La distribution par le gouvernement de Mexico d’un kit à base d’ivermectine aurait permis de diviser par deux le risque d’être hospitalisé du Covid-19. Retour sur un succès teinté de doutes.

© Jorge Aguilar | Unsplash

Ivermectine en quête de reconnaissance

L’ivermectine fait toujours couler beaucoup d’encre pour son intérêt controversé contre la Covid-19.

L’antiparasitaire reconnu comme un médicament essentiel par l’OMS pour lutter contre les gales et autres infestations dans le monde est toujours largement soutenu par une communauté de médecins, citoyens et politiciens du monde entier.

Depuis décembre 2020, je couvre ce sujet en rapportant les premières données scientifiques sur cet antiparasitaire et ses promesses pour alléger les morts de Covid-19.

Teinté de quelques coups de gueule, j’ai pu vous présenter le pourquoi du comment l’OMS a mis de côté l’antiparasitaire, en faisant la lumière sur des suspicions de fraudes et de trafic d’influence contre ce médicament quasi gratuit.

Car l’ivermectine suscite toujours autant d’intérêt dans les pays ayant relativement peu accès à la vaccination, qui offre des promesses intéressantes avec des résultats en vie réelle discutée et discutable. En particulier en Israël, mais aussi avec le récent cas délicat de l’archipel des Seychelles.

Dans ce nouveau billet consacré à l’antiparasitaire, je vais revenir avec vous sur la récente expérience à grande échelle, et en condition réelle, menée à Mexico (la capitale du Mexique) où des kits à base d’ivermectine ont été massivement distribués à la population.

Des kits qui ont été présentés par le gouvernement de Mexico en conférence de presse le 14 mai 2021 comme responsables d’une baisse spectaculaire des hospitalisations selon une vaste étude menée par leur service (1).

Des travaux qui renforcent bien entendu l’idée d’une généralisation de l’ivermectine pour contrôler l’épidémie et alléger le lourd bilan humain.

On va découvrir ce travail ensemble et comment il peut modifier notre vision du potentiel de l’ivermectine contre la Covid-19.

Ivermectine : la nouvelle chloroquine torpillée par Big Pharma ?

L’antiparasitaire quasi gratuit, connu de longue date et accessible partout serait extrêmement efficace à n’importe quel stade de la maladie Covid-19. L’ivermectine remplace pour ainsi dire l’hydroxychloroquine. Avons-nous enfin le remède miracle ou répétons-nous les mêmes erreurs du passé ?

A lire ici.

Le succès du kit à base d’ivermectine à Mexico

Depuis les premières études in vitro montrant la possibilité d’une action antivirale de l’ivermectine contre le SRAS-Cov-2, de nombreux pays du monde entier s’essayent à recommander cet antiparasitaire pour sa population.

Ce sont bien souvent des pays en voie de développement avec une pauvreté relativement importante, des moyens de santé (lit, oxygène, personnel, etc.) affaiblit et des structures démographiques diamétralement différentes qu’avec les pays plus développés.

La distribution par le gouvernement de Mexico d'un kit à base d'ivermectine aurait permis de diviser par deux le risque d’être hospitalisé du Covid-19. Retour sur un succès teinté de doutes.

Ivermectine en quête de reconnaissance
L’ivermectine fait toujours couler beaucoup d’encre pour son intérêt controversé contre la Covid-19.

L’antiparasitaire reconnu comme un médicament essentiel par l’OMS pour lutter contre les gales et autres infestations dans le monde est toujours largement soutenu par une communauté de médecins, citoyens et politiciens du monde entier.

Depuis . . .

La suite de ce contenu est réservée aux membres.

Abonnez-vous pour découvrir les enquêtes inédites et soutenir un site d'information 100% indépendant. Des articles et analyses qui changent la vie.

Pour les membres, remplissez le formulaire ci-dessous.

Cet article vous a plu ?

