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 « Le régime Paléo fait des ravages en France »

Imaginez une personne lambda qui regarde une émission de télévision, ou pire le journal télévisé, dans laquelle on parle de l’alimentation paléolithique. La description de ce régime sera bien entendue plus ou moins fausse, compte tenu le sérieux et l’habileté que l’on connait des journalistes.

Cette même personne ira peut-être faire une recherche sur Google pour vérifier ce qu’il a entendu (de négatif, on présume) et pourra taper par exemple :

« Le régime paléo est-il dangereux ? »

Malheureusement, avec une telle recherche, notre bonhomme avide d’informations de qualité trouvera un article étonnant au titre provocateur, comme je les aime.

« Pourquoi le régime Paléo est-il une idiotie ? » De Crudivégan, une blogueuse de la sphère crudivore. Loin de moi l’idée d’attaquer cette alimentation particulière, aux allures intéressantes dont il faudrait que je m’épanche d’un article, mais on va plutôt discuter des arguments de Crudivégan sur l’idiotie du régime paléo.

Les arguments de Crudivegan

Donc, Après lecture et relecture de l’article en question, j’ai bien envie de discuter autour de 5 arguments contre l’alimentation paléolithique. Je n’ai pas pris en compte les attaques de l’auteure contre les « promoteurs du régime Paléo » qui seraient tous « gros » (vidéos satiriques à l’appui) comparés à ceux des régimes végétariens et végétaliens, qui sont tous fins et sveltes.

On va tenter d’élever le niveau.

Voici les 5 arguments :

  1. L’Homme partage 99% de son patrimoine génétique avec celui des grands singes, or, ces grands singes sont frugivores (la conclusion étant que l’Homme doit être frugivore).
  2. L’Homme n’a mangé de la viande qu’avec la création des premiers outils
  3. Une alimentation riche en sucre est la meilleure pour le corps humain
  4. Une alimentation riche en matière grasse a été démontré scientifiquement comme dangereuse pour la santé
  5. Une alimentation riche en viande est responsable de nombreuses maladies et cancers

Des arguments discutables…

Dans l’ordre ou dans le désordre, essayons d’y voir plus clair !

1. L’étrange relation alimentaire Homme-Grands singes

Selon l’article, il est sous-entendu que du fait de notre proximité génétique avec les grands singes, nous devrions manger comme eux, c’est-à-dire un régime à base de végétaux et de fruits, sans viande ni poisson.

Malheureusement, cette infime différence génétique entraîne des différences physiologiques, comportementales et anatomiques majeures entre le genre humain et celui de nos cousins les singes.

Les singes, contrairement à nous, disposent d’un arsenal physiologique idéalement adapté à la consommation massive de feuilles et de fruits. Les intestins y sont bien développés afin de tirer toute l’énergie de la digestion de ses végétaux.

De notre côté, nous ne pouvons pas véritablement dire que nous sommes fait du même bois. L’Homme apparait plutôt disposé à manger de tout, principalement des végétaux sous forme de légumes, de racines, de tubercules, de légumineuses avec une part (à modérer) sous forme de protéines animales (telles que du poisson, de la viande rouge, noire, des fruits de mer, des œufs, des insectes, etc.)

Et cela contrairement aux arguments d’anatomie comparée pro-végé que le blog rejette en grande partie.

Argumenter en faveur d’un régime unique de fruits et de légumes uniquement sur la base d’une proximité génétique avec les grands singes est au mieux amusant, au pire une idiotie. Coïncidence ? Je ne pense pas.

2. Des outils indispensables pour chasser ?

Pour ce 2ème argument, les Hommes d’antan auraient seulement commencé à chasser avec l’apparition (ou plutôt la création) des premiers outils, comme des lances, des arcs, etc.

Cet argument est largement répandu dans la sphère végétarienne ou végétalienne afin de prouver le caractère tardif d’une consommation active (par la chasse) de viande par les Hommes préhistoriques.

Sauf qu’historiquement, l’invention des outils n’a pas été une condition sine qua none pour commencer activement à traquer le gibier.

