Les Mangeurs de Viande sont-ils Condamnés aux Cancers ?

 

Introduction

La consommation de viande est de plus en plus mise à mal par l’opinion publique, notamment à cause des méthodes de production industrielle qui dégradent la qualité même de la viande mais également le bien-être de ces animaux d’élevage.

D’un autre côté, la communauté scientifique publie régulièrement des études largement reprises par les journaux qui défrayent la chronique.

Trop de viande rouge nuit gravement à la santé

… Disait Ladepeche.fr en mars 2012.

Trop de viande rouge nuit à la santé

Pour Europe1.fr, également en mars 2012.

Ou encore L’express.fr qui publiait :

Trop de viande rouge est mauvais pour la santé

Du côté des anglo-saxons, même constat. Les journaux s’emparent des résultats des scientifiques et font des gros titres très révélateurs :

Red meat is blamed for one in 10 early deaths.

Scientists Warn ‘Red Meat Can Be Lethal’

Le doute est bien là. Consommer de la viande est-il dangereux pour notre santé ? La réciproque est valable également, ne plus consommer de viande est-il bon pour notre santé ?

La réponse n’est bien évidemment pas tranchée, il y a beaucoup de facteurs et de points qui rentrent en jeu, détaillés dans cet article.

Personnellement, j’ai moi-même été orienté vers une action nocive de la consommation de viande, raison pour laquelle j’ai publié un article afin d’inciter une baisse de notre consommation de viande (sans pour autant la réduire à néant).

A cause des publications scientifiques, des médias, et de certains sites de confiance qui classent le régime végétarien comme un « régime santé », j’ai écrit au moins à deux reprises que le régime végétarien était bon pour la santé :

Le régime végétarien au sens le plus large (ovo lacto) assure une meilleur espérance de vie, une meilleur santé, moins de risques cardiovasculaires, de maladies rhumatismales, d’allergies et bien d’autres.

Extrait de mon article sur le régime alimentaire idéal de l’Homme (avec un grand H).

Les végétariens (sans viandes, ni poissons) vivent en meilleurs santé que les omnivores classiques, et jouissent d’une espérance de vie plus longue.

Extrait de mon tout récent article sur la consommation de viande rouge.

J’ai écrit cela sans m’être véritablement posé la question :

Est-ce que, oui ou non, les végétariens sont-ils vraiment en meilleurs santé que nous, les omnivores ?

Les détails du billet

Je vais revenir dans cet article sur toutes les publications scientifiques (celles dont j’ai un accès libre) qui traitent de près ou de loin de l’effet d’une consommation de viande (tout type de viande) sur la santé.

Ces études dites d’épidémiologies se divisent en 3 catégories, et pour les réaliser les chercheurs utilisent des protocoles particuliers qui peuvent être critiqués. Ils suivent également une fraction d’individus issue d’une population particulière, dont le choix peut également être critiqué.

Ces études, du fait de leurs constructions méthodologiques et statistiques, peuvent générer des hypothèses, tirer des conclusions, et nous verrons que sur ce point certaines études peuvent aller trop loin.

Une attention particulière sera adressée aux chiffres annoncés par les scientifiques dans leur étude. Que signifie réellement 25 % de risques en moins d’avoir un cancer du côlon ou 1.5 fois plus de chance de développer un diabète, par exemple.

Les grandes études d’épidémiologies

Elles sont de 3 types :

Les études rétrospectives. Elles se proposent d’étudier les facteurs de risques d’un patient déjà diagnostiqué pour une maladie afin d’en déterminer la cause. Ce sont les moins fiables des 3, elles ne seront pas utilisées dans cette démonstration.

Les études prospectives. Dans ce cas, des milliers voire des centaines de milliers de personnes sont suivies pendant plusieurs années afin d’établir des associations entre le mode de vie ou l’alimentation (et bien d’autres) avec les risques de contracter une maladie. Autrement dit, ces études permettent de formuler uniquement des hypothèses, qui seront le point de départ des études cliniques, mais en aucun cas des liens de cause à effet. 2 célèbres campagnes font partie de cette catégorie, la Nurses’ Health Study (NHS) et la Health Professionnals’ Follow-up Study (HPFS). Ce sont plus de 120 000 femmes et hommes qui ont été suivis pendant plus de 20 ans (jusqu’à 28 ans pour la NHS).

