L’ivermectine annonce une victoire par K.O. en Inde. Les états réticents en payent un lourd tribut.

shubhangee Vyas | Unsplash

Encore et toujours l’ivermectine

Vous arrivez à y croire qu’un antiparasitaire aussi banal que l’ivermectine puisse autant faire parler de lui ?

Après l’Argentine, le Mexique… Encore l’Inde !

C’est ahurissant.

Mais surtout génial pour parler science.

Génial pour illustrer l’art et la manière d’enquêter.

Génial aussi pour se prendre la tête.

À table, au travail, sur Facebook et Twitter… Les conversations autour de l’ivermectine n’en finissent plus.

Être pour ou contre n’est plus vraiment un élément du débat. C’est une guerre d’information où le premier qui dégainera le plus beau graphique avec deux légendes et un commentaire bien senti gagnera la joute intellectuelle !

La véracité des faits ? C’est secondaire.

L’ivermectine indienne

Et dans cette bataille à grand coup de graphiques colorés, on retrouve l’inénarrable Inde et son gros foutoir.

Un foutoir car l’Inde c’est près d’1,4 milliard de personnes. L’Inde c’est une union fédérale de 28 états et 8 territoires unis.

Chaque état possède son propre gouvernement. On se retrouve donc avec virtuellement 28 stratégies médicales différentes face au Covid-19.

L’ivermectine est bien entendu au centre d’un immense imbroglio en Inde.

Pourquoi ? Car des états recommandent son utilisation en prophylaxie, et distribuent des kits à leurs concitoyens.

Le ziverdo kit est très connu.

Quand d’autres font disparaître l’antiparasitaire controversé des fameuses recommandations, pour se concentrer sur d’autres choses.

Comme d’habitude, tout le monde y perd son latin.

Vous les premiers. Vous qui voulez connaître ou vous rapprocher d’une forme de vérité, ou d’une présentation qui s’en rapproche le plus.

Le problème, c’est que nous avons tous des sources d’informations propres. Officielles, non officielles, sérieuses et moins sérieuses.

Et si on s’en fichait juste un moment pour revenir à la substantielle moelle ? Les faits les plus neutres.

La présentation la plus banale, froide, et insipide des informations ?

Ça n’ouvre pas vraiment l’appétit ? On va pourtant se mettre ensemble à table, et comme à la manière d’un dîner presque parfait, vous allez juger sur pièce.

Dois-je rappeler que je n’ai aucun lien d’intérêt avec qui que ce soit ? Je suis financé en intégralité par mes membres qui soutiennent mon travail. Si ce travail vous plaît, alors devenez vous-aussi membres moyennant deux cafés par mois !

Les états victorieux

Les victoires par K.O. grâce à l’ivermectine sont nombreuses.

Des états inconnus de tous il y a peu font désormais partie du vocabulaire courant d’à peu près tout le monde.

L’Uttar Pradesh, ça vous parle ? Bien sûr que oui !

Goa aussi ? Oui, et pour la musique aussi !

On retrouve aussi Odisha, Karnataka et le moins facilement prononçable Uttarakhand.

Ces états indiens sont les dignes vainqueurs de la ceinture catégorie poids lourds des traitements efficaces contre le covid-19.

Avec l’ivermectine.

Voici les fameux graphiques qui circulent sur la toile.

Des courbes bien connues de tous : c’est l’évolution des cas en Inde dans nos quatre états depuis le début de la crise.

Dans tous les cas, une flèche rouge pointe la date d’introduction de l’ivermectine dans l’état, et la chute immédiate des cas !

Causalité frappante. Édifiante ? Je ne sais pas. C’est vous qui jugez.

Intrigant en tout cas.

Je me demande donc comme vous d’où proviennent les informations à l’origine de ces flèches.

Des articles de la presse indienne essentiellement.

Des articles qui rapportent les paroles triomphantes des gouvernements pour mettre à bas les cas et les décès avec les kits d’ivermectine.

On va s’intéresser à la situation état par état.

L’Uttar Pradesh, star médiatique

Par exemple, c’est un article de The Indian Express en date du 12 mai 2021 qui est à l’origine de notre flèche placée aux alentours du 24-25 avril sur l’Uttar Pradesh (1).

Si vous lisez comme moi l’article en question, vous y apprendrez, et je cite, que « l’Uttar Pradesh a été le premier État du pays à introduire l’utilisation prophylactique et thérapeutique de l’Ivermectine à grande échelle. »

À partir du 6 août… 2020.

Oui, 2020.

Si je devais ainsi représenter cette période de temps où l’ivermectine est utilisée en prophylaxie pour toute la population en Uttar Pradesh en rouge, ça donnerait ce genre de graphique :

Pour les cas et les décès. Sans émettre le moindre avis. Je vois une courbe se tasser, puis une nouvelle épidémie partir, puis se tasser, alors que l’ivermectine était disponible.

Bon.

Ça doit être plus clair avec les autres états ?

Goa, la victoire de l’ivermectine

Prenons Goa, lui aussi cité en exemple. On retrouve la flèche qui pointe approximativement vers le 12 ou 13 mai 2021. Au sommet du pic épidémique.

Et patatras, tout chute avec l’ivermectine.

C’est bien l’article du journal Hindustan Times qui nous rappelle qu’une commission d’experts s’est réunie le 13 mai pour discuter de la distribution d’ivermectine à tous (2).

La date de la réunion correspond pile-poil à la flèche de notre graphique.

Deux questions me viennent.

 1. Est-ce qu’une réunion qui entérine la distribution d’ivermectine peut entraîner une baisse instantanée des cas le lendemain ?

Il faut quand même distribuer de l’ivermectine à plus d’un million de personnes (je crois que ça prend un temps certain) et observer au moins 3 à 5 jours de prise du médicament pour bénéficier de ces effets.

 2. Quand l’ivermectine a-t-elle été distribuée à la population de Goa ?

En enquêtant un peu (oui j’ai l’impression parfois d’avoir un monocle et une fine moustache derrière mon écran…), j’ai trouvé deux informations perturbantes.

Deux informations qui viennent de la même personne, et pas n’importe qui.

De VishwajitRane l’actuel ministre de la Santé de Goa.

Sur son compte officiel et certifié Twitter, j’apprends au détour d’un tweet daté du 17 mai 2021 que la distribution d’ivermectine commencera très prochainement dans les 48 prochaines heures (3).

N’étant pas extrêmement mauvais en mathématique au collège, j’en déduis que la distribution ne va pas commencer avant le 19 mai.

Je ne sais pas combien de temps cela prend pour distribuer un kit à 1 million d’habitants, mais on peut aisément rajouter 1 semaine pour cette distribution et la prise de 5 jours.

En admettant que tout le monde prenne bien ses comprimés au même moment.

On est plutôt aux alentours du 25-26 mai pour observer un effet.

Je réalise qu’à la date du 25-26 mai représentée sur le même graphique, et bien on va dire que l’épidémie était déjà bien en train de se tasser.

Un détail vous me direz.

Car la seconde information du ministre de la Santé est encore plus perturbante.

J’apprends que le ministre de la Santé a bien présenté le programme de prophylaxie nationale avec les fameux kits d’isolement à domicile contenant de l’ivermectine.

Un « game changer » selon ses mots… qui datent du 9 octobre 2020 (4).

L’ivermectine est en réalité distribuée à tous les foyers depuis octobre 2020. Ce qui nous donne le graphique suivant sur les cas et les décès :

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je ne vois rien de franchement clair. Ni dans un sens ni dans l’autre. Jugez sur pièce.

Odisha et ses 720.000 tablettes

Pour Odisha, la flèche rouge de notre premier graphique pointe aux alentours du 13-14 mai, avec un article de presse indienne, Times of India (5), relatant la volonté d’acheter 720.000 tablettes d’ivermectine.

Combien de temps cela pourrait-il prendre selon vous d’acheter 720.000 tablettes d’ivermectine pour les distribuer à quelque 40 millions d’habitants dans un état de 155.000 km² ?

Deux jours ? Une semaine ? Un mois ?

Difficile à dire, mais la flèche rouge se réfère à une promesse d’achat relatée dans un article de presse indienne.

Les cas chutent un peu plus de deux semaines plus tard.

Côté décès, ce n’est pas vraiment la panacée.

Les décès n’auront cessé d’augmenter pendant trois mois et demi malgré la promesse nationale d’acheter de l’ivermectine.

La froide réalité.

L’instant magique de l’Uttarakhand

Et l’Uttarakhand alors ?

C’est tout de même 10 millions de personnes.

La flèche rouge pointe vers le 9-10 mai 2021, date à laquelle on apprend dans la presse que le gouvernement fera une distribution d’ivermectine.

Deux jours plus tard, les cas s’effondrent.

Là encore, deux choix s’offrent à nous :

  1. Une fois la décision prise, l’ivermectine a été instantanément distribuée à 10 millions d’individus avec une efficacité immédiate faisant chuter les cas positifs
  2. Ou bien cette décision a été prise au moment où l’épidémie était à son maximum, et finit par se tasser comme on peut le voir dans la totalité des pays du monde

Vous avez le choix. C’est vous qui jugez !

L’état vaincu

Quand il y a des gagnants, il y a forcément des perdants.

C’est l’état du Kerala qui occupe cette place.

Je ne sais pas s’ils sont ravis de l’avoir, mais c’est ainsi sur les réseaux sociaux. L’Uttar Pradesh met un K.O. à Kerala.

L’exemple à ne pas suivre.

La preuve vient des courbes de cas et de décès peu élogieuses de la région de plus de 34 millions d’habitants.

L’état est surtout réputé pour être un farouche opposant à l’ivermectine.

C’est en partie faux.

Car si le Gouvernement de Kerala ne recommande plus l’ivermectine depuis août 2021 (6), l’antiparasitaire a bien été utilisé pendant 4 mois durant la crise vers fin avril (7).

Une utilisation que votre dévoué serviteur vous représente en rouge sur le graphique ci-dessous.

Qu’est-ce qu’on voit ?

He bien que l’ivermectine a été approuvée partout dans l’état en pleine épidémie. Je ne sais pas ce qu’on aurait dû attendre, mais peut-être un infléchissement immédiat de la courbe des cas comme pour les états précédents ?

Ce n’est pas trop ce qu’on voit.

Pour les décès, on voit même qu’ils continuent d’affluer malgré son autorisation dans le pays, et que la situation ne change pas vraiment une fois la recommandation supprimée.

C’est quand même mi-figue mi-raisin cette histoire.

Que faut-il retenir de l’ivermectine indienne ?

En s’intéressant d’un peu plus près à ce noeud gordien de l’ivermectine en Inde, on réalise que c’est tout de même le bazar.

Des personnalités plus ou moins anonymes produisent des graphes qui proposent une relation quasi immédiate entre l’autorisation de l’ivermectine et ses effets sur la santé des habitants.

Et on parle de million et millions d’individus.

On parle surtout d’articles de presse qui relatent des décisions politiques.

Après le temps de la politique et des commissions vient celui de la logistique.

Faire les stocks, commander les comprimés, mettre en place une chaîne de distribution, des points d’approvisionnement, etc, etc.

Il vient ensuite le temps le plus précieux : celui de la prise du médicament, sur au moins 3 jours, 5 jours étant l’idéal.

Tout cela prend donc du temps. Un temps qui nous est bien difficile à estimer, nous, pauvres Occidentaux bien éloignés du terrain indien.

