La solution contre la Covid-19 serait simple : de l’hydroxychloroquine avec de l’azithromycine et une pincée de zinc… le plus tôt possible. Que vaut le protocole défendu par son charismatique médecin new-yorkais, Vladimir Zelenko ?

Capture d’écran de la page Twitter du Dr. Zelenko.

Un protocole qui peut sauver des vies

Le docteur new-yorkais Vladimir Zelenko s’est fait connaître du grand public pour ses prises de position dans la crise sanitaire majeure du Covid-19. Il défend avoir mis au point un protocole simple et efficace pour sauver de nombreuses vies.

Un traitement ou plutôt une trithérapie à base d’hydroxychloroquine (HCQ) et d’azithromycine (AZT) – la thérapie préconisée par l’équipe de l’IHU de Marseille – avec du zinc. Le traitement doit impérativement être débuté le plus tôt possible dans les 5 jours qui suivent les premiers symptômes.

Selon le Dr Zelenko, les résultats de son protocole seraient impressionnants. Il atteste de taux de guérison très élevé , de moins d’hospitalisation et de décès.

Devant un tel succès de son protocole, il a créée son propre site interner “The Zelenko Protocol” et vient de lancer une pétition pour obtenir l’autorisation de prescription par l’agence de régulation américaine du médicament (FDA).

Capture d’écran du site internet de Zelenko.

Le docteur Zelenko peut compter sur le soutien de milliers de personnes à travers le monde. À peine créée, son compte officiel Twitter compte déjà plus de 77.000 abonnés.

  • Mais que vaut alors le protocole Zelenko ?
  • A-t-il été correctement évalué ?
  • Quels sont les bénéfices attendus ?
  • Quelles conclusions peut-on en tirer ?

La trithérapie gagnante contre le Covid-19 ?

Le protocole du Dr Zelenko se base sur la très populaire, mais néanmoins controversée, association d’HCQ et d’AZT pour réduire les risques d’hospitalisation et de décès.

L’idée est de proposer cette association le plus tôt possible pour mettre à plat la réplication virale et limiter les dégâts considérables de la fameuse tempête de cytokines, cet emballement immunitaire qui se retourne contre son hôte.

L’association aurait en plus un effet potentiel immuno-modulateur ou dit plus simplement qui pourrait réduire la réaction inflammatoire de l’organisme, limitant ainsi les formes graves et les passages en réanimation.

Malheureusement, si cette association thérapeutique a pu montrer des bénéfices au cours d’études observationnelles (dites rétrospectives, avec de nombreux biais), les essais cliniques randomisés contre placebo n’ont pu confirmer de tels bénéfices, aussi bien dans des cultures cellulaires (in vitro) que chez les macaques ou chez l’homme (in vivo).

Mais l’histoire pourrait être bien différente avec le zinc, un game changer comme on peut l’entendre sur la toile et différent groupe sur les réseaux sociaux.

Zinc : l’ingrédient miracle ?

D’après Zelenko, le zinc serait capable d’inhiber l’activité virale de certains coronavirus. Une activité qui pourrait être renforcée par la chloroquine et l’HCQ qui possèdent des propriétés ionophores, facilitant la pénétration intracellulaire du zinc dans les cellules.

Le couple HCQ-zinc semble donc être pertinent et plutôt efficace sur le papier contre ce nouveau virus (SRAS-Cov2) de la famille des coronavirus.