Inscrivez-vous gratuitement à la lettre d'information en rejoignant 10.000 autres abonnés ! Pour vous remercier de votre confiance, un guide complet sur le sucre et plusieurs enquêtes inédites (sur le sang, les dangers poêles, des crèmes solaires, etc.) vous seront offerts !

17 commentaires
  1. Sommes-nous plus exigents avec les médicaments qui tentent de soigner qu’avec les “vaccins”, ou plutôt les traitements à messager ARN qui eux modifient à vie notre génétique sans qu’on en connaisse les effets à long terme (déjà qu’à court terme c’est inquiétant)

    1. Bonjour Hélène,

      J’ai déjà traité de la question de la modification de notre génome par les vaccins. Vous avez infiniment plus de chance de voir votre génome modifiée par le virus au cours d’une infection naturelle que par un vaccin à ARN messager. Quand on y pense de manière posée, c’est assez logique puisque lors d’une infection votre organisme sera la siège de milliards de copies et mutations du virus dans vos cellules avec un matériel viral (ARN) complet et extrêmement nombreux pouvant rentrer dans votre génome. A l’inverse du vaccin qui ne vous fera rentrer qu’une infime quantité d’ARN voué à disparaître rapidement et qui ne code que pour une protéine en particuliers (spike).

      Autrement dit, si vous souhaitez protéger votre génome, vous devriez opter pour le vaccin :)

    1. Ce sont deux choses complètement différentes et complémentaires Richard. On parle de prévention et de traitement. Et tu sais ce que dit l’adage : “il vaut prévenir que guérir” :)

      1. D’accord avec Jeremy, non seulement ce sont deux choses différentes mais surtout est-elle vraiment efficace ? Il y a une étude iranienne qui est sortie sur l’efficacité de l’ivermectine mais est elle bien faite ? Autre question, qu’attendent dans ce cas les grands pays de ce monde pour faire des études en bonne et due forme pour mettre fin une bonne fois pour toutes aux polémiques ? Ce qui est un peu énervant c’est d’entendre toujours tous les grands pontes critiquer l’ivermectine mais derrière on ne fait rien pour bien montrer que cela ne marche pas, ça reste pour moi quelque peu troublant….

      2. Bonjour Thibaut,

        Ce n’est pas si simple que ça. C’est beaucoup d’argent que de faire ce type d’essai clinique, et nous avons par le passé déjà dépensé beaucoup de temps et de moyen sur l’hydroxychloroquine et l’azithromycine pour pas grand chose. Toutefois, il y a de nombreux essais cliniques de grandes ampleurs qui sont en cours. Mais le temps de la recherche est long. Finir une étude, analyser les résultats et faire publier les résultats prend énormément de temps. Entre 6 mois et parfois deux ans (ce temps a été raccourci avec la pandémie).

  2. Bonjour,

    Je retente ma chance puisque ma question est restée sans réponse sur le sujet des vaccins. Je vous la repose donc :

    Connaissez-vous un lien où sont listés l’ensemble des effets secondaires connus des vaccins ARNm Pfizer et Moderna, leurs pourcentages d’occurrence par rapport au nombre de vaccines et la part d’effets sec. graves/décès à l’échelle mondiale ? (pas seulement en France) ?

    Merci beaucoup!
    TL

    1. Bonjour Thibaut.

      Le site Eudravigilance vous fournira les données que vous cherchez. Il regroupe tous les effets secondaires des 4 principaux vaccins contre la covid en Europe.