Mais il m’est difficile de penser qu’une décision politique puisse instantanément changer le cours d’une épidémie.

De la bourse peut-être. Et encore, il faudrait parler pétrole ou Facebook (oui les cours ont chuté immédiatement avec la panne du siècle).

Je réalise aussi que plusieurs états ont en réalité une longue et documentée utilisation de l’ivermectine en prophylaxie à travers des kits.

L’Uttar Pradesh l’utilise depuis août 2020, et Goa se félicite de son programme de kit à la maison à base d’ivermectine depuis octobre 2020.

Pourtant ces deux états ont affronté de terribles vagues.

Cela me fait penser qu’il y a anguille sous roche.

Même l’exemple de Kerala ne me saute pas vraiment aux yeux. La recommandation nationale de l’ivermectine n’a pas permis d’infléchir la courbe comme dans les autres états.

Ni d’empêcher une vague de décès. Les cas chutent d’ailleurs, plus lentement que dans d’autres états, sans ivermectine recommandée.

Voilà ce qu’il nous était possible de dire et de voir sur ce combat de boxe où s’affrontent les états indiens pro ou anti ivermectine.

Un affrontement au final complètement flou, et bien mal défini où les articles de presse indienne sont pris pour des remèdes aux effets instantanés.

Et encore plus délicat quand on ignore le décompte réel des morts en Inde, estimé entre 3 et 4 millions.

Soit dix fois plus que le bilan officiel !

Comme d’habitude, je vous propose certaines de ces analyses rigoureuses, mais sur le ton de la légèreté, gratuitement pour en savourer toutes les bouchées.

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N’hésitez pas à commenter cet article pour signaler d’éventuelles coquilles… car le combat de boxe se poursuit par commentaire pour faire vivre cet article !

(PS : franchement il faut qu’on arrête avec l’Inde et l’ivermectine… car je n’ai plus aucune idée d’illustration !)

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78 commentaires
  1. Salut Jérémy,

    Merci pour tes informations qui me permettent toujours de douter et de prendre du recul sur mes croyances et convictions. Je vois que tu as (volontairement ?) ignoré la bataille Uttar Pradesh VS Tamil Nadu, pourrais-tu stp debunker l’article de ton ami et challenger ci-dessous ? J’insiste, particulièrement celui-ci. Il semble apporter des explications techniques au même titre que les tiennes pour lesquelles ton oeil avisé serait le bienvenu.

    https://www.covid-factuel.fr/2021/06/13/les-cloches-du-covid/

    Merci d’avance.

    Greg (pour tes lecteurs, fervent défenseur de la PRESOMPTION d’efficacité de l’Ivermectine)

    1. Hello Greg,

      C’est toujours la même chose. On compare des états entre eux en ne regardant qu’un seul paramètre : l’ivermectine.

      Alors qu’il y a des dizaines et des dizaines d’autres paramètres. L’âge de la population entre les états, la santé de cette population, la densité, la qualité du système de santé, le nombre de professionnel de santé, quantité d’oxygène, de lit en réanimation, politique de masque ou de distanciation sociale.

      Pourquoi n’en retenir qu’un seul ?

      Je suis désolé, mais l’article du Dr Maudrux n’apporte aucun élément ni explications techniques.

      Moi article non plus d’ailleurs. J’ai tout simplement refait des graphes au moins correct sur les dates d’entrée en vigueur de l’ivermectine dans certains états. Et on voit… qu’on ne voit rien !

      1. et même le parametre ivermectine n’est pas vraiment connu car entre l’afficage poitique et la réalité de la distribution sur le terrain, il y a une belle distance. Il nous faudrait des sstatistiques de la distribution de l’ivermectine, si elle a été distribuée a tire prophylactique et dans ce cas renouvelée, si elle a été distribuée a titre de soin précoce et dans ce cas comment le système de santé a aidé pour detecter de manière precoce un ca de covid quand on sait que le systeme de test est extremement défectueux en Inde. Votre remarque sur les statistiques de la mortalité réelle est importante, cela met en doute la réalité des courbes de cas et surtout leur valeur absolue et également la comparaison entre états. L’Uttar Pradesh, dirrigé par un fanatique, très peuplée, au système sanitaire déplorable, a les courbes les plus suspicieuses, le Kérala, plus riche, a un système sanitaire bien meilleur et probablement des statistiques plus proches de la réalité. Jen conclus comme vous qu’on ne peut rien déduire des courbes d’infection et de décès pour l’ivermectine, dont on ne sait meme pas si elle a été distribuée . Pour les tenants de l’Uttar pradesh, je vous invite à lire “COVID-19 and Uttar Pradesh, Six Weeks of Living Hell” qui décrit l’enfer qu’ont vécu les habitants de cet état pendant la vague delta, on est loin du paradis auqel Maudrux veut nous faire croire.

  2. la PRESOMPTION d’efficacité de l’Ivermectine, c’est comme la présomption de culpabilité d’un accusé, c’est un non sens.

  3. Bonjour,

    Dès que la présomption d’efficacité de l’Ivermectine est mise en avant (désolé mais je vais réinsister sur le seul Ehpad de France en mars 2020 qui a traité la gale avec l’Ivermectine, 94 ans de moyenne d’âge et multi-comorbidités et Ô miracle il n’y a eu ni hospitalisation ni décès COVID (alors que le Covid est entré dans cet Ehpad je précise bien !) comparé aux autres Ehpad dans lesquels c’était l’hécatombe, tu m’as dit qu’il y avait de nombreux biais, j’attends toujours de savoir lesquels ? Vraiment… Ou encore quand 2 états d’un même pays sont comparés alors qu’on sait de source nationale indienne que l’un a traité, l’autre non, il y aura toujours d’autres biais par dessus pour tenter de désamorcer la présomption).

    Je crois que la meilleure “preuve” de la présomption d’efficacité est cette lapidation médiatique permanente sur cette molécule pour la décrédibiliser; si elle est si inefficace que cela, laissons les médecins prescrire et n’intervenons pas dans la relation médecin-patient, qu’on fiche la paix à cette Ivermectine, pourquoi est-elle si diabolisée ? Bref, je sais que ça tourne autour de la croyance, mais un jour il faudra tenter de comprendre comment un médicament peut se retrouver à ce point décrié alors qu’il devrait être ignoré si inefficace, on verrait bien que cela ne marche pas… mais les agents des grands labos sont là pour veiller à bien piétiner pour en dire le + de mal possible, c’est surréaliste, et les médias aussi.

    J’ai trouvé la mise à l’échelle des graphes des décès et des contami… pardon des CAS ! n’oublions pas ce mot, ces CAS positifs ! du Tamil Nadu et de l’Uttar Pradesh fct de leurs populations très à propos et le décalage temporel des cassures des courbes intéressant à constater. Corrélation n’est pas causalité, je sais, sauf pour le vaccin ! comme d’habitude, surtout qd il s’agit de prouver son efficacité ! mais surtout pas quand il s’agit de son innocuité avec des EI graves, là nan nan nan, ça n’est jamais le vaccin.

    Bref, ça restera stérile, même si j’ai apprécié ton article comme je te l’ai dit et même si j’en connais les conclusions d’avance.

    Un jour, j’aimerais bien que tu fasses un rapport d’enquête comme cela avait été fait pour H1N1 dont je t’invite à lire les conclusions. Je pense très sincèrement qu’elles ne seront pas très différentes des constatations d’aujourd’hui, en pire :
    https://www.senat.fr/rap/r09-685-1/r09-685-11.pdf
    Je pense que Dur A Avaler serait le bon hébergeur pour déconstruire les théories conspirationnistes sur le fait que le Covid aurait été un tremplin pour la mise en place d’un nouvel ordre mondial où le tout numérique surveillera tout (virus très très méchant -> intraitable -> discrédit de toute molécule existante -> instrumentalisation de la peur -> seul le vaccin nous sauvera -> un pass sanitaire est obligatoire pour rassurer -> numérisation de nos moindres faits et gestes -> etc… pour notre bien et notre santé, évidemment)

    A+

    Greg

    1. Salut Greg,

      Tu me reparles encore et toujours de cette “étude” dans un Ehpad sur 60 personnes ? (accessible ici : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S015196382030627X)

      On pourrait dire énormément de choses sur cette étude, et je l’ai déjà critiquée à de nombreuses reprises (relis mes commentaires). Mais les auteurs résument parfaitement bien ce travail :

      Intéressant qui mérite de faire des essais cliniques randomisés. Et tu sais quoi ? On les a ces essais cliniques randomisés. La quasi-totalité sont négatifs. Du moins les plus rigoureux.

      Il faut aussi arrêter avec cette phrase creuse qui n’a aucun sens : “il faut laisser les médecins prescrire”… Mais les médecins ont déjà leur liberté de prescrire qui est encadré par la loi ! C’est aussi simple que ça.

      Quand on voit que l’ivermectine, l’hydroxychloroquine et l’azithromycine sont lié au plus grand scandale sanitaire et politique au Brésil, cela n’envoi pas vraiment du rêve non ?

      1. Salut Jérémy,

        Je ne suis pas d’accord avec la rigueur des études pointant du doigt l’inefficacité de l’Ivermectine. Tu m’avais conseillé de demander les données brutes de la soi-disante + rigoureuse des études portant sur 500 personnes “Ivermectin to prevent hospitalizations in patients with COVID-19 (IVERCOR-COVID19) a randomized, double-blind, placebo controlled trial” et bien tu sais quoi ? comme tu le sais, je l’ai fait, j’ai relancé 3 fois l’auteur pour qu’il m’envoie son fichier brut pour voir si les personnes hospitalisées étaient celles qui avaient reçu des sous-doses d’Ivm largement < 0.2 mg/kg. L'étude stipule bien que les données peuvent être accessibles sur demande. J'ai été on ne peut plus poli dans mes requêtes, eh bien il me répond qu'il va falloir que je patiente encore qq mois avant la revue de la mise à jour de son étude. Dommage nan ? J'aurais pu une bonne fois pour toute ravaler ma croyance, mais non, pas de données brutes. Etrange + que dommage en fait….. ça ne fait qu'alimenter mon scepticisme.
        Je m'étonne que ça ne t'empêche pas de dormir comme moi, toi qui prônes la finesse de la rigueur à tout-va dans tes articles. Comment peux-tu relayer que les études sont négatives par simple lecture des conclusions qui connaissent de nombreuses limitations ?

        Et encore une fois, je ne sais pas dans quel monde tu vis, mais ceux qui prescrivent de l'Ivm sont poursuivis ou convoqués par l'Ordre des Médecins, ou bien les pharmaciens ne délivrent pas ou dénoncent les médecins qui la prescrivent. Pourquoi les stocks d'Ivm ont été réquisitionnés dans les Antilles ? C'est faux ça aussi ? Donc clairement, les médecins ne peuvent pas librement prescrire ce qu'ils veulent pour cette maladie, ce n'est pas la 1ère fois que des médicaments hors-AMM peuvent être prescrits, mais il y a un réel blocage pour l'HCQ et l'IVM. Je ne dis pas qu'ils ne peuvent pas écrire "HCQ" ou "IVM" sur leurs ordonnances, mais ne sois pas dupe stp dans le fait que c'est mal vu…

        Le + gros scandale au Brésil ? Ah bon ? C'est sûr que les médias participent bien à ce soi-disant scandale, as-tu tout lu sur le sujet ou simplement relayé les infos mainstream ?