Sur le papier uniquement, car dans la réalité, les choses semblent autrement plus compliqués. Par exemple :

  1. L’activité antivirale du zinc a été évaluée sur un autre virus, certes de la même famille, mais rendant impossible d’extrapoler toute activité antivirale sur ce nouveau virus.
  2. L’évaluation faite en 2010 sur le zinc a été menée in vitro, c’est à dire dans des boîtes de pétri. Rien ne garantit que cette efficacité se retrouvera in vivo, chez le singe ou l’homme.
  3. D’autre part, l’évaluation in vitro de 2010 a été réalisée sur des cellules Véro, classiquement utilisées en science, mais qui sont des cellules de reins de singe vert africain. Malheureusement, les récentes études in vitro qui avaient montré l’efficacité de la chloroquine sur les cellules Véro ont échoué sur des cellules pulmonaires humaines saines et cancéreuses (Calu-3 qui sont des modèles pertinents en infection respiratoire)

Avec ces éléments à notre connaissance, on peut se poser des questions légitimes sur l’efficacité et l’intérêt de l’ajout de zinc dans la bithérapie. Mais Zelenko renchérit le rôle stratégique de son protocole avec les importantes carences en zinc des personnes âgées et souvent très gravement touché par la maladie.

Un point en plus dans la balance en faveur du protocole Zelenko avec en prime un récent essai clinique conduit par Philip Carlucci qui aurait, selon le médecin new-yorkais, confirmé cette hypothèse.

Nous aurions donc deux études à ce jour vantant les mérites de la trithérapie. Mais que peut-on dire de l’étude du docteur Carlucci, l’école de médecine de New York ?

La première étude : des résultats positifs, mais…

Cette première étude montre des résultats favorables d’ajouter du zinc au duo HCQ et AZT. Les patients sous la trithérapie de Zelenko ont eu statistiquement une plus forte probabilité de rentrer chez eux et moins de risque de mourir.

Des résultats bruts favorables, mais à prendre sérieusement avec des pincettes de l’aveu même des auteurs de ce travail. Ils listent les nombreuses limitations qui pour eux, et je cite, ne permettent pas d’utiliser leurs résultats pour des recommandations cliniques.

Quelles sont ces limites pour que les auteurs en appellent à ne pas se baser sur leurs propres résultats ?

  1. L’étude est rétrospective. Un gros mot dans le langage médical qui signifie que l’étude est d’un faible niveau de preuve, n’impliquant pas de relation de cause à effet. De nombreux biais sont pour ainsi dire présents dans l’étude.
  2. Il n’y a pas de groupe contrôle. Cette étude montre l’intérêt du zinc en plus de l’HCQ et de l’AZT, mais sans groupe contrôle non traité, on ne peut pas savoir si ce résultat est d’un quelconque intérêt pour les malades.
  3. Nous n’avons aucune idée de la prise réelle de médicament par les patients. Les auteurs ont dû se baser sur des prescriptions médicales plutôt des prises réelles que l’on peut contrôler pendant des essais cliniques.
  4. Nous ne savons pas non plus si les patients ont pris les trois éléments au même moment ou séparément, rendant toute interprétation d’action synergique délicate.
  5. De nombreux paramètres vitaux ou extérieurs aux malades n’ont pu être mesurés.

Devant l’importance des biais de cette étude, les auteurs préviennent logiquement que des études cliniques randomisées doivent être menées sur cette question et déconseillent aux médecins d’utiliser leur résultat pour leur pratique médicale.

Une réaction salutaire et plus que saine devant l’immense incertitude de cette étude qui n’est toujours pas publiée à l’heure actuelle. Elle est toujours au stade de pré-publication. Elle n’a donc pas été relue par les pairs ni publiée dans un journal scientifique reconnu.

On en vient donc à l’étude du Dr Zelenko, la seconde preuve de l’efficacité de son protocole pour réduire les hospitalisations et les décès du Covid-19.

Que faut-il penser de la tribune d’Harvey Risch sur l’hydroxychloroquine ?

Harvey Risch, scientifique renommé de l’école de santé publique de Yale, a publié une tribune favorable à l’utilisation massive et immédiate de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine contre la Covid-19. Mais cette tribune repose sur des arguments fallacieux : argument d’autorité, appel à l’émotion et sélection minutieuse des études qui l’arrangent (cherry picking).

