La situation en Inde est préoccupante avec la découverte d’un nouveau variant et d’une explosion exponentielle des cas.

Source : Unsplash.

La grande épargnée

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, l’Inde peuplée de plus d’un 1,3 milliards d’habitants s’est illustré par un faible impact du virus.

Si on rapporte les cas de contamination et de décès au nombre d’habitants, l’Inde ne flirte pas avec le sommet du classement. Bien au contraire.

Elle est à la 126ème et 120ème place pour le nombre de cas et de décès dans le monde.

Un bilan positif qui s’explique par une multitude de facteurs (climat, densité de population, restriction de déplacement drastique et confinement, démographie et pyramide des âges, etc.).

Ce gigantesque pays est d’ailleurs régulièrement mis en avant pour ce bilan extrêmement positif, où la généralisation de médicaments controversés serait à l’origine du contrôle efficace de l’épidémie.

Le kit médical au nom de « Ziverdo » contenant de l’ivermectine, ou encore l’utilisation historique et généralisée de chloroquine et d’hydroxychloroquine dans le pays, s’immisce dans les débats sur l’Inde.

Ivermectine : l’assassinat en règle de l’OMS

C’est officiel, l’Organisation Mondiale de la Santé vient de mettre fin aux espoirs d’autorisation globale et massive de l’ivermectine pour traiter la Covid-19. L’agence appelle à mener de plus larges et rigoureux essais cliniques.

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La flambée épidémique

Alors que l’épidémie était sous contrôle jusqu’en début mars, tout s’accélère.

Les données publiques obtenues et publiées sur OurWorldInData et Worldometers montrent une explosion des nouveaux cas.

Explosion des nouveaux cas en Inde avec une courbe exponentielle impressionnante.

 

Ce nouveau pic présente un profil autrement plus inquiétant que la première vague de septembre 2020. Si les tests ont légèrement augmenté entre mars et avril, c’est bien la positivité qui explose et explique cette nouvelle flambée épidémique.

Positivité des tests de dépistage.

Avec une population aussi importante, l’Inde se place logiquement dans la tête du classement mondial du nombre de nouveaux cas (première place) et décès (troisième place) au cours des derniers jours.

Un variant « indien » a été mis en évidence dans le pays et pourrait être à l’origine de cette nouvelle flambée de cas que seuls des séquençages permettent de mettre en évidence.

Des rumeurs ont circulé sur le net que la vaccination massive d’une région particulière d’Inde, Mahārāshtra, serait responsable de l’émergence de ce nouveau variant.

Extrait d’un article de la toile prétendant qu’une région d’Inde aurait été massivement vacciné et serait gravement touché par la Covid-19. C’est faux.

Sauf que cette région peuplée de plus de 120 millions d’habitants, selon les plus récentes estimations, n’a en réalité que peu bénéficié de la vaccination contre le Covid-19.

Moins de 7 % des habitants de Mahārāshtra ont en réalité bénéficié d’au moins une première dose de vaccin, selon les rapports officiels du gouvernement indien à la date du 7 avril 2021 (1).

Tripura est la région ayant reçu le plus de premières doses représentant 18,4 % de la population.

L’augmentation exponentielle des cas, avec la présence d’un nouveau variant, rend la situation en Inde explosive. Il faudra suivre avec attention l’évolution de la situation en Inde.

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2 commentaires
  1. Annoncer un lien de causalité entre vaccination et relance de l’épidémie apparaît effectivement injustifié. Par contre il est vrai que la moitié des cas (et des décès) recensés en Inde sont localisés au Maharashtra et plus particulièrement à Mumbai. C’est surprenant vu que ça ne représente que 6% de la population, si ma mémoire est correcte. Donc la “flambée” affichée pourrait être principalement un gros cluster centré sur la ville la plus cosmopolite.
    Les Indiens sont particulièrement alertes face aux épidémies et accoutumés à la distanciation physique. Je n’y ai jamais vu des gens s’embrasser. Pas même au cinéma puisque c’était censuré ;-) Mais leur mode de vie a beaucoup changé dans les grandes villes, il va sans dire…
    Il reste que, surtout avec le gouvernement actuel ultranationaliste, le déni des problèmes sanitaires (et sociaux) permet d’exercer le doute sur les chiffres publiés. Un ami d’origine indienne qui dirige maintenant un labo de recherche sur les maladies infectieuses aux USA avait essayé en vain de revenir en Inde pour sensibiliser la population et les professionnels de santé au sujet du SIDA. Il avait été renvoyé dans sa Floride adoptive !

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