Bien avant les premiers outils, les Hommes étaient capables de traquer des bêtes sauvages en tendant des pièges, et en abattant leur proie avec des jets de pierres et des pieux affûtés. Or ces outils de bois ou appartenant à l’environnement sans modifications particulières ne font pas partie des « outils » au sens strict du terme.

Depuis 2 à 4 millions d’années, l’Homme chassait donc des bêtes sauvages avec des « outils » rudimentaires.

Se nourrir de la chasse est une pratique historique très ancienne, qui selon moi, a toujours fait partie de notre Histoire (mais dépend bien évidemment du lieu de vie, des périodes et des pratiques culturelles, on est d’accord.)

3. Alimentation riche en sucre : La meilleure ?

L’alimentation crudivore, avec beaucoup de fruits et de légumes, implique l’absorption d’une quantité élevée en faveur des glucides, et en défaveur des protéines et des lipides. Parfois, de temps en temps ou régulièrement, ces alimentations impliquent également d’absorber des jus de fruits et de légumes, avec là aussi son lot de glucides à gogo.

Du coup, on comprend bien pourquoi un régime riche en sucre est défini comme étant le meilleur sur ce blog, car c’est bien cela que l’on retrouve en majorité. Pas de problème de cohérence. Et pourtant.

J’oppose à ce 3ème argument un premier constat physiologique qui démontre selon moi combien notre organisme est fait pour vivre dans un environnement plutôt pauvre en glucides.

Nous n’avons qu’une seule arme physiologique pour dégrader les glucides exogènes qui viennent de notre alimentation. Le pancréas est le seul organe en charge de cette tâche, avec les relargages permanent d’insuline et de glucagon pour équilibrer notre glycémie, au quotidien. La présence d’amylase dans la salive participe à cette dégradation métabolique.

En revanche, le corps humain possède 4 voies métaboliques différentes pour créer du sucre à partir d’autre chose que du sucre.

C’est sous le terme barbare de néoglucogenèse que nous devinons aisément que nous sommes plus ou moins faits pour gérer des situations où l’environnement est pauvre en glucides.

Justement, la base du raisonnement paléolithique est que ce mode d’alimentation serait le plus adapté à notre physiologie, à notre génétique, car nous l’avons suivi pendant des millions d’années.

Cependant, je ne me risquerais pas à qualifier comme dangereuse une alimentation riche en glucides qui proviennent principalement d’aliments frais et bons pour la santé, à savoir les fruits (et les légumes à moindre mesure).

Pour continuer cette discussion, je dirais que nos amis les Inuits vivent très bien, du moins ceux qui ont conservé un mode de vie traditionnel, avec des bilans lipidiques qui feraient rêver certains américains alors qu’ils n’ingèrent aucun fruit ni légume. D’autres, dans des plaines d’Afrique ou des montagnes Suisses, s’épanouissent pleinement avec une alimentation de type chasseur-cueilleur, riche en matières grasses, en végétaux à index glycémique bas et avec son lot de produits animaux.

Alors que dire ? Il est probable, et c’est une litote, qu’une alimentation riche en sucre ne soit pas excellente pour la santé, avec les produits raffinés mis à notre disposition aujourd’hui. Il est également plus que probable, une autre litote, qu’une alimentation paléolithique pauvre en sucre (low carb) et riche en gras (high fat) soit bonne pour la santé [1-6].

Quoi qu’il en soit, l’argumentaire utilisé dans l’article de Crudivégan, justifiant un régime riche en sucre sur la base que nous avons « [d]es milliards de cellules qui fonctionnent au glucose » n’est pas recevable. Car trop, c’est trop.

4. Alimentation riche en gras (et pauvre en sucre) : La pire ?

C’est là que je réalise que deux mondes à l’exact opposé s’affrontent. L’article stipule, sous une forme interrogative, qu’une alimentation riche en gras et pauvre en sucre aurait déjà démontré sa nuisance sur la santé humaine.