L’étude de Zelenko : des bénéfices, mais…

Cette fois-ci, l’étude de Zelenko possède un groupe contrôle composé de 377 personnes. De l’autre côté, 141 patients ont reçu la trithérapie de manière uniforme, selon des doses standards et acceptées, et de manière précoce.

La présence du virus a été confirmée par analyses en laboratoire, c’est un très bon point.

Les résultats sont là. Plus de 5 fois moins d’hospitalisation dans le groupe sous trithérapie.

Idem pour les décès.

Zelenko semble avoir sa démonstration avec cette pré-publication (non relue par les pairs ni publiée). Mais c’était sans compter les très nombreux, et très importants, problèmes méthodologiques de cette étude. Dont voici la description complète.

  • Si l’étude de Zelenko possède bien un groupe contrôle, dont la présence est primordiale pour comparer l’efficacité d’une thérapie, il reste néanmoins très mystérieux. Trop mystérieux. En fait, Zelenko ignore tout des 377 malades de ce groupe. Il précise dans la pré-publication qu’ils n’ont aucune information sur ces personnes. Ni l’âge, ni le sexe, ni les comorbidités pourtant très importantes à prendre en compte ni sur les médications prises. C’est le point le plus rédhibitoire de son étude.
  • Le bénéfice sur la mortalité du groupe traité n’est pas statistiquement significatif. Si la tendance est très favorable au groupe sous trithérapie, cette différence pourrait être due au hasard ou bien aux fortes disparités inconnues entre les groupes.
  • Sur le risque d’hospitalisation aussi les doutes sont nombreux. Pourquoi ? Car ce paramètre n’a pas été défini par Zelenko et ses collègues. Cela pose un sérieux problème d’impartialité pour connaître les raisons d’une hospitalisation. Cette remarque est d’autant plus majeure que l’étude n’a pas été conduite en aveugle, Zelenko savait donc qui suivait son protocole. Or, c’est le seul paramètre statistiquement significatif. Cette limitation est majeure. Un paramètre plus objectif aurait été le passage en unité de réanimation avec intubation mécanique.
  • L’étude de Zelenko est aussi rétrospective. Elle ne permet pas d’établir de lien direct entre les médications utilisées et les résultats obtenus. C’est pour cette même raison que la précédente équipe de New York en avait appelé à faire des essais cliniques randomisés.

Fin de Partie pour la Chloroquine.

Si nous avions encore de l’espoir sur l’efficacité de la chloroquine ou son dérivé l’hydroxychloroquine, les dernières études cliniques (in vitro et in vivo) démontrent l’absence d’efficacité contre le virus SRAS-Cov-2. Il y a fort à parier que c’est la fin de partie pour la chloroquine.

Le protocole Zelenko : un miracle ou un leurre ?

Si on s’intéresse aux données médicales et qu’on s’éloigne des appels à l’émotion des partisans ou non du protocole développé par le docteur Zelenko, nous sommes bien obligés de reconnaître que les preuves sont minces, et extrêmement fragiles.

L’intérêt de l’HCQ et de l’AZT a été fortement remis en cause par des essais cliniques en phase précoce de la maladie, chez l’homme et chez les macaques, et même dans des cultures de cellules pulmonaires humaines.

L’intérêt du zinc repose sur des données très fragiles. Notamment sur une étude in vitro menée il y a 10 ans sur un virus différent et des cellules de rein de singe, dont on peut légitimement douter de l’efficacité pour ce nouveau virus dans des cellules pulmonaires.

Finalement, l’intérêt du zinc couplé avec l’HCQ et l’AZT ne repose que sur deux études qui n’ont pas encore été relues par les pairs et donc publiées.

Des études rétrospectives prometteuses et encourageantes, mais dont les limites et les biais sont si nombreux et si importants qu’elles ne permettent pas d’établir de recommandation clinique de prise en charge. L’équipe new-yorkaise dirigée par Philip Carlucci l’a reconnu et écrit noir sur blanc dans leur rapport médical.