      Bonne consultation

      Laurent

  3. Bonjour Jérémy,

    je reviens vers vous concernant l’utilisation de l’Ivermectine, notamment dans certains états indiens depuis l’apparition d’un variant particulièrement “agressif” d’après les médias français.
    Les courbes (facilement visualisables depuis un moteur de recherche en tapant ‘covid inde’) montrent dans les états ayant recours à cette molécule une chute impressionnante du nombre de cas et une baisse également du nombre de morts alors que dans les états qui suivent les recommandations de l’OMS il n’y a pas de baisse des cas ni du nombre de morts.
    N’étant pas issu du monde médical, il serait facile pour moi de penser que l’ivermectine est à la base de cette baisse aussi rapide que surprenante, mais qu’en est-il vraiment ? Poudre aux yeux ou réel effet ?
    A l’heure où certains spécialistes du monde médical alertent sur la dangerosité pour l’homme de la protéine Spike, une vraie étude (une de plus car il en existe déjà beaucoup) ne serait-elle pas un moyen définitif de mettre fin à cette pandémie qui tue encore chaque jour ?
    Merci pour vos réponses éclairées, car personnellement je suis dans le noir depuis quelques mois…

    1. Bonjour Laurent,

      Merci pour ce commentaire. C’est en effet intéressant de suivre et d’essayer d’analyser la situation en Inde.

      C’est compliqué sans donnée fiable sur ces états, en lien avec la prescription et l’utilisation d’ivermectine.

      Est-ce que vous avez des liens avec ces données ? Utilisation d’ivermectine et nom des états ? Peut-être juste une recommandation, mais cela pose des questions, car on peut recommander beaucoup de choses, mais est-ce que les gens suivent ces recommandations ? Ce n’est pas si facile à répondre que ça.

      A vous lire,

  4. Jérémy,

    l’état de Goa a recommandé la prise d’ivermectine pour toute la population à partir du 11 mai (source médiapart), et le nombre de cas a chuté de manière spectaculaire, tout comme dans les états du Maharashtra et de Delhi (prise d’Ivermectine pour ces états aussi mais pas pour toute la population semble-t’il).
    Sachant que 3% de la population est vaccinée en Inde, la baisse des cas et des morts ne peut pas être due à une campagne vaccinale. D’où mon interrogation…
    A contrario, l’état de Tamil Nadu a décidé de suivre les recommandations de l’OMS en refusant l’ivermectine et on constate que les courbes (cas & morts) semble atteindre un plateau fin mai, après une hausse tout le mois.
    Je ne suis pas “pro quoi que ce soit” ou “anti quoi que ce soit” mais juste une personne qui essaie de comprendre les différentes stratégies des pays face à cette pandémie et de comparer les résultats (très différents) d’un pays à l’autre.
    J’ai d’ailleurs découvert ce qu’était l’ivermectine quand j’ai constaté qu’un pays comme le Nigéria était moins touché que nous (à titre d’exemple), puisqu’ils ont eu environ 2000 décès liés au Covid pour 200 millions d’habitants… malgré le variant “sud-africain”. J’ai appris que les Nigérians prennent de l’ivermectine tous les ans pour se protéger de la cécité des rivières et j’ai tout de suite fait le lien avec l’ivermectine; mais si c’était si évident, la Covid serait déjà loin derrière nous… à moins que le business des industries pharmaceutiques soit plus important que la santé de chacun… plus cette pandémie dure et plus ce sentiment m’envahit, et me désespère malheureusement.
    Cordialement

    1. Laurent,

      Merci pour les précisions.

      C’est difficile de se faire un avis objectif avec ces maigres informations.

      Ces états sont-ils comparables ? Est-ce que la population touchée a le même âge, les mêmes comorbidités ? Le même niveau d’urbanisation et de densité de population avec touristes ? Est-ce qu’ils ont le même système de santé et ont subi (ou non) des saturations des hôpitaux avec des carences en oxygène ou non ?

      Autrement dit, et sans avoir creuser d’avantage, n’y-a-t-il pas d’autres paramètres importants confondants et non contrôlés qui doivent faire l’objet d’attentives corrections ?