Alors d’une part, les preuves scientifiques démontrent tout à fait l’inverse, avec les moult bienfaits d’une alimentation paléo sur la santé (= high fat & low carb). Et d’autre part, les épidémies d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, inflammatoires et compagnie se complaisent principalement sous une alimentation pauvre en graisse (bouh le gras, vive l’allégé !) et riche en sucre.

Mark Sisson s’épandait d’un article sur ce sujet il y a quelque temps, et nous apprenait que la source la plus riche en vitamine E était l’huile de palmier rouge ; le jaune d’œuf fait partie des meilleurs sources de choline, un micronutriment utilisé dans les fonctions hépatiques ; l’une des sources la plus riche en vitamine K2 est le beurre (de vache nourris à l’herbe) ; etc. ; etc.

Le célèbre blogueur paléo nous apprend également que deux méta-analyses publiées en 2010 et en 2011 innocentaient les graisses saturées dans le risque de maladie cardiovasculaire. La même étude que je citais dans mon article sur le beurre ghee d’ailleurs [7,8].

Je ne saurais citer cette méta-analyse de 2011 sur plus de 530.000 personnes qui a démontré le rôle très puissant et bénéfique d’un régime méditerranéen sur la santé. Certes cette alimentation n’est pas paléo, et autorise les produits laitiers et les céréales, mais fait la part belle aux végétaux, aux gras, aux produits animaux et aux oléagineux [9].

Pour conclure cette partie, on commence aujourd’hui à se rendre compte de la terrible erreur, du grossier procès qui a été fait aux matières grasses, simplement à cause de leur balance énergétique, 2 fois supérieure aux glucides et aux protéines. Aujourd’hui on paye le prix de cette fameuse « lipophobie ».

5. Alimentation riche en viandes = Cancers et maladies ?

Dernier point pour lequel j’ai un avis tranché, qui dépend de tellement de facteurs. Accuser la viande, d’une manière tranchée, sans prendre aucune précaution et sans tenir compte d’un maximum de biais… ce n’est pas très correct, on va dire.

Je suis d’accord sur le fait qu’une alimentation riche en produits carnées de mauvaises qualités (combinez l’élevage intensif, avec les antibiotiques, les pesticides et les viandes transformées) nuise à la santé humaine, par de multiples voies que je détaille régulièrement (ou là).

Ceci étant dit, le « paléovore » ultime recherche une viande de qualité. Une viande issue d’un élevage artisanal ou extensif, dans lequel la nourriture donnée sera principalement de l’herbe (et bio par-dessus tout). Ces viandes seront par conséquent riches en oméga-3, acides gras essentiel anti-inflammatoire, par exemple.

Ce même paléovore devrait également manger des abats, incroyablement riches en nutriments. Le foie de veau par exemple fera exploser vos apports en vitamine A, B2, B3, B5, B6, B12, en folate mais également en phosphore, en zinc ou en cuivre.

Les études citées plus haut sur le régime paléolithique prouvent quelque part qu’une alimentation carnée intelligente (high fat & low carb), avec des produits de qualité, et une part importante de végétaux à index glycémique bas (avec pleins d’autres trucs) permettent de maintenir un excellent état de santé.

Conclusion = Attention aux raccourcis…

Pour conclure parce qu’il faut conclure, attaquer le régime paléolithique avec si peu d’argumentaires solides n’apparaît pas très sérieux. Je ne suis pas un défenseur invétéré de l’alimentation paléolithique, qui participe d’une certaine manière au maintien d’élevages atroces pour des millions d’animaux, même si je pense et j’espère que la plupart des « paléovores » choisissent avec attention leur produit.

Mais je défends tout de même ce régime sur la base des preuves scientifiques actuelles.

Bien que le corps ait besoin de glucides pour survivre, et notamment notre gros cerveau gourmand, nous sommes capables de synthétiser jusqu’à 150 g de glucides par jour sans apport de glucides, tout en sachant que des apports moyens compris entre 100 et 150 g par jour sont corrects. On a vite fait le compte.

