggère par exemple cette récente méta-analyse qui ne trouve aucun bénéfice d’une diète végétarienne sur le risque de cancer par rapport à une diète classique.24

Végé = Santé ?

Au-delà de ces résultats positifs pour une diète “modérée” qui n’exclue aucune catégorie d’aliment, une alimentation purement végétalienne bien menée, et qui je vous l’accorde, nécessite de se renseigner un peu, serait tout de même bonne pour la santé.

Quoi qu’il en soit, des études sérieuses ont montré les bienfaits de l’alimentation végétalienne25 26 (et notamment sur le cancer colorectal27, accusé d’être lié à une consommation excessive de viande rouge par l’OMS28), également à travers des synthèses récentes de la littérature29, quand bien même les auteurs précisent qu’il manque des études d’interventions pour mesurer efficacement les effets de l’alimentation végétalienne sur l’obésité, l’évolution du poids corporel et les maladies neurologiques.

En tout cas, se jeter dans le végétalisme sans se renseigner un minimum, en pensant que tout va bien se passer en bouffant des brocolis et des tomates, ce serait une belle erreur. Comme le rappellent très justement les auteurs, qui s’intéressent à ce sujet: il faut une diète bien menée, réfléchie pour éviter les carences, justement !

Éthique et environnement

Pour la suite de l’argumentaire, l’article est déjà bien trop long pour que j’en parle. Mais on va bientôt revenir très sérieusement sur la question de l’impact environnemental de notre alimentation. À partir de recherche préliminaire, je peux vous dire qu’il y a des publications sur ce sujet, qu’il y a déjà des grandes recommandations, et je vous le donne en mille, la viande est la première pointée du doigt.

Affaire à suivre.

PS: Pour l’éthique, j’hésite d’en parler… On verra hein.


Notes et références

1. Melina, V., Craig, W., & Levin, S. (2016). Position of the Academy of Nutrition and Dietetics: Vegetarian Diets. Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics116(12), 1970-1980.

2. American Dietetic Association. (2003). Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada: vegetarian diets. Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics103(6), 748.

3. Craig, W. J., & Mangels, A. R. (2009). Position of the American Dietetic Association: vegetarian diets. Journal of the American Dietetic Association109(7), 1266-1282.

4. Appleby, P., Roddam, A., Allen, N., & Key, T. (2007). Comparative fracture risk in vegetarians and nonvegetarians in EPIC-Oxford. European journal of clinical nutrition61(12), 1400-1406.

5. Cumming RG, Cummings SR, Nevitt MC, Scott J, Ensrud KE, Vogt TM, Fox K. Calcium intake and fracture risk: results from the study of osteoporotic fractures. Am J Epidemiol. 1997 May 15;145(10):926-34

6. Kanis JA. The use of calcium in the management of osteoporosis. Bone 1999;24:279–90

7. Weinsier RL, Krumdieck CL. Dairy foods and bone health: examination of the evidence. Am J Clin Nutr. 2000 Sep;72(3):681-9.

8. Lanou AJ, Berkow SE, Barnard ND. Calcium, dairy products, and bone health in children and young adults: a reevaluation of the evidence. Pediatrics. 2005 Mar;115(3):736-43

9. Bolland, M. J., Leung, W., Tai, V., Bastin, S., Gamble, G. D., Grey, A., & Reid, I. R. (2015). Calcium intake and risk of fracture: systematic review.

10. Pripp, A. H., & Dahl, O. E. (2015). The population attributable risk of nutrition and lifestyle on hip fractures. Hip International, 25(3).

11. Burckhardt, P. (2015). Calcium revisited, part III: effect of dietary calcium on BMD and fracture risk. BoneKEy reports, 4.

12. Ho-Pham, L. T., Vu, B. Q., Lai, T. Q., Nguyen, N. D., & Nguyen, T. V. (2012). Vegetarianism, bone loss, fracture and vitamin D: a longitudinal study in Asian vegans and non-vegans. European journal of clinical nutrition66(1), 75-82.

13. Burckhardt, P. (2016). The role of low acid load in vegetarian diet on bone health: a narrative review. Swiss medical weekly, 146.