Pour être complet, de nombreuses études épidémiologiques sont issues d’un large échantillon d’adventistes du 7ème jour, aux Etats-Unis. La première, appelée Adventist Health Study-1 (AHS-1), a été conduite de 1974 à 1988. La seconde (AHS-2) qui a débutée en 2002 est toujours en cours.

Les études cliniques. Les plus fiables des trois, car dans ces études on divise un très grand échantillon en deux groupes où le premier ne changera rien (ou essayera) alors que le deuxième modifiera une variable (apport calorique, consommation de gras, activité physique, etc.) choisie par les scientifiques. Ces études permettent d’attribuer une conséquence (par exemple le risque d’attaque cardiaque) avec une cause (par exemple, l’inactivité physique). La plus célèbre des études cliniques est la Women’s Health Study (WHS), avec plus de 40 000 femmes suivies pendant plus de dix ans.

La très grande majorité des études scientifiques, qui défraient la chronique via les médias, sont des études prospectives, et à moindre mesure des études cliniques.

Pour résumer, et pour être clair, voici les principales cohortes d’études (prospectives et cliniques) :

Etudes prospectives en detail

  • Nurses’ Health Study (la première, NHS)
  • Nurses’ Health Study II (NHS II)
  • Nurses’ Health Study III (NHS III)
  • Health Professionnals’ Follow-up Study (HPFS)
  • Adventist Health Study-1 (AHS-1)
  • Adventist Health Study-2 (AHS-2)

Ces deux grandes campagnes ont été realisées chez des adventistes du 7ème jour, dont le directeur est un dénommé Fraser G. Retenez bien ce nom, car il apparait très souvent au range des auteurs de publication pro-végétarienne (ce qui est très intéressant). D’autre part, cette population de religieux est connue pour être particulièrement en bonne santé, la plupart ne fument pas, ne boivent pas et pratiquent une activité physique régulièrement.

  • Health Food Shoppers Study (HFS)

11 000 végétariens britanniques sélectionnés dans les magasins d’alimentations spécialisées, à travers la société végétarienne du Royaume-Unis. Retenez bien deux autres noms, celui de Timothy Key & Paul Appleby, qui sont des membres de cette même société végétarienne et auteurs de nombreuses études, là encore, pro-végétariennes.

  • Oxford Vegetarian Study (OVS)

11 000 végétariens britanniques sélectionnés là encore parmi la société végétarienne, et les announces des medias.

European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition–Oxford (EPIC-Oxford, 56 000 personnes)

  • Heidelberg Study (HS)

Etudes cliniques

  • Women’s Health Study (WHS)

Quelles soient prospectives ou cliniques, ces grandes collectent les données sur le régime alimentaire, le tabagisme, ou l’activité physique grâce à des questionnaires, qui doivent être remplis régulièrement par les personnes concernées.

Ces questionnaires, appelés « Food frequency questionnaire » en anglais (FFQ), possèdent des contraintes énormes et engagent l’honnêteté des participants.

Les questionnaires sur les habitudes alimentaires

Durant ces grandes études d’épidémiologies, comme la Nurses’ Health Study, les personnes suivies doivent remplir un questionnaire sur toutes leurs prises alimentaires, leur activité physique, leur mode de vie, etc.

Les questionnaires varient selon les programmes, et selon les directions scientifiques de la recherche. La fréquence de restitution des questionnaires varient d’une étude à l’autre, pouvant aller d’une semaine jusqu’à quelques années.

Il nous vient immédiatement à l’esprit une limite majeure de ces questionnaires : le travail de mémoire, et de restitution correcte des denrées ingérées.

Comme le dit Denise Minger dans un article invité chez Mark Sisson :

Food Frequency Questionnaires: A Test of Superhuman Memory and Saint-like Honesty

Effectivement, ces questionnaires tablent sur une extraordinaire mémoire des participants et c’est typiquement le cas des milliers d’infirmières qui devaient remplir ce formulaire tous les 4 ans.