Il est indéniable que les fruits et les légumes doivent être présents, et en grande quantité, dans une alimentation saine. Ai-je besoin de le rappeler ? Ouais. Et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, j’ai fait une « juice party » il y a peu pour la première fois, et je dois dire que ça déchire pas mal. Alors pourquoi pas. Des articles suivront.


Notes et références

  1. Frassetto, L. A., M. Schloetter, M. Mietus-Synder, R. C. Morris, Jr., and A. Sebastian. 2009. Metabolic and physiologic improvements from consuming a paleolithic, hunter-gatherer type diet. Eur J Clin Nutr 63:947-955.
  2. Jönsson, T., B. Ahrén, G. Pacini, F. Sundler, N. Wierup, S. Steen, T. Sjöberg, M. Ugander, J. Frostegård, L. Göransson, and S. Lindeberg. 2006. A Paleolithic diet confers higher insulin sensitivity, lower C-reactive protein and lower blood pressure than a cereal-based diet in domestic pigs. Nutrition & Metabolism 3:39.
  3. Jönsson, T., Y. Granfeldt, B. Ahrén, U.-C. Branell, G. Pålsson, A. Hansson, M. Söderström, and S. Lindeberg. 2009. Beneficial effects of a Paleolithic diet on cardiovascular risk factors in type 2 diabetes: a randomized cross-over pilot study. Cardiovascular Diabetology 8:35.
  4. Jönsson, T., Y. Granfeldt, C. Erlanson-Albertsson, B. Ahrén, and S. Lindeberg. 2010. A paleolithic diet is more satiating per calorie than a mediterranean-like diet in individuals with ischemic heart disease. Nutrition & Metabolism 7:85.
  5. Kuipers, R. S., M. F. Luxwolda, D. A. Janneke Dijck-Brouwer, S. B. Eaton, M. A. Crawford, L. Cordain, and F. A. J. Muskiet. 2010. Estimated macronutrient and fatty acid intakes from an East African Paleolithic diet. British Journal of Nutrition 104:1666-1687.
  6. Lindeberg, S., T. Jönsson, Y. Granfeldt, E. Borgstrand, J. Soffman, K. Sjöström, and B. Ahrén. 2007. A Palaeolithic diet improves glucose tolerance more than a Mediterranean-like diet in individuals with ischaemic heart disease. Diabetologia 50:1795-1807.
  7. Siri-Tarino, P. W., Sun, Q., Hu, F. B., & Krauss, R. M. (2010). Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease. The American journal of clinical nutrition, 91(3), 535-546.
  8. Kuipers, R. S., de Graaf, D. J., Luxwolda, M. F., Muskiet, M. H., Dijck-Brouwer, D. A., & Muskiet, F. A. (2011). Saturated fat, carbohydrates and cardiovascular disease. The Netherlands journal of medicine, 69(9), 372-378.
  9. Kastorini, C. M., Milionis, H. J., Esposito, K., Giugliano, D., Goudevenos, J. A., & Panagiotakos, D. B. (2011). The effect of mediterranean diet on metabolic syndrome and its componentsa meta-analysis of 50 studies and 534,906 individuals. Journal of the American College of Cardiology, 57(11), 1299-1313.