        Et enfin, que penses-tu de ma proposition de sujet pour balayer d'un revers de main la théorie de la dérive de notre monde dans la surveillance numérique généralisée qui devait forcément passer par la panique totale due à un virus fabriqué et l'instauration d'un pass sanitaire ? (je rappelle que c'est une théorie, pas forcément mon avis). Ou encore, l'Australie est-elle un avant-goût de notre futur ? Merci.

        A+
        Greg

      2. C’est dommage pour la réponse négative de l’auteur pour le partage rapide des données brutes. C’est ainsi, très peu jouent le jeu de la transparence, et c’est encore pire avec les études en prépublications ou publiées dans des revues prédatrices.

        Les médecins ont toujours eu un encadrement des prescriptions par la loi, et notamment par les recommandations nationales et les AMM. Je ne saurais te dire ce que je pense de la réquisition des stocks d’ivermectine aux Antilles. On sait que ce ruées vers ces médicaments entraînent des pénuries pour traiter des maladies pour lesquelles le bénéfice est reconnu.

        Pour la surveillance généralisée… peut-être bien. Je veux dire, ce n’est pas une nouveauté que les gouvernement utilise des événements extrêmes pour passer des lois plus ou moins liberticides. Tous les pays qui ont mis en place des pass sanitaires les ont retiré quand l’épidémie a été finalement sous contrôle. C’est le cas, sauf erreur de ma part, du Danemark et du Portugal.

        Pour le Brésil, c’est quoi tes infos de médias non mainstream ?

  4. A la lecture, une question me taraude : pour quelle raison sanitaire ces États ont introduit ces fameux kits? Et en amont du début de la pandémie..

      1. Il y a eu aussi l’autre étude sur l’Ivermectine plombée par les données frauduleuses de Surgisphère et qui contrairement a celle sur l’hydroxychloroquine (Lancet Gate) avait conclu à des résultats très positifs, entrainant une recommendation par les autorités sanitaires de beaucoup de pays. Cette étude a également été retractée.
        En parlant des études, il faut signaler que les études statistiquement significatives présentant une certaine apparence de rigueur et positives pour l’ivermectine ont été rétractées (Elgazzar) ou invalidées par la communauté scientifique (Niaee). Il n’y a plus beaucoup d’espoir que l’ivermectine ait un effetquelconque.

  5. Excellent travail.
    Il faut prendre en compte aussi la dimension politique. En effet, l’UP est un état clé pour le BJP de Modi, de plus arrive le mois de Kartika, mois de pèlerinages et de fêtes religieuses brassant des millions d’Indiens se rendant notamment en UP ( Vanarasi, Kushinagar,Agra, Gorakhpur…) avec un climax pour Diwali le 4 novembre..
    L’année dernière, Modi avait autorisé ces pèlerinages, on sait ce qu’il est advenu ensuite..
    Pourquoi l’UP est important pour Modi ? c’est l’état de “l’Indienitude” si chère à ce nationaliste et un état extrêmement peuplé donc fournisseur d’électeurs. De plus des élections se tiennent en UP en février/mars 2022..
    Le BJP de Modi a déjà été malmené lors des élections de 2021, il ne peut se permettre un deuxième revers.
    Enfin, concernant le Kérala, il est à noté qu’il est dirigé par une coalition communiste /Front démocratique qui est farouchement opposé au BJP..et dans les recalculs du nombre de morts réels, c’est celui qui a été le plus transparent..
    Tout n’est pas expliqué par mon commentaire, mais la dimension politique est a prendre en compte dans la géstion, les outils employés contre le covid et la transparence des chiffres.

      1. C’est une goutte d’eau dans votre océan de travail.
        Je suis juste un aficionado de l’Inde depuis 30 ans.

    1. Je n’ai malheureusement pas accès à ce compte (car il m’a bloqué) que je connais cependant bien pour sa désinformation manifeste sur l’ivermectine.

      Je ne pars pas avec un à priori positif pour le cas du Brésil et du scandale de Prevent Senior.

      Aurais-tu une autre source plus fiable ?

      1. + fiable ? Donc les mainstreams sont fiables et neutres d’après toi puisque tu relaies leurs infos et celles des autres non ? Qui a intérêt à faire germer ses points de vue dans la tête des gens pour empêcher la population de penser par elle-même ?
        Je ne juge pas ce compte désinformateur, bien au contraire, c’est en allant y pêcher des infos ça et là (son compte, ton site, celui de Maudrux etc…) qu’on se forge une opinion de bon sens et qu’on creuse, sans être aspiré par l’orientation implicitement souhaitée par le rédacteur même des articles qu’on lit… J’invite tes lecteurs à glaner des points de vue sur ce compte et à te questionner si doute sur telle ou telle analyse.
        Pour rappel, je n’ai découvert ton site que tardivement et ça m’a permis de ne pas glisser trop vite dans la spirale de la théorie des manipulations élitistes mondiales… parce que j’y glisse forcément. Car comme je te l’avais écrit une fois, là où il y a de l’argent, il n’y a pas d’ange.

        Greg

      2. Greg,

        Je suis allé voir ton lien et les informations de ce compte via une navigation privée.

        Il ne fait que citer un texte dont on ignore la source et qu’on présume venir de Prevent Senior qui nie les faits et les accusations.

        Cela nous fait une belle jambe. Bien sûr qu’ils allaient nier.

        Ce compte a choisit de défendre l’ivermectine et de répandre les pires rumeurs en la matière en salissant la notoriété de nombreuses personnes.

        Mais tu crois qu’il n’y a pas d’argent à faire avec l’ivermectine, avec les compléments alimentaires, la vitamine D ? Ce sont des business florissants qui rapportent beaucoup d’argents.

        Les vaccins aussi bien sûr. Mais il faut regarder toutes les facettes de la pièce.

        En tout cas je suis ravie que la fréquentation de mon site t’es permis de ne pas “glisser trop vite” dans la spirale du conspirationnisme extrême. Car si on croit toutes ces théories abracadabrantesques, la quasi-totalité de la population du Portugal, du Danemark, des Emirat Arabe Unies, devraient succomber d’ici 3 ans… Franchement…

  6. Quel travail… normal j’allais dire :-) Dans le sens où au lieu de repartager ou chercher à confirmer une hypothèse de départ, tu fais un travail de recherche, de vérifications des sources. Bref, du travail de journalisme. Merci et hâte de lire d’autres articles de ce blog que je découvre.

    1. Bonjour Roger,

      La vidéo n’est plus accessible.

      J’aurais pourtant aimé la voir car j’ai pu écrire plusieurs articles sur ce sujet, et les données scientifiques n’étaient pas du tout convaincantes.

      Au plaisir.

      1. Le lien fonctionne toujours. Si pour vous le lien ne fonctionne pas il faut copier l’URL et la coller dans la zone adresse du navigateur. Cela fait plusieurs commentaires que je vous envoie et que vous supprimez systématiquement. Pourquoi?

      2. Cher Roger,

        Je ne supprime aucun de vos commentaires. Ils sont en attente de validation. Tous les commentaires sont validé à priori.

        J’ai pu accéder à la vidéo. Sachant qu’elle fait 40 minutes, je ne pourrais pas revenir vers vous rapidement pour en discuter.

        Toutefois, je vous rappelle que la littérature scientifique est relativement confuse sur le Covid-19. Nous n’avons aucune étude de qualité qui montre l’intérêt de la vitamine D pour soigner cette maladie. Les preuves sont déjà mince pour toutes les autres affections respiratoires.

        Veuillez lire mes articles dédiés :

        >> Covid et vitamine D
        >> Vitamine D et infection respiratoire.

  7. Bonjour Jérémy
    Je viens de voir la vidéo et mon esprit critique ,que tu nous aide à aiguiser, ne me dissuade pas d’être tenté de faire confiance au docteur Sabatier ,sa compétence et ses arguments semblent vraiment solides et son discours mesuré et nuancé. Donc je pense ne pas être le seul à être intéressé par ton point de vue sur son approche de la vitamine D et par ailleurs sur les craintes qu’il formule et suscite sur les effets délétères des vaccins. Quand il y a des doutes bien argumentés sur des effets à long terme, peut on se contenter d’attendre, longtemps,ce que diront les statistiques ?
    J’espère que cette vidéo te sera accessible comme à moi ou peut-être ne l’est-elle pas car tu es connecté depuis l’étranger ?

      1. Jérémy,
        C’est difficile de résumer une démonstration aussi dense scientifiquement. Dans les principes, la vitamine D freine la production de rénine et en conséquence freine la production d’angiotensine 2. Ainsi le récepteur AT1R n’est pas suractivé par excès d’angiotensine 2. Suractivivation qui est à l’origine des covid sévères. La vitamine D serait une prévention contre les formes sévères. La référence scientifique ce sont les travaux de Monsieur SABATIER. Il me semble que toute démarche scientifique a pour origine des scientifiques qui sont les références
        originelles. Certes il n’y a pas d’étude randomisée en double insu, mais qui investirait dans une étude sans retour d’investissement. Il faudrait que ce soit les fonds publics mais nos autorités ne veulent pas explorer cette voie puisqu’elles poursuivent un médecin réunionnais qui a conseillé à ses patients de la vitamine D contre le covid alors que l’académie de médecine l’avait elle-même conseillée. Il ne faut pas être dupes des objectifs de nos autorités.

      2. Cher Roger,

        Je comprends bien. Mais je préfère me baser sur des références scientifiques, des études, plutôt que des déclarations et des vidéos qui peuvent déformer ou oublier certaines études.

        Le seul essai randomisé en double aveugle sur ce sujet (toujours à l’état de preprint) ne montre aucun bénéfice sur les hospitalisations ni sur les décès en corrigeant pourtant des carences en vitamine D (voir ici)

        La plus récente méta-analyse de tous les essais cliniques sur la supplémentation en vitamine contre les infections des voies respiratoires est elle-aussi négative à bien des égards. J’en parle dans le détail dans mes articles, dont j’ai déjà pointé les liens.

        Au plaisir.

  8. Bonjour,
    Quant une étude au stade pré-print ne va pas dans le sens des informations officielles on dit qu’elle ne vaut rien car au stade pré-print. A contrario quand une étude au stade pré-print va dans le sens des informations officielles on n’a pas de scrupule à la mettre en avant. Par ailleurs cette étude est faite sur des patients déjà au stade sévère alors que JM Sabatier dit que la vitamine D serait efficace au stade préventif. Tout cela s’apparente à la désinformation.

    1. Cher Roger,

      Un preprint est un préprint. Il y a de bon et de mauvais préprint.

      En tout état de cause, vous rejetez les conclusions de cette étude uniquement car c’est un preprint. Ce n’est pas très fair-play. C’est une manière d’esquiver le débat scientifique.

      En tout état de cause, merci de mettre les études qui soutiennent vos affirmations et celle de JM Sabatier, car les plus récentes synthèses et méta-analyses disent l’inverse de ce monsieur.

      Je serais donc ravie de lire ces fameuses études, randomisé ou pas, je vous rassure (et je lis même les preprint).

      A vous lire.

  9. Je ne rejette rien ni n’affirme rien je ne suis pas un scientifique du domaine. J’ai simplement dit que la doxa rejette les études pré-print qui ne vont pas dans son sens mais n’a pas de scrupule à s’appuyer sur des études pré-print. Je rejetterai cette étude car, sauf erreur, elle n’a pas été faite en préventif.
    Je suppose que vous avez pu visionner la vidéo.