Formulaire : http://www.channing.harvard.edu/nhs/questionnaires/pdfs/NHSI/2002.PDF

Jetez un coup d’œil sur le formulaire (standard) en cliquant sur l’image, et faites-vous une idée du travail de mémoire, et à l’attention nécessaire afin d’être le plus rigoureux possible.

Pour la NHS, le formulaire devait être rempli tous les 4 ans. On peut donc imaginer que les participantes devaient s’appliquer pour le remplir, la somme de travail n’étant pas énorme (par contre le travail de mémoire…). Dans d’autres études, le formulaire peut être à remplir tous les 3 mois, et là, avec 4 formulaires par an et 40 en 10 ans, on peut être tenté de bâcler ce travail pesant.

Ces questionnaires sont d’autant moins fiables qu’une partie de notre alimentation nous échappe totalement. C’est par exemple le cas au restaurant où il sera bien délicat de connaître les ingrédients et les méthodes de préparation des plats. C’est autant de zones d’ombres qui se surajoutent et qui discréditent petit à petit ces questionnaires.

Le 2ème point qui n’améliore pas la qualité de ces questionnaires, c’est la véracité des données recueillies. Si je reprends encore une fois l’excellente phrase de Denise, les chercheurs misent sur l’honnêteté des participants lorsqu’ils remplissent les questionnaires.

Or, ce n’est pas tout à fait le cas. Cela est désormais de notoriété scientifique et publique, les aliments avec une bonne aura « santé » sont surestimés, alors que les aliments avec une aura « mauvaise » pour la santé sont sous-estimés.

Ce biais majeur est pris en compte dans les analyses, les données recueillis sont comparées avec des données obtenues durant des interrogatoires jugées plus fiables. On « corrige » donc les valeurs des questionnaires en fonction des surestimations et des sous-estimations courantes des aliments.

Pour illustrer la fiabilité relative de ces questionnaires, une récente étude intitulée « Red Meat Consumption and Mortality : Results From 2 Prospective Cohort Studies », publiée en mars 2012 affichait des apports caloriques moyens plutôt étrange.

En effet, les femmes ont déclaré un apport calorique moyen de 1600 kcal alors que les hommes seulement de 2000. Le site de mondiététcien.fr s’est amusé à comparer ces apports caloriques avec la réalité. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces apports caloriques correspondent à ceux d’une fille de 6 ans et d’un garçon de 8 ans (selon les ANC de la population française).

Ce que disent les études scientifiques

Je vais maintenant m’intéresser à toutes les études scientifiques qui ont étudié l’effet de la consommation de viande sur la santé. Toutes les études que je vais vous présenter seront assorties des mentions suivantes :

Accès : OUI = j’ai pu lire la publication en intégralité ; NON = j’ai seulement eu accès à l’abstract.

Toutefois, certaines rares études ne sont pas disponibles au grand public mais elles sont pourtant très bien critiquées sur le net. Je me référerais à ces critiques.

Echantillons : NHS, HPFS, AHS-1, OVS, etc. Toutes les études scientifiques se basent sur une grande campagne, tel que la Nurses’ Health Study, avec son lot de limites, de biais et d’avantages. Il est donc intéressant de le savoir pour relativiser la « force » d’une étude.

Conflits d’intérêts : si les auteurs ont des liens directs ou indirects avec une organisation végétarienne, des brevets, etc.

Risques relatifs pour la santé : les risques avancés par les chercheurs d’une consommation de viande sur notre santé. Par exemple, « 20 % de risques de mort par accident cardiovasculaire ».

Voici le tableau récapitulatif de ces 13 études scientifiques.

vegetariens-cancers-mortalite-tumeurs-maladies

Comment le lire ?

La 1ère ligne indique les maladies pour lesquelles une association négative ou positive a été faite avec la consommation de viande.

La 2ème ligne, très importante, indique vos risques de base de mourir d’une maladie. Ces chiffres sont issus de statistique internationale.

Pour bien comprendre ces résultats, les chiffres entre parenthèse (50) indique le pourcentage de risques en plus que vous avez par rapport à un végétarien. Si je chiffre est négatif (-10), cela signifie que la consommation de viande a un effet protecteur.