Aujourd’hui, nous n’avons aucune étude randomisée contre placebo qui a évalué l’intérêt ou non de cette trithérapie, en phase précoce, contre la Covid-19.

Nous ne savons pas à l’heure actuelle si les patients auront un bénéfice quelconque de suivre cette thérapie particulière, mais les premiers éléments à notre disposition laissent fortement penser le contraire.

Un seul essai clinique randomisé mené au Pakistan sur des formes légères du covid-19 a évalué l’ajout de l’HCQ au traitement standard de la maladie qui comprenait du zinc. Cette étude qui n’a donc pas utilisé d’AZT n’a montré aucune différence sur l’aggravation de la maladie ni sur la disparition du virus par RT-PCR.

Cette étude encore à l’état de pré-publication qui doit être relue et publiée dans un journal scientifique a donc directement évalué l’intérêt de la combinaison HCQ et zinc dont la synergie est mise en avant par Zelenko contre ce nouveau virus. L’intérêt semble aujourd’hui non prouvé.

En l’absence de nouvelles études, cette piste thérapeutique ne repose pas sur des études fiables ou publiées. Les bénéfices semblent donc très peu probables.

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12 commentaires
  1. Sans doute le paracétamol doit être plus efficace ?
    Pour info en cas de refroidissement je prends immédiatement 2000 mg voir plus de vit C avec 30 mg de zinc et à chaque fois j’ai stoppé le problème dans la journée.
    Bien sûr mon protocole n’a pas fait l’objet d’un essai clinique randomisé, mais comme cela marche pour moi depuis des années je ne vais pas m’en priver.

    1. Bonjour Francis,

      Oui, chacun à son remède de grand-mère. Personnellement, je me fait juste une infusion avec du miel et du citron et comme de par magie je n’ai plus rien le lendemain.

      Bien souvent je ne fais rien du tout. Juste une bonne nuit de sommeil bien emmitouflé et le lendemain c’est reparti comme en 40 !

      Je trouve ça super que tu es ta propre routine qui te convienne ;)

  2. Bonjour Jérémy,
    Impossible d’avoir accès aux commentaires, la fonction “Notifiez-moi des commentaires à venir via email” n’a pas l’air de marcher !