  10. Comme déjà dit monsieur Sabatier relate ses connaissances et ses constatations, mais comme l’avis d’un scientifique ne vous intéresse pas puisque vous n’êtes pas allé au bout de la vidéo, n’en parlons plus.

    1. Cher Roger,

      J’ai pu voir la présentation de JM Sabatier sur la vitamine D et la Covid-19.

      Je n’ai pas été convaincu par la démonstration, principalement basé sur des explications de modèles et de processus biochimique, sans apporter la moindre évidence scientifique clinique de l’efficacité de ladite supplémentation contre le Covid-19.

      Au plaisir de vous lire.

  11. Salut Jérémy,

    Félicitation pour la recherche dans la presse indienne, j’ai aussi tenté l’exercice et c’est vraiment pas évident! Par contre, ton article n’aborde pas l’éléphant dans la pièce, c’est à dire le fait que la campagne de 2021, telle que décrite dans le micro-rapport de l’OMS daté du 7 mai 2021 intitulé “UTTAR PRADESH Going the last mile to stop COVID-19” [1], n’était pas simplement une autorisation d’utiliser l’ivermectine comme en 2020, mais bien une campagne active de dépistage et de traitement. Ledit rapport de l’OMS mentionne que:

    “Each monitoring team has two members, who visit homes in villages and remote hamlets to test everyone with symptoms of COVID-19 using Rapid Antigen Tests (RAT) kits. Those who test positive are quickly isolated and given a medicine kit with advice on disease management. All the contacts of those who test positive are quarantined and tested using an RT-PCR at home by a rapid response team.”

    Il est donc évident qu’il y a deux phases dans l’utilisation de l’ivermectine dans l’état d’Uttar Pradesh et en Inde en général, tes graphiques devraient donc montrer une brisure aux endroits où tu as mis des flèches rouges, soit la campagne passive de l’utilisation de l’ivermectine (jusqu’en mai 2021) et la campagne active d’utilisation de l’ivermectine (après mai 2021). Il est évident que ce n’est pas l’ivermectine qui a fait redescendre la courbe des cas étant donné que celle de l’état du Tamil Nadu a sensiblement la même forme malgré qu’ils ne l’ont pas utilisé, mais ce qui est aussi évident est qu’après la décente de la courbe, les états utilisant cette procédure ont des taux de nouveaux cas per capita beaucoup plus bas. En effet, le taux de nouveaux cas per capita de l’état du Tamil Nadu est environ 400 fois plus élevé que celui d’Uttar Pradesh, qui comptent environs 20 nouveaux cas par jour depuis plusieurs mois.

    Est-ce que c’est l’ivermectine qui a fait la différence? Est-ce que c’est simplement l’isolation hâtive grâce à la campagne de détection active de la Covid qui a fait la différence? Honnêtement, on s’en fout, ce qu’on sait c’est que ça a fonctionné, qu’un traitement à l’ivermectine coûte environs 55¢ au cost [2], que c’est un médicament très sécuritaire [3] dont les effets secondaires sont généralement bénins et passagers [4], et reste sécuritaire jusqu’à 10 fois la dose approuvée par la FDA [5]. On est dans une crise tellement grave qu’elle justifie d’exclure des gens de la société avec un passeport vaccinal et de les menacer de les mettre à la rue s’ils refusent le vaccin, mais pas assez grave pour répliquer l’approche indienne, qui coûte presque rien et présente presque aucun risque pour la santé du public, sous prétexte qu’on a pas de DB-RCT assez convaincants? Ça fait juste pas de sens, qu’on fasse ce qu’ils ont fait en Inde et on verra ce qui a fonctionné et ce qui était superflu après!

    Aussi, tu mentionnes que l’état de Kerala vient brouiller les cartes étant donné qu’ils ont eux aussi utilisé l’ivermectine sans obtenir de résultats satisfaisants. Encore une fois, tu ignores un autre éléphant dans la pièce. L’état de Kerala avait autorisé l’utilisation de l’ivermectine pour les cas modérés et graves [6]. Cette contrainte, que l’on retrouve aussi dans les DB-RCT qui montrent que l’ivermectine n’a pas ou peu d’effets sur la Covid, fait en sorte que le traitement ne sera pas efficace à coup sûr. En effet, ce que les recherches in-vitro [7] et in-silico [8] ont démontrées est que l’ivermectine bloque la réplication du virus SARS-CoV-2, et comme la Covid est une maladie qui se développe par phase, dont la première est la phase de réplication virale [9], l’ivermectine ne peut pas être efficace à tous les stades de la maladie. Selon ces principes, l’ivermectine doit être administrée durant cette phase, qui dure d’environ 5 jours avant l’apparition des symptômes à 10 jours après l’apparition des symptômes (le pic étant à l’apparition des symptômes). S’il y a des symptômes modérés ou sévères, la phase virale est presque terminée ou l’est complètement, on ne peut donc pas s’attendre à avoir de résultats satisfaisants à ces stades avec l’ivermectine. L’ivermectine n’est quand même pas un médicament miracle! Élément à garder en tête quand tu liras des articles d’études cliniques ou des méta-analyses sur l’ivermectine.

    Donc pour conclure, voici les constats qui ressortent de cette affaire :

    1) On se fout éperdument de ce qui a fonctionné dans l’expérience indienne. Comme tout est sécuritaire et abordable, on fait la même chose et on démêlera après ce qui a fonctionné, pour la postérité. En situation de crise comme celle qu’on vit, il est absolument irresponsable de ne pas le faire sous prétexte qu’il n’y a pas assez de preuves permettant de quantifier l’effet propre à chaque élément de la méthode.

    2) Cinq mois après avoir formé les équipes et supervisé le déploiement de la campagne de santé publique ayant eu, et de loin, le plus grand succès au monde, l’OMS n’a produit qu’un pathétique rapport de 3/4 de pages une fois les images retirées, et ce même s’ils avaient promis dans ce rapport de participer à la rédaction et la diffusion du rapport final. L’OMS n’est pas intéressée à faire connaître l’exploit indien.

    3) Les autorités sanitaires nationales, que ce soit au Canada, aux États-Unis ou en Europe, ne sont pas plus intéressés par l’exploit indien.

    4) Il faut toujours prendre en compte le moment de l’administration de l’ivermectine lors de l’analyse de l’efficacité du médicament, soit le plus rapidement possible lors de l’apparition des symptômes, afin qu’il puisse faire ce qu’il a démontré qu’il faisait in-vitro et in-silico.

    En espérant que j’aie pu apporter un nouvel éclairage à tes recherches concernant ce médicament, et surtout te convaincre de faire la promotion de la méthode indienne, peu importe si c’est l’ivermectine, les autres médicaments ou la simple isolation précoce qui lui confère son efficacité.

    Des vies en dépendent,

    Jonathan Davidson-Chaput

    Sources :
    [1] https://www.who.int/india/news/feature-stories/detail/uttar-pradesh-going-the-last-mile-to-stop-covid-19
    [2] https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.06.01.21258147v2
    [3] https://www.medincell.com/ivermectin/
    [4] https://www.drugs.com/sfx/ivermectin-side-effects.html
    [5] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12362927/
    [6] https://health.kerala.gov.in/pdf/treatment_guidelines_apr_2021.pdf
    [7] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166354220302011
    [8] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/labs/pmc/articles/PMC7996102/
    [9] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34569339/

    1. Bonjour Jonathan,

      Merci pour ce commentaire constructif, argumenté et sourcé ! Cela fait extrêmement plaisir et vient nourrir ce débat nécessaire sur ces questions primordiales !

      Je te répondrais en plusieurs points.

      1) “L’exploit indien” est à mettre entre guillemet. Pourquoi ? Car nous savons que les états d’Inde ont manifestement fortement sous-déclaré les cas et les décès. Pour les décès, on parle d’une sous-déclaration de l’ordre de 2 à 13 fois moins (4, 5, 6). L’Inde pourrait être le pays en réalité le plus durement touché par la crise sanitaire, faisant des stratégies indiennes les moins efficaces contre la Covid-19. Devant cette incertitude aussi forte, comment se reposer entièrement et en confiance sur ce modèle ? Car les indiens n’ont pas véritablement inventé l’eau chaude. Ils ont imposé des confinements stricts et policiers, et ont essayé de couper les chaînes de contamination avec les isolations à domicile et une politique de test. Avec les fameux kits bien sûr. Les pays développés ont testé entre 2 et 10 fois plus que l’Inde notamment.

      2) Concernant l’ivermectine, et ta remarque très pertinente avec l’exemple du Tamil Nadu, je suis d’accord et pas d’accord à la fois. Pourquoi ? Car les plus récentes études ne montrent justement aucun effet de l’ivermectine sur la réplication virale. Même l’étude de l’Institut Pasteur ne montre aucun effet sur la réplication viral chez des hamsters (1). L’étude de Vallejos faite chez des participants non hospitalisés et relativement en début de la phase de la maladie n’a montré elle aussi aucun effet sur la réplication virale, malheureusement (2). Finalement, la collaboration Cochrane n’a elle aussi pas pu mettre en évidence d’effet positif statistiquement significatif sur la charge virale (3). L’effet semblerait donc plutôt immunomodulateur, donc plutôt en fin de phase qu’en début, si on croit les résultats de ces études. Car les études in vivo et in silico sont les premières pierres dans notre compréhension, et sont ensuite complété par les études que je viens de citer.

      Donc pour résumer, on réalise, je pense, que l’Inde n’est pas vraiment un modèle dans cette crise. Nous avons vu des témoignages vidéos de nombreux hôpitaux avec des pénuries de tout : médicaments, oxygène, personnels médicaux, lits en soin intensif… Et une forte détresse dans la population. Des aides internationales ont été donné à certains états, ou des états entre eux. Ce n’est pas très rassurant comme modèle ou “exploit” à mon sens. Les résultats encore non publiés du Together trial au Brésil rapportent aussi des résultats négatifs de l’ivermectine en traitement précoce. Mais il faut attendre la publication pour avoir un avis complet et critique sur ce travail !

      Je n’espère pas te faire changer d’avis, cela serait bien trop prétentieux, mais uniquement nourrir cette très intéressante discussion sur ce sujet !

      A te lire.

      (1) https://www.embopress.org/doi/full/10.15252/emmm.202114122
      (2) https://bmcinfectdis.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12879-021-06348-5
      (3) https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD015017.pub2/full
      (4) https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.09.30.21264376v1
      (5) https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.07.20.21260872v1
      (6) https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.08.04.21261604v2

      1. Jérémy,
        J’ai consulté la méta-analyse Cochrane, je n’ai pas trouvé de données concernant l’âge des participants. C’est une donnée essentielle. Si on fait des études sur des populations qui n’ont pas de risque avec la maladie on ne peut pas trouver d’effet bénéfique pour tout traitement. Si vous avez cette information cela m’intéresse.

      2. Roger,

        L’âge des participants sont présentés dans les études citées par la Cochrane.

        J’en viens à vous demander : quelles sont selon vous les preuves les plus solides de l’efficacité de l’ivermectine pour réduire la mortalité du Covid-19 ?

        A vous lire.