Après le chiffre entre parenthèse, on retrouve vos risques réels de mourir de la maladie qui sont à comparer avec la 2ème ligne.

Voici la formule :

(Taux de mortalité réel*(1+(risques relatifs/100)) = Taux de mortalité modifié pour les non végétariens.

Je ne commenterais que 3 chiffres. L’étude n°13 est la plus pessimiste quant à nos risques de mortalité toutes causes confondu. Ils sont de +21 %, ce qui peut paraître énorme, mais ne passe en réalité que de 0,95 % à 1,15 %. L’étude n°12 statue que les non végétariennes ont 89 % de risques en plus d’avoir un cancer du sein. Classiquement, le risque réel passe de 0,8% à 1,51 %.

Par contre pour les ischémies cardiaques, l’étude n°2 nous annonce 54 % de risques en plus, ce qui augmente les risques des non végétariens de 7 points (de 13 à 20 %).

On notera également qu’une étude a trouvé des effets protecteurs de la consommation de viande, en particulier au niveau des tumeurs malignes, des accidents cérébraux vasculaires, et toutes causes confondues.

Quand l’empire (de la viande) contre-attaque

A titre purement anecdotique, il arrive que l’industrie de l’élevage et du bétail nous pondent un article (PDF) afin de rassurer les consommateurs de viande et de vanter les bienfaits d’une consommation raisonnable dans une alimentation équilibrée.

Sauf qu’il y a toujours anguille sous roche, et même si ces articles défendent la très séduisante théorie de l’alimentation paléolithique, les conflits d’intérêts sont toujours bien là.

Dans ce cas présent, nous retrouvons “AgriSearch and the Livestock and Meat Commission for Northern Ireland” du côté des financeurs. Sans commentaire.


Alison J. McAfee, Emeir M. McSorley, Geraldine J. Cuskelly, Bruce W. Moss, Julie M.W. Wallace, Maxine P. Bonham, Anna M. Fearon. 2012. Red meat consumption: An overview of the risks and benefits. Meat Science.

Conclusions générales

  1. Ces grandes études prospectives ne peuvent établir que des liens d’associations afin de générer des hypothèses de travail. Elles n’établissent en aucun cas de liens de cause à effet, en l’occurrence, un risque de mortalité plus élevé avec la consommation de viande.
  2. Les populations suivies sont parfois peu pertinentes, cela est notamment le cas des populations de religieux (les adventistes du 7ème jour) à faible risque. Certains recrutements de participants sont douteux, notamment les non végétariens choisis par les végétariens eux-mêmes (c’est bien souvent une critique que l’on a entendu sur la toile).
  3. Le suivi des participants se fait à travers des questionnaires difficiles à remplir, qui nécessitent une excellente mémoire des participants, une excellente connaissance de tous les menus (restaurants, fast-food, etc.) et une honnêteté largement remise en cause.
  4. Dans ce billet, 10 études scientifiques sur 13 sont potentiellement en situation de conflit d’intérêt. Les auteurs des études ont soit participés à des congrès sur le végétarisme, ou soit adhéré à des sociétés végétariennes.
  5. Les risques relatifs, bien qu’ils puissent être parfois élevés (89 %), n’augmentent que très légèrement les risques réels. Reprenez l’exemple avec le risque de cancer du sein.
  6. Je reste convaincu que le régime végétarien est un régime santé, car même si celui-ci tente de négativiser la consommation de viande, il devrait plutôt insister sur la consommation de légumes et de fruits, plus importante chez les végétariens.
  7. Le régime paléolithique est également un régime santé bien qu’il autorise de consommer de la viande.

Cet article ne contredit pas mon précédent billet sur la consommation de viande. Certes, il est préférable de diminuer un peu notre consommation de viande industrielle pour se rapprocher d’une viande plus naturel, du gibier ou autre. Nul besoin de devenir végétarien pour améliorer sa santé, même si cela reste un choix écologique et éthique.

Là où mon jugement évolue, c’est mon regard sur ce régime végétarien et cette énorme manipulation que l’on subit autour de la viande à cause des lobbies végétariens.

Vous êtes végétariens, vous en pensez quoi ?