  3. Cher jeremy. Décidément tu es comme certains commentateurs sur le blog Info de MdL ( je ne citerai pas de nom,mais le pseudo commence par “a”) qui ne voient que des défauts aux traitements par l’HCQ quels que soient les autres médocs qui l’accompagnent : ” ce ne sont que des études observationnelles”, ” que des biais” , “pas de placebo” etc. Mais bon sang, quel médecin digne de ce non, sacrifierait intentionnellement des PATIENTS mis dans le bras placebo SANS LE DIRE sachant qu’il seraient privés d’une chance de, disons guérison et que certains, parmi les plus âgés ou ayant une co-morbidité avérée, se trouveraient de facto condamnés à mort !
    Tu ne vas pas me faire avaler que dans le le bras placebo, il y aurait des volontaires suffisants ( toutes les études jusqu’à présent qui ont tenté ce système n’ont pas trouvé suffisamment de fous pour s’y soumettre ( bien fol est celui qui s’y fie ) sachant les conséquences .; personne ne me convaincra qu’il y aurait foultitude de volontaires comme le dit la propagande pro vaccins anti Covid qui se précipiterait en Californie pour teste le vaccin. le monde est de venu fou de peur pour un virus qui a perdu de sa virulence. aujourd’hui n’est pas hier…
    https://www.facebook.com/cat.sunska/videos/176171513988072
    Par ailleurs je relève dans ton analyse deux contradictions qui me semblent être un “biais” de ton raisonnement , Tu écris ::
    “Zelenko ignore tout des 377 malades de ce groupe. Il précise dans la pré-publication qu’ils n’ont aucune information sur ces personnes. Ni l’âge, ni le sexe, ni les comorbidités pourtant très importantes à prendre en compte ni sur les médications prises. C’est le point le plus rédhibitoire etc..;” ILS N’ONT AUCUNE INFORMATION SUR CES PERSONNES …”
    puis :
    “Sur le risque d’hospitalisation aussi les doutes sont nombreux. Pourquoi ? Car ce paramètre n’a pas été défini par Zelenko et ses collègues. Cela pose un sérieux problème d’impartialité pour connaître les raisons d’une hospitalisation. Cette remarque est d’autant plus majeure que l’étude n’a pas été conduite en aveugle, Zelenko savait donc qui suivait son protocole. Or, c’est le seul paramètre statistiquement significatif. Cette limitation est majeure. Un paramètre plus objectif aurait été le passage en unité de réanimation avec intubation mécanique.” pour cette dernière phrase, pourquoi pas un engin de torture médiéval puisqu’on y es ?
    et là :
    “Zelenko savait donc qui suivait son protocole. . Or, c’est le seul paramètre statistiquement significatif”
    Alors, i l savait ou il ne savait pas ? Je ne sonnais pas Zelenko, je connais un peu mieux Raoult par “personne interposée” très proche, il a beaucoup de défauts et sa grande gueule pourrait faire croire qu’il est capable de tout et il a effectivement commis l’erreur ” scientifique” de ne pas suivre les canons des “études scientifiques” mais quand il s’engage avec une telle force quitte à ternir son “aura”, il serait stupide de ne pas lui accorder au moins un certain crédit , même un peu car en face il n’y a rien… si, des vaccins aussi inutiles que nuisibles qui n’auront qu’un seul effet ; Bénéfices substantiels jusqu’à ce qu’on s’aperçoive de la supercherie et même là, le gogos y croiront encore.
    Sincèrement, un Inoxydable et indécrottable mécontent de la propagande polico-médiatique.

    1. Cher Henry,

      Je te rassure, je vois des “défauts” et des “biais” dans toutes les études que je lis car elles en ont toutes. Après, le véritable problème selon est de faire dire des choses à des études qu’il est impossible de dire justement à cause des nombreux problèmes et biais. C’est tout. Il y a des intérêts du protocole Raoult quand on lit certaines études, mais devant l’ampleur des soucis méthodologiques, et de l’aveux même des auteurs bien souvent, les résultats sont impossible à interpréter et aucune conclusion ne peut être faite.

      C’est bien dommage.

      Je n’ai jamais dit que des médecins sacrifiaient des patients, je ne vois pas où tu peux voir cela ou l’imaginer. Tous les médecins essayent de faire du mieux qu’ils peuvent pour sauver un maximum de vie.

      Tu sais, avoir un groupe contrôle sous placebo c’est justement le principe pour savoir si la molécule d’intérêt dans l’autre groupe fonctionne ou pas. Ce n’est pas une perte de chance puisque si on fait cette étude c’est justement pour évaluer l’efficacité de la molécule.

      En revanche, aujourd’hui avec les données négatives que nous avons il semble que ce ne soit plus vraiment éthique de faire des RCT avec groupe contrôle car on sait malheureusement que les bénéfices sont soient inexistant soient très marginaux.

      Nous avons trouvé de très patients randomisés dans le groupe placebo pendant la crise, cela n’est pas un problème.

      Pour la partie sur l’article, il n’y a pas de contradiction car tu mélanges deux choses. Tu mélanges les informations médicales de base que Zelenko n’avait pas sur les patients du groupe contrôle. Il avait en revanche les taux d’hospitalisation et de décès, sans connaître tous les paramètres biologiques ce qui est rédhibitoires. En revanche, comme l’étude n’était pas en aveugle il savait que ses 141 patients étaient traité avec sa thérapie. il savait donc que s’il y envoyait beaucoup de monde en hospitalisation, cela dégraderait la qualité de son étude et se thérapie. Je ne dis pas qu’il a triché, nous n’en avons aucune preuve, mais les risques sont bien là. Ce n’est pas pour rien que l’on essaye de faire autant que possible des études en double aveugle, car on sait que cela impacte fortement les résultats finaux.