      3. Jérémy,
        Quant Soljénitsyne prend le risque des camps de travail et de la relégation, j’ai plutôt tendance à penser que ce qu’il écrit est plus proche de la vérité que ce qu’écrit l’agence Tass et la Pravda.
        Quand de nombreux médecins médiatiques ou anonymes prennent des risques à soutenir l’ivermectine voire l’hydroxychloroquine en sachant qu’ils n’ont rien à gagner, j’ai aussi tendance à leur accorder une certaine confiance. Le Pr Raoult s’est fait traiter de charlatan, le Pr Perronne a perdu sa chefferie de service, les anonymes du Quotidien du Médecin prennent le risque de la radiation et des médecins hors doxa il y en a partout dans le monde. Qu’ont-ils à gagner?
        En revanche dans le camp opposé on voit très bien ce qu’ils ont à gagner. Je suppose que vous êtes au courant des conflits d’intérêt qui gangrène le conseil scientifique officiel.
        C’est sûr que ces considérations ne vont pas convaincre un fanatique des études randomisées en double aveugle qui ont permis d’attribuer des AMM au Médiator, Vioxx, et autres médicaments dangereux.
        Quand on lit Peter Gotzsche on a quelques doutes sur la sincérité des études produites par l’industrie pharmaceutique. Il écrit d’ailleurs que (pratiquement) toutes les études cliniques de l’industrie sont pilotées par les services marketing.
        Dans ces conditions il est difficile de séparer le bon grain de l’ivraie.
        Par qui sont financées les études qui ne trouvent pas d’intérêt à l’ivermectine? N’y a-t-il pas un biais de publication en ne publiant que les études qui confortent leur thèse?
        Ne peut-on pas convenir d’un compromis en disant que les études sur l’ivermectine ne sont pas de qualité suffisante pour conclure avec certitude à son effet sur la covid-19?

      4. Roger,

        Vous dites des choses bien vrai, mais faites des amalgames ou bien de grosses généralisations.

        Toutes les études faites par l’industrie ne sont pas mauvaises. Vicieuses peut-être.

        Et surtout, nous avons de nombreuses études de qualité indépendantes d’un quelconque laboratoire faite sur l’HCQ et l’ivermectine, avec des résultats négatifs. J’ai également trouvé de nombreuses études positives sur l’ivermectine avec des laboratoires derrière à la manoeuvre. Ou bien des cas de fraudes avérées chez des chercheurs pourtant sans lien d’intérêt (voir Elgazzar, Carvallo, mais aussi le scandale de Prevent Senior avec l’étude de Biber vantée par Raoult où les morts ont été mis sous le tapis, uniquement dans des buts politiques).

        Il y a aussi de nombreux médecins, si ce n’est la majorité, qui sont indépendants et ne prescrivent ni HCQ ni ivermectine. Que fait-on d’eux ?

        Je souscris parfaitement et totalement à votre dernière phrase, et c’est bien ce que je dis depuis le départ. Quand bien même les résultats des derniers essais cliniques en phase précoce ne montrent aucun bénéfice.

      5. “Il y a aussi de nombreux médecins, si ce n’est la majorité, qui sont indépendants et ne prescrivent ni HCQ ni ivermectine. Que fait-on d’eux ?”
        S’ils n’en n’ont jamais prescrit on ne peut rien en conclure pour savoir si HCQ ou IVM sont efficaces ou non. En revanche, s’ils en ont prescrit et qu’ils se sont arrêtés ce seraient intéressant de savoir pourquoi. A ma connaissance, je n’ai jamais lu un tel témoignage. Ce n’est pas parce qu’il y a plus de médecins qui ne prescrivent pas ces molécules que c’est une preuve d’inefficacité.
        Pour enfoncer une porte ouverte: l’absence de preuve d’efficacité n’est pas la preuve de l’absence d’efficacité.

      6. Roger,

        Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.

        Il y a une majorité de médecins capables de lire des études scientifiques et de se faire un avis critique de la science et de ces études. Ces médecins n’ont pas été convaincu et ne prescrivent majoritairement pas.

        Il faudrait peut-être se poser des questions à ce niveau-là, car oui, cela ne donne aucune indication sur l’efficacité ou non. On sait cela à travers les essais cliniques.

        Quelles sont selon vous les preuves les plus solides en faveur de l’ivermectine ? (Il me semble vous l’avoir déjà demandé).

      7. Bonsoir Jérémy,
        Je réponds là où il y a un bouton “Répondre” disponible.
        Vous me demandez “Quelles sont selon vous les preuves les plus solides en faveur de l’ivermectine ? (Il me semble vous l’avoir déjà demandé).”. J’avoue être en plein doute grâce ou à cause de vous. Vous êtes sincère mais ceux sur qui vous appuyez vos arguments le sont-ils? Vous dézinguez toutes les études positives sur l’ivermectine même celles avec des labos derrière à la manoeuvre comme vous dites. Ainsi, vous confirmez que les labos seraient capables d’études foireuses.
        Peter Gotzsche dit qu’ils sont capables de tout: publier uniquement les études qui les arrangent, ne pas publier celles qui les dérangent, faire de la stratégie de communication en publiant des études qui iraient à l’encontre de leur intérêts mais pour mieux les critiquer, afin de dire que les études négatives pour eux sont de mauvaises qualités.
        Dans cet état d’esprit de doute je porte du crédit aux constatations de terrain. C’est ainsi qu’a commencé la saga de l’ivermectine par de nombreux témoignages d’efficacité émis par de nombreux médecins qui ne se connaissaient pas qui n’avaient rien à gagner dans cette affaire. Au départ toutes les études sur l’ivermectine étaient positives même si elles n’étaient pas faites dans les règles de l’art, puis s’est mis en route un rouleur compresseur qui a semé le doute à tort ou à raison ?
        Comme je l’ai déjà dit j’accorde du crédit à tous ces médecins et scientifiques qui prennent des risques sur leur réputation et leur carrière pour défendre des produits qui ne rapportent rien à personne (Kory, Cullough, Raoult, Perronne, Ozaki, …). Que pensez-vous de ceci : https://www-yomiuri-co-jp.translate.goog/choken/kijironko/cknews/20210818-OYT8T50030/?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=en&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=nui.
        L’autre point qui me fait douter de la thèse officielle c’est cet acharnement des autorités à dénigrer toutes informations sur les traitements précoces alors que l’ivermectine a tué énormément moins de personne que le paracétamol (Doliprane). C’était d’ailleurs une proposition du Dr Maudrux aux autorités : « Remplacer votre recommandation de prendre du Doliprane qui est délétère par celle de prendre de l’ivermectine qui est plus sure et on verra ce que cela donne. Quitte à recommander un produit qui ne sert à rien autant recommander le moins dangereux. »
        Voilà, je n’ai jamais prétendu avoir de certitude. Et vous, avez-vous la certitude que l’ivermectine est inefficace dans toutes les situations de covid ?

      8. Roger,

        C’est mieux pour avancer dans ce débat que de le verbaliser et de poser ces arguments.

        Je comprends donc bien votre position. A travers des lectures très intéressantes vous en êtes arrivée à développer une forme de méfiance contre les études scientifiques, et regarder davantage du côté des médecins de terrain pour mesurer et évaluer l’efficacité d’un médicament.

        C’est intéressant, mais délicat.

        Pourquoi ? Car d’une part, toutes les études ne sont pas faites par Big Pharma, avec toutes les stratégies vicieuses que j’ai d’ailleurs dénoncé dans mon livre et à de nombreuses reprises sur le blog. Nous avons pour le cas de l’ivermectine, mais aussi de l’HCQ, une littérature négative abondante indépendante.

        D’autre part, je trouve qu’il est difficile de reposer sur ces retours de terrain pour une maladie qui épargne dans la vaste majorité des cas. On se retrouve ainsi avec des médecins qui traitent des centaines de patients avec succès grâce à l’ivermectine, alors que nous n’avons aucune idée si ces mêmes patients n’auraient pas eu le même destin sans ivermectine. C’est tout le problème : l’absence de point de repère, de comparaison.

        Cela me dérange car ça ouvre la voie au charlatanisme. Je m’explique. Moi aussi je peux avec succès traiter des rhumes avec du rhum et du citron. Est-ce que mon traitement sera aussi efficace qu’un placebo ? Impossible à dire sans groupe comparatif.

        Les personnalités médicales que vous avez cité ont certes mis leur réputation en danger, mais ils s’en fichent bien. Leurs carrières sont derrière eux, ils ont leur retraite qui arrivent, des livres qui se vendent bien. C’est le moment parfait pour faire ce genre de sailli. Ce serait autrement plus impressionnant pour de jeune médecin en début de carrière qui peuvent réellement tout perdre.

        Pour l’ivermectine, je n’ai aucune certitude.

        Quand je regarde l’ensemble des évidences, je pense qu’il est peu probable que l’ivermectine soit un traitement très efficace contre le covid-19.

        Un peu efficace ? Peut-être. Je pense que l’efficacité clinique est faible, tellement faible que nous avons du mal à la mettre en évidence statistiquement.

        Le fait que la majorité des études positives sont également celles de plus mauvaise qualité n’est pas très encourageant pour l’ivermectine.

        C’est à peu près mon avis sur ce vaste et délicat sujet.

        Par ailleurs, concernant l’Inde et l’Uttar Pradesh, des rapports circulent concernant les sous-déclarations des décès par état avant la pandémie. Il se trouve que l’UP est l’état qui sous-déclare le plus habituellement. Un signal encore une fois pas vraiment rassurant en faveur de l’ivermectine.

        A vous lire.

      9. Jérémy,
        « D’autre part, je trouve qu’il est difficile de reposer sur ces retours de terrain pour une maladie qui épargne dans la vaste majorité des cas. » (dixit)
        Je suis bien d’accord avec vous, mais alors pourquoi cette dramatisation? Je crois avoir déjà écrit mes doutes sur les morts covid car avec mon épouse nous avons eu 3 témoignages dignes de foi qui nous ont fait part de morts classés covid alors que la cause de la mort n’était pas covid. A une famille qui a dit « mais il n’est pas mort du covid » les professionnels de santé ont répondu « maintenant c’est ainsi ». Si 2 personnes sur 67 millions connaissent 3 mauvais classements, combien les 67 millions connaissent de cas ? Je me souviens d’un commentaire sur votre blog disant : « pour classer un mort de la grippe il faut une certitude, pour classer un mort du covid la suspicion suffit ». Si les chiffres de décès sont excessifs quels sont les vrais chiffres ?

        « Les personnalités médicales que vous avez cité ont certes mis leur réputation en danger, mais ils s’en fichent bien. Leurs carrières sont derrière eux, ils ont leur retraite qui arrivent, des livres qui se vendent bien. C’est le moment parfait pour faire ce genre de sailli. Ce serait autrement plus impressionnant pour de jeune médecin en début de carrière qui peuvent réellement tout perdre. » (redixit)
        Ca montre aussi que les médecins en activité n’ont pas la liberté de parole. On l’a vu en début d’épidémie, des médecins échangeaient sur les résultats de leur traitement souvent à base d’antibiotiques. Les autorités leur ont vite fait comprendre qu’il fallait qu’ils la ferment, pourquoi ? C’est anti-scientifique. On peut comprendre qu’un médecin qui a investi dans 10 années d’études préfère avaler des couleuvres que de se faire radier, alors il ne reste que les médecins ou scientifiques en fin de carrière pour donner des messages hors doxa (Debré, Even, Montagnier, De Lorgeril, et les autres). Est-ce que le gâtisme est une maladie professionnelle répandue chez les professionnels de santé en fin de carrière? Je n’imagine pas qu’ils puissent tromper leurs lecteurs pour de l’argent., mais peut-être suis-je naïf?