Détail des études scientifiques du billet

1. Tantamango et al. 2012. Vegetarian diets and the incidence of cancer in a low. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev.

  • Accès: NON
  • Echantillons: ASH (l’échantillon est une population de religieux, les adventistes du 7ème jour)
  • Conflits d’intérêts : Fraser (congrès sur le végétarisme) et directeur de l’ASH
  • Risques relatifs
  • Cancers : +16 %
  • Cancers gastro-intestinaux : + 25%

2. Gary E Fraser. 1999. Associations between diet and cancer, ischemic heart disease, and all-cause mortality in non-Hispanic white California Seventh-day Adventists. Am J Clin Nutr. 70: 3 532s-538s.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: ASH
  • Conflits d’intérêts : Fraser (congrès sur le végétarisme) et directeur de l’ASH
  • Risques relatifs
  • Cardiopathies ischémiques fatales : +54 %
  • Critiques: l’échantillon est une population de religieux, les adventistes du 7ème jour.

3. Huang T et al. 2012. Cardiovascular Disease Mortality and Cancer Incidence in Vegetarians: A Meta Analysis and Systematic Review. Ann Nutr Metab. 60(4):233–240.

  • Accès: NON
  • Echantillons: EPIC, HFS & OVS
  • Risques relatifs
  • Mortalité toute causes : +9 %
  • Cancers : +18 % (végétariens)

4. An Pan et al. 2012. Red Meat Consumption and Mortality: Results From 2 Prospective Cohort Studies. Arch Intern Med.;172(7):555 563.

  • Accès: NON
  • Echantillons: NHS & HPFS
  • Conflits d’intérêts : Frank Hu (congrès sur le végétarisme)
  • Risques relatifs
  • Mortalité toute causes : +12 % (végétariens)

Critiquée ici :

http://www.marksdailyapple.com/will eating red meat kill you/#axzz2BMwhNik2

http://www.zoeharcombe.com/2012/03/red meat mortality the usual bad science/#_ednref1

5. Key et al. Mortality in British vegetarians: review and preliminary results from EPIC-Oxford. Am J Clin Nutr 2003 78: 3 533S-538S

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: EPIC, HFS & OVS
  • Risques relatifs
  • Mortalité toute causes : -5 %
  • Tumeurs malignes : – 11 %
  • Accidents vasculaires cérébraux : -13 %
  • Maladies cardiaques ischémiques : +25 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy Key (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

6. Key et al. Mortality in vegetarians and nonvegetarians: detailed findings from a collaborative analysis of 5 prospective studies. Am J Clin Nutr 1999 70: 3 516s-524s.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: ASH, HS, HFS & OVS
  • Risques relatifs
  • Maladies cardiaques ischémiques : +24 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy Key (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

7. Crowe et al. 2013. Risk of hospitalization or death from ischemic heart disease among British vegetarians and nonvegetarians: results from the EPIC-Oxford cohort study. Am J Clin Nutr

  • Accès: NON
  • Echantillons: EPIC
  • Risques relatifs
  • Maladies cardiaques ischémiques : +32 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy Key (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

8. Key et al. 2006 .Health effects of vegetarian and vegan diets. Proc Nutr Soc. Feb;65(1):35–41.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: EPIC
  • Risques relatifs
  • Aucun.
  • Conflits d’intérêts : Timothy Key (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

9. Thorogood et al. 1994. Risk ofdeath from cancer and ischaemic heart disease in meat and non-meat eaters. BMJ.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: omnivores choisis par les végétariens
  • Risques relatifs
  • Maladies cardiaques ischémiques : +28 %
  • Conflits d’intérêts : Paul Appleby (congrès sur le végétarisme et membre de la société végétarienne royaume-unis)

10. Sanjoaquin et al. 2004 .Nutrition, lifestyle and colorectal cancer incidence : a prospective investigation of 10 998 vegetarians and non vegetarians in the United Kigdom  British Journal of Cancer.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: OVS
  • Risques relatifs
  • Cancers colorectaux : +15 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy J A Key & Paul N Appleby membres de la société végétarienne.