      Pour le Nigéria, c’est intéressant, mais encore une fois, ne sommes-nous pas en train de confondre corrélation et cause ? Il y a d’autres pays qui s’en sont mieux sorti encore que le Nigéria, sans ivermectine manifestement (Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, Taiwan, etc.) Tu as ici la liste des pays par mortalité globale (https://www.worldometers.info/coronavirus/).

      En somme, c’est difficile de trancher avec ces exemples et c’est pour cette raison que nous avons besoin des résultats des essais cliniques.

      A te lire,

      1. Bonjour Jérémy,

        pour nous il est difficile de trancher, pas pour la Haute cour de Bombay qui vient de déclarer l’Ivermectine comme traitement contre la Covid. Je vais chercher sur quelle base ils se sont déclarés mais il semblerait donc que cette molécule ait montrer son efficacité.
        Les bons résultats seraient donc liés à la prise d’Ivermectine dans les différents états qui l’ont utilisée.

        Cordialement

        Laurent

      2. Bonjour Laurent,

        Il faut faire très attention avec les décisions de justice. Ce ne sont pas des décisions médicales, cela n’a rien à voir. Et il faut dire qu’il est important de conserver son esprit critique même dans ces circonstances. J’aimerais beaucoup lire un lien avec le détail précis de la décision de justice, pour en mesurer pleinement ses tenants et aboutissant. Mais quoi qu’il arrive, ce n’est pas un tribunal qui fait des recommandations médicales, mais les autorités de santé.

        D’ailleurs, je ne sais pas si tu as vu, mais l’Inde vient officiellement de tourner le dos à l’ivermectine et l’hydroxchloroquine. Une décision qui vient justement de la plus haute autorité de santé dans le pays. Tu as de nombreux articles de presse indienne qui en parle : https://hindi.newsbytesapp.com/news/india/health-ministry-removed-ivermectin-and-doxycycline-from-covid-management-protocol/story

        A te lire,

  5. J’ai oublié de mentionner que sur le moteur de recherche G****e, si vous tapez “Covid Inde” vous avez les statistiques du nombre de cas et de morts représentées par des courbes. Il est possible de comparer état par état l’évolution des cas grâce à des courbes.

    Cordialement

    Laurent

  6. Bonjour Laurent, Jérémy,
    Je ne suis pas d’accord avec le fait que l’Ivermectine et l’HCQ auraient été supprimées en Inde. Regardez le protocole sur le site https://www.mohfw.gov.in/index.html et le document “CLINICAL MANAGEMENT PROTOCOL FOR COVID-19 (In Adults)” contient toujours la recommandation des 2 médicaments. Me trompe-je ?

    Greg

    1. Hello Greg,

      C’est compliqué la situation en Inde. Sur le site du Ministère de la santé, il y a effectivement une recommandation de prise de la Covid-19 pour les adultes qui précise l’éventualité de prendre l’ivermectine (c’est un “may use”) donc pas une recommandation claire d’utilisation. Elle date du 24 avril.

      Mais le 27 avril, une recommandation plus récente de la direction générale de la santé qui dépend du Ministère de la Santé en Inde a établi de nouvelle recommandation qui ne mentionne plus l’ivermectine ni l’hydroxychloroquine.

      Il y a tout un débat sur la portée et la différence entre ces deux recommandations. Pour moi, la direction générale de la santé qui émane directement du Ministère de la Santé vient donc de publier les recommandations les plus récentes, et officiellement, qui ne mentionnent plus ces médicaments. Pour moi, mais l’interprétation change d’une personne à l’autre, ces produits ne sont donc plus recommandé.

      A te lire,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Tous les commentaires sont soumis à modération à priori. En postant un avis, vous acceptez les CGU du site Dur à Avaler. Si votre avis ne respecte pas ces règles, il pourra être refusé sans explication. Les commentaires avec des liens hypertextes sont sujets à modération à priori. Merci d'émettre vos avis et opinions dans le respect et la courtoisie. La partie commentaire sera automatiquement fermé 30 jours après publication de l'article.