        Jérémy, vous n’êtes pas obligé de répondre et vais mettre un terme à mes commentaires sur ce sujet qui me prennent trop de temps. A vous lire sur d’autres sujets.

    1. Bonjour Roger,

      C’est une nouvelle intéressante, et je ne connais malheureusement pas la législation médicale américaine, mais je doute que ce soit une nouvelle extrêmement intéressante.

      Dans le sens où nous aurons bien du mal à en tirer quoi que ce soit. Sans étude sérieuse, données fiables et exploitables.

      A vous lire.

  12. Bonjour,

    Je ne sais pas si cela a été évoqué mais si l’ivermectine etait utilisée avant la’ “grosse vague” de l’été 2021, elle a pu etre largement abandonnée des le début de la vaccination : les gens, comme les autorités sanitaires, de se dire à quoi bon prendre 2 traitements profilactiques ?

    Là, a l’instar de quasi tous les pays qui ont vacciné, en fait une vague démarre… Et ils viennent de plus à manquer de vaccins (on l’a entendu résonner aux 4 coins du globe).

    Ensuite, on peut aisément imaginer que, vu le démarrage de la vague et surtout le décompte des décès, et avant même la promulgation de nouvelles règles sur l’usage- à nouveau-de l’ivermectine, les gens et/ou les autorités sanitaires aient localement décidé de retourner au traitement l’ivermectine.

    1. Bonjour,

      Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris votre second paragraphe. Etes-vous en train de dire que tous les pays qui vaccinent, et uniquement eux, voient de nouvelles vagues ?

      C’est très délicat en l’absence de donnée précise sur l’observance ou la prise réel d’un médicament d’en estimer son efficacité. C’est pour cette raison que les essais cliniques apportent des informations ô combien importantes, et complémentaires d’études observationnelles à plus grande échelle.

      A vous lire.

  13. Bonjour et bonne année!

    Une connaissance me fait suivre les références de ce livre: http://www.politique-actu.com/actualite/scandale-ivermectine-jean-loup-izambert/1811981/?fbclid=IwAR1dUY8tREy0_isWBs9BOd80HQ1vS4CnNsWPac9w40hwTN4v4yIv4XrWUW8

    Qu’en penser? J’ai fait quelques recherches rapides, mais je n’ai trouvé aucun commentaire ni critique. Juste des sites de vente en ligne qui le proposent (amazon, leclerc, fnac etc.. etc..).

    Ah.. j’oubliais: cette personne (dont vous devinez facilement les convictions) me fait également suivre ce lien qui prouverait des dizaines d’études académiques en faveur de l’Ivermectine:
    https://c19ivermectin.com/?fbclid=IwAR1qT6joCFun-vwyYaIcYsblc5tOe6a5udBQlCCk0AFqgUpVa5WOzOMOHcw

    Est-ce un site sérieux ou du flan?

    Continuez le bon boulot et MERCI 😀

  14. Du flan. Comme c19hcq, des méta-analyses pseudo-scientifiques où ils se permettent toutes les manipulations , lire plutôt Andrew Hill pour une méta-analyse sérieuse et hélas ne trouvant aucun effet positif probant de l’IV Bonne annee

  15. Pourquoi Andrew Hill ne dit pas la même chose dans la video que j’ai vu sur Youtube et dans les conclusions qu’il publie après que son organisme ait reçu 40 millions de dollar de la part de la fondation Gates.

    1. Bonjour,

      En fait, j’ai écrit un article sur ce sujet accessible ici.

      Vous y apprendrez pas mal de choses, et notamment :

      – Les 40 millions de dollar ne viennent pas de la fondation Gates, mais d’Unitaid
      – cette somme d’argent a été versé… en janvier 2020 avant même que le Covid-19 ne devienne une pandémie !
      – donc bien avant que l’on parle de l’ivermectine.

      Finalement, le docteur Hill avait pu faire des interview où il se montrait optimiste mais n’avait encore fait de travail sérieux dessus.

      Voilà les raisons principales. Lisez mes articles dédiés à ce sujet :

      https://www.dur-a-avaler.com/aimsib-avis-ivermectine-sensationnalisme-prime-sur-la-rigueur/
      https://www.dur-a-avaler.com/art-douter-sceptique-exemple-ivermectine/
      https://www.dur-a-avaler.com/ivermectine-trop-beau-pour-etre-vrai/

      Au plaisir de vous lire.

      1. J’ai beaucoup apprécié votre article, je me demandé pourquoi sur France soir on me parlait d’une corruption de 40 millions d’euros quand je donnais les résultats de la dernière métaanalyse de Hill, je comprends mieux maintenant.

  16. il y a déjà des études avec de gros moyen, ACTIV 6 et Principle, y a-t-il vraiment un intérêt à mener cette étude? d’autant qu’il risque d’y avoir un conflit d’interet (Medincell vise a produire des solutions injectables continues) .

  17. https://activ6study.org/news/
    ACTIV-6 n’a trouvé aucune efficacité à l’ivermectine , quel gâchis! Il faudra essayer de comprendre comme la communauté scientifique a pu se laisser entrainer dans des miroirs aux alouettes sur hcq et iv et s’interroger de manière générale sur le pouvoir délétère des propagandes “alternatives”, comment un Maudrux a pu pipoter tant de monde, va t-on inéluctablement vers une idiocratie où les vérités scientifiques seront noyées dans un brouillard de contre vérités allant dans tous les sens et laissant toutes les croyances, même les plus extravagantes, prospérer?

    1. ACTIV-6 est un organisme de promotion de la vaccination. On trouve sur leur site ” ACTIV-6 is part of the Accelerating COVID-19 Therapeutic Interventions and Vaccines (ACTIV) program “. Quand vous aurez des sources indépendantes je pourrais les considérer. Je vous conseille la lecture du livre de Peter Gotzshe “Remèdes mortels et Crimes organisés”. Vous apprendrez ce dont est capable l’industrie pharmaceutique pour masquer la vérité. Cordialement.

      1. Non Roger. N’exagérons pas quand même.

        Activ-6 est un programme crée justement pour pallier aux défauts des vaccins et au manque de dose dans certaines région du monde.

        Un paragraphe de présentation :

        “Why This Study Is Important

        Vaccines are available, but access is limited in some areas and new, more transmissible variants of the virus are emerging in the U.S. People are still getting sick, and many remain at risk for the disease. Results from ACTIV-6 will help researchers understand how existing medications can improve symptoms and limit hospitalizations for people with mild-to-moderate COVID-19.”

        Ce serait vraiment dommage de descendre cette étude sur ce point-là, plutôt que sur sa méthode. Car c’est bien cela le plus important.

        Et malheureusement, il n’y a pas que Activ-6 qui rapporte des résultats négatifs. La quasi-totalité des essais cliniques sont négatifs. A priori Covid Out aussi, mais nous n’avons pas de publication encore.

      2. Je crains qu’une étude ne sera suffisament indépendante à vos yeux que quand elle reconnaitra de l’efficacité à l’ivermectine, votre haine du système capitaliste et son lot de scandales vous amène à ne voir les faits qu’à travers ce filtre. Heureusement pour nos sociétès, la science s’est pourvu de beaucoup d’anticorps pour lutter contre la fraude scientifique et pour peu qu’on soit vigilant, on arrive à des consensus scientifiques vraiment surs , meme si sur Alzheimer on vient de perdre 15 ans de recherche à cause de la fraude d’études sur les plaques amyloides ( et big pharma n’y ait pas pour grand chose)

  18. @ Jérémy
    Je n’ai pas de bouton « Répondre », je crée donc un nouveau commentaire.
    ACTIV est un organisme de promotion des vaccins covid: « ACTIV-6 is part of the accelerating COVID-19 Therapeutic Interventions and Vaccines (ACTIV) partnership, which was created to speed the development of effective treatments and vaccines for COVID-19 ».
    Dans les résultats du bras ivermectine on peut lire : « Les hospitalisations ou les décès étaient rares (ivermectine [n = 10]; placebo [n = 9]). L’ivermectine à 400 µg / kg était sûre et sans événements indésirables graves par rapport au placebo (ivermectine [n = 10]; placebo [n = 9]). ». Comment peut-on tirer des conclusions dans un sens comme dans l’autre sur des cas rares ?
    Par ailleurs, toi qui évoque la méthode de cette étude, peux-tu me dire quelle est la répartition des participants par tranche d’âge ?

    1. Roger,

      Tu dois faire erreur. Activ n’évalue que les traitements pour soigner la Covid, pas les vaccins.

      Je ne trouve nulle part ta phrase en anglais sur le site officiel.

      Avec si peu d’évènement, difficile de conclure oui, mais sûrement pas à l’efficacité. Donc dans le doute…

      Je n’ai pas l’info sur la répartition par tranche d’âge. L’étude spécifie l’âge et la répartition des moins de 50 ans. Comparable entre les deux groupes.

      Mais tu as peut-être une info sur ce sujet ?

      1. Jérémy,
        Pour trouver la phrase que j’ai citée: https://activ6study.org/wp-content/uploads/2022/05/ACTIV-6_infographic_18MAY2022_en_and_es.pdf

        Pour la répartition par tranche d’âge je n’ai pas d’info puisque je te le demande.
        Je croyais que tu lisais les études que tu commentes.
        Tu écris: “L’étude spécifie l’âge et la répartition des moins de 50 ans.” mais tu ne communiques pas l’information même sur demande, bizarre.
        Faut-il penser qu’il n’y a que des moins de 50 ans ce qui rendrait cette étude non pertinente?

      2. Hello Roger,

        Dans la mesure où Activ-6 ne fait aucune évaluation thérapeutique des vaccins, je ne vois pas trop la pertinence de cette phrase. Les seules thérapies évaluées sont pour traité le Covid-19. Les conflits d’intérêt doivent être pris en compte bien sûr, mais ce n’est pas le seul critère, loin de là.

        Je ne connais pas la répartition par tranche d’âge de l’étude car cette info n’est pas connu, c’est tout. Je connais la répartition par âge des participants de l’étude, la différence est subtile et c’est la raison pour laquelle je ne comprends pas vraiment ta question. Tout cela est présenté dans l’étude et les groupes sont parfaitement comparables, et bien sûr que j’ai vérifié cela :)

        Il y a environ 50% de personnes de plus de 50 ans dans cette étude.

        Est-ce que ces informations répondent à tes questions ?

      3. Bonjour Jérémy,
        Merci pour ta réponse.
        Cette étude est semble-t-il toujours au stade “Préprint”.
        Je ne vois pas ce que tu trouves de si intéressant dans cette étude.
        On ne connait pas la répartition pas âge ce qui semble capital pour une maladie qui affecte essentiellement les personnes âgées, elle n’est pas peer-rewieved, 50% ont moins de 50 ans donc, autant dire que 50% des effectifs ne servent à rien ce qui ramène l’effectif utile à 800 (400 dans chaque groupe). On connaît le nombre d’hospitalisations + décès mais on ne connaît pas le nombre de décès, les auteurs disent que les événements graves sont rares…
        Il me semble que tu as rejeté des études pour moins que ça.

      4. Salut Roger,

        Je comprends tes interrogations.

        Aucune étude n’est parfaite. C’est impossible.

        Celle-ci sort du lot par sa méthode rigoureuse, son échantillon de grande taille, etc.

        Mais c’est toujours un preprint. On doit se méfier des preprints mais cela ne veut pas pour autant dire que c’est forcément mauvais. D’excellentes études sont d’abord partagée sous preprint, avant d’être publié. Celle-ci a été posté il y a quelques jours seulement. Soyons un peu patient et je parie sans trop prendre de risque qu’elle sera rapidement publié dans un bon journal.

        Pour l’échantillon, oui, c’est une limite et encore. Près de 800 personnes âgées donc, mais aucune étude (et surtout les positives) n’avaient un tel échantillon avec cette tranche d’âge là ! Il faut savoir retourner dans le passée et comparer avec les études positives qui ont lancé l’entrain sur l’ivermectine. On parle d’étude avec une dizaine de personnes, peut-être plus, qui ont 40 ans en moyenne.

        D’autre part, on connait bien le nombre de décès ET d’hospitalisation. Il y a eu un seul décès dans l’étude, dans le groupe ivermectine (et si j’étais de mauvaise fois, je pourrais dire que voilà une preuve contre l’ivermectine… mais non !). A partir du moment où il n’y a pas d’événement dans l’un des groupes, il est impossible de faire des analyses de risque. Raison pour laquelle, dans cette situation bien précise, combiner les décès et les hospitalisations n’est pas une mauvaise idée.

        Il y a eu 9 hospitalisations dans chaque groupe. Je te laisse interpréter ce résultat.

        J’ai déjà critiqué des études qui, dans le passé, montraient un effet bénéfique d’un traitement sur un outcome combiné décès + hospitalisation, et prétextant son efficacité, alors qu’il n’y avait aucune différence sur les décès. C’est donc une sorte de manipulation des données pour faire dire un message différent. Ici le message n’est pas dénaturé peut importe le critère clinique observé.

        Finalement, il y a bien des analyses stratifiées par âge des participants. Les auteurs ne retrouvent aucun bénéfice de l’ivermectine chez les 70 ans, les 60 ans et les 50 ans, sauf chez les 40 ans. Un résultat bien étrange qui montre que les auteurs ont poussé les analyses assez loin et ne montrent aucun bénéfice chez les personnes les plus vulnérables.

        D’ailleurs, il n’y a eu aucune différence sur tous les autres paramètres étudiés (durée de résolution des symptomes, durée malades, hospitalisation, décès, soin critique…)

        J’espère que ces explications supplémentaires te permettent d’y voir plus clair.

        N’hésites pas si tu as d’autres questions.

  19. @ Yves Potard
    Vous utilisez les mêmes moyens que la doxa sanitaire qui consiste à dénigrer son contradicteur. Me voilà affublé du qualificatif « anticapitaliste ».
    Mais votre commentaire conforte mon point de vue. Vous écrivez : « la science s’est pourvu de beaucoup d’anticorps pour lutter contre la fraude scientifique et pour peu qu’on soit vigilant, on arrive à des consensus scientifiques vraiment surs, même si sur Alzheimer on vient de perdre 15 ans de recherche à cause de la fraude d’études sur les plaques amyloides ( et big pharma n’y ait pas pour grand chose) ».
    Donc, il semblerait que vos anticorps ne soient pas efficaces puisque qu’ils n’ont pas empêché des études frauduleuses de perdurer pendant 15 ans. He oui, comme avec la maladie, la présence d’anticorps n’empêche pas d’être malade.
    De plus, vos arguments démontrent que même des études indépendantes de big-pharma peuvent être frauduleuses. Lisez le livre de Peter Gotsche vous apprendrez aussi que mêmes des études, bien sous tout rapport, peuvent être frauduleuses.

    1. @ Roger (et Yves)

      Merci du lien.

      Ces critiques sont légitimes, et plutôt bien connu maintenant dans cette bataille sur l’évaluation des traitements précoces contre le covid-19.

      L’article fait une comparaison avec le Paxlovid, montrant que ce dernier a bénéficié d’une rigueur autrement plus importante notamment pour l’inclusion des participants avec un début des symptômes dans les 3 premiers jours. Oui, et c’est malheureusement une réalité de notre monde : en développant un nouveau médicament, les laboratoires s’assurent des rentrées d’argent plus importante, ils mettent donc d’important moyen dans les RCT et peuvent avoir des critères plus rigoureux pour démontrer un bénéfice. Car c’est bien ce qu’ils recherchent.

      Pour l’IVM, c’est tout le contraire. Certains laboratoires de génériques se font de l’argent sur ces médicaments tombés dans le domaine public, il est donc délicat d’avoir la même force de frappe que des laboratoires pour évaluer ces médicaments en repositionnement. Une réalité un peu énervante, mais qui est bien là.

      Il y a des critiques qui m’échappent complètement comme les erreurs de frappe dans le texte avec des changements du preprint à la version publiée. Je n’ai pas la moindre d’idée de ce qui s’est passée. L’erreur étant humaine, des coquilles peuvent subsister, surtout dans les annexes. En tout cas, le processus de relecture par les pairs peut entraîner des modifications d’analyses, avec des paramètres qui changent, etc, pouvant changer sensiblement les résultats. Tant que cela ne change pas la direction de l’étude (négative vs. positive) cela ne me choque pas tant.

      Mais le coeur du sujet se place bien dans :

      1) le dosage
      2) le timing de la médicament (un vrai “précoce”)
      3) les outcomes étudiés

      Pour le dosage, oui, il y a des limites bien expliqué dans l’article. Le “surdosage” à 600 ug/kg devrait en partie nous aider à y voir plus clair. Mais il ne faut pas oublier quelque chose d’important, c’est que ce dosage-là, avec des catégories par tranche de poids est l’un des plus fort et équitable (en fonction de l’IMC) que l’on trouve sur l’IVM. Pour rappel, on trouve des RCT avec des résultats incroyablement positif pour un dosage de 6 mg par jour… sans même prendre en compte le poids des participants… qu’ils pèsent 50 ou 80 kg… Ce sera toujours 6 mg par jour pendant 3 ou 4 jours (voir par exemple Espitia-Hernandez).

      Je trouve étonnamment peu de critiques de ces études positives avec ces dosages “ultra-faibles” et sans correction par le poids de la part de ces mêmes personnes. Car si Enzo parle de “faible dose” pour 300 à 400 ug/kg, alors la vaste majorité des études positives sur l’IVM publié avant sont une “très très faible dose”.

      Pour le timing de la médication, oui c’est un problème. Mais attention, Enzo parle de certains chiffres sans mentionner les moyennes ou les médianes. La médiane est de 6 jours pour l’étude de Naggie. C’est pas trop mal.

      Mais nous avons de toute façon des analyses stratifiés dans les annexes en fonction notamment du début de la prise des médicaments avec le temps de récupération totale. Si on regarde les données les plus conservatrices avec les participants prenant le traitement dans les 3 jours après les premiers symptômes, on observe aucune différence entre les groupes (voir page 18 des annexes).

      Cela nous amène aux outcomes, et c’est délicat, oui. On pourra toujours discuter de la pertinence de tel ou tel critère, quand on ne peut pas se baser sur des critères plus durs comme les décès. Le time to recovery dans une population à faible risque semble le critère le plus pertinent. Si vous n’avez de toute manière aucun risque de mourir ou d’être hospitalisé, vous allez donc prendre un traitement plus pour le confort et réduire plus rapidement l’état de maladie. Ce critère ne me choque pas, quand bien même je préfère des critères plus durs. De très nombreuses études ont utilisé ce critère-là, sans recevoir les foudres de ce site, ni d’autres personnes qui défendent l’IVM.

      Je m’estime moi-même guéri quand je n’ai plus de symptôme. Certes, on peut aller mieux quand certains symptômes disparaissent, mais le rétablissement proprement dit avec l’absence de tout symptôme ne me semble pas du tout déconnant.

      Finalement, on peut remarquer une sorte de bataille idéologique d’Enzo contre les chercheurs qui évaluent ce médicament. Dans l’une de ses réponses, il parle de Boulware comme étant “à la manoeuvre pour discréditer l’hydroxychloroquine en prophylaxie” alors que ce chercheur fait un excellent travail pour tenter d’y voir plus clair, avec d’importantes limites financières et matériels. Sur Twitter, je trouve ce scientifique d’une rigueur étonnante n’hésitant pas à publier des études et méta-analyses innovantes, notamment sur la fluvoxamine, qui montrent des bénéfices en probabilité bayésienne d’utilisation. Il est donc loin de chercher à discréditer un traitement. Peu de chercheurs font un aussi bon travail, avec des limites et des imperfections car c’est le lot de toutes les études.

      1. Tu parles de l’étude du Paxlovid en disant que les enjeux financiers expliquent la rigueur de l’inclusion des participants dans les 3 premiers jours. En revanche dans l’étude ACTIV-6 qui ne manque pas de moyens, tu tolères un laxisme dans l’inclusion quand il s’agit de critiquer l’ivermectine. Ce n’est pas très rigoureux.
        Je te trouve bien indulgent en évoquant des erreurs de frappe pour expliquer les différences entre le préprint et la version définitive (les chiffres 3 et 9 ne sont pas adjacents sur les claviers). Tu écris : « En tout cas, le processus de relecture par les pairs peut entraîner des modifications d’analyses, avec des paramètres qui changent, etc, pouvant changer sensiblement les résultats. Tant que cela ne change pas la direction de l’étude (négative vs. positive) cela ne me choque pas tant. ». Moi, ça ne me choquerait pas que la revue par les pairs aboutisse à un changement de résultat (négative vs. positive). Si la revue par les pairs doit respecter le résultat de l’étude cela ne sert à rien.
        La critique par Enzo du dosage dans ACTIV-6 ne semble pas justifiée mais Enzo parle de faible dose en rapport aux variants delta et omicron.
        Pourquoi, faudrait-il critiquer les études positives à l’ivermectine avec de faible dose ? Sauf fraude avérée, toute étude est recevable. Certes, certaines, en fonction des moyens financiers de ceux qui la mènent, ne sont pas des RCT. A chacun d’en tenir compte pour se forger son avis, mais elles ne sont pas à jeter pour autant. Mais il y a un autre problème avec ACTIV-6 c’est le moment de la prise. Dans ACTIV-6 la recommandation est une prise à jeun valable pour les parasites mais qui serait inefficace dans la covid.
        Tu trouves que la médiane de la médication à 6 jours n’est pas trop mal, mais cela ne peut absolument pas être comparé au 3 jours maximum pour le Paxlovid.
        Pour Boulware je n’ai pas d’avis.
        Le fait que les intervalles de confiance intègrent 1 te laisse de marbre.
        Enzo demande l’accès aux données brutes pour vérifier les conclusions de l’étude.
        Je partage l’avis d’Enzo que l’absence de tout symptôme n’est pas un critère pertinent car, comme il le dit, cela revient à donner la même valeur à tous les symptômes. Pour illustrer cela je vais te faire part de mon cas (74 ans non-vacciné). Le 15 août toux légère autotest le soir positif. La nuit je suis en détresse respiratoire avec un taux O2 qui descend à 90%. En fin de nuit je suis à 95%. Dans l’après-midi je remonte à 96/97%. Ensuite une toux pendant 3 semaines. Je me suis considéré comme guéri le 16 août après-midi. Mon traitement était 5g de nigelle avec 30g de miel/jour 50000 UI de vit D3, 2x6mg d’ivermectine/jour + vit C + zinc + quercétine. Qui dit mieux ?
        De toute façon, un time to recovery en ligne est source de biais en fonction des individus. Le time to recovery sous contrôle médical pourquoi pas ?
        Peux-tu me dire ce que tu penses de cette analyse dont le tableau à la fin https://reinfocovid.fr/wp-content/uploads/2021/03/IVERMECTIN_COVID_TEXTE_16mars21.pdf
        Le tableau me paraît honnête car il distingue : les études publiées dans des revue avec relecture par les pairs, les RCT et OCT, les risques de biais, les études positives et négatives.

      2. @ Roger :

        Pour ton premier point sur le financement des études. Mon commentaire était à comprendre en deux parties. D’une part, Pfizer investi beaucoup d’argent dans le Paxlovid, car il sait que derrière, ce sera le retour d’ascenseur. Pour Activ-6, certes il y a eu pas mal d’argent, mais pour l’absence du moindre retour financier derrière. Mais d’accord, c’est après ça. J’ai fait un peu de recherche, Pfizer aurait investi 120 millions de dollar dans le Paxlovid. J’ai trouvé pour Activ-6 un chiffre de 155 millions de dollar (sur le site officiel du NIH), mais réparti entre tous les groupes, toutes les molécules testées ! Et il y en a eu pas mal : fluvoxamine, etc. On parle de 7 médicaments en repositionnement.

        La force de frappe est tout de même différente. C’est juste un point à prendre en compte. Car si le public avait autant de moyen que le privée… nous n’aurions tout simplement pas besoin des laboratoires pharmaceutiques pour faire de la R&D. Ce n’est pas vraiment le cas aujourd’hui.

        En fait, j’ai du mal à comprendre ta critique en lien avec le Paxlovid. Tu utilises ce médicament pour comparer avec les essais cliniques Activ de l’ivermectine pour montrer la largesse autorisée et choisis dans Activ, ce qui montrerait que ça ne fonctionne pas.

        Mais pourquoi, à la base, faire cette comparaison avec le Paxlovid ? Ce sont deux choses complètement différentes.

        Pourquoi ne pas comparer avec les autres études, et justement positives, sur l’ivermectine ? C’est autrement plus censé et logique. Comparer l’ivermectine avec l’ivermectine.

        Du coup, mon avis est que : on peut toujours faire mieux. 6 jours médian, c’est pas mal, certains ont fait mieux, d’autres moins bien. La question n’est pas que je le tolère ou pas. Je l’accepte car c’est ce qui est. Sauf que si on regarde toutes les études précédentes positives sur l’ivermectine, brandi par certains groupes comme réinfocovid, on remarque que nous sommes dans les mêmes tranches de démarrages, voir parfois complètement à la ramasse.

        On va prendre des exemples très concert, issu du tableau que tu as mis en lien dans ton commentaire et qui provient de RéinfoCovid, donc pour la défense de l’ivermectine.

        Déjà, premier point qui devrait te faire bondir, mais les 3 premières études à faible risque de biais qui sont des RCT concernent des patients hospitalisés. Elle est où la phase précoce-là ? C’est pour ça que je te disais que c’était plus intéressant de comparer avec les autres études positives. Entre 6 jours médians pour des patients non hospitalisés et 3 études avec des patients déjà hospitalisés. C’est le jour et la nuit. On parle aussi de 72, 103 et 400 participants (donc 575 contre 1500 pour Activ). Là aussi, c’est 3 fois plus.

        Encore plus frappant, mais l’étude positive d’Ahmed, c’est 12 mg par jour pendant 5 jours avec comme critères d’évaluation… la résolution complète des symptôme ! Tu te rend compte ? C’est du sous-sous-sous-sous dosage comparé à Activ-6, mais aussi c’est le même critère d’évaluation ! Car tout le monde l’utilise ce critère d’évaluation et cela ne pose strictement aucun problème à RéinfoCovid.

        Pourquoi ? Car les résultats sont positifs.

        C’est pour ça que je te dis qu’il faut faire preuve d’honnêteté dans les comparaisons que l’on fait sur l’ivermectine.

        C’est la même chose pour l’étude “positive” indienne de Ravikirti. Le permier critière secondaire, c’est la résolution complète des symptômes. Le temps moyen de prise du médicament après les premiers symptômes est compris entre 6 et 8 jours pouvant aller jusqu’à plus de 16 jours. L’étude est pourtant positive et je n’ai lu aucune critique sur ce point de la part des pro-ivermectine. Le dosage de l’ivermectine, on est à 12 mg par jour pendant 2 deux jours (avec une moyenne à 70kg pour les participants, on est à 170 micro g/kg), donc bien en dessous de celle d’Activ.

        On se rend rapidement compte que le RCT d’activ était plus rigoureux : une prise en charge plus rapide avec le médicament, un meilleur dosage, et pourtant les autres avaient des résultats positifs.

        Pour ton point suivant, sur la relecture par les pairs, si c’est pourtant choquant qu’une relecture par les pairs changent la direction d’un résultat. Car cela change tout. La rédaction de l’étude, la discussion, les conclusions et éventuelles recommandations. Pour que cela arrive, l’étude devait être sacrément mauvaise. Ou alors les résultats suffisamment fragile pour avoir une possibilité de changement de direction.

        Tu dis “Pourquoi, faudrait-il critiquer les études positives à l’ivermectine avec de faible dose ? Sauf fraude avérée, toute étude est recevable.”

        Car c’est normal. C’est comme ça qu’il faut faire. Toutes les études sont “recevables”, toutes sont critiquables, mais toutes ne se valent pas. Il y a une grosse différence entre l’étude d’Activ et celle de Ravikirti (dont j’ai demandé plusieurs fois les données brutes, et je n’ai jamais eu les tableaux) et de nombreuses autres positives.

        Je trouve que la malhonnêteté de certains groupes est bien-là : attaquer les résultats négatifs d’Actif sur des points X, Y et Z, alors que les études positives sont encore plus mauvaises sur les points X, Y et Z. C’est quand même hallucinant.

        Pour ton point sur la résolution des symptômes, comme dit plus haut, toutes les études depuis le début de l’évaluation de l’ivermectine utilisent ce critère sans le moindre problème. Ce critère n’est pas parfait, mais ta toux persistante est un symptôme. Ta détresse respiratoire encore plus. A ta place, moi je dirais que je vais mieux mais je suis toujours malade. Tout dépendra du symptôme et de sa gravité. Mais nous avons de toute façon bien d’autres critères plus objectifs dans Activ et d’autres études qui permettent de mieux objectiver les résultats.

        Par ailleurs, le tableau est beaucoup trop ancien.

  20. @ Jérémy,
    Pour faire bref, est-ce que j’ai tort de dire que cette étude ne permet pas de tirer une quelconque conclusion car les intervalles de confiance des OR et HR intègrent 1?

    1. @ Roger :

      Je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que tu essais de me faire dire.

      Ce résultat ne montre donc aucune différence entre le groupe contrôle, et le groupe traité avec l’IVM.

      Il y a peut-être un effet, que l’étude n’a pas pu mettre en avant. Cette étude n’est pas à prendre seule. Mais à analyser avec toutes les autres évidences scientifiques. Avec de nombreuses études “négatives” qui ne montrent pas d’effet, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas un, mais que les conditions de l’étude n’ont pu le mettre en avant.

      Quel est pour toi l’étude significativement la plus démonstrative de l’efficacité de l’IVM ?

  21. @ Jérémy,
    Tu as très bien compris ma question à laquelle tu n’as pas répondu.
    Dans la table 2 Primary and Secondary Outcomes de l’étude définitive:
    En 7 jours, l’OR serait de 0,81 (favorable à l’ivermectine) avec un intervalle de confiance de 0,50 (très favorable) à 1,13 (défavorable),
    En 14 jours, l’OR serait de 0,76 (favorable à l’ivermectine) avec un intervalle de confiance de 0,39 (très favorable) à 1,13 (défavorable),
    En 28 jours, l’OR serait de 1,11 (défavorable à l’ivermectine) avec un intervalle de confiance de 0,52 (très favorable) à 1,91 (très défavorable),
    Avec de tels résultats l’honnêteté scientifique serait de dire que l’étude ne peut conclure ni à l‘efficacité ni à l’inefficacité. Evidemment dit comme cela ça laisse la probabilité que l’ivermectine soit efficace.
    Dans la table 2 Primary and Secondary Outcomes de l’étude préprint:
    En 7 jours, l’OR serait de 0,76 (favorable à l’ivermectine) avec un intervalle de confiance de 0,55 (très favorable) à 1 (neutre),
    En 14 jours, l’OR serait de 0,73 (favorable à l’ivermectine) avec un intervalle de confiance de 0,52 (très favorable) à 0,98 (favorable),
    En 28 jours, l’OR serait de 0,90 (favorable à l’ivermectine) avec un intervalle de confiance de 0,60 (très favorable) à 1,21 (défavorable),
    Simple fautes de frappe comme tu dis qui transforme une étude positive jusqu’à 14 jours en une étude incertaine bonne pour la poubelle. Il faut aussi remarquer que c’est une étude publiée par le JAMA qui n ‘échappe pas à la méconduite scientifique.

    1. Cher Roger,

      Je vais développer plus en détail.

      Ta remarque de changement de chiffre dans les intervalles de confiance ne concerne qu’un seul paramètre (Clinical progression ordinal outcome scale). Un intervalle de confiance qui se trouve à 0.98 ou 0.99 dans sa limite haute doit interpeler. Cela signifie que le résultat est limite-limite, et qu’il pourrait devenir nul. Bref, c’est un signe de vigilance.

      D’autre part, aller un peu mieux à J14 et mais que cela ne change rien à J7 ou J28 n’est pas vraiment un bénéfice. C’est plutôt étrange. Et de toute façon, les analyses définitives sont à J28. Extraire un résultat intermédiaire pour essayer d’en tirer une conclusion n’est pas recommandable. C’est une forme de méconduite scientifique, qui peut toucher tous les journaux.

      Tu as donc choisi de commenter un seul paramètre, sur de nombreux autres, et qui concerne la progression clinique de la maladie.

      Tous les autres paramètres sont négatifs, comme les deux plus importants : les décès/hospitalisations avec des intervalles de confiance autrement moins flatteur pour l’ivermectine.

      J’ai donc répondu dans le détail à ta question. Cette étude est donc négative. On peut parfaitement conclure avec des études négatives. Tu imagines bien que si on évalue un médicament, et que les résultats sont négatifs, cela signifie tout simplement que le traitement n’a pas pu faire mieux qu’un placebo. Il n’y a donc aucun intérêt à continuer à l’utiliser voir à l’évaluer.

      Si on ne savait pas interpréter les études négatives nous ferions encore tout un tas de traitements et thérapies inutiles sur la base d’étude négative comme celle-ci.

      En revanche, tu n’a pas répondu à ma question.

      Quelle est pour toi l’étude la plus sérieuse et la plus démonstrative de l’efficacité de l’ivermectine sur le covid-19 ? Ce serait pertinent d’avoir cette réponse comme ça on pourra faire une comparaison de la puissance et de la qualité des études avec celle-ci.

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