11. Willett et al. 1990. Relation of meat, fat, and fiber intake to the risk of colon cancer in a prospective study among women . The New England Journal of Medicine  : 1664–1672.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: NHSI
  • Risques relatifs
  • Cancers colorectaux : +89 %

12. Cho et al. Red Meat Intake and Risk of Breast Cancer Among Premenopausal Women. Arch Intern Med. 2006;166(20):2253 2259.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: NHSII
  • Risques relatifs
  • Cancer du sein: +89 %

13. Key et al.1996 Dietary habits and mortality in 11 000 vegetarians and health conscious people: results of a 17 year follow up. British Medical Journal.

  • Accès: OUI (PDF)
  • Echantillons: Gros mélange
  • Risques relatifs
  • Mortalité toute causes : +21 %
  • Accidents vasculaires cérébraux : +32 %
  • Maladies cardiaques ischémiques : +24 %
  • Conflits d’intérêts : Timothy J A Key & Paul N Appleby membres de la société végétarienne.

55 Commentaires

  1. Jérémy Anso (Post author)

    @ Charlotte:

    Je suis de l’avis que l’Homme a toujours tué pour survivre. Que ce soit du gibier, des oiseaux, des oeufs, des reptiles, des poissons, nous n’avons jamais été des cueilleurs purs et durs sans acte de mise à mort.

    Aujourd’hui, ce besoin n’est plus une nécessité je te l’accorde et je ne l’ai jamais ressenti comme une envie non plus. Et bien évidemment, tout le monde ne pourrait survivre avec ce mode d’alimentation, car d’une part nous sommes trop nombreux et d’autre part nous consommons aussi trop de viande.

  2. Benoit

    Hello, très intéressant! Un seul point que je voudrait approfondir avec vous; Votre commentaire sur le régime végétarien étant plus écologique en vraie paradoxalement c’est faux, l’unique solution à un monde plein d’engrais chimiques et de viande aux hormones c’est une culture en alternance avec de l’élevage de bovidés, moutons ou cochons libres sur herbe ou trèfle et cultures. Ce que l’on appel de temps en temps perma culture ou agriculture dynamique. Donc en gros un monde végétarien serait du pain béni pour Monsanto… Voici quelque liens:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Pochon

    http://permacultureprinciples.com/

    http://www.permaculture.eu.org/blog/2012/07/la-place-des-animaux-dans-un-systeme-en-permaculture/

  3. David

    Jules es tu sportif? J ai essayé le végétalisme ma perte de puissance est significative… Niveau recup enchaîner 2 grosses séances la seconde est nul et sans intérêt le niveau de fatigue est élevé.. Niveau endurance a basse vitesse l oxydation est plus tardive tout en consommant de la protéine animal mais a faible dose. Le dynamisme d un Vegan au début est très elevé par detoxification organique mais après il reste limité il n’y a rien de Scientifique dans mes propos juste un simple constat de thérapeute et sportif. Triathlete sur toute distance du sprint a l ironman je ne suis pas pro mais mes résultat reste objectif.. Après tout est dans la mesure l alilentation est un art.. Il circul des triathletes Vegan longue distance j aimerai voir leurs temps…

  4. Wilfried

    Le problème n’est pas de manger de la viande ou pas… le problème c’est de manger de la BONNE viande (chose rare…). J’ai écris un article sur le sujet sur BMoove http://www.bmoove.com/regime-paleo-viande/

  5. sosodu45

    Je vous lis tous et c est affligeant…..
    moi je ne suis ni vegetarienne ni mangeuse de viande a fond.
    j essaie d etre equilibrée. Quoi que vous en disiez notre organisme n est pas celui d un carnivore nous le sommes devenu. Regardez notre machoire pour te reprendre Jeremy dans ton livre sur les croquettes que j attends toujours alors que j ai payé lol et bien nous autres humain avons plus la machoire d un herbivor que d un carnivore desolee.
    donc le mieux est certainement de manger plus de vegetaux que de viande. Le moins saignante possible et je vous invite a lire le livre du Cancerolgue henri joyeux.
    bonne journee

    1. Jérémy Anso (Post author)

      Sophie,

      Ton livre a été envoyé immédiatement par mail lors de ton achat. L’ouvrage est numérique.

      Bien à toi.

      Jérémy

  6. Roger

    Bonjour,je suis un ancien militaire qui n’aura plus la chance d’allez combattre et je m’ennuie de l’adrenaline que cela me procurais . Mais j’ai la chance d’avoir lu cet article et d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui me comprend,la lois du plus fort c’est cool,l’adrenaline,le sentiment de pouvoir et de domination dans le respect total de la lois du plus fort.Je parle de ce grand homme Jeremy qui en respectant et approuvant cette loi magnifique devrait accepter de signer la décharge qui m’autoriserais a le chasser légalement car je suis certainement plus fort que lui et de loin supérieur au combat,au point ou il ne s’aurait meme pas se qui lui est arrivé,dans un respect total.Oublions ces lois créer par l’homme et suivont la lois de la nature…la lois du plus fort. J’attend ta réponse,respectueusement Roger. ps:J ‘espere que tu auras l’honneur d’honnorer ta philosophie !!!

    1. Jérémy Anso (Post author)

      Roger, on va se la jouer à la Rambo dans la forêt c’est ça ? Chacun son fusil, ses munitions et ces pièges ? Ne soyez donc pas trop sûr de vous, j’ai vu plein de films de combat et de robocop et j’ai fait plein de parties de Paint Ball. Et j’ai des supers tee shirt militaires, et plutôt bon tireur ; )

  7. Roger

    N’ayez pas peur c’est du sarcasme,bien sure !!!

  8. TOURNISSOU

    bonsoir, ce que j’en dit c’est que quand je me promène dans un verger je meurs d’envie de cueillir un fruit et de le croquer à pleines dents!! Par contre si je me promène dans un pré et que je croise un veau, je le trouve mignon mais il ne me fait pas du tout saliver mais alors pas du tout !!!! J’en déduit qu’on ne “chasse” pas sa nature… Et pourtant je consomme de la viande… Mais c’est comme arrêter de fumer, seule la vraie conscience du mal que l’on fait et que l’on se fait nous ouvrira les yeux!!! J’ai mauvaise conscience; je culpabilise mais j’ai “peur” aussi d’arrêter les protéines animales car peur d’avoir des manques!! (ça me vient de bêtises qu’on m’a ressassées quand j’étais enfant et souvent à grand coup de baffes!! et les traumatismes ont souvent la dent dure). Bref, je suis consciente d’être ambiguë mais je suis sure de moi, si on s’est mis à manger de la viande il y a des millions d’années c’est pour se donner le + de chances possible de survie… le côté opportuniste… mais c’est pas parce qu’on peut être opportuniste de temps en temps par nécessité qu’on se doit d’en faire une tradition !!! Quand à la chasse ça ressemble à un rite un brin macho pour montrer sa force, sa puissance sur la vie de l’autre (avec une arme of course! parce que la puissance de l’homme à main nue je la cherche encore!!) voir son insensibilité virile !!! quand à notre cerveau qui prouverai qu’on n’a pas à nous comparaît à d’autres espèces c’est de la foutaise car nous ne sommes que des êtres vivants ne valant pas + que n’importe quelle autre espèce!!!! et notre cerveau pourrait nous permettre de faire mieux que de détruire: nos semblables ,les espèces les + faibles (on s’attaque pas aux prédateurs pour les manger… comme de par hasard) et même notre planète qui n’est pas (à priori) un être vivant (au terme où on l’entend!) on arrive à tout détruire sur notre passage!!!! super notre cerveau!! bénédiction ou malédiction??? bref je ne veux blesser personne c’est pas mon but mais on a le droit d’ être contradictoire mais le pire c’est de ne pas en avoir conscience!!! Il faut chercher à être meilleur!! voilà à quoi doit servir ce cerveau !!! Et pour moi les végétariens sont ceux qui respectent le mieux la vie ,la leur et celles des autres et je les admire beaucoup à défaut de faire partie de leur “groupe”…. mais ça viendra sans doute quand j’arriverai à me défaire de cette peur et des mythes familiaux!!!

  9. TOURNISSOU

    Ps: oups désolée pour les mégas fautes que j’ai fait!!! la fatigue sûrement! lol

Les commentaires sont fermes.