      Je n’ai pas d’avis sur la personnalité de Didier Raoult, cela ne nous regarde pas. Moi je regarde la qualité de ses productions scientifiques et force est de constater que la rigueur et la qualité n’est pas au rendez-vous. Le problème avec Raoult n’est pas comme tu le pense de ne pas avoir suivi les canons des études scientifiques, c’est d’avoir vraiment n’importe quoi et d’avoir publié ses travaux dans ses propres journaux. Ce n’est pas bien sérieux. Il aurait pu faire ses études en dehors des canons de la science comme tu dis, mais le faire bien. Or ce n’est malheureusement pas le cas.

      Pour le vaccin, tant que nous n’aurons pas des garanties d’efficacité et d’innocuité suffisantes et sérieuses, ce vaccin n’aura pas sa place dans l’arsenal thérapeutique. Aujourd’hui c’est un peu trop tôt pour en parler en détail.

  4. Je me demande où on trouve la qualité et la rigueur dans cette affaire du covid, car depuis le début çà pue l’arnaque, la propagande, le mensonge et il aura suffit qu’un trublion comme Raoult effraye tellement le conseil scientifique, c’est qu’il y a anguille sous roche.
    Il n’y a qu’à écouter la dernière intervention de Raoult où l’on peut revenir sur votre dernier article du bon sens.
    Si dans ses commentaires on ne retrouve pas du pragmatisme et du bon sens, alors je ne comprend plus rien et je doit être un idiot fini.
    Ce qui n’est pas sérieux c’est le délire médiatique permanent, les errements du politique, la bronca organisée du corps médical contre l’HCQ, les mesures catastrophiques prises contre cette épidémie qui vont détruire notre économie, notre culture, nos loisirs, nos relations humaines, notre confiance, et le sacrifice de notre jeunesse.
    La question n’est pas d’aimer ou détester Raoult, mais au moins de laisser faire librement le métier de médecins, avec les protocoles adaptés, choisis, sans que l’ordre des médecins et le politique menacent ceux qui font leur vrai travail de sauver et soigner des malades.
    Comment est ce possible qu’on en soit arrivé là ? Alors qu’en 1968 69 une terrible épidémie de grippe a fait des dizaines de milliers de victimes sans presque une ligne dans les journaux, sans confinement, sans masques etc… ?
    Ce coronavirus a rendu les gens du monde entier complètement fou.
    Et ce n’est pas fini, avec ces précommandes de vaccins inexistants nous ne sommes pas encore à la fin de cette histoire ubuesque.

    1. Il serait bon Francis de faire des recherches avant de dire n’importe quoi, notamment pour la grippe de Honk Hong en France. Bien sûr que les journaux en parlaient, des exemples ici avec des gens masqués : https://www.franceinter.fr/histoire/histoire-des-pandemies-oubliees-la-grippe-de-hong-kong-en-france-1969-1970

      Presque tout le monde était masqué pour la grippe espagnol, même les animaux. Il faut vraiment que tu vérifies ce que tu écris avant de l’écrire…

      1. J’ai vécu cette époque car j’étais adolescent.
        Je n’ai aucun souvenir de cette épidémie, ce ne sera pas le cas de la jeunesse actuelle, masquée, confinée et marquée pour longtemps.
        A cette époque j’étais plutôt branché rock and roll et vacances sans restriction, et liberté.
        Les temps changent……

      2. Tu as vécu cette époque mais tu ne t’en rappelles pas ? Heureusement que d’autres s’en rappellent. A oublier l’histoire, on répète les mêmes erreurs à l’infini.

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