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83 commentaires
  1. Article super intéressant, comme d’habitude Jérémy (j’adooore ta façon d’écrire avec ce côté décalé, mêlant vérités et humour).
    Merci à toi.
    Je viens de terminer la lecture des commentaires, passionnés, passionnants !
    Mais bon … là … je me fais toute petite parce que pas scientifique pour 2 sous, ni même 1 …
    je sais pertinemment que je ne tiendrai(s) pas “la route” ^^
    mais envie d’intervenir quand même sur plusieurs points :
    – quelqu’un a parlé du tofu …
    que je sache le tofu est fabriqué à partir de soja, non ? rhoooo
    y aurait pas comme un petit problème là ?
    si je commets une erreur, merci à celui ou celle qui m’expliquera, voudra bien me répondre …
    – ensuite, si je ne suis pas “adepte” de tel ou tel “régime”, je me rends compte que, au final, et sans en être forcément consciente, j’ai un peu tout testé !
    n’est-ce pas ce qu’on appelle l’instinctothérapie ?
    je mange ce qui m’attire parce que (je suppose) mon corps en a besoin ?
    j’abrège … j’attends aussi vos réactions …
    – et la viande ?
    je l’ai supprimée d’office pour moi et toute ma famille pendant des années puisque céréales + légumineuses = protéines, point barre, pas besoin de manger de viande !
    hors de question de manger des cadavres !!!! beurk et … pauvres bêtes !!!
    ça a râlé dans la maison et, avec le recul, je comprends …
    je ne pense pas être idiote :
    je lis ++, me renseigne, essaie de faire la part des choses etc …
    mais, cavalière que je suis, je sais que les races de chevaux dits “lourds”, utiles aux travaux de la ferme à une époque pas si lointaine, n’existeraient plus maintenant s’il n’y avait pas eu de mangeurs de viande !
    (au choix ? tout mais pas “ça” par pitié !!!)
    eh oui, peu (trop peu) de personnes en parlent mais c’est aussi une vérité !
    vous m’estimerez peut-être hors sujet (excusez-m’en si vous le pensez)
    j’exprime ce que j’ai sur le cœur après avoir lu ce post et vos réactions à tous.
    @ plus

    1. Votre raisonnement et votre comportement par rapport à votre famille est complètement inconscient, si l’apport en viande n’était qu’un apport en protéines, la nutrition serait un jeu d’enfant.

      Vous prétendez ne pas tenir la route et c’est bien pire que ça, vous faites un raccourci à 2 francs comme si c’était une vérité avec votre “point barre”.

      La viande est un ensemble de molécules, de nutriments essentiels et autres. Vitamines, oligo-éléments, minéraux, macronutriments (dont les protéines). Avec pour certains types de nutriments une impossibilité de substitution par vos céréales et vos légumineuses.

      1. je pensais, peut-être naïvement ?, que chacun pouvait exprimer ici son opinion, son expérience sans recevoir en retour les foudres de certains lecteurs …
        c’est loin d’être le cas avec vous Olivier Ramirez !
        Vous me jugez inconsciente ?
        Et pourquoi pas Mère indigne tant que vous y êtes ?
        Quand j’écris : “je ne tiens pas la route”, il s’agit de mes oublis de références à l’époque où j’adhérais à fond au régime végétarien.
        Je ne vais et ne veux pas vous raconter ma vie de femme et Mère dont vous n’aurez que faire je suppose …
        pourtant, il me fut difficile de gérer des menus pour un homme (mon ex-mari) qui ne voulait pratiquement manger que de la viande ! (eh oui !!!) et proposer à nos enfants autre chose que le steak-frites dont ils raffolaient forcément !
        Ils préféraient même la purée mous..ne à la mienne, des patates sorties juste du potager et du lait frais du matin …
        Si j’ai “privé” ma famille de viande pendant un temps, PERSONNE n’en a été malade !!
        Le potager nous fournissait à gogo (je n’ai jamais vu des courgettes aussi grosses que je coupais en 2 et, avec un peu de beurre de la ferme bio à côté, on se régalait !)
        Chacun de mes fils gérait son lopin de terre et c’était à qui récolterait la plus belle tomate ou autre …

      2. Désolé si ma réponse ne vous semble pas très courtoise mais je ne fais que répondre à votre demande :

        “si je commets une erreur, merci à celui ou celle qui m’expliquera, voudra bien me répondre…”

        Je trouve ma réponse est proportionnelle à vos propos. Supprimer la viande à toute sa famille “pendant des années” sous prétexte que les céréales et les légumineuses sont un apport en protéines, je me répète mais c’est de l’inconscience.

        Et peu importe que ça soit dur à avaler.