14. Thorning, T. K., Raben, A., Tholstrup, T., Soedamah-Muthu, S. S., Givens, I., & Astrup, A. (2016). Milk and dairy products: good or bad for human health? An assessment of the totality of scientific evidence. Food & Nutrition Research, 60.

15. Déclaration des conflits d’intérêts de l’étude n°14: Tanja Kongerslev Thorning has no conflicts of interest to declare. Anne Raben is recipient of research funding from the Dairy Research Institute, Rosemont, IL, USA and the Danish Agriculture & Food Council.Tine Tholstrup is recipient of research grants from the Danish Dairy Research Foundation and the Dairy Research Institute, Rosemont, IL. The sponsors had no role in design and conduct of the studies, data collection and analysis, interpretation of the data, decision to publish, or preparation of the manuscripts. Sabita S. Soedamah-Muthu received funding from the Global Dairy Platform, Dairy Research Institute and Dairy Australia for meta-analyses on cheese and blood lipids and on dairy and mortality. The sponsors had no role in design and conduct of the meta-analyses, data collection and analysis, interpretation of the data, decision to publish, or preparation of the manuscripts. Ian Givens is recipient of research grants from UK Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC), UK Medical Research Council (MRC), Arla Foods UK, AAK-UK (both in kind), The Barham Benevolent Foundation, Volac UK, DSM Switzerland and Global Dairy Platform. He is a consultant for The Bio-competence Centre of Healthy Dairy Products, Tartu, Estonia, and in the recent past for The Dairy Council (London). Arne Astrup is recipient of research grants from Arla Foods, DK; Danish Dairy Research Foundation; Global Dairy Platform; Danish Agriculture & Food Council; GEIE European Milk Forum, France. He is member of advisory boards for Dutch Beer Knowledge Institute, NL; IKEA, SV; Lucozade Ribena Suntory Ltd, UK; McCain Foods Limited, USA; McDonald’s, USA; Weight Watchers, USA. He is a consultant for Nestlé Research Center, Switzerland; Nongfu Spring Water, China. Astrup receives honoraria as Associate Editor of American Journal of Clinical Nutrition, and for membership of the Editorial Boards of Annals of Nutrition and Metabolism and Annual Review of Nutrition. He is recipient of travel expenses and/or modest honoraria (<$2,000) for lectures given at meetings supported by corporate sponsors. He received financial support from dairy organisations for attendance at the Eurofed Lipids Congress (2014) in France and the meeting of The Federation of European Nutrition Societies (2015) in Germany.

16. O’Keefe, J. H., Bergman, N., Carrera-Bastos, P., Fontes-Villalba, M., DiNicolantonio, J. J., & Cordain, L. (2016). Nutritional strategies for skeletal and cardiovascular health: hard bones, soft arteries, rather than vice versa. Open heart3(1), e000325.

17. Rizzo, G., Laganà, A. S., Rapisarda, A. M. C., La Ferrera, G. M. G., Buscema, M., Rossetti, P., … & Sarpietro, G. (2016). Vitamin B12 among Vegetarians: Status, Assessment and Supplementation. Nutrients8(12), 767.

18. Kastorini, C. M., Milionis, H. J., Esposito, K., Giugliano, D., Goudevenos, J. A., & Panagiotakos, D. B. (2011). The effect of mediterranean diet on metabolic syndrome and its componentsa meta-analysis of 50 studies and 534,906 individuals. Journal of the American College of Cardiology, 57(11), 1299-1313.

19. Aune D, Norat T, Romundstad P, Vatten LJ. Whole grain and refined grain consumption and the risk of type 2 diabetes: A systematic review and doseresponse. Eur J Epidemiol. 2013;28(11): 845-858.

20. Brighenti F, Benini L, Del Rio D, et al. Colonic fermentation of indigestible carbohydrates contributes to the second-meal effect. Am J Clin Nutr. 2006;83(4):817-822

21. Kastorini, C. M., Panagiotakos, D. B., Chrysohoou, C., Georgousopoulou, E., Pitaraki, E., Puddu, P. E., … & ATTICA Study Group. (2016). Metabolic syndrome, adherence to the Mediterranean diet and 10-year cardiovascular disease incidence: The ATTICA study. Atherosclerosis246, 87-93.

22. Salas-Salvadó, J., Guasch-Ferré, M., Lee, C. H., Estruch, R., Clish, C. B., & Ros, E. (2016). Protective effects of the Mediterranean diet on type 2 diabetes and metabolic syndrome. The Journal of nutrition146(4), 920S-927S.

23. Georgousopoulou, E. N., Kouli, G., Kastorini, C., Panagiotakos, D. B., & Pitsavos, C. (2016). Exploration of the metabolic syndrome spectrum and its role in cardiovascular disease risk in greece; the mediating effect of mediterranean diet: results from the 10-year (2002-2012) follow-up of the attica study. Hellenic Journal οf Atherosclerosis7(2).

24. Godos, J., Bella, F., Sciacca, S., Galvano, F., & Grosso, G. (2016). Vegetarianism and breast, colorectal and prostate cancer risk: an overview and meta‐analysis of cohort studies. Journal of Human Nutrition and Dietetics.

25. Orlich, M. J., Singh, P. N., Sabaté, J., Jaceldo-Siegl, K., Fan, J., Knutsen, S., … & Fraser, G. E. (2013). Vegetarian dietary patterns and mortality in Adventist Health Study 2. JAMA internal medicine173(13), 1230-1238.

26. Dinu, M., Abbate, R., Gensini, G. F., Casini, A., & Sofi, F. (2016). Vegetarian, vegan diets and multiple health outcomes: a systematic review with meta-analysis of observational studies. Critical reviews in food science and nutrition, (just-accepted), 00-00.

27. Orlich, M. J., Singh, P. N., Sabaté, J., Fan, J., Sveen, L., Bennett, H., … & Herring, R. P. (2015). Vegetarian dietary patterns and the risk of colorectal cancers. JAMA internal medicine175(5), 767-776.

28. Carcinogenicity of consumption of red and processed meat. Bouvard, Véronique et al. The Lancet Oncology , Volume 16 , Issue 16 , 1599 – 1600

29. Le, L. T., & Sabaté, J. (2014). Beyond meatless, the health effects of vegan diets: findings from the Adventist cohorts. Nutrients6(6), 2131-2147.

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17 commentaires
  1. Bonjour Jérémie,

    Je suis Diététicienne Nutritionniste et Naturopathe et, sur cet article, je suis d’accord avec vous. Il est tout à fait possible d’avoir une régime alimentaire équilibré végétalien, avec des apports suffisants en Calcium, Protéines, Macro et Miconutriments …etc. Mais, comme vous le dites, cela nécessite un minimum de s’informer pour atteindre cet équilibre. Si possible auprès d’un spécialiste de l’alimentation (mais vous allez dire que je prêche pour ma chapelle !). Il faut simplement garder en tête que ça ne s’improvise pas tout seul dans son coin. Et c’est tout de même assez courant, je n’ai pas de chiffres ou d’étude à ce sujet, mais j’aimerais bien que les études précisent ce point. A mon avis cela peut être un biais dans les études. Analyser une population de végétaliens qui couvre ses besoins, n’a pas le même “objectif” que d’analyser une population générale de végétaliens. Dans le premier cas, on évalue le végétalisme et son impact, dans le second, on évalue les efforts à faire pour “éduquer” les personnes à un végétalisme équilibré. Les actions qui en découleraient ne sont pas les mêmes !

    Normalement, les professionnels de santé sont là pour accompagner les personnes dans leurs choix alimentaires sans juger leurs choix éthiques, philosophiques ou religieux. Mais pour certains sujets (alimentation, allaitement …etc.) on tombe, hélas, assez facilement dans le jugement. J’encourage donc les personnes qui se questionnent sur ce sujet à affirmer leur choix alimentaire comme un choix personnel, mais à s’informer sérieusement sur la manière de couvrir leur besoins … et c’est tout à fait possible pour une large majorité d’adultes bien-portants !

    Bien cordialement.

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