Les « complotistes » avaient raison. On retrouve bien de l’ARN messager vaccinal dans le lait maternel. Faut-il s’en inquiéter ?

© Helena Lopes | Unsplash

A-t-on manqué de prudence et du sacro-saint principe de précaution en recommandant la vaccination anti-covid des mamans, même allaitantes ?

C’est ce qu’on peut lire avec dans l’actualité une publication scientifique dans un journal sérieux (le JAMA, mais qui n’échappe pas à la méconduite scientifique) qui démontre la présence du fameux ARN messager des vaccins anti-covid dans le lait maternel.

Un transfert direct de la mère à l’enfant qui pourrait poser des problèmes selon certaines personnalités.

Des résultats qui contredisent surtout les précédentes affirmations rassurantes attestant qu’aucun passage d’ARN vaccinal n’a pu être montré.

  • Doit-on s’inquiéter des résultats de cette nouvelle étude ?
  • Est-ce vraiment surprenant d’arriver à autant de contradiction ?

Du vaccin dans mon lait ?

Comme toujours, il faut revenir à la source d’une information pour se forger un avis critique le plus objectif possible.

L’étude est accessible directement sur le journal de l’étude, et gratuitement (1).

Ce n’est pas toujours le cas, et c’est plutôt une bonne chose pour éviter de se limiter au résumé toujours un peu trop court et toujours un peu trop sensationnaliste.

Bref. Si cette étude montre bien la présence d’ARN messager du vaccin dans le lait maternel, il y a toute une série de détail à prendre en compte.

On va éviter de s’arrêter à la lecture du titre.

Car les principaux résultats nous disent ceci.

Sur les 11 femmes allaitantes suivies :

  • On n’a retrouvé des traces d’ARN messager que chez 5 d’entre elles (45%)
  • Chez ces participantes, plus aucune trace d’ARN messager n’était détectable après 45 heures
  • Toujours chez ces cinq participantes, l’ARN vaccinal est détectable chez seulement trois d’entre elles dans le lait entier (et dans deux cas avec le vaccin Moderna)
  • Les traces retrouvées étaient très faibles
  • Les auteurs de l’étude ne savent pas si ces traces d’ARN messager sont actives

Tout de suite, avec la lecture complète des résultats de l’étude, on prend mieux en compte la portée de cette étude.

Une étude qui montre bien pour la première fois la présence d’ARN messager vaccinal dans le lait maternel.

Une présence attestée dans un petit panel de femmes allaitantes. Seulement onze. C’est peu.

On ne retrouve cet ARN messager dans le lait entier que de 3 femmes sur 11 (27%), dont les concentrations deviennent indétectables au-delà de 48h.

8 Excellentes raisons d’Allaiter et Comment Affronter tous les Obstacles

La prestigieuse revue médicale The Lancet vient de lâcher une bombe sur les rôles majeurs et bénéfiques de l’allaitement tant sur la santé des nouveau-nés, que sur celle de la maman mais également sur l’économie locale des foyers et globale des systèmes de santé public. Découvrez également dans cet article les témoignages exclusifs de 62 mamans sur l’allaitement.

Elles révèlent leurs secrets pour rendre cette expérience agréable, unique et enrichissante pour toute la famille.

Faible concentration et barrière digestive

S’injecter un produit n’est pas la même chose que de l’avaler.

Dans le second cas, l’estomac aura son mot à dire dans cette traversée obligatoire avec son lot d’acide qui va irrémédiablement s’attaquer à l’intégrité de cet ARN messager.

Un ARN messager que l’on retrouve en quantité extrêmement faible d’après cette étude. Dans d’autres articles de presse, on parle d’une larme dans une piscine olympique.

Un point qui nous rappelle avec sérieux, mais aussi humour, le principe de dilution de l’homéopathie. Si ce sujet vous intéresse, c’est par ici, mais je m’égare un peu.

Ce n’est finalement pas vraiment une surprise d’avoir des résultats aujourd’hui contradictoires avec le passé.

La recherche fonctionne comme ça. Les conclusions changent au grès des nouvelles données publiées.

Qu’en disent d’ailleurs les auteurs de cette étude ?

Sans surprise ils appellent à inclure des mères allaitantes dans les prochains essais cliniques pour étudier les effets d’une possible transmission dans le lait.

Mais ils se veulent aussi rassurants.

Ils nous rappellent que « l’allaitement après une vaccination anti-covid à ARN messager est sans danger, particulièrement 48h après la vaccination ».

Voilà des informations un poil plus détaillée et factuelle pour exercer son libre arbitre. Vous avez les informations minimales pour vous forger votre avis, et consultez d’autres sources pour avoir des informations complémentaires.

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12 commentaires
  1. Il faudrait voir aussi comment les injections “intramusculaires” ont été faites. Des professionnelles de santé m’ont signalé que bien souvent les vaccineurs ne prenaient pas la précaution d’aspirer avant d’injecter pour vérifier qu’ils n’avaient pas touché un vaisseau sanguin. Car, dans ce cas, le produit se répand dans tout l’organisme, et c’est peut-être une explication d’effets indésirables.

  2. Tu écris « Vaccin anti-covid : de l’ARN messager dans le lait maternel ? Les « complotistes » avaient raison. ». Je suis très étonné que tu affubles du qualificatif de « complotistes » des gens qui finalement avaient raison. Il semblerait que tu aies choisi le camp de ceux qui traitent de « complotistes » toute personne qui conteste les affirmations officielles.

    En conséquence, l’étude n’étant pas favorable au vaccin, tu mets un lien pour discréditer l’éditeur « (le JAMA, mais qui n’échappe pas à la méconduite scientifique) » ce n’est pas innocent.

    Le titre de l’étude « Detection of Messenger RNA COVID-19 Vaccines in Human Breast Milk » est moins sensationnaliste que le tien que tu peux ensuite dégommer.

    Tu mets à juste titre en évidence les limites de cette étude mais tu ignores totalement les mises en garde des auteurs : « Cependant, la prudence s’impose en ce qui concerne l’allaitement des enfants de moins de 6 mois dans les 48 premières heures après la vaccination maternelle jusqu’à ce que d’autres études de sécurité soient menées. De plus, l’interférence potentielle de l’ARNm du vaccin COVID-19 avec la réponse immunitaire à plusieurs vaccins de routine administrés aux nourrissons au cours des 6 premiers mois doit être prise en compte. »

    1. @ Roger :

      J’ai volontairement utilisé ce terme, que je n’aime pas, car il est utilisé par les groupes style Réinfocovid ou d’autres personnalités plutôt connu, en se définissant eux-même comme tel. C’est plus une sorte de boutade, utilisé par les deux camps.

      Ma remarque sur le JAMA est justement pour montrer qu’un journal prestigieux n’est pas épargné par la méconduite scientifique. Cela me permet de faire rappel à de précédent article.

      Pour ta dernière remarque, j’ai justement cité mot pour mot l’avertissement des auteurs sur les 48h qu’il faudrait respecter. C’écrit dans l’article.

  3. @ Jérémy
    Historiquement au sujet de l’utilisation du terme « complotiste » il est inexact de dire que Réinfocovid ou d’autres personnalités plutôt connues se sont définies elles-mêmes comme tel. Il ne faut pas inverser la chronologie de cette accusation. Compte-tenu des aberrations scientifiques des autorités politiques et médicales dans la gestion de cette crise, elles ont ensuite mis en avant cette accusation de complotiste pour ridiculiser leurs accusateurs. J’ai manifesté pendant 7 mois contre les privations de liberté ne reposant sur aucune donnée scientifique donc pour moi l’accusation de « complotiste » n’est pas une boutade.

    Au sujet de ta remarque sur la méconduite scientifique du JAMA, elle arrive sur une étude qui n’est pas favorable au vaccin. Pour m’enlever le doute que ce n’est pas volontaire de ta part, je souhaiterais que tu rappelles cette méconduite scientifique du JAMA et des autres journaux prestigieux chaque fois que tu analyses une étude quel que soit le résultat de l’étude.

    Concernant les citations des auteurs, celle que tu as mise dans ton texte est lénifiante. Pour être exhaustif voici ce qu’ils ont écrit mot pour mot : « The limitations of this study include the relatively small sample size and the lack of functional studies demonstrating whether detected vaccine mRNA is translationally active. Also, we did not test the possible cumulative vaccine mRNA exposure after frequent breastfeeding in infants. We believe it is safe to breastfeed after maternal COVID-19 vaccination. However, caution is warranted about breastfeeding children younger than 6 months in the first 48 hours after maternal vaccination until more safety studies are conducted. In addition, the potential interference of COVID-19 vaccine mRNA with the immune response to multiple routine vaccines given to infants during the first 6 months of age needs to be considered. It is critical that lactating individuals be included in future vaccination trials to better evaluate the effect of mRNA vaccines on lactation outcomes. »
    C’est moins optimiste que toi.

    1. @ Roger :

      En quoi ma citation est moins optimiste ?

      Le seul est unique avertissement des auteurs concerne une période de 48h à respecter avant d’allaiter après une vaccination. J’ai repris cet avertissement in extenso. Il n’y a pas à être moins ou plus optimiste. C’est juste ce qu’ils disent. On peut pas faire moins, ni plus. Le reste du commentaire concerne d’autres aspects (perspectives de recherches, etc).

      Je n’ai jamais dit qu’historiquement ces groupes se considéré comme tel (des complotistes), j’ai dit que j’ai pu lire certains groupes tourner ce terme en dérision pour oui, s’amuser de la partie adverse qui l’utilise. Je n’utilise jamais ce terme, il n’est pas informatif. Mais cela ne change rien à ce que j’ai pu voir ou lire.

      Il ne t’aura pas échappé dans mon dernier article sur une étude positive sur le masque à l’école (que je critique abondamment) que j’ai fait exactement la même citation et avertissement sur le JAMA. Je le fais des fois, quand j’y pense ou quand je veux faire un rappel d’ancien article. Parfois je ne le fais pas. Je me réserve le droit de choisir comment j’écris mes article, et de conserver cette liberté d’écriture. Car si je me commençais à recevoir des ordres d’écriture de mes abonnés (a qui j’éprouve un profond respect), et les suivre, ce serait extrêmement dommageable pour mes articles.

  4. Je ne fais pas le commerce de mes avis, en conséquence, je n’ai pas le temps d’analyser toutes les études car je n’ai pas que ça à faire. Je me renseigne auprès de différents sites dont le tien. Je m’abonne aussi bien aux sites gratuits que payants comme le tien. Concernant l’ivermectine, je note qu’aucune étude montrant des effets bénéfiques (voir le tableau que je t’ai transmis) ne trouve grâce à tes yeux, en revanche tu encenses toutes celles qui sont négatives même quand elles ne permettent pas de dire s’il y a bénéfice ou non. Je regarde plusieurs sources pour me faire mon opinion dont: Le Quotidien du Médecin, FormIndep, Aimsib, Réinfocovid (CSI), Covid-Factuel.fr, Dur à Avaler.
    Bonne continuation

    1. C’est pourtant le base du problème.

      Sur Dur à Avaler, on décortique toutes les études : positives comme négatives.

      J’ai donc personnellement suffisamment de recul pour constater que les études négatives sont autrement plus solides et sérieuses que les études positives.

      Je remarque aussi que la plupart des critiques faites à ces études négatives s’appliquent tout aussi bien aux études positives, avec encore plus de limitation.

      Que tu puisses pas me dire quelle étude est selon toi la plus informative de l’efficacité de l’ivermectine est problématique. Car comment peux-tu alors être sûr de son efficacité si tu ne connais pas les limites et la portée des études positives ? C’est pourtant la base pour se forger un avis critique.

      Avec le recul que j’ai, je peux te le garantir aucune étude précédente n’a le niveau des grands essais cliniques négatifs, que ce soit en terme de suivi des patients, de la randomisation, du nombre de participation, du dosage et même de la précocité du traitement. J’ai pu te le prouver à mainte reprise par commentaire en analysant ton tableau, que je connais très bien. J’ai lu toutes ces études dans le détail. Et beaucoup ont été rétracté pour suspicion de fraude ou fraude avérée.

      Les études positives listées dans ce tableau ont été contredite par des études plus sérieuses. Elles ont une certaine valeur, mais qui ne vaut pas grand-chose dans l’évaluation thérapeutique d’un médicament. Elles sont méthodologiquement plus faible. La preuve a été apporté avec les critique d’Enzo sur le dosage alors que la quasi-totalité des études positives précédentes ont des dosages encore plus faible qu’Activ. Tu es resté relativement silencieux sur l’ensemble des ces points d’ailleurs.

      1. Dans « Ivermectine-victoire-par-k-o-en-inde » le 22 octobre 2021 nous échangions ces propos :
        Moi : « Vous me demandez “Quelles sont selon vous les preuves les plus solides en faveur de l’ivermectine ? (Il me semble vous l’avoir déjà demandé).”. J’avoue être en plein doute grâce ou à cause de vous. » ….Voilà, je n’ai jamais prétendu avoir de certitude. Et vous, avez-vous la certitude que l’ivermectine est inefficace dans toutes les situations de covid ? »
        Toi : « Pour l’ivermectine, je n’ai aucune certitude. »
        Quand je commente ACTIV-6 je ne parle pas des autres études. Je trouve bizarre que tu soutiennes une étude dont tous les intervalles de confiance s’étalent de part et d’autre de la valeur 1 (un). C’est typiquement le genre d’études dont on ne peut rien conclure. Statistiquement cette étude n’exclut pas la probabilité que l’ivermectine soit efficace. Oui ou non mon interprétation des intervalles de confiance est-elle correcte ?

      2. Encore une fois, avec un tel intervalle de confiance, cela montre qu’il n’y a eu statistiquement aucune différence entre les groupes, malgré un traitement actif dans l’un des groupes. Autrement dit, l’ivermectine n’a pas fait mieux, ni pire, qu’un placebo. Voilà comment interpréter ce résultat. Pour faire des analyses probabilistes, il faut s’y connaitre, faire ces analyses et les publier. Je n’en ai pas vu passer de qualité (peut-être une il y a longtemps).

        Que tu ne sois pas capable de me sortir la moindre étude qui serait la plus démonstrative est réellement problématique. Car toutes les études présentées dans le tableau ont des problèmes, plus ou moins sérieux, avec des limites méthodologiques plus importantes qu’Activ ou d’autres grands essais négatifs.

    2. J’ai aussi suivi le débat sur l’ivermectine à partir de nombreuses sources, y compris les observations de Jérémy reprises pour l’essentiel dans ce chapitre : https://lebonheurestpossible.org/covid-19-traitement/#ivermectine
      Il est probable qu’à la lecture de ma synthèse on ne puisse rien conclure : autrement dit, aucun essai clinique correctement conduit n’a “prouvé” l’efficacité, ni l’inefficacité, ni la dangerosité, de ce médicament pour le traitement précoce de la CoVID-19. Mises à part les erreurs méthodologiques (involontaires ou intentionnelles), le problème est que l’expérience clinique des médecins ou de certains services hospitaliers concerne l’utilisation d’une combinaison de médicaments (entre autres des antibiotiques) dont l’ivermectine n’était qu’un élément. Même problème avec l’hydroxychloroquine. Pour mener un essai clinique il faudrait donc une mulltitude de bras combinant ces médicaments à diverses doses, donc une population bien au-delà des recrutements possibles, tout cela en pleine épidémie…
      Morale de l’histoire : j’ai sur mon étagère 2 boîtes d’ivermectine (achetées en Inde) “au cas où”. Il est probable que j’aie été “visité “par le SARS-CoV-2 (variant Delta) ayant cause 24 heures de fièvres, 12 heures de courbatures puis une élévation importante du taux de D-dimères, associé à de l’insensibilité dans les jambes, pas encore revenu à la normale après un an. OK, mais 24 heures de fièvre ne suffisait pas à déclencher le “cas où”. Donc à titre personnel je ne peux rien conclure non plus sur l’ivermectine !

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