        Excusez moi alors de vous lire lorsque vous écrivez ceci :

        “Mais bon … là … je me fais toute petite parce que pas scientifique pour 2 sous, ni même 1 … je sais pertinemment que je ne tiendrai(s) pas « la route » ^^ mais envie d’intervenir quand même sur plusieurs points : ”

        Autre oubli de ma part lorsque vous parlez d’instinctothérapie c’est un concept qui n’est pas valable, les nombreuses carences alimentaires dont nous sommes capables de souffrir nous le montre, hormis la faim et la soif, on a envie de manger, du foie, des lentilles, de la laitue, des épinards ou des brocolis par exemple parce qu’on manque de vitamine B9.

        Sinon mon corps et celui de beaucoup de gens aurait besoin de pâtisseries, de pizzas, hamburgers et autres saloperies.

      3. j’en finirai avec cette précision : si j’ai supprimé un temps la viande de nos assiettes les œufs de la ferme bio à côté de chez nous et les poissons tout frais pêchés en mer par nos soins (nous prenions le bateau et lancions nos lignes) agrémentaient les menus (maquereaux par exemple). Quand la mer était basse, nous ramassions des coquillages, parfois même des homards ! des coquilles st jacques etc …
        Quelque chose à “redire”, à critiquer Olivier ?
        Il me semble que se nourrir exclusivement de végétaux serait beaucoup plus néfaste à la santé non ?

  2. Bonsoir,

    Alors si je peux me permettre, je t’invite vivement à lire le livre “l’enquête campbell” de T. Colin Campbell, qui est très intéressant et qui parle justement du lien bien réel qui existe entre maladies et protéines animales (de bonnes qualités ou non!). Ce Mr est biochimiste et professeur au département de biochimie nutritionnelle de l’université de Cornell aux Etats-Unis. Il a grandi dans une ferme où son père élevait des vaches (et d’autre animaux je crois). Il était sûr que la viande de qualité était parfaitement bonne pour nous, c’était quelque chose d’ancré en lui. Il a donc commencer à faire des recherche dans le but de prouver et de démontrer que la viande de qualité était bonne pr la santé de l’homme.Il a finalement découvert tout l’inverse. Puis une étude indienne a confirmé ces mêmes résultats qu’il a souhaité approfondir (avec ses élèves et d’autres personnes très sérieuses et compétentes dont je ne citerais pas les noms car la tout de suite j’ai pas fait de liste tu t’en doute mais évidemment tu trouveras toutes ces infos dans le livre).

    Bref je ne vais pas rentrer dans tous les détails du livre ça serait trop long évidemment mais voilà toi qui est avide d’informations sur le rapport entre l’alimentation et la santé ça devrait grandement t’intéresser et faire tomber pas mal d’idées reçues à propos des protéines animales.

    Je trouve dommage de faire de tels articles alors qu’au final tu n’as pas toutes les connaissances nécessaires pour pourvoir contredire de tels choses. Ne voit aucune agression dans mes propos c’est juste que ça te décrédibilise, même si je pense que tu fais ce blog avec beaucoup de convictions et d’envie d’ouvrir les yeux sur ce qui est bon ou pas pr l’homme et sa santé.

    Ah oui, dernière chose, peut être que tu ne connais pas également Corinne Gouget, une française qui dénonce l’industrie agro-alimentaire et ses poisons (bon la je ne t’apprends rien du tout hein), elle parle également de la viande, elle a pleins de vidéos sur youtube.

    1. lol, je pense qu’on connait tous ici le rapport Campbell, c’est un grand classique…

      Mais si tu veux aiguiser ton esprit critique, voici du grain à moudre concernant ce rapport, tu risques d’être déçu…

      http://clairetlipide.wordpress.com/traductions/critique-du-rapport-campbell-par-denise-minger/

      http://forums.futura-sciences.com/traitement-origine-cancer/466274-rapport-campbell-decouverte-majeure-manipulation-de-donnees-scientifiques.html

      Je te rassure, je mange paléo mais je respecte les animaux, je suis complètement anti production industrielle, je ne fais vivre que des élevages bio de plein air. J’aimerais pouvoir m’en passer mais mon corps a parlé après des années de végé…
      Un paléo n’est pas un viandard, mon régime est 60% de végétaux, 15% d’animaux (plus d’oeufs que de viande) et 25% de gras minimum.
      En pratiquant le jeune intermittent, je réduis aussi ma consommation totale.
      Je considère que mon impact sur l’environnement (et les animaux sauvages du coup) est bien MOINS important que celui d’un végé qui consomme du soja et des céréales issus de l’agriculture intensive produite à l’étranger (et oui, derrière le végé, il y a tout un lobby en train de se créer qui surfe sur la tendance et qui a vite capté le filon).

  3. @France19

    «l’animal doit avoir été nourri cru et avoir eu accès à des aliments non-transformés»

    C’est exactement de cette manière que l’homme primitif se nourrissait et que l’homme (et la femme) actuel devrait encore se nourrir.

    Or l’industrie agroalimentaire ne produit plus que des aliments cuits, transformés, totalement inertes qui se conservent presque indéfiniment et entièrement dépourvu des métabolites ou micronutriments indispensables aux organismes vivants tels que les cellules de notre corps.

    Par exemple dans un grain de blé, il y a un minuscule germe qui contient tous les vitamines, enzymes, oligoéléments, acides gras polyinsaturés,… qui permettent de transformer le glucose stocké sous forme d’amidon dans l’amande farineuse du grain de blé, en une jeune pousse de blé.
    Les cellules du corps humain ont besoin de ces mêmes micronutriments ou métabolites pour effectuer toutes les transformations qui leurs permettent de rester vivantes.

    Les « céréales » actuelles ne contiennent aucun de ces métabolites qui ne se conservent pas et sont détruits par la cuisson.

    Les esquimaux et les marins consommaient de la viande et du poisson séchés à température ambiante. Le séchage des aliments à basse température conserve toutes les qualités nutritionnelles des aliments.

    La cuisson et la transformation de la viande détruit tous les métabolites, toutes les qualités nutritionnelles de la viande. La viande que nous consommons est un aliment de faible valeur nutritionnelle sans aucun rapport avec la viande que mangeait les esquimaux ou la viande que pouvaient manger les hommes primitifs.

    Les aliments cuits, transformés, extraits, dénaturés ne sont destinés qu’à améliorer la santé financière de ceux qui les produisent et sont inutiles à l’alimentation humaine et consommés en excès, à grand renfort de publicité et de publications fallacieuses sous une couverture scientifique (publiées par des scientifiques et experts parfaitement crédibles).

  4. J’adore le ‘””L’Homme partage 99% de son patrimoine génétique avec celui des grands singes, or, ces grands singes sont frugivores””

    L’homme partage 1/4 de son ADN avec le mais, pour autant il n’est pas conseillier de ce plantée les pieds dans le sol à attendre la pluie.

    Il existe une espèce de vers plats qui à 2% ADN qui diffère du n’autre, pour autant je me vois me remuer sur un cadavre et me régalée de caca.

  5. Haha, tout à fait d’accord @GhostWolf. D’autant plus que l’homme partage quelques 95% de ses gènes avec le cochon, alors quel mode d’alimentation préconiser dans ce cas…?

    Trêve de plaisanteries. Je n’ai pas de partie pris car mon régime alimentaire repose sur les recommandations de Seignalet – j’ai une maladie autoimmune – donc très proche du Paléo, et plutôt Low carb High fat “végétale”. Car je déteste la viande, par dégoût, et de ce fait, je me sens aussi proche des végétariens même si je mange des fruits de mer souvent et du poisson aussi.

    Mais faire l’apolnogie d’une alimentation la plus riche en glucide possible, sans faire la part entre glucides simples et complexes, sans parler d’IG et insuline, c’est tout simplement criminel car le sucre nourrit le cancer, le sucre est pro-inflammatoire, le sucre rend gros. Perso, je connais peu de végé, mais l’une des plus engagées est aussi très grosse : oui car manger des céréales, souvent raffinées, à longueur de journée, mais aussi faire une orgie de fruits tous les jours, ça rend gros = diabète, obésité etc.

    Bref : mangez d’abord des légumes (des vrais hein, pas des patates!).
    Pour le reste, la seule et véritable clé reste la modération